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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 19 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsTravail & emploi

Démission de Laurent Nuñez : "Ce serait une erreur de s’en séparer maintenant" (Frédéric Péchenard)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Frédéric Péchenard. On apprend que Laurent Nuñez a présenté sa démission à Emmanuel Macron à la suite des violences. Est-ce que ce n'est pas du bon sens que de refuser une démission alors que le pays traverse une crise ?

  • 0:43RelanceRéponse directe

    Le ministre de l'Intérieur a été mis en cause par le président. Il a présenté sa démission. Le président l'a refusée. C'est un sursis selon vous ?

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Vous dites Laurent Nuñez connaît très bien la maison et pourtant on va voir ce que quel bilan vous faites de ce weekend mais certains parlent de fiasco.

  • 2:00RelanceRéponse directe

    On a perdu le contrôle sur certaines grandes villes, Frédéric Péchenard, quel aveu d'échec, c'est rare qu'un ministre de l'Intérieur en arrive là.

  • 3:20RelanceRéponse partielle

    Vous dites qu'il y a un problème de renseignement. Comment ça se fait qu'on n'ait pas anticipé les actions violentes ?

  • 4:39RelanceRéponse partielle

    Les autorités avaient évalué à 200 000 manifestants, finalement 550 000. Comment c'est possible ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:24Frédéric PéchenardFait
    « On a perdu le contrôle sur certaines grandes villes. »
  • 2:39Frédéric PéchenardFait
    « Le trou en fait, ça a été le renseignement. »
  • 3:20Frédéric PéchenardFait
    « Concrètement, on avait en même temps et c'est ça qui est extrêmement difficile, en même temps des manifestants qui ont manifesté d'ailleurs, c'est passé complètement à l'aise leur manifestation mais des manifestants qui venaient juste pour manifester, ce qui est un droit constitutionnel. »
  • 3:59Frédéric PéchenardFait
    « Ce qui est très différent par rapport à d'habitude, si j'ose dire, c'est que jusqu'à présent, les militants d'ultra-gauche qu'on appelle les Black Blocs, ils étaient à l'intérieur de la manifestation. »
  • 5:55Frédéric PéchenardFait
    « L'intelligence artificielle, nous avions eu l'autorisation pendant les Jeux Olympiques de le faire. »
  • 8:24Frédéric PéchenardFait
    « Il faut d'abord des moyens, bien sûr, c'est important des moyens humains, des moyens techniques et puis il faut une volonté politique forte. »
  • 19:12Frédéric PéchenardFait
    « Certains manifestants racontent un autre récit et notamment le système des nasses. »
  • 19:55Frédéric PéchenardFait
    « Ceux qui portent une lourde responsabilité dans toutes ces violences actuelles c'est la France insoumise par leur façon de parler. »
  • 21:20Frédéric PéchenardFait
    « Je ne suis pas très favorable au NAS. »
  • 21:57Frédéric PéchenardFait
    « La NAS interdit aux gens de partir. Alors je comprends bien l'intérêt que ça peut avoir mais à titre personnel, je ne suis pas très favorable à ça. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Frédéric Péchenard. Bonjour. sur France Info. Bonjour Agathe. Bonjour. Bonjour Frédéric Péchenard. On apprend euh Frédéric Péchenard ce matin que donc Laurent Nunez a présenté sa démission euh à Emmanuel Macron à la suite des émeutes, des pillages, des violences survenues euh samedi à Paris, à Lyon, à Marseille et dans euh d'autres villes de France. Démission refusée euh par Emmanuel Macron. Est-ce que ce n'est pas du bon sens que de refuser une démission alors que le le pays traverse une crise ? Oui oui, bien sûr, je partage tout à fait ça. Le ministre de l'Intérieur a été mis en cause euh hier soir par le président de la République. Assez logiquement, il en a tiré une conclusion, c'était qu'il avait plus la confiance du président puisqu'il était mis en cause ou en tout cas ses

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services. Il a présenté sa démission. Le président l'a effectivement euh une bonne chose. Le ministre de l'Intérieur actuel est un est un professionnel. Euh il a servi dans de nombreux postes de policier ou ou incluant la police et notamment à la préfecture de police. Il connaît très bien la maison. Ça serait ça serait probablement une erreur de s'en séparer maintenant à quelques mois d'une échéance importante. Euh le temps que le nouveau ministre de l'Intérieur se mette au niveau. Enfin bon bref, c'est pas une bonne idée et je pense que c'est c'est bien que sa démission ait été refusée. C'est un sursis selon ? Bah c'est un sursis. Emmanuel Macron en tout cas, l'Élysée dit compte tenu de la nécessité d'un commandement continu des forces de l'ordre dans le contexte

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actuel. On sent bien que c'est pas une confiance aveugle. C'est-à-dire je pense que le président de la République est prudent et que comme on ne sait pas exactement comment les choses vont tourner, il se laisse une marge de manœuvre. A priori tout de même, c'est une équipe qui devrait euh aller euh jusqu'à l'élection présidentielle. Ça c'est ce que vous pensez. C'est intéressant parce que vous dites Laurent Nunez connaît très bien la maison et pourtant euh on va voir ce que quel bilan vous faites de ce weekend mais certains parlent de de fiasco et le ministre de l'Intérieur a reconnu euh ceci sur France Inter tout à l'heure. Oui, samedi dans certaines grandes villes, vous pouvez pas regarder les commerçants en face quand vous avez des centaines de commerces qui ont été

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pillés et dire que on a pas perdu le contrôle sur ces sur certaines de ces grandes villes. Mais vous rendez ? On a perdu le contrôle sur certaines grandes villes, Frédéric Péchenard, quel aveu d'échec, c'est c'est rare qu'un ministre de l'Intérieur en arrive là. Oui, c'est un aveu d'échec et puis c'est une c'est un constat, moi je suis parisien, j'habite Paris, j'ai vu ce qui s'est passé ce weekend et y compris hier soir après la journée de samedi y compris hier soir qui a continué, on a vu des des émeutiers, on a vu des casseurs à force ouverte qui sont les rois dans les rues de Paris. Oui bien sûr, c'est un constat d'échec du ministère de l'Intérieur, oui. Mais on peut connaître très bien la maison, être un ancien enfin avoir dirigé la police pendant des années et

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ne pas anticiper ce genre de choses. Comment on en arrive ? Ben d'abord la preuve c'est que c'est effectivement ce qui s'est passé donc c'est possible. Alors après si on essaie de de réfléchir un petit peu à comment comment c'est possible, bah on on voit bien que le le trou en fait, ça a été le renseignement. Je crois que il y a plusieurs personnes qui l'ont dit mais fondamentalement Emmanuel Macron lui-même d'ailleurs ce matin. Oui. Mais le trou ça a été le renseignement. Alors je suis certainement pas là pour donner des bons points ou des mauvais points, pour dire ils ont eu tort, ils ont eu raison, c'est pas quelque chose qui est facile mais c'est absolument nécessaire quand vous avez euh une une nébuleuse comme ça d'avoir un renseignement important et précis. Concrètement, on

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avait en même temps et c'est ça qui est extrêmement difficile, en même temps des manifestants qui ont manifesté d'ailleurs, c'est passé complètement à l'aise leur manifestation mais des manifestants qui venaient juste pour manifester, ce qui est un droit constitutionnel, la police est là pour protéger, ça fait du maintien de l'ordre pour protéger la manifestation, voilà, c'est une chose. Par ailleurs, vous avez des militants de l'ultra-gauche qui ont qui sont venus pour casser, pour attaquer les policiers et cetera et enfin, là-dessus, c'est aussi quelque chose d'assez classique, des casseurs des casseurs en très grand nombre qui ont pillé des magasins. Ce qui est très différent par rapport à d'habitude, si j'ose dire, c'est que jusqu'à présent, les militants

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d'ultra-gauche qu'on appelle les Black Blocs, ils étaient à l'intérieur de la manifestation. Protégés à l'intérieur de la manifestation et puis ils sortent de la manif pour attaquer les policiers, pour frapper, pour mettre le feu, puis ils rentrent dans la manifestation pour être à nouveau protégés. Ce qui fait que toutes les difficultés arrivent généralement en fin de cortège. Et là, ils ont agi de manière complètement différente. C'est-à-dire qu'ils étaient en début de cortège et pas dans le cortège. Dès la place de la République, il y a eu des avant même que le cortège soit là, il y a eu des des multiples groupes qui se sont constitués d'ailleurs un peu partout dans Paris et et évidemment la réponse policière a tardé à venir, a été incomplète parce que elle n'était pas prévue.

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Alors justement, moi c'est ça que je je n'arrive pas bien à comprendre. Vous dites on a durant il y a un problème de renseignement et vous effectivement d'autres personnes ne l'ont l'ont dit et cetera, le problème semble cerné. Mais comment ça se ? On arrive en général assez bien à anticiper déjà le nombre de manifestants, là ça n'a pas été le cas, ça a été très largement sous-estimé et à envisager les actions violentes. Le renseignement a parlé du risque d'actions violentes, mais pourquoi on là on on n'y est pas ? Il est où le trou dans la ? Le trou dans la raquette, il est probablement en partie dans les difficultés juridiques qu'il y a pour les services de renseignement à procéder à des interceptions techniques. Concrètement, euh aujourd'hui, vous avez par exemple

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sur Paris, puisque c'est un sujet que je connais particulièrement, je suis élu de la région, mais je suis aussi élu parisien, euh vous avez des caméras de vidéo protection un petit peu partout, mais euh nous n'avons pas le droit d'avoir de l'intelligence artificielle. C'est-à-dire que euh les gens qui regardent les caméras euh sont obligés de regarder toutes les caméras en même temps. L'intelligence artificielle qu'on avait eu on avait eu l'autorisation euh de ? Non non, pas du tout. L'intelligence artificielle, nous avions eu l'autorisation pendant les Jeux Olympiques de le faire, c'est-à-dire euh euh il se passe quelque chose, par exemple des gens qui courent, par exemple, des gens qui tombent, par exemple, un un Mais ça ça n'aurait pas permis d'anticiper davantage, Frédéric puisque

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Laissez-moi terminer. Un colis abandonné, un colis abandonné, et à ce moment-là, ça vient directement devant l'opérateur, qui donc peut réagir immédiatement. Voilà. Oui. D'accord. Euh, nous avions demandé la Nous, Républicains, nous avons demandé la continuation de cette expérimentation qui a été arrêtée, puis finalement a été revotée pour les Jeux Olympiques euh de d'hiver. Mais on voit bien qu'il y a une première difficulté. On a besoin de ces caméras, on a besoin d'intelligence artificielle euh pour pouvoir savoir ce qui se passe en temps réel. Ça c'est en temps réel. Parce que l'anticipation, juste, je vais vous donner les chiffres quand même, hein. Parce que les autorités avaient évalué à un peu moins de 200000 personnes les manifestants en France la veille de la

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mobilisation, et encore, c'était une prévision qui venait d'être revue à la hausse parce qu'à la base, c'était encore moins. Et finalement, euh 550000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, versus 200000 anticipées. Donc, comment c'est possible, pour reprendre la question d'Adrien, de ce ? Alors, l'autre l'autre chose parce que alors, après de ça nous a pas échappé que je ne suis plus directeur général de la police et que je n'ai pas accès euh comme tout un tas de personnes vous savez comment ça fonctionne, comment ça fonctionne, mais je n'ai pas accès à à ce qu'ils écrivent, ni avant, ni après. Donc, je ne peux que supputer. Ce que je sais, c'est par exemple, pour travailler sur euh les black blocks ou les casseurs, euh ils sont organisés d'une façon euh

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euh en nébuleuse. Si vous voulez, il y a pas vraiment de chef, c'est une nébuleuse, et ça transite beaucoup par les réseaux sociaux, et notamment par les messageries cryptées. Aujourd'hui, notre service de renseignement territorial n'a pas possibilité d'avoir un accès aux messageries cryptées. Bon, ce qui est ce qui est un sujet, voilà. Donc, euh si on veut donner aussi plus de moyens. Si on veut que la police soit efficace, il faut lui donner des moyens. Si on veut que le renseignement soit efficace, il faut lui donner des moyens. Là, visiblement, c'est ce que je pense en tout cas, les moyens ont pêché. Vous savez, ça Je trouve qu'il y a beaucoup de critiques en ce moment sur la police et moi je suis venu sur votre antenne notamment pour défendre la police parce

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que je je trouve que c'est une institution remarquable qui mérite d'être défendue mais à chaque fois qu'il y a des difficultés comme ça, je pense au dictionnaire des idées reçues de Flaubert à police, il y a marqué a toujours tort. Voilà, ça c'est c'est un petit peu ça qui est qui peut être va parler des des policiers qui sont mises en cause mais vous nous disiez que là c'était assez inédit parce que les Black Blocks étaient intervenus dès le début du du cortège. Ah c'est non, la stratégie cette stratégie est nouvelle et probablement la prochaine fois la police se laissera pas surprendre de cette façon-là. qu'on fait face à ? Parce que le président justement demande à Laurent Nunez au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d'action contre les casseurs.

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Qu'est-ce qu'on peut faire pour pour mieux cerner ce ce nouveau type de de ? Bah je vous dis, il faut avoir faut plusieurs choses pour réussir quelque chose dans la police. Il faut d'abord des moyens, bien sûr, c'est important des moyens humains, des moyens techniques et puis il faut une volonté politique forte. Vous ne pouvez pas faire du en même temps tout le temps. Vous ne pouvez pas le lundi reprocher à la police son manque d'empathie et le mardi expliquer que la police n'était pas assez ferme. Ça vraiment ça a joué ça le fait que certains le disent, Emmanuel Macron avec ses mots sur la police a manqué d'empathie face au mouvement des lycéens, ça vraiment ça ça joue dans la doctrine mise en place par par le ministre de l'Intérieur pour la journée du 17. je sais une chose pour avoir été

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policier pendant plus de 30 ans, c'est que la police a besoin d'avoir des ordres clairs. Voilà. Des ordres républicains, des ordres qui sont naturellement, il s'agit pas de d'accepter des ordres qui seraient pas pas acceptables mais des ordres clairs. On fait, on fait pas, on y va, on y va pas. Et vous savez ce qui est difficile, c'est que quand vous êtes en action de police, c'est vrai pour le maintien de l'ordre, c'est vrai également en police judiciaire, c'est vrai lors d'un contrôle d'identité, quand vous êtes en action de police et que ça se passe mal, vous avez généralement une seconde, deux secondes pour réagir, pour réfléchir et après vous avez des gens qui sont confortablement assis dans leur fauteuil comme moi aujourd'hui qui vont disserter à l'infini sur ce qu'il aurait fallu

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faire et cetera alors que ben le policier sur le terrain ou la policière et bien ils sont obligés de pouvoir une réaction qui est immédiate et qui parfois peut peut peut être maladroite voir illégale. Simplement sur les nouveaux modes d'action que sur lesquels Agathe vous a vous a interrogé, certains évoquent de nouvelles manifestations possibles dans les prochains jours. Le maire de Lyon qui était ce matin sur France Info Grégory Doucet nous confiait qu'il craignait que de potentielles émeutes se se poursuivent. Est-ce qu'il est possible d'inverser la vapeur, de mettre en place un certain nombre de de décisions, de moyens rapidement là dans les tout prochains ? Bien sûr mais on l'a on l'a vu alors on a des malheureusement pas mal d'expérience depuis 10 ans dans le

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domaine du maintien de l'ordre difficile. Le plus difficile qu'on ait vu jusqu'à présent c'était les gilets jaunes. ? D'abord les gilets jaunes ont été un mouvement qui a été extrêmement violent à certains moments et à certains endroits mais qui surtout a duré dans le temps. Tous les samedis pendant pendant un an. Et puis on a eu les émeutes de 2023. Je vous rappelle que des mairies aussi ont été incendiées. Je pense à la maison de mon ami Vincent Jeanbrun qui était à l'époque maire de la Londe-les-Maures qui a été incendiée alors que sa femme et ses deux enfants étaient à l'intérieur. Donc on voit bien que malheureusement la police a l'habitude de ce genre de choses et bien sûr on va reprendre la main. Je n'ai aucun doute là-dessus. Voilà, je suis inquiet des 6 mois à venir parce

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que je ne je ne comprends pas bien cette agitation sociale maintenant alors que bon on est dans une démocratie. Une démocratie c'est un endroit où on vote et quand on a voté on change les choses. On l'a vu au cours des dernières années. Dans 6 mois il y a l'élection présidentielle, dans 7 mois il y aura une élection législative donc les cartes politiques vont être complètement remises à plat. Donc on peut être très hostile au président de la République mais de toute manière dans 6 mois il ne le sera plus. que vous êtes inquiet alors que vous avez quand même de la bouteille et que vous avez dirigé la police pendant des années. Aujourd'hui vous êtes inquiet. Oui d'abord d'abord je quand vous êtes policier, par définition, vous êtes toujours inquiets. Moi, un policier qui me dirait "Oh, tout

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va bien, je suis pas inquiet." je serais ça ça m'inquiéterait encore plus. Donc, je ne suis plus policier, mais euh je travaille d'ailleurs toujours dans dans la réserve de la police nationale. Mais je pense qu'un un un chef policier, il doit être inquiet en permanence parce que il doit être il doit voir les les signaux faibles, les montées en puissance des difficultés et autres. Mais quand même là, je suis inquiet parce que je trouve que on a eu, par rapport à ce qui était prévu, mais même par rapport à ce que moi je pouvais penser, on a eu euh un nombre, je parle pas des manifestants pacifiques, une fois de plus, euh ceux-là, je les mets complètement de côté, ils ont droit de manifester, ils manifestent, c'est c'est très bien. Ils sont protégés par la police et c'est

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parfait. Mais que ce soit euh ce qu'on appelle communément les black blocks, c'est-à-dire la mouvance de l'ultra-gauche, ou que ce soit les casseurs, j'ai été impressionné par leur nombre et par le fait que ça ait touché Paris, euh Lyon, Marseille, j'ai envie de dire, comme d'habitude, mais également des villes beaucoup plus petites. À Orléans, j'avais le préfet d'Orléans au téléphone parce que c'est un un vieil ami et il me disait mais euh ils ont attaqué la préfecture. À Limoges, qu'est-ce qu'il y a de plus absurde que d'aller brûler une ? La mairie, c'est ? C'est la maison du peuple. Le les maires, ils viennent d'être élus, ils ont été élus par on est dans une république, dans une démocratie, ils ont été élus. Dans la mairie, vous allez vous marier, vous allez euh euh déclarer

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la naissance de votre enfant, vous allez faire un certain nombre de choses. Quel sens ça de brûler une mairie si ce n'est le la volonté de de tout casser et de tout détruire, ce qui est, je trouve, inquiétant à quelques mois d'une d'une d'une double élection présidentielle et ? Le 8h30 France Info, Agathe Lambret, Adrien Beck. Avec Frédéric Péchenard, vice-président de la région Île-de-France chargé de la sécurité, ancien directeur de la police nationale. Euh on va parler de la la réponse du président qui a pris la parole hier, vous allez nous dire si elle est à la hauteur des enjeux. Euh mais d'abord euh hier, de nouveaux heurts ont ont eu lieu place de la République, la la 8, qui est spécialisée dans le dans la lutte contre les violences urbaines a été engagée. Vous

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êtes membre de LR, le patron de votre parti Bruno Retailleau demande l'état d'urgence. Est-ce qu'il faut en arriver là selon ? Euh oui. Oui, je je crois que Bruno Retailleau a eu raison. J'ai été euh un peu déçu par l'allocution du président hier qui finalement n'a pas dit grand-chose. Une fois que la seule chose qu'il ait dit c'est qu'il a réclamé des peines très sévères euh pour les manifestants mais il n'a aucune capacité à influer sur le cours de la justice. Euh les magistrats jugeront euh en leur âme et conscience et certainement pas en fonction des instructions du président de la République. L'état d'urgence c'est un régime d'exception. Oui, c'est un régime d'exception qui peut durer 12 jours avant donc ça l'idée c'est d'avoir un un un que ce soit quelque chose d'assez euh

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pendant euh pendant ce temps-là, le ministre de l'Intérieur et les préfets ont des pouvoirs un peu plus importants pas c'est pas dément mais un peu plus importants. Réquisition administrative sans l'autorisation d'un juge, interdiction de se déplacer, interdiction de manifester. Voilà, des choses comme ça. Et ça ça apporterait quoi de plus, pardonnez-moi, que la possibilité d'ores et déjà pour les préfets, en lien avec les maires, d'interdire certains ? C'est un peu plus. C'est un peu plus. D'abord, il y a un aspect psychologique qui est important. Je pense qu'il faut il faut marquer les esprits. Là, on a des pas Mais ça c'est de la communication. euh oui mais la communication c'est quelque chose qui est important. On peut pas personne peut dire le contraire

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surtout pas vous ici mais on a quand même euh des villes qui sont euh sinistrées avec des gens qui ont eu peur, des commerçants qui ont qui ont qui ont tout perdu. Voilà, on peut on peut dire que c'est pas grave, c'est que des choses euh matérielles. Enfin quand même il y a une il y a quelque chose qui est qui est qui est très important et je pense que euh décréter l'état d'urgence même pour quelques jours euh bah ça montre que euh l'État prend compte ce qui s'est passé et puis ça permet quand même de faire des choses que on ne peut pas faire au quotidien. Par exemple, interdire à certaines personnes d'aller dans une manifestation, des gens qui sont connus pour leur violence et cetera. Bon, on leur interdit de venir. Moins ils sont nombreux sur place, plus c'est simple ensuite.

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Cette fonction, elle a Ça a discutée il y a Frédéric Péchenard juste l'état d'urgence, est-ce qu'on aurait les moyens de le faire ? Quand on voit que même le ministre de l'Intérieur reconnaît avoir perdu le contrôle samedi, aujourd'hui on met en place un état d'urgence, si s'il est pas respecté, qu'est-ce qui se Écoutez, moi je l'ai connu en 2005, ça a été ça a été fait pendant les émeutes de banlieue. Pendant les émeutes de banlieue, j'étais policier à ce moment-là. Oui, ça ça a permis pendant quelques jours d'avoir un peu plus de moyens pour rétablir l'ordre. Il faut vous savez quand quand le quand la cocotte bout, il faut mettre le couvercle dessus et puis il faut surtout baisser baisser la chaleur pour que ça se calme. Ce qui est important, c'est de

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retrouver une certaine sérénité et un certain calme. Bon, mais on voit bien d'ailleurs que Il y a Il y a quand même des choses moi qui me choquent horriblement. Euh d'abord les les slogans. Euh les slogans de la France insoumise qui c'est la police tue. C'est insupportable. C'est inadmissible. Parce que d'abord c'est pas vrai, mais à force de le répéter, il y a des gens qui vont finir par le par le croire. Il y a eu des slogans déjà absurdes voire honteux. Je je me souviens en mai 68 j'étais petit, mais j'ai quand même le souvenir CRS SS. Ah c'est Voilà voilà un slogan qui était parfaitement absurde, comparer les les CRS à la SS, c'est c'est une méconnaissance le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est une méconnaissance historique. Là, ce n'est pas tant la la la

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difficulté du moment, la difficulté, c'est surtout qu'il y avait une absence de forces de l'ordre dans un certain nombre de centres-villes. Non non non non non, je suis pas d'accord. La difficulté, c'est qu'on voit bien que il y a un parti politique qui est la France insoumise qui fait tout pour attiser, souffler sur les braises. La police tue, c'est un première chose qui est d'ailleurs absolument mensongère, vous ? Vous allez vous en souvenir. La police parisienne, sur les manifestations à Paris. La dernière personne qui est morte lors d'une manifestation à Paris, il y a plusieurs milliers de manifestations chaque année, tout le monde s'en souvient. C'est Malik Oussekine. En 86. C'était il y a 40 ans. Et les deux policiers qui l'ont frappé sont passés en aux assises. Voilà. Donc ça

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fait 40 ans que il y a et et je m'en réjouis. Ça fait 40 ans qu'il y a des manifestations à Paris et partout extrêmement violente et notamment hier sans qu'il y ait de mort. ? Parce que la la la police française ou la gendarmerie française leur montra en terme de maintien de l'ordre c'est zéro mort. C'est pour ça c'est pour ça que vous voyez des policiers qui reculent parfois. C'est pour ça que vous voyez des des des scènes de chaos qu'on où on laisse laisse passer laisse faire parce que la la priorité absolue qu'on a d'ailleurs réussi à faire que la police a réussi à à tenir ce weekend c'est pas de mort. Je rappelle quand même si on globalise un petit peu que ce soit sur le 17 octobre ou sur le mouvement lycéen l'IGPN est quand même saisie à plusieurs

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reprises. Il y a notamment le cas d'une jeune femme qui a perdu son œil à à Toulouse. Quelqu'un un lycéen qui a eu la main arrachée du côté du côté de l'Anse. 1000 policiers blessés faut le préciser par ailleurs. Plus de 200 lycéens blessés pardonnez-moi je termine juste ma question. Est-ce que il y a quand même pas globalement un ? Alors peut-être que ça vient de la violence aussi mais aussi du maintien de l'ordre en France. Est-ce qu'il faut pas remettre en place certaines ? D'abord moi je je donne pas de satisfecit et je fais pas de catégorie de victimes. Il y a des victimes. Il y a beaucoup de policiers qui ont été blessés c'est insupportable. Il y a beaucoup d'enfants qui ont été blessés pas toujours par la police d'ailleurs c'est insupportable. Vous savez les policiers

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et les policières c'est pas des robots c'est pas des gens qui sont derrière leur bouclier toute la journée hein. Ils ont une famille. Ils ont des enfants ils ont des enfants qui vont au lycée. Ils ont des enfants qui vont au lycée qui ont manifesté. Tant que les enfants manifestaient devant les lycées sans violence sans débordement il ne s'est rien passé parce que la police n'intervenait pas. J'ai été au lycée Carnot qui est qui est un des lycées dans lequel je suis au conseil d'administration. Il y a des moments qui étaient très calmes. Les les lycéens étaient devant ils laissaient d'ailleurs passer les collégiens et les prépas. L'ambiance était bon enfant. Il y avait trois policiers dans une voiture qui ont pas été enfin Et tout se passait bien. Mais certains

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manifestants racontent un autre récit et notamment le système des nasses ce qui s'est passé ce qui s'est passé il faut revenir au départ ce qui s'est passé c'est qu'il y a des tas d'endroits où des des députés des élus de la France insoumise sont venus pour attiser pour souffler sur les braises et c'est à ce moment-là qu'il y a eu des ripostes. Vous pensez que c'est LFI qui est responsable de des des violences auxquelles on assiste depuis plusieurs ? que ceux qui sont ceux qui portent une lourde Je suis pas magicien je vais pas dire c'est 100% mais ceux qui portent une lourde responsabilité dans toutes ces violences actuelles c'est la France insoumise par leur façon de parler par leur façon de dire vous savez les les lycéens c'est intéressant hein les lycées qui vont pas bien. Aujourd'hui

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la région Île-de-France Valérie Pécresse a fait des lycées depuis 10 ans hein un de ses chevaux de bataille les plus importants. La région a engagé 7 milliards d'euros pour construire et rénover des lycées. À l'heure où je vous parle deux étudiants enfin deux lycéens sur trois travaillent dans un lycée neuf ou rénové et assez curieusement les lycées les plus les plus pourris sont les lycées parisiens. ? Par exemple le lycée Balzac ? Parce que ce sont des cités scolaires où il y a à la fois une un lycée et un collège c'est à la mairie de Paris de prendre en charge les collèges mais la mairie de Paris est ruinée elle est en faillite. Les crédits d'ailleurs pour les collèges ont été baissés alors que les crédits à la région pour les lycées ont été augmentés et il n'y a pas d'argent de la

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mairie pour le faire. Ce qui fait que la situation des lycées elle est pas aussi catastrophique qu'on veut nous le faire croire et et notamment on voit bien que c'est une attaque politique contre Valérie Pécresse sur le on attaque énormément mais je fais de la politique aussi. Le système de nasses Frédéric Pêchenard le fait de de d'enfermer les manifestants à un endroit beaucoup de témoignages même des témoignages d'élus de la République parlent de ce système qu'ils déplorent parce que souvent ils n'ont pas d'issue, ils ne peuvent pas en sortir et ils se retrouvent à leur corps défendant ben pris ensuite dans des heures et et dans des scènes potentiellement dangereuses. Ça mériterait d'ailleurs d'être réfléchi. Alors je je ça c'est une opinion qui est purement personnelle

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mais je ne suis pas très favorable au NAS. ? Parce que on est quand j'ai suivi l'école de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or des commissaires de police, vous savez vous faites des stages un petit peu partout et notamment vous faites des stages en maintien d'ordre. Moi j'ai j'ai choisi la police judiciaire mais j'ai fait quelques stages en maintien d'ordre. Et on nous avait appris un certain nombre de choses et notamment qu'il fallait toujours laisser une possibilité de fuite. Parce que si vous si vous lancez une charge, ce qu'on appelle un bon offensif parce qu'en fait souvent les charges c'est pas fait pour attraper les gens, c'est pour avancer, pour faire reculer un petit peu ceux qui sont en face, et bien il faut impérativement que cette charge elle se fasse avec derrière

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un endroit pour s'enfuir. On charge pas contre un fleuve, on charge pas contre un mur et la NAS interdit aux gens de partir. Alors je comprends bien l'intérêt que ça peut avoir mais à titre personnel, je ne suis pas très favorable à ça parce que il y a des gens qui effectivement se sont retrouvés nassés qui voulaient rentrer chez eux, partir et qui n'ont pas pu le faire. Voilà. Il est pire qu'ailleurs le pardon le maintien de l'ordre à la française, il est plus brutal, on met en cause certaines armes, le LBD, les grenades assourdissantes, des armes qui sont pas autorisées d'ailleurs partout dans l'Europe. Alors moi de ce que j'ai vu, alors je je vous parle de D'un tout petit mot si vous le voulez bien. Je vous parle d'un temps qui est un petit peu ancien mais de ce que j'ai vu,

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la police française fait un des maintiens d'ordre les plus efficaces et les plus comment dirais-je, les les moins violents que j'ai pu voir dans le monde. Je le sais parce qu'à l'époque, je signais des conventions avec un certain nombre d'États qui comprenaient pas comment on faisait du maintien d'ordre sans tuer personne. Les émeutes les dernières émeutes à Los Angeles, il y a eu 80 morts. Merci. Merci beaucoup Frédéric Péchenard d'avoir été avec nous ce matin sur France Info, vice-président de la région Île-de-France chargé de la sécurité. Vous avez dirigé la police nationale pendant 5 ans. Merci Agathe, on a le plaisir de vous retrouver pour ceux qui nous écoutent à la radio pour les informer dans quelques minutes. Très bonne journée sur France Info.