Sénatoriales : quel contre-pouvoir pour 2027 ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:52OuverteRéponse directe
Votre groupe perd 5-6 sièges sur 130, comment analysez-vous ce résultat ?
- 3:35OuverteRéponse directe
La création d'un groupe RN au Sénat est-elle dangereuse selon vous ?
- 4:17RelanceRéponse directe
Patrick Cannaire parle d'un 'musée des horreurs' avec l'arrivée du RN. Votre réaction ?
- 4:59OuverteRéponse directe
Éric Ciotti demande des sanctions contre Patrick Cannaire. Qu'en pensez-vous ?
- 5:40RelanceRéponse directe
Le RN menace-t-il l'État de droit selon vous ?
- 6:25RelanceRéponse directe
Musée des horreurs : reprenez-vous ces termes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:35Roger CarucciChiffre
« « 5-6 sur 130, Bon, à la marge, on a perdu, et je le regrette, des sièges, mais peu de choses. Et ça ne change pas les équilibres politiques au Sénat. » »
- 4:17Aymeric DuroxFait
« « Ses propos sont scandaleux. Elles ne font pas honneur justement à une certaine courtoisie qu'il a été évoquée à propos du Sénat. » »
- 4:59Aymeric DuroxFait
« « La démocratie a parlé, il y a maintenant qu'un sénateur et Rennes, on se comportera bien et il ferait mieux d'être un peu plus inquiet des un ou deux sénateurs et les filles qui sont arrivés. » »
- 5:40Aymeric DuroxFait
« « Le Rassemblement national passe son temps à proposer des choses qui sont contraires à l'état de droit. C'est pas moi qui le fais, je suis pas élue du Rassemblement national. » »
- 7:03Guillaume GontardFait
« « L'arrivée du groupe d'extrême droite au Sénat, parce que se dire que l'extrême droite va avoir un groupe. Alors oui, c'est une réalité démocratique puisque ce sont des élus qui ont voté la La vraie question, en fait, c'est de se poser, c'est pourquoi. » »
- 7:46Guillaume GontardFait
« « Liberté, égalité, fraternité. C'est le socle de leur programme. C'est ce qu'ils inscrivent dans leur programme. Les libertés, on veut amenuiser les libertés. » »
- 8:30Aymeric DuroxFait
« « Ce que nous proposons, c'est la priorité aux Français, quels qu'ils soient. Et ça paraît normal et logique que les Français aient la priorité, comme ils peuvent l'avoir d'ailleurs au niveau de la fonction publique, comme ils peuvent l'avoir aussi au niveau du droit de vote. » »
- 9:07Aymeric DuroxChiffre
« « On a gagné des postes de sénateurs dont des départements au détriment de la gauche, là où la gauche s'effondre. » »
- 9:47Roger CarucciFait
« « Le « à jamais » dans la vie publique, il faut être prudé. » »
- 10:32Roger CarucciFait
« « 15, ça va pas changer la nature du Sénat. Et le président Larcher a raison dans ce qu'il a dit hier. » »
- 11:12Aymeric DuroxPromesse
« « Demain si Marine est présidente de la République et que j'ai le privilège de pouvoir composer un gouvernement comme premier ministre, et bien nous ferons aussi un gouvernement d'ouverture. » »
- 11:55Aymeric DuroxFait
« « Nous appliquerons strictement le règlement. Quand j'entends dire est-ce qu'il faut un cordon sanitaire ? » »
- 12:39Colomb BrosselFait
« « Ce sera à proportion de ce que peut faire un petit groupe de 15 élus. Mais en fait, ça va profondément bouleverser le fonctionnement du Sénat. » »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Notre édition spéciale élection sénatoriale continue évidemment dans ce sens public. Dans un instant, donc un débat à 100 % politique, match à 4 LR, Rassemblement national, Parti socialiste, écologiste, mais d'abord le compte-rendu de cette journée pendant laquelle de nombreux sénateurs et sénatrices sont venues prendre leur marque dans la chambre haute. Céline Schmitt. À peine élu, il passe déjà à la porte du palais du Luxembourg et certains ont fait le déplacement en famille. « Voilà, donc on arrive au Sénat les enfants... » Valérie Bazin-Malgras n'est pas nouvelle au Parlement, cette ancienne députée voit dans la chambre haute un lieu de stabilité. « D'ailleurs du fracas, j'en ai eu pendant 9 ans et demi dans l'opposition à l'Assemblée nationale donc ici je vais siéger dans
le groupe majoritaire et j'espère être mieux entendue, mieux comprise, travailler on va On va dire avec beaucoup plus de sagesse sur le fond des dossiers pour le bien de tout le monde. Donc oui, on va s'y employer, on va essayer en tout cas. Dans les couloirs du Sénat, tous les agents sont mobilisés pour accueillir les 178 nouveaux sénateurs. Bertrand Dupont est venu de loin, ce sénateur a l'air des français de l'étranger tout juste arrivés du Brésil découvre ses insignes. On vous fournit une cocard d'automobile, on vous fournit un petit baromètre comme cela pour mettre sur le revers de votre veste et une échappe.
Merci beaucoup. Bonne journée. Je vous avais que je ne sais pas encore complètement réaliser ce qui m'arrive, mais je vous promets de réaliser vite. Mais en tout cas, je sais qu'il faut se mettre au travail tout de suite. C'est une énorme chance. C'est une énorme chance et une énorme opportunité. C'est un immense honneur et donc j'espère être à l'auteur. Et pour plonger dans le grand bain du Sénat, ils pourront compter sur l'aide des plus anciens. Ils vont être bien accueillis d'abord par une administration aux petits soins, par des huissiers qui les guideront aussi par leurs collègues si ils ont besoin de conseils qu'il n'hésite pas à venir voir leurs collègues le sénat est une maison courtoise on apprécie
que que du 109 arrive et donc on sera très heureux d'accueillir nos nouveaux collègues, d'où qu'ils viennent. Et pour tous, un instant marque le début d'un mandat, la découverte de l'hémicycle. C'est impressionnant. Claudie Faucon-Méjean, ancienne élue locale socialiste de l'Aude, est sous le charme. L'hémicycle est magnifique, je crois que c'est le plus beau que j'ai jamais vu. Et en même temps il nous rappelle la charge qui est la Le travail qui est le nôtre et l'enjeu que nous avons assiégé dans cet hémicycle. Dès lundi, les 348 sénatrices et sénateurs siégeront ensemble pour élire le prochain président de la Chambre haute. Comme promis, débat 100 % politique pour analyser
les conséquences de ce scrutin sénatorial. Roger Carucci, bonsoir. Bienvenue. Vous êtes sénateur LR des Hauts-de-Seine. Colombes Bruxelles, bonsoir. Bienvenue une sénatrice socialiste de Paris. Guillaume Gontard, bonsoir et bienvenue. Vous êtes sénateur écologiste de l'ISER, président du groupe Écologie, Solidarité et Territoire. Aymeric Durox, bonsoir, bienvenue. Vous êtes sénateur Rassemblement national de Seine-et-Marne. Roger Carucci, votre groupe paire trois cinq six sénateurs c'est un lendemain d'échecs pas du tout pas du tout on savait que le renouvellement de 2026 ne vous était pas favorable puisque c'est essentiellement dans le littoral méditerranéen. Celui de 2029, qui correspond à des régions où nous avons gagné beaucoup de villes, équilibrera largement ce qui se passe là.
5-6 sur 130, Bon, à la marge, on a perdu, et je le regrette, des sièges, mais peu de choses. Et ça ne change pas les équilibres politiques au Sénat. Alors évidemment, l'événement le plus commenté depuis hier soir, c'est la création d'un groupe rassemblement national au Sénat et selon Patrick Caner, le président du groupe socialiste, c'est dangereux. On l'écoute. Parce qu'un groupe RN qui aura des moyens humains, des moyens matériels pourra s'exprimer sur tous les textes, pourra poser une question d Chaque semaine pourra avoir une niche parlementaire pour déposer les textes qui pourront peut-être être particulièrement provocateurs. Donc nous allons avec les groupes de gauche nous ériger dans une forme de
de résistance idéologique et politique à la création, non pas la création, mais en tout cas aux conclusions de ce groupe qui va bien sûr peser sur les débats au sein de notre autre assemblée. Ça va changer la donne, y compris l l'ambiance. Patrick Cannaire qui parle d'un, je le cite, musée des horreurs qui va rentrer au Sénat. Votre réaction, Émeric Durox ? Écoutez, ses propos sont scandaleux. Elles ne font pas honneur justement à une certaine courtoisie qu'il a été évoquée à propos du Sénat. Il a parlé d'ambiance, je crois que nous sommes là depuis trois ans, nous avons démontré par notre comportement que nous étions des garçons bien élevés et qu'il se rassure parce que j'ai l'impression qu'à travers ses propos il a peur de la démocratie.
La démocratie a parlé, il y a maintenant qu'un sénateur et Rennes, on se comportera bien et il ferait mieux d'être un peu plus inquiet des un ou deux sénateurs et les filles qui sont arrivés. Voilà. Éric Ciotti demande des sanctions contre Patrick Cannaire. Est-ce que le président de votre groupe est allé trop loin ? Mais pas du tout. Vous reprenez ses propos ? Mais évidemment. Vous avez des horreurs. Mais écoutez, depuis le 1er septembre, peut être le 28 août, dans les expressions publiques qui ont été prises par la candidate du rassemblement national à l'élection présidentielle et l'ensemble de ceux qui l'accompagnent, on est dans le musée des horreurs. Et pour le coup, le rassemblement national a clairement
annoncé qu'ils allaient utiliser le Sénat comme un porte-voix pour tout ce musée des horreurs. On a été de l'interdiction du voile dans l'espace public à l'interdiction de loger dans le HLM des personnes de nationalité étrangère, en passant par divers projets tous en rupture avec l'État de droit. Donc honnêtement, on peut leur reconnaître le mérite de la clarté sur pourquoi ils souhaitaient à ce point-là rentrer au Sénat. Et bien sûr que la création d'un groupe Rassemblement national au Sénat, c'est un fait politique. C'est un fait politique pas uniquement pour le Sénat, mais pour la façon dont nous allons, dans un état de droit, pouvoir fonctionner en préservant cet état de droit.
Et ça va évidemment bousculer un certain nombre de choses. Donc vous nous dites que le Rassemblement national menace l'état de droit ? Le Rassemblement national passe son temps à proposer des choses qui sont contraires à l'état de droit. C'est pas moi qui le fais, je suis pas élue du Rassemblement national. Mais c c'est exactement ce qu'ils font. La préférence nationale, oui, c'est contraire à l'état de droit. Vous aurez l'occasion de répondre dans une minute. Si vous le voulez bien, je donne la parole à Guillaume Gontard pour commencer. Musée des horreurs, est-ce que est-ce que vous reprenez, vous aussi, ces termes de Patrick Cannaire ou pas ? – En tout cas, dans le sens, évidemment. Pour moi, c'est un jour sombre.
L'arrivée du groupe d'extrême droite au Sénat, parce que se dire que l'extrême droite va avoir un groupe. Alors oui, c'est une réalité démocratique puisque ce sont des élus qui ont voté la La vraie question, en fait, c'est de se poser, c'est pourquoi. Pour moi, c'est évidemment toutes les politiques qui ont été menées jusqu'à présent. C'est l'échec de la politique d'Emmanuel Macron parce qu'on a des territoires qui sont totalement totalement abandonnés. La vraie question, c'est comment on y répond ? La vraie question, c'est comment on y répond ? Je ne pense pas qu'il y a un parti qui est basé justement sur une contestation de nos valeurs républicaines.
Liberté, égalité, fraternité. C'est le socle de leur programme. C'est ce qu'ils inscrivent dans leur programme. Les libertés, on veut amenuiser les libertés. L'égalité, on peut reprendre l'ensemble de vos textes. Fraternité, je n'en parle même pas. C'est vraiment ça. C'est une remise en cause de notre socle républicain. Et puis, ce n'est quand même pas une bonne nouvelle pour les collectivités parce que je ne suis pas sûr que l'ensemble de vos électeurs, regardez votre programme. Mais même ce que vous avez pu voter. Quand on propose 5 milliards de baisse de la DGF... La DGF, pardon ? Dotation globale de fonctionnement pour les collectivités, c'est ce qui a été voté par votre groupe à l'Assemblée nationale.
La proposition de baisser le fonds vert, par exemple, un amendement de M. Tanguy, je pense, c c'est aussi quelque chose de très concret. Je reviendrai vers vous. Quelles sont les propositions vis-à-vis des collectivités également ? Inquiétude sur les collectivités, je reviens à la question de l'état de droit. Votre réponse là-dessus, vous vouliez prendre la parole tout à l'heure pour répondre à Colombrose. Oui, Madame Colombroselle a évoqué notamment la préférence nationale. Je voudrais lui rappeler que c'est bien un député radical socialiste, Roger Salingro, qui dans les années 30 avait proposé la priorité nationale. Et si on compare les deux textes, c'est à peu près la même chose. Ce que nous proposons, c'est la priorité aux Français, quels qu'ils soient.
Et ça paraît normal et logique que les Français aient la priorité, comme ils peuvent l'avoir d'ailleurs au niveau de la fonction publique, comme ils peuvent l'avoir aussi au niveau du droit de vote. C'est juste normal et c'est pratiqué dans un certain nombre de pays qui sont aussi des états de droit. Tout cela est ridicule, on agite les peurs, etc. Et on voit que ça ne marche plus. D'ailleurs, je vais vous dire, on a gagné des postes de sénateurs dont des départements au détriment de la gauche, là où la gauche s'effondre. Donc en réalité, je ne sais pas si nos électeurs lisent bien notre programme, mais en tout cas, ils ne veulent plus lire le vôtre, ça c'est sûr. Donc quand on a fait 1 ,6 % à la présidentiel, on est un peu modérés vous vous étiez même
pas présents on est un peu modérés dans ces jugements antidémocratiques, on représente quelque chose on représente une force de plus en plus importante on est là au Sénat pour trop longtemps, et à mon avis, à jamais. Roger Carucci. Le « à jamais » dans la vie publique, il faut être prudé. Est-ce que le groupe RN est un groupe comme un autre au Sénat Enfin, écoutez. Soit on dit « le Sénat est déconnecté des réalités et on vit dans notre bulle entre nous et tout va bien ». Soit on dit « le Sénat doit être connecté à ce qui existe réellement dans le pays Comment voulez-vous qu'un parti dont la candidate a fait 35 % dans tous les sondages, 35%, qui a 140 députés entre UDR et Rennes à l'Assemblée nationale avec
des vice président de l'Assemblée, avec des secrétaires de l'Assemblée, avec des maires ? Qu'est-ce qu'on peut leur dire ? Non, on ne veut pas que vous rentriez au Sénat. Ils sont 15. Moi, je considère, pardon pour vous, moi, je considère que 15, on On peut dire c'est trop, c'est pas assez, etc. 15, ça va pas changer la nature du Sénat. Et le président Larcher a raison dans ce qu'il a dit hier. Nous appliquerons strictement le règlement. Quand j'entends dire est-ce qu'il faut un cordon sanitaire ? Est-ce qu'il y a un cordon sanitaire à l'Assemblée ? Ici, chaque groupe travaille comme il l'entend. Et en réalité, ils auront un représentant par définition à la conférence des présidents. Ils auront effectivement une question d d'actualité.
Ils auront des amendements, mais ça, tout le monde peut en avoir. Et puis voilà. Mais la vie démocratique du Sénat continue. – Si on pose la question du cordon sanitaire, c'est aussi parce qu'il y a ces appels réitérés, notamment du président du Rassemblement national, par exemple hier soir c'était à la Seine-sur-Mer, il tend la main au LR. Je souhaite dans les prochains mois que nous puissions tendre la main aux patriotes sincères de LR pour les appeler à venir travailler à nos côtés, dans la mesure où Bruno Retailleau finira très certainement par se retirer pour Edouard Philippe et je pense que ça a joué dans cette campagne. Demain si Marine est présidente de la République et que j'ai le privilège de pouvoir composer un gouvernement comme premier ministre
et bien nous ferons aussi un gouvernement d'ouverture. –Colomb Brossel, je vous donnerai la réponse dans un instant évidemment, Roger Cauchy, ce cordon sanitaire ou je ne sais pas quelle Cette digue, est-ce qu'elle est en train de s'effriter d'après ? Cordon sanitaire, digue ou finalement juste valeur républicaine. C'est quand même, je crois, ce qui nous lie. Nous qui sommes élus au Sénat et quel que que soit jusqu'à il y a peu notre appartenance auparavant. Nous avons la République au cœur. Et finalement, le sujet qui est posé, il va être posé à la majorité sénatoriale et en l'espèce au groupe les républicains, il peut y avoir une tentation de dire écoutez, ce ne sont que 15 élus, ça n'est pas grave. Ce sera à proportion de ce que peut faire
un petit groupe de 15 élus. Mais en fait, ça va profondément bouleverser le fonctionnement du Sénat. Parce que le sujet, et d'ailleurs Jordan Bardella le dit très clairement, là aussi il faut lui reconnaître le mérite de l'honnêteté. Le sujet maintenant, c'est d'aller pilonner le groupe Les Républicains, la majorité sénatoriales et de faire en sorte qu'il y ait des votes communs, qu'il y ait des avancées communes. Et ça va profondément remettre en cause ce qu'est le rôle du Sénat. Moi, je donne vraiment acte au président qui s'oppose souvent comme un défenseur du rôle du Sénat, y compris dans le rôle que lui a confié la Constitution et de défense des institutions de la République. Mais c'est bien ça ?
C'est bien pour C'est pour ça qu'aujourd'hui, les sénateurs du Rassemblement national sont mobilisés. Et donc oui, nous avons à veiller et nous le ferons avec tous les démocrates qui sont très nombreux dans cette Assemblée, avec tous les républicains qui sont très nombreux dans cette Assemblée, avec tous les républicains qui sont très nombreux dans cette assemblée pour faire en sorte que soit préservé ce qui est le plus important. Ce qui nous lie, la démocratie, les valeurs de la République, le respect de la Constitution, le respect de l'État de droit. Et c'est pas parce qu'on met une cravate que la préférence nationale et moins anticonstitutionnelle. – Roger Carucci, il y a une porosité des électorats LR et RN.
Et il y a pas mal d'électeurs qui votaient LR, qui ont voté RN lors des derniers scrutins. Jusqu'à quand vous allez pouvoir résister ? – Jusqu'à ce qu'on reprenne nos électeurs. Bon, alors d'abord, je tiens à dire tout de suite tous nos spectateurs ou téléspectateurs que j'en donne Mardelan de Il ne m'a rien proposé, ce qui est une erreur fondamentale. Deuxième élément, il faut arrêter. C'est ce côté... Ah oui, les LR vont tous aller au RN ou à l L'UDR, bon, depuis que j'entends ça, ici, il y a là, dimanche soir, une sénatrice qui était apparentée au groupe. Donc, pardon qu'il y avait des affinités avec l'UDR assez connu, très bien,
qui part une sur 130. Bon, voilà, il n'y a rien d'autre. Les autres sont tous là, personne ne veut partir et tout. Non, mais peut-être qu'un jour, vous pouvez rêver, mais un jour, peut-être que vous finirez par dire, on en a assez, on retourne à la maison. Mais tout ça n'a pas de sens. Ce qui compte... Sauf si c'est un message que vos électeurs vous renvoient. Non, le message de nos électeurs, c'est qu'on en a marre. Marre de Macron, marre des échecs, marre, comme on le disait tout à l'heure, de l'abandon de nos territoires ruraux. Et c'est plus un vote de ras-le-bol qu'un vote d adhésion politique. Alors on va voir, il y a les présidentielles qui arrivent.
Attendez, moi, les gens qui me donnent déjà le résultat des élections, si Marine Le Pen, j'entendais Bardella, est élue présidente, si je forme le gouvernement, enfin, on a l'impression que tout est fait. On va peut-être attendre que les élections se fassent. Oui, il reste 7 mois de campagne avant le premier tour. Attendons, nous, nous défendons nos convictions. Bruno Retailleau est droit dans ses bottes, si je puis me permettre cette formule, qui date de Juppé, je regrette, mais bon, on n'a pas de leçons à recevoir. Alors ça c'est pas devant, moi c'est d'aujourd'hui, Guillaume Gontard, le groupe Les Écologistes va compter un peu moins de sénateurs que le groupe Rassemblement National, est-ce que vous ne prenez pas quand même psychologiquement un coup sur la tête ?
Déjà on verra au final, effectivement. J'ai vu que Bardella n'avait pas besoin de mettre la main très loin pour déjà avoir une une réponse très rapidement dès hier soir et un transfuge DLR vers le Rassemblement national, enfin en tout cas vers le groupe d'extrême droite. Moi ce qui m'inquiète aussi c'est la porosité des idées, parce que ce que je constate quand même au c'est que les différents textes qu'on a pu voir issus de la majorité sénatoriale, le programme du RN ne les aurait pas rejetés, bien au contraire. C'est aussi ça qui m'inquiète, c'est la porosité de ces idées là, la porosité qu'il peut y avoir entre les deux groupes et c'est vrai qu'à la rigueur je me ferai même des soucis pour LR parce qu'en général
préfère toujours l'original à la copie donc je pense que vous avez aussi quand vous dites que c'est un événement comme un autre, ce qui se passe. Oui, c'est un événement démocratique, mais qui est important. Parce que ce que prône l'extrême droite, le rassemblement national, ce n'est pas rien. Ce n'est pas rien. D'où est issu le rassemblement national, ce n'est pas rien. Et donc, le fait de banaliser ce qu'est le rassemblement national comme ça a été fait, moi, je pense que c'est une responsabilité très forte. Non, au contraire, pour moi, on doit combattre et qu'on soit 15, 14 ou 16, je peux vous dire qu'on combattra de la même manière, avec évidemment nos moyens, mais avec force. Parce que non, ce n'est pas un parti comme les autres. Non, clairement.
On entendait Jordan Bardella, il fait face depuis quelques heures à une polémique provoquée par des révélations de Mediapart, qui a publié ce lundi des propos antisémites de Jordan Bardella, qui daterait de 2013. Le président du RN, dément, il conteste formellement, il parle de faux grossiers. Marine Le Pen, elle, dénonce une barbouzerie. Et vous, Aymeric Durox, comment vous qualifiez cette enquête de Mediapart ? Je n'ai pas lu l'enquête. Jordan Bardella a démenti. Marine Le Pen, je crois, a dit qu'il porterait plainte pour diffamation, et donc voilà, je crois qu'il y aura un procès et la lumière sera faite sur cette enquête. Je n'ai pas de choses à ajouter là-dessus, je crois que Jordan, depuis 2013, a démontré son attachement notamment à la souveraineté d'Israël,
à la protection de nos compatriotes juifs. Tout cela est ridicule, c'est une petite boule puante pour essayer en effet de toujours nous attaquer. Je crois que tout cela ne servira à rien parce qu'on n'arrête pas une idée qui va et on n'arrête pas un mouvement que les Français attendent et je crois qu'ils veulent du changement. Et je dirais à monsieur Carucci aussi que l'alliance, je pense naturelle évidemment, ce serait de briser ce piège metteyrandien qui a été conclu il y a 40 ans et qui sépare deux famines de la droite nationale en réalité. Vous l'avez dit, moi quand j'avais 18 ans, j'étais électeur Sarkozy, j'ai mis ma carte 2 ans à l'UMP, aujourd'hui on est séparés, on serait ensemble, on gouvernerait la France pendant 20 –
Alors ça, c'est bien d'entrée. – Alors ça, c'est bien d'entrée. – C'est bien d'entrée. – C'est bien d'entrée. – C'est bien d'entrée. – C'est bien d'entrée. – C'est bien d'entrée. – Pas lui, mais en tout cas ses amis. C'est dommage. – Pardon de rester sur ces révélations de Mediapart parce que ça renvoie aussi peut-être au passé du Front national et d'ailleurs la réaction du président du conseil représentatif des institutions juillet de France le CRIF dit que c'est une illustration des limites de la dédiabolisation du rassemblement national, je vais le citer Jonathan Harfi « Je suis comme chacun stupéfait par la violence des propos antisémites attribués à Jordan Bardella que même la jeunesse ne saurait évidemment expliquer. » Et il continue en disant « L'ADN du Rassemblement national,
parti j'ouvre les guillemets, refuge des identitaires et des complotistes n'a pas fondamentalement changé. Je ne sais pas quelle place ces révélations prendront dans la campagne présidentielle, mais à l'instant T voilà les réactions que ça provoque moi je ne suis pas stupéfait non plus des propos de monsieur Harfi qui est un militant politique on le sait, il est plutôt macroniste il est anti-RN, c'est son droit mais je ne crois pas qu'il il parle au nom de toute la communauté juive de France. Il y a beaucoup de compatriotes juifs qui se sentent aujourd'hui protégés et qui se sentent représentés par l'Assemblée nationale. Et si on faisait un sondage demain, parmi la communauté juive, je pense que les résultats seraient un peu différents de ce que dit M. Harfi,
qui est un militant politique ? – Alors on ne va pas y passer tout notre débat parce qu'il y a d'autres questions à aborder mais je veux bien quand même que vous entendre la suite. Colombes-Bruxelles pour commencer. – Vous disiez reflet du passé, j'ai un souvenir, ça n'était pas il y a si longtemps, après la la dissolution lorsque un certain nombre de propos violemment racistes, violemment antisémites, d'un certain nombre, pas 1, 2, 3, 4 ou 5, d'un certain nombre de candidats du Au Rassemblement national, aux élections législatives ont été documentées les uns après les autres. On n'est pas sur un sujet du passé. Quand on vous dit avec Guillaume Gauthard qu'on est face à un vrai sujet qui est un sujet de valeur. Comment est-ce qu'on incarne, ici au Sénat,
parce que c'est ce qui nous rassemble, la République dans toute sa dimension, toutes ses dimensions ? C'est un vrai sujet de valeur. Et donc, oui, ça n'est pas un sujet du passer, et Mediapart fait son travail. Vous remettez ça entre les mains de la justice. Tous ceux qui s'en sont remis entre les mains de la justice face à des enquêtes de Mediapart, généralement, s'en sont trouvés fort maré. Mais le choix de m'appartient pas, et je respecte le choix des uns et des autres. Mais c'est pas un sujet du passé, l'antisémitisme. C'est pas un sujet du passé, le racisme. Et les propos tenus ne sont pas que des sujets du passé. On va y venir à LFI Guillaume, quand on a... Non, ben je...
Si ces propos sont réels et comme ça a été dit, en général, une enquête de Mediapart, j'en ai pas vu beaucoup qui ont qui ont été démentis, c'est terrible. Marine Tondelier va jusqu'à demander la démission de Jordan Barrella. Les propos qui sont tenus par un responsable politique, je veux dire oui, alors là oui, c si c'est une réalité, je vois pas comment on peut accepter ça. Et ça demande quand même, je veux dire voilà, il y en a beaucoup des propos, si on reprend tout ce qui a été dit par Joanne Bardella sur l'antisémitisme, moi, ça me fait évidemment très peur et froid dans le dos, mais c'est parce que je le sais aussi, parce que je sais que ce parti est issu de ça.
Ce parti est fondé sur la haine de l'autre, sur l'antisémitisme, sur le racisme et qu'en réalité, moi j'en fais pas une découverte. Et c'est pour ça qu'on peut pas banaliser le fait qu'il y ait un groupe d'extrême droite au Sénat. – Bon, tout le monde va prendre la parole. Roger Carucci sur ce thème et ensuite vous aurez un Moi je suis toujours très gêné de cette espèce d'envoi sur la tête des uns des autres sur l'antisémitisme. Je le vis au quotidien, avec bonheur et j'en ai ras-le-bol franchement ras-le-bol ras-le-bol de voir LFI traiter nos compatriotes juifs comme si c'était des gens qui n'avaient plus leur place en France.
Ras-le-bol de voir l'ultra droite, je ne dis pas le RN, l'ultra droite, dire tout et n'importe quoi. Et on oublie qu'il y a 450 000 Français de confession juive qui sont là au milieu et qui se disent, non mais foutez-nous la paix. Foutez-nous la paix. Voilà. Alors c'est inadmissible. Alors je ne sais pas ce qu'a dit M. Bardella ou pas. Les laissons, puisqu'il affirme que ce n'est pas vrai, laissons au moins les vérifications se faire. Si effectivement... Alors je ne sais pas quel âge il avait en 2013. 17 ans. Non mais à la limite, on verra si c'est vrai ou pas. Si c'est vrai, il y aura des conséquences.
Si c'est vrai, il y aura des conséquences, forcément. Si ce n'est pas vrai, on arrête. Mais pardon, mais enfin tous les jours, tous les jours, vous avez un député LFI, vous avez Mélenchon, on l'a dit sur le prononcé des noms. Tous les jours, on vous explique que bon, tout ça est insupportable et tout. Combien de condamnations ? Oui d'accord les lenteurs de la justice sont ce qu'elles sont mais si c'est que ça combien y a de condamnations de tous les camps franchement vous pensez que les français de confessions juive regarde combien il y a de condamnations où ils écoutent il y en a où ils écoutent tout ce qui se déverse quotidiennement, tout ce qui se déverse quotidiennement et c'est inadmissible.
Et je le dis franchement pour moi alors là vous pouvez raconter ce que vous voulez mais autant non mais Ça m'est complètement égal. Autant si Bardella a dit les choses, eh bien très bien on va vérifier. Autant les LFI, pardon, ils se privent pas de le dire, ils demandent pas ce qu'on vérifie parce qu'ils le disent publiquement et Et clairement, donc à un moment, ça suffit. – Mais M. Karouchi, vous voyez finalement, pardon… – Allez-y, c'est un débat, la parole libre. – Non, ce n'est pas un débat, c'est bien, c'est sain, c'est salutaire. Et moi je vous remercie de le dire comme ça. Finalement, c'est sales les sujets qu'on va avoir devant nous dans les jours, les mois et les années qui viennent au Sénat. C'est comment est-ce qu'on est capable collectivement
et avec des valeurs républicaines qui sont les nôtres, quels que soient nos parcours politiques, et nous n'avons pas eu le même et nous n'avons pas le même. Comment est-ce que nous sommes capables de résister au déferlement de haine raciste, au déferlement de haine antisémite ? Comment nous sommes capables d'y résister, y compris dans l'hémicycle, lorsque des textes de loi qui seront de la provocation, qui seront un pied dans la porte sur de la préférence sociale ? Vous n'avez pas à me demander à moi d'être défenseuse des insoumis. Je suis socialiste et il y a une notoriété publique que j j'ai peu soutenu les insoumis, c'est peu de le dire. Je suis socialiste et je me battrai tous les jours
dans tous mes combats militants pour que les questions de haine raciale, de haine antisémite, de haine raciste soient absolument condamnés et par tout le monde. Moi le dog whistle antisémite d'où qu'ils viennent il me donne envie de vomir et par contre il me donne envie de militer et de m'engager donc je n'ai là dessus aucune espèce. Il y a beaucoup de socialistes qui ont très mal tourné comme Marcel Deha qui sont des collaborationnistes, qui ont été durement jugés par l'histoire. Quant à la condamnation je crois que c'est condamné moralement par le peuple français vu les sondages très faibles qu'ils accordent au Parti Socialiste et aussi aux écologistes. Et je voudrais dire que c'est assez surprenant de la part d'Edith Plenel.
Je ne sais pas si Marine Tondonnier l'a condamnée ou a demandé à Edith Plenel de démissionner parce que quand il était plus jeune, sous un pseudonyme, il s'est félicité de l'attentat de Munich contre les athlètes israéliens. Il était même satisfait que le sang traîne par terre, etc. Donc je ne sais pas si Marine Tondulé connaît, parce que je sais qu'avant Mitterrand, elle ne connaît pas. Mais peut-être qu'en Munich, 72, elle connaît. Si on fait un tas de culture plein, le patron de Mediapart avec Bardella, on peut en discuter si vous voulez. Moi, je le ferai avec vous, il n'y a pas de problème. Non, mais on peut en discuter. Voilà. Donc Donc, vous voyez, c'est grotté, c'est grossier. Est-ce que je peux me permettre de dire juste un mot pour le président Gontard ?
Il dit « Mais où sont les condamnations ? » En tout cas, lorsqu'un écrivain... Pour les insouvis. C'est important, c'est important parce qu'on est dans un Lorsqu'un écrive, un philosophe a été attaqué, la justice a accepté qu'il puisse dire que LFI est un parti passionnément antisémite. Passionnément antisémite. Vous vous rendez compte pour que les juges acceptent ça. Non, ça c'est la liberté d'expression et ça ne veut pas dire que c'est une réalité. La justice est importante et c'est pour ça que l'état de droit contesté par Bruno Retailleau est important. Il y aura un représentant d'un parti passionnément antisémite dans votre groupe, monsieur Bientôt. Alors justement, on va en parler tout de suite puisque... C'est l'accusation du coup ? C'est-à-dire ? Alors attendez...
Alors attendez, ben justement on y vient, on va l'écouter, il s'appelle Gabriel Amard, il a été élu dans le Rhône. Vous allez nous donner cette information, on écoute... Monsieur le sait mieux apparemment. En tout cas c'est en discussion, c'est en discussion. Je peux reprendre la main s'il vous plaît ? Merci beaucoup. Allez, on écoute Gabriel Amard qui vient donc d être élu sénateur LFI du Rhône. Je pense que c'est d'abord un vieux Sénat qui n'est pas connecté avec la réalité du pays. Et donc en arrivant au Sénat, je pense que je vais vraiment leur annoncer qu'avec la victoire de Jean-Luc Mélenchon à présidentiel, il y aura un processus constituant pour la Sixième République. Et que dans ce débat, nous allons devoir décider
si on garde le Sénat ou s'il y a un Un vrai nouveau Sénat. Alors, on reparlera de l'avenir du Sénat, mais hier soir dans notre soirée électorale, à laquelle vous avez également participé, évidemment, Guillaume Gontard, Yannick Jadot, qui soutient, je le rappelle, Raphaël Glucksmann, à la présidentielle, a dit que Gabriel Lamarre, donc ce sénateur LFI, n'était pas le bienvenu. Est-ce que vous allez l'accueillir au sein de votre groupe ? Oui, non ? On en est où sur cette question ? D'abord, on a une réunion de groupe demain matin, donc on en discutera. La question qui avait été posée, c c'était notamment, puisqu'il y avait deux personnes, Marc Perret, sénateur de Haute-Garonne, que je félicite d'ailleurs pour cette élection, qui montre que d'ailleurs quand on est unis,
groupés, on peut gagner, qui était une liste soutenu par les écologistes, par la France insoumise, par Génération et qui, évidemment, on l'a soutenu. Donc, évidemment, il intégrera le groupe des écologistes Solidarité et Territoire. Donc là-dessus, il y – Et pour Gabriel Amar, pourquoi ça coince pour Gabriel Amar ? – Gabriel Amar a été élu la France insoumise, une liste du Rhône, je rappelle qu'on avait une liste avec Thomas Dossu qui a été élu, il n'y a jamais eu d'accord pour le fait qu'il siège dans notre groupe. Ça n'a jamais été quelque chose d'acté. Donc voilà, les choses sont assez claires en réalité. Nous, on est un groupe écologiste avec... Il n'y a pas que les écologistes, mais on a des personnes qui se
reconnaissent dans l'écologie politique. Je pense que Gabriel Lamarre, il l'a dit d'ailleurs, qu'il a un autre projet en tout cas au Sénat et à faire valoir. Voilà, mais en tout cas nous de toute façon on prend nos décisions de manière collective et ça se fera demain dans notre dans notre groupe. Yannick Jadoux dit que ça pourrait faire imploser le groupe écologiste ? Ça ne fera pas imploser parce que je pense qu'on a montré à la fois notre même maturité dans le groupe depuis six ans de de travail en collectif, de discussion, d'intelligence et qu'on prendra nos décisions très calmement, très sereinement et puis que tout se passera bien et que vous verrez que le groupe Écologie, Solidarité et Territoires se portera très bien.
A suivre donc demain Gabriel Amar effectivement on a choisi cet extrait
C'est toujours discours-toi, quand on est invité chez quelqu'un, de s'asseoir sur le canapé, de vider le frigo sans demander et d'expliquer que la déco est moche. Une fois que j'ai dit ceci.
Là, honnêtement, on n'est pas du tout sur les mêmes faits politiques. Il va y avoir une personne, un sénateur LFI qui ne siégera manifestement d'aucun groupe, pourra faire tout le bruit qu'il voudra, mais enfin, il ne fera que le bruit qu'il pourra. Pour Pour autant, est-ce que le Sénat est déconnecté ? Le Sénat est très connecté avec l'ensemble des territoires. Est-ce que le Sénat, pardon, la majorité sénatoriale, est toujours totalement avec un certain nombre de sujets qui sont des sujets d'actualité. Je me permets, comme socialiste, parfois d'en douter. Lorsque nous avons des débats budgétaires dans lesquels ce sont toujours les choix écologiques qui sont coupés, dans lesquels ce sont toujours
les choix sociaux qui sont coupés, dans lesquels la protection des droits diminue, dans lesquels on voit bien que, par exemple sur quelques sujets de santé publique, nous n'arrivons pas à avancer. Parfois, je trouve que le Sénat, non pas en tant qu'institution, la majorité sénatoriale, mais c'est ce qui fait la richesse du débat démocratique, n'est pas assez connecté avec les urgences des territoires. Mais pour autant, je ne On ne croit pas qu'on puisse dire que le Sénat, en tant qu'institution, est déconnecté des territoires. Ça me paraît être tout à fait à côté de l'implantation de chacun des sénateurs et des sénatrices. – D'autres personnalités politiques qui voulaient affaiblir ou se débarrasser du Sénat, il y en a eu.
Roger Carucci, plusieurs, que vous inspirent finalement cette déclaration de Gabriel et de son chef, Jean-Luc Mélenchon derrière rien alors je veux d'abord dire à monsieur Gontard avec tout le respect que j'ai pour tous les groupes que je vois pas comment LFI revendique deux élus un qui rentrerait dans son groupe, et un qui resterait non inscrit. Soit ils vont dire vous prenez les deux ou vous ne prenez personne. Est-ce que c'est l'élu d'hiver gauche ? Il n'est pas d'hiver gauche. Qui n'est pas la France insoumise, c'est tout ? Qui a été soutenu par la France dans les élections, point. On verra comment ça se conclut. Exactement, on verra. On verra comment ça se conclut. Sur le reste, le débat est comme sur l'existence du groupe RN.
M. Amar, que je n'ai pas le plaisir de connaître, dit que le Sénat est déconnecté. En réalité, il ne veut pas être déconnecté des territoires. Il dit que le Sénat est déconnecté des réalités politiques de ce pays. Je souhaite la victoire de Mélenchon. Vous allez voir ce qui va se passer. Alors, si c'est ça ? Alors, c'est que il souhaite probablement qu'il ingrouper les filles un jour au Sénat. Très bien, c'est son affaire. Et si après tout, ils ont les voix pour, c'est leur affaire. Mais alors à ce compte-là, on est bien obligé de constaté que le groupe RN correspond à la même chose. Et alors, à ce compte-là, voilà, c'est le débat démocratique dans le pays. Il y a des RN, des LFI, des gens de droite, des PS, des écolos.
Eh bien, c'est assez normal qu'au Sénat, il y ait tout ça de représenté. L'essentiel, c'est qu'on garde la ligne, c'est que le fonctionnement du Sénat soit respecté pour rester une force de proposition législative, une force de contrôle du gouvernement quelle que soit la couleur du gouvernement et qu'on arrive à des débats parce que la réalité aujourd'hui c'est qu'avec une assemblée totalement paralysé il n'y a qu'au sénat qui a des vrais débats de fond sur les textes de loi, sur le budget et sur le contrôle. Donc essayons de faire en sorte que ça puisse survivre. Un ou deux, sénateurs insoumis, c'est logique finalement ? Oui, la différence entre certains et nous, c'est que nous respectons la démocratie. Je combats fermement l'EFI, qui est un parti dangereux pour la France,
mais je leur reconnais tout à fait le droit d'exister et de remporter des élections. Ils vont prendre notre place toute chaude à la Rasnag. Il verra ce que c – Donc c'est les sénateurs qui ne sont dans aucun groupe, c'est ça ? – Appartiennent à aucun groupe, oui, exactement. Mais le Sénat est très généreux quand même avec les sénateurs qui n'appartiennent à aucun groupe, contrairement à l'Assemblée nationale, on n'a le droit à rien. Là, on a le droit à certaines choses, on a le droit de s exprimer. Alors ça va lui donner quand même une tribune, trois minutes sur chaque texte, il sera tout seul, il ne pourra pas tout faire. Mais écoutez, ça va lui faire bizarre de voir des gens qui ne s'insultent pas, qui discutent, qui se serrent la main.
Moi je vais aller le voir, je vais lui serrer la main, on verra ce qu'il fera. Parce qu'à l'Assemblée nationale c'est interdit de... enfin il ne se serre pas la main. Et au Sénat je m'en rappelle que la première fois que mon collègue Joshua Auchard avait croisé monsieur Yannick Jadot, il lui avait voulu de lui serrer la main et ce dernier avait refusé. Et un huissier du Sénat était allé lui voir en lui disant ici on est au Sénat, on n'est pas à l'Assemblée nationale, vous serrez la main. Il avait eu le serrer la main. Fait ce qu'on veut. Au Sénat on fait ce qu'on veut. Un huissier qui va nous demander de se faire la bise ou de se faire la bise. C'est C'était un lieu courtois mais en tout cas M. Jadot avait été... La tradition c'est pas le règlement intérieur.
Et donc il verra bien que c'est très différent. Bon tout le monde n'est pas courtois chez les écolos en effet ils ont un problème avec la courtoisie ça c'est leur problème. Mais M. Amard il devra s'y faire voilà et puis il verra ce que c'est que d'exister tout seul. Alors un dernier chapitre sur le rôle que va jouer le Sénat là dans les prochaines semaines, les prochains mois avant et peut-être aussi un peu après la présidentielle on écoute le président Gérard Larcher qui hier soir lors d'une très courte allocution rappelait quelques fondamentaux je souhaite que le Sénat reste cette assemblée du débat apaisé de la raison et de la réflexion une assemblée de la responsabilité indépendante une assemblée où se fait la loi et où l'action du gouvernement est contrôlé
il y aura un nouveau groupe ce sera le 9e, UDR et Rennes, conséquence du résultat d'ailleurs des élections municipales. J'en prends acte. Le Sénat continuera d'assurer ses missions constitutionnelles et doit plus que jamais demeurer un acteur majeur de la vie politique française. Un contre-pouvoir indispensable en démocratie. Je veux bien vous entendre sur ce mot de contre contre-pouvoir, Roger Carucci. On a bien vu comment il s'était exercé ces dernières années. Pas seulement mais notamment avec les commissions d'enquête. Comment vous pensez qu'il va s'exercer là, peut-être avant et après la présidentielle ?
Déjà, très vite, nous allons être dans le débat budgétaire. Ce qui veut dire qu'on ne sait pas encore exactement ce que le Premier ministre veut proposer. Il a parlé de 54 7 milliards d'euros d'économie, mais sans préciser exactement toutes les lignes. Tout le monde sait très bien qu'ici, la Commission des finances et le rapporteur général du budget ont fait un certain nombre de propositions, déjà depuis 3-4 qu'elles n'ont pas été suivies par le gouvernement à tort parce qu'évidemment plus vous attendez plus le gap à franchir est considérable donc c'est un contre-pouvoir au sens face aux propositions du gouvernement, en novembre, il y aura les propositions du Sénat. On verra ce qui sort déjà de l'Assemblée,
si tant est qu'il sorte quelque chose. Parti comme c'est parti, je pense qu'il n'y aura pas de texte à l'Assemblée. Mais il y aura les propositions du Sénat. Donc la notion de contre Elle est surtout dans le fait de dire Le Sénat fait des propositions Ce ne sont pas celles du gouvernement Est-ce que le gouvernement écoute Suit, amende Reprend une partie Ou est-ce que le gouvernement se bloquent et on va peut-être vers une loi spéciale, vers des ordonnances, on verra. Donc oui, il y a une relation compliquée. Un gouvernement qui n'a pas de majorité absolue doit être un gouvernement qui s'ouvre, pas un gouvernement qui qui arrive avec un texte tout bruit. – Colombre, dans quel état d'esprit votre parti aborde ces débats budgétaires ?
C'est vrai que le Parti Socialiste, à l'Assemblée notamment, avait joué un rôle important dans le fait que la France soit dotée d'un budget En effet, l'année dernière on a fait le choix d'entrer en discussion avec le gouvernement pour avoir un budget mais surtout avoir des victoires pour les Français et notamment le recul de la réforme des retraites et qui était profondément inégalitaire. Et donc on l'a fait, alors pas au Sénat puisque c'est à l'Assemblée en effet que tout ceci a été voté mais on l'a fait en conscience et en sachant pour Pour qui ? Pour quelle personne ? Pour quels Français on se battait ? C'est possible, là, à 6 mois de la présidentielle ? La force est de constater... Alors, on en est au 2e courrier du Premier ministre, qui nous écrit quand même beaucoup,
des filets de pêche en direction du Rassemblement National puis nous écrit à nos socialistes comment vous dire ? Il ne faut pas non plus prendre les gens totalement pour des idiots, qu'ils présentent un texte. Pour l'instant, il n'y a rien. Pour l'instant, Sébastien Lecornu envoie des courriers sans qu'on sache rien du tout sur rien du tout. Mais à 54 milliards d d'économie. Comment vous dire ? J'ai peur que ce ne soit pas les plus fragiles, les plus précaires, d'accès à l'emploi, les plus ayant besoin d'être accompagnés pour pouvoir prendre leur voiture pour, par exemple, aller travailler, qui puissent être accompagnés.
Donc voilà, on va attendre sereinement parce qu'on est parlementaire et donc on respecte quand même l'ordre des choses. Mais je trouve que le Premier ministre... Je quelle est sa boussole ? Parce que vraiment, je ne comprends pas quelle est sa boussole. Pas de dissolution. Oui, éviter la dissolution et peut-être se tourner vers le Rassemblement national et les briques du roc. Ça, honnêtement, je ne sais pas. Il y a eu quelques signes. Politiquement, je ne sais pas s'il trouverait une majorité à l'Assemblée nationale. En tout cas, il est un petit peu aux abords. Est-ce que dans la logique de respectabilité de votre parti, il n'y a pas quand même un calcul consiste à dire on ne sera pas
ceux qui feront que la France n'ait pas de budget au mois de janvier. Nous l'avons dit, nous l'avons rejet, nous regarderons attentivement ce qui nous sera proposé et si cela vint dans le bon sens, je crois que c'est dans l'intérêt de personne de provoquer une dissolution et de bloquer le pays très concrètement à quelques mois de la présidentielle. Donc on attend partiellement ces propositions. Guillaume Gontard.
À quelle orientation politique ? Moi, ce que je constate, c'est que depuis 10 ans, la majorité sénatoriale, en réalité, a suivi totalement la ligne. Alors on a ce petit jeu de dire « Ah, je vais supprimer tant de milliards pour les collectivités, puis on va revenir à un petit peu moins. Et puis des choses passent comme ça. Mais en fait, c'est l'austérité. C'est cette ligne-là, parce qu'on n'a pas de cap, on n'a pas de priorité, on n'a pas d'orientation, mais surtout, on a un dogme qui est partagé par l'ensemble des groupes de la droite et de l'extrême-droite, c'est quoi ? C'est surtout aucune justice fiscale. Aucune justice sociale. C'est-à-dire que dès qu'il s'agit de se dire qu'on a un pays riche et qu'il y a la question de la répartition et de la solidarité.
Ça vous fait rire, mais je vous rappelle que cette année, il y a eu 60 milliards de dividendes qui ont été distribués, qu'on est le premier pays européen, le deuxième dans le Ça pose une question. Je sais que ça vous embête, mais ça pose une question. En attendant, on a des gens qui gagnent à peu près 1 200 euros et qui ont le gasoil à 3 euros. Donc je comprends que vous ne vouliez pas mettre de justice
et que c'est la fin. Vous entendez cette musique, ça veut dire que c'est la fin du débat. Merci beaucoup d'avoir participé à notre émission et ces débats budgétaires. Ils commencent ici, ils vont se poursuivre évidemment à l'intérieur de l'hémicycle du Sénat. Merci à toutes et à tous de votre fidélité. Je voudrais remercier une nouvelle fois on l'a fait hier soir avec Tam Tranuim et toutes les équipes techniques, éditorial, de production de la chaîne qui ont fait un boulot formidable hier soir et encore aujourd'hui. Merci à toutes et à tous. Je vous dis à demain. Belle soirée.
Sous
Colombe Brossel