Agriculture : peut-on éviter une nouvelle explosion de colère ?
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c'est l'ORS de du second débat de ce sens public consacré à cette année noire des agriculteurs français céréaliers éleveurs viticulteurs rares sont celles et ceux qui ont échappé aux mauvaises conditions climatiques aux maladies pour leurs bêtes est-ce une nouvelle crise agricole qui menace d'exploser quand la loi votéit au mois de mai c'était à l'Assemblée sat l'appliqué il faut qu'elle passe d'abord au Sénat pourquoi les exploitations sont également aussi mal assuré vous allez voir que c'est un élément important du débat avant de répondre à ces questions avec nos Experts le reportage d'audre vetazelle s'est rendu dans l'INE avec un producteur de blé et un éleveur dont les bêtes ont été touché par la fièvre catarale doucement c'est la première fois depuis 3 semaines qu'Emmanuel fontaine peut remettre ses bêtes au champ on est très heureux de les remettre dehors après une période à l'intérieur le temps qu'elle entre la vaccination et l'acquisition de l'immunité qui est de l'ordre de 3 semaines son exploitation située dans l'INE a été touchée par Lero type 3 de la fièvre catarale une fièvre mortelle pour les brebis transmise par un moucheron mais Emmanuel fontaine estime avoir eu de la chance prévenu par d'autres éleveurs proches de la Belgique il a pu redoubler de vigilance vacciné avant la catastrophe et limiter ses pertes même si elles sont bien réelles j'ai subi la perte de deux brebill j'ai subi des avortement un amaigrissement général du troupeau ça c'est les premières pertes qu'on constate et puis après il y a les perte économique à venir pour lesquels on a énormément d'inquiétude parce que les brebis qui qui sont restées gestantes je sais pas les agneaux comment ils vont venir au monde comme de nombreux éleveurs ils pointent du doigt l'arrivée tardif des vaccins le variant de la maladie est connu depuis 1 an mais le vaccin n'a été autorisé en France que le 5 juillet pour des livraisons mioût quand la fièvre faisait déjà rage alors quand on échange avec l'administration elle nous dit ben oui mais on a un délai oui mais le troupeau qui tombe malade euh lui euh ne comprend pas les délais et l'éleveur les comprend encore moins quand il ramasse des cadavres c'est pas pour ça qu'on fait le métier à la base désormais se pose la question des indemnisations mais pour l'instant les agriculteurs n'ont pas d'interlocuteur ben on est pendu à l'arrivée d'un d'un ministre de manière à savoir à quelle sauce on va être mangé parce que euh aujourd'hui il est pas du tout acté que pour le stérotype 3 cette F cataralémergent chez nous on soit indemnisé 2024 une année noire aussi pour les producteurs de blé comme Guillaume Lefort ici c'est le c'est le stockage de mon de mon tas de blé qui est issu de la moisson 2024 normalement la case devrait être complètement pleine et moi j'ai une perte de 35 % de la production de blé en cause une année très pluvieuse un manque de luminosité mais ce n'est pas tout on a tellement de pression pour qu'on baisse notre consommation de produits phytosanitaires et on se r compte que des années comme cette année où on est vraiment à un niveau de pression maladie très importante et bien on s'est pris les pieds dans le tapis on n'a pas mis assez de de fongicide pour protéger nos cultures au niveau où on aurait dû le faire Guillaume Lefort peut s'en sortir car il a diversifié ses cultures mais il aimerait des mesures pour compenser les années difficiles comme cellees-ci il y a des démarches qui sont en cours mais qui sont pas encore au niveau où il le faudrait c'est sur notre capacité quand on gagne des années où ça se passe bien on gagne de l'argent pouvoir en mettre plus de côté de manière à pouvoir les réintroduire les années où ça se passe mal on a des dispositifs qui existent je m'en sers mais ils sont pas encore au niveau où ils devrait être des attentes qui s'ajoutent à celles du secteur resté pour parti sans réponse après les grosses manifestations du début d'année ceux qui nous ont fait les promesses sont plus là ou sont des missionnaires et donc moi je suis resté vraiment sur ma fin beaucoup de questions qui ont été posées beaucoup de promesses qui ont été faites n'ont pas été transformé dans des règlements ou dans des lois et je suis inquiet de la rentrée parce que la colère chez les agriculteurs est quand même très forte le dossier agriculture risque d'être l'un des plus brûlants sur la table du futur gouvernement une année noire une crise structurelle peut-on éviter une nouvelle explosion de colère agricole on en débat avec Dominique charget bonsoir et bienvenue vous êtes le président de la coopération agricole Pascal ebell bonsoir et bienvenue vous êtes ingénieur agronoble et économiste chez seway Sébastien B bonsoir et bienvenue vous êtes le directeur du club Desmé chercheur associé à àiris spécialiste de ces questions agricoles alimentaire et je vais citer deux de vos livres veut-on nourrir le monde franchir l'évereste alimentaire en 2050 c'est aux édition Armand Collin et puis le démétaire 2024 mondes agricoles cultiver la paix en temps de guerre Mathieu croissand évidemment est toujours à mes côtés éitorialiste politique peut-être le le constat pour commencer Dominique charger euh alors c'est toujours on va essayer de comparer on cherche toujours ça nous journalistes à se dire est-ce que c'est la pire la pire année est-ce que depuis le début de ce 21e siècle il y a il y a eu euh un tel enchaînement que depuis ce début d'année 2024 incontestablement depuis le 21e siècle oui c'est la pirannée en terme de récolte de céréal et de blé tendre depuis 1983 c'est la pirranée depuis 1983 d'autant plus que notre production depuis 1983 aurait dû augmenter donc elle est effectivement très atypique en fait on a conjugué que des vents contraires alors c'est pas des vents en fait c'est des pluies depuis l'implantation des céréales à l'automne dernier jusqu'à la récolte on a eu euh des conditions climatiques qui n'ont pas permis aux céréales de pouvoir se développer et de pouvoir produire des rendements donc ça veut dire qu'on avait une baisse des surfaces qu'on appelle emblavé c'est-à-dire donc - 25 à 30 % de surface qui n'ont pas été mises en céréal ensuite on a eu des conditions de végétation qui n'ont pas permis aux céréales de se développer donc on a plutôt - 25 à- 30 % en rendement et en plus malheureusement ça n'a même pas une incidence sur les cours puisque les cours sont dirigés par les productions qui sont faites notamment en en mer Noire et dans d'autres continents et donc on a des prix qui sont pour l'instant qui sont très mauvais donc on cumule trois vent contraire et qui mettent aujourd'hui en difficulté la trésorerie des séréaliers et d'un bon nombre d'exploitations oui alors au laisser Réal mais au-delà en élargissant un petit peu par qu'elle est belle il y a aussi une question de de consommation c'estd c'est c'est aussi une crise de de quoi de l'insécurité alimentaire on peut dire ça c'est par ce prisme là que vous l'analysez vous tout à fait c'est-à-dire que avec une inflation de 21 % on a multiplié par 4 la proportion de Français qui se déclare en insécurité c'est-à-dire qui n'arrivve pas à manger à leur faim qui réduisent les portions qui sautent des repas on sait que les petitsdéjeunés sont de plus en plus sautés et qui vont avoir des difficulté à à manger et finalement on n pas on n' pas apporté de solution en fait hein du côté du du consommateur et donc on a une vraie baisse de ce que les gens mangent on a eu - 6,6 % en volume en quantité manger depuis 2 ans et finalement ils ont changé leur régime alimentaire ce qui se porte très bien par exemple c'est le marché des œufs les gens mangent de plus en plus d'œufs parce que c'est ce qui coûte le moins cher et on va manger de plus en plus de pâtes et ce qui est dommage c'est qu'en France on n pas beaucoup de bléure et donc on est obligé d'importer ce que les gens mange en fait donc il y a vraiment une question d'adéquation entre ce que les Européens mangent on sait que la population européenne va diminuer hein d dans 2 ans les habitants on aura de moins en moins donc il faut travailler sur sur donner de quoi manger aux Européens et on importe beaucoup trop de cultures maréchèr he par exemple des fruits des légumes c'est 50 % et ceux qui en font j'étais dans une coopérative ils s'en sortent très bien quand on prépare des légumes on a des croissances sur ces marché sébastienis là là on c'est vrai que pour les céréales il y a eu une conjonction de de facteurs mais on pourrait parler d'autres d'autres professions agricoles les éleveurs avec la fèbre catarale les viticul qui sont aussi confrontés à des difficultés des épisodes météo ou climatiques d'ailleurs je sais pas exactement quel terme mais est-ce que c'est pas la nouvelle normalité vous voyez ce que je veux direah absolument moi je je rebondis volontiers sur sur cette formule là dans le sens où finalement en Europe et en France on a eu une deuxième moitié du 20e siècle on a eu un très très grand développement agricole et un très très grand développement de la sécurité alimentaire en quantité en qualité en en diversité d'offres de produits qu'est-ce qui se passe en fait actuellement en Europe et en France on est en train redécouvrir des insécurités qu'on a connu par le passé qu'on croyait à jamais enterré et on redécouvre la réalité d'une grande partie de la planète c'est-à-dire que finalement on a l'intégralité de la planète à une obsession c'est sa sécurité alimentaire et donc de produire un maximum donc on redécouvre le mot production en Europe et en France notamment en constatant que c'est pas si facile de produire parce que il y a le climat parce qu'il peut avoir des des problèmes sur la santé des végétaux la santé animale on voit que les consommateurs bah ça bouge on peut déconsommer sur ça on peut augmenter un peu plus et donc en fait le grand défi qui est devant nous c'est pas finalement toujours produire plus toujours produire mieux c'est produire avec le la plus grande stabilité possible dans une équation mondiale qui se complexifie parce que Pascal a raison en France en Europe on a un statut qu démographique alors on peut regarder les choses comme ça pendant ce temps-là dans le monde la courbe démographique continue d'augmenter les Nations Unies ont bien dit en juillet qu'on aurait encore 5 décennies de croissance démographique mais donc c'est la question de notre modèle agricole est-ce que on continue finalement de produire aussi pour les autres ou est-ce qu'on se ressent sur ce dont on a PR aura il y aura un choix qu'on va devoir commencer à à faire c'est de savoir est-ce que l'agriculture européenne doit se dessiner dans les prochaines années uniquement pour les consommateurs européens et on considère qu'il est possible de s'affranchir des réalités mondiales ou au contraire on garde un équilibre entre le marché européen le marché mondial mais y compris pour les modes de production moi je suis désolé mais quand j'entends qu'en Europe en France on est les meilleurs pour gérer le stress hydrique pour gérer des risques sanitaire de la volatilité de prix beaucoup de pays dans le monde vont nous apprendre à gérer ça vont nous expliquer par des expériences agricoles comment on gère ça ça ça veut dire que les interdépendances dans le monde de demain vont s'intensifier pas que pour des raisons commerciales mais aussi scientifiques productifes des solutions d'agriculteurs domichargé vous voyez vouliz réagir évid oui en l'occurrence quand on dit est-ce qu'on se recentre sur notre notre production est qu'on arrête en l'occurrence aujourd'hui nous sommes dépendants d'approvisionnement extérieur donc nous ne produisons pas assez pour nous nous importons parqual l'a dit 50 % des fruits et légumes que nous consommons nous importons 50 45 % des poulets que nous consommons nous importons de plus en plus de viande bovine nous importons une grande partie de la production que que nous avons et si nous avons un indicateur auquel nous devons prêter attention c'est celui de la balance commerciale agroalimentaire cette balance commerciale agroalimentaire elle est traditionnellement historiquement positive de 5 à 10 milliards et même un peu plus tous les ans avec ce qui nous arrive sur les céréales avec ce qui nous arrive vous l'avez dit sur la viticulture sur les produits les vins et les spiritueux qui sont dans une période de fragilisation extrême avec des renversements là aussi de marché la balance commerciale l'année prochaine on va aussi subir les contrecûts alors potentiel du différent commercial entre la Chine et l'Europe la la balance commerciale pour la première fois depuis très longtemps sera négative ouis alors vous parliez viticulteur tiens justement on va écouter un viticulteur qui est dans le Jura il s'appelle Benoît Sermier et lui aussi il parle d'une crise majeure en quantité on pense qu'on a perdu au moins 60 % de de nos nos raisins euh parce que les les bourgeons qui étaient là ont tous grillé avec le gel et puis après il y a certaines grappes qui sont partis avec le Milou qui est allé de la feuille sur la grappe tellement l'intensité était importante on a des collègues qui ne vendrontont pas du tout euh ni à la main ni à la machine puisqu'il y a vraiment pas assez de raisin pour pour bendanger ça ne couvre même pas les frais de bandange donc il laisse tomber pour cette année puis ils repartiront mieux cet automne pour préparer l'année prochaine alors là aussi question de de de de constat de MX charger cette cette crise qui touche l'agriculture par exemple dans le bord lait il y a des arrachages de vignes on peut dire qu'on n pas anticipé sur les changements de consommation évidemment tout tout ça est lié à quel point Estelle grave historique en fait cette production elle illustre toutes les les les modifications les évolutions profondes dans lesquelles nous sommes il y a effectivement les évolutions les tendances de consommation c'est aussi historiquement une filière qui s'était beaucoup engagé sur de l'exportation l'exportation a été considérablement modifié notamment depuis la crise covid et on a plus les marchés que l'on avait et puis cette production fait aussi face à des conséquences sur le changement climatique qui sont considérables donc tous ces facteurs réunis fait qu'effectivement nous avons aujourd'hui 15 à 20 % de production en trop sur le territoire et qu'on a donc euh en cours un plan d'arachage pour à peu près 10 % euh du vignoble français qui va considérablement se se se dérouler sur le sud euh dans les vigignob du bordelay dans les viignob du Lang de croussillon juste pardon un plan d'arrachage faut expliquer aux spectateurs que c'est l'État qui subventionne l'archage l' c'est l'état et l'Europe c'est l'état et l'Europe ce sont les pouvoirs publics qui subventionnent l'arrachage pour diminuer la prodction hein donc va massivement et cette cette situation va avoir aussi des conséquences sur nos entreprises parce que ce sont des entreprises des coopératives notamment que je représente qui sont il y en a 600 aujourd'hui en France et pour beaucoup d'entre elles elles ne pourront pas se se relever de la situation elles vont devoir se réorganiser se restructurer on va devoir retrouver des solutions aussi alors il y a des réflexions je pense que c'est important il y a aussi des réflexions sur l'évolution du produit et donc des caves qui enfin des viticulteurs et des caves coopératives qui réfléchissent aujourd'hui à des vins moins alcoolisés qui pourrait correspondre à d'autres moments et d'autres tendances de consommation oui effectivement parce que il y a peut-être moins de consommateurs pour des vins à 14 ou 15 degr parce que il y a a des titrages qui ont ont augmenté donc il y a cette réflexion mais alors j'ouvre un chapitre sur le sur les aides et sur finalement comment le l'Europe la la politique agricole commune dispatche son argent parce qu'elle est belle est-ce que est-ce que c'est égalitaire ou est-ce que finalement il y a il y a certains je sais pas les céraliers qui vont toucher plus que les producteurs de de fruits et légumes et cetera et cetera donc c'est ce qu'on a vu pendant la crise agricole he ça a bien été décrypté ce qu'on voit c'est qu'en effet on a une pâack une politique agricole commune qui a été construite il y a très très longtemps et qui finalement va financer des productions qui sont pas celles qu'on voudrait développer et notamment je parle des culture maréchère parce que là il y a pas de subvention alors que sur l'élevage il va y en avoir beaucoup en fait si on cite les chiffres c'est énorme c'est-à-dire que vous dites on subventionne un ancien modèle pardon oui tout à fait c'està-dire que on subventionne un modèle qui correspond pas à ce qui va être consommé demain c'est-à-dire que il y a 30 % de gens qui boivent plus d'alcool donc on sait bien vers quoi vont aller les la demande et finalement on subventionne pas les consommateurs quand on sur le sur le marché de l'automobile il y a des malus bonus du côté du consommateur c'est le consommateur qui fait le choix en fait hein et donc on aide finalement la production c'est-à-dire qu'on part de ce dont on aura besoin en 2050 et on on réajuste et c'est on donne le pouvoir au consommateurs et c'est ce qui manque aujourd d'hui c'està-dire qu'il a il rêve de consommer du bio et en fait il a pas les moyens donc au lieu de subventionner finalement l'agricultur l'agriculture bah il faut faire des différences et aider le consommateur à pouvoir se payer du bio oui ça rejoint l'actualité de ce ce mercredi la Fédération nationale de l'agriculture bio qui a appelé le le gouvernement à rassurer les fermes bio demandant notamment le paiement dès la mi-octobre des aides européennes à la Convention en agriculture biologique alors c'est vrai que le bio ils sont confrontés c'est un peu revenu je crois dans les enseignes spécial la consommation mais bon c'est quand même une période difficile est-ce qu'il faut flécher les aides européennes en fonction de des des choix environnementaux des des des agriculteurs des producteurs moi peut-être TR trois choses par rapport à tout ce que qui est dit là d'abord finalement ce débat l'agriculture en Europe est-ce que elle est faite uniquement pour les consommateurs européens le débat n'est pas tranché par contre si l'Europe fait le choix d'avoir une agriculture qui est uniquement pour les habitants de l'Union européenne il va fallir alur le dire au reste de la planète et il faudra être très clair avec l'ensemble du monde économique agricole et aliotique je vais y venir européen mais il faudra assumer géopolitiquement ce choix he y compris avec ce que Dominique charger a indiqué c'est que il y a pas mal de secteurs où on n'est pas à l'aise on n'est pas en sécurité ça veut dire que les autres pourraient aussi dire bah si vous nous abandonnez sur certains as il y a des produits qu'on aura peut-être plus quand on choses on n'est pas dans un monde de de bisounours malheureusement deuxième constat c'est que finalement est-ce que nous avons un consommateur cohérent moi je ne crois pas moi je crois que le consommateur il faut accepter qu'il soit totalement éclectique il est très diversifié il veut des choses de plus en plus personnalisées il est pas constant dans ses consommations il y a des tendances certes bien sûr mais il y a une très grande volatilité du consommateur à commencer par un point c'est que entre les valeurs et ces attentes citoyennes il y a une réalité cadit consommation pouvoir d'achat qui le rattrape donc le bio ok sauf que finalement comme c'est plus cher il y va pas et aujourd'hui on a des surproductions en bio qui correspondent bien à une impasse à la fois agricole et de consommation troisème commentaire très bref allez-y euh d'abord pas oublier le secteur de la pêche parce que on a tendance en Europe et en France à mettre la pêche d'un côté l'agriculture de l'autre or au niveau européen comme au niveau français nous avons notre plus grande dépendance alimentaire sur les produits de la mer produit de la mer donc sincèrement n'oublions jamais ça il y a des problématiques sur la pêche et et les mondes agricoles qui sont Distin les espaces de jeu sont pas les mêmes mais ils sont confrontés et je je vais à l'essentiel au risque d'être schématique mais qu'est-ce que l'Europe demande aux pêcheurs et aux agriculteurs depuis en gros 10 20 ans on subventionne ces acteurslà pour ne pas produire pardon mais on subventionne peut-être à tort certaines filières par rapport à des marchés mais grosso modo on leur demande d'entretenir les paysages d'entretenir la mer or nous sommes dans une séquence où nous voyons que produire c'est compliqué que les gens sont prêt à tout sauf à se passer de nourriture moi j'entends qu'on mange moins enfin du jeûne alimentaire on le fait parce qu'on est forcé on gaspie moins surtout gaspie le consommateur on jette moins il faudrait gaspiller moins le gaspillage alimentaire c'est la bascule stratégique dans laquelle on est une consommation de viande rouge par exemple qui est la viande rouge ça fait 50 ans qu'en Europe et en France on en mange les mêmes quantités où on en mange de moins en moins mais à l'échelle mondiale c'est pas la réalité la viande blanche ça explose le poulet on adore on en fait plus pourquoi c'est comme les pâtes on a plus l'outil industriel c'est très intéressant donc c'est une question de modèle c'est question de vision stratégique alors qu'est-ce que vous vous en pensez c'est est-ce que il faut finalement se recentrer sur l'Europe et et est-ce que l'agriculture française peut finalement s'extraire de la mondialisation j'allais dire à ses risques et périls moi je pense qu'une grande partie de la colère exprimée par les agriculteurs au début de l'année elle est exactement le reflet de ce qu'on vient de se dire on nous met dans des logiques de production dans des injonctions on voit que les consom ateurs se sont massivement déplacés en terme de consommation de la production que nous faisons et qu'aujourd'hui nous ne répondons plus à ce que les consommateurs français produisent et donc les les agriculteurs ne comprennent pas pourquoi aujourd'hui on ne leur donne pas les moyens de produire ce que les agriculteurs ce que les pardon les consommateurs achètent et surtout que l'on importe aujourd'hui notamment d'Europe notamment d'Europe de l'Est voire d'Ukraine pour approvisionner les marchés sur lesquels nous sommes pas ce que nous avons besoin c'est qu'on nous redonne les moyens de produire ation que les Français consmentou SAF que on l'a dit tout à l'heure ils sont il peuvent être véitair les Français ils ont droit de changer VI c'est une grosse machine Mo comprendre ce que vous dit s'adapter pardon je vais au bout de ma démonstration je vous ai coupé la parole et je m'en excuse mais s'adapter à une consommation qui qui est aussi évolutive c'est presque impossible pour les agriculteursors on doit on doit de toute façon beaucoup plus travailler dans des logiques de production agricole qui vont devoir répondre à des attentes de marché on ne le fait pas suffisamment on est dans une logique probablement encore de production trop en flux poussé et pas suffisamment en flux tiré pour répondre aux attentes et aux évolutions des consommateurs et vous avez raison le consommateur il est il est volatile mais qu'est-ce qu'on constate on constate qu'on a voulu massivement développer des productions sous signes de qualité des productions bio on nous a engagé dans ce qu'on a appelé la montée en gamme que nous avons quasiment exclusivement interprété sous la forme des produits haut de gamme et que nous avons complètement désinvesti que nous nous sommes complètement retiré de ces marchés d'entrée de gamme et de cœur de gamme qui sont aujourd'hui ce que les Français consomment ce que nous voulons c'est pouvoir revenir sur ces marchés d'entrée de GAM cœ de gamme qui sont aussi des bons produits qui correspondent à ce que les Français achètent et qui ne sont pas un renoncement à la qualité ni au transition écologique alors justement ça pose la question de ce que l'on attend de la nouvelle ministre de l'Agriculture on va on va l'écouter la député du dou Annie Genevard les attentes sont immenses je sais l'impatience est grande depuis des mois je veux et je dois avancer vite je veux faire en sorte que dans les semaines qui viennent de premiers résultats se voi dans les cours de ferme le calendrier électoral a trop pesé sur le monde agricole Mathieu la la nomination d'Annie Genevard a-t-elle rassurer le monde agricole oui et non oui parce qu'il était temps quand même d'avoir d'avoir un ministre de l'agriculture en bonne du forme j'ai envie de dire puisque démissionnaire voilà oui aussi parce que jeunevard se présente comme une femme des territoires une femme des terroirs quelle joie quel symbole s'est-elle réjouie sur Facebook le jour de sa nomination de Morteau à l'Assemblée nationale je travaille avec les agriculteurs depuis plus de 20 ans je connais la diversité de leur métier comme le respect de la terre et des bêtes je connais aussi leurs difficultés et leurs attendes ça c'est ce qu'elle l'a dit le jour de sa nomination bon on rappellera juste au passage que cette professeur de classique avait beaucoup milité pour obtenir le ministère de l'éducation mais les agriculteurs ne sont pas rancuners jeev a été accueilli par les félicitations du premier syndicat la FNSA et puis par son organisation sœur lesgia qui loue son expérience politique et sa bonne connaissance de la ruralité fermé les guillemets B c'est pas pour autant un chèque en blanc pour lui mettre la pression le le le patron de la FNS Rousseau lui a quand même donné 15 jours pour répondre à ses préoccupations à la fois sur les prêts garantis par l'État agricole et puis sur les vaccins la question des vaccins pour pour les animaux mais il voit quand même à la FNSA et au Jia dans leur nouvelle ministre une allié en devenir à l'inverse c'est pas du tout la vie de la Confédération paysane qui relève que le suppléant Danny jeunevar donc celui qui va siéger au Palais Bourbon à sa place est un membre bien connu de la FDSEA du dou et et qui estime que sa nomination en gros n'augure rien de bon pour l'agriculture paysane ont-ils raison de le penser benah jeevard elle a dans son passé de parlementaire toujours voté en gros en faveur d'un modèle agricole classique j'ai envie de dire elle est une fin vente partisane du slogan pas d'interdiction sans solution elle a été pro élevage intensif pro chasse contre l'interdiction des produits phyto de certains produits phytosanitaires pendant les débats sur la loi d'orientation agricole elle dénonçait haut effort l'écologie punitive et décroissante on sent quand même une patte vous voyez une patte assez classique ce qui a fait bondir les associations de défense de l'environnement qui attendent leur nouvelle ministre au tournant en gros elle sera le pass-epat de la FNSEA a raillé une député écolo mais j'ai envie de dire pas de procès d'intention il faudra juger sur pièce mais si je résume il y a quand même peu d'espoir de la voir rompre avec la cogestion du modèle agricole en place depuis l'après-gerre dans notre pays merci beaucoup Mathieu faut toujours regarder les intitulés des des ministères les ministes de l'agriculture de la souveraineté alimentaire et de la for souveraineté alimentaire je reviens vers vous évidemment Pascal evel c'est plutôt rassurant j'imagine euh qui est cette cette enjeu dans dans l'intitulé de son ministère et c'est pas complètement surprenant quand on connaît l'histoire de Michel Barnier oui tout à fait s'il y a bien un ministre de l'Agriculture qui a marqué l'histoire de l'agriculture c'est bien Michel Barnier parce qu'entre 2007 et 2009 c'est celui qui a ouvert la porte aux ONG et c'est lui qui a mis en place le Grenel de l'environnement et le plan écopyo donc je pense qu'en effet il est très il a marqué parce qu'en fait il savait très bien négocier il savait très bien ne pas simple être celui qui appliquait ce que voulait la FNSEA alors qu'il y en a d'autres qui qui l'ont moins été et juste après lui on a changé l'intitulé des du ministère et on l'a appelé ministère de l'agriculture de l'alimentation de la forêt et de la Pêche donc c'est bien lui qui a vu et c'est lui qui a défendu en fait il a fait les assises de de l'industrie agroalimentaire c'est lui qui a vu qu'il fallait partir de la demande et partir en effet des besoins de de l'industrie et de l'alimentation des des Français donc on a quand même l'espoir que que la la la ministre de l'agriculture sous l'influence de Michel Barnier saura faire ce dialogue social et il l'a annoncé entre toutes les parties prenantes et sans oublier la finalité de l'agriculture qui est en effet d'alimenter les Français donc en parlant de souveraineté alimentaire c'était ce qu'il y avait aussi hein dans dans le le dernier ministère de l'Agriculture ça a été changé au moment du covid Sébastien abis quelle est la la marge de manœuvre d'un ou d'une ministre de l'agriculture dans un contexte de politique agricole commune dans un contexte où les décisions européennes sur ce secteur sont aussi importantes bah en effet je pense que c'est important de de remettre en perspective cette dimension européenne he des des systèmes agricoles dans chaque État membbrre dont la France la France c'est un peu la locomotive agricole de l'Union européenne avec l'Espagne l'Italie l'Allemagne les Pays-Bas avec évidemment des des différences de production on a une commission européenne qui a été annoncée dans sa composition la semaine dernière par la présidente van Derlon le commissaire à l'agriculture et à l'alimentation nouveauté puisque l'intitulé alimentation est aussi dans dans son portefeuille c'est Christophe Hansen qui est luxembourgeois évidemment la ministre française aura à travailler avec lui si réussit son grand oral au Parlement au mois de novembre mais j'insiste même à l'échelle française dans cette complexité d'enjeux dans lesquel on est déjà ce serait intéressant qu'avec Fabrice lower qui est ministre de la mer et de la Pêche parlant de souveraineté alimentaire ça communique bien entre les deux ministères il faudra évidemment travailler en étroite collabor tion avecespag runch qui était quand même pendant quelques mois au ministère de l'Agriculture qui est parti à nouveau à l'écologie et comp tenu de la place des enjeux environnementaux et agricoles la ministre panier runaché aura encore un rôle important autour de ces questions assurément dans les prochains mois et puis il y a Michel Barnier Michel Barnier d'abord c'est quand même l'incarnation d'une Europe qui cherche à aller de l'avant Michel Barnier c'est parfaitement que la l'Europe s'est construit autour des questions agricoles et de sécurité alimentaire et euh Michel Barnier il fera même le lien avec la pêche je pense parce que il y a le dossier brexit qui va venir sur la table pour les pêcheurs donc sincèrement dans les il y a il y a à la fois du du des débats hexagonaux territoriaux qui vont venir cet hiver il y a une dimension européenne importante parce qu'il y a une nouvelle dynamique européenne et quelle est la nouvelle dynamique européenne qui risque de peser sur l'équation française c'est qu'aujourd'hui en Europe on parle de compétitivité durable le mot compétitivité est revenu dans le narratif et tous les feuilles de route des commissaires européens c'est important le souligner ça veut dire aussi qu'il y a une prise de conscience un peu géopolitique que l'Europe bah va pas juste pouvoir verdir entretenir elle va devoir produire et peut-être se différencier par rapport au reste du monde et la question que je pense pas mal de nos téléspectateurs et téléspectatrices doivent se poser en ce moment c'est quand même est-ce que il y a il y a une possibilité que cette colère qui s'était exprimée en France et en Europe l'hiver dernier puisse renaître dans les prochains jours dans les prochaines semaines avec ce mouvement est-ce que vous avez mis un et c'est un vous évidemment très collectif hein un coup d'arrêt aux ambitions environnementales de l'Europe non je ne pense pas et et c'est quand même un peu ce qu'on a ressenti la question la question ne peut pas être posée de cette façonl il n'est pas question de renoncer à ce que sont aujourd'hui les urgences climatiques quand on parle aujourd'hui de de ce que nous subissons parce que nous sommes les premiers exposés les premiers exposés les premières victimes on ne peut pas ne pas aujourd'hui travailler sur une réponse en adéquation ces urgences climatiques en revanche par tout à l'heure des pas de pas interdiction sans solution c'est le slogan a marqué ce que l'on demande par là c'est que toutes ces transitions que nous sommes en train de conduire ne soit pas faite au détriment de la production française si en plus cette baisse de production se fait au profit d'importation qui ne respectent pas nos standards et qui viennent nous concurrencer c'est ça notre problème aujourd'hui donc il y a pas de renoncement il y a juste je pense un ajustement des agendas et surtout une mise à disposition en cohérence des moyens avec les objectifs parce qu'aujourd'hui quand vous parlez de souveraineté alimentaire le ministère de l'Agriculture de la souverereaineté alimentaire qui porte ce nom oui depuis le covid en fait depuis qu'on a mis C intitulé souverinité alimentaire qui voudrait quand même vouloir dire que nous devons nous mettre en capacité d'être en autorité stratégique sur l'approvisionnement de nos chaînes alimentaires on n'a jamais été autant en recul sur certaines productions je on parlait tout à l'heure des des importations sur lesquelles c'est depuis qu'on a fait un impératif on est plus dépendant de on a on a en tout cas des conditions qui ne se sont surtout pas amélioré et une production en France qui continue à décliner et nous avons aujourd'hui un vrai risque et c'est là où nous on veut interpoller et j'interpellerai la ministre avec ce manifeste que nous avons produit 200 copérative pour une ambition une stratégie alimentaire conquérente parce qu'aujourd'hui il y a un risque de décrochage majeur de nos filières et de notre production agricole alors avec une question c'est cette loi qui avait été votée à l'Assemblée au mois de mai que devient-elle c'est justement avec Quentin calm on va pouvoir répondre à cette question on en est où bon bonsoir Quentin depuis depuis que ça a été voté à l'Assemblée en mai et bien tout a été stoppé par la dissolution le texte voulait une réponse un pour rappel au barrage au mobilisation vu au moment du Salon de la culture il était porté par Marc fenau et donc adopté le 28 mai dernier depuis Thomas le texte a été transmis au bureau du Sénat on se demandait donc quel était l'avenir du texte la nouvelle ministre deagriculture Annie jonevar en a parlé lors de la passation de pouvoir elle a dit lundi je veux le dire clairement nous mènerons rapidement la loi d'orientation pour la souveraineté agricole à son terme elle est attendue et je veux sur ce point assurer les agriculteurs les formations professionnelles et syndical de ma détermination à la faire aboutir cet après-midi le texte a été évoqué en conférence des présidents du Sénat l'instance qui décide de l'ordre du jour des travaux parlementaires tout le monde a dit que c'était une priorité ce texte mais pas de calendrier sur l'examen du texte alors on va rappeler ensemble Quentin ce que contient ce que contenait ce projet de loi le texte comporte déjà des objectifs chiffrés avec des et perspectives 400000 exploitations agricoles d'ici 2035 avec 500000 exploitants agricoles ou encore l'augmentation du nombre de personnes formées au métier agricole le texte contient aussi des mesures d'aide à l'installation j'en ai retenu deux marquantes il allège par exemple les démarches pour les candidats à l'installation par exemple les diagnostics climatiques ou des sols qui ne sont plus nécessaires il raccourcit également les démarches qui concernent les retenus d'eau ou les extensions d'élevage et ces mesures elles laissent pas mal de de parlementaires sur leur fin exactement au Sénat on ne sait même pas encore emparer de ce texte qu'on éimet des réserves le sénateur socialiste Jean-Claude tissau qui est le chef de fil des socialistes sur ce texte il a dit il faut bien reconnaître que le texte de loi tel que proposé ne convenait à personne s'il est repris on va se retrouver en commission mixte paritaire c'est-à-dire à la fin du parcours parlementaire du texte avec des députés qui n'ont pas voté la loi parce que c'était en mai de son côté Laurent duplom le monsieur agriculture des LR au Sénat lui il invite carrément à la ministre à prendre rapidement des décrets pour détendre je cite la tension normative mais donc sans attendre l'examen du projet de loi message reçu par Annie jeunevar on va écouter un deuxième extrait de sa passation de pouvoir lundi le chantier de la simplification normative et prioritaire redonner du sens du bon sens dirais-je même à toutes les règles les dates agronomique choisi sans réalisme alléger la patrasse réduire les interdits je vais m'y atteler dans la continuité et avec méthode voilà on comprend que la ministre veut aller vite Thomas ne pas devoir attendre la fin d'un processus parlementaire surtout donc avec une Assemblée nationale qui a changé depuis mai et qui pourrait redétricoter tout le texte d'autant que le puissant syndicat agricole la fenesso vous le disiez Mathieu il a donné 15 jours à la ministre pour agir on devrait donc très vite reparler de ce dossier urgent merci beaucoup Quentin Pascal B je me tourne vers vous cette loi elle a elle a été pensée pour répondre à à la colère des agriculteur on on l'a bien compris est-ce qu'elle aurait dû être pensé pour répondre à nos nouveaux modes de consommation ou à ou à la colère non exprimée des consommateurs VO ce que je dire al c'est vrai que c'est pas le ministre de l'Agriculture ça va être la déléguée à la consommation qui va s'occuper en fait de cette question du cheque alimentaire he dont on parle depuis depuis des années qui a jamais été mis en place mais en effet c'est vrai qu'il faut il faut qu'il travaill tous ensemble c'est-à-dire que ça peut pas se raisonner que par le par le ministère de l'agriculture c'est question d'alimentation h et forcément c'est le ministère de l'Environnement le ministère de la Santé la première préoccupation des Français en ce moment c'est leur santé quand ils mangent et je pense qu'on oublie un peu ces ces inquiétudes qu'ont les Français et les inquiétudes restent très fortes et par rapport aux autres Européens on a des inquiétudes très précisesd voudrait pardon vous interrompe on voudrait mieux manger donc vous dites euh veut-on des lois pour aider les Français à mieux manger c'est ça ce que dire faisons comme sur l'électrique comme sur le véhicule électrique on a bien réussi à passer ce cap c'est-à-dire à faire que petit à petit le parc automobile est de plus en plus électrifié en faisant des bonus sur les produits qui vont permettre d'avoir un meilleur modèle agricole et des malus sur ceux qui permettent et donc en effet je pense que le le vrai sujet c'est c'est c'est l'importation de produits alimentaires qui ont pas les mêmes normes et on comprend la colère des agriculteurs c'est à partir du moment et les Chinois le font c'est-à-dire que pourquoi pas faire des barrières des barrières au frontières par rapport à des à des critères de qualité de des qui rentre sur le territoire européen pourquoi on l'a pas fait çaist parce que c'est le le vieux fond libéral de de l'Europe qui s'est qui s'est exprimé c'est la peur de représaill comment vous l'interprétez parce que peut-être l'Europe a souvent raison sur beaucoup de sujets mais raison toute seule et donc ne regarde pas d'autres réalités mondiales et d'autres défenses d'intérêt que certaines puissances dans le monde ont mis en place c'est vrai queil y a sans doute des choses à regarder par rapport à un certain nombre de pays aujourd'hui qui ont pris le pouvoir on parle de la Chine et de l'électrique c'est intéressant le l'analogie que que Pascal fait moi je je je la saisis volontiers parce que finalement qu'est-ce qui se passe c'est que les chinois ils ont bien compris qu'une partie du monde avait besoin de sortir du tout pétrole y compris sur l'automobile donc en fait il y a 10 ans encore l'Allemagne était reine du monde dans l'automobile en production et en export ils sont incapables de prendre le virage de l'électrique symbole d'une Europe en fait qui a de bonnes idées mais qui ne sait pas les passer à échelle et les industrialiser à domicile la Chine sur l'électrique aujourd'hui peut faire demain sur l'agricole et l'alimentaire les produits que les Européens consommeront à plus forte raison si nous n'avons plus d'agriculteur et si nous n'avons plus de production en Europe parce qu'on aura desésarmé j'insiste sur ce point parce que encore une fois le sujet c'est pas que l'Europe demain elle dise Abas la soutenabilité les transitions surtout pas il faut qu'on reste l'Europe en plus on est en démocratie on a une chance inouie et en plus à la différence d'une partie du monde on est en sécurité alimentaire parce que on a des des filets sociaux qui existent et on a pas de problème encore aujourd'hui massif pourquoi j'insiste sur ce point c'est parce qu'on il faudrait pas qu'en l'espace de de TR décennies l'Europe bascule dans un Nant de production agricole un tissu d'insécurité alimentaire et que finalement c'est le reste du monde qui nous vient en aide et qui nous dit ben écoutez on vient en aide mais si vous êtes pas content qu'on vienne en aide on peut ne pas venir en aide mais si vous êtes mis dans le dur tout seul prenez vos responsabilités ouais subventionner donc bonus malus je reprends l'idée subventionner les les les produits finalement les les on va dire qui respecte les les les normes environnementales est-ce que c'est compatible avec l'objectif que nous donnz tout à l'heure de revenir sur le l'entrée de gamme c'est pas des mauvais produits l'entrée de gamme c'est pour ça question c'est c'est c'est pas c'est c'est pas aujourd'hui on sait produire en France et et en Europe en tout cas dans la coopérative dont je suis vice-président on sait produire des poulets sans antibiotiques il est pas question de revenir à ce qu'était la production par exemple de poulet qu'on a connu dans les années 80 ou 90 l'erreur collective que nous avons fait c'est celle probablement de nous orienter exclusivement vers des produits très haut de gamme j'ai parlé un moment de vuonisation de notre alimentation et c'est effectivement à ça que que c'est heurté la question du pouvoir d'achat donc nous devons être en capacité de produire sans doute pas au prix où les Ukrainiens ou sans doute un certain nombre de pays sont capables de produire mais en tout cas à des prix accessibles notamment en collectivité parce que c'est énormément en collectivité en restauration collective que ces importations sont avec nous mais en fait ce que je demande à an pas forcément dire nous ce qu'on veut c'est un cap dites-nous ce que vous attend de nous et quelque part évidemment on veut quand même être dans la cononstruction mais on s'adaptera mais ne nous laissez pas dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui sans orientation claire et avec des produits qui ne respectent pas nos standards et qui viennent envahir les assiettes de nos de nos concitoyens donc nous ce que nous voulons moi je je veux aujourd'hui engager la coopération agricole à être en capacité de répondre à l'alimentation que les Français veulent consommer pour peu qu'on nous en donne les objectifs et les moyens il nous reste moins de minutes concours public à l'agriculture c'est 13 ou 14 milliards d'euros par an si on additionne tout à l'agriculture française est-ce qu'on peut subventionner encore plus sachant qu'il alors c'est pas forcément pardon matiur croiss c'est pas forcément des moyens financiers c'est des moyens en terme de pouvoir mettre en œuvre la production c'est des moyens qui vont nous permettre de pouvoir développer des projets parce qu'aujourd'hui nous avons des règles administratives des délais des recours et cetera parce qu'aujourd'hui nous avons un certain nombre d'interdictions qui ne nous permettent plus de produit parce que nous avons une controverse permanente avec la société c'est ça les moyens les moyens financiers les agriculteurs ne veulent pas vivre de subvention les agriculteurs sont comme tout le monde ve vivre du fruit de leur travail pour peu qu'on leur donne les moyens de travailler mais est-ce que ça fait pas des décennies que finalement le pli a été pris de de d'être à ce point dépendant des subventions j'entends hein vous nous dites on veut pas ça mais c'est la réalité depuis française européenne depuis si je peux me permettre parce que encore une fois on met une pression d'enfer aux agriculteur hein ils doivent nous nourrir ils doivent sauver la planète ils doivent faire plein de choses bon pourquoi pas après tout c'est vra qui sont corvébles à merci si on va Alexer le grand gagnant des subventions agricoles je parle sous le contrôle de Pascal c'est le consommateur consommateur depuis 50 ans en Europe le citoyen européen il a une alimentation disponible tout le temps de moins en moins cher de plus en plus durable parce que les critères ont augmenté des attentes de santé qui font que les mesures tout n'est pas parfait mais le grand gagnant c'est le consommateur qui paye pas aujourd'hui sa nourriture européenne au juste prix ça c'est la réalité français qui ont du mal à boucl de regarder est g c'est là mais c'est là où nous devons faire un travail de ciblage pour aider précisément les plus précaires et en même temps de bien faire comprendre qu'une alimentation madeine Europe ça a un prix si on n'est pas clair là-dessus on pourra faire tous les débats sur la transition écologique on sera pas honnête vis-à-vis du fait que la transition écologique c'est un coup on termine là-dessus merci beaucoup merci à tous d'avoir participer à à ce débat jeis rappelé le titre de vos livres Sébastien bis veut-on nourir le monde c'est aux édition Armand Collin et puis le le Déméter 2024 mondes agricoles cultiver la paix en temps de guerre merci à toutes et à tous de votre fidélité je vous donne rendez-vous demain 18h 22h pour un nouveau sens public et noter que l'invité Doriane mansini dans la matinale de Public Sénat ce sera Carole delgard la présidente socialiste de la région Occitanie belle soiréeci
Annie Genevard