Discours de N. Sarkozy aux calédoniens
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Nicolas SarkozyFait
« La Nouvelle-Calédonie et la France jouissent une considération internationale considérable à l'ONU et ailleurs pour la maturité de la solution consensuelle que nous avons inventée ensemble. »
- 6:00Nicolas SarkozyFait
« Les accords de Matignon ou d'Inno, puis ceux de Nouméa, dix ans plus tard. »
- 9:00Nicolas SarkozyChiffre
« Un nombre de cadres canaques multipliés par huit en vingt ans. »
- 12:00Nicolas SarkozyChiffre
« Votre sous-sol abrite plus du quart des réserves mondiales de nickel. »
- 15:00Nicolas SarkozyFait
« Je n'ai pas accepté les événements de marée parce que le cancer de la violence peut ressurgir à chaque instant si on n'est pas vigilant. »
- 18:00Nicolas SarkozyFait
« La France a tenu ses promesses et l'État a respecté sa parole. »
- 20:00Nicolas SarkozyFait
« La France ce n'est pas une somme d'écriture comptable où chaque territoire serait évalué à l'aume de ce qu'il coûte ou de ce qu'il rapporte. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
mes chers compatriotes de Nouvelle-Calédonie et si vous me le permettez mes chers amis Messieurs les Présidents mesdames les ministres messieurs les élus mesdames les élus je veux vous dire ma profonde émotion de prendre la parole devant vous qui êtes venu si nombreux ici dans cette nouvelle salle de Paï de l'agglomération de Na et parfois de plus loin de la province Nord ou de celle des îles sachez que votre présence me touche que je sais que chacun d'entre vous a dû faire un effort soit du fait de l'éloignement soit du fait de ses convictions mais que c'est important c'est que nous nous retrouvions ici pour parler vous me permettrez d'avoir une pensée amicale toute particulière pour nos compatriotes de Wallis et Futuna que je sais nombreux en Nouvelle-Calédonie les liens entre vos deux territoires sont importants et la plupart des élus de Calédonie ont fait le déplacement il y a quelques semaines à Wallis pour le 50e anniversaire du statut 1961 avec Marius Pinchard je ne peux qu'encourager vos deux territoires à faire vivre les accords de coopération qui ont été signées parce que j'ai la conviction que c'est l'intérêt de chacun d'entre vous davantage de développement économique pour wice et Futuna c'est moins de jeunes qui quittent leur terre natale pour essayer de trouver à Nea un travail qui ne leurit pas toujours refire je pense d'ailleurs qu'il faudra réfléchir dans les années qui viennent au rapprochement entre tous vos territoires parce que les problèmes les problématiques sont souvent les mêmes les identités sont proches et chacun a besoin des autres ce que je dis vaut bien sûr aussi pour la Polynésie mes chers amis la Nouvelle-Calédonie est une réussite j'en suis heureux et j'en suis fier je suis fier de ce que vous avez réussi de ce qu'ensemble nous avons réussi à construire c'était si facile de détruire ça va si vite la destruction et la violence ça prend tant de temps et tant d'effort la construction notre vieux pays tant abîmé au sortir de la guerre dans les conflits coloniaux peut légitimement être fier du processus exemplaire Pacifique collégial qu'il a su mettre en place avec les accords de Matignon ou Dino puis ce de Néa 10 ans plus tard ne vous trompez pas et je ne sais pas si vous vous en rendez compte mais la Nouvelle-Calédonie et la France jouiss une considération internationale considérable à l'ONU et ailleurs pour la maturité de la solution consensuelle que nous avons inventé ensemble ce qui se passe ici c'est une France qui tient ses promesses et Nouvelle-Calédonie qui se montre à la hauteur de son destin au-delà des choix personnels de chacun quant à l'avenir des relations entre le territoire et la France nous partageons des valeurs universelles que la France a proclamé et qu'elle défend avec ardeur et avec passion ces valeurs sont intangibles ces valeurs sont non négociables ces valeurs de partage d'égalité de liberté de solidarité entre nous et par-dà vos origines par-dà vos appartenances religieuses et malgré l'éloignement de la métropole ces valeurs nous rassemblent tous et je veux croire que ces valeurs qui nous rassemble sont beaucoup plus fortes que ce qui nous différencie les uns les autres la France dans mon esprit et je le dis en tant que président de la République la France n'est pas un carcan qui oppresse elle est la France un espace de liberté qui protège et chacun peut accepter cet
[Applaudissements]
espace et d'ailleurs ce mot liberté il va bien aux calédoniens qui sont allés défendre avec les autres territoires français du Pacifique au moment où notre pays vivait ses heures les plus sombre vous avez été défendre la liberté la Première Guerre mondiale les canéoniens qui forment le bataillon d'étape des tiilleurs Canac qui deviendra le bataillon mixte du Pacifique lorsque les Polynésiens l'auront rejoint lors de la Seconde Guerre mondiale j'en ai parlé sous l'autorité du capitaine broche venu de toute la Calédonie de toutes les communautés de toutes les cultures ces combattants de la liberté ont versé leur sang pour défendre cette liberté commune et lorsque l'essentiel a été en jeu ils n'ont pas hésité une seconde et on aura pas demandé à l'époque d'où venait leur sang on leur a demandé de le verser parce que l'essentiel était en jeu ils ont embarqué volontairement sur des bateau ils ont rejoint le front pour défendre une idée de cette France que pour la plupart il ne connaissait que de Nouvelle-Calédonie j'ai tenu à leur rendre hommage mais au sortir de la guerre cette union sacrée de la population calédonienne persiste et les Calédoniens de toutes origines se regroupe s la bannière de l'Union calédonienne qui se choisit une belle devise deux couleur un seul peuple deux couleurs un seul peuple céta la devise qui é chis alors qu'est-ce qui s passé parce qu'il s'est passé des choses les sorts de la Nouvelle-Calédonie l'explosion des besoins en nickel on fait renaître une société où progressivement l'incompréhension c'est développer à nouveau entre les communautés ça n'a pas toujours été le cas c'est à ce moment-là que ça s'est développé et d'un côté les Mélanésiens ont eu le sentiment d'être marginalisé sur leur propre territoire exclus des responsabilités politiqu et économi submergé par une vague de nouveaux arrivants et de l'autre côté la population d'origine européenne considéit qu'il était normal de vivre des fruits de leur parce qu'ils ont travaillé dur sur cette terre que leurs parents n'avaient pas toujours choisi mais qui pour beaucoup les avait vu naître et des deux côtés il y avait la même sincérité et le même sentiment qu'on était dans son bon droit et au début des années 80 ces deux sociétés oseraiis-je dire c de légitimité qui constitu la Nouvelle-Calédonie vont brutalement se heurter s'opposer parfois se haïr et de fait il y a eu beaucoup de violence beaucoup de sang versé des deux côtés mais cette fois-ci c'était pas pour la même idée de la liberté des familles ont été endeuillé de la peine des déchirures de la souffrance et nous ne devons pas oublier cette tête il y a seulement une petite génération et devant l'escalade de la violence quelques visionnaires ont su s'élever au-dessus des préjugés de leur propre camp pour imposer la paix plutôt que de continuer une lutte sanglante qui était une impasse les leaders de ces deux camps Jean-Marie dijibaou pour les indépendantistes Jacques Lafleur pour les loyaliste se sont donné la main Jean-Marie dijibaou il laissera la vie avec yé yé nous devons à Jean-Marie dijbao et à Jacques Lafleur la canidonie que nous connaissons aujourd'hui les enfants nés après 1988 qui arrive à l'âge adulte on grandit grâce à eux dans un environnement apaisé Jean-Marie chibao et Jack Lafleur avaient compris que l'avenir de la Calédonie ne passait pas par l'intransigence mes chers amis l'intransigence conduit à une impasse l'avenir de la Nouvelle-Calédonie ne passe pas par la front l'affrontement conduira une impasse l'avenir de la Nouvelle-Calédonie ne passe pas par la mise en avant des différences ces différences doivent être respectées mais si nous ne parlons que d'elle il ne restera rien car les différences des uns anileront les différences des autres l'avenir pour la Nouvelle-Calédonie c'est le dialogue la recherche du consensus et Jose le mot une nouvelle fois des concession réciproque aujourd'hui nous continuons à emprunter le chemin tracé par ces hommes leur héritage politique ce sont les accords de matinon puis celui de N ces accords ont permis des avancées remarquables de plus en plus de jeunes scolarisés un nombre de cadres Canac multiplié par 8 en 20 ans je ne dis pas ça pour dire c'est suffisant je ne dis pas ça par souci de mettre en avant un élément d'un bilan je dis cela pour que chacun comprenne qu'il y a de l'espoir qu' a une voix de sortie c'est aussi la question rééquilibrage des richesses et des emplois entre le Nord et le Sud et le grand projet minier du Nord est une réalité mais depuis le temps qu'on en parlait depuis le temps que vous en rêviez depuis le temps que vous doutiez de la possibilité que ce projet vit le jour aujourd'hui c'est une réalité imaginez pour moi comme président de la République l'émotion d'être dans la province Nord au côté du président de la province m'expliquant le projet minier l'un des plus grands au monde et rencontrant des cadres mélanésiens me disant la fierté qui était à l'heure d'avoir acquis ses compétences est-ce que vous vous rendez compte du chemin que vous avez parcouru est-ce que vous rendez t vous êtes gagants en ayant emprunté ce chemin que personne n'y a rien perdu y compris la France qui a beaucoup à gagné à pouvoir ainsi visiter une usine sans demander à qui que ce soit de renoncer à ses compétences donant ainsi l'image d'un territoire apaisé alors chacun a une demande la possibilité de vivre sur ce territoire en paix c'est ça l'objectif que chacun puisse vivre ici en paix un objectif immense et c'est pourquoi je n'ai pas accepté les événements de Maré parce que le cancer de la violence peut ressurgir à chaque instant si on n'est pas vigilant je vous ai appelé à des compromis je vous ai appelé à des concessions mais a un domaine où il n'y aura pas de compromis et pas de concession c'est la lutte contre la violence aucun compromis aucune concession c'est la ligne rouge total rien ne peut justifier ce qui s'est passé alors c'est conscient de cet héritage historique que j'ai tenu dès mon arrivée à la tête de l'État à relancé l'accord de Nea ainsi que je l'avais promis pendant ma campagne électorale dans la lettre que je vous avais adressée aujourd'hui les transferts de compétences ont retrouvé le rythme prévu par l'accord je crois pouvoir le dire la France a tenu ses promesses et l'État a respecté sa parole et je sais bien nouvelle qu'elle est donné ce que vaut la parole donnée et j'ai parfaitement conscience qu'ici moins qu'ailleurs on ne peut biaiser avec un engagement et je n'ai pas l'intention de biaiser je le dit à chacun ici qu'il m'est soutenu ou qu'il m''est combattu qu'il partage mes convictions ou qu'il les combatte la parole qui sera donnée sera une parole honorée que les choses soient très claires entre nous alors ce partage original des compéten entre la France et la Nouvelle-Calédonie se double depuis quelques mois d'un meilleur partage des responsabilités au niveau local je je comprenez-moi bien je n'ai pas j'ai bien assez à faire avec la politique en métropole je nai pas à mimisser dans la politique ici mais je veux dire que l'arrivée pour la première fois dans l'histoire de ce territoire l'accession d'un responsable politique Canac à la tête du Congrès c'est quelque chose qui me semble aller dans le bon sens celui de l'apaisement celui du dialogue entre les communautés et celui du consensus qui est au cœur de l'accord vous pouvez en être fier et vous avez tous a gagné tous et puis il y a évidemment et je vais prendre mes responsabilités la question des deux drapeaux dont je sais qu'elle a été l'objet de débat nourri depuis le 8e comité des signataires de juin 2010 je je veux profiter de notre échange pour rappeler à la fois la position de l'État mais aussi le raisonnement qui nous a conduit à prendre cette position vous savez je pourrais parler que des sujets absolument consensuels venir ici 3 jours distribuer les bonnes paroles la distribuer de telle manière cette parole que chacun y trouve ce qu'il veut y trouver et vous savez parfaitement que ce abéche et qu'il n'est pas respectueux je veux donc prendre mes responsabilités l'accord de Na prévoit la recherche en commun de signes identitair je cite pour exprimer l'identité canque et le futur partager entre tous et parmi ces sign identitair figure le drapeau l du 8e comité des signataires Pierre Frogier a proposé avec courage que soit levé immédiatement côte à côte le drapeau que se sont donnés les indépendantistes et le drapeau tricolore en signe de reconnaissance mutuelle des deux légitimités qui fond de la Nouvelle-Calédonie on a peut-être pas mesuré complètement la révolution qu'il a fallu opérer dans les mentalités cette double reconnaissance manifeste le dépassement des oppositions radicales qui depuis les années 60 structurent la vie politique calédonienne bloc contre bloc légitimité contre légitimité la radicalité c'est la fin du territoire nulle part la radicalité ne portera des promesses mais ici encore moins la proposition a été validée par le comité des signataires le Congrès s'est prononcé une large majorité en faveur du double pavoisement et le Premier ministre est venu en personne à ma demande ici à Nea iser les deux drapeaux devant le Haut Commissariat je voudrais que vous compreniez que j'ai longuement réfléchi avant d'accepter cette proposition et demander que que ce geste fut fait et au fond en conscience je me suis décidé parce que je me suis dit comment demander au partenaires de l'état de faire un effort de compréhension et de remise en cause de leur certitude c'est l'état et le chef de l'État lui-même n'est pas capable de le faire comment demander aux autres de faire ce que je ne serais pas capable moi-même d'assumer et c'estes deux drapeaux dans mon esprit ils sont le prolongement naturel visible de la poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie dijibaou et je voudrais vous dire que hier soir lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux du Pacifique la délégation de Nouvelle-Calédonie rassemblé derrière ce double drapeau l'émotion du stade était pas able à la fois parce qu'il s'agissait des premiers jeux en Nouvelle-Calédonie depuis les événements mais aussi parce que l'on sentait la Calédonie fière de son identité plurielle et réconcilié avec elle-même quel que soi vos convictions et je l'ai dit un certain nombre d'entre vous je les respecte y compris celles qui sont différentes dans ma propre famille mais la Calédonie est-elle plus forte porte rassemblé derrière ces deux drapeaux ou avec un seul drapeau dans le stade et un autre dehor et la police pour éviter les affrontements ce n'est pas de cette C je ce n'est pas alors ces deux drapeaux parce qu'ils flottent ensemble traduisent aussi le fait que la Calédonie est une terre de partage dans de nombreuses familles des an enfants des petits enfants ont tout à la fois du sang Canac européens métropolitain polynésiens alisien vos enfants vivent au plus profond de leur chair la réalité et la diversité de la société calédonienne ils l'incarnent dans leur gène vos enfants sont le visage réconcilié du futur de la Nouvelle-Calédonie alors que l'accord de Nea nous demande de poser les bases d'une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie peut-être est-elle tout simplement en train de se construire naturellement sous nos yeux d'ailleurs à la question qui m'était posé sur une citoyenneté néocalédonienne j'ai donné mon accord pour que vous y travaillez de façon positive pour savoir qu'est-ce qui vous rapproche qu'est-ce que vous pouvez construire ensemble on m'a dit mais vous n'avez pas peur non la République serait donc si fragile qu'elle ne pourrait supporter que des hommes de bonne volonté débattent d'une citoyenneté néocalédonienne j'ai tenu également à faire le geste coutumier pour la première fois en Province Sud parce qu'il m'a semblé que reconnaître l'identité la culture la légitimité canque au même titre que l'identité la culture la légitimité européenne cela veut dire reconnaître que c'est deux fonde l'identité calédonienne et que se privé de lune c'est un appauvrissement général alors ceci emporte deux conséquences dans mon esprit la première c'est que la culture canque est une composante fondatrice de la culture calédonienne qu'elle ne se limite pas la province Nord ou à la province des îles qu'elle est légitime dans toute la Calédonie donc a en Province Sud et la deuxème conséquence c'est que la réciproque doit s'appliquer sans réserve c'est-à-dire qu'un calédonien d'origine européenne doit lui aussi pouvoir revendiquer sa contribution fondamentale à la culture calédonienne et se sentir reconnu en tant que tel en Province Nord ou dans les îles les deux et je le dis les deux et on se donnera bien du mal pour trouver une déclaration de ma part depuis bien longtemps je m'intéresse à la Nouvelle-Calédonie sur une quelconque idée folle de partition quand on est un petit territoire si en plus on raisonne en terme de partition alors on veut la mort du territoire pas la grandeur du territoire et je veux vous dire que dans mon esprit il n'y a pas il ne peut pas y avoir une Calédonie de culture Canac au nord et dans les îes et une Calédonie de culture européenne au sud à mes yeux vous formez un ensemble indivisible que rien ne devra séparer il y a tout cela dans les deux drapeauxors bien entendu l'accord de Na nous demande de rechercher en commun ce signe identitaire qui au côté des quatre hutes servira de fondement à futur partagé entre tous nous ne sommes pas déliés de cette exigence il vous appartient en rechercher les modalités mais tant qu'aucune autre solution n'aurait été trouvée les deux drapeaux continueront à flotter ensemble en Nouvelle-Calédonie ainsi que l'a décidé le congrèses chers compatriotes durant toutes ces années nous avons grandi nous avons mûri ensemble la Calédonie et la France nous avons appris à accepter nos différences à comprendre ce qui nous rassemble la République française a renoncer à imposer un modèle unique au territoire d'outremer c'est quelque chose que je porte profondément en moi depuis bien longtemps la République doit comprendre la diversité des outremerses et la diversité des outremèes ne remet pas en cause leur attachement à la nation la diversité des outremèes le respect de l'identité de chacun le besoin d'égalité c'est quelque chose qui est essentiel au rayonnement de la France je n'ai jamais participé de ce débat où les propos sont souvent méprisants sur le coût financier de l'outrem c'est la France qui a besoin de l'outrem au moins autant que l'outremè a besoin de la France et notre pays n'aurait pas vocation à l'universel sans ses outremè alors parce que nous sommes sûr de nos valeurs et que nous avons compris la complexité de la société calédonienne la France avance sereinement vers la consultation de 2014-28 et je ne veux et je ne veux évacuer ou éviter aucun sujet devant vous personne ne peut dire aujourd'hui ce qui sortira de ce processus le statut l'évolution vers une plus large autonomie l'indépendance avec une large association à la France ou l'indépendance pure et simple ici en Calédonie chaque force politique a sa préférence vous connaissez la mienne tout le combat politique depuis les origines pousche chez moi à croire au maintien de la Calédonie dans la France mais ce choix-là personne ne peut me le reprocher parce que c'est un choix qui vient du cœur parce qu'il repose que sur une conviction qui est aussi l'intérêt de la nouvelle calédoné des caléuniia largement autonome dans la République la Nouvelle-Calédonie prend aujourd'hui son destin en main toutes les composantes de sa société accèdent aux responsabilités politiques avec je dois le dire une très grande maturité la France est attentive au destin de la nouvelle onie à ses spécificités à son identité la Nouvelle Calédonie peut s'appuyer sur le rayonnement international de la France alors ce que je veux que vous compreniez c'est que si le moment venu les partenaires de l'accord de Nea souhaite faire évoluer cet accord et engager la nouvelle kénédonie dans les perspectives nouvelles très nouvell au sein de la République alors que les signataires de l'accord sachent bien qu'ils pourront compter sur mon appui déterminé le message est clair justement parce que chacun connaît mes convictions intimes si vous voulez que l'accord de Nea évolue l'état répondra présent alors bien entendu l'initiative éventuelle de cette solution ne serait appartenir l'état ce n'est pas l'état qui prendra l'initiative parce que cela voudrait dire que nous n'avons pas compris l'aspiration des Calédoniens à prendre en main leur responsabilité c'est bien le comité des signataires qui dans une démarche consensuelle qui serait souhaité par les forces politiques calédoniennes pourrai proposer une telle évolution dans des termes qui seront approuvé directement par les Calédoniens la préférence personnelle que j'ai toujours exprimer pour le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France ne m'empêche pas et ne m'empêchera pas d'assumer le rôle de chef de l'État gardien vigilant de l'application loyale de l'accord de la je dirais même que ma conviction personnelle m'oblige davantage à l'endroit de ceux qui n'ont pas les mêmes convictions pour qu'il soi assuré que parole ne sera pas trahie je serai donc arbitre vigilant il n'y a pas contradiction entre l'expression d'une conviction et assumer un devoir le devoir de l'État c'est la loyauté et si les Calédoniens font un autre choix que celui de la France naturellement je le respecterai et je l'accompagnerai c'est très important dans cette période sensible que vous allez connaître pas de malentendu pas d'hypocrisie pas de mensonge chacun dira ce qu'il croit devoir être de l'avenir de la Nouvelle-Calédonie librement et nous nous vous accompagnerons en toute impartialité ma conviction c'est que nous ne pvons V pas attendre passivement la date de 2014 qui ouvrira la période au cours de laquelle le Congrès pourra demander la consultation des Calédoniens sur le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régaliennes l'accès un statut international de pleine responsabilité et l'organisation de la citoyenneté en nationalité il faut vous y préparer n'attendez pas 2014 comme on attend une peine et pour s'y préparer les trois groupes de travail de haut niveau qui se sont réunis avec vos élus le premier sur la stratégie du territoire vis-à-vis du nickel le second sur le bilan de la mise en œuvre de l'accord de Na et le troisième pour étudier un panorama de l'ensemble des solutions institutionnelles imaginé dans le monde par des territoires qui sont engagés dans un processus comparable à celui des nouvellecalédonies ces trois groupes sont importants pour l'avenir ils ne sont pas des chambres de négociation anticipé sur le chemin que prendra la Nouvelle-Calédonie entre 2014 et 2018 mais il crée les conditions d'un choix éclairé des termes de la consultation directe des calédonien prévu par l'accord alors je respecte la sensibilité des uns et des autres c'est mon rôle mais ce que je voudrais c'est que le choix des Calédoniens quel qu'il soit soit un choix d'adhésion et non pas un choix par défaut soit un choix de conviction et non pas un choix de posture avec marielus Pinchard nous resterons côté des autorité de la Nouvelle-Calédonie pour que ces transferts de compétences que la qualité du service que les Calédoniens sont en droit d'attende soit assumé je veux vraiment que vous vous compreniez c'est l'engagement de l'État alors ce choix essentiel que vous allez faire il ne pourra l'être que si les hypothèses politiqu qui vous seront soumises sont assis sur une réalité économique pertinente sur le long terme tout n'est pas dans la politique et c'est la raison pour laquelle j'ai tenu à aborder longuement la question du nickel avec vos élus puis en me rendant à l'usine du Nord le nickel c'est le sur lequel reposera toute évolution politique que vous choisissiez la France ou pas votre sous-sol abrite plus du quart des réserves mondiales de nickel avec le développement des besoins matières premières dans les pays émergents vous serez dans quelques années le deuxème producteur mondial de nickel et vous allez voir beaucoup d'amis non désintéressés s'intéresser à vous je demande à chacun d'y réfléchir et notamment dans son dans sa compréhension du rôle de la République française et c'est la raison pour laquelle la France gardera de façon certaine le contrôle du capital des Ramet aujourd'hui et demain vous ne serez pas seul et je sais que ce point est un point qui fait l'unité de la classe politique calédonienne les appétits sont trop nombreux et trop fort pour que la France ne reste pas présente comme il se doit nous en parlerons nous en discuterons mais sachez que de notre point de vue c'est clair et c'est un engagement d'État que je prends devant vous alors naturellement ce doit pas nous empêcher de parler des ressources en nickel de la nouvelle C qu'on doit en faire de respecter les logiques industrielles des grands opérateurs comme SLN xtrata nous avons besoin de leur expertise mais nous serons à vos côtés pour essayer de trouver les bonnes réponses à des questions essentielles comment gérer au mieux cette ressources naturelles RAR dans la durée et dans le respect de l'environnement quelle doit être la place des différents opérateurs industriels et notamment celui de l'opérateur historique SLN et et Ramet faut-il construire une usine nouvelle sur chaque gisement ou faut-il mutualiser les structures existantes et comment s'assurer que le maximum de valeur reste en Calédonie je ne suis pas venu avec des réponses toutes faites mais je dis travaillons ensemble pour apporter des réponses à ces questions et si vous avez besoin de l'expertise de l'État l'état encore une fois sera à vos côtés car au final les Calédoniens doivent profiter davantage de ces richesses alors chacune de ces questions sera traitée par Anne dutillol nous allons proposer un schéma industriel minier sachez encore une fois que je veillerai sur le bonne exécution auprès de marieus de ce dossier en terminant mes chers amis j'espère que vous avez compris mon état d'esprit je lis parfois ici ou là l'expression de fantasme qui ferait de l'État un acteur zellé de la marche vers l'indépendance pour faire des économies budgétaires ou pour se replier sur les étroites frontières européennes je veux le dire avec beaucoup de calme ceux qui pensent cela ne comprennent pas ce qu'elle France la France ce n'est pas une somme d'écriture comptable où chaque territoire serait évalué à l'ône de ce qu'il coûte ou de ce qu'il rapporte la France c'est une histoire la France a une histoire de plus de 150 années en Nouvelle-Calédonie et cette histoire confèt à la France des responsabilités ici cette histoire nous devons la regarder de façon apaisée regarder en face la période de la colonisation qui fut une période de négation de l'identité can dire cela c'est regarder son histoire et aimer son pays il n'y a pas de pays qui construit l'avenir sans visiter l'histoire qui est lacienne il n'y a que les pays forts qui sont capables de faire cela les pays faibles à identité incertaine n'os pas regarder leur histoire regarder notre histoire c'est regarder en face les périodes de déportation sur la presquîle de Nouville et celle de Ducos ou encore sur l'île des pains qui furent organisé par des autorités françaises regardez notre histoire c'est regarder la violence des années 80 mais regardez notre histoire c'est aussi avoir le courage de dire que pendant la colonisation il y a des femmes et des hommes qui ont fait l'effort d'aller vers l'autre et de comprendre la culture des premiers habitants si le système était mauvais à l'intérieur du système il y a toujours eu des femmes et des hommes de bonne volonté et que c'est une de les assimiler à un système qui est luiême parfaitement condamnable regardez en face c'est regardeer la contribution des descendants européens au développement du territoire regardez en face c'est regardez la formidable leç de dialogue que vous donnez depuis 25 ans et c'est parce que nous avons surgardé toute notre histoire avec ses zones d'omb et ses lumières que nous en avons fini avec les non dits avec les sujets tabou et que nous pouvons enfin nous comprendre et au fond je me disais hier soir en rentrant c'est plutôt une bonne nouvelle que parfois la presse nationale se soit étonnée que je n'ai pas annulé mon déplacement ici ça prouve que la Nouvelle-Calédonie n'est plus un problème que c'est une solution car si vous étiez toujours un problème nul ne se serait étonné que je vienne malgré la crise malgré la Libye et malgré l'actualité internationale au fond je vais repartir en métropole avec le sentiment que les coniens se comprennent mieux entre eux et j'espère avec le sentiment que je vous aurais donné que l'État comprend mieux les Calédoniens bien sûr le chemin qui nous reste à parcourir ensemble est imm et je pense notamment à ces jeunes qui ici comme ailleurs ont perdu des repères non pas de formation non même plus la culture de leur père et qui sont un problème pour toutes les communautés bien sûr il nous faut inventer un mode de développement économique qui profite à tous on me l'a dit j'en ai conscience sur un petit territoire les inégalités sont encore plus criantes que sur un grand territoire je le mesure parfaitement bien sûr il faut que les jeunes qui n'ont pas connu la violence partagent l'esprit consensus et de dialogue qu'il continue à s'intéresser à la politique aux affaires du territoire et non pas simplement la consommation et aux perspectives pour eux bien sûr il nous faut trouver le moyen de faire participer tous les talents de Nouvelle-Calédonie au développement de son de son territoire bien sûr il va nous falloir affirmer notre identité propre dans le passé et j'appelais il y a quelques instants au rassemblement de Wallis de la Polynésie et de la Nouvelle-Calédonie vous êtes un point commun dans ce pacifique qui représente un tiers du territoire de la planète et peut-être avec d'autres travailler ensemble au fond ce que nous avons fait en Europe est-ce qu'il y aurait pas moyen de le construire ici dans le Pacifique entre vous est-ce qu'il n'y aurait pas à construire là aussi une perspective pour mettre en commun nos universités notre savoir-faire en tout cas dans ce Pacifique se joue un enjeu considérable Mesdames et Messieurs mes chers amis ensemble nous devons réaliser la belle promesse de l'accord de Néa je je je veux dire que dans cette affaire ce n'est pas l'opposition ou la majorité ce n'est pas la gauche ou la droite d'où qu'ils viennent les femmes et les hommes de bonne volonté sont les bienvenus je le dis devant Christian Blanc je le dis devant Dominique Perben Jean-Jacques de Peretti Jean-Marie Boquel qui m'ont accompagné ici je voudrais que vous compreniez qu'ici vous pouvez donner une leçon à tous qu'ici vous pouvez être un exemple pour tous pour tous je vous souhaite d'y réussir sachez que je seraiis personnellement et institutionnellement à vos côtés et c'est donc du fond du cœur que je veux dire ces trois choses qui sont tellement présentes dans mes convictions vive la République vive la Nouvelle Calédonie et vive la France
Nicolas Sarkozy