Thomas Ménagé : "Nous voulons réduire la pression fiscale pour relancer l'économie !" (Sud Radio)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:03OuverteRéponse partielle
Suspendu ou simplement décalé la réforme des retraites ?
- 0:39OuverteRéponse directe
Vous avez entendu les mots d'Emmanuel Macron depuis la Slovénie ?
- 1:05OuverteRéponse directe
Comment vous expliquez l'attitude du président ?
- 1:36RelanceRéponse directe
Vous dites qu'il bordélise. Donc je vous cite Thomas Bénager ce matin.
- 2:10OuverteRéponse directe
Olivier Faure et le Parti Socialiste se sont fait rouler dans la farine, selon vous ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Où en est votre envie de censurer, Thomas Ménager ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:06Invité politiqueFait
« C'est peu ou prou la même chose, dans tous les cas, les Français se font avoir. »
- 0:22Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a eu raison, ce n'est pas suspendu, c'est reporté d'un an »
- 3:20Invité politiqueChiffre
« Plus de 28 milliards de dépenses. »
- 3:27Invité politiqueChiffre
« on augmente de 19 milliards les recettes fiscales, donc les prélèvements, les impôts sur les Français. »
- 5:15Invité politiqueFait
« Si on s'oppose à la taxe Zuckman »
- 5:20Invité politiqueFait
« L'impôt sur la fortune financière, c'est en fait pas un nouvel impôt, c'est on change l'impôt sur la fortune immobilière actuelle pour le remplacer pour un impôt sur la fortune financière. »
- 6:45Invité politiqueChiffre
« On avait même déposé une motion référendaire. Comme on avait vu qu'il y avait 9 Français sur 10 qui étaient opposés »
- 8:30Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, on part à 62 ans avec 42 annuités. »
- 12:41Invité politiqueFait
« C'est ce deux poids, deux mesures, cette vision de la justice à géométrie variable qui aujourd'hui me pose problème. »
Temps de parole
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Bonjour à vous Thomas Ménager. Bonjour, merci à vous.
Suspendu ou simplement décalé la réforme des retraites ? C'est peu ou prou la même chose, dans tous les cas, les Français se font avoir. Non mais c'est-à-dire, on va gagner, on va décaler d'un an, mais à un moment elle s'appliquera. Aujourd'hui, ça ne va rien changer réellement pour les Français. Tout ça derrière, c'est juste une embrouille qui a été mise en place par les socialistes pour gagner du temps. Et Emmanuel Macron a eu raison, ce n'est pas suspendu, c'est reporté d'un an, mais à un moment, après c'est un an, vraisemblablement, la loi va s'appliquer.
Sauf s'il y a, d'ici là, 2027 arrive, un nouveau gouvernement, un nouveau président de la République et un nouveau cap qui reviendra sur cette réforme.
On va y venir. Vous avez entendu quand même les mots d'Emmanuel Macron depuis la Slovénie quand il dit que c'est le Premier ministre qui a fait un choix, je résume. Il dit que ce n'est ni la progression ni la suspension. Lui, il dit que c'est un décalage. Alors que vous y étiez hier à l'Assemblée nationale aux questions au gouvernement quand Sébastien Lecornu répond au socialiste Boris Vallaud en disant « La suspension, elle sera grosso modo ancrée dans le texte. » On attend de voir la lettre rectificative. Mais comment vous expliquez l'attitude du président ?
C'est le président de la République, comme toujours. Emmanuel Macron, il essaie toujours même de bordéliser, même depuis l'étranger. C'est-à-dire qu'il sent bien qu'il n'a plus la main sur rien. Il bordélise, vous dites ? Indirectement. Il y a des débats à l'Assemblée nationale. Il a mis le bazar maintenant à plusieurs reprises. Et il essaie de toujours exister. Il essaie de continuer à exister alors même que tout le monde a déjà tourné la page d'Emmanuel Macron au sein même de son propre camp, d'Edouard Philippe à Gabriel Attal. Ils sont tous déjà passés à autre chose. Donc il essaie de rappeler qu'il existe encore.
Il essaie de rappeler qu'il existe. Vous dites qu'il bordélise. Donc je vous cite Thomas Bénager ce matin. Est-ce qu'il savonne la planche de son Premier ministre ? Parce qu'il parle d'autre chose quand même.
Moi je ne suis pas dans la tête d'Emmanuel Macron. Mais de fait. Mais indirectement, oui, il n'aide pas Sébastien Lecornu. C'est-à-dire que quand il y a Sébastien Lecornu qui est obligé de sortir les rames pour essayer de revendre cet accord avec les socialistes et d'essayer d'expliquer que les socialistes ne sont pas en train de se faire avoir et surtout les Français ne sont pas en train de se faire avoir, c'est vrai que ça n'aide pas le Premier ministre clairement.
Olivier Faure et le Parti Socialiste se sont fait rouler dans la farine, selon vous ?
Je pense qu'on va arriver à un moment de vérité, au moment du vote du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale, à la fois pour les LR et pour les socialistes. Et vous aussi d'ailleurs, au Ressentiel National. Nous, on est clair... Vous êtes lié là-dessus sur la question des retraites. Oui, mais on n'acceptera pas en échange, comme vous l'avez dit, d'un report d'un an de l'application d'une réforme, la désindexation des retraites qui, elle, est bien aujourd'hui dans le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. le doublement des franchises et tout un tas d'horreurs qui vont faire souffrir tous les Français.
On ne peut pas, pour donner, même si c'est une bonne avancée, trois mois de départ plus précoce à la retraite pour des Français, en échange de sacrifier tout le reste de la population avec des retraites qui vont baisser, des Français qui vont s'appauvrir et des Français qui bossent aujourd'hui et qui souffrent déjà énormément.
Je vais vous demander où vous en êtes dans votre tête sur la question des retraites. Une parenthèse, quand même. Où en est votre envie de censurer, Thomas Ménager ? Vous êtes toujours partant pour appuyer sur le bouton à la première occasion ? On n'a pas l'impression, là ?
Si, si, si. On est partant aujourd'hui pour retourner aux urnes, pour censurer, pour obtenir une dissolution. Clairement, ce budget, c'est une catastrophe. Plus de 28 milliards de dépenses. On ne fait pas d'économies, alors qu'on sait très bien que la priorité des priorités, c'est de faire des économies. Et dans un même temps, on augmente de 19 milliards les recettes fiscales, donc les prélèvements, les impôts sur les Français. Donc aujourd'hui, nous, il n'y a aucun doute. On veut appuyer encore une fois sur le bouton quand il faudra le faire et d'obtenir une dissolution. Là, on va être dans les débats budgétaires. On va essayer de limiter la casse.
Ça peut se faire pendant le débat du budget ?
On a déjà... Vous savez, on ne peut pas se censurer. On ne peut pas déposer des motions de censure tout le temps. Il faut qu'il y ait des 49-3, il n'y en aura pas. Mais aujourd'hui, dès qu'on pourra le faire, on essaiera de faire tomber ce gouvernement.
Vous avez lu Bruno Retailleau dans le Figaro ce matin. Je vous le cite. « En l'état, le projet de budget de l'exécutif est invotable. » C'est ce que dit le président de LR. « Les Républicains ne s'interdisent aucun débat, y compris celui de la censure. » Est-ce que vous allez tendre la main au patron des Républicains ?
Moi, je ne comprends pas Bruno Retailleau parce qu'en fait, j'ai l'impression que ce qu'il bloque, c'est les hausses d'impôts dans ce budget. Alors même que quand il y a eu Michel Barnier, il y a eu 30 à 40 milliards de propositions de hausses d'impôts. Et là, les Républicains n'étaient pas choqués. Après, s'il revient à la raison et qu'il veut aujourd'hui changer de cap, nous, on l'a toujours dit, s'il y a des Républicains qui sont sincères, qui veulent couper réellement avec le macronisme, et j'ai un petit peu de mal avec M. Retailleau qui s'est assis, même avec des socialistes, pendant des mois au Conseil des ministres, avec M. Rebsamen, avec M.
Valls, de se dire qu'aujourd'hui, il veut couper avec le macronisme, couper avec ces budgets qui font souffrir les Français et qui augmentent les impôts. Mais bon, il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis. Peut-être que...
Mais vous aussi, vous êtes sur les hausses d'impôts. Je sais que Marine Le Pen présente son contre-budget demain. Vous n'allez, j'imagine pas, révéler ce qu'elle va nous dire. Mais attendez, quand vous dites, vous parlez d'un impôt sur la fortune financière. Nous, on veut des baisses d'impôts
sur les classes populaires et les classes moyennes. Donc vous voulez faire payer les riches ? Non, on ne veut pas bêtement faire payer les riches. Si on s'oppose à la taxe Zuckman, nous, notre proposition, elle est simple. Il faut la détailler, il faut aller au-delà du slogan. L'impôt sur la fortune financière, c'est en fait pas un nouvel impôt, c'est on change l'impôt sur la fortune immobilière actuelle pour le remplacer pour un impôt sur la fortune financière. Qu'est-ce qu'il y a dans cet impôt ? On exclut les biens professionnels, c'est-à-dire les biens qui créent de la richesse, qui créent de la valeur et qui emploient.
On exclut les parts dans les PME, les ETI, donc les entreprises de taille intermédiaire, les petites entreprises qui font vivre nos territoires. Et on exclut la résidence unique, parce qu'on considère que quand vous avez la résidence principale, que vous avez un patrimoine, il faut l'exclure.
Vous jouez sur les mots, ce sont des hausses d'impôts aussi.
Mais je veux dire, nous, et ces hausses d'impôts, oui, mais ces hausses d'impôts, pour nous, elles sont là pour permettre des baisses d'impôts sur les classes populaires et les classes moyennes. Baisser la TVA, il faut relancer notre économie. Aujourd'hui, il y a des hausses d'impôts sur l'ensemble des Français, à la fois les plus riches, mais aussi ceux qui soufflent le plus.
C'est vous qui avez discuté des retraites au sein des députés RN. Quand Emmanuel Macron parle de référendum sur les retraites, vous y êtes favorable ? Parce qu'il dit ça aussi. Comme si ce qui va se passer au Parlement, finalement, on pouvait être enjambé en s'adressant aux Français. Vous vous êtes favorable ? Vous voulez des référendums ?
Ça fait que trois ans que je suis député. Je crois que ça fait 15 fois qu'on m'interroge sur des idées de référendum d'Emmanuel Macron. Il n'en a fait aucun. On en a eu sur l'écologie, sur l'immigration, maintenant sur les retraites. Ce sera du vide, il n'y aura jamais de référendum parce qu'Emmanuel Macron a peur du peuple. Après, sur le principe... Donc, c'est non. Après, sur le principe, on y est favorable. On avait même déposé une motion référendaire. Comme on avait vu qu'il y avait 9 Français sur 10 qui étaient opposés et qu'il fallait à un moment un juge de paix qui était le peuple, on avait déposé une motion référendaire.
Pour bien comprendre, vous êtes toujours sur la retraite à 60 ans ou pas sur ce retour-là ? Je rappelle que vous avez 33 ans. Vous êtes un jeune député encore. Vous voulez avancer la retraite toujours ?
Non, mais on n'est pas pour la retraite à 60 ans. C'est le programme de la gauche. Mais ça fait très longtemps que nous avons fait que notre programme, il y a un programme de justice sociale, c'est-à-dire 60 ans juste pour ceux qui ont commencé très tôt, avant 20 ans. Donc, vous dites quoi ? 62 ans ? Et 62 ans avec 42 annuités pour les autres. C'est ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on ne peut pas promettre ce que promet la gauche, c'est-à-dire 60 ans pour tous. Ça, ce n'est aujourd'hui plus possible, bien entendu.
Donc, Jordan Bardella semble vouloir mettre cette question des retraites de côté, se concentrer notamment sur le pouvoir d'achat des Français. C'est ce qu'il dit dans ses déclarations successives. Aujourd'hui, est-ce que vous êtes vous pour partir plus tard à la retraite ? Parce que c'est la tendance européenne, c'est la tendance mondiale même.
Mais j'écoutais juste avant votre antenne, et quelqu'un disait qu'en Allemagne, ou hier, je suis retombé sur une vidéo, on partait à 65-67 ans. Oui, mais on cotise 18% chaque mois sur sa fiche de paye. En France, c'est 28%. Donc, à un moment, il faut réfléchir globalement. Ce n'est pas parce que les autres pays européens partent plus tard que le système est identique. Il y a des systèmes avec une part de capitalisation, il y a des systèmes où on cotise beaucoup moins. Donc, en final, en France, bien entendu, on part plus tôt, on a un système plus protecteur, mais on cotise beaucoup plus. Donc, à un moment, ça ne peut pas être la double peine.
Vous ne pouvez pas dire chaque mois, votre fiche de paye, entre le brut et le net, vous prenez une grosse claque, et en même temps, vous avez un système social qui va s'aligner sur les autres pays qui ont des cotisations.
On va passer votre temps là-dessus, mais avec vous, on part à 64 ans.
Non, non, non. Aujourd'hui, on part à 62 ans avec 42 annuités. Par contre, c'est sûr que si vous avez commencé à 25 ans, il faut faire 42 annuités. Donc, vous partez même à 67 ans. À un moment, c'est juste un principe de justice. Il faut que c'est 42 annuités.
Que dites-vous de la proposition du nouveau rapporteur général du budget, le LR, Philippe Juvin ? Inciter les fonctionnaires d'État volontaires à démissionner en leur versant 70% de leur brut pendant 10 ans, parce qu'il faut dégorger le nombre de fonctionnaires.
Non, mais à un moment, on ne va pas payer des gens à être chez eux gratuitement. Il faut, dans certains secteurs administratifs, ne pas remplacer un certain nombre de fonctionnaires qui partent à la retraite. Il faut, par endroits, remettre des fonctionnaires qui sont aujourd'hui dans des bureaux sur le terrain. Il faut d'autres recrutements.
Il faut faire baisser le nombre de fonctionnaires, la fonction publique d'État et territorial.
Il y a, bien entendu, une vision globale à avoir. Mais aujourd'hui, on ne peut pas dire globalement qu'on réduit le nombre de fonctionnaires, parce qu'il y a besoin de policiers, il y a besoin d'infirmiers. C'est sûr que dans des agences, dans des bureaux, même à l'éducation nationale, il faut plus de profs, mais il faut moins de monde pour faire de la paperasse. C'est ça ce qu'il faut voir.
Il propose aussi de transformer gratuitement les locataires de logements sociaux en propriétaire après 20 ans d'occupation. Oui ou non, bonne ou bonne idée ?
Mais c'est pareil, il n'y a rien de gratuit. Nous, on croit à l'accession sociale à la propriété, c'est-à-dire le fait qu'on puisse, pour les bailleurs sociaux, vendre des HLM à un tarif un peu plus faible pour permettre à des gens qui ont payé pendant 10, 15, 20 ans et qui ont vécu dans le même HLM pouvoir devenir propriétaire et puis apporter de la mixité dans un certain nombre de copropriétés. Mais aujourd'hui, là, donner des logements, déjà, ça n'a aucun sens. Ça crée une rupture d'égalité avec la personne qui travaille au SMIC qui va embaver, obtenir un prêt, peiner à payer pendant des décennies son logement. Et puis, ça va créer en plus toute une folie.
C'est-à-dire qu'au sein des mêmes copropriétés, vous allez avoir des personnes qui ne vont pas être solvables et donc on va avoir des copropriétés qui vont devenir des catastrophes. Donc non, c'est une fausse bonne idée. Et puis, il n'y a rien de gratuit. À un moment, on ne peut pas dire aux gens...
Quel est le marqueur de votre projet budgétaire ? Parce qu'on sait bien, la gauche, c'est Zuckman, la droite, c'est pas de hausse d'impôt. Vous, c'est quoi ? Mais nous, il n'y a pas d'idéologie. C'est un peu un zigzag, en fait. C'est de la haute couture.
L'économie, c'est un équilibre. Mais la philosophie globale qui est la nôtre, c'est de baisser globalement la pression fiscale pour relancer notre économie. Que ce soit notre système social, tout notre modèle aujourd'hui, il sera financé que si on remet la France au travail, qu'on crée de l'emploi, qu'on crée de la richesse. Et c'est pas en mettant des coups de rabot, aujourd'hui, sur les Français en habillant leur pouvoir d'achat, que la consommation va être relancée, que nos entreprises vont vivre. Il faut libérer notre économie, libérer aussi nos entreprises, supprimer des normes.
Voilà la philosophie de notre vision politique. Thomas Ménager, il y a peut-être une censure qui arrive, on verra bien. Vous en êtes où de l'union des droites ? Bruno Retailleau, toujours lui, n'y croit pas, il le dit dans le Figaro, il dit que ça ne sera pas les appareils, mais les électeurs qui vont décider. Oui, je pense que les électeurs... Parce que pour lui, Marine Le Pen est de gauche, dans ses choix.
Oui, je pense que les électeurs LR, vu les scores de LR et les scores du Rassemblement national, ça fait un petit moment qu'ils ont décidé. Il a raison, Bruno Retailleau, je ne peux plus lui donner raison. Et j'invite les électeurs LR à nous rejoindre. Après, encore une fois, et ce qu'il en reste, ce qui est certain, c'est que nous, on veut rassembler tous les Français. Ça passera bien entendu par des électeurs de droite, mais pas uniquement, mais tous les patriotes sincères qui veulent couper avec le macronisme.
Thomas Ménager, pour finir, Nicolas Sarkozy, sa première nuit en prison, sa présence à la santé, ça vous choque ? Vous avez vu cette vidéo, ce prisonnier, ce détenu qui crie à travers les barreaux. On est à la santé, nous l'avons vérifié sur des radios. C'est bien une vidéo tournée à l'intérieur. On est au courant de tout Sarko. On va venger Kadhafi. Il crie à travers les barreaux. Le président est là. Ça vous choque ?
Moi, ça me choque que Nicolas Sarkozy dorme en prison de manière, dans le cadre d'une exécution provisoire, alors qu'il a fait appel et qu'il est pré-humain innocent. Et ce qui me choque, c'est surtout quand je vois à Montargis, dans mon territoire, tous les délinquants, tous ceux qui ont été arrêtés des dizaines de fois, qui ne sont jamais emprisonnés, qui continuent à emmerder les Français en bas des barres d'immeubles, qui n'ont aucune certitude de la peine, de voir que lui, pour le président de la République, il y a eu une possibilité, avant même un appel, qu'il soit emprisonné.
Donc c'est ce deux poids, deux mesures, cette vision de la justice à géométrie variable qui aujourd'hui me pose problème. Après, il n'y a personne qui est au-dessus des mots.
Même si un grand nombre de vos électeurs disent le contraire, ils disent qu'au contraire, les politiques doivent être
à la même enseigne que les citoyens. Oui, mais la même enseigne c'est qu'à un moment, l'exécution provisoire de faire dormir Nicolas Sarkozy, un ancien président de la République, derrière les barreaux, avant même qu'il ait pu faire appel, avant même qu'il ait pu prouver définitivement son innocence ou que les juges reconnaissent définitivement sa culpabilité, quand il y a des délinquants, des violeurs et des dealers plein les rues, ça pose problème.
Merci à vous Thomas Ménager.
Merci Thomas Ménager. On va rebondir sur ce que vous avez dit en fait à l'instant avec Éric Revelle et puis Elisabeth Lévy sur Nicolas Sarkozy. On va y revenir parce qu'il y a eu en fait des choses assez bizarres en entendu cette nuit. On va revenir aussi sur le cafouillage autour de la réforme des retraites. Alors, je n'ai pas bien compris. Jean-François vous a reposé plusieurs fois la question. Vous êtes favorable à un référendum ou pas alors ?
On est favorable, mais il n'y en aura pas. Non, mais attendez. On est là pour faire... La politique, ce n'est pas de commenter du vide. Emmanuel Macron... Non, mais s'il y avait... C'est une bonne idée
s'il y avait un référendum
sur les retraites. On l'a proposé. On a déposé une motion référendaire que tous les groupes, notamment les macronistes, s'y étaient opposés au moment de la réforme des retraites puisque on savait bien que ça serait en lisé, que ça passerait par 49-3. On avait dit aux Français de choisir. Mais vous croyez réellement, je vous pose la question, qu'Emmanuel Macron va proposer un référendum avant de partir ? Après en avoir proposé, annoncé 10... C'est à vous qu'on pose la question.
Nous, peu importe.
Si vous y croyez encore, vous êtes un optimiste. Non, vous n'y croyez pas. Non, j'y crois absolument pas. Malheureusement.
Thomas Ménagé