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interviewLCI· 3 février 2026 130 min

Brunet sans filtre du mardi 3 février 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous et soyez les bienvenus [musique] comme chaque jour un tout petit peu avant midi dans notre émission 100 % sans filtre [musique] mais 100 % bonne humeur bien évidemment. Bonjour Éric. Bonjour Magalie.

J'espère que vous allez bien. L'actualité [musique] est encore dense aujourd'hui avec l'Iran qui a publié cette nuit une photo. Une simple photo sans texte mais la menace est limpide.

Cette photo c'est celle [musique] de la base d'Alddafra aux Amirats arabes unis. Alors jusqu'ici vous me direz d'accord mais pourquoi ? Et bien cette base, c'est une base [musique] militaire qui abrite des soldats américains mais aussi des soldats français.

C'est la base qu'avait choisi Emmanuel Macron pour aller fêter Noël avec les troupes françaises. Le message, ça y est, [musique] vous l'avez la menace. Elles disent aujourd'hui aussi la France.

On vous explique tout dans notre émission. Mesdames, messieurs, dans un instant, nous allons surveiller l'arrivée de Marine Le Pen au tribunal. Pourquoi ? parce que [musique] c'est le début des réquisitoires, la mi-journée et ça n'est pas rien.

Marine Le Pen a un peu même largement infléchi sa position devant les juges. Elle est plus silencieuse, moins combative, [musique] elle semble un peu plus résignée. Est-ce que ça va suffire à influer sur la décision des juges [musique] ?

Des réquisitoires, on le saura dans quelques instants dans la journée. C'est très important. Pourquoi ? parce que [musique] Marine Le Pen joue tout simplement dans prochaines heures une partie de son avenir politique.

Nous en saurons plus dans l'après-midi. Rester avec nous. En tout cas, on assistera son arrivée au tribunal tout à l'heure.

Enfin, les refus d'Obtempéri. Est-ce que c'est un phénomène typiquement français ? Il y en a 77 chaque jour. [musique] Vous avez bien entendu comment on peut l'expliquer, comment lutter.

Nous avons été voir chez nos voisins comment ça se [musique] passait. C'est intéressant. Vous verrez.

Brunet sans filtre. C'est parti. [musique] Et c'est donc, je vous le disais à l'instant, la question du jour.

Marine Le Pen pourra-t-elle se présenter à l'élection présidentielle de 2027 ? Rien que ça. Voilà, une partie de son avenir politique se joue aujourd'hui.

L'heure est donc aux réquisitions, pas au jugement, attention hein, pas au jugement, simplement au réquisition. Le jugement, lui, on ne le connaîtra qu'à la qu'au début de l'été, aux alentours de la fin du mois de juin. Mais en tout cas, nous aurons très sérieusement une indication dès aujourd'hui sur l'avenir de Marine Le Pen.

Oui, on verra en effet si les avocats généraux réclament toujours une peine digibilité avec effet immédiat. On va se rendre sur place au palais de justice avec Alison Tassin et Thback. Vous suivez les audiences he depuis plusieurs jours maintenant.

Alison, racontez-nous. L'audience là a été suspendue ce matin. Les réquisitions doivent débuter aux alentours de 13h.

Oui. Et des réquisitions qui doivent durer aux alentours de 6h. Des réquisitions pendant lesquelles les avocats généraux vont donc justifier des peines qu'il requèent.

Moment évidemment très important. Alors, pourquoi j'évoque des peines ? parce que il semble assez peu probable que aucune relaxe ne soit demandée cet après-midi.

Tant et bien les différents prévenus qui se sont présentés à la barre ont eu des difficultés à justifier de leur rôle d'assistant parlementaire au Parlement européen. L'avocat du Parlement européen ce matin, Patrick de Maisonneuve, rappelait notamment le cas de Julien Odoule qui l'a caricaturé en disant, il a mis la main dans le pot de confiture sans savoir que c'était de la confiture pour caricaturer donc cette défense que plusieurs prévenus ont eu à savoir de dire s'il y a eu un délit. Et bien, je ne savais pas que c'en était un.

Voilà pour l'ambiance ici à la cour d'appel. Et puis on a pu s'entretenir aussi avec Marine Le Pen ce matin, son état d'esprit, elle semble assez fataliste mais même si elle disait ne pas être résigné. Son attitude et son discours semble pourtant prouver l'inverse.

Elle nous a indiqué ce matin, "Je ne m'attends jamais à une bonne surprise quand je mets le pied dans un prêtoir." Voilà pour ce qu'on peut dire ici. Reprise de l'audience prévue tout à l'heure à 13h.

Merci Alison Tassin. On y reviendra vous savez dans l'actualité bien sûr puisque encore une fois je vous le disais Marine Le Pen entrera tout à l'heure dans le dans le tribunal. Est-ce qu'elle fera des commentaires ?

Nos journalistes seront sur place. On essaiera de suivre ça en direct dans le cadre de Brunet sans filtre et puis on se posera également la question quand même de l'avenir politique de Marine Le Pen. Est-ce que là se dessine une éclaircie ou pas ?

En tout cas dans l'actualité deux nouveaux refus d'obtempéré cette nuit. C'est un sujet très grave et ils ont été violents les refus d'obtempéré. Neuf policiers ont été blessés ces 24 dernières heures.

Vous avez bien entendu en France neuf policiers ont été blessé lors de refus d'obtempérer ces 24 dernières heures. Les chiffres d'ailleurs pour l'année 2025 ont été revalés révélés pardon ce matin sur TF1 par le ministre de l'intérieur Laurent Nugèz. Il y a eu, écoutez bien 28200 refus d'obtempéré soit une hausse de 11 % sur 1 an.

Regardez ce reportage de Nancy Ris qui vous dit tout. Une policière traînée par cette voiture blanche sur une centaine de mètres à toute allure, à contesens après un refus d'obtempéré lors d'un contrôle routier quelques minutes plus tôt. Nant même jour, c'est un homme connu des services de police qui lui aussi refuse d'obtempérer.

Trois agents seront percutés siamment 2 heures pour les désincarcérer. Le premier d'entre eux est un élève gardien de la paix. Il a des blessures internes, hein.

Il est actuellement hospitalisé. Le deuxème policier, lui, a des fractures, le 3è euh de très forte contusion. En San Saintém Marne, ce sont trois policiers de la BAC qui ont été blessés et puis cette nuit s'incir l'école, un policier blessé et une course poursuite sur 94 km à Toulouse.

Un weekend noir. L'an dernier, le ministère de l'intérieur a enregistré un délit toutes les 20 minutes sur les routes de France. Effectivement, les refus d' tempemp ont augmenté.

On est à 28200, c'est plus 11 % par rapport à l'année dernière. C'est pas c'est pas une situation d'échec. C'est un constat qui il y a de moins en moins de respect de l'autorité dans notre pays.

Il y a une fermeté en tout cas dans la doctrine qui a changé l'année dernière, je tiens à le dire hein. Donc il y a eu une instruction qui a été qui a été cosignée par le préfet de police, les deux directeurs généraux pour poursuivre systématiquement, ce qui était pas forcément le cas avant. Des syndicats de police réclament sanctions encore plus sévères aujourd'hui.

Les peines pour refus d'obtempéré aggravés sont de 7 ans de prison et jusqu'à 100000 € d'amonde. L'Iran maintenant reviendra au cours de l'émission sur les nouvelles menaces proférées au cours de la nuit par le régime iranien qui vise directement la France. Maintenant, on le verra avec nos invités.

Mais l'actualité, c'est aussi cette rencontre directe entre les Américains et les Iraniens qui est en train d'être préparé. Elle pourrait avoir lieu cette rencontre vendredi en Turquie. On verra ce que ça peut donner là aussi dans l'émission.

On verra sur quelle base peuvent avoir lieu ces discussions directes. En tout cas, Donald Trump cette nuit a maintenu la pression. Et bien, il va se passer beaucoup de choses.

Vous avez l'Iran, la Russie, l'Ukraine, le Moyen-Orient. Il va se passer vraiment beaucoup de choses à propos de tous ces problèmes qui existaient bien avant que nous arrivions. Nous avons des bateaux qui se dirige vers l'Iran, des gros bateaux, les meilleurs.

Nous avons aussi des négociations prévues. Nous verrons comment tout ça tourne. Voilà, on va accorder une part importante de Brun filtre à la situation en Iran avec cette histoire de France menacée dont on vous a parlé par les passes d'Aran.

Premier point. Deuxème point, la possibilité. Alors ça c'est intéressant.

Pour l'instant, c'est assez ératique mais la possibilité pour les Iraniens d'aller stocker une partie de leur arsenal, j'allais dire nucléaire, d'aller les les l'uranium enrichi en Russie, hein, dans le cadre d'un accord avec les Américains, vous dégagez votre uranium enrichi. Voilà, un scénario qu'on va évoquer et que les Iraniens évoquent. Très intéressant.

Et puis j'aimerais qu'on s'interroge ensemble. Ce sera la fin de l'émission aujourd'hui vers 14h. On va parler quand même de cette de ces massacres du 8 et 9 janvier.

On va pas parler du nombre de morts qu'on connaît à peu près maintenant les contours généraux, mais on va parler de la nature de ce massacre. S'agissait-il d'un d'un massacre dans le cadre de la répression violente et cruelle d'une manifestation ou s'agissait-il d'autres choses de beaucoup plus grave ? Nous en parlerons avec des avocats spécialistes internationaux.

Encore une fois, voilà mesdames messieurs, il faut que je vous parle également dans l'actualité d'un dénouement heureux. Mais il y a des bonnes nouvelles parfois pour un français détenu à l'étranger. Il s'appelle Tom Félix.

Il risquait la peine de mort en Malaisie pour détention et trafic de stupéfiants. Bien figurez-vous qu'il a été acquitté. Oui, le tribunal en Malaisie n'a jamais réussi à établir la preuve de sa culpabilité alors que cet ancien cadre de l'entreprise Volia âgé aujourd'hui de 34 ans était emprisonné depuis 1 an et demi.

Il va pouvoir donc être libéré. La réaction de Jean-Noel Barreau, le ministre français des affaires étrangères. C'est un immense soulagement.

Ça fait depuis un an et demi qu'il qu'il était détenu en Malaisie. L'encour, vous l'avez dit, la la peine de mort. Il vient d'être acquitté et l'accusation renonce à faire appel.

Et donc dans ce moment, j'ai une pensée pour ses parents que j'ai rencontré à deux reprises l'année dernière et qui vont enfin pouvoir retrouver leur fils à quitter donc il va pouvoir rentrer en France. Absolument. Allez, on va vous parler de l'arrondie au moment de faire vos courses.

Vous le savez quand vous payez avec votre carte bancaire, on vous propose de faire un un arrondi, de faire un microond pour telle ou telle association. figuré que ça marche. Les chiffres en attest, 15 millions d'euros de microond récoltés en 2025.

C'est un record. Des régions d'ailleurs sont plus généreuses que d'autres. C'est ce que nous montre Vincent Lameau.

Vous souhaitez faire l'arrondie à 15 € pour faire les 50 centimes pour la Croix-Rouge ? Oui, merci pour les enfants. Madame, la mère de famille n'hésite pas.

C'est pas non, c'est pas un effort considérable sur d'arrondir à 50 centimes en plus. Les Français sont généreux mais certaines régions le sont un peu plus. La Corse est en tête avec 14 % des passages en caisses qui occasionne un don.

Elle est suivie par les pays de la Loire, la Nouvelle Aquitaine et la Bretagne. Les habitants des Haut de France ont donné plus d'un million d'euros l'année dernière. Pour certains, c'est devenu un réflexe.

Moi, je le fais systématiquement parce que je trouve ça une très bonne idée et je l'ai même conseillé à ma sœur. C'est une bonne chose pour pour aider les associations sans qu'on se rende compte qu'on le paye réellement. L'entreprise qui joue les intermédiaires entre les enseignes et les associations confirme une année 2025 exceptionnelle.

C'est un record 39 millions de dons qui ont été faits de microdons qui ont été réalisés en 2025. C'est 12 % de plus qu'en 2024. Cette entreprise sociale touche une commission de 10 % sur les dons.

Grâce à ces logiciels, elle trace chaque don, même ceux d'un centime. De leur côté, les enseignes qui récoltent l'argent ne touchent rien et ne bénéficient pas de défiscalisation. Allez, une dernière information.

Pratique attention à l'agéron et la charte maritime ont été placé en vigence orange au cru. Il y a par endroit des débordements importants à cause notamment des fortes mares et on va retrouver à Langoiran Sarah Francesconi notre journaliste est monté très vite ici à Langoiran avec la marée haute la Garonne a quitté son lit pour inonder progressivement le trottoir la promenade et même les routes. Certaines voitures se sont retrouvées piégées avec de l'eau jusqu'au milieu des roues.

Certains habitants également ont dû attendre que la décrue s'entame pour pouvoir aller au travail. Désormais la la décrue est bien entamée, presque terminée, mais il faut rester précautionneux. Une nouvelle maré haute est attendue ce soir ici aux alentours de 20h45.

Voilà, merci beaucoup les amis. Restez avec nous dans un instant assez inquiétant. une base française menacée, j'allais dire de façon indirecte, je dirais même de façon plutôt directe, par les Iraniens.

Une base française au Moyen-Orient menacée par les Iraniens. On vous dit tout dans un instant avec beaucoup d'éléments nouveaux encore une fois dans le débat en particulier cette histoire de possibilité pour les Iraniens de déporter leur uranium enrichi, celui qui sert à faire l'arme nucléaire, le déporter vers la vers la Russie. Est-ce possible ?

C'est ce que disent les les Iraniens aujourd'hui. Est-ce possible ? On va également explorer ce scénario.

À tout de suite. [musique] Bonjour Magalie Lunel. Mesdames, messieurs, faut-il croire ?

Faut-il croire les Iraniens et les Américains lorsqu'ils prétendent qu'on se dirige vers de possibles négociations, écoutez, rien n'est moins sûr. En tout cas, des deux côtés, on dit de la main droite qu'on est prêt à négocier, mais de la main gauche et bien on durcit le ton. Ainsi, ainsi nous avons découvert que les Passes d'aran publié une photo.

Vous savez, les Pass d'Aan, le bras armé du régime des molins, le bras dur, celui qui a été euh euh à l'action euh dans ces fameuses journées fatidiques du 8 et 9 janvier sur lesquelles nous reviendrons aujourd'hui parce qu'il y a des éléments nouveaux sur ces journées-là. En tout cas, ces pas d'arana viennent de publier une photo d'une base franco-américaine, je dirais plutôt americano-française. Voilà, juste comme ça, une photo brute.

Pourquoi font-ils ça ? Que faut-il en penser ? Pourquoi ont-ils décidé de rendre publique cette photographie ?

Quel est leur but ? Nous inquiéter ? On aimerait le savoir Magalie Lunel.

Ouais, c'est ce qui a retenu notre attention cette nuit parce que c'est une photo sans texte, sans message, sans rien. Donc évidemment, nos services sont enquêtés. De quelle base s'agit-il ? elle va peut-être vous dire quelque chose.

Elle vous rappelle peut-être des images qu'on a vu à la fin du mois de décembre. Je ne vous en dis pas plus mais en tout cas le message est clair. Il s'agit d'une menace.

Nivine, racontez-nous. Alors effectivement cette photo, vous l'avez vu apparaître. Elle a été publiée hier soir précisément par l'agence de presse Farce qui est une agence en fait qui est très proche du pouvoir, qui est d'ailleurs considérée comme un organe de propagande du régime iranien.

Et sur cette image satellite et bien on voit un bâtiment, on voit des routes, on voit des silhouettes d'avion, aucune légende, aucun texte. Mais en tout petit, sur le côté, il faut se pencher pour regarder et bien il y a une localisation qui est écrite en Perçant et qui dit ceci : base aérienne d'Al d'Arfa Emira arabe un. C'est la toute petite légende que vous voyez à l'écran.

Le message est très clair. Cette photo sans légende, elle veut dire ceci. Nous connaissons la localisation de votre base.

Nous pouvons la viser. La menace, elle est à peine voilée. Et à qui est-elle adressée ?

Vous l'avez dit Éric, à la France mais également aux États-Unis. Parce que cette base, elle abrite des forces américaines depuis 2001 et des forces françaises depuis 2008. Elle est située à une trentaine de kilomètres d'Abu Dhabi et elle est à 200 km des côtes iraniennes.

Ce qui veut dire et bien qu'elle est à porté de missile iranien. C'est évidemment très inquiétant parce que cette base, elle abrite notamment six rafales, un avion de ravitaillement, des avions de transport. 900 militaires français se trouvent au total aux Émirats arabes unis dont 700 rien que sur cette base d'Al d'Afra.

Emmanuel Macron leur avait d'ailleurs rendu visite, c'est ce dont vous parliez, Magalie, il y a quelques semaines à l'occasion et bien des de des fêtes de fin d'année pour Noël. C'était pendant ce déplacement du président qu'il avait d'ailleurs, souvenez-vous annoncé la construction d'un second porte-avion pour l'armée française. Il avait aussi rappelé l'importance de cette base.

Pourquoi ? Parce que c'est d'ici que les rafales qui ont bombardé l'État islamique en Irak et en Syrie ces dernières années, ben c'est de cette base qu'il s'élançait. Cette base, elle assure la sécurité de l'ensemble du Moyen-Orient.

Elle est donc stratégique et puis évidemment symbolique avec ce déplacement du chef de l'État il y a seulement quelques semaines. Ce qui explique sans doute pourquoi les Iraniens la menacent aujourd'hui. Très intéressant.

Assezissant effectivement, ça nous a tous interpellé au cours de la nuit. Grégory Philips, notre le chef de notre service étranger est avec nous. Bonjour Grégory.

Didier Jad également sociologue universitaire réfugiés politiques iranien. Grégorie, on le disait, c'est une menace. Elle la menace, elle est claire.

Pourquoi la France elle est visée aujourd'hui ? Euh, elle est claire et elle est un peu voilée parce que vous avez juste une photo. Alors, évidemment, elle est publiée par la farce news Agency qui est, allez, l'agence de presse des gardiens de la révolution.

On voit on voit que le message est quand même assez sibilin. Euh pourquoi aujourd'hui ? Parce qu'on en parlait la semaine dernière.

Euh souvenez-vous l'Europe, donc la France l'Europe a qualifié d'organisation terroriste les gardiens de la révolution et en représa en réponse les gardiens de la révolution enfin Teran a dit euh puisque puisque c'est comme ça les armées européennes sont également considérées comme terroristes. Les armées européennes l'armée française vous l'avez dit il y a 700 700 militaires français sur cette base 900 dans le pays. C'est un moyen de mettre la pression en disant on sait où vous êtes où vous êtes.

On sait que vous avez des avions déployés ici et vous n'êtes qu'à 200 250 km de porter de domicile. Voilà le message. Qu'est-ce que Qu'est-ce que peuvent les six rafales français qui sont positionnés dans cette base là aujourd'hui ?

Ils sont une arme indépassable. Même si les Iraniens ont des obus en quantité considérables, le rafale sur le plan technologique a des capacités incroyables. Oui, bien sûr.

Mais mais notez bien que pour l'instant, il n'est absolument pas question d'une intervention française sur l'Iran. Enfin, mais puisqu'on joue à menace contre menace, euh ils sont totalement désarmés les rafales face à face à une pluie de buen parce Non, parce que ce genre de base est évidemment protégé par des systèmes de défense antiaérienne et cetera. Euh on on est je à 200 250 km euh des des côtes iraniennes.

Donc la base est protégée tout comme les bases américaine de la région. Après, ça reste un enjeu important. Vous avez vu que l'une des raisons qui a fait que Trump peut-être n'a pas déclenché euh une opération militaire, c'est qu'il a voulu ramener dans la région pour protéger ses bases et celle-là aussi. qui a des Américains sur la base euh a voulu ramener dans la région des systèmes de défense antiaérien.

Didier déjà dit le point de départ de tout ça, j'ai l'impression que c'est l'immense vexation des gardiens de la révolution qui sont donc considérés très officiellement par l'Union européenne désormais comme une force terroriste terroriste et qui en retour disent et bien vous aussi vous êtes terroristes les armées européennes. On est sur ce ce type de de débat dialectique. Faut-il les redouter ces ces gardiens de la révolution qui sont plusieurs centaines de milliers quand même en Iran ?

Oui, absolument. C'est une armée idéologique et et donc islamiste qui est née au lendemain de la révolution islamiste face justement à l'armée disons qui était issue du régime du chat. Et donc dès le départ effectivement cette armée-là ou c'est l'ensemble de ce corps armé, il est vraiment très fanatique et fidèle également à la République islamique.

Et d'ailleurs le nom, c'est les pastorantes, c'est-à-dire les gardiens de la révolution islamique. Il y a pas le mot Iran. Pas du tout.

Et dans le sens où effectivement il doit agir pour aller faire le djihad au-delà de la frontière iranienne également là. Et donc aujourd'hui, comme ça a été évoqué dans les programmes dans les nos rendez-vous précédents et vous avez absolument raison. Donc à partir du moment où l'Europe a pris la décision heureuse de qu'il a des de déclarer qu'effectivement les pasars, il s'agit d'une armée idéologique et donc terroriste, et bien immédiatement le régime iranien également a procédu manière en disant que la totalité des armées européennes sont également des terroristes.

Donc ce que vous avez évoqué ici avec la photo, c'est-à-dire effectivement le feu le feu vert est donné pour attaquer non seulement les armées européennes y compris bien évidemment française mais voir au-delà de ce qui se passe dans la région si vous voulez et bien le feu vert est donné pour également des pratiques du terrorisme. Mais c'est pas de la frime ça. C'est pas un effet de manche seulement.

C'est c'est plus que cela. C'est-à-dire, ils sont capables de faire toujours des sabotages. Ils sont capables également d'envoyer des missiles au cas où il y a effectivement le démarrage de la guerre dans cette région du golfe et persaux de dormant également en Europe.

N'oublions pas la France a été à plusieurs reprises effectivement l'objet des disons des attaques terroristes et sur le sol français depuis le lendemain de la révolution islamiste jusqu'à maintenant et et donc ce qui est évoqué par le régime islamiste, c'est-à-dire vous vous êtes fidèles et vous êtes solidaire avec des Américains et donc des Israéliens et bien nous allons nous mobiliser contre vous tous qui constituent en fait l'Occident. H Allez, on a une équipe, figurez-vous, au aux Émirats Arabes unis, c'est Xavier de Jacomni et Morganope. Alors, très loin évidemment de cette base militaire, mais tout de même, c'est toujours un témoignage extrêmement précieux.

Bonjour à tous les deux. Euh racontez-nous parce que on parlait de cette tension de cette tension dans la région depuis quelques semaines, donc la tension mise par les États-Unis avec ses menaces éventuellement de frappe. Et puis d'un autre côté, il y a c'est pour parler qui semble se dessiner, c'est pour parler direct entre iranien et américain.

Quel est qu'est-ce que vous ressentez vous sur place dans la région ? Est-ce que vous sentez que ça reste électrique ou au contraire là ça se détend ? Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous voyez ?

Alors, nous avons quitté Oman pour rejoindre les Émirats arabes unis. Nous sommes un peu au nord d'Abu Dhabi, pas très loin de la base partagée par les Français avec les Américains, la base Aldafra. Et on a senti ce matin à Oman une nette détente.

Je vous explique Magalie, un énorme pquebo de croisière est arrivé. 2400 personnes à bord, essentiellement des Allemands d'ailleurs, nous avons pu les croiser, les rencontrer. Or, pendant 48 heures, nous n'avions pas croisé un seul touriste dans la péninsule Moussée Domane, juste en face de Bandaramas, juste en face de l'Iran.

Et l'atmosphère ce matin s'est vraiment détendue alors qu'à l'inverse, elle se tend euh au sud des Émirats arabes unis avec cette menace émise par les gardiens de la révolution avec cette photo satellite euh de la base d'Aldafra, base donc où il y a des Français, où il y a très importants moyens américain. Tout ça est tout de même à relativiser. D'abord parce que les Iraniens ont effectivement des satellites espions qui peuvent faire des photos avec une résolution jusqu'à 50 cm.

Donc évidemment ces photosl ils les ont, ils les diffusent pour donner un signal mais à la limite ils en ont même pas besoin. Puisque me disait un spécialiste, pour envoyer un missile sur cette base aux Émirats, il leur suffit d'avoir les coordonnées GPS et ça vous le trouvez tout simplement sur Google Map. Donc c'est un signal mais pour le moment on considère ici dans le Golf que ça ne va pas plus loin que les négociations sont privilégiées à la fois par les Américains et par les Iraniens.

Xavier, on on dit toujours Xavier qu'entre le monde arabe sunnite euh les Saoudiens, les Qataris, les habitants des Émirats arabes unis et cetera et l'Iran, l'Iran chiite qu'il y a qu'il y a un fossé entre les deux. D'ailleurs, on dit souvent, je ne sais pas si c'est vrai que les Saoudiens, d'autres pays arabes ont fait pression auprès des alliés américains pour ne pas qu'il libère trop vite les Iraniens parce qu'une puissance chiite de moderne libérée démocratique avec 90 millions d'habitants, ça pourrait un peu comment dire voiler un peu les intérêts des puissances sunites à côté. Quelle est votre lecture vous de cette réalité ?

Est-ce que dans le monde arabe allié des Américains classiques, on a pas très envie de voir un Iran moderne, prospère et débarrasser des Molas ? Alors, ça c'est une évidence, mais il y a aussi la menace que représentent les Molas iraniens et aujourd'hui très clairement les gardiens de la révolution qui ont pris en otage la République islamique d'Iran. Mais les choses sont plus compliquées, plus peut-être plus fines dans le sens où par exemple à Oman, là où nous étions encore ce matin, vous avez euh des populations qui sont euh très proches.

Certains anéés dans cette péninsule par exemple euh parlent d'une langue qui se rapproche du farci. Les contacts sont permanents. On parlait de la base d'Aldarfa.

Les les Émiratison ont averti les Américains de même que l'Arabie Saoudite. Il n'est pas question de faire décoller des avion depuis notre sol pour aller bombarder l'Iran. En fait, dans le golf, tout le monde craint surtout la déflagration de la guerre régionale.

Et tout le monde sait bien que la situation est tellement euh tendue, c'est une sorte de cocotte minute si vous me passez l'expression, qu'il ne faudrait pas grand-chose pour la faire exploser avec en toile de fond le commerce du pétrole, la richesse du golfe qui pourrait être coupée si jamais la guerre atteignait un certain niveau. Xavier de Jacomoni dans sa pérégrination. Donc il a donc quitté le D3 d'Ormous où il se quittait où il se trouvait hier pour évoluer un petit peu plus au nord en direction de d'Abou Dhabi, un petit peu plus à l'ouest dirais-je.

Mesdames, messieurs, faut que je vous dise quand même, on est on est sur une chaîne d'info, ça s'appelle LCI. Vous donc on ne va rien vous masquer de l'actualité. Vous savez que dans quelques instants, Marine Le Pen va quitter le restaurant où elle est en train de déjeuner pour se rendre au palais de justice.

Pourquoi ? Et bien parce que son avenir judiciaire va se jouer maintenant. Son avenir judiciaire va se jouer maintenant.

C'est les réquisitions va vont-elles être aussi sévère ? L'empêcher de se présenter en 2027 ou pas ? On aura déjà l'amorce du début d'une réponse dans la journée et nous ne raterons rien de cela.

Car d'ailleurs quand Marine Le Pen va se mettre en en branle direction le palais de justice, nous irons laisser traîner nos caméras à côté d'elle. Et la voilà. La voilà mesdames messieurs.

Voilà Marine Le Pen qui arrive donc au palais de justice. On est sur l'île de la cité au cœur de Paris dans le centre de Paris parce que l'heure est au réquisitoire. Effectivement Marine Le Pen pourra-t-elle être candidate à la présidentielle de 2027 ?

C'est une partie de son sort politique qui se joue aujourd'hui, le procès en appel des assistants parlementaires du FN. Tous chass parce que donc ce sont les réquisitoires cet après-midi avec le parquet général. Qu'est-ce qu'il va réclamer le parquet général ? qu'il va demander comme en première instance la même peine surtout la peine d'inéliggibité avec effet immédiat.

C'est ça qui sera scruté avec attention. On lui suit, on le suit en direct évidemment sur LCI avec nos équipes qui sont sur place avec Raphaël Maillochon qui sera dans la salle d'audience pour connaître les premiers mots des avocats généraux et évidemment avec nos nos invités sur le plateau pour l'analyse. On est avec Alexandra Guillet journaliste au service police justice del LCI.

Merci Alexandra d'avoir annulé votre déjeuner pour venir avec nous. C'est ça l'abnégation. C'est ça.

Quand on prend la carte de presse, on accepte de faire sauter ses déjeuners. Stéphane Babonau, avocat pénaliste est avec nous. Merci Stéphane d'être avec nous.

On aura besoin de vos lumières. Isabelle Saporta de la partie. Isabelle, merci d'être là.

Donc la première chose qui est très importante, c'est que dans le style, dans la façon d'être, Marine Le Pen de cette procédure judiciaire n'est plus tout à fait la même de celle qu'elle était en première instance il y a quelques mois. Euh qui souhaite rebondir là-dessus ? Alexandra.

Alexandra suit plusieurs audiences justement de ce procès en appr Oui, j'en reviens. J'étais ce matin. Vous l'avez trouvé un peu changé ?

Oui, complètement. C'est-à-dire qu'en fait Marine Le Pen pour ce procès en appel ne plus tout en bloc comme en première instance. De la même manière, elle a été très assiduée aux audiences.

Elle a été aussi beaucoup plus mesurée, discrète. Elle n'a fait aucune déclaration en dehors du prêtoir. Elle ne s'est adressée qu'à la cour au cours de ces trois dernières semaines.

Donc elle a préservé cette parole et cette discrétion. sa défense est plus subtile aussi en appel, c'est-à-dire qu'elle explique en fait que si il y a eu des lits alors ce n'était pas intentionnel, qu'il n'y en avait pas conscience et qu'à aucun moment il n'y avait un système organisé, ce que reproche l'accusation et pour elle les assistants parlementaires, si certains ont pu travailler pour le parti, notamment son assistante de toujours Catherine Grisée, et bien ça restait marginal, ça restait résiduel. C'est son axe de défense aujourd'hui.

Elle ne nie plus en bloc mais en revanche, elle conteste toute intention, tout système. Donc c'est en demi mesure. Et ce qu'elle espère évidemment, c'est pas tellement d'échapper à une peine, ça je crois qu'elle ne croit pas tant que ça, c'est en revanche de la réduire au maximum pour espérer pouvoir se présenter à la présidentielle l'année prochaine.

C'est son objectif numéro 1 bien évidemment. Alison Tassin, Thiba Bruc, vous êtes au palais de justice de Paris. Vous avez suivi vous aussi les audiences depuis ce matin.

Comment dans quel état d'esprit est-elle ? Marine Le Penle vient d'arriver là pour le début des réquisitoires. On l'a vu sur vos images.

Oui, tout à fait. Courte pause déjeuner pour Marine Le Pen juste à côté de cette cour d'appel. Effectivement, on a assisté depuis le ce début de de procès à une Marine Le Pen assez silencieuse qui n'a pas réellement commenté chaque audience comme ça avait pu être le cas en première instance.

Et ça dénote aussi de son état d'esprit. Elle nous a confié notamment ce matin que quand elle entrait dans une salle, dans un tribunal devant un prêtoir et bien elle ne s'attendait rarement elle s'attendait rarement à des bonnes nouvelles. Voilà pour l'état d'esprit.

En fait, on la sent pas forcément, elle dit ne pas être résignée, mais on on le sent quand même, on la sent quand même assez défétiste vis-à-vis de ce qui se déroule, notamment parce que au-delà de sa propre défense, il y a eu l'intervention de plusieurs prévenus. On pense notamment à Julien Odoule qui a peiné à expliquer qu'il avait réellement travaillé pour pour sa son attaché parlementaire, en tout cas les premiers mois. Et tous ces épisodes ont peut-être un petit peu attaqué la confiance de Marine Le Pen par rapport à ce qu'elle disait au tout début de ce procès.

C'est un nouveau procès, ce sont des nouveaux juges, c'est une nouvelle phase. Et bien, on a vu rapidement au fur et à mesure que les constatations étaient quand même relativement identiques par rapport à la première instance. Alison, c'est Éric Brunet.

Je sais pas si vous m'entendez. Alison, j'imagine que compte tenu de l'enjeu, on parle de quoi aujourd'hui ? On parle de la possibilité pour Marine Le Pen, rien que ça, de se présenter à l'élection présidentielle de 2027.

Ce sont les réquisitoires qui vont avoir lieu aujourd'hui. Vous l'avez dit, tout le monde le sait. Je voulais juste vous poser la question de l'affluence journalistique.

J'imagine que aujourd'hui beaucoup de journalistes politiques judiciaires comme vous vont converger vers le palais de justice de Paris parce que c'est quand même dans l'histoire de notre 5e République, ça va être un moment sacrément important. Non ? Étranger aussi.

étranger étranger étranger également puisque Marine Le Pen fascine beaucoup les anglo-saxons, les pays européens donc c'était davantage une question sur l'affluence journalistique Alison. Oui. Alors, de mémoire, je crois qu'il y a quelque chose autour de de 300 journalistes accrédités pour ce procès.

Il sont pas tous là aujourd'hui. Je me tourne, il y a beaucoup de caméras évidemment il y a pas autant de caméras que au tout premier jour de ce procès, mais au premier jour du procès, on avait croisé notamment des journalistes japonais, espagnols. Et c'est vrai que il y a un regard très accru sur ce procès.

D'ailleurs, souvent, il est traité aussi dans les médias étrangers. Il y a des compte-rendus qui sont faits parce que justement et bien c'est l'avenir de la candidate potentielle à la présidentielle de 2027 qui se joue. Et donc effectivement, il y a un regard assez accru.

Il y a aussi quelque chose qui est assez notable, c'est que ce procès dure l'équivalent d'un mois. Pour le premier instant, c'était 3 mois et donc il est quand même suivi de manière très assidu par la presse. Les compte-rendus sont réguliers, constants, fréquents et très circonstanciers.

Et on a bien notion etth bien que ce moment est très important à la fois donc pour l'avenir personnel de Marine Le Pen, pour son avenir politique, mais aussi pour ce qui va se passer les prochains mois dans la composition euh bien de cette prochaine élection présidentielle à venir. Voilà. Merci Alison Tassin.

Les enjeux sont posés mesdames messieurs et encore une fois ce moment est assez historique. Alors maintenant je vous dis ça tous les jours. Alors vous dites Brunet avec ces moments historiques.

Oui ben enfin je suis désolé hein. On vit l'histoire en direct depuis quelques jours sur le plan international comme sur le plan de l'actualité politique internationale. Je vais je sais que vous avez demandé la parole Alexandra, je vous la donne tout de suite mais avant je voulais passer 15 ou 20 secondes avec chacun de mes invités de nos invités Isabelle Saport, Renault Pila et vous maître Babonau.

On commence par vous. Est-ce que est-ce que ça peut changer ? Est-ce que ceux qui celles et ceux qui nous regardent peuvent attendre de la part de cette juridiction de 2e degré, elle a été jugée en premier instance, voilà un réquisitoire qui est un peu différent du premier compte tenu du changement d'attitude qui a été évoqué par notre journaliste qui est là tous les jours ou presque nos équipes de Marine Le Pen.

En tout cas, c'est probablement ce qui est recherché par Marine Le Pen et par la défense puisque et je pense que c'est important de le relever, dans la décision de première instance, les peines et notamment la peine d'inéligibilité et surtout l'exécution provisoire avait été en partie motivée par l'attitude qui avait été celle de Marine Le Pen et de la défense. Une attitude qui avait été jugée par le tribunal à tort ou à raison. hein, ça c'est la position du tribunal comme étant euh dans une forme de déni comme étant dans une forme de recherche d'impunité.

C'est-à-dire le tribunal avait vraiment retenu euh pour justifier le fait que l'inéligibilité soit effective immédiatement, un positionnement de la défense qui avait été vécu comme agressif. Et aujourd'hui euh le changement que l'on voit dans la manière dont euh certains des appels, puisque certains n'ont pas fait appel, hein, il faut savoir que ça ça complique aussi la chose, c'est que beaucoup euh des personnes ou 12 qui avaient été condamnées en première instance n'ont pas fait appel et donc ont reconnu comme cela indirectement les infractions aussi bien sur la matérialité, c'est-à-dire les actes, que sur l'intention de les commettre. Et donc aujourd'hui ce changement de de défense, il cherche évidemment à essayer d'une certaine manière d' Attendez, attendez, je suis désolé maître, je vous interromps car Emmanuel Macron est en visite du côté de Vezou sur une exploitation agricole mais s'il parle de sujet qui nous concerne à nous sur LCI, on a dit qu'on cassait l'antenne et qu'on l'écoutait quelques instants.

Je vous promets qui ont défendu le ce sera intéressant ou on coup ce texte est le fruit du compromis qui a été bâti pendant tous ces mois et donc je pense que c'est une bonne chose pour le pays d'abord parce que ça donne en effet un budget ce qui va permettre d'ailleurs pour nos agriculteurs de déployer maintenant beaucoup d'aide les fonds d'urgence et les politiques qui étaient prévues entre autres ce qui va nous permettre aussi d'avoir un budget pour nos armées. On est à quelques kilomètres de Lucil on avait besoin aussi de de continuer les investissements. Donc c'est une bonne chose pour le pays.

Ensuite, moi je pense aussi que c'est une bonne chose parce que il faut que les forces politiques qui sont présentes au Parlement apprennent à travailler ensemble différemment et c'est ce qui s'est fait. Et donc bien sûr, je souhaite que le Premier ministre et son gouvernement poursuivent. Il y a beaucoup de choses à faire pour le pays.

On le voit, il y a des équilibres géopolitiques massifs, il y a d'énormes défis et donc on a besoin d'avoir une France qui continue d'avancer. Monsieur le président, sur la situation en Iran, est-ce que nos soldats dans la région sont menacés ? L'Iran considère désormais les armées européennes, je cite, comme terroristes et aujourd'hui, une agence de presse proche des gardiens de la révolution a publié une photo sans contexte d'une base militaire qui abrite des des soldats français.

Écoutez, nous sommes évidemment très vigilants à cette situation. Euh nous avons des emprises militaires dans la région, vous le savez, qui sont multiples avec nos soldats qui sont déployés et je leur remercie de cette de cet engagement. Ils sont déployés pour la lutte contre le terrorisme, souvent dans le cadre de la de la coalition itinérante résolve et pour former aussi les armées de pays de la région qui sont nos partenaires et être présents pour leur leur stabilité.

Et donc les armées françaises partout où elles sont évidemment sont dans les situations les plus renforcées de sécurité. C'est ce que nous avons évalué avec plusieurs de nos alliés et partenaires dans les derniers jours et donc nous avons pris toutes les dispositions évidemment pour que nos soldats qui sont là-bas soient déployés dans les conditions optimales de sécurité. Quel message envoyez-vous à l'Iran si jamais c base devait être possible ?

Je vais pas rentrer dans la politique fiction. Je pense que il faut beaucoup de sérieux. On a une une situation dans la région qui est extrêmement déstabilisée.

J'ai eu l'occasion moi ces derniers jours de beaucoup échanger et travailler sur la situation en Syrie là aussi pour que le cesser le feu qui a été décidé soit respecté et que nos intérêts de sécurité soient aussi préservés. Il y a une tension qui existe. Je pense que la responsabilité de l'Iran aujourd'hui, c'est d'une part bah de respecter son peuple face révolution qui s'est encore déroulée et à la répression terrible que nous avons vu.

Et donc c'est de respecter son peuple, c'est de libérer les prisonniers politiques et ensuite c'est de réengager les discussions qui sont attendu d'elle sur la question nucléaire d'une part, sur la question balistique d'autre part et sur la stabilité régionale enfin puisqu'il y a encore beaucoup de milices qui déstabilisent l'Irak, la Syrie, le Liban. Ça ne se décrète pas dans un micro tendu par le président de la République française. Je crois la souveraineté des peuples et donc c'est les peuples qui changent leur gouvernement.

Est-ce que vous soutenez les négociations USA Iran puisque vous en avez parlé avec le président ? Je d'abord je aujourd'hui je ne crois pas qu'il y a de négociation à proprement parler qui est reprise mais nous soutenons et nous avons toujours fait partie en particulier avec nos partenaires britanniques et et allemands des négociations sur le nucléaire et les trois sujets que je viens d'évoquer d'ailleurs. La France a poussé, je le rappelle en 2018 quand les États-Unis d'Amérique ont décidé de sortir du traité des GCPO et qui réglementaient les questions nucléaires.

Nous avons tout de suite poussé pour au contraire que ce traité ne soit pas démantelé parce qu'il y avait pas de substitut mais pour engager une discussion plus large qui permett d'inclure les les questions balistiques et les questions de stabilité régionale. Monsieur simpement une claire question ce que vous disiez juste avant Noël vouloir reprendre le dialogue avec Vladimir Poutine on est un mois et demi plus tard qu'est-ce qui vous empêche encore de le faire et que c'est pour bientôt et cela se prépare et donc il y a des discussions qui se font au niveau technique pour préparer cela. Ça se fait aussi en transparence et en concertation avec le président Zelinski et avec principaux collègues européens.

Mais je pense que d'abord nous aujourd'hui nous continuons de soutenir l'Ukraine qui est sous les bombes dans le froid avec des attaques contre les civils et contre l'énergie ukrainienne par les Russes qui est intolérable et ce qui ne manifeste pas une vraie volonté de négocier pour la paix. Donc on soutient l'Ukraine et sa population pour résister. Ensuite, on prépare les discussions le jour d'après avec le travail de la coalition des volontaires pour les garanties de sécurité.

Et dans ce cadre-là, il est important que les Européens en effet restaurent leur propre canaux de discussion. C'est en train de se préparer d'un point de vue technique. Je pense que ce serait utile mais je ne pense pas aujourd'hui qu'il y ait disponibilité de la Russie à conclure une paix dans les prochains jours ou les prochaines semaines.

C'est une formidable nouvelle. Je suis très heureux pour lui, pour ses parents. On s'est beaucoup mobilisé. et euh merci de de l'évoquer là.

Je pense c'est après des mois si si si difficiles dans des conditions très dur, je me félicite mais je féliciterai complètement quand il aura retrouvé les siens. la France a r chaque fois discuté évidemment il y a une indépendance de de la justice Malaisie mais j'ai eu plusieurs fois l'occasion de de d'échanger sur ce sujet parce que c'est ces conditions de détention la durée du procès était vraiment un poids mais je suis très heureux pour lui et sa famille merci beaucoup merci beaucoup voilà mesdames messieurs euh nous avons coupé notre notre émission où nous étions déjà en édition spéciale sur Marine Le Pen pour écouter effectivement le chef de l'État. J'ai un peu été discourtoi tout à l'heure, j'ai dit si c'est de la langue de bois, on coupera.

C'est pas très courtois vis-à-vis du président de la République d'ailleurs qui n'a pas fait de langue de bois et qui a été très concret d'ailleurs sur l'Iran. Il a dit des choses intéressantes sur l'Iran, sur l'Ukraine et sur le budget. Voilà, nous avons écouté le président de la République.

Je vous prie de m'excuser, monsieur le président. Parfois savez ce que c'est, je me laisse emporter, n'est-ce pas, par mes passions. Euh bon, les les amis, que que faisons-nous ?

On revient peut-être à Marine Le Pen. Oui, parce que les réquisitions ne vont pas tarder à commencer. Marine Le Pen est arrivé très tôt hein au tribunal de Paris.

Les réquisitions sont prévues pour 13h. Elle est arrivée avant 12h40 me semble-t-il 12h35 même extrêmement tôt pour prendre place pour écouter le début des réquisitions qui évidemment ne sont pas le jugement. Attention, mais ça peut peut-être donner une tendance que vont dire les avocats généraux tout à l'heure que va requérir le le parquet général et là c'est l'avenir politique en partie qui se joue aujourd'hui.

L'avenir politique de Marine Le Pen qui se joue aujourd'hui. Oui. Puis ce qui est très intéressant, c'est ce que disait tout à l'heure Alexandra Guillet, c'est-à-dire qu'effectivement, on voit des nuances en fait autour de sa défense puisqu'elle voit bien que la première fois au fond la condamnation c'était de ne pas avoir compris, de ne pas avoir pris conscience de la gravité des faits qui lui étaient reprochés.

Mais on voit bien qu'elle est obligée de faire une partition sur un thème qui est quand même un peu compliqué parce que souvenez-vous au lendemain du précédent de la précédente condamnation, elle avait fait une espèce de coup de force aux invalides en disant c'est la République des juges. Donc c'est quand même compliqué de revenir en arrière et il y en a un qui lui laisse pas du tout je trouve de marge de manœuvre et qui est un personnage incroyable qu'on découvre dans ce dans ce procès, enfin que vous vous connaissiez mais que le grand public découvre, c'est maître Maisonneuve, le le l'avocat du Parlement européen et qui distribue des baffes à longueur de temps. Là par exemple, il s il a quand même taclé Julien Odoule en disant qu'il avait les doigts dans la confiture.

Il a taclé Nicolas Bé en disant "Bah écoutez, je suis très content qu'il y ait cet appel. Vous comprenez enfin la gravité de ce qui vous est reproché." Il a parce que vous disiez tout à l'heure, elle ne reconnaît absolument pas le système sauf que Bruno Golnich précédent eurodéputé il y a pas eu système, il y a eu organisation. [rires] Donc vous avez ce magnifique avocat pénanis qui a vraiment une un coup de charisme et qui décidément ne lui fait pas la chose facile.

Un peu de coulisse quand même effectivement Alexandra parce qu'on le rappelle Marine Le Pen y est installée dans la salle d'audience pour assister au début des réquisitions. Ça devrait commencer dans une dizaine de minutes. Est-ce que vous avez des informations à l'intérieur de la salle ?

On sait que Raphaël Maillochon est à l'intérieur. Ouais. Raphael Malachon et et Alison Tassin qui scrutent ça de très près dans la salle d'audience et qui nous disent effectivement que Marine Le Pen pour l'instant discute un petit peu d'ailleurs avec les journalistes et puis ses avocats.

L'air plutôt détendu et c'est vrai que ce matin déjà moi j'avais un peu échangé avec elle et avec d'autres confrères en off hein comme comme on dit ça. Voilà, des petites confidences et on l'a senté euh pas spécialement fataliste mais bon dans l'attente effectivement de cette décision, ce procès effectivement il s'est déroulé de manière beaucoup plus apaisée que le premier. Mais pour autant, pour elle, de toute façon, ce procès est biaisé dans le sens où il repose sur la façon dont a été menée l'instruction qui pour elle n'est qu'à charge et jamais à décharge.

Donc, elle a pu s'exprimer mais ce qu'elle nous disait ce matin, c'est que finalement elle attend jamais une bonne surprise à partir du moment où elle met dans un prêtoir. Elle n'est pas résignée, c'est ce qu'elle nous dit, mais elle attend de voir concrètement ce que vont décider les juges parce que ce qu'elle a déjà dit d'ailleurs à plusieurs reprises, pour elle, ce sont les juges qui aujourd'hui ont son destin politique entre leurs mains en fonction de la décision qu'ils prendront à l'issue de ce procès. Donc là, elle est entrée dans la salle du tribunal, elle y est là physiquement, elle est sur les bancs de bois et elle attend que les juges rentrent pour le prononcer des réquisitoires.

C'est ça hein. Elle est au premier rang. Au premier rang. des journalistes effectivement peuvent lui parler.

Vous l'avez dit, elle est extrêmement détendue. Il y en a un qui lui demande "Est-ce que vous allez parler à l'issue du réquisitoire ?" Elle leur répond "Oh, je ne parle plus moi" d'une façon un peu ironique.

Effectivement, elle a été extrêmement silencieuse. Elle ne s'est pas exprimé dans les médias sur ce procès en appel. Oui.

Puis elle ne critique plus non plus, et c'est important de le souligner, la légitimité des juges qui sont face à elle. C'était un gros débat, un gros affrontement en première instance. On se souvient tous des prises de parole par la suite euh post jugement sur cette tyrannie des juges, sur cette justice politique.

Il n'est pas question de ça cette fois-ci. Alors, on en est encore plus Jordan Bardella continue à le faire hein. Jordan Bardella est exactement sur la même défense.

Je suis entièrement d'accord avec vous mais c'est c'est intéressant de voir ça. C'estàd qu'ils savent bien en même temps que pour plaire à leurs électeurs, il va falloir continuer avec cette petite musique de la République des juges. Donc chacun joue son rôle.

Elle elle essaie de s'en sortir, lui il continue à taper sur les juges. H Renault Pil Oui, c'est un moment extrêmement important à suivre pour la vie politique française aujourd'hui sur LCI et effectivement ça démarre aujourd'hui parce que si jamais Marine Le Penra ce soir 6h de réquisition, c'est énorme he les avocats généraux, deux avocats généraux, ça va durer 6h. 6h l'explication des réquisitions.

H waouh ! Alors ça démarre vers ça démarre vers 1h 1h30 et ça devrait finir en début de soirée. Donc c'est extrêmement long.

Pourquoi c'est historique ? Si jamais Marine Le Pen était euh condamné définitivement, on aura la réponse euh on aura la peine cet été. On part entre le 21 juin et le 21 septembre, mais on parle plutôt du début de l'été, fin juin.

Euh il y aurait pas de Le Pen à la présidentielle depuis 30 ans. Ça ferait 30 ans que la vie politique française serait 101 Le Pen avec une passation de pouvoir sur un jeune homme de 30 ans, Jordan Bardella. Deuxièmement, moi j'ai suivi et grâce à Alexandra qui euh a suivi tous les jours le procès et qui comme on dit faisait un live tweet hein sur sur les réseaux sociaux et on pouvait lou euh on pouvait suivre jour après jour le procès.

Ça me semble très dur. Il y a eu des journées très dures au procès. Effectivement Marine Le Pen, elle a eu une position différente de la première instance.

Elle a fait des demi-aveux. On avait pas l'intention de tricher. Oui, il y a eu des lits.

Elle l'a pas dit en première instance, elle y a été en frontal. Hm, il me semble que c'était une erreur. Là, c'était les demi àaveux.

On avait pas l'intention. Le Parlement européen nous a mal prévenu. On ne savait pas vraiment.

Mais lorsqu'on écoutait les les les comme m'a dit Isabelle notamment le Patrick Maisonneuve, l'avocat du Parlement européen, il disait "Mais attendez, c'est pas possible, c'est pas possible." Et il y a eu notamment Julien Odou qui travaillait pour Marine Le Pen. Les jours ont été très compliqués pour lui.

D'ailleurs, il est sorti il est sorti très affaibli, enfin en tout cas physiquement marqué lorsqu'il a été interrogé. Euh troisièmement et dernière chose, il faut savoir que évidemment on ne sait rien ce soir du réquisition des du réquisitoire mais dans 80 % des cas à peu près et maître vous pourrez le confirmer le l'appel suit la première instance h donc 80 % des cas mais regardez pour Jupé la la peine d'inéligibilité avait été réduite. Donc il est possible qu'il y ait une réduction c'est ce qu'elle attend. 2 ans passe de 5 ans à 2 ans.

Soyons concret. Qu'est-ce qu'on attend dans le camp de Marine Le Pen maître Stéphane Babonau ? On on attend, on ne se fait guerre d'illusion sur l'essentiel de la peine.

On va dire. En revanche, comme le disait Renault Pila, on espère que la la partie inéligibilité de de la peine soit réduite de 5 ans à 5 à 2 ans à 2 ans. Alors, je pense que c'est vrai que sans présager de la décision qui sera rendue, il y a pas d'éléments pour les observateurs sur ce procès d'appel qui sont fondamentalement nouveaux et qui viendraient faire penser que la décision va être radicalement différente.

Vous l'avez fait observer, ce qui est plus nouveau, c'est l'approche de la défense, mais les éléments sont les mêmes. Il y a pas eu véritablement de réexamen des des charges qui laisseraaiit penser aujourd'hui qu'elles sont très fragilisées. Donc l'attitude, elle répond, comme je le disais tout à l'heure, à un jugement de première instance qui en avait tenu compte pour motiver la peine en disant face à des personnes, et ça c'est le raisonnement des juges tous les jours, face à des personnes qui ne comprennent pas pourquoi elles sont là, face à des personnes qui ne comprennent pas pourquoi elles sont jugées et condamnées, et bien la peine doit s'ajuster avec des personnes qui ont une approche différente, qui commencent à faire un mande honorable sans aller jusqu'à reconnaître les infractions puisque Marine Le Pen aujourd'hui ne reconnaît pas d'intention, elle reconnaît comme elle a indiqué des des erreurs, elle reconnaît mais elle ne reconnaît pas avoir volontairement mis en place un système.

Face à tout ça, effectivement, il y a un espoir que la peine s'ajuste. Et c'est vrai que quand on est en défense, on explique souvent à nos clients que et bien il faut comprendre finalement ce que les juges attendent pour s'ajuster d'une certaine manière aux attentes de la justice en espérant en tirer quelque chose. Ici, il y a deux éléments.

La durée de l'inéligibilité mais surtout l'exécution provisoire qui avait été prononcée en première instance. Parce que si cette exécution provisoire n'est pas prononcée à nouveau en appel, et bien il est possible derrière de faire un pourvoi en cassation qui suspendrait les peines prononcées, y compris l'inéligibilité. Donc si effectivement les pe la peine d'inéligibilité est reprise aujourd'hui comme elle l'a été en première instance, c'est-à-dire 5 ans avec exécution provisoire, à ce moment-là, il ne pourra pas y avoir de d'espoir de se de se présenter à l'élection présidentielle.

En revanche, si elle est reprise sans exécution provisoire et donc qu'il y a un pourvo en cassation derrière, cette inéligibilité sera suspendu. Et c'est précisément pour éviter cela que le tribunal de première instance avait prononcé cette inéligibilité en disant qu'il n'existe pas de droit à la lenteur. Il existe un droit au recours.

Il on a le droit de faire appel, on a le droit de faire un pourvoi, mais on n pas le droit de tabler sur la longueur des procédures pour finalement contourner une peine. On verra si la cour d'appel reprend ce raisonnement ou pas. et on suivra évidemment ces réquisitions du parquet.

Je note que le je note que de facto il y a beaucoup de justiciables français qui sans le vouloir l'ont le droit à la lenteur dans la justice française. Il y en a beaucoup aussi alors il y en a beaucoup aussi qui sont condamnés et tous les jours des gens sont incarcérés après un jugement de première instance. Pardonnez-moi, je rebondis sur ce que vous disiez en disant qu'il y avait pas de changement et je parle sous votre contrôle Alexandra.

Le parquet général avait quand même retiré une partie des des dossiers des souvenez-vous je sais plus combien il en avait retiré une dizaine il me semble de mémoire. C'est vrai que pour la défense de Marine Le Pen, le procès avait plutôt bien commencé à savoir que la défense avait réussi à convaincre le parquet général euh de redéfinir en fait le périmètre des poursuites, c'est-à-dire d'écarter un certain nombre de contrats létigieux, environ une deuxième et qui pèse assez lourd dans le préjudice final puisque selon la défense de Marine Le Pen, ça équivaut à à peu près 1,4 million d'euros sur les plus de 3 millions qui sont reprochés à Marine Le Pen. Poprévenu et le parti pas tout à fait la moitié mais on va dire un plus qu'un tiers voilà un gros tiers donc si le parquet général est enclin effectivement à écarter ses contrats litigieux et que la cour qui a mis tout ça a jugé sur le fond donc ce sera décidé à l'issue de au moment de la décision finalement on sera vraiment ce qu'on décide de faire la cour ça veut dire que on peut la défense peut légitimement espérer que s'il y a moins de contrat s'il y a moins de préjudice, la peine et qu'en plus il y a une certaine reconnaissance à moitié quand même en tout cas un pas vers la reconnaissance de certains délits même si c'était pas intentionnel encore une fois selon Marine Le Pen peuvent espérer avoir une peine prononcée amoindrive forcément on rappelle en première instance Marine Le Pen avait été condamné pour dé tournement de fonds publics à 4 ans de prison dont deux avec sur 600000 € d'amende et une peine d'inéliggibité de 5 ans avec exécution provisoire, autrement dit avec effet immédiat et c'est cette dernière mesure évidemment qui est scruté aujourd'hui.

Est-ce que le parquet général encore une fois va réclamer cette inéligibilité avec exécution provisoire ? C'est ce point-là qui sera crucial parce que c'est sur ce point que Marine Le Pen donc joue sa carrière politique. Pourra-t-elle être pr candidate à l'élection présidentielle de 2027 ?

C'est sur cette question évidemment que que tournent les débats aujourd'hui. Alison Tassin, Thbo Brc, vous êtes au palais de justice de Paris. On le rappelle, les réquisitions vont commencer dans quelques minutes maintenant.

Marine Le Pen est arrivée très très tôt pour les écouter. Oui, tout à fait. puisque Marine Le Pen était déjà présente ce matin lors de la plaido du Parlement européen, elle a pu assister à ce détail par Patrick Maisonneuve notamment et finalement déjà des premiers arguments qui iraient qui plaideraient plutôt en faveur de condamnation.

Vous parliez à l'instant de la première instance, je voulais vous remémorer aussi les réquisitions en première instance. Elles avaient été plus sévères que la peine qui avait finalement été accordée à Marine Le Pen pour reprendre euh ces documents. À l'époque, le parquet avait requis et bien 5 ans d'emprisonnement dont euh trois avec surcis.

Et bien au final, Marine Le Pen avait écopé de 4 ans dont deux fermes. Voilà pour et l'amende avait été aussi minorée. Tout ça pour vous dire que ce que l'on va entendre aujourd'hui bien entendu c'est l'avocat, ce sont les avocats généraux.

C'est une demande de réquisition mais cela évidemment ne vaut pas pour la décision finale qui elle sera rendue au mois de juin. Marine Le Pen a été assidu pendant tout ce process qui lui a aussi permis de pouvoir et bien jaoger de quelle attitude adopté, de quelle défense, de quels éléments elle pouvait mettre en avant, quit à parfois lâché quelques-uns euh des autres prévenus. Elle a aussi parfois critiqué la gestion par le par le par le groupe lors de l'époque de son père Jean-Marie Le Pen aujourd'hui décédé.

Bref, elle a quand même adopté une attitude relativement différente. On va voir si le parquet a été convaincu par les justifications de Marine Le Pen, même si elle a elle-même beaucoup peiné à justifier de ses contrats. Pourquoi n'était-il pas ?

Pourquoi certains assistants parlementaires ne travaillaient pas directement pour les députés pour lesquels ils étaient embauchés ? Elle a elle a renoncé, elle a dénoncé ce thème de système qui a vu qui avait pu être employé. Mais par exemple Bruno Goldnich, l'ex numéro 2 du FN, lui a quand même dit qu'il s'agissait pas d'un système mais d'une organisation.

Vous voyez, on a pu ici jouer sur les mots, mais ce sont bien des faits que le la cour d'appel et bien va devoir trancher il a l'issue donc de ce procès qui aura duré en tout un mois. Merci Alison Tassin. Vous nous rejoignez mesdames messieurs.

Que se passe-t-il dans Brunet sans filtre sur LCI ? C'est extrêmement simple. Nous parlions avec une certaine bonomie de l'Iran malgré la situation tragique travers ce pays et nous avons été percutés par l'actualité.

L'actualité, c'est Marine Le Pen qui est entré il y a une vingtaine de minutes au tribunal de de Paris. Euh, elle est rentrée tout en sobriété, tout en discrétion. Elle est allée s'asseoir au premier rang de la salle du tribunal sur les bancs de bois et vont débuter dans quelques minutes les réquisitoires.

Pil l'audience a repris. Ça y est, les avocats généraux, vous avez la parole. Ça commence à l'instant.

Ça commence à l'instant et ça devrait durer au moins 6h avec effectivement leur décision en début de soirée et toute l'après-midi on suivra sur LCI cette journée au prêtoire. Ça fait des semaines voire des mois qu'on parle du procès de Marine Le Pen. Donc on s'est habitué en dis voilà, on s'est habitué, il y a la petite musique, oui, il y a un procès Marine Le Pen.

Mais il faut bien se rendre compte politiquement et là je fais vraiment un pas de côté par rapport au judiciaire, il faut vraiment se rendre compte politiquement de ce que ça veut dire. Et je peux vous dire que aujourd'hui et jusqu'à cet été, tous les présidentes de tous les partis politiques suivent heure après heure ce procès de Marine Le Pen parce que pour avoir échangé et Isabelle aussi le fait avec des présidentes, avec des des des ministres de droite ou du centre ou des des des insoumis, ils disent contrairement certains contrairement à ce que disent tous les sondages, toutes les enquêtes d'opinion que si Marine Le Pen n'était pas candidate. Certains considèrent que pour eux ça serait une bonne nouvelle parce qu'ils considèrent que Jordan Bardella serait un candidat beaucoup plus facile à battre que Marine Le Pen.

Marine Le Pen, c'est 35 ans d'expérience politique. Marine Le Pen, elle a changé, on le voit bien, elle est beaucoup moins agressive, elle est beaucoup moins nerveuse. Certains Certains dans les enquêtes qualitatives la reconnaissent pas.

C'est pas la Marine Le Penil y a 10 ans. Elle a survécu à énormément de énormément d'obstacles. Éric Zemour qui a failli la la tuer politiquement il y a quelques quelques années et le regard des Français, je peux vous le dire et j'ai j'ai quelques expériences politiques, je peux évidemment me tromper mais actuellement c'est de la popularité pour pour Jordan Bardella.

On n'est pas dans la campagne présidentielle mais si cet été effectivement il y a une condamnation Marine Le Pen dit "J'arrête". Alors elle, d'après ce que je sais, elle ira en cassation pour son honneur personnel mais elle lâchera l'affaire. Il y aura un congrès d'URN et Jordan Bardella sera adoubé par les militants.

Mais à partir du de fin août, début septembre, tous les Français vont avoir le regard sur Jordan Bardella, 31 ans, est-ce qu'il peut être président de la République ? Tous les jours, il devra parler, répondre à toutes les questions. Il le sait déjà.

Oui, il le sait déjà. Mais en tout cas, je me fais je me fais moi je suis d'accord. Isabelle, je passer très étonnant, vous soyez d'accord.

Je suis d'accord avec cette analyse parce que oui parce que je préfère Renault à vous tout le monde sa non mais c'est des vieux de la vieille je me permettrai pas de dire ça je suis d'accord avec c'est des vieux de la vieille qui ont ce sentiment c'est c'est vrai que la popularité du classement qui existe depuis je sais plus combien d'années dans le journal du dimanche du français préféré des français ça n'a rien à voir et je parle de Jordan Bardella ça n'a rien à voir avec la la machine lesessoreuse que constitue une campagne électorale. Au moins Marine Le Pen, elle a déjà démontré qu'elle était capable de tenir à peu près la route dans les saeuses, même si elle s'est plantée. Ils sont là, ils sont dans les campagnes débat présidentiel.

Non, mais je vous dire que moi je suis d'accord avec vous. Ce serait une très mauvaise nouvelle pour le Rassemblement national si Marine Le Pen était à nouveau écartée en deuxème instance comme elle l'a été du jeu politique en première instance. Voilà ma petite opinion à vous Isabelle.

Ah non, mais moi j'ai trouvé que monsieur Pila avait fait une araison funèbre magnifique de de Marine Le Pen. Euh, il est fort possible, vous avez raison, tout est possible hein. Il est possible qu'effectivement la peine de d'inéligibilité soit réduite.

Il est possible qu'elle puisse se présenter, mais même elle, elle n'y croit pas. Rappelez-vous la dernière interview qu'elle est donnée, elle l'a donné à à Guillaume Duran à la tribune. Elle est dit "Quand vous êtes un politique et vous rentrez dans une dans une salle de procès, vous êtes face au juge, vous avez un un revolver qui est braqué sur vous avec 6 balles et il y a six balles dans le barrier et donc il y a aucune chance de s'en sortir." Donc il est possible qu'elle s'en sorte.

Mais au fond, la petite musique qu'elle laisse entonner ces dernières semaines, elle est quand même qu'il y a déjà quelqu'un qui la remplace. Et Jordan Bardella pour avoir pas mal échangé avec lui, il se positionne déjà aujourd'hui comme le futur présidential. Quand vous avez, rappelons ce qui est arrivé il y a quelques jours avec le lancement du livre de Marion Maréchal qui se sent Le Pen hein puisque c'est le titre de son de son nouvel ouvrage en parition chez FA et donc qui opportunément alors qu'elle avait lâché le patronine Le Pen le remet en avant.

On voit bien qu'il y a une alliance en fait de Bardella futur président avec la Nièce Le Pen qui redevient opportunément Le Pen. On a l'impression au fond et c'est très injuste et peut-être que l'avenir me donnera tort que la page politique de Marine Le Pen il est meilleur pour dans les sondages qu'elle ne les sondag Oui mais on est à 14 mois on est à 14 mois c'est un doute hein maître Babonau assumons ce volet politique de l'émission que Renault Pila vient de mettre sur la table donc on va oublier un instant quelques instants le volet judiciaire ici. Si même un de vos confrères, maître Saint-Palais nous a dit il y a quelques semaines que les magistrats étaient tenus d'envisager la réalité politique du pays, que dans leur critériologie, dans les éléments qu'ils vont analyser, les magistrats savent que cette exécution provisoire, si elle était confirmée dans les mêmes termes, elle mettrait elle changerait le processus de la démocratie française.

Voilà comme l'addition de justice a changé, j'imagine, l'avenir de François Fillon. Mais c'est toute autre chose. Bon là alors là est-ce que les magistrats sont en train de penser à ça ?

Mais en fait oui je pense que ce que vous venez de dire est très juste et ce qu'a dit mon confrère Saint-Palais est totalement vrai. Mais les magistrats le font toujours quand ils jugent une personne. Quand ils jugent une personne, ils doivent se figurer qu'est-ce que cette personne va devenir ?

Qu'est-ce que cette personne envisage de faire ? Quand vous avez quelqu'un qui est condamné pour une infraction et qui vous explique qu'il veut faire un métier qui est absolument en contradiction avec l'infraction dans laquelle il pour laquelle il est condamné, et bien les juges en tiennent compte dans leur décision. La seule différence ici, c'est que il juge une personne euh dont l'avenir effectivement euh emporte des conséquences euh immenses.

Oui, sauf à sauf que cette fois vous dites on intègre bien évidemment le le ce que cette personne va devenir. Là, c'est tout autre chose. C'est le processus démocratique naturel de la France qui est quelque peu enrayé si Marine Le Pen ne figure pas.

Ce que vous dites est intéressant parce que finalement Marine Le Pen justement revendiquait euh et d'ailleurs la défense en premier instance revendiquait de faire trancher cette difficulté par le peuple en disant finalement ça n'est pas au juge par le prononcer l'inéligibilité de décider si quelqu'un peut être élu ou pas. Et en réalité les juges ont répondu mais en fonction de la loi telle qu'elle existe. Il faut savoir qu'en France la l'inéligibilité ça fait plus de 50 ans que ça existe.

C'est pas quelque chose de nouveau. Ça a toujours existé. On a toujours estimé que quand quelqu'un était condamné pour certaines infractions, il ne pouvait pas se présenter.

Et les seules choses et je vais même vous dire auparavant, c'était même plus sévère qu'aujourd'hui. C'est-à-dire que auparavant jusque au début des années 2010, il me semble, l'inéligibilité était automatique. On pouvait même pas en sortir.

La différence aujourd'hui ici pour Marine Le Pen, c'est que les juges ont le pouvoir de ne pas la prononcer. C'est quelque chose de facultatif, mais l'inéligibilité a toujours existé. Et quant à dire, et ça a été un desargums, et bien en fait il faudrait pas prononcer cette peine d'inéligibilité qui est prévue par la loi et laisser les électeur décider et bien c'est une façon de revendiquer un régim c'est l'exécution provisoire ce qui est une Non mais en fait vous utilisez le terme exécution provisoire en réalité c'est une façon de dire moi la loi ne s'applique pas à moi comme aux autres les réquisitions ça y est ont commencé les avocats généraux ont la parole vous le savez Raphaël Mailloch notre journaliste est dans la salle d'audience il suit donc ses réquisitions pour Nous, il nous en fait part minute par minute.

Alexandra, quels sont quelle est la première tonalité de cette prise de parole des avocats généraux ? Alors, d'abord, c'est deux avocats généraux, hein, qui vont se relayer progressivement pour alimenter et dérouler finalement tous leurs argumentaires et ils commencent par des propos assez généraux pour planter le décor si on peut dire. Et puis progressivement, ils en arriveront à chaque cas individuel.

Pour l'heure, ils le disent, euh c'est l'heure de solder les comptes dans ce dossier des assistants parlementaires du Rassemblement national. Il faut établir les responsabilité de chacun sans les brader ou les nier. Le préjudice, il le rappelle, estimé à 3 millions d'euros. et puis les avocats généraux et sont actuellement en train de revenir sur toute cette procédure.

On sait que elle date d'il y a longtemps, il y a eu 7 ans d'enquête, il y a eu 45 recours par Marine Le Pen et sa défense. Et donc, ils sont en train de revenir sur ces éléments-là, de retracer le parcours de l'action publique finalement au travers de l'information judiciaire. Les avocats généraux qui expliquent que la politisation de ce dossier débute par l'attaque du Parlement européen par Marine Le Pen et par les siens.

La défense a tenté de jeter la confusion sur les rôles joués par chacun dans ce dossier. Voilà ce que nous retranscrit en instantané Raphaël Maillochon et Alisan Tassin qui sont dans cette salle d'audience et donc ils sont en train progressivement de planter l'écord et puis après on va en aller sur les chefs d'accusation plus précisément. C'est intéressant ce que vient de dire Alexandra quand elle dit il y a eu 45 recours, c'est-à-dire sur la concomitance en fait avec l'élection présidentielle dont que déplore Marine Le Pen.

Au fond, ils ont ils ont ils sont aussi corresponsables de ça. Quand vous parliez tout à l'heure de de tout ce qui était pardonnez-moi, vous vouliez dire que Oui, mais c'est leur droit le plus contradire mais ça explique la longueur. Exactement, c'est ça que je veux vous dire.

Et par ailleurs, quand vous parliez tout à l'heure de l'éigibilité d'exécution provisoire, ce qui est quand même extraordinaire, c'est que le Rassemblement national a fait son live motif de main propre en fait et de l'exécution provisoire et de toujours plus dur. Et elle, elle était très très dure dans ses prises de parole en disant mais dès que vous êtes condamné au fond c'est une éligibilité à vie. Donc au fond, on se retrouve aujourd'hui avec un yatus entre ce qu'elle a toujours prené et ce qu'elle espère pour elle.

Alors à l'instant effectivement les avocats généraux qui rappellent une chose et qui n'ont pas du tout apprécié les attaques contre la justice lors de la première instance le lis je me dire Alexandra les prévenus ont travest donc ce sont les avocats généraux qui parlent au début donc des réquisitions les prévenus c'est-à-dire ceux qui sont accusés aujourd'hui dans ce procè prévenus ont travesti l'action judiciaire comme animée par des visés politiques et partisanes laisser croire donc que la justice est politique est inexacte. juge et gardien de lai, il ne fait que de il ne fait que l'appliquer sous l'œil de ce de l'appel et de la cassation. Donc il rappelle effectivement ce qui s'est passé en première instance et qu'il n'a pas du tout été apprécié par les magistrats à et que et que les certains prévenu ont dépassé, je cite, les limites de l'acceptable avec en parlant justement de démocratie des juges, de tentative d'assinat politique et ils disent ce n'est pas un débat propre à notre société démocratique mais du discrédit.

Bah ça démarre fort hein. Oui, ça démarre très fort. Ça démarre très fort he ou les mots les mots sont durs.

Les mots sont durs sur sur l'attitude des prévenus et donc de Marine Le Pen en première instance. Oui, je je me demande, maître, j'ai toujours en mémoire euh euh la ranque de Baudau, vous savez, on crée ce syndicat de magistrat dans les années 70 très à gauche et euh euh un des le patron de ce syndicat dans les années 70 et lit un texte à ces jeunes juges. Encore une fois, on est dans le contexte des 70s justice 68 je crois 68.

Oui, mais il crée le syndicat après et il dit il a ces termes quand même. Il dit la loi ça s'interprète. La loi dira ce que vous voulez qu'elle disente.

Il parle à des juges quand même. La loi dira ce que vous voulez qu'elle dise. Sans y changer un Yota, on peut avec les plus solides attendus du monde donner raison à l'un ou à l'autre. ou condamner au maximum de la peine par conséquent que la loi ne vous serve pas d'alibi.

Alors bien évidemment, c'est un texte qu'il faut maintenir dans ce contexte syndical très provocateur. Oui, certes très provocateur mais je n'aime pas non plus que on sacralise absolument le travail du magistrat et qu'on s'interdise de pouvoir penser à la décision de justice. Bien évidemment, c'est sans doute excessif ce que dit le Rassemblement national avec la l'argument des juges politiques.

Mais quand même, on a le droit de [rires] commenter une décision de justice. On a le droit de dire qu'ils ont été sévères. On a le droit de dire que contre tel ou tel, ils ont appliquer le régime maximal alors que sur tel autre, ils ont été plus indulgents quand même.

Bien sûr. Mais absolument. Et d'ailleurs, je vais même vous dire, c'est ce qu'on fait dans les études de droit.

C'està-dire les études de droit, c'est commenter et critiquer toute la journée des décisions de justice. On vous donne des décisions comme on donne à un étudiant en droit, on lui donne une décision, on lui dit de la commenter, de la critiquer, on est d'accord, on n'est pas d'accord. La critique évidemment oui.

Ce qui en revanche est beaucoup plus périlleux, c'est le discrédit. C'est de discréditer. Alors les juges peuvent se tromper et le fait est qu'il se trompe souvent comme tout le monde, ils peuvent se tromper mais nous sommes dans un système démocratique dans lequel il existe des voies de recours.

Et c'est ce qu'on dit. Quand on dit que en première instance, par exemple, une décision, on n'est pas d'accord avec, ben on fait appel. Et si on n toujours pas d'accord avec l'apput pourvoir devant la Cour de cassation ce qui n'est pas exactement un réexamen mais on a des des mesure.

En revanche ce qui est ce qui n'est pas possible dans une société démocratique c'est de dire tout le système est truqué et tout le système fonctionne mal. Et ça effectivement c'est quelque chose qui est périlleux et je pense que ça fait écho à ce qui vient d'être dit et rappelé par les les avocats généraux qui je le rappelle requièrent au nom de la société. Donc ouais Alison Tassin, vous êtes donc vous au palais de justice et vous suivez ces ces réquisitions depuis ce palais de justice donc en direct.

Guillaume euh Renault Pilat il y a un instant disait que ces réquisitions bah ça débute fort. Oui, tout à fait. Euh les avocats généraux posent le cadre.

Ça fait un petit peu penser à ce qu'a pu dire l'avocat du Parlement européen ce matin qui a rappelé aussi tout ce qui s'était déroulé en première instance puisqueeffectivement après euh le la la les premières la première décision et bien il y avait eu Isabelle le rappelait tout à l'heure un rassemblement Place Vaubanc où Marine Le Pen avait en quelque sorte appelé le peuple français à se soulever contre cette décision de justice à se soulever contre ses juges. Et bien, on voit ici que la justice a de la mémoire et donc rappelle tous ces comportements qu'il y a pu avoir après la première instance. Effectivement, parler de propos inacceptable, ça démarre assez fort dans l'enceinte de ce tribunal.

Raphaël Maillochon qui est à l'intérieur nous explique effectivement que le l'avocat général parle de discrédit jeté sur l'institution et tout ça effectivement et bien euh il y a cela met dans l'ambiance une forme de de de punition en tout cas de de quelque chose qui ne devrait pas être dit et devrait pas exprimé. Et puis pour rappeler aussi ce qui s'est déroulé ce matin pendant le la l'intervention de Patrick Maisonov, il a aussi rappelé que la loi et donc cette inéligibilité, ces exécutions provisoires était prévu par la loi et que la loi et bien elle était adoptée par des députés, par des hommes politiques qui étaient donc notamment présents dans cette salle et que donc et bien si la loi ne convenait pas, n'était pas bonne et bien il fallait passer par cette voie législative qui qui était de l'appartement et bien de du de du pouvoir de de ces hommes et de ces femmes politiques. Voilà, tout ça pour dire que le résumé de tout cela et bien c'est de se dire qu' il y a des lois et que on peut être d'accord ou pas d'accord mais il y a un système en France qui est celui de la législation de de l'adoption de ces lois notamment par le parlement et que tout ça et bien ça constitue un cadre dans lequel nous sommes ici à la cour d'appel.

Merci beaucoup Alisson avec Thbauc pour pour les images. On parlait donc de ces réquisitoires. Est-ce que le parquet général cette fois va suivre les même la même tendance que lors de la en première instance on le rappelle à Marine Le Pen avait copé de 4 ans de prison ferme de de 4 ans de prison pardon donc de ferme 100000 € d'amende et c'est 5 ans de d'inéligibilité avec exécution provisoire.

On disait que c'est ce point-là que l'on va scruter ce soir. Est-ce que le parquet général demande de nouveau une inéligibilité avec effet immédiat ? Il y a un autre point qu'il faut voir, est-ce que la peine de prison, elle est confirmée ?

Parce que ça voudrait dire peine de prison ferme, pardon. Voilà, ferme, ferme, aménageable, ça veut dire sous bracelet électronique. Est-ce qu'il est il serait envisageable ?

Imaginons qu'il y ait plus de d'inéligibilité mais qu'il y ait cette décision de peine à Najam, c'est-à-dire une candidate sous bracelet électronique, est-ce qu'elle pourrait faire campagne ? Alors à cette question euh de toute évidence Marine Le Pense qu'elle n'a même elle même pas la réponse. Elle attend de savoir ce que vont décider les juges et elle l'a rappelé ce matin la décision ce sera en juin prochain mai.

Jin prochain euh au plutôt on a le droit on a le droit mettre de faire campagne si on n'est pas inéligible. Ouais, on a le droit de faire campagne mais il y a une complexité quand même une légère rentraave quand même quand vous avez un bracelet à la cheville, il y a des juste pour décorer euh c'est des contraintes qui vont avec donc ça veut dire que vous pouvez être chez vous de telle heure à telle heure, vous n'avez le droit d'être dehors que en semaine, a priori pas le weekend. Enfin, tout ça est très réglementé.

Tout ça se discute dans le bureau du juge d'application des PES. Mais enfin le principe d'un bracelet électronique Nicolas Sarkozi pourrait vous en parler parce qu'il l'a quand même vécu récemment. C'est quand même assez contraignant.

Oui. Donc donc ça permet quand même de faire des choses mais euh si vous devez rentrer tous les soirs chez vous déjà pour vos déplacements ça pose problème. Imaginez Donald Trump avec un bracelet électronique.

Je peux vous dire ce serait un son et lumière. il lui mettrait des rayons de soleil partout et il en ferait un argument de campagne. On peut retourner ça aussi hein.

C'est-à-dire qu'on a une partie de la population française qui croit aussi à la République des juges, qui croit aussi que c'est un martyre Marine Le Pen. Et au fond chez ces chez ces militants, il y a une partie qui trouve que c'est très bien qu'elle ait été punie, mais il y a aussi une partie très importante qui considère que non. Donc on le on la voit la campagne.

Imaginez Trump hein, il ferait je vous dis un son et lumière avec son son brasset électronique. Donc moi je pense que si elle a si elle peut faire enfin si elle n'a pas son inéligibilité, elle fera campagne. Alors effectivement Alexandra a raison.

Ce sera sera restreint mais ça fera partie de la campagne au fond. Certain le marché politique. Et ben on suivra évidemment ces réquisitions dans ce procès en appel des assistants parlementaires du Front National.

Vous l'avez compris, les réquisitions vont durer [musique] une bonne partie de l'après-midi. On devrait donc les avoir en intégralité au cours de la soirée. Ce sera une tendance, hein.

Évidemment, ce sont des réquisitions. Ce n'est pas le jugement qu'on attend là, on le rappelle, au cours de l'été. Voilà, les amis, restez avec nous.

Maintenant, il faut que nous partions en Iran avec des choses extrêmement inquiétantes. D'abord, ces menaces qui pèsent de la part des Iraniens et des Passes d'Aran sur une base franco-américaine locale aux Émirats avec 700 militaires français. des rafales.

Donc les passes d'Aran l'ont menacé clairement, on vous dira tout. La possibilité également très étrange, on va explorer ça, que les Iraniens aillent mettre leur uranium enrichi en Russie. Alors, regardez, on fait plus la bombe atomique, on met tout chez Poutine.

Regardez, vous avez vu, ça nous intéresse plus la bombe atomique. Mesdames messieur soit très rassurant que ce soit chez Pout, c'est pas très rassurant non plus. Voilà.

Et et puis nous explorons un sujet qui me tient beaucoup à cœur, qui est les conditions du massacre du 8 9 janvier. S'agit-il d'un massacre cruel de population pour réprimer des manifestations ou s'agit-il de quelque chose de plus grave que cela encore sur le plan du droit international ? C'est la question qui m'a qui m'habite depuis quelques jours et je vous avoue que je suis même assez étonné qu'on n pas entrepris déjà de cela poser cette question. [musique] À tout de suite.

Magalie Lunel, Éric Brunet, on est là pour vous les amis autour de la tablea Grégory, Philips, Isabelle Saporta et Renault Pila sont là également Didier Jadi réfugié politique iranien et sociologue universitaire le colonel Père Dejong est avec nous. Merci mon colonel d'être là et Nivine Potrose vous serez très utile parce que figurez-vous mesdames messieurs que c'est une information de la nuit les Iraniens ont pris la décision [musique] ou plutôt les passes d'arancer une base alliée franco-américaine qui est dans aux Émirats arabes unis. Mais c'est assez spectaculaire parce qu'en fait c'est une simple photo qui a été publiée au cours de la nuit, c'est plutôt hier soir pour être tout à fait précis sur les réseaux sociaux figurez-vous.

Une photo sans texte, regardez, sans message aucun. Et pourtant cette photo et bien c'est une menace sur la France. Nivin Potrose, vous avez enquêté cette et vous avez étudié cette image satellite.

Racontez-nous. Alors cette photo effectivement elle a été publiée hier soir pas par n'importe qui par l'agence de presse Farce qui est très proche du pouvoir et qui est d'ailleurs considéré comme un organe de propagande du pouvoir iranien. Et sur cette image satellite donc et bien on voit quoi ?

On voit une route, un bâtiment, des silhouettes d'avion, pas de légende, pas de texte, mais en tout petit sur le côté et bien il y a une localisation écrit en perçant. Faut vraiment regarder très attentivement. Et que dit ce micro bout de texte ?

Et bien base aérienne d'Aldarfra et Mira arabe uni. C'est donc ce tout petit morceau de la photo qu'on a qu'on a repéré. Le message, il est très clair en fait.

Il veut cette photo, elle veut dire "Nous connaissons votre localisation euh nous pouvons la viser. La menace, elle est à peine voilée." Et à qui s'adresse-t-elle ?

Et bien à la France en premier lieu, mais également aux États-Unis. Car cette base en fait, elle abrit des forces américaines depuis 2001, des forces françaises depuis 2018. Elle est située à une trentaine de kilomètres d'Abou Dhabi et elle est surtout à 200 km des côtes iraniennes.

Ce qui veut dire qu'elle est à portée de missiles iraniens. C'est très inquiétant car cette base, elle abrite six rafales français qui sont donc déployés. un avion de ravitaillement, plusieurs transporteurs, 900 militaires français se trouvent au total aux Émirat arabe unis dont 700 rien que sur cette base qui apparaît donc sur la photo.

Emmanuel Macron leur avait d'ailleurs rendu visite il y a quelques semaines. Il avait célébré les fêtes de Noël au côté donc des militaires de cette base d'Aldarfa. Il avait d'ailleurs annoncé la construction d'un deuxième porte-avion, mais surtout il avait rappelé l'importance de cette base.

C'est de cette base que les rafales ont décollé pour bombarder l'État islamique en Syrie et en Irak il y a quelques années. Cette base, elle est encore active. C'est très important de le rappeler.

Il y a encore quelques semaines, elle a été utilisée pour protéger les Émirats arabes unis. parce qu'en réalité cette base elle est elle abrite des Français, des Américains mais aussi des soldats Émirats et c'est cette coopération qui permet notamment de protéger le ciel du pays. C'est très important, elle est stratégique, elle est symbolique et c'est pourquoi elle est aujourd'hui la cible du pouvoir iranien. la base d'Al d'dafra et vous vous juste votre langue a un petit peu fourchée.

Il y a des Français sur place depuis 2008. Euh Emmanuel Macron tout à l'heure était en déplacement dans une exploitation agricole à Vezou figurez-vous. Il s'est exprimé sur cette menace dirigée par l'agence de presse des Passes d'aran hein.

C'est c'est bien ça hein Didier déjà dit hein. C'est l'agence de presse des Passes d'ar. C'est c'est j'ai presque envie de dire plus fanatique que le régime encore.

Écoutez le président de la République. Nous sommes évidemment très vigilants à cette situation. Euh nous avons des emprises militaires dans la région, vous le savez, qui sont multiples avec nos soldats qui sont déployés et je leur remercie de cette de cet engagement.

Ils sont déployés pour la lutte contre le terrorisme et donc les armées françaises partout où elles sont évidemment sont dans les situations les plus renforcées de sécurité. C'est ce que nous avons évalué avec plusieurs de nos alliés et partenaires dans les derniers jours et donc nous avons pris toutes les dispositions évidemment pour que nos soldats qui sont là-bas soient déployés dans les conditions optimales de sécurité. Menace prise très au sérieux, on l'a bien compris par le chef de l'État.

Pourquoi la France elle est menacée par l'Iran aujourd'hui ? Ben, j'imagine que c'est consécutif la décision française en fait de classer les passes d'aran groupe terroriste. Et donc c'était nouveau.

Ça fait que ça fait plusieurs mois que c'était c'était dans l'air du temps et c'était décidé. Donc c'est vrai que les Iraniens l'ont assez mal pris. Donc considérant enfin les Français considérant que les Pas d'aran un groupe terroriste, aujourd'hui les Iraniens disent que les Français et toutes les forces françaises dans la zone sont des forces terroristes.

Donc voilà, c'est le c'est le c'est le berger à sa bergère. pas plus que ça. Je pense qu'il faut pas encore une fois paniquer.

Non, faut pas exagérer. D'abord un c'est la prince américaine qui est qui est extrêmement dense. Si demain les comment dit les les iraniens se mettaient à bombarder cette base, il toucheraiit il toucherait une base américaine.

Donc ce serait une réponse américaine. Mais c'est vrai que ça nous engage indirectement. C'est c'est assez c'est pas inintéressant dans le sens où aujourd'hui on peut se poser la question de savoir si on doit appuyer ou pas le président Trump.

On voit qu'il y a un débat politique autour de ça. Donc c'est vrai que aujourd'hui de fait on se retrouve engagé dans une espèce de dans le conflit tenté qu'il a une rétorsion iranienne. Didier déjà dit c'est c'estes passes d'aran comme ça qui publie la photographie d'une base française sans commentaires sur les réseaux sociaux.

C'est on calcule on sait ce que c'est que la gite propre. On calcule son effet auprès des des occidentaux qui sont tous un peu inquiets pour leur sécurité, qui ont des opinions publiques les occidentaux qui s'expriment avec vigueur. Les Pass d'aran savent ce qu'ils font.

C'est une guerre publicitaire et de propagande. C'est une guerre psychologique contre le monde occidental et en l'occurrence contre les Français pour dire qu'effectivement vous savez ce type de technique c'est utilisé également par les ambassades y compris l'ambassade de France concernant les membres de l'opposition là qui les membres qui n'ont aucun lien avec l'ambassade de temps en temps il envoie une petite dison une petite carte vers chez eux en disant implicitement qu'on vous connaît et on sait où vous habitez. qui est là.

Donc, ce sont des menaces permanentes et cela également ça correspond à cette logique donc de disons de propagande guerrière et donc bien évidemment ils sont très mécontents vis-à-vis donc de la France et d'ailleurs je regardais la presse en disant que vous avez deux otages et chez nous encore là hein. Et donc quand vous vous avez voté effectivement l'intérie et et j'ai oublié son nom Jacques Paris et donc quand vous vous qualifiez les pasteur comme une force terroriste et bien vous allez et bien on va boire ensemble. Ouais Grégory Philips j'avais prévu de vous donner la parole malheureusement pour vous Isabelle Sapor la réclame avec alors là je m'incline parce qu'autrement il y a des il y a des réprimandes.

Non mais je vais je vais poser une question de néophite au colonel. Pardonnez-moi, mais de toute façon, s'il vous voulez vraiment nous mettre une bombe sur la figure, il nous aurait pas envoyé la photo avant. Non.

Alors, c'est de la communication hein. D'accord. Dans une phase préparatoire, je une enfin dans une guerre une phase préliminaire.

Là, c'est une phrase préliminaire. Encore une fois, je pense que la France est informée d'une menace potentielle. D'autant qu'on voit que il risque pas grand-chose.

Pourquoi ? On a une distance de 200 km de l'Iran. Moi, on a une autre base à Jiboutique qui est à 2000 km.

Ils sont incapables de la toucher. Donc, on voit bien qu'aujourd'hui ils sont dans leur influence. Ils essayent de comment dire de de de nous faire monter en pression pour que quelque part le président Exactement. que le président Macron prenne le téléphone et dis à Trump tiens je un peu embêté et cetera et cetera.

D'autant que c'est une base qui n'est pas très protégée. Elle est protégée par les Américains. Nous on a que des avions peut-être qu'on vient de le dire.

Il y a Sirfal et comment dire un KC 135 un avion ravitailleur c'est tout. Donc on n pas on n pas une artillerie entière, on n pas un Mamba, on n pas un patriote sur place. Ce sont les Américains qui assisent la sécurité.

Grégory, c'est à vous. [rires] Vous êtes sûr ? Y aller non.

Et il y a autre chose dans le symbole. Il y a effectivement le fait que ces français soient présents sur cette base et vous l'avez rappelé, c'est aussi la base que Emmuel Macron a visité les 20 et 21 décembre pour ses vœux aux armées. C'est un peu le symbole.

C'est la base où le président français était il y a il y a vraiment pas très longtemps. Non, sur la décision de classer les passes d'aran comme organisation terroriste, on l'a fait avec les 27. Enfin, heureusement qu'on l'a fait.

La décision est quand même plus que tardive. Je dis, je parle sous votre contrôle. Enfin, c'est ce que réclamait l'opposition iranienne depuis euh très longtemps.

On le fait, c'est bien. C'est c'est trop tard, mais on le fait, c'est bien. Avec effectivement cette avec le régime iranien, on marche sur des œufs.

De toute façon, on le sait enfin euh vous avez rappelé Cécile Colè Paris qui ont été libérés de la prison des vines mais qui sont toujours assignés à résidence dans l'ambassade de France à Teran et et on a toute une histoire de prise d'otage d'État. enfin Claudil Reace et et d'autres qui ont passé des mois et des mois dans les prisons iraniennes. Donc on fait vraiment très attention à la relation qu'on a avec Teran.

On sait combien elle est elle est délicate. Je note ce matin quand même les déclarations de Jean-Në Barreau, le ministre français des affaires étrangères qui insiste sur un point en disant dans l'accord il doit y avoir aussi la question de la répression terrible cruel et et pour le coup les Américains ont l'air d'avoir mis ça un peu de côté. La la France la France rappelle que euh dans les négociations avec Teron, s'il y a des négociations, faudra évidemment parler de ça.

On effectivement les négociations, les négociations, on en parle des négociations. Il y a il y a un scénario. Moi, je voulais aller en Arabie quand même aux Émirats Rabudi, pardon, pas très loin de la base là qui est menacée là en ce moment par les passes d'Aran.

Xavier de Jacomoni et Morcampu, vous êtes-vous donc sur place. Racontez-nous. Hier, vous nous parliez d'un climat de tension assez extrême avec ces drones iraniens en permanence, avec ce Boeing américain donc qui qui survit tout le golf persque.

Euh là, il y a ces menacces sur la base et puis il y a ces discussions qui sont en en place entre les Américains et les Iraniens. Quelle est l'ambiance ? Est-ce qu'il y a un il y a justement une baisse de tension ou pas ?

Nous sommes un peu au nord d'Abu Dhabi, pas très loin de la base partagée par les Français avec les les Américains, la base Aldafra. Et on a senti ce matin Aman une nette détente. Je vous explique Magalie, un énorme pquebo de croisière est arrivé. 2400 personnes à bord, essentiellement des Allemands d'ailleurs, nous avons pu les croiser, les rencontrer.

Or, pendant 48 heures, nous n'avions pas croisé un seul touriste dans la péninsule Mousséane Domane, juste en face de Bandaramas, juste en face de l'Iran. Et l'atmosphère ce matin s'est vraiment détendu alors qu'à l'inverse, elle se tend euh au sud des Émirats arabes unis avec cette menace émise par les gardiens de la révolution avec cette photo satellite euh de la base d'Aldafra, base donc où il y a des français où il y a très importants moyens américain. Tout ça est tout de même à relativiser.

D'abord parce que les Iraniens ont effectivement des satellites espions qui peuvent faire des photos avec une résolution jusqu'à 50 cm. Donc évidemment ces photos là ils les ont, ils les diffusent pour donner un signal mais à la limite ils en ont même pas besoin. Puisque me disait un spécialiste, pour envoyer un missile sur cette base aux Émirats il leur suffit d'avoir les coordonnées GPS et ça vous le trouvez tout simplement sur Google Map.

Donc c'est un signal mais pour le moment on considère ici dans le golf que ça ne va pas plus loin que les négociations sont privilégiées à la fois par les Américains et par les Iraniens. Xavier, on on dit toujours Xavier qu'entre le monde arabe s'unite euh les Saoudiens, les Qataris, les habitants des Émirats arabes unis et cetera et l'Iran, l'Iran chiite qu'il y a qu'il y a un fossé entre les deux. D'ailleurs, on dit souvent, je ne sais pas si c'est vrai que les Saoudiens, d'autres pays arabes ont fait pression auprès des alliés américains pour ne pas qu'il libère trop vite les Iraniens parce qu'une puissance chite de moderne, libérée, démocratique avec 90 millions d'habitants, ça pourrait un peu comment dire voiler un peu les intérêts des puissances sunnites à côté.

Quelle est votre lecture vous de cette réalité ? Est-ce que dans le monde arabe allié des Américains classiques, on a pas très envie de voir un Iran moderne, prospère et débarrasser des mols ? Alors ça c'est une évidence, mais il y a aussi la menace que représentent les Molas iraniens et aujourd'hui très clairement les gardiens de la révolution qui ont pris en otage la République islamique d'Iran.

Mais les choses sont plus compliquées, plus peut-être plus fines dans le sens où par exemple à Oman, là où nous étions encore ce matin, vous avez euh des populations qui sont euh très proches. Certains manés dans cette péninsule par exemple euh parlent une langue qui se rapproche du farci. Les contacts sont permanents.

On parlait de la base d'Aldarfa. Les les Émiratison ont averti les Américains de même que l'Arabie Saoudite. Il n'est pas question de faire décoller des avion depuis notre sol pour aller bombarder l'Iran.

En fait, dans le golf, tout le monde craint surtout la déflagration de la guerre régionale et tout le monde sait bien que la situation est tellement euh tendue, c'est une sorte de cocotte minute si vous me passez l'expression, qu'il ne faudrait pas grand-chose pour la faire exploser avec en toile de fond le commerce du pétrole, la richesse du golf qui pourrait être coupée si jamais la guerre atteignait un certain niveau. 50 kg. Merci.

Merci Xavier de Jacomony. Bon alors c'est négociation parce qu'on va parler du nucléaire iranien dans un instant, moi qui m'inquiète en tantinel. Mais d'abord les NGO, qu'est-ce qui se passe ?

Euh euh est-ce qu'elles vont on sait où elles vont avoir lieu en Turquie ailleurs ? Alors a priori vendredi en Turquie, soit Istanbul soit Ankara. A priori avec les Américains, avec les deux négociateurs en chef de Trump à savoir Steve Witkoff et le gendre Jar Kouchner. normalement avec le ministre iranien des affaires étrangères euh à Basaraki et peut-être des partenaires turcs euh ou euh Qatari ou égyptien.

Voilà, en gros le format, ce sera vendredi, vous notez qu'il y a pas les Européens. De quoi ça va parler ? Nucléaire, balistique euh et puis euh et puis il y aura un un absent dans la salle mais qui qui prend de la place, c'est Israël.

Wkov là est en Israël aujourd'hui pour discuter avec Netaniau pour voir un petit peu quelle est la température côté côté Israël. Alors, j'aimerais vous entendre là-dessus quand même. Didier déjà dit, les Iraniens pourraient laisser entendre que il serait disposé au nom de ces négociations et de la paix à envoyer leur réserve de d'uranium enrichi qui permettent de fabriquer la bombe atomique, qu'il pourrait les envoyer hors du pays, en Russie, à Moscou.

Regardez, nous on veut plus la bombe atomique. Alors qu'hier vous nous avez dit, ici, vous nous avez dit mais tout l'argent qui est récolté aujourd'hui par les Mola depuis longtemps déjà est affecté directement aux forces armées et à la production de l'arme nucléaire. Le reste pour ce qui est des 90 millions d'Iraniens, on s'en on s'en accommode, on s'arrange, on essaie de se débrouiller, mais tout l'argent qu'on a, c'est la bombe atomique.

Et alors, j'ai peine à croire, c'est pour ça que je vous pose la question, j'ai peine à croire que aussi facilement que cela, les molats disent bon ben finalement si les Américains veulent la paix, on va envoyer notre uranium enrichi en en Russie puis voilà, puis c'est fini, on en parle plus. Vous avez absolument raison parce que le régime iranien, le système nucléaire en Iran, c'est un élément existentiel pour le régime. Depuis le départ effectivement ils ont toujours dissimulé et encore aujourd'hui malgré l'inspection disons de l'agence internationale de l'nergie et bien on n' pas des informations concernant deux sites qui ont été évoqués dans le dernier rapport de de l'agence et ils ont demandé à ce qu'il y ait de l'inspection et d'ailleurs les Américains ne font pas tout à fait confiance à l'agence concernant cette négociation ils veulent qu'il y ait de l'inspection américaine.

Ça ça c'est fou. Je vous interromps parce que ça c'est dingue. Les autorités américaines disent que cette agence internationale de l'énergie atomique, la IEA dont on a tellement parlé en Ukraine avec le la centrale nucléaire de Zaporja.

Voilà, on on l'adore lui, c'est quand même le patron italien. Ouais. Grossi un personnage.

Bon et bien eux les Américains disent "Écoutez la IEA, ils sont gentils mais s'il y a des inspections des sites nucléaires, c'est nous pas la IEA." Exactement. Et donc non seulement l'inspection directe mais également concernant les 400 kg.

Eux les Américains, ils veulent véritablement voir sur place où justement quel est le type de décision. Et également ce qui est important aussi, j'ai entendu que les il y a deux sites qui ne sont pas encore complètement identifiés et les Américains ils demandent à ce qu'il y ait également un travail d'investigation sur ces deux sites là. Et donc pour le régime iranien, bien évidemment il commence la négociation mais est-ce que le le régime iranien il va si loin pour dévoiler tous les secrets sur la question d'armement nucléaire là ?

Non je ne je ne pense pas sincèrement. Regard regarde [rires] gardez bien vos lunettes sur le nez. La petite phrase qui est en bas là nucléaire iranien tran prêt à renoncer point d'interrogation.

Vous cochez la case oui ou la case non. Non non vous dites non. Ils ne veulent pas renoncer. ce que disent deux responsables américains dans les colonnes du New York Times aujourd'hui pour apaiser les tensions.

C'est ce que déclarent deux responsables. L'Iran est disposé à fermer ou à suspendre son programme nucléaire. Ce serait une concession majeure dans le détail.

Mais donc l'Iran privilégierait une proposition formulée l'an dernier par les États-Unis visant à créer un consortium régional de production d'énergie nucléaire. Voilà la concession hm à laquelle serait prêt l'Iran. Est-ce que d'où ma question est-ce que finalement Donald Trump essae pas là de remettre en place un une espèce d'accord sur le nucléaire iranien accord qu'il avait lui-même déchéré il y a 10 ans ?

Oui. C'est pas impensable. Ceci étant dit euh les Iraniens non sont pas du tout dans la même situation.

Les Iraniens aujourd'hui sont vraiment, je dirais, c'est la mouche qu'on a posé dans le bol de lait et puis ils ont une tape, enfin les Américains ont une énorme tape prêt à détruire la mouche. Concrètement les Iraniens, qu'est-ce qu'ils font ? Ils négocient dans l'urgence.

On voit bien qu'il se tous les jours, il il y a une nouvelle une nouvelle information et ils savent très bien qu'il y a deux informations majeures. Les Américains ne sont pas très très concernés par les histoires des 4000 ou 10000 morts ou 20000 morts qu'il y a eu en Iran. En tout cas, ils en parlent assez peu.

Par contre, les deux grands sujets, c'est quoi ? C'est le balistique et c'est le nucléaire. Le balistique, pourquoi ? parce que le balistique peut projeter du nucléaire quelque part.

Aujourd'hui, les Iraniens ont 408 408 kg d'uranium enrichi. Ce qui veut dire que si vous voulez, ils sont à deux droits de faire une bombe. Est-ce qu'on peut imaginer dans le bombe dans le monde que les Iraniens demain matin aient un système nucléaire quel qu'il soit, un truc bidouillé, impensable ?

Donc on voit bien que c'est le moment et et les Iraniens ont compris que c'était le moment pour eux aussi. Donc et tout le débat depuis une semaine, c'est quoi ? Ben c'est que qu'est-ce qu'on fait pour qu'il lâche ?

Ils vont lâcher. Moi je pense qu'en final Trump agira militairement avec l'élastique est tellement tendu, c'est que je vois pas comment il va le détendre. Donc en fait il amène il amène les Iraniens à la négociation, pas la force.

On voit que ça fonctionne. Les Iraniens, c'est un peu mais mais vous entendez quand même ce cet homme qui est un réfugié politique iranien et qui vous dit compte tenu de de ce qu'est sur le plan existentiel le régime des molins, il dit ils ne peuvent pas renoncer au nucléaire. renoncer au nucléaires, c'est renoncer à ceux qu'ils sont.

Euh bon, faut l'entendre aussi également. Un, vous savez votre peau. Je pense que les les comment dire les iraniens sont vouloir peau et surtout les passes d'aran contrôlent je dirais l'énorme majorité du du système économique iranien.

Ils ont très bien compris que si ça disparaissait, queles qu'en soient les conditions, c'est leurs petites gamelles, leurs petits portefeuilles qui dis petites économies qui qui disparaissaient. Donc ils n'auront plus le contrôle sur le pays. Donc qu'est-ce qu'ils font ?

Ils bradent. Alors, c'est pas encore fait, hein. Ils sont prêts à brader le nucléaire et tout ce qui va autour en disant "Mais garde, laissez-nous au pouvoir." Et ça, c'est pas impensable que les Américains l'accepte en disant voilà on stabilise, on stabilise l'Iran et l'ensemble des pays du Moyen-Orient.

Je suis intimement convaincu qu'il peuvent faire cette solution-là qui a une action militaire euh sur les bases iraniennes jusqu'à envoyer l'uranium enrichi en Russie. Ça pourrait ça pourrait faire partie du deal, mais il y a une réunion qui est très importante qui a lieu dans une heure à Telvive et à Jérusalem. J'en parlais tout à l'heure.

Wkov, il va rencontrer Netaniaou, le ministre israélien de la défense, le patron du Mossade. Et croyez-moi que les trois, ils vont dire à Wkov, non mais le nucléaire iranien, on en veut pas. Enfin, c'est depuis ça fait des années que Netaniaou dit c'est un danger existentiel pour l'État ép.

Donc, vous pouvez être sûr que les Israéliens, le message va être très clair. Steve Witkov, il faut arrêter avec le nucléaire iranien. Il faut empêcher que les Iraniens aient un jour la bombe.

Après, on va voir ce que décident les Américains. Mais côté israélien, c'est une question quasiment de vie ou de mort. Donc la la réunion qui a lieu dans une heure là Jérusalem et vive est très importante parce que c'est eux qui vont faire passer un message aux Américains notamment sur le nucléaire.

Oui. Euh moi je suis pas certain que la le le 408 kg d'uranium enrichianien soit en sécurité pour le monde en en Russie. Merci.

C'est c'est exactement ce que je voulais dire. Je voulais avoir l' vie de nos deux experts là-dessus parce que moi je vois pas je vois pas pourquoi chez Poutine ce serait une super idée. C'est c'est déjà une puissance nucléaire.

Donc euh quiquis les 400 kg en plus ou enfin bon vous êtes comme ça vous vous distribuez le non mais ils ont ils ont déjà [rires] des ogives nucléaires savoir que la relation entre la Russie et l'Iran dans le même nucléaire est très forte puisque il y a une il y a comment dire il y a une centrale nucléaire civile comment dire en Iran et qui est géré contrôlé par les par les Russes donc j'imagine qu'il y a une espèce de connexion d'autant que toutalist il y a eu des ingénieurs russes qui sont allés à Boucher des relations anciennes et d'ailleurs Boucher qui est contrôlé par les Russes Mais aussi les Russes, ils sont en train de construire à côté de ce qui existe trois autres sites encore là. Donc la Russie est impliquée et déjà la discussion concernant la récupération effectivement de ces 400, c'est pas nouveau. Ça a été évoqué déjà avec la Russie mais il n'a pas il n' pas encore donné le réponse.

Cette option est réellement sur la table. Un responsable iranien rencontrait Vladimir Poutine le weekend dernier à Moscou la Ran et voilà. Et donc à Moscou, Dmitri Peskov a été interrogé sur ce sujet hier.

Il a pas démenté le le porte-parole du Kremelin. Il a même dit la Russie poursuit ses efforts et ses contacts avec toutes les parties intéressées. Donc donc c'est sur la table.

Oui. Mais après moi je suis un peu du même avis que Didier. Je suis souvent du même avis que Didier.

Renoncer au nucléaire enfin c'est constitutif de cette République islamique. C'est une un motif. [rires] D'abord, ils ont dépensé des milliards de dollars pour enrichir de l'uranium.

Euh c'est un peu leur assurance vie aussi. C'est que dans la région, si d'un seul coup la République islamique devient une puissance nucléaire, euh ça devient un pays de 90 millions d'habitants avec la bombe. Donc je les vois mal renoncer aussi facilement en vérité.

Non, mais surtout effectivement c'est la menace israélienne, elle a toujours été je dirais affaiblie par une perspective nucléaire. Et dans cette région, si vous avez pas l'arme l'arme nucléaire ou en tout cas la potentialité de l'avoir, vous avez entièrement raison. Vous n'êtes pas respecté.

On voit bien dans le monde aujourd'hui que vous êtes respecté uniquement quand vous faites peur avec le nucléaire. Et Israël, Israël depuis des décennies veut se débarrasser de la menace iranienne. Ils ne le font pas totalement parce qu'ils ont peur du nucléaire.

Donc quel aveu de faiblesse si jamais les molards renoncent au nucléaires, ils s'aplatissent complètement. et le nucléaire pardonne-moi et le nucléaire est lié à la question des missiles. Donc le régime iranien a répété encore hier soir dans la presse iraniene, il est jamais jamais acceptable à ce qu'il y ait un renoncement par rapport au système de missile en Iran là et donc il veut garder les missiles parce que il y a aussi la question nucléaire.

Les deux ils vont ensemble. Mais rappelons la phrase du porte-parole de l'armée iranienne hier matin. Vous dit très concrètement, même si vous détruisez l'ensemble de notre système nucléaire aujourd'hui les ingénieurs ont les papiers, ils ont la clé USB qui va bien et qui est mis qui mis quelque part.

Donc encore une fois j'imagine on peut mettre on pourrait faire on pourrait mettre stop appuyer sur le bouton stop dans le domaine du nucléaire et même de la missillerie pendant une dizaine d'années. On se refait une santé. Le problème c'est garder le pouvoir.

Si vous gardez pas le pouvoir à ce moment-là vous disparaissez. Donc ils veulent garder le pouvoir. Donc la clé USB dans la poche de Ramene Ramene va faire de beaux discours.

On va arrêter de parler nucléaire pendant 10 ans et ça revient dans 10 ans. Ils ont la clé USB, les ingénieurs sont là, ils le feront. C'est pas très compliqué.

Alors les les amis, euh puisqu'on parle de l'Iran, il y a un sujet qui me bouleverse littéralement, c'est que j'ai trouvé que euh mes confrères euh les politiques européens ont été peuè, peu bavards sur les massacres du 8 9 janvier 2026. Voilà. Et la question que je voulais qu'on se pose, c'est est-ce que ces massacres importe le véritable nombre ?

Bon, les Iraniens disent plus de 40000, euh d'autres disent 30000, d'autres disent 20000, peu importe. Ces massacres qui ont été organisés, pensés, anticipés, réparés. On tue pas comme ça des milliers de personnes sans préparer son coup.

Et ces massacres sont-ils d'une autre nature que simplement le fait de réprimer cruellement des manifestations ? S'agit-il d'autres choses sur le plan du droit international ? C'est la question que je voulais poser à mes invités. euh tout de suite regarder ce ce reportage qui nous montre tout simplement un recueil de témoignage avec des smartphones, avec des téléphones portables depuis l'Iran.

Cette iranienne a pris un risque en filmant pour nous ses rues désertes. C'était il y a 4 jours dans l'ouest du pays. Les forces sont toujours déployées dans les rues pour empêcher toute personne de protester.

Très vite, à travers la vitre, elle repère un gardien de la révolution armé et encagoulé. Par peur d'être repéré, elle coupe la caméra. coup la jeune femme a participé aux manifestations dans sa ville le 8 et le 9 janvier dernier de nuit de massacre où les forces du régime n'ont pas hésité à tirer avec des armes lourdescope nous le montre ces images que nous avons pu recueillir.

J'étais en train de manifester et ils ont visé mes pieds. Ils tiraient sans distinction sur les jeunes et les vieux. Rien n'avait d'importance pour eux.

Blessé à la jambe sur la photo qu'elle nous envoie, elle s'estime pourtant chanceuse de s'en être tiré. Les gens n'arrivaient pas à emmener leurs proches vers les hôpitaux car les forces de répression fermaient les rues et les encerclaient pour leur tirer dessus. Àéran, cet interne raconte l'horreur dans les couloirs de l'hôpital où elle travaille.

Elle a soigné des blessures de guerre. Une majorité des blessés que nous avons récupéré avait reçu des balles à la tête. C'était presque des cadavres.

Si les autorités iraniennes parlent de 3000 morts, selon les estimations des ONG et des témoignages sur place, la répression aurait fait plus de 30000 victimes. Rien qu'en de jours. habitude Didier Jad, vous êtes d'origine iranienne, vous êtes universitaire français, réfugié politique iranien, vous êtes en connexion téléphonique autant que faire ce peu tous les jours avec des gens en Iran qui réussissent à vous joindre, à vous faire passer des messages et surtout à vous raconter.

Dites-le avec vos mots à ceux qui ne savent pas euh ce qui s'est passé et la façon dont les dont les police et les milices euh ont tué dans ces deux journées funestes du 8 et 9 janvier. Absolument. Donc à la fois de le travail des pastorants, mais c'est également des bassigis mais aussi des mercenaires étrangers disons en Iran là.

Donc pour le régime, on vient d'avoir pas mal de de vidéos également sur ce point-là. Il y a des agents du régime qui disent "On a bien fait de massacrer tout le monde parce que ces gens-là étaient des mécréants, étaient effectivement maudits par le Coran et il fallait liquider absolument là et donc il ne regrettait rien." C'est dans les vidéos là.

Et d'autre part, on a vu effectivement des militaires avec des mitraillettes, avec des fusils, avec également des couteaux mais également avec des machettes comme des Daesh si vous voulez là. Et bien il trouvait tout ce qu'il trouvait dans les rues, dans les quartiers, dans voir dans les l'entrée des maisons, il devait les tuer. Ce qu'ils ont fait véritablement des petits, des grands, des personnes âgées et cetera.

D'où effectivement un nombre important des jeunes si vous voulez car au moment où il y avait l'appel, les gens sont descendus dans la rue comme certaines Non non pas du tout. L'appel qui a été lancé la villa absolument. Donc les Ianiens ne sont pas aujourd'hui de tout disons pour participer effectivement à la prière et tout ça c'est complètement changé chez chez les iranies si vous voulez là.

Et donc effectivement et les gens ils sortaient pour qu'il y ait une certaine fête si vous voulez là donc avec beaucoup d'enfants et donc les enfants et les personnes âgées et cetera ont été fusiés directement et n'oublions pas également on a des témoignages dans les hôpitaux il y avait également l'agression donc des pastarants qui allaient chercher les gens qui étaient transférés dans les hôpitaux pour effectivement finir le travail. On a eu également des informations concernant des des tas de disons de corps et des cadavres dans des endroits différents et bien par exemple chambre froide, il y avait encore des gens qui étaient qui étaient vivants si vous voulez là et qui étaient mêlés et mélangés avec les corps sans vie également. Il y a également les la question donc des filles iraniennes.

Donc beaucoup de familles aujourd'hui sont véritablement inquiètes car ils ont des des informations concernant les garçons. Mais les filles ne sont pas ni on a aucune indication ni concernant les les la mort de ces filles-là, ni concernant effectivement s'ils sont dans les hôpitaux et tout ça. Donc il y a une pensée, une réflexion en disant peut-être que le régime il est en train de pratiquer effectivement l'esclavage sexuel par rapport à ces filles là car les mercenaires qui ont participé à la répression et bien sont récompensés de cette manière.

Les mercenaires, ils viennent de quel pays ? des mercenaires qui sont venimés dans son des Irakiens, des Libanais, des afghans et des Pakistanais et également on a eu quelques éléments comme donc des Syriens également qui étaient proches du pouvoir islamique au moment où le régime iranien était là en Syrie pour défendre le régime Assad et bien tous ces gens-là étaient autour donc de ce régime. Est-ce que ça a été préparé, anticipé parce que il y a Absolument absolument.

On a des donc des éléments d'information que le régime à partir d'une analyse de la situation explosive en Iran, les mécontentement et que donc il a la la les manifestations ont démarré la fin du mois de décembre si vous voulez et ensuite quand ils ont demandé à ce qu'il y ait une répartition sur la géographie iranienne des forces de répression, ils ont également ajouté et renforcé la présence donc de ces milices étrangères et donc au bout de d'une semaine encore, ils sont arrivés dans les grands centres donc de de des différentes villes si vous voulez. Donc une préparation et ils ont donné également toutes les armes et bien ils ont distribué, ils ont fait un un si vous voulez une préparation légalement politico par rapport à ces gens-là. Donc véritablement, il s'agit d'un acte qu'on peut qualifier comme crime contre l'humanité.

Voilà, c'est c'était la question que je voulais vous poser. Euh pardonnez-moi mesdames, si on a été un peu long. Certaines personnes peuvent peut-être penser que tout ça est un peu abrupte et un peu dur, mais bon, c'est un sujet qu'il faut qu'on évoque car il n'y a pas grand monde qui l'évoque.

On a demandé justement à Anne Savinel Barass, présidente d'Amnestie Internationale France d'être avec nous. Bonjour madame et pardonnez-moi de poser le le sujet comme ça de façon un peu brute sur la table car nous n'avons pas réfléchi pendant des mois avant de décider de de d'en parler, de vous inviter. Je n'ai pas de question précise à vous poser sinon que comment fait-on pour dans une dictature assez imperméable, totalement imperméable même pour enquêter pour un petit peu comprendre la nature des massacres qui ont qui ont été perpétués ?

Peut-on déjà est-ce qu'il est pas un peu tôt pour les qualifier ? Peut faut-il enquêter ? Enfin voilà toutes les questions un peu un peu brutales que j'ai envie de vous poser madame.

Madame bien ce qu'on peut dire c'est que les événements en Iran là ne sont pas arrivés d'un seul coup seul sans qu'il ne se soit rien passé auparavant. Cela fait des années et des années que nous enquêtons, que nous récoltons des preuves sur ce qui se passe en Iran. Donc nous avons nos correspondants depuis très longtemps.

Euh ce c'est par leur intermédiaire que nous réussissons à avoir euh à la fois des témoignages directs, des témoignages indirects euh de famille qui ont été touchées. C'est par leur intermédiaire également que nous recevons des vidéos, des photos que nous pouvons identifier dans notre laboratoire de preuve. Et c'est ainsi que euh nous affirmons donc depuis maintenant euh quelques semaines euh que c'est il s'agit vraiment de violence d'une ampleur inégalée, des violences extrêmes euh qui en fait se perpétuent de manière beaucoup plus forte que ce qu'on a pu connaître dans les manifestations précédentes.

Je pense notamment aux manifestations de 2022 où on était loin d'atteindre des chiffres d'une hôtel ampleur. Néanmoins ce ce gouvernement, ces autorités iraniennes en fait sont dans un cercle continu de répression, de massacre et dans une impunité totale. Donc rien n'est fait, rien n'a été fait jusqu'alors pour faire cesser ces crimes, pour faire cesser ces meurtres de civil.

On parle effectivement de mort mais des tellement et tellement de blessés de personnes qui ont disparu dont on méconnaît totalement. aujourd'hui euh le lieu où elle se trouve. On parle aussi de personnes arrêtées par milliers avec des tortures dans les prisons iraniennes.

Et ces tortures-là, ça fait longtemps que nous les documentons. Donc nous savons bien queeffectivement aujourd'hui toutes ces personnes arrêtées ou entre les mains des autorités iraniennes et bien subissent le pire. Voilà, des des sujets encore une fois qui qui se répètent euh des des des massacres qui se répètent d'année en année avec une ampleur aujourd'hui tellement plus importante que jusqu'alors et qui nécessite véritablement que tout soit mis en œuvre pour que ça cesse.

C'est ça qui nous interpelle Grégory Philips parce qu'on entend là l'impunité totale. On se souvient tous de début de la guerre en Ukraine avec Boucha. On était quoi ?

En mars 2022. ou toute la communauté internationale criait au crime contre l'imité, au crime de guerre. Pourquoi il y a ce silence qui entoure ce massacre là ?

D'abord parce que vous l'avez dit, les les jours les plus meurtriers ont été les 8, 9 et 10 janvier et que à cause du blocus de l'internet, on a mis du temps un petit peu à avoir des vrais témoignages, à voir les images de la morgue qui sont absolument euh terribles. Ce qu'il y a d'affreusement triste ou je sais pas triste le mot évidemment trop faible, c'est un régime qui massacre son peuple. Euh, ils ont pris la décision d'aller massacrer leurs jeunes, leurs enfants, leurs enfants, 30000 personnes.

C'est c'estes Bassidi, c'est Pass d'aran, ces hommes qu'on voit ouvrir le feu, ils ont des familles. Enfin, il enfin j'imagine euh quand ils rentrent le soir chez eux, il y a leurs femmes, leurs cousins, euh leurs proches et ils ont massacré leur peuple. C'est aussi pour ça que je quand on évoquait la possibilité d'une action contre Ramene, mais Ramene, il doit être jugé.

Enfin, je sais pas ce qu'on pense les Iraniens. Il il faut impérativement qu'un jour il soit jugé pour ce qui s'est passé les 8, 9 et 10 janvier, comme il devrait être jugé pour ce qui s'est passé en 2022. Et puis dernière chose, euh les milliers de personnes arrêtées.

Euh la réalité des prisons iraniennes terrible. Enfin, c'est la torture, c'est les viols, ça a été documenté par Amnestie. Les blessés, je me souviens en 2022, il y avait des cliniques clandestines parce que les gens n'osent même pas aller à l'hôpital.

Ils savent que à l'hôpital vous allez vous faire rafler. Donc il y avait des cliniques clandestines avec des Ianiens qui prenaient des risques énormes pour mettre un bandage, pour soigner un blessé par balle. Ces gens-là aujourd'hui sont dans des états sanitaires très compliqués et ne peuvent même pas aller à l'hôpital.

Des médecins des médecins ont été arrêtés, emprisonnés. On n' pas de nouvell de médecins iraniens parce qu'ils ont soigné dans des hôpitaux des blessés qui sont arrivés. Plus grave.

Alors moi je trouve ça fou. Je vous donne micro. plus grave.

Alors, je trouve ça délirant. Les passes d'aran qui attaquent les hôpitaux pour aller finir le travail parce qu'il y a des blessés manifestants. Non, non, mais c'est c'est exactement ce que je voulais dire.

C'est qu'ils ont pris les vidéosurveillances des hôpitaux pour voir qui était soigné. Enfin, c'était des le monde hein qui a dévoilé ça ce matin qui disait qu'effectivement ils poursuivent les médecins, ils ont emprisonné les médecins, ils ont fait disparaître des médecins. C'est ahurissant en fait.

C'estàd qu'on est arrivé à un niveau de violence contre son propre peuple. Vous avez raison. Mais ce que je trouve intéressant dans ce que vous venez de dire aussi sur le fait que les passes d'aran tuaient leur propre peuple, c'est quand même ça veut dire à quel point le régime est encore solide parce qu'il y a pas eu de dépôt d'armes.

En fait, il y a pas eu de gens qui sont dit bon là en fait parce qu'ils doivent avoir le cœur au bord des lèvres mais ils doivent se dire en fait ce pouvoir tient suffisamment pour que j'accompl ses ordres ce gen d'ordre le même. Exactement Renault. Oui.

Non, deux petites choses. J'avais déjà évoqué la semaine dernière ce stagiaire qu'on avait reçu à LCI il y a 3 ans au moment 2023 déjà des des émeutes et de la répression. Femme vie liberté.

Femme vie liberté. Et j'avais eu de longues discussions avec ce stagiaire de parents iraniens français mais de parents iraniens qui avaient de la famille en Iran. Et je lui avais dit "Est-ce que tu penses que cette fois-ci, compte tenu de l'ampleur de la révolte, il y a une chance que le régime vacille ?" Et immédiatement, il m'avait dit "Non." H non, je n'y crois pas.

Il n'y a aucune chance que le régime vacille parce que les gardiens de ce régime sont des sanguinaires. Des sanguinaires. C'est c'est des gens qui n'ont absolument rien à faire de la vie humaine, qui sont aux ordres du régime, qui profitent financièrement de ce régime.

On a parlé des on a parlé hier pour ceux qui n'étaient pas là des combien centaines de milliards accumulés par les dignitaires du régime depuis 1979. et par les gardiens et par les gardiens de la révolution et il y a un rituellement il y a un rellement où je parle toujours de contrôle mais des centaines de milliers de personnes profitent du système. Donc ils n'ont aucun intérêt à ce que régime la population les passes d'aran qui profitent de ça, ils profitent de ça.

Et donc il tire à vue et et il me disait dernière chose déjà à l'époque, il me disait mais euh Renault l'Iran ça n'a rien à voir avec la Russie par exemple. On dit que c'est une dictature Poutine bien évidemment c'est une dictature mais les images qu'on a vu de gens qui tirent à vue avec des fusils mitraillettes, des fusils de chasse qui vont à l'hôpital mais il y a pas ça en Russie. Il y a pas ça en Russie.

En Russie, on prend une bagnole, on on on entoure l'opposant, on le met en prison et puis mais mais il y a jamais des tueries contre le contre les Russes paille. Et est-il vrai que on a nassé enfermé des marchés ferment des marchés où le public allait faire son marché le matin et on a muré les portes, mettant le le feu à l'intérieur et laissant une seule porte ouverte et attendant tous les gens qui sortaient victimes du feu et on les a mitraillé tous. sans distinction.

C'est vrai ça c'est le marché de rachete qui est effectivement au pied de la mer caspienne et bien c'est un système circulaire le marché là donc il y avait beaucoup de gens à l'intérieur du marché et donc qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont mis du feu. Ils ont fermé donc un côté donc de l'entrée du du marché et les gens dans un moment où là il y avait des explosions et le feu et cetera, il cherchaient à s'enfuir là et ils étaient devant. avec les mitraillettes et ils ont empêcha de sortir pour que la totalité des personnes à l'intérieur du marché soit brûlée.

Et pardonnez-moi, n'oublions jamais cela. 4 mois avant la révolution islamiste en Iran. Là, il y avait le cinéma Rex et c'est indiqué partout là si vous voulez là. 400 personnes ont été brûlées à l'intérieur du cinéma Rex qui était à Abadan et tout le monde a dit que c'est effectivement c'est le régime du chat qui a fait cela et cetera.

Et après, on a découvert que c'était des mollas pour dresser la situation iranienne contre le régime du chat. C'était des molas le complot des molas. qui avait fermé effectivement les portes donc de sortie de ce cinéma là et 400 personnes ont été brûlées.

Savinel Baras, est-ce qu'Amnistie internationale vous avez eu ce des preuves comme celle-ci des témoignages de d'exaction commise lors de ces nuits-là ? Donc les 8 9 10 janvier dernier ? On regarde des témoignages qui viennent d'être donnés.

Je ne peux pas en ajouter ni confirmer car je n'ai pas aujourd'hui les éléments. En tout cas, nous n'en disposons pas et comme vous le savez quand nous affirmons certaines choses et bien derrière nous avons tout un système de validation qui aujourd'hui n'est pas prêt. Donc ce que l'on sait c'est que effectivement la répression a été absolument terrible et je voudrais dire qu' aussi qu'elle continue.

Il continue. Aujourd'hui, il y a l'armée qui patrouille dans les villes, dans les villages. Il y a des des forces de l'ordre donc cagoulé qui traversent les villes dans des pickup avec des mitraillettes.

Enfin, il y a le climat de terreur se poursuit. Et je voudrais revenir sur ce qui me semble aussi important, c'est le sort qui est réservé au malheureux blessés qui fréquentent les hôpitaux, donc qui sont effectivement poursuivis. et au personnel de santé qui euh euh aujourd'hui euh sont menacés.

C'est-à-dire que s'ils ne donnent pas le nom des blessés qu'ils les ont qu'ils ont soigné à l'hôpital, et bien euh certains se sont arrêtés. Donc euh on voit bien que les choses continuent, que c'est que c'est vraiment une répression très organisée qui vise non seulement à stopper tout désir de manifestation mais qui vise aussi à faire peur à l'ensemble de la population pour créer véritablement un climat de peur de craintte terrible qui empêche les gens de sortir. Merci beaucoup madame.

Nous aimerions en tout cas nous à LCI un peu moins seul à parler non pas du massacre, je dirais plutôt de la nature du massacre. La façon dont il a été orchestré, préparé, anticipé. En fait, à mon avis un massacre qui sur le plan du droit international est un peu différent de la répression simplement cruelle et violente d'une manifestation.

C'est à mon avis beaucoup plus que cela et j'espère que le droit international le reconnaîtra et mettra les responsables iraniens devant leur responsabilité judiciaire. Voilà. Allez, on va laisse on vous laissant parler d'un d'un phénomène aujourd'hui donc en France puisqu'il y a eu deux nouveaux refus d'ombre tempér au cours de la nuit.

Ce qui fait qu'en en qui en a eu cinq ces trois derniers jours. Une série qui ne fait que confirmer donc une tendance. Les refuses d' tempér en France sont très conséquents.

Il y en a 77 par jour dont une vingtaine qui sont extrêmement violents. On fait le point avec Antoine Bourdarias. Des voitures lancées à pleine vitesse dans le but d'éviter un contrôle de police.

Des comportements très dangereux aux conséquences parfois dramatiques qui se sont multiplié ces derniers mois. La nuit dernière encore, deux refus d'obt tempéré constatés. Le premier dans les Yvelines où le chauffard a été interpellé après avoir percuté une voiture et blessé légèrement un policier municipal.

Le deuxième a débuté sur le périphérique toulousain et s'est terminé à Carcasson après 94 km de course poursuite. Les deux mises en cause ont été interpellées. Il n'avait pas de permis de conduire.

Un cas de figure que cette avocate constate régulièrement. Quand vous avez des cas de récidive légal en matière de délir out, les peines sont très sévères. Donc souvent en réalité bien les clients expliquent pour quelle raison ils ont pas voulu soumettre au contrôle et ce sont naturellement pas de bonnes raisons.

C'est-à-dire qu'ils ont vraiment voulu échapper encore à un procès alors qu'en réalité dans la plupart des cas, vous le voyez, ils sont toujours rattrapés. Cassage de carreaux. 28200 refus d'obt tempéré ont été enregistrés en France.

Un chiffre en hausse de 11 % par rapport à 2024. Selon le ministre de l'intérieur, invité de la matinale de TF1, plus d'un tiers de ces refus constituent une mise en danger d'autrui. La réponse qu'on apporte, c'est d'abord la fermeté.

Il y aura toujours des poursuites quand il y a des refus d' tempér. Il y a une instruction très ferme, très claire que j'assume. Bien sûr, à charge aux policiers, aux gendarmes de s'assurer des conditions de sécurité.

On peut difficilement aller plus loin sans engager l'intégrité physique des fonctionnaires. Le ministre de l'intérieur qui écarte la possibilité de s'inspirer de méthode employé à l'étranger comme en Grande-Bretagne où certains policiers ont l'autorisation de percuter les chauffards. Aux États-Unis, ce dispositif de grappin a été spécifiquement conçu pour les courses poursuite capable de s'accrocher à la voiture en fuite.

Ce système redoutablement efficace est déjà utilisé par une soixantaine de polices locales à travers le pays. Waouh ! Frédéric Oréal, ancienne haut fonctionnaire du ministère de l'intérieur est avec nous.

Impressionnant ces images vu. Alors, on dit toujours faut donner plus de pouvoir aux policiers. Donc, les anglais, si je résume, peuvent dans certaines circonstances percuter un deux roues qu'il poursuivent et les Américains peuvent accrocher avec un grappin les voitures qu'il poursuivent.

On va laisser la police nationale et la gendarmerie nationale faire ce qu'elle fait fort bien parce que effectivement il y a il y a une véritable montée, on le voit au travers les chiffres des refus d'obtempéré. Ce qui entre nous prouve à quel point la police est présente aux endroits les plus difficiles, aux heures les plus difficiles. Donc c'est tout à l'honneur des forces de police, de gendarmerie et il faut aussi ne pas oublier la police municipale hein qui actuellement fait un gros travail sur le sujet.

Ça c'est le problème. Oui oui, attendez, je me permet de vous interrompre parce que vous êtes en train d'évacuer les exemples américains et anglais qui sont peut-être trop rock and roll et trop brutaux pour nous, mais vous dites les policiers font bien leur travail, d'accord, mais à leur risque et péril parce que justement ne pouvant pas euh agir de façon peut-être un peu plus proactive, ils se mettent en danger. Il y a des blessés, il y a des morts victimes de voilà voilà.

Alors que si on leur donnait peut-être un peu plus, je suis pas en train de pousser he pour que il percute les scooters, c'est pas mon sujet mais bon enfin ils se mettent en danger et il meurent. Monsieur Brunet, j'ai commencé ma carrière à Mant la jolie où en 1991 jeune gardienne de la paix partie des premières promotions de gardienne de la paix, moi j'étais jeune inspecteur, a été justement ensuite un refus d'obtempéré tué. C'était lors des événements qui sont déroulés au Valfour.

Donc je peux vous assurer que ce sujet-là, il m'occupe particulièrement et et tout le commissariat de monde bien évidemment et toute la police nationale. Ce que je veux dire, c'est que l'application de moyens qu'on a vu dans d'autres pays n'est pas automatiquement la mesure la plus adaptée à la fois en terme d'opérationnalité par rapport à nos méthodes, notre doctrine d'emploi et deuxième chose par rapport à notre droit. Le ministre l'a évoqué quand vous voyez notamment la montée en puissance des refus d'obtempéré avec une gravité qui peut conduire à la mise en danger de la vie d'autrui.

Est-ce que c'est ces méthodesl ? Je tiens aussi à vous rappeler quand même que la police a été dotée d'un certain nombre de moyens. Je pense au stops qui sont des des des barres qu'on jette sous les véhicules pour leur empêcher d'avancer.

Après, il y a un certain nombre de véhicules. Il y a eu aussi une montée en puissance des véhicules qui a été faite, des armements. Il y a quand même eu depuis 2015, alors vous me direz, c'est sur un autre sujet, mais ça s'adapte à l'ensemble des missions opérationnelles la police nationale, une augmentation très forte de l'armement, des moyens de protection.

Justement, est-ce que l'obligation qui a été faite à la police nationale et à la gendarmerie l'année dernière de les obliger à prendre automatiquement en chasse tous les délites 8, est-ce que c'était une bonne idée ? C'est une mise en danger mais ce serait faire du discernement des policiers. Le terrain commande bien évidemment qu'il y a des quand vous êtes sur le terrain, il y a des moments où vous dites peut-être qu'il faut laisser un peu lâcher peut-être et donner d'ailleurs, je vous rappelle d'instruction à d'autres équipages d'intervenir comme parfois vous dites effectivement je vais faire un marquage du véhicule en question pour essayer d'interpeller. h sur un plateau de télé, c'est un peu difficile à décrire mais c'est la réalité quotidienne du travail du vite, faut aller vite.

Il y a des moyens pour lutter contre ce phénomène encore 28200 refus d'obtempérer la fait 77 par jour. Pardon mais est-ce qu'on a peur de l'opinion publique parce que là vous dites moi je veux pas de ces moyensl est-ce que comme avec l'histoire de Naë et cetera, c'est toujours la même histoire, c'est qu'en France finalement on donne toujours raison autruant contre les policiers et qu'on a peur de ça en fait. Oua parce que les les anglais sont pas des idiots.

Les anglais qui ont autorisé les policiers à percuter un de rou dans certaines conditions, dans certains cadres. Voilà sont sont pas des des abrutis. Enfin, c'est un président de travailliste et cetera qui c'est c'est pas des fascistes.

Je veux dire, s'ils ont fait ça, peut-être qu'ils ont estimé que c'était de quoi on a peur nous. Ben alors écoutez, si on avait peur des gens, on n'y serait pas. Non.

Alors les policiers n'ont pas peur. Je parle des politiques. De quoi ?

Les politiques ont la trouille. Les policiers n'ont pas la trouille. Les policiers les policiers non on est bien d'accord je vous par rapport au procè écoutez vous avez évoqué l'affaire Naë si vous me permettez d'y revenir en sachant qu'il y a une instruction je me garderai bien d'avoir un jugement je vous rappelle les mots qui ont été employés vis-à-vis de la police nationale.

On s'est carrément fait traiter d'assassin voilà donc c'est le le policier sur le terrain, il a pas peur, il il est pas dans ce registre là. Il exécute sa mission dans des conditions de plus en plus difficiles. Et c'est pas parce qu'on va lui dire notamment d'employer des moyens comme je vois aux États-Unis et autres.

Est-ce que c'est adaptable hm dans notre pays ? Permettez-moi de vous dire que j'en doute. Le travail est quand même pas si mal fait parce que le recensement prouve quand même que c'est c'est ces revues d'obt tempér font l'objet d'interpellation de suite pénale.

Et bien c'est un sujet auquel on sur lequel on reviendra. On ne manquera pas d'y revenir avec les élections municipales. Merci d'être venu.

Ça devrait être sujet de débat. On n'en doute pas. Merci beaucoup.

Allez très vite on vous quitte. On se donne rendez-vous demain. Mariélie arrive pour Elsia.