Nicolas Dupont-Aignan invité du journal de France Culture
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:53OuverteÉludée
Est-ce que vous acceptez les excuses de Jean-Christophe Cambadélis ?
- 3:41OuverteRéponse directe
Pourquoi croyez-vous que vous allez être élu l'an prochain président de la République ?
- 4:43OuverteRéponse partielle
Debout la France, 16e partie de France en 6 ans. Mais avec une année de plus, est-ce que vous allez passer de la 16e à la première classe ?
- 6:04RelanceRéponse partielle
Mais comment vous allez faire politiquement pour transformer à vous seul l'Europe ?
- 6:47RelanceRéponse partielle
Mais comment vous allez faire politiquement pour transformer à vous seul l'Europe ?
- 7:49OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez là-dessus aussi des idées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:43Invité politiqueFait
« On a tellement parlé de cette déchéance de nationalité. Il fallait voter vite et bien. Le président n'a pas de majorité sur ce point. »
- 1:52Invité politiqueFait
« Ce que je regrette, c'est que c'est un écran de fumée parce que les points essentiels pour lutter contre le terrorisme ont disparu du débat public. »
- 2:21Invité politiqueChiffre
« J'ai repris le compte, il y a 42 milliards de budget pour la défense nationale et les forces de police. 32 milliards pour la défense, 12 milliards pour la force de police. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Non, ils ont gouverné, c'est eux, ils sont autant responsables que les socialistes. »
- 4:55Invité politiqueChiffre
« 75% des Français ne veulent pas voir revenir François Hollande. 75% ne veulent pas voir revenir Nicolas Sarkozy. »
- 5:15Invité politiqueFait
« Nous sommes le seul pays au monde, le seul, qui recycle des gens qui ont fait exploser la dette. »
- 5:30Invité politiqueFait
« Cette Europe est morte. Schengen s'effondre, on le voit là, il faut renégocier les traités. »
- 5:42Invité politiqueChiffre
« En 2005, le peuple français a voté à 55% pour une remise en cause de cette mauvaise Europe. »
- 6:55Invité politiqueFait
« Je suis le seul candidat à la présidentielle de 2012, le seul, à avoir proposé un plan de développement pour l'Afrique. »
- 9:02Invité politiqueFait
« Ils vont réduire, là, une loi qui va passer le 5 avril, j'espère qu'elle ne passera pas, qui supprime l'égalité de temps de parole pendant la présidentielle. »
- 9:45Invité politiqueChiffre
« Il y a 25 millions d'abstentionnistes. 5 millions qui ne sont même plus inscrits et 20 millions d'abstentionnistes. »
- 10:14Invité politiqueChiffre
« Quand 40% des Français votent Front National dans une région comme le Nord-Pas-de-Calais, quand c'est le premier parti des ouvriers français. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan65 %
- Présentateur15 %
- ?9 %
- Invité7 %
- Invité 24 %
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Il
est 12h30, passé de 30 secondes. On retrouve tout de suite Antoine Mercier pour les informations. Bonjour Antoine. Bonjour Caroline, bonjour à tous. François Hollande clôt la révision constitutionnelle.
Le
chef de l'État vient d'annoncer qu'il renonce à convoquer le Congrès pour y inscrire l'état d'urgence et la déchéance de nationalité. Précision dans un instant de Frédéric Seyss, analyse de Stéphane Robert. François Hollande jette donc l'éponge. Il annonce qu'il renonce à convoquer le Congrès pour réviser la Constitution en raison de
l
'impossibilité de mettre d'accord les deux chambres sur la question notamment de la déchéance de nationalité. François Hollande, il y a quelques minutes à l'Elysée.
Après les terribles attentats
du
13 novembre,
je
m'étais adressé au Congrès à Versailles.
Je
l'avais fait
en
appelant à un dépassement des frontières partisanes.
Je
l'avais fait pour rassembler les Français.
Je
constate aujourd'hui
que
l'Assemblée nationale et le Sénat ne sont pas parvenus
à
se mettre d'accord sur un même texte.
Je
constate aussi
qu
'une partie de l'opposition est hostile à toute révision constitutionnelle
qu
'elle porte sur l'état d'urgence
ou
même
sur
l'indépendance de la magistrature.
Je
déplore profondément cette attitude.
Aussi,
j'ai décidé,
après
m'être entretenu avec les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat,
de
clore le débat constitutionnel.
Salut
notre invité Nicolas Dupont-Aignan qui a sûrement un avis sur ce qui se passe pour François Hollande.
On
a tellement parlé de cette déchéance de nationalité. Il fallait voter vite et bien. Le président n'a pas de majorité
sur
ce point. Parallèlement, ce que je regrette, c'est que c'est un écran de fumée parce que les points essentiels pour lutter contre le terrorisme ont disparu du débat public. Je pense au contrôle des frontières. Je pense à l'arrestation préventive des djihadistes, au retour de Syrie qui n
'est
toujours pas faite. Je pense aux moyens de la police et de
l
'armée qui
sont dérisoires. C'est plus
urgent que la déchéance de nationalité.
Bien
évidemment. Quand vous voyez l'épuisement des forces sentinelles, quand vous voyez que le président se gargarise là,
à
l'instant, d'avoir donné un milliard de plus pour les forces de police, j'ai repris le compte, il y a 42 milliards de budget pour la défense nationale et les forces de police. 32 milliards pour la défense, 12 milliards pour la force de police. Il a donné 2,5% en plus. C'est complètement dérisoire par rapport au défi qui est devant nous. Je vous rappelle que le précédent gouvernement avait supprimé 55 000 postes de forces de l'ordre et de défense nationale et François Hollande, 22 000. Donc si vous voulez,
ce
que vont retenir les Français, ce n
'est
pas la question de la déchéance, la droite, la gauche, tout le monde s'en fiche. Ce qu'ils vont retenir, c'est que nous avons des dirigeants qui parlent et qui n'agissent pas.
Alors, est-ce que vous acceptez les excuses de Jean-Christophe Cambadélis ?
Oui, on s'en fiche de ces excuses, mais personne
ne sait qui est M. Cambadélis. Donc je veux dire, s'il servait à quelque chose, ça se saurait. Vraiment, tout ça est dérisoire. Mais attendez, le pays est en danger, on risque demain matin un nouvel attentat. Il y a 250 djihadis sur notre sol qui ne sont pas arrêtés, qui sont en liberté.
Mais
qu'est-ce qu'attend le gouvernement ? Donc maintenant, qu'on arrête de se bagarrer sur un concept qui pouvait être utile, mais qui malheureusement n'a pas abouti, et qu'on passe aux actes. C'est tout ce que je demande, des actes. Et les forces de police, de gendarmerie, des forces armées qui combattent au Mali, attendent des actes maintenant.
Nicolas Dupont-Aignan, vous restez avec nous pour la suite de cette édition. Notre invité, Nicolas Dupont-Aignan, avec évidemment votre candidature pour l'élection présidentielle. Pourquoi croyez-vous que vous allez être élu l'an prochain président de la République ?
Parce que je crois que les Français n'en peuvent plus,
d
'une classe politique incapable,
qui
depuis 20 ans
ne
traite pas les problèmes du pays, a amené le désordre et les injustices sociales.
Parce
que la seule alternative qu'on nous présente, c'est celle du Front National.
Les
Français veulent protester
avec le Front National. Il y a aussi quand même les
Républicains.
Non, ils ont gouverné, c'est eux, ils sont autant responsables que les socialistes. Le Front National, on peut protester avec lui, mais on l'a vu à chaque scrutin, les Français ne veulent pas confier les clés de la maison au Front National. Parce que d'abord, quel Front National, quels excès, etc. Moi, je propose un patriotisme, ce que j'appelle de bon sens, gaulliste, républicain,
qui
je crois manque dans notre pays. Et je me bats avec tous mes amis de Debout la France. Nous progressons à chaque élection et je suis absolument convaincu que les Français attendent une autre politique. Cette autre politique, je la présente, libre à eux après, de décider. Mais c'est la base d'une démocratie que d'avoir le droit de se présenter, de présenter une autre voie. Et c'est ce que je fais.
Alors, vous dites dans un papier que vous m'avez donné tout à l'heure, Debout la France, 16e partie de France en 6 ans. Mais avec une année de plus, est-ce que vous allez passer de
la 16e à la première classe ?
L'histoire de France n'est pas une photographie. Et 75% des Français ne veulent pas voir revenir François Hollande. 75% ne veulent pas voir revenir Nicolas Sarkozy. Et vous avez les deux tiers des Français qui ne veulent pas confier la France au FN. Qu'est-ce qu'on fait ? On va se coucher, on arrête tout. Mais il ne me reste pas que moi, M. Mélenchon est candidat et d'autres. Mais on a encore le droit, peut-être en France, d'être en démocratie. Nous sommes le seul pays au monde, le seul, qui recycle des gens qui ont fait exploser la dette. Un peu de justice,
de
l'ordre et de la justice, je remarque que ni les républicains ni les socialistes sont capables.
Ça, ça sera hors
de l'Europe alors
?
Avec une autre Europe ? Cette Europe est morte. Schengen s'effondre, on le voit là, il faut renégocier les traités. Il faut bâtir une Europe qui nous serve, qui serve les peuples. Je
vous rappelle qu'en 2005,
le peuple français
a
voté à 55% pour une remise en cause de cette mauvaise Europe. On l'a enfermée en lui faisant croire que nous étions des mauvais Européens. On voit le fiasco intégral. Ça veut bien dire qu'on peut construire autre chose. Des coopérations à 5, 6 pays, des coopérations scientifiques,
industrielles. Tout est possible,
M. Dupont
-Dion. Il faut le proposer aux Français. Mais comment vous
allez faire politiquement pour
transformer à vous seul l'Europe
? Mais pas moi seul. Il y
a
un million de Français un peu moins qui
votent pour moi régulièrement.
Mais c'est le rôle d'une compétition électorale. Sinon, on ferme la boutique. Il n
'y a
plus d'élections.
Déjà, François
Hollande voulait déjà changer les traités. Bon, vous voyez qu'il n'y
a
pas
vraiment
réussi. Mais parce qu'il s'est couché. Et c'est pour ça que les Français n'en veulent plus.
Parce
que nous avons une caste politique qui est obéie à une oligarchie. Le traité transatlantique est en train d'être signé, préparé. L'Europe a signé un accord avec la Turquie qui supprime les visas pour 80 millions de Turcs. Avec des problèmes migratoires considérables. Quelle politique vis-à-vis de l'Afrique pour stabiliser les populations ? Quel développement commercial
?
Rien. On n'aborde jamais aucun des sujets fondamentaux du pays. Quelle politique
par rapport à la question des
migrants
?
Eh bien, rétablir les contrôles aux frontières nationales, de vraies frontières nationales, préparer une vraie politique de développement en Afrique. Je suis le seul candidat à la présidentielle de 2012, le seul, à avoir proposé un plan de développement pour l'Afrique.
Des
accords préférentiels commerciaux. Est-ce qu'un jour dans la vie politique française, on peut raisonner au-delà des huit prochains jours ? Est-ce qu'on peut
proposer
de vrais projets politiques ? J'ai écrit un livre là-dessus, vous pouvez le citer, France lève-toi et marche, c'est Fayard, je le fais moi-même. Voilà. Qui propose des solutions nouvelles. Parce que si vous voulez rester avec le tripartisme
qui
va nous conduire au désastre français,
c
'est simple le tripartisme, c
'est
ce qu'on a vu dans le Nord-Pas-de-Calais ou en PACA. Les deux derniers partis qui ont gouverné la France depuis 20 ans ne se maintiennent au pouvoir que par la peur du Front National, jusqu'au jour
où
il y aura une catastrophe. Je veux autre chose pour mon pays, je suis gaulliste, républicain, c'est mon devoir de le faire.
Alors on va recevoir tout à l'heure Rachid Benzine et Christian Delorme pour leur livre La République, l'Église et l'Islam, comment faire France ensemble ? Est-ce que vous avez là-dessus aussi des idées ?
Oui, on fera France ensemble quand l'ordre sera respecté dans nos banlieues et que les petits voyous seront en prison. On fera France ensemble quand il y aura un peu plus de justice et d'emploi, voilà pourquoi je propose un programme de relance économique. On fera France ensemble quand l'instruction publique, l'école de la République
sera
exigeante, sera celle de l'effort, du mérite, de la récompense, mais de l'effort aussi. C'est l'idéal républicain. Moi je crois en la République, mais pas la République oligarchique.
La
République qui est exigeante. Voilà, après c'est un choix politique, chacun défend ses idées.
Un tout petit mot, Rachid Benzine, vous votez Dupont-Aignan
sur
ce point ?
Ne le gênez pas
!
Non,
je pense que c'est aujourd'hui très difficile d'avoir un projet politique qui puisse réunir l'ensemble des Français en contexte de mondialisation. Et que la manière dont on pratique la politique en France ne va pas, mais que ça, on a affaire à un vrai, je dirais, difficile d'histoire, de représentativité et de politique. Et que, par contre, la manière dont on va faire France ensemble, j'ai un peu du mal.
Mais, pardonnez-moi, pourquoi ça ne va pas ? C'est parce qu'on considère que le jeu est fermé. Je ne parle pas de moi seulement. D'ailleurs, vous savez qu'ils vont réduire, là, une loi qui va passer le 5 avril, j'espère qu'elle ne passera pas, qui supprime l'égalité de temps de parole pendant la présidentielle. 5 semaines sur 5 ans, ils ne le supportent même plus. Ils veulent nous enfermer dans ce face-à-face avec le Front National. C'est criminel pour la France. Et donc, il est normal qu'on ouvre le jeu. Nous sommes le seul pays au monde qui n'ouvre pas le jeu. Et c'est votre responsabilité de journaliste. Et je vous remercie de m'inviter.
Une question, dernière question.
Petite question, oui,
ce n'est pas notre
première candidature à
la présidentielle. Vous avez un
discours relativement constant.
Pourquoi ça marcherait mieux aujourd'hui ? Parce qu'il faut se faire connaître, surtout dans un pays fermé où une oligarchie domine tout. Et
on progresse.
Tous les jours, on progresse. Et il y a bien un moment où les Français vont se réveiller. Il y a 25 millions d'abstentionnistes. 5 millions qui ne
sont
même plus inscrits et 20 millions d'abstentionnistes. Je m'adresse à ces 20 millions d'abstentionnistes. Je leur dis maintenant, prenez votre destin en main, réveillez-vous. Et je peux vous dire que la situation a changé. Et que ce que je disais il y a quelques années, certains souriaient. Aujourd'hui, ils volent des frontières. 80% des Français volent leur établissement des frontières nationales. Ça, c'est un changement.
Vous dites, je serai là au moment où tout cristallisera. C'est un peu une parole prophétique. Non, ce n
'est
pas prophétique.
Ça veut dire
quoi ? Tout cristallisera. Qu'est-ce qui va cristalliser ?
Mais
vous voyez bien que nos concitoyens...
En quelques mots.
Mais quand 40% des Français votent Front National dans une région comme le Nord-Pas-de-Calais, quand c'est le premier parti des ouvriers français, et quand la classe politique socialiste, oligarchique, fait la loi El Khomri, qui va fragiliser encore plus les salariés, moi je veux une autre justice sociale.
Les
Français vont se révolter. Ils ne
vont
pas subir la misère éternellement. Eh bien, il est normal que l'on puisse être là pour leur proposer une voie. Après, libre à eux de la choisir ou pas. Mais ne les enfermons pas dans un système politique
où
rien n'est jamais possible.
France, lève-toi et marche, c'est ça ?
Exactement. Et il y a des
propositions très concrètes.
Merci
beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'avoir accepté notre invitation.
Nicolas Dupont-Aignan