OPÉRATION “WUAMBUSHU” | Il faut protéger, pas harceler, les populations ! (Le Media TV, 25/04/23)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« je déplore l'instrumentalisation à nouveau de la situation à Mayotte celle des populations qui vivent dans des bidonvilles qui vivent dans une extrême précarité dans une extrême pauvreté des personnes extrêmement vulnérables qui parfois vivent depuis des années dans ces dans ces conditions et sur ce territoire et que l'on devrait protéger accompagner plutôt que harceler »
- 0:41Invité politiqueFait
« cette politique ne marche pas n'a jamais marché si ce n'est pour alimenter de la tension et un climat de guerre civile dans un territoire qui est déjà trop durement si atteint par la pauvreté par le manque d'investissement public par le manque de politique publique »
- 1:21Invité politiqueFait
« ce qui s'y passe en notre nom au nom de la République française et absolument scandaleux »
- 2:03Invité politiqueFait
« oui il y a une situation particulière mais ça ne justifie pas l'état d'exception au mois depuis 5 ans »
- 2:44Invité politiqueChiffre
« on augmente le nombre de de de force de police de gendarmerie sur sur l'île et on continue à laisser mourir par milliers des personnes qui tentent de rejoindre Mayotte »
- 3:27Invité politiqueFait
« il y a une réalité de d'instabilité en termes de sécurité réelle mais ça n'a pas ça n'a pas d'effet positif de ce point de vue là »
Temps de parole
- Danièle Obono100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et je déplore l'instrumentalisation à nouveau de la situation à Mayotte celle des populations qui vivent dans des bidonvilles qui vivent dans une extrême précarité dans une extrême pauvreté des personnes extrêmement vulnérables qui parfois vivent depuis des années dans ces dans ces conditions et sur ce territoire et que l'on devrait protéger accompagner plutôt que harceler et j'étais en pâture à la vindique populaire donc cette politique ne marche pas n'a jamais marché si ce n'est pour alimenter de la tension et un climat de guerre civile dans un territoire qui est déjà trop durement si atteint par la pauvreté par le manque d'investissement public par le manque de politique publique et donc tout cela nos gueux rien de bon ni pour la population l'ensemble de la population de Mayotte pour notre pays parce que Mayotte est un territoire français et ce qui s'y passe nous concerne tous et toutes et malheureusement le type de politique qui est mené a aussi pour objectif de pouvoir s'étendre ailleurs sur l'ensemble de territoires donc nous devons garder un œil attentif et une vigilance très forte c'est le cas en ce moment avec des délégations de magistrats d'organisation de défense des des droits humains parce que ce qui s'y passe en notre nom au nom de la République française et absolument scandaleux donc qu'est-ce que vous répondez à celles et ceux qui invoquent des réalités locales particulières pour venir au secours de ce qui est présenté comme une sorte d'opération coup de poing et c'est une situation particulière la situation de Mayotte ça c'est clair ça a été évoqué le fait que il s'agit d'une île qui fait partie d'une archipel qui est les Comores et donc qui crée une situation géographique qui est assez inédite il y a peut-être la situation de la Guyane et encore c'est exactement la même chose donc oui il y a une situation particulière mais ça ne justifie pas l'état d'exception au mois depuis 5 ans j'ai des débats avec les collègues de élus de Mayotte les députés que je respecte puisqu'ils sont ils sont députés et je pense qu'ils ont à cœur de défendre leur les concitoyens nos concitoyens et concitoyens de Mayotte mais avec lesquels je dis à chaque fois je ne pense pas et d'ailleurs malheureusement entre guillemets si cette politique elle avait comme conséquence de rétablir l'égalité des droits de permettre le développement de la de du département de permettre que les enfants aillent à l'école dans des conditions etc etc on pourrait éventuellement dire bon objectif man voilà c'est un effet positif mais ce n'est pas le cas ça fait des années qu'il y a cette politique et on augmente le nombre de de de force de police de gendarmerie sur sur l'île et on continue à laisser mourir par milliers des personnes qui tentent de rejoindre Mayotte et je crois que c'est cette cette mère est une des plus meurtrières dans dans la région à cause de ça vous rappelez l'équation dans ce moquait Emmanuel Macron donc tout ça pour objectif que de rendre la situation de ces personnes plus précaire plus plus difficile et et n'a pas l'effet y compris même du point de vue sécuritaire puisque c'est beaucoup argué et il y a une réalité de d'instabilité en termes de sécurité réelle mais ça n'a pas ça n'a pas d'effet positif de ce point de vue là et donc tout ça ne mène à rien si ce n'est à créer voilà un état de de d'agitation politique et médiatique qui se fait au détriment en fait je pense de l'ensemble de la population si ça permettait d'apaiser la situation si la destruction des habitats précaires permettaient aux gens d'avoir de meilleures conditions de vie et de logement et d'hébergement mais c'est pas le cas et d'ailleurs c'est pour cela c'est une des raisons pour lesquelles une des juges qui avait été saisie à statuer sur l'irrégularité de la de la destruction d'un des d'un des bidons villes parce que il n'y avait par exemple pas de propositions de relogement des personnes ce qui est un droit fondamental et donc cette cette opération là au moins celle-là a dû être suspendu donc moi je et nous nous faisons que défendre le droit les droits fondamentaux les droits sociaux les droits aussi à la dignité de personnes de ces populations qui sont des familles des enfants des beaucoup de mineurs il y a une très très forte population très jeune sur cette île et donc notre devoir et avant tout de la protection de ces de ces personnes
Danièle Obono