LES VÉRITÉS DE NATHALIE ARTHAUD (SUPPRESSION DE CNEWS, ACTE III, BÉNÉFICES DE TOTAL)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 12:10OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que les bénéfices records de Total vous évoquent ?
- 14:10RelanceRéponse partielle
Le gouvernement dit que Total plafonne les prix de l'essence, qu'en pensez-vous ?
- 19:23OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on assiste à la naissance d'un nouveau mouvement social ?
- 22:18OuverteRéponse directe
Qui est capable de donner un horizon concret à cette colère des travailleurs ?
- 24:25OuverteRéponse directe
La loi casseur payeur est-elle un outil pour museler les manifestants ?
- 28:46OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que l'attentat raciste de Trappe nous dit de la société actuelle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:53Nathalie ArtaudFait
« Bah ça m'évoque un gros voleur. Voilà. Moi, je pense que c'est c'est du vol, du vol pur et simple. »
- 13:37Nathalie ArtaudFait
« Total fait partie de ces grands ces grandes majors qui contrôlent en fait le le circuit hein de de du pétrole de de A jusqu'à Z. »
- 15:04Nathalie ArtaudFait
« J'accuse tous les groupes capitalistes de d'exploiter le monde du travail ici mais à l'échelle du monde entier et de mettre l'humanité tout entière en coupe réglée. »
- 16:33Nathalie ArtaudFait
« Avec leur politique ils sont en train bah de de bah d'avoir de en l'air la planète. Ça c'est une évidence mais surtout ils sont en train de de répandre la misère partout. »
- 17:17Nathalie ArtaudPromesse
« Nous nous sommes pour exproprier pour exproprier Total mais aussi les grandes banques, tous ces grands trusts là. »
- 25:49Nathalie ArtaudChiffre
« Michelin alors que il faisait 2 milliards de profits à fermer une usine, c'est euh 1000 salariés de Michelin plus tous les sous-traitants. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur Faut qu'on en parle, votre nouveau rendez-vous d'actualité. Ici, les sujets dont on parle peu ou mal dans les autres médias. Ici, pas d'actionnaire, pas de milliardaires. On parle de ce qu'on veut et avec qui on veut. Et pour cela, on a besoin de vous pour pouvoir continuer à nous développer. Alors, merci de nous soutenir. Merci d'avance.
Ce soir dans Faut qu'on en parle, on reçoit Nathalie Arta, candidate lutte ouvrière à la présidentielle et avec elle on va aborder ce qui fait l'actualité totale et ses profits pharamineux, les mobilisations sociales en ce moment en France. Et on reviendra aussi sur l'attentat raciste de Trap. Et on ira aussi du côté de l'Assemblée nationale en fin d'émission où LFI a obtenu un premier succès lors de sa niche parlementaire. Les députés ont voté pour donner le statut de fonctionnaire aux AESH. Mon collègue Amine Snoussy nous rejoindra pour détailler cette actualité. Tout de suite les dito.
Depuis quelques jours sur les réseaux sociaux français, un mot d'ordre. On bloque l'extrême droite, on bloque les comptes de Bardella, de Le Pen, de Zemour, de C News, de valeur actuelle et j'en passe. On nettoie notre fil d'actualité et on espère peut-être que l'extrême droite finira par disparaître de nos écrans de télévision et surtout l'empêcher de gagner la présidentielle. Mais le plus ironique dans cette histoire, c'est que André Janones, le député brésilien qui a inspiré cette stratégie déployée autour de Loua, vient justement d'expliquer aux Français qu'ils n'ont pas tout compris à sa méthode. Au Brésil, l'idée n'était pas de bloquer massivement les comptes adverses, c'était de ne plus alimenter leur publication, de ne plus leur offrir gratuitement des vues, des commentaires,
des partages et dans le même temps d'organiser la diffusion de ses propres idées. La nuance est importante parce que depuis des années, l'extrême droite avance. Elle avance dans les urnes bien sûr, mais elle avance aussi dans les mots, dans les médias, dans les conversations. Des idées hier considérées comme inacceptables deviennent discutables puis acceptables puis presque banal. Et nous, qu'est-ce qu'on fait ? Et je suis le premier à le faire. On s'indigne, on partage une vidéo raciste pour la dénoncer, on cite un discours xénophobe pour le démonter. On débat dans les commentaires face aux dingueries que l'on peut lire et en faisant cela, on contribue sans le vouloir à faire circuler ce qu'on prétend combattre. Tony Morrison,
l'écrivaine afro-américaine disait "La fonction très grave du racisme est la distraction. Cela nous empêche de faire notre travail." Donc oui, on peut bloquer tous ces comptes, mais on ne doit pas s'arrêter là. Notre notre travail, c'est surtout de faire émerger nos sujets, nos mots, nos idées, nos perspectives d'avenir au Brésil. C'est ce qu'a fait le député Jeanones. Il a créé un canal WhatsApp qui a rassemblé plusieurs millions de sympathisants. Il y a diffusé des consignes coordonnées pour amplifier les contenu du camp de Loua en faisant par exemple monter des hashtags, partager certaines publications, regarder des vidéos jusqu'au bout et relayer des contrediscours. Ici, la France insoumise
tente de faire pareil. Loua, lui, a pu contre tout attente battre Bolsonaro et on dit que c'est grâce à cette stratégie, notamment dans l'entre de tour qu'il l'a fait. Mais rien ne dit que ça pourrait fonctionner ici aussi. Mais une chose est sûre, on ne fera pas reculer l'extrême droite en la faisant disparaître de nos écrans. On la fera reculer si ces idées cessent de gagner du terrain dans la société et si surtout on parvient à faire progresser les nôtres. Et ça ça demande un peu plus qu'un clic.
Attentat terroriste àrape. Le procureur du parquet national antiterroriste a annoncé aujourd'hui que Kevin T, 39 ans, reconnaissait avoir préparé son passage à l'acte et surtout avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines. Lors de ces auditions, il a expliqué avoir choisi Trap parce qu'il considérait la ville comme un repère d'islamiste. Mais le suspect conteste toujours intention terroriste. Il considère son geste comme légitime et affirme ne ressentir aucun regret, même pour la jeune fille de 12 ans dont on a appris hier par sa mère que son pronostic vital n'est plus engagé. Cette attaque raciste attrape et à la verrière a fait un mort Pengo Wangi et sept blessés. Le suspect doit être mis en
examen notamment pour assassinat tentative d'assinat en relation avec une entreprise terroriste avec une circonstance aggravante liée au caractère raciste des faits. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.
Un autre homme noir est mort il y a quelques jours. Cette fois dans un commissariat à Saint-toin en Saint-Sinni. Maurice, 44 ans, est décédé alors qu'il était en garde à vue. Les fesses se sont produits mardi après-midi. Il a été retrouvé inconscient dans sa cellule avant de perdre la vie malgré des tentatives de réanimation. Son père a porté plainte et met en cause les conditions de son interpellation et de sa prise en charge par la police. L'IGPN, l'inspection générale de la police nationale, a été saisie pour enquêter sur les circonstances de sa mort. Une autopsie a été réalisée, mais les premières conclusions ne permettent pas d'établir les la cause du décès. Des analyses complémentaires doivent être mené. L'avocat de la famille, maître Yassine Bouzerou, affirme que les violences
auraient été commises lors de l'interpellation et peut-être même au commissariat.
Les victimes de crimes sexuels commis pendant l'enfance pourront-elles un jour porter plain sans limite de temps ? Le Sénat vient de franchir une étape importante sur cette question. Mercredi 28 octobre. Hier, les sénateurs ont rétabli l'imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur des mineurs. Le texte a été adopté par 250 voix contre 80. Contrairement concrètement aujourd'hui, une victime de viol subie pendant l'enfance peut en principe porter plain jusqu'à ses 48 ans. Le délai de prescription est de 30 ans à compter de sa majorité. Mais certaines victimes mettent des décennies à parler, à comprendre ce qu'elles ont subi ou à trouver la force de porter plainte. C'est précédemment l'argument avancé par les défenseurs de cette réforme. Le temps écoulé ne devrait plus
empêcher la justice d'examiner ces crimes. Les opposants eux alertent sur les difficultés à établir les faits des années plus tard. Et attention, ce vote ne suffit pas à changer la loi. Le texte doit encore poursuivre son parcours parlementaire et passer par l'Assemblée nationale.
Après le Conseil constitutionnel, l'observatoire des prisons ou le défenseur des droits, Emmanuel Macron va pouvoir mettre un de ses proches à la tête de la banque centrale européenne. Car oui, on vient de l'apprendre, Christine Lagarde va quitter la présidente de la BCE le 7 février prochain. L'ancienne ministre de l'économie qui dirige l'institution depuis novembre 2019 devait normalement rester en pause jusqu'à la fin du mois d'octobre 2027. Ce départ anticipé a donc surtout une portée politique. Emmanuel Macron pourrait peser sur le choix du prochain patron de la BCE avant de quitter l'Élysée. Un poste stratégique he qui se négocie entre les dirigeants européens et qui engage l'orientation économique de la zone euro pour plusieurs années. Quant à Christine
Lagarde, son nom circule déjà pour prendre la direction du forum économique mondial de Davos. Voilà pour notre petit tour d'actualité. Et avant de passer à notre entretien du jour, je vous propose un extrait d'un reportage de mes collègues Sarah Duieu et André Manivit. En France, au moins 927 personnes sans domicile fixe sont mortes en 2025 à l'âge moyen de 49 ans. Un chiffre qui révèle une réalité brutale. Vivre sans domicile, c'est aussi mourir beaucoup plus tôt. Dans un rapport publié aujourd'hui, le collectif Les morts de la rue tire la sonnette d'alarme. En région parisienne, le cimetière de Tier accueille les corps de défunt qui n'ont pas été réclamées par leurs proches. Parmi eux, beaucoup de personnes sans abri dont on ne connaissait ni le nom,
ni même parfois le prénom. Nous avons suivi le collectif des morts de la rue qui luttent pour retrouver leur identité. Soit c'est les services de police qui nous le signalent, soit ça peut être aussi un état civil d'hôpital qui nous dit "On a on est en on a quelqu'un qui vient de décéder qui semble utile être à la rue. Est-ce que vous pourriez nous aider à à l'identifier ? En tout cas, est-ce que vous connaissez quelqu'un qui pourrait le connaître ? Pour aider à l'identification, le collectif mobilise son réseau, les marodes, les centres d'hébergement et les acteurs de terrain à qui il signale les décès anonymes. On dit qu'on a retrouvé à tel endroit, une personne à tel endroit été retrouvée
euh décédée, elle aurait et un âge approximatif, parfois, on a des détails physiques, ça peut arriver. Euh est-ce que ils auraient connaissance d'une personne qui serait familière des lieux ? Et bien souvent, une personne qui est en rue est rentrée en contact avec pas mal de monde. Ils sont jeunes, ils ont parfois des copains de rue, des marottes qui sont passé et parfois même un prénom ou un pseudo nom de famille peut aider vraiment les autorités bah à trouver une identité. Ces informations permettent ensuite à la police d'explorer les différentes pistes et parfois même de retrouver un proche du défunt. En un appel à une personne, on peut retracer tout le parcours de vie parce que on a réussi à identifier très rapidement la personne qui accompagner
monsieur ou madame. Dans certains cas, on va savoir plusieurs mois après euh le décès et dans d'autres cas, on peut passer quasiment un an sur un dossier pour essayer de enfin de retracer le parcours de vie de quelqu'un et on narrivera à rien. Donc voilà, c'est extrêmement variable, ça peut être très frustrant comme au contraire ça peut être aussi très touchant et ça peut être des moments d'émotion qu'on partage avec la personne qu'on a au bout du fil. Et on a oui euh un petit un petit bout de qui était la personne qui reste. Et ça, c'est vrai que c'est assez assez gratifiant pour le coup. Et je pense que bah pour nous, c'est important parce qu'il y a rien de pire que de
retracer un parcours de vie et de ne rien réussir à avoir parce que on a l'impression que la personne non seulement elle est invisibilisée de son vivant, mais elle est invisibilisée aussi dans la mort alors que notre objectif à nous, c'est justement que ça ça n'arrive pas. Vous étiez musicien et nous savons que vous aimiez particulièrement Johnny Alidé. Je ne vais pas vous freedonner une de ces chansons, mais plutôt vous en lire quelques stropes de ce morceau qui n'est pas le plus connu et qui s'intitule précisément seul. Regardez tomber la pluie, écoutez le souffle du vent, accepter de ne pas comprendre le pourquoi des choses, devoir continuer à vivre comme avant et
s'endormir seul. Mais à présent, vous n'êtes plus. Dans ce temps qui n'existe plus, l'heure est au retrouvaille avec votre enfant parti avec avant vous dans les bras de l'amour. Bonne route Dominique. Chaque année en France, près d'un millier de personnes meurent dans la rue. De retour sur le plateau de Faux qu'on en parle. Profit record pour les grands groupes. Colère sociale, jeunesse mobilisée, répression des manifestations et monté du racisme. Les tensions sont nombreuses dans le pays. Comment transformer cette colère en véritable rapport de force et comment faire face à l'extrême droite et au discours qui stigmatise une partie de la population ? Pour en parler, ce soir, nous recevons Nathalie Harta, porte-parole de lutte ouvrière et candidate à la
présidentielle. C'est parti pour l'entretien.
Nathalie, bonsoir. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Euh pendant que des millions de français surveillent chaque euroin pour se nourrir ou se déplacer, les grandes entreprises énergétiques continuent de réaliser des bénéfices énormes et aujourd'hui Total Ennergie vient d'annoncer un bénéfice de plus de 8 milliards d'euros. Il l'a plus que doublé en un an. Qu'est-ce que ça vous évoque ? C'était 5 milliards au premer trimestre, 5 milliards au 2e, 8 milliards, plus de 8 milliards au 3è. Bah oui, c'est quand même dingue. Bah ça m'évoque un gros voleur. Voilà. Moi, je pense que c'est c'est du vol, du vol pur et simple. C'est c'est du vol légalisé. Alors, tout
ça c'est euh admis, c'est même couvert par la loi, mais en réalité c'est un pillage. C'est un pillage euh de de nos poches. Et euh ce qui est assez impressionnant, c'est de voir le gouvernement nous expliquer bah qu'on y peut rien, qu'en réalité total ne fait pas de bénéfice en France. Donc il faut surtout rien leur demander que même c'est limite si on devait pas se prosterner et le remercier, lui baiser les pieds parce que un grand seigneur il plafonne les prix les prix de l'essence. Non, la réalité c'est que Total fait partie de ces grands ces grandes majors qui contrôlent en fait le le circuit hein de de du pétrole de de A jusqu'à Z.
Donc toutes les étapes, le forage, l'exploitation, le le raffinage, la distribution et à chaque étape évidemment aujourd'hui il se gave. Voilà. Donc euh euh nous euh euh nous pensons que c'est euh bah le symbole, c'est quand même Oui, c'est le symbole, c'est le reflet de ce capitalisme prédateur aujourd'hui euh ces compagnies pétrolières. Vous venez d'évoquer au début de au début de votre intervention le le gouvernement. Je propose d'écouter justement de Brégon, porte-parole du gouvernement sur justement Total. Moi, je crois qu'on aurait tort de sombrer dans le total bashing. Je sais que euh c'est un sport national pour une partie de la classe politique. Moi ce que je vois concrètement, c'est que depuis plusieurs mois, Total a mis en place des
plafonnements sur l'essence, sur le diesel, c'est une bonne chose parce que ça permet là aussi de tirer les prix à la baisse. Ça contribue à protéger les Français, quoi qu'on en dise. Donc ça c'est la première chose. Et la seconde d'un point de vue plus macro et je peux vous le dire en tant que ministre, je vais terminer, je peux vous le dire en tant que ministre de l'énergie, on a de la chance d'avoir un grand major pétrolier dans une crise telle que celle que l'on traverse et notamment pour palier à des risques d'approvisionnement. Donc nous, on demande à Total d'être exemplaire. Donc on vient d'entendre Mot Bréon, elle nous dit qu'on a de la chance. On a de la chance. Vous faites du du total bashing madame Marteau. Euh je fais euh enfin comment dire je
moi je j'accuse Oui, bien sûr. J'accuse tous les groupes capitalistes de d'exploiter le monde du travail ici mais à l'échelle du monde entier et de mettre l'humanité tout entière en coupe réglée. Voilà, aujourd'hui, on voit de partout, de partout la misère s'accroître. On voit des gens dans le dans le dénuement total dans dans un très grand nombre de pays et en fait y compris on voit des régions entières mises à feu et à sang pour les intérêts de cette minorité de cette minorité de grands capitalistes de grands trustes qui imposent leur lois sur le monde entier. Ils imposent leur loi sur les travailleurs salariés mais aussi sur les autres entreprises qui sont en dessous
en réalité et quelque part on leur verse tous notre contribution. Il faut réaliser que c'est comme ça que le capitalisme marche en fait hein. C'est que qu'on travaille dans des petites entreprises mais y compris pour un certain nombre de services publics, y compris quand on travaille des fois dans dans dans un secteur associatif, on a un rôle utile et à chaque fois ce que nous produisons, ce que nous permettons de faire fonctionner et bien ça remonte hein par comme par capillarité hein. Le pognon remonte toujours dans les poches de ces grands capitalistes, de ces grands actionnaires là. Et nous nous disons que il faut pas seulement être révolté par euh le le l'aspect exorbitant de leur richesse. Il faut être révolté par la politique et par
l'impasse voir enfin dans la par la catastrophe dans laquelle ils nous embarquent tous en fait parce qu'avec leur politique ils sont en train bah de de bah d'avoir de en l'air la planète. Ça c'est une évidence mais surtout ils sont en train de de répandre la misère partout. Euh quelle serait la la solution ? Certains parlent de nationalisation. Est-ce qu'il faudrait nationaliser une entreprise comme Total ? C'est quoi la solution pour qu'on sorte enfin de de ça ? Mais nous nous sommes pour exproprier pour exproprier Total mais aussi les grandes banques, tous ces grands trusts là. On est en train de parler en effet d'un trust qui fabrique du carburant dont on estime que c'est finalement quelque chose d'essentiel à la vie quotidienne, hein, une sorte de de de de
produits de première nécessité finalement hein, parce que bon, dans les grandes villes, on a encore un peu les transports en commun et encore hein, il faut pas commencer le boulot à 5h du matin et parce que là c'est pas possible, on n'y arrive pas avec les transports en commun. Mais euh partout euh dans le reste de de du pays, il faut une voiture pour aller bosser. Voilà. Donc c'est quelque part hein une euh une un produit de première nécessité. Bon ben, nous nous disons qu'il faudrait bien sûr que ça soit entre les mains de l'ensemble de la société que euh ces grandes trusts fonctionnent comme des services publics. Donc nous sommes nous pour les expropriés. les exproprier, ce qui veut dire en effet euh donc les les mettre au service de la collectivité,
mais sans n'avoir rien à rembourser à leurs actionnaires. Nous sommes absolument pas pour la nationalisation qui nécessiterait de mettre quoi combien de milliards sur et et pour pour des gens qui ont déjà euh ramassé plus que euh bien sûr ce qui ce qui ce qu'ils ont placé dans toutes ces entreprises. Donc nous ne leur devons rien. Il faut arrêter avec cette idée-là, hein. Il faut arrêter avec cette idée-là. Euh euh Carl Marx, il avait une une phrase euh qui je pense est d'actualité. Il disait que il est grand temps d'exproprier les expropriateurs parce que c'est exactement ça. Tous ces gens-là finalement, qu'est-ce qu'ils font ? Pour s'asseoir sur leur montagne d'or, ils euh font plonger le reste de l'humanité dans la misère et il finalement
il les prive de tout droit à à la propriété. Euh mais même celle d'avoir d'acheter une voiture, même celle euh de d'avoir un logement, vous voyez. Donc euh en fait, ils passent leur temps à nous exproprier nous, n'est-ce pas ? Donc il est grand temps d'exproprier les expropriateurs. Vous le disiez tout à l'heure, justement, ces expropriateurs, tous ces grands industriels euh font en sorte que beaucoup de gens vivent dans dans la misère ou en tout cas avec de très grandes difficultés. On l'a vu récemment, beaucoup de mobilisations notamment en France avant et après les mobilisations du 17 octobre. On a vu d'ailleurs une jeunesse qui entend faire entendre et se faire entendre. Elle a été rejointe par les travailleurs depuis. Euh est-ce queon nous on assiste
à la naissance d'un nouveau mouvement social ? Vous en plus qui êtes enseignant, vous avez pu voir de près en plus j'imagine dans le lycée dans lequel vous pouvez être ces jeunes se mobiliser. À à quoi on assiste actuellement ? C'est un nouveau mouvement social ou c'est une continuité par rapport à ce qu'on a déjà connu ? Oui, c'est un nouveau mouvement social qui a entraîné partie donc des lycées mais qui a entraîné quand même je dirais toute une génération hein de de jeunes et qui aujourd'hui j'espère redonne un petit peu cette envie de d'exprimer sa colère et de redonne l'envie alors à des jeunes travailleurs qu'on a déjà vu effectivement dans les manifestations, que ce soit le 17, que ce soit le 24 et euh et j'espère que ça
ira plus loin en effet parce que bien sûr que cette mobilisation n'est pas seulement pour des revendications matérielles et d'ailleurs il y avait une forte coloration enfin il y avait aussi ce sentiment que bah voilà on est des jeunes de quartiers populair on est dans des lycées de quartiers populaires de ville pauvre en fait on est des fois dans des lycées professionnels et on est complètement méprisé voilà on n pas de prof on a pas de moyens he le gouvernement ça le dérange pas donc il y avait aussi finalement une révolte contre l'inégalité contre contre l'injustice, contre aussi cette relégation, cette marginalisation qui existe he pour une partie de de la jeunesse. Donc c'est vraiment une aspiration qui est extrêmement large et
qui ne peut que partagée par un grand nombre et qui s'ajoute en effet à ce raquette sur le carburant, qui s'ajoute à ce chômage de masse, au problèmes des bas salaires et cetera. Donc oui, il y a un cocktail explosif. Voilà. Moi, je crois qu'il faut aussi se dire que là, le gouvernement s'est senti obligé de faire quelques annonces qui à mon avis sont largement bidons, hein. Mais le simple fait qu' ils a qu'il ait été forcé hein de faire comme s'il allait prendre au sérieux ses revendications et en tout cas mettre un certain nombre de choses sur la table, cela montre que finalement là il est euh enfin la contestation a établi déjà un certain rapport de force hein. Donc cette brèche, elle a été ouverte par la jeunesse. Il faut absolument que le monde du travail s'y engouffre. Et nous
les ouvrières, c'est notre politique. Nous pensons que elle pourrait passer un cap tout autre si le monde du travail entrait dans cette contestation avec ses propres armes, hein, c'est-à-dire bah les manifestations et pourquoi pas dans les entreprises et pourquoi pas dans les les zones industrielles et par les grèves et même par les occupations d'entreprise. Vous voyez là, si on allait dans cette direction là et nous nous militons pour ça, là on imposerait un nouveau rapport de force, y compris contre le grand patronat et c'est toujours ça qui a été une donnée essentielle pour faire reculer les classes dirigeantes. Il y a des justement des manifestations qui sont prévues notamment donc le samedi qui vient le 31 et aussi le 5
novembre. Euh vous le dites souvent le les travailleurs sont une force collective considérable. Mais justement aujourd'hui, qui est capable de donner cet horizon concret à cette colère et à ses travailleurs ? Est-ce que c'est les syndicats ? Est-ce que c'est les parti ou justement il faut se servir de la locomotive des jeunes là qui qui lancent quelque chose ? Oui, bien sûr. C'est c'est cette jeunesse qui euh a provoqué toute une ébullition euh euh à laquelle ne sont pas insensibles bah d'abord les parents et puis l'ensemble du monde du travail qui regardent et qui est d'ailleurs aussi particulièrement quand même choqué par euh la répression qui s'est abattue sur la jeunesse hein, euh la répression policière, la répression judiciaire et ça je peux vous dire qu'il
y avait un certain nombre de manifestants dans la rue samedi dernier, samedi 24 qui étaient précisément là pour dire non mais là c'est pas possible les interdiction de manifester, couvre-feu euh euh voilà, intimidation, une espèce de propagande comme ça pour que que que pour pour se taire, pour qu'on se retrouve muselé. Donc vous voyez et et là oui, on a quand même pas mal d'ingrédients hein finalement pour que la colère sourde et bien elle explose et et nous on pense qu'il faut en effet que le monde du travail soit capable que il pourrait apporter non seulement un poids un poids énorme des millions de femmes et d'hommes en fait et puis pourrait apporter sa capacité
d'organisation et aussi pourrait apporter un un cap une orientation à ce mouvement là parce que c'est sûr que vous savez dans ce système là, on touche vraiment le point sensible quand on touche en fait au capitalistes, quand on touche à leur profit, quand on touche là là où ils ont un cœur, c'est-à-dire au portefeuille en fait. Et c'est là que le monde du travail est absolument indispensable pour ça. Euh, vous venez de le dire hein, il y a une forte répression policière, forte répression judiciaire et là il y a même c'était hier euh avanthier même au Sénat, on a voté pour la loi casseur payeur. Donc le gouvernement et la droite explique qu'il faut faire payer les casseurs pour protéger les
commerçants. Mais pas que d'ailleurs, il on peut se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment et on devra aussi payer jusqu'à 10000 €. On peut prendre sur les prestations sociales cette volonté de sanctionner au-delà même des des casseurs. Est-ce que c'est justement pour aussi museler les les manifestants et les mobilisations ? Bah bien sûr, c'est la présomption d'accusation là hein. Voilà, on est forcément accusé. Alors moi cette cette loi, je la mets en vis-à-vis avec la présomption de légitime défense, vous savez, de la police parce que là voilà les flics qui ont la gâchette facile, alors eux c'est une présomption d'innocence. Nous on va manifester, on a une présomption de culpabilité. Enfin, c'est quand même dingue. Ouais, c'est ouf. C'est Et voilà. Non, encore une fois,
moi j'ai envie de dire que les plus gros casseurs, ils sont pas là. Ils sont pas là. Là, on a effectivement des jeunesses, vous savez, dans dans des pays pauvres, on aurait parlé des meutes de la fin en fait, ce qui s'est passé le 17 octobre, hein. Et ça, le gouvernement et les médias qui ont jeté toute une propagande en dénonçant les pillages, ils ne veulent pas le voir parce que ça c'est le fruit de leur politique en fait. C'est et en fait ils récoltent ce qu'ils ont semé, c'est tout. Euh mais donc moi je le redis ici, les plus gros casseurs, ils sont pas là. Les plus gros casseurs, les plus gros pillards, bah c'est total énergie. Ce sont toutes ces entreprises qui euh euh qui sont en train de fermer des sites, fermer des usines, licencier des gens. Et vous savez là, il casse
fort. Hier, j'étais à à Chaolé. Euh Michelin Michelin alors que il faisait 2 milliards de profits à fermer une usine, c'est euh 1000 salariés de Michelin plus tous les sous-traitants, plus les petits commerces autour et ils ont ils ont véritablement foutu par terre la vie de milliers de travailleuses et de travailleurs en fait hein. Et là, vous savez, cette détresse là qui est finalement quotidienne et qui touche des centaines de milliers de salariés, quand est-ce que elle est dénoncé par le gouvernement, par tous ces médias hein qui nous ont montré les petits commerçants complètement démunis, des armées et cetera. Bon, mais ce il faut réaliser que on a un grand capital des grandes
entreprises euh de l'automobile, de la chimie, de la pharmacie, euh mais même dans les banques, mais même Renault Renault a un plan de suppression d'emploi de 1000 euh personnes euh dans l'ingénierie, vous voyez ? Parce que en fait, on n'est plus protégé par rien en fait. Et bien, ce sont ces ces ces grands trustes là qui se comportent comme un rouleau compresseur sur toute la société et en fait ils écrabouillent tout en fait. Et effectivement le tout est crabouillé. Roland l'escur, ministre de l'économie, parlait déjà le 4 octobre dernier sur le plateau de LCI de justement mettre la pression sur ceux qui n'ont déjà pas grand-chose, les bénéficiaires des prestations sociales. Justement, je propose de l'écouter. Moi, je suis partagé sur ce qu'on peut faire sur les aides sociales pour payer
des amendes, pour simplifier parce que les aides sociales sont souvent, j'allais dire heureusement, des filets de sécurité qui permettent de calmer tout le monde et de s'assurer que les gens puissent vivre relativement décemment. Soyons-en fier, c'est notre modèle. Mais en revanche que quand tu casses, tu répares comme disait l'autre Gabriel Nathal, premier ministre, que quand tu sois quand quand on est coupable, on puisse être sanctionné. Évidemment, évidemment. et s'il faut renforcer les sanctions pour que les jeunes qui sont parfois aujourd'hui en train de perdre un certain nombre de repères vis-à-vis des biens publics, des commerçants, euh du mobilier urbain, oui, remettre un peu de pression, je pense que ça fait pas de mal.
Je vous voyais pendant la diffusion de ce Magnetto secouer la tête par rapport à ce que dit Roland Escure. Mais parce que les coupables ne sont pas là. Voilà, les coupables, ce sont les fanatiques des profits, ce sont ceux qui effectivement s'aiment la misère, qui mettent les quartiers populaire là dans dans ce dénument total, la planète toute entière aussi. Vous savez, au mois de juin, il y a l'altermondialiste Jean Zigler qui est décédé et il disait que la fin dans le monde, c'était un assassinat de masse. Et ça, moi je suis d'accord, c'est un assassinat de masse perpétré par les capitalistes, vous voyez. En fait, c'est cette classe capitaliste là qui qui dirige toute la société se
comporte en en véritable criminel en fait. et et et donc moi je je ne je trouverai jamais aucun coupable euh du côté des classes exploitées, du côté des classes opprimées, hein. Euh j'aimerais juste justement, il nous reste plus beaucoup de temps dans cette interview et j'aimerais parler de ce qui vient de se passer notamment à Trap et cet attentat raciste à Trappe cette attaque que les gens de Trappe et de la Verrière ont ont vécu. Qu'est-ce que ça nous dit de cette société actuelle et des problèmes quand on désigne justement régulièrement dans le média ou même les politiques des cibles ou des populations et ça peut entraîner justement à ce
qu'on a vu Kevin T qui ouvre le feu sur des personnes noires ou arabes ? Ben c'est voilà c'est terrible. Moi, je pense à aux camarades et à tous ceux que je connais qui habitent à Trappe et aux alentours dans les Yvelines. J'ai quand même pas mal de camarades et bah je voilà, je me mets à leur place. Je me dis enfin c'est se dire quand même qu'on peut aller dans la rue, qu'on peut finir cribler de ballle euh enfin c'est voilà c'est c'est c'est insupportable. Et euh moi, j'ai entendu euh leur peur, leur effroit, mais aussi leur colère parce qu'il y a eu pas mal de reportages quand même qui où les gens là, ils ont ils ont vraiment dit ce qu'ils avaient sur le cœur et ça faisait vraiment du bien de l'entendre hein quand justement ils ont expliqué
que hein ces euh ces assassins euh racistes, bah en fait ils étaient armés idéologiquement en fait par bien sûr la droite, l'extrême droite, Rotaillot. Bon bah toutes les citations elles ont été elles ont été données hein. Bardella Trappe la petite République islamique. Bon voilà mais vous savez j'ai envie de parler d'une autre citation plus au centre Bairou Bairou la la submersion migratoire. Mais ouais ben oui parce qu'en fait alors là on est un peu plus au centre hein vous voyez mais c'est comme ça qu'on déshumanise les gens en fait. C'est comme ça qu'on les voilà c'est on parle plus de de d'être humain, on est plus et puis voilà et ça moi c'est vrai que je bah c'est c'est terrible et et
toute la société elle nous conduit à ça finalement. Ils veulent que que voilà ça soit l'individualisme, qu'on s'occupe pas des autres, qu'on se replie sur soi, qu'on Mais c'est pas comme ça que ça ça se passe et puis nos vies elles sont pas comme ça. Donc bien sûr qu'il faut combattre tout ça, combattre ce racisme ce qui est une division. Je tiens à dire parce que j'ai écouté votre euh votre introduction, le racisme c'est une politique. Il est pas né avec le capitalisme, je je bien sûr, il est pas né avec le capitalisme, il existait bien avant, mais le capitalisme, il en a besoin. C'est une politique, une politique des dirigeants et du grand patronat parce que il ne pourraient pas régner s'ils ne divisaisent pas les travailleurs. Ils ont besoin de les diviser en s'appuyant en effet sur les
différences de couleur de pose, de d'origine, de nationalité et cetera et cetera. Eux c'est un besoin et nous travailleurs et ben notre besoin c'est de lutter contre justement toutes ces idées-là qui nous nous divisent et qui nous livre pied et point lié à l'exploitation et à tous ceux qui nous raquettent. Euh justement pour lutter contre ces idées-là et notamment aussi la banalisation du racisme, certains pensent qu'il faut peut-être interdire ces news, voir le Rassemblement national et on terminera là-dessus. Vous pensez quoi de de ces propositions qui viennent de de sortir là ces derniers temps ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ? On va demander à qui d'interdire ces news ? Au gouvernement, celui celui qui précisément n en fait que courir derrière la droite
enfin et l'extrême droite. À qui ça n'a pas de sens et puis interdire des idées mais mais je crois qu'on fait fausse route là. On cherche la baguette magique, on cherche Il faut comprendre quand même que la montée des idées racistes et de l'extrême droite, elles ont une cause. Cette cause, c'est le chômage de masse, c'est la précarité, c'est le fait que justement de plus en plus de femmes et d'hommes ont peur de manquer, se disent "Bah finalement, on est trop nombreux, il y a trop d'immigrés." Vous savez, c'est même cette fameuse phrase d'un socialiste, Michel Reocard, on peut pas accueillir toute la misère du monde. Ça fait beaucoup de mal ça, vous voyez. Et contre cette situation là-bas, il faut dire justement il y a que la lutte. La misère, on doit la combattre. Il faut la
combattre. La misère, on a les moyens de la supprimer. Ah là, la misère, on pourrait l'interdire en réalité. Vous voyez, je reprends votre interdiction, mais on pourrait l'interdire si on va justement demander à total de rendre l'argent qui nous a qui nous a volé, si on va chercher sur les profits et c'est donc en menant cette politique là sur un terrain de lutte de classe, en emmenant les travailleurs vers une vie meilleure, qu'on est susceptible de couper l'arbre sous le pied des idées du Front National, du RN. Bon bah, en réalité c'est pareil. Donc euh voilà, c'est ça notre politique et nous disons pas que c'est avec un bulletin de vote qu'on y arrivera, ça suffira pas un bulletin de vote. Il y aura pas de barrage dans les urne. Le barrage, ça va être notre
conscience et notre combativité de reprendre le combat pour faire rendre gorge à la classe capitaliste qui est en train de nous enfoncer. B merci beaucoup Natalto d'avoir été avec nous ce soir. Je rappelle, vous êtes porte-parole de lutte ouvrière et candidate à l'élection présidentielle. Merci. Dans un instant, on va passer à la rubrique du côté de la rédaction pour aller voir ce qui se passe à l'Assemblée nationale. C'est tout de suite.
Aujourd'hui, c'était la niche parlementaire du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale et LFI a obtenu un premier succès. Les députés ont adopté une proposition de loi donnant le statut de fonctionnaire au AESH. Les accompagnants qui aident les élèves en situation de handicap. Lisa Lap et Andre Manivit y étaient pour le média et on reconnu et on recueilli pardon les propos de Sandrine Rousseau. Est-ce que aujourd'hui LFI arrive à trouver des majorités là à l'Assemblée nationale texte par texte ? En tous les cas, les deux premiers textes de ce matin ont trouvé leur majorité dans l'assemblée et par ailleurs, c'était deux beaux textes, deux textes forts là sur euh les conditions de l'héritage de la terre dans les territoires ultramarins. Euh et l'autre sur la fond
enfin le fait de rendre fonctionnaire le statut d'esh. Et donc c'est des textes qui répondent à des vrais besoins. Non, moi j'étais je trouve que c'est des beaux textes. Franchement, en tant qu'écologiste, vous trouvez que c'est un signal positif là qu'il y ait des majorités derrière un parti gauche ou comment est à quelques mois de la présidentielle quand même ? Bah après, c'est toujours la même question dans cet hémicycle, c'est que fait le bloc central ? Où est le bloc central ? Est-ce que le gouvernement a même encore des députés derrière lui ? Parce qu'on a l'impression que le gouvernement donne des avis mais que finalement les députés s'en émancipent très largement. Donc c'est très étrange cette fin de règne du macronisme est quelque chose de très étrange à vivre.
Vous disiez que vous avez quelques inquiétudes pour le texte de cet après-midi qui est le remboursement des soins après avoir vécu des VSS. Oui, parce que en commission des affaires sociales, ça a été un peu plus tendu sur ce texte-là. On va voir, c'est un complément de la PPL, donc de la proposition de loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles. On verra après, comme on arrive aussi à la fin de la mandature, euh ils savent aussi que même s'ils font passer les textes, il y aura pas le temps pour une deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Donc pour moi, c'est des textes de signaux politiques plus que des textes qui vont vraiment s'inscrire dans le droit français mais des signaux politiques très importants.
Et plus tard dans la journée, Nadège à Bomangoli s'est aussi exprimé au micro de nos collègues. Alors des enjeux, c'est de faire passer des textes pour vraiment changer concrètement la vie des gens. C'est pourquoi en première position, nous avons mis un texte qui parle de des questions foncières dans les autres mères, un texte de Jean-Philippe Minor. En deuxème position, un texte sur les AESH pour leur donner un statut. En 3e position, un texte qui donne un remboursement à 100 % des parcours de soins pour les personnes victimes de violence. Donc ça c'est très concret sur sur la protection et les droits des gens. Et puis ensuite, c'est évidemment défendre un certain nombre de sujets qui nous semblent fondamentaux comme par exemple les questions écologiques avec
le texte euh sur la lutte contre les pesticides, la réintroduction des pesticides. Et là actuellement est examiné un texte pour protéger les jeunes majeurs en sortie de la zef. Aujourd'hui, ils sont protégés jusqu'à 18 ans. Normalement, jusqu'à 21, c'est pas appliqué. Nous, on pense que jusqu'à 25 ans, il y a des choses à faire pour faire en sorte que les jeunes majeurs issus de la soient réellement protégés. On rappelle que c'est eux les principales personnes en situation de prostitution et c'est aussi euh un contingent très nombreux parmi les personnes sans domicile. Donc vraiment, on est sur des textes pour changer la vie des gens et si ces textes ne passent pas, certains d'entre eux ne passeront pas. Là pour l'instant, on a trois victoires sur les trois premiers textes.
Et bien c'est un signal très fort pour notre campagne présidentielle. Voilà ce que nous défendrons dans notre campagne présidentielle. Justement, parlant de la campagne présidentielle, est-ce que c'est important là aujourd'hui trouver des majorités sur des textes pour montrer qu'il y a une possibilité de gouverner si vous gagnez l'élection ? Bien sûr, il y a une possibilité de montrer que nous pouvons gagner. D'abord, il y a des textes. Par exemple, si je prends le texte que j'ai porté avec ma collègue Muriel Levre sur les AESH, ça faisait partie du programme du NFP en 2024. Donc là, on a trouvé des majorités au sein du NFP et puis comme ce sont des textes quand même qui sont en réalité très demandés, y compris par la société civile mobilisé, ben les autres sont obligés de ne pas les voter
puisque ça leur coûte trop cher euh en terme d'image. Ça leur coûte cher politiquement d'être à rebour de la société. Alors, ils ne veulent pas participer à notre victoire mais ils étaient obligés de ne pas l'empêcher. C'est là la deuxième étape de nos parlementaire. Il y a un vrai en est-ce que la navette parlementaire joue réellement son rôle ? Et je pense par exemple que sur un texte concernant les AESH, on a, je le dis très tranquillement au Sénat majorité de droite. Et bien les députés de droite l'ont voté aujourd'hui dans l'hémicycle. Le sujet c'est que par exemple un texte comme celui-ci peut très bien avoir le temps de faire la navette. Et donc c'est un appel solennel à mettre de la pression sur les sénateurs les sénateurs et sur le président du Sénat pour que ce
soit inscrit à l'ordre du jour. De retour sur le plateau de Faux qu'on en parle et Amine m'a rejoint sur le plateau. Bonsoir Amine, merci d'être avec nous ce soir et tu as des petits éclaircissements à nous apporter sur cette niche et ces suites. Oui, il a déjà beau monongolis en parlé. Ce jeudi, c'était la niche parlementaire des insoumis. Le seul jour de l'année où ce sont eux qui décident de ce que l'Assemblée vote. Une sorte d'avant-goût pour 2027 nous disent les députés insoumis. Et plusieurs de leur textes sont passés. Par exemple la titularisation des AES. Voilà. AESH. Exactement. J'avais prévenu que j'allais me tromper. C'est pour ça que Cyril était déjà prêt. Euh ces accompagnements d'élèves en situation de handicap payé en moyenne 1030 € par mois ou encore une loi pour
protéger les propriétaires ultramarins contre les risques de dépossession. Et dernière victoire en date au moment où l'on se parle, la gratuité des soins pour les victimes de VSS. Alors, vous allez entendre que c'est symbolique, que ça ne passera jamais au Sénat étant donné que la droite est majoritaire. Mais c'est vrai, Amine, pour devenir une loi, un texte doit être voté dans les mêmes termes dans les deux chambres. C'est ça. Oui, mais il y a une chance que il y a une chose que peu de gens savent. Un texte voté par l'Assemblée ne meurt pas. Il part au Sénat effectivement, il y reste mais sans date limite. Ni la fin de la législatur, ni même une dissolution d'Emmanuel Macron ne peuvent l'effacer. Vous voulez une preuve ? Le droit de vote des étrangers au
municipal, c'est quelque chose dont on parle depuis très longtemps. Voté par les députés en mai 2000 sous Josepin. La droite sénatoriale le laisse au fond d'un tiroir pendant 11 ans. En 2011, la gauche gagne le Sénat. Les socialistes le ressortent et le font voter. Et en février dernier, la commission des lois de l'Assemblée l'aé. 26 ans plus tard, ce texte est toujours vivant. Il est toujours dans le canal. Alors, qu'est-ce qui va se passer maintenant ? D'après nos informations, justement, les insoumis vont demander aux communistes, aux écologistes et aux socialistes du Sénat d'inscrire ces textes dans leur propre niche. Le temps est compté. La session s'arrête fin février à cause de la présidentielle, mais chaque passage au Sénat fait avancer le texte d'un cran. Et surtout,
il y a 2027, si les insoumis gouvernent, ils n'auront plus besoin de demander à personne. Un gouvernement contrôle la moitié de l'agenda du Parlement et il peut exiger qu'un texte déjà voté par l'autre chambre passe en priorité. Les textes votés aujourd'hui auront donc une longueur d'avance dans le programme des insoumis s'ils arrivent au pouvoir. Exemple la la nationalisation d'harceloral voté deux fois par l'Assemblée rejeté une fois par le Sénat. Il ne lui manque plus qu'un passage au Sénat avant la dernière ligne droite. Bref, une niche ce n'est pas un barou d'honneur, c'est un stock de loi mis en réserve et ce stock là ne peut pas le faire disparaître. un stock sur lequel les insoumis comptent bien s'appuyer en mai 2027 s'ils arrivent au pouvoir. B merci beaucoup Amine, c'est beaucoup
plus clair car je t'avoue que moi-même qui journaliste dans un média comme le nôtre, les niches parlementaires parfois ça me paraissait un peu flou et là j'ai tout compris. C'est très gentil. C'est le c'est le passage d'une chambre à l'autre qui est compliqué. Effectivement. Bah merci beaucoup Amine. Bah vous l'aurez compris, cette émission est terminée pour ce soir. On se retrouve normalement lundi pour un nouveau numéro de Faut qu'on en parle. Je serai encore seul en plateau. Ma collègue Amira ne sera pas encore de retour mais elle devrait arriver bientôt au cours de la semaine prochaine. Vous la reverrez avec moi ici. Merci pour votre soutien. N'oubliez pas, vous pouvez toujours nous soutenir et soutenir les médias indépendants. On en a besoin dans une période comme
celle-ci. On vous le dit tous les jours mais vous le voyez aussi sur vos réseaux sociaux. N'hésitez pas à nous soutenir. Capsure 10K, un don mensuel et Tiqu quenti, vous savez ce qui vous reste à faire. Bonne soirée et bon weekend sur les antennes du média.
Nathalie Arthaud