"LFI et Mélenchon jouent avec le feu" : Henri Vernet sur l'idée d'interdire LFI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:28OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous êtes certain de la bonne foi de votre source ?
- 2:13FerméeRéponse directe
Avez-vous un document ou un ordre écrit prouvant ces consignes ?
- 3:41OuverteRéponse directe
Cette information était-elle prévisible lors de votre enquête ?
- 5:04OuverteRéponse partielle
Le gouvernement dément. Qui croire ?
- 5:48FerméeRéponse directe
Les RG enquêtaient-ils encore sur les partis politiques ?
- 7:12OuverteRéponse directe
Un haut gradé des renseignements dénonce des consignes. Que faire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:04Fait
« Le gouvernement dément. »
- 6:30Fait
« Il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions. »
Temps de parole
- ?100 %
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politiquement, il y a une bombe aujourd'hui qui est explosée en France, c'est l'article de Mediapart qui met en cause le gouvernement qui aurait voulu faire endosser à LI responsabilités des événements qui se sont produits ces derniers jours. Alors, on va en parler longuement avec d'abord David Pérotin qui est en ligne avec nous. David Pérotin, bonsoir, merci d'être avec nous. Vous êtes journaliste au pôle enquête de Média Part et vous allez nous expliquer bien comment vous êtes arrivé à ces conclusions et comment vos sources vous ont parlé. euh sur le plateau Henri Bernet restait euh éditorialiste politique à à France info parce qu'il y a beaucoup de choses à analyser au point de vue politique et en face de vous Mathieu Hog, bonsoir politologue secrétaire général du ting
tank le millénaire dont on rappelle que c'est un tingk gauliste. Donc finalement assez opposé à la ligne politique de Media Part parce que l'angle de médiia part son article est étayé par les déclarations d'un commissaire du renseignement qui est cité de manière anonyme. En tout cas, ces révélations, elles ont bouleversé la séance des questions gouvernement avec des échanges particulièrement tendus entre les députés de la France insoumis et les principaux ministres. Le somum, le paroxisme étant atteint lors de cet échange, Mathilde Panotu, Sébastien Lecornu, particulièrement tendu. Vous êtes dangereux pour la démocratie. Vous ne gouvernez pas. Vous vous contentez de durer quand on a plus rien à dire au pays. Quand il ne vous reste que la répression, c'est le signe qu'il faut partir.
Votre agenda politique d'installer la violence et le chaos dans le pays est bel et bien là. Donc oui, vous avez effectivement choisi votre camp, madame la présidente Pano, c'est le camp de la honte et nous vous combattons. Bonsoir David Pérotin. L'enquête de médiia part publiée hier est particulièrement explosive. un commissaire du renseignement territorial, vous aurez affirmé que sa hiérarchie lui aurait demandé d'imputer à LFI la responsabilité du mouvement du 17 octobre. Alors, le ministère de l'intérieur d'aim avoir donné cette consigne, mais vous, est-ce que vous êtes certain de la bonne foi de votre source ? Est-ce que vous avez un document, un ordre écrit, quelque chose qui prouverait qu'on vous a dit la vérité ? Alors oui et euh du coup, je suis obligé
de faire une précision importante euh qui euh crédibilise davantage, j'ai envie de dire, les informations révélées par Mediaapart, c'est qu'il s'agit pas d'un témoignage euh d'un agent auprès de Mediaapart, il s'agit d'échanges écrits euh notamment d'un commissaire, donc d'un haut gradé du renseignement qui écrit à d'autres commissaires et à d'autres policiers euh que on lui a demandé de décrire que derrière le mouvement du 17 octobre et des violences Euh c'était elle donc c'est pas un témoignage qu'on a pris comme ça. On lui a demandé qui lui a demandé un supérieur dans la police ou carrément le cabinet d'un ministre ? Ça on n pas cette précision. C'estàd qu'en gros on sait que lui se plaint et décrit le fait que on lui a demandé
d'écrire quel était derrière. Donc on suppose que c'est sa hiérarchie. Est-ce que c'est sa hiérarchie directe ou est-ce que ça remonte jusqu'à un cabinet du ministre ? Ça, on n pas cette précision pour vous. euh vous faites confiance à votre source puisque comme on l'a compris, c'est pas une source à vous mais c'est une source qui s'exprime dans le cadre d'un document qui partage avec quelques-uns de ces homologues. Euh euh c'est vous aviez senti venir cette information, c'estàdire quand vous êtes mis à enquêter là-dessus, c'est parce que vous sentiez que il y avait une volonté politique ? Euh enfin alors nous on étaille dans notre article le fait que effectivement il y a une volonté politique
d'incriminer directement lesf et de de leur reprocher d'être derrière les violences du 17 octobre. Euh on l'étaille parce que on a aussi des confidences de haut gradé policiers de préfet et de maire qui fustigent ces accusations-là et qui expliquent que euh c'est pour masquer en fait le l'échec du gouvernement. Mais là, là où j'insiste, c'est que euh nous ce qu'on révèle, c'est des documents, c'est-à-dire qu'en gros, c'est des conversations et notamment ce message du commissaire euh de des renseignements qui euh déplore auprès de ses collègues euh que on lui a demandé d'écrire que c'était Fidaria. Et d'ailleurs, un élément important, c'est que dans cet échange qu'on a pu euh consulter et authentifier, euh il n'est pas démenti par ses collègues euh de
policiers ou du renseignement. Personne ne dit "Non, tu racontes n'importe quoi, on t'a pas demandé d'écrire à la fille." Euh donc c'est pour ça qu'il n'y a pas de il n'y a pas tellement de discussion sur l'authenticité des éléments qu'on révèle. Il n'empêche que ce soir le gouvernement lui dément. Le gouvernement dément. Nous on ne dit pas que la consigne a été suivie. On ne dit pas que il faudrait savoir et je pense que d'où l'intérêt de cette commission d'enquête parce que je pense que ça va être un élément central de cette commission euh de de questionner à la fois les membres du gouvernement et les peut-être les agents de des renseignements de savoir qu'est-ce qu'il en a été de cette consigne, est-ce qu'elle a été suivie ? Est-ce que des notes des renseignements incriminent à
tort LFI derrière les violences du 17 octobre ? Nous ce qu'on révèle c'est ce ces éléments écrits d'un haut gradé du renseignement qui se plaint et qui regrette qu'on lui d'avoir eu pour consigne d'incriminer à tort lfi. Vous restez avec nous David Potin Henry Vern qu'on comprenne bien. Pourtant théoriquement Sébastien Lecnu a encore dit cet après-midi depuis 1990 les renseignements ne travaillent plus sur les partis politiques. Alors on croit qui ? Bah il y a là, il y a les faits qui sont révélés par Mediapart. A priori Media Part en général quand ils avancent des dossiers, quand ils avancent des enquêtes, en général, ils sont plutôt confirmés par la suite parce que ils ont le matériel, j'allais dire les c'est c'est c'est plutôt du solide. Néanmoins,
ce que dit le ministre, a priori c'est quand même une réalité. C'està-dire que les bons vieux RG qui allaient très loin dans l'intimité qui enquêtait auprès des politiques, y compris dans l'optique de monter des dossiers, c'est-à-dire de les déstabiliser, de les fragiliser. Bah normalement non. Et on peut quand même espérer que ce soit plus le cas parce que c'est quand même on va écouter Sébastien des barouseries des années 60 70 normalement c'est terminé, ça n'existe plus. Sébastien le cornu [raclement de gorge] qui n'a pas fonctionné. Plusieurs évidences. La première, la capacité de notre enseignement à tout voir. Je dis bien tout voir. Notre enseignement a vu beaucoup de choses mais pas tout. Ce qui vient encore créer une oprobe et une nouvelle infamie par les députés de la
France insoumise en laissant à penser que la police de la République se livre a du renseignement politique. C'est faux. C'est faux depuis les années 90 et vous le savez très bien. Donc il n''est pas besoin là aussi de mentir et de faire circuler de fausses information et comme le ministre de l'intérieur l'a dit, il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions. David Potin, le premier ministre dit "C'est une infamie que de faire croire que le gouvernement travaille sur les partis politiques." Euh là où moi j'ai j'ai une difficulté, c'est que c'est pas Mediapart qui accuse ou même LFI qui accuse le gouvernement. C'est un membre de ces des services de
renseignement qui tient ces accusations. Donc euh moi tout ce que je peux dire aujourd'hui euh et évidemment que on va travailler dessus, essayer de euh de de déayer au maximum tout ça, mais euh à partir du moment où vous avez un haut gradé des renseignements euh qui dénonce le fait d'avoir eu des consignes, la question c'est de savoir si ces consignes ont eu lieu, ont été données. Donc un simple démenti ministériel puisque nous dans l'article de Médiart, on les a interrogé. On a interrogé le ministère de l'intérieur qui a simplement dit pas de commentaire et après qui a démenti ces informations sans plus d'éléments. Moi, j'ai la même interrogation que vous. Est-ce que ces consignes ont été données comment ? Et est-ce qu'elles ont été suivies ? Je pense que notamment la commission
d'enquête pourra apporter plus d'éléments. C'est difficile pour un gouvernement de démentir que quelqu'un a pu avoir l'impression qu'on lui qu'on qu'on le presse tant qu'on ne sait pas qui est ce quelqu'un qui presse. Vous savez, il y a justement ce que ce que le et c'est d'ailleurs pour ça qu'on s'est pas contenté de ce ce ces éléments écrits de ce ce haut au gradé du renseignement. L'article qu'on qu'on révèle euh donne à voir aussi euh toute donne en tout cas on a interrogé d'autres gradés policiers, des préfets comme je l'ai dit euh et on a récupéré une note du 15 octobre des renseignements territoriaux qui évoquent justement euh la France insoumise comme possiblement responsable de futures violences puisque là on est en amont du
du 17 octobre. Nous ce qu'on ce qu'on ce qu'on révèle c'est que euh il y a pas d'élément dans cette note qui accroche LFI euh précisément. C'est-à-dire que en gros, comme toutes les notes, elle évoquent la le l'ultra gauche euh avec euh un une base de 5000 membres. Ça c'est un chiffre qui euh qui est stable et qu'on retrouve dans beaucoup de manifestation reconnu dans beaucoup de de brochures. Exactement. Euh et euh on a une des personnalités politiques citées, ce qui je tiens à le souligner est très rare pour des notes des renseignements. Euh mais sur la simple base de veille en source ouverte, c'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon est cité dans cette note parce que il a expliqué sur son site internet qu'il allait se rendre à cette manifestation. Marine Tonelieu est
cité parce que sur BFM TV, elle a expliqué qu'elle se rendrait à cette manifestation dans un intitulé qui est ou qui est décrit comme politisation renforcée de du mouvement. Ça ça questionne beaucoup de de haut gradé qu'on a interrogé et il y a des policiers en colère, des haut-gradés encore une fois qui disent "Mais ça suffit de vouloir absolument bâcher LFI et c'est pas Mediapart qui le dit, je cite ces policiers puisqu'ils disent en fait on ne peut pas euh politiser un échec de cette de cette manière et eux précisment mett en cause Mathieu HFI bouqumiss facile du gouvernement. Bah en effet, alors il y a plusieurs points déjà peut-être pour répondre sur le fond, c'est que moi je pense pas que cette affaire-là puisse être un problème
entre guillemets pour le gouvernement pour deux raisons et ça pour deux raisons. La première c'est que sur la partie du fond de ce que je comprends la le les les faits rapportés par Media Part que je ne conteste nullement parce que comme vous l'avez dit c'est souvent très très solide ce que sort Média part en revanche ne repose que sur un un seul message finalement d'un seul commissaire. Oui, mais entendu effectivement n'a pas été débanti dans mais donc mais donc effectivement et tant qu'on a pas le donneur d'ordre non plus et qu'on a pas on peut pas le le rattacher au cabinet du gouver au cabinet ministériel ou un ou un ministre directement, c'est compliqué de mettre en cause le gouvernement là-dessus directement. Je parle vraiment bien directement. Ensuite, sur le plan
politique maintenant, la deuxième raison qui me fait dire que ça ne sera pas une affaire pour le gouvernement, c'est qu'en fait d'un point de vue politique, le premier ministre a été très clair, le ministre de l'intérieur a été très clair. Ils associent déjà implicitement et explicitement la France insoumise à une forme de soutien moral ou une forme de non condamnation moral des de la casse je parle de la casse et notamment de l'interv policiers au renseignements généraux de chercher particulièrement dans cette direction sur le fond sur le fond si le gouvernement est effectivement à l'initiative met en quelque sorte met en en marche sa machine administrative contre un parti politique c'est effectivement très grave ce que l'on peut constater aujourd'hui à
partir de ce que produit Media Part que je ne conteste pas sur le fond, c'est que ce n'est pas cela. Donc aujourd'hui la le c'est pour ça que je pense que l'affaire ne fera pas chuter le gouvernement ou ne sera pas au cœur de la commission d'enquête. Ce que font souvent les renseignements généraux, c'est qu'il travaillent à partir d'un faisceau d'indice notamment à porté de l'ultra gauche et comme on connaît une porosité entre des personnalités de la France insoumise et des personnalités de l'ultra gauche, mais ça c'est encore un autre sujet. Henri Vernet, ça ne coûtera rien au gouvernement. Bah, ça c'est difficile à dire pour l'instant parce que si vraiment on met en évidence une machination, c'est-à-dire une une vaste manipulation parce que là on se demande en réalité
d'où ça vient, est-ce que c'est peut-être l'initiative un peu un peu trop de zel et de zel vraiment dans le mauvais sens de quelqu'un d'assez élevé dans la hiérarchie, néanmoins pas directement lié ni à un cabinet ministériel et encore moins au ministre direct dans les hiérarchie polici absolument des renseignements territoriaux vraiment dans la machine des renseignements. Si c'est donc une initiative, j'allais dire un peu non pas personnelle parce que visiblement c'est partagé, il y a des échanges de voilà et bien ce serait une énorme maladresse. Ce serait quand même la résurgence disons de vieille mentalité et c'est bon et c'est c'est même vraiment mal venu et bon mais explosif évidemment dans un tel dans un tel contexte mais vous avez raison dans ce
cas-là le gouvernement pourrait ça lui pourrait s'en sortir j'allais dire sans sans sans trop de casse. Maintenant, si le contraire finit par s'avérer, bah oui, là c'est un problème. Mais là où je pense, moi aussi je suis un peu comme vous, j'en doute un peu parce que en réalité cette accusation frontale [grognement] de de Sébastien Lecnu vis-à-vis de LFI et singulièrement de Jean-Luc Mélon, elle remonte en réalité presque au début du moment lycéen. Rappelez-vous quand il a accusé LFI. D'ailleurs, c'était déjà Mathilde Panot, c'était déjà le théâtre qui est le théâtre favori de Sébastien Lecnu. Il s'exprime pas tellement dans les médias, même rarement jamais en direct, mais le théâtre de l'Assemblée. Voilà. Et donc, il y avait eu cet affrontement avec Mathilde Panot où il avait accusé à
travers elle Jean-Luc Mélenchon de bordéliser le pays, ce qui était quand même bon. Donc ça c'est sa conviction et en effet tout il concours et puis Jean-Luc Mélenchon lui-même ne se prive jamais d'une certaine ambigué. On va questionner David Perottin sur ce point précis parce que médiia part est souvent très critique envers le gouvernement, envers Emmanuel Macron et globalement pas défavorable, on va dire, à la France insoumise. Est-ce que vous considérez que Jean-Luc Mélenchon n'a finalement aucune responsabilité dans le climat de tension ? Je suis pas sûr que avec les révélations qu'on a pu faire notamment sur ces comptes de campagne, on soit pas totalement défavorable à la France insoumise, mais c'est notre affaire. Non, là où euh moi je voudrais un peu
moi les considérations politiques de savoir si le gouvernement ou pas euh ça peut lui coûter, ça ça importe peu parce que nous enfin voilà euh nous c'est une enquête je me je m'en tiens au factuel. Là où je voudrais quand même dissocier deux choses, c'est que euh la bataille politique qu'il y a entre LFI et le gouvernement par exemple depuis le mouvement lycéen et le fait de leur reprocher d'être présent sur les barrages, de les accuser de mettre de l'huile sur le feu, c'est une autre question. Nous ce qu'on révèle c'est pas euh de de demander à des services de dire qu'ils mettent de l'huile sur le feu. C'est euh un policier des renseignements qui explique qu'on lui demande de dire que la France insoumise est derrière les violences, donc les pillages, les incendies de bâtiments
publics, le [grognement] 17 octobre dans toute la France et le 18 à Paris, c'est pas la même chose que d'être responsable d'un mouvement et de à la marge ces débordements. Donc moi là où je serais moins catégorique que que le plateau, c'est que si il est avéré et je je je fais bien la part des choses entre les éléments de ce au gradé des renseignements et la réalité qui suivra. Si c'est avéré, c'est gravissime dans dans en démocratie que de falsifier un rapport des renseignements pour incriminer un parti politique et en l'occurrence son opposant politique. Euh la simple élément que je peux dire, c'est que les éléments qu'on a révélé euh les messages euh posent des
questions très importantes et à mon avis le la simple contestation à l'Assemblée nationale de dire non c'est faux, circuler, il y a rien à voir. Je pense que ça cela ne suffit pas. quand vous avez des témoignages policiers et quand vous avez des écrits des propres services de renseignement qui qui émettent de telles euh révélation et accusation qu'on comprenne bien, on on c'est pas une surprise. On entend parfois des responsables, je pense à Raphaël Arnaud faire la promotion d'action violente. Il l'a eu, il l'a dit et il l'a assumé. Finalement, est-ce que c'est complètement sur le fond choquant d'entendre ça ? Oui, c'est choquant pour vous parce que ça montre une démarche. C'est ça en en la phrase exacte de de ce haut
gradé du renseignement, c'est on me demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de l'avis des renseignements territoriaux. Donc mais la jeune garde pardon mais la jeune garde Raphaël Arnaud sont quand même plus proches de LFI. Il est même député, il siège sur le banc des LFI, on est d'accord. Moi, mais moi je suis je m'en tiens au factuel. Si vous vous avez des éléments qui Si vous vous avez des éléments qui mettent en cause Raphaël Arnaud le 17 octobre derrière un incendie ou un pillage, alors c'est tout à fait normal que c'est pas ce que je vous dis. Ce que je vous dis ce que je vous dis c'est qu' il a plusieurs fois dit qu'il comprenait les actions violentes. Encore une fois nous ce qu'on révèle
c'est l'imputation directe de violence. C'est-à-dire que les renseignements disent qu'on leur a demandé d'écrire, ce commissaire dit qu'on lui a demandé d'écrire, qu'ils étaient responsables des violences du mouvement du 17. C'est pas la même chose que de reprocher à un parti politique ou à des élus ou à des membres étiquetés, ultra gauche ou que sais-je, de d'alimenter ou de cautionner des violences. Là, on est dans un dans une imputation directe. On comprend bien, on comprend bien votre le le le centre, le cœur de votre enquête. Euh Mathieu euh OAC euh il n'empêche qu'effectivement ce document euh mettrait en cause une partialité de l'État. On comprend les ce que dit David Pérotin. C'est la partialité de l'État
qui est montré du doigt à ce moment-là. Oui, en effet, c'est de dire qu'effectivement le le gouvernement ou l'administration, si ce n'est pas le gouvernement qui a l'initiative du donneur d'ordre, puisque de ce que je comprends, Médiapart ne sait pas aujourd'hui qui est à l'initiative de euh ce de ce de cette consigne finalement qui euh on ne sait même pas si elle est généralisée non plus. Si c'était le gouvernement, alors effectivement c'est le gouvernement qui met en en puissance une machine administrative contre un parti politique, ce qui là est effectivement gravissime. Ensuite, tout à l'heure, peut-être vous me parliez de bou du bouquet ministère de la France insoumise. Ça peut aussi se comprendre parce qu'il y a aussi un narratif que cherche à imposer le gouvernement et en
réalité le même de droite. Regardez Bruno Raill et maintenant même Gérard disent potentiellement on peut réfléchir à interdire FI sur quelle base en fait avant de répondre à à la sur la base c'est que aujourd'hui vous avez une convergence [raclement de gorge] politique entre beaucoup de partis qui ont tous intérêt à taper sur la France insoumise le Rassemblant national parce que ça lui permet de se dédiaboliser en transmettant vo les déclarations de Gérard. Je vous propose qu'on les lise une fois et et je vous rends la parole après. Nous avons pu dissoudre Génération identitaire et la jeune garde et lesfi est un parti politique qui concourt à l'expression de la nation. Je l'entends mais il tient une grande part de responsabilité dans le discours de haine. Je pense que la question
peut-être posée. Gérard Larchet 2è personnage de l'État. Exactement. président du Sénat. Donc effectivement au niveau donc du bloc central et des républicains pour en tout cas pour les républicains, il y a tout intérêt à entre guillemets taper sur la France insoumise parce que c'est le parti qui est aux antipodes du discours des Républicains sur tous les sujets. C'est-à-dire qu'il y a aucune porosité politique ou programmatique entre la France insoumise et les Républicains. Alors que par exemple sur le budget, le R national et la France insoumise peuvent être assez peuvent être proche sur certains sujets. Là sur tous les sujets économiques, environnementaux, culturel, identitaire, migratoire, il y a aucun point d'accord. Et sur le bloc central pour les pour Édouard Philippe,
Gabriel Atal, Sébastien Lecnu, il y a l'idée de pouvoir faire de diaboliser la France insoumise pour installer un bl un combat entre le camp des modérés et le camp des des irresponsables. Effectivement, ensuite après le fondement, ça c'est rime. Mais là, sincèrement, j'en vois pas. Moi je trouve que c'est vraiment curieux. C'est même comment dire ? C'est c'est presque un peu abassissant quoi cette demande là. On voit bien que Gérard tout deuxème personnage de l'État soit-il là en quelque sorte il va un peu au secours de son candidat du candidat LR Bruno Rotaillot parce que autant bien sûr que LFI Mélenchon joue avec le feu. Ça c'est très clair. C'est sur la violence. Il y a ça fait déjà des mois pendant au moment des élections municipales, il y
avait déjà cette ambiguïté et puis il avait apaisé un peu son discours 100 ans la présidentielle approchée. C'était la même chose le le communiqué de Jean-Luc mais là il est reparti très très fort. La montée des accusations portées contre nous me font craindre des provocations souvent pratiquées dans ce type de période de crise par les le gouvernement aux abois et leurs alliés. l'enquête de média part ça montrerait une de ces provocations et ben c'est vraiment ce qu'il faudrait savoir. C'est pourquoi moi je pense pas être plus ou moins catégorique que notre ami de médi voudrais savoir qui est ce le qui est on me demande dont parle l'inspecteur enfin le commissaire qui a qui a demandé à David est-ce que votre enquête s'arrête là David Pot est-ce que vous allez
chercher à aller plus loin et à savoir qui est le on d'honneur d'ordre ? Je [raclement de gorge] pense qu'on a démontré que à Media Part, on ne laissait pas on mettait pas de côté une fois qu'on avait lâché des premières révélations. Donc évidemment qu'on qu'on travaille dessus et que que on enfin qu'on enquête déjà d'ors et déjà pour essayer de publier d'autres éléments. République la réponse même si c'est un technicien, j'allais dire. J'ai pas entendu votre question. Est-ce que vous rendrez publique vos conclusions même si vos conclusions finalement débouchent sur une personnalité technique de la police importante mais qui n'a pas de rôle politique ? H nous
enfin le principe c'est qu'on pourra révéler on en on on va je vais vous poser la question parce qu'on a eu un tout petit souci technique. Euh est-ce que Mediapart s'engage à révéler s'il le sait qui est ce donneur d'ordre ? Nous le ce qui nous anime c'est et le le ce qui c'est la protection des sources. Donc si ça ça met pas en péril nos sources, on révélera évidemment l'intégralité de ce qu'il faut qu'on puisse révéler pour informer le mieux le le public. Merci David Pérottin. Je pense qu'on aura l'occasion de se revoir sur cette affaire et sur les autres parce que cette campagne électorale, Jean-Luc Mélenchon le dit, elle fera sans doute l'objet comme ça de
révélation assez inattendue parce que c'est le principe des campagnes électorales mais que celle-ci s'annonce particulièrement tendue. Merci à vous trois de nous avoir éclairé.