Nicolas Dupont-Aignan invité de la matinale LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:16OuverteRéponse directe
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan, merci d'être avec nous ce matin.
- 0:22OuverteRéponse partielle
Je vous attendais à vous voir avec un gilet jaune. Je dis ça parce que vous soutenez le mouvement et certains disent même que vous en sauriez à l'origine ?
- 0:34FerméeRéponse directe
On parle de Franck Buller qui a été un des premiers à faire une vidéo. Vous n'êtes pas l'instigateur de ce mouvement ?
- 1:04FerméeRéponse directe
Vous étiez aussi contre les 80 km heure ?
- 1:56OuverteRéponse directe
On va parler de l'écologie, mais on va quand même revenir sur ce mouvement de samedi prochain, du 17 novembre, des Gilets jaunes.
- 2:39RelanceRéponse directe
Il y aura beaucoup de fachos là-dedans. Comment pense à vous, vous croyez, Jean-Luc Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:07Invité politiqueFait
« Oui, et on le voit, il y a eu une augmentation des morts sur les routes après cette mesure parce qu'elle est complètement absurde et partout elle a été testée, dans d'autres pays, elle n'a pas marché. »
- 5:30Invité politiqueChiffre
« Parce qu'il faut être réaliste. Quand le prix du baril augmente, la TVA augmente. Donc l'État reçoit de l'argent. Et il a reçu justement un milliard de plus à l'occasion de la hausse du prix du baril. »
- 7:02Invité politiqueChiffre
« Il n'y a pas de taxes du tout sur le transport maritime. Un paquebot, je le disais, dans le port de Marseille, pollue plus que 65 millions de voitures. Enfin, 10 paquebots, 65 millions de voitures. Un paquebot, 6 millions de voitures. »
- 7:26Invité politiqueFait
« Une dame m'expliquait, elle fabrique des tissus à Laval. Elle m'expliquait qu'un mètre carré de tissu fabriqué à Laval produit 20 fois moins de CO2 qu'un mètre carré de tissu qui est amené de Chine. »
- 8:05Invité politiquePromesse
« Et tout mon programme présidentiel, c'était de diviser par deux l'impôt sur les sociétés pour les produits, pour les bénéfices, réinvestir en France. »
- 9:14Invité politiquePromesse
« Mon proposition, c'est construire davantage de centrales nucléaires. Nouvelle génération ? »
- 9:28Invité politiqueChiffre
« En termes de CO2, dix fois moins. »
- 10:31Invité politiquePromesse
« Il faut par exemple tripler la prime à la conversion, ce que je propose pour l'automobile, mais à grande échelle. »
- 12:40Invité politiqueFait
« Il attaque des chefs d'État démocratiques, hongrois, italiens, américains, russes, et il ferme les yeux sur le terrorisme islamique. »
- 15:10Invité politiqueFait
« Par exemple, il a dit que l'Union européenne était le summum de la coopération. Or, c'est l'Union européenne qui ne marche pas, qui a défiguré l'idéal européen. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan69 %
- Présentateur23 %
- ?7 %
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Bonjour
à tous, votre invité ce matin est le président de Debout la France. Bonjour Nicolas Dupoignan. Bonjour Christophe-Jacques Buzine. Merci d'être avec nous ce matin. Je vous attendais à vous voir avec un gilet jaune. Oh, j'aurais pu l'amener mais il est dans ma voiture sur le pare-brise. Je dis ça parce que vous soutenez le mouvement et certains disent même que vous en sauriez à l'origine car certains de vos partisans en tout cas sont extrêmement présents sur le net. On parle de Franck Buller qui a été un des premiers à faire une vidéo. Vous n'êtes pas l'instigateur de ce mouvement ? Non, très sincèrement,
mais cela fait des années depuis la privatisation des péages,
c
'est-à-dire cette
spoliation
des autoroutes, cette spoliation des autoroutes que je suis aux côtés
des
automobilistes qui n'en peuvent plus. Donc il est vrai que je connais depuis des années que je travaille avec eux, beaucoup des gens qui sont actifs.
Pour
autant, ce n'est pas moi qui ai eu l'idée.
Vous étiez aussi contre les 80 km heure ?
Oui, et on le voit, il y
a
eu une augmentation des morts sur les routes après cette mesure parce qu'elle est complètement absurde et partout elle a été testée, dans d'autres pays, elle n'a pas marché. Je suis très attentif à la lutte contre l'insécurité routière, j'aide des associations de victimes, mais j'aimerais que l'automobile ne soit pas un prétexte,
la
sécurité routière ou l'économie d'énergie ne soit pas un prétexte
pour
l'État, pour accabler ceux qui travaillent, ceux qui ont besoin de leur automobile pour travailler. Et j'aimerais au contraire qu'on ait un vrai plan de mutation, de transition écologique, mais qu'on n'en profite pas pour prendre de l'argent au passage. Alors on
va
évidemment parler de l'écologie. La crédibilité, c'est très important ce qui se passe.
Parce
que si on veut réussir la transition écologique, il
faut
être crédible.
Et
il ne
faut
pas utiliser l'écologie pour faire les poches des Français.
Alors on va parler de l'écologie, mais on va quand même revenir sur ce mouvement de samedi prochain, du 17 novembre, des Gilets jaunes. Il y aura quand même beaucoup de monde côté français et beaucoup de monde côté politique, puisque vous avez été rallié vendredi par quelqu'un qu
'on
n'attendait pas. On l'écoute.
Le
17 novembre est une auto-organisation populaire dont je souhaite le succès.
Et
je vous le dis, mes amis,
il
faut souhaiter son succès.
On
me dit,
il
y a des fachos là-dedans. Oui, oui, il y en a, il y en a partout.
Et
il y a aussi beaucoup de fachés qui ne sont pas fachos.
Et
ceux-là, ils ont raison d'être fachés.
Alors,
il y aura beaucoup de fachos là-dedans. Comment
il
pense à vous, vous croyez, Jean-Luc Mélenchon ? Oh, cela m'étonnerait. Parce que je suis
tout, sauf ça. Mais, bon, c'est un peu facile. Et c'est ça qui est agaçant pour beaucoup de Français.
C
'est le sentiment que M. Mélenchon, il a toujours voté toutes les taxes. Il a toujours été favorable à la taxation. Et puis, maintenant, il va venir. C'est de la récup. C'est de la récup. Mais vous savez, en même temps, plus on sera nombreux à dire ça suffit. Il y a une autre politique à mener. On peut faire autrement. Eh bien, ce sera positif. Et moi, j'attends beaucoup de ce mouvement parce qu'il vient de la base. Et je dis aux Français très simplement,
s
'ils continuent à accepter la politique fiscale sur l'automobile du gouvernement, mais ils n'auront plus un centime dans leur porte-monnaie. Car je veux insister, Christophe Jacobizine, sur les sommes en jeu. Déjà, les socialistes, Ségolène Royal, entre nous, avec Emmanuel Macron jusqu'en 2018, ont augmenté les taxes sur le diesel de 10 euros, 10 euros pour un plein de 45 litres,
c
'est-à-dire un plein de 70 euros. 10 euros de plus de taxes. Et ce qui ne va pas, c'est que le gouvernement prévoit 10 euros supplémentaires par étape, 1er janvier de chaque année, jusqu'en 2022. Cela
veut dire 20 euros... On a 3 centimes
de plus sur le gazole et 4 centimes
sur le... Oui, mais tous les ans.
Cela veut dire, parce qu'il faut bien voir de quoi on parle, 20 euros de taxes supplémentaires par plein, pour un plein de 70 à 80 euros. C'est considérable. Comment on fait concrètement quand on va travailler tous les jours ? Alors,
deux choses. Comment on fait pour
payer ?
Le gouvernement a annoncé la semaine dernière, il a reconfirmé hier des mesures d'accompagnement. Vous savez, notamment, on demande aux régions d'aider ceux qui se déplacent pour le travail, avec la défiscalisation des aides régionales. Et puis, ils vont augmenter le chèque énergie, qui va passer de 150 à 200 euros. C'est une
rustine... Je veux expliquer. Les Républicains ont proposé à peu près la même chose. C'est complètement débile. Pardonnez-moi, je l'ai dit.
Parce
qu'on prend dans la poche des Français par une mesure générale, simple.
Et
après, on rend
une
miette par un système bureaucratique ingérable. Mais vous imaginez comment on va choisir ? Alors, ce sont des usines à gaz, c'est de la bureaucratie, ça va coûter une fortune en gestion. Alors qu'il suffirait, comme je l'ai proposé, d'aligner les prix du diesel et de l'essence, pas par le haut, par le bas. Je propose... Ça coûterait combien d'aligner par
le bas
?
Un
milliard. Un milliard. Mais, mais. C'est-à
-dire,
j'aligne le prix de l'essence, je le baisse au niveau du diesel. Pour inciter les automobilistes...
On y est, on
y a égalité.
Ah oui, mais par
le haut. C'est pas la même chose. Ah oui, mais le gouvernement a augmenté le prix de l'essence. C'est là où il est hypocrite. Il dit qu
'il
faut augmenter le diesel pour le mettre au niveau de l'essence, mais il augmente l'essence. Donc c'est une course sans fin par le haut. Je propose l'alignement par le bas. Ça coûte un milliard. Comment je finance ? Parce qu'il faut être réaliste.
Quand
le prix du baril augmente, la TVA augmente. Donc l'État reçoit de l'argent. Et il a reçu justement un milliard de plus à l'occasion de la hausse du prix du baril. Il a reçu un milliard de plus de TVA. J'affecte cette hausse de TVA implicite
à
la baisse du prix de l'essence. Donc ma mesure, elle est concrète. Elle ne coûte pas un centime au budget de l'État. Vous savez,
c'est bien de critiquer. Vous savez, l'État, il
cherche de l'argent en plus pour
combler les déficits.
Pourquoi ? Pour combler les déficits. Non. Non. Pour payer des dépenses. Il a augmenté le budget de l'Union Européenne d'un milliard. Il a augmenté l'aide aux migrants de 2 milliards. Et il a donné 5 milliards aux 3 000 familles les plus riches de France. Alors, vous savez, le gouvernement fait les poches des automobilistes, tout simplement pour payer les dépenses. Ouh là, il ne regarde pas à la dépense.
Et
c'est ça qui est insupportable. Et c'est pourquoi je dis aux Français qu'il
y
a une autre politique. Je ne suis pas que dans la critique. Je vais aller samedi discrètement aux côtés des manifestants. Mais l'enjeu, ce n
'est
pas simplement de manifester pour un homme politique. C'est là où M. Mélenchon est quand même gonflé. C'est qu'il ne propose rien. Les Français attendent de nous, parti politique, qu'on propose une alternative.
Je
propose une autre mesure pour réussir la transition écologique. Justement, vous parlez d'écologie. Les Français attendent aussi des politiques d'être responsables de l'avenir de la planète pour leurs enfants et leur santé. Or, cette idée d'augmenter les taxes sur l'essence, c'est aussi d'augmenter les taxes sur une énergie qui pollue, Nicolas Dippon-Energ. Oui, mais
alors c'est extraordinaire. Il n'y a pas de taxes du tout sur le transport maritime. Un paquebot, je le disais, dans le port de Marseille, pollue plus que 65 millions de voitures. Enfin, 10 paquebots, 65 millions de voitures. Un paquebot, 6 millions de voitures. C'est un chiffre que j'ai lu. Les super tankers qui amènent des produits délocalisés. Tiens, j'étais au salon Made in France samedi. Une dame m'expliquait, elle fabrique des tissus à Laval. Elle m'expliquait qu'un mètre carré de tissu fabriqué à
Laval
produit 20 fois moins de CO2 qu'un mètre carré de tissu qui est amené de Chine. Mais ça, là, le gouvernement ne fait rien. Pareil sur les
avions. Donc, si le gouvernement luttait
contre la... Votre exemple, il est bon. Vous allez donc mettre peut-être des taxes pour rétablir le différentiel entre le tissu qui est fabriqué en Chine et
ce qui
est fabriqué en France. Oui, je veux qu
'on produise en France. Mais du coup,
les Français vont acheter leurs vêtements, avec Nicolas Dupont-Aignan président, plus chers. Non, les Français achèteront
des produits français parce
que...
Non, pas plus chers. Ils seront plus écolos,
mais ils seront plus chers.
Non, parce que je baisse les taxes, moi, sur les produits fabriqués en France. Et tout mon programme présidentiel, c'était de diviser par deux l'impôt sur les sociétés pour les produits, pour les bénéfices, réinvestir en France. C'est ce que fait d'ailleurs entre nous, même s'il a beaucoup de défauts, Trump aux Etats-Unis. Il a baissé les charges des produits américains. Les Japonais
le font. C'est votre modèle,
Donald Trump ? Mais c'est mon modèle, sur le plan économique.
C
'est votre modèle sur
le plan économique. Sur le plan
économique, attendez. Soyons nuancés, tout n'est pas blanc ou
noir. Non,
tout n'est pas blanc, tout
n'est pas noir. Ça rappelle la réplique
d'un film très drôle. Exactement. Mais sur le plan économique, moi, je veux qu'on favorise le produire en France. Parce que la transition écologique, c'est en produisant en France et en n'important pas des produits du monde entier qui polluent, qui créent le chômage et qui créent la misère. C'est ça l'enjeu. Et c'est autre chose que de faire les poches des automobilistes.
Alors, vous parlez d'écologie. Mais vendredi, je vous ai entendu, vous étiez à Monceau, en Saône-et-Loire. Vous avez dit, les écolos sont tarés. Oui, les écolos français.
Parce
que, je l'ai dit, ils ne proposent pas de solution. C'est la taxation, c
'est
l'écologie punitive. Il y a une autre écologie. Et vous allez être surpris pendant ma campagne européenne des propositions que je vais faire. Car je crois à la transition écologique. Il faut la réussir. Mon proposition, c'est construire davantage de centrales nucléaires. Nouvelle génération ? Parce que, si vous regardez une carte, tiens,
ce
matin, allez sur Internet. Et vous regardez la production d'électricité en Europe. Quel est le pays qui pollue le moins, qui émet le moins de
CO2 ? Sans doute la
France.
La
France. En termes de CO2.
Dix fois moins. Vous savez
qu
'il
y a
les risques des
déchets. Qu
'est
-ce
qu'on en fait ? Qu'est
-ce
qu'il devient ?
Il y a des inventions extraordinaires en ce moment. Le prix Nobel scientifique invente un laser qui va détruire les déchets nucléaires. La France doit investir
dans la science. Vous êtes sûr que ça fonctionne
? Non, prix Nobel. La France doit investir dans la science. Moi, vous savez, je ne suis pas pour qu'on soit rétréci sur nous-mêmes. Je veux de grands programmes scientifiques européens.
Il
faut que les Français sachent qu'on peut réussir la transition écologique, mais qu'il faut investir, qu'il faut arrêter les fausses solutions des verts, qu'il faut une écologie intelligente.
Et c'est possible. Donc vous voulez, notamment pour réduire le réchauffement climatique, que l'État commande assez rapidement de nouveaux EPR ? Je veux qu'on ferme les vieilles centrales.
Plus vite qu
'aujourd
'hui ? Pas plus vite qu'aujourd'hui, intelligemment. Et je veux qu'on investisse dans le nucléaire de nouvelle génération, qui ne pollue pas et qui n'aura pas de déchets. Ça, c'est l'enjeu. Mais il faut aussi investir dans les énergies renouvelables, intelligentes. Le solaire et pas l'éolien, qui n'apportent rien et qui gâchent nos paysages. Il y
a
des choses à faire. Il faut par exemple tripler la prime à la conversion, ce que je propose pour l'automobile, mais à grande échelle. Et je propose de le faire uniquement pour les voitures fabriquées en France. Bref,
il
y a un plan d'ensemble qu'il faut faire. Et il faut arrêter de prendre des Français pour des imbéciles en les taxant au nom de l'écologie.
Alors on va parler de la radicalisation de l'ultra-droite, dont vous ne faites pas partie. Mais le principal bise en examen de ce projet d'attentat contre le chef de l'État, Jean-Pierre Bouillet, 62 ans, il a été mis en examen pour association de malfaiteurs, terroristes criminels et placé en détention provisoire. Or, il a raconté aux policiers qu'il était, en tout cas, lors de la précédente élection présidentielle, l'un de vous soutient. Est-ce que vous... Alors, je suis... J'étais
stupéfait, choqué... Bien sûr. Scandalisé, d'ailleurs, de l'amalgame, comme par hasard. C
'est lui qui
a raconté ça. En tout cas, moi, j'ai vérifié, parce que j'ai été voir. Il n'était pas adhérent en 2018. D'accord. Alors j'ai regardé, il a adhéré en 2017, après le premier tour. C'est ça. Et il est parti, parce qu'il a dit à un de nos adhérents de l'ISER qu'il nous trouvait trop mous. Maintenant, on comprend pourquoi. Donc, voilà, c'est tout. Mais enfin,
qui peut
suspecter...
Non, non, mais comme il s'est
revendiqué d'avoir été à votre soutien, voilà, on pose la question. Soutien, un bien grand mot. Adhérent, éphémère. Parce qu'il nous trouvait trop mous, c'est la
vie
politique. Est-ce que, du coup, Emmanuel Macron, quand il parle du retour des années 30, on voit avec la radicalisation des mouvements d'ultra-droite, est-ce qu'il a raison du fait que l'opinion se crispe et que, parfois, le ras-le-bol se transforme dans ce type de... La
ficelle est un peu grosse,
la ficelle est un peu grosse. Vous savez, Emmanuel Macron a été élu sur la caricature de ses adversaires. On a eu, au moment du second tour de la présidentielle, un délire intégral, une hystérisation de la vie politique où il fallait toujours salir l'autre. Il reprend les vieilles ficelles à la veille d'un scrutin européen. Et moi, je suis très choqué de l'attitude d'Emmanuel Macron parce que je vais vous dire,
si
on prend l'image de l'entre-deux-guerres, l'entre-deux-guerres, c'est quoi
?
Ce sont des hommes politiques français pacifistes, Aristide Briand, qui ont fermé les yeux sur
la menace d'Hitler. Eh
bien, Emmanuel Macron fait la même chose. Il attaque
des
chefs d'État démocratiques, hongrois, italiens, américains, russes, et il ferme les yeux sur le terrorisme islamique. Moi, j'ai été scandalisé hier. Je vais vous dire ce qui m'a scandalisé hier. Je n
'ai
rien dit parce que c'était un jour de concorde et d'unité nationale. Mais ce qui m'a scandalisé, c'est de voir Erdogan au premier rang. Erdogan qui occupe un pays européen, Chypre, qui a soutenu les djihadistes, qui menace l'Europe en permanence, mais enfin, on
croit rêver. On n'est pas comme... Donc
le président de la République attaque Trump, attaque l'Italien, élu démocratiquement, et fait un tapis devant M. Erdogan, devant les frères musulmans. Mais
on n'est pas comme Daladier. On fait la guerre à l'islam radical.
On est en Irak, on est en Syrie,
on est au Mali. Attends, et d'ailleurs, j'ai regretté que dans le discours d'hier, le président de la République n
'ait
pas un mot pour nos soldats
qui
combattent au Mali et qui meurent au Mali. Il a été rendu hommage aux soldats morts cette année. Oui, enfin, il n
'a
pas dit un mot dans son discours. Comme si, en fait, l'ennemi, c'était d'ailleurs... Il l'a dit, il a dit, on veut faire une armée européenne contre les États-Unis, la Russie et la Chine. C'est n'importe quoi. Le pauvre président ne tourne plus rond. Moi, je vous le dis. Parce que l'ennemi de la France, c'est le terrorisme islamique. L'ennemi de la France, ce sont ceux qui veulent détruire nos valeurs. Alors, il parle toute la journée de valeurs, mais il se trompe d'ennemis. Il
se
trompe d'ennemi.
On
va l'écouter. C'était hier soir sur CNN. Emmanuel Macron, on l'écoute. Je suis convaincu que la coopération entre
les différents peuples est bénéfique pour tous.
Alors
que les nationalistes ont une approche plus unilatérale
basée sur
la loi du plus fort. Est
-ce que ce n
'est
pas mieux, quand même, la coopération, effectivement, que le nationalisme ou le patriotisme
et
la guerre entre les États ? Mais bien sûr ! Mais enfin, qui est contre ? C'est ce qu'il dit,
hein ? Oui, mais ce n
'est
pas ce qu'il fait. Puisqu'il insulte des pays patriotes qui veulent coopérer. M. Salvini, en Italie, et M. Di Maio, et Mouvant 5 étoiles, ne sont pas nationalistes.
Ils
veulent coopérer avec les voisins pour mettre fin aux flux migratoires. Mais quand on n'est pas d'accord avec M. Macron, on est nationaliste. D'ailleurs, même M. Baverez, ce matin dans le Figaro, qui était plutôt favorable à M. Macron, à un intellectuel, dit que M. Macron passe sa vie à instrumentaliser l'histoire et nos morts. C'est scandaleux. M. Macron fait des contresens historiques majeurs. Par exemple, il a dit que l'Union européenne était le summum de la coopération. Or, c'est l'Union européenne qui ne marche pas, qui a défiguré l'idéal européen. Donc, oui à l'idéal européen, oui à la coopération des nations. Mais quand on n'est pas d'accord avec M.
Macron, on est un nationaliste, affreux, fasciste, etc. C'est ridicule. Et que M. Macron s'occupe des vrais fascistes, le fascisme vert qui veut envahir l'Europe, qui veut changer nos valeurs, qui veut nous occuper culturellement. Mais là, il n'y
a
plus personne.
Alors, Emmanuel Macron joue aussi sur la division des droites. L'Union des droites, elle est encore loin. Vous-même, vous êtes candidat aux élections européennes. Il n
'y
aura donc pas de liste commune, soit avec les Républicains, soit avec le Rassemblement national.
À mon
grand regret. Oui, mais est-ce que ce
n'est pas vous qui jouez la division, Nicolas Lecoyneau ? Écoutez,
c'est quand même fort de café. Mme Le Pen ne veut pas être candidate. M. Wauquiez ne veut pas être candidat.
Il cherche désespérément... Il ne veut pas être tête de liste, si vous voulez dire. Tête de liste,
oui, vous avez raison. Il cherche désespérément des têtes de liste. Il ne les trouve pas. J'ai travaillé un projet... Vous auriez aimé être tête de liste des Républicains et du Rassemblement national. Des patriotes. Parce que moi, j'assume le mot patriote, je ne triche pas comme M. Macron. Des patriotes, oui. Parce qu'ils n'ont pas de candidat, pas de programme. Mais, vous savez, ils ne sont pas propriétaires de leur voix. Et donc, moi, je m'adresse aux électeurs des Républicains comme aux électeurs du Front national. Et je leur dis, si un jour, on veut arrêter d'être minoritaire politiquement alors que nous sommes majorité en nombre, il faut s'unir. Et j'ai un projet et je le présente.
C'est intéressant ce matin parce que vous ne nous dites pas moi, je suis plus gros que Marine Le Pen ou Laurent Wauquiez. Vous êtes réaliste pour le moment. Vous dites simplement je suis meilleure tête de liste que tous les têtes de liste qui vont nous proposer.
Et
ils cherchent désespérément. Alors, pardonnez-moi
que
c'est un enjeu majeur, l'Europe. Parce que moi, je ne
vais
pas laisser M. Salvini, M. Orban décider de la future Europe au Parlement européen.
Il
y
a
une crise européenne. Je suis hostile à la vision de M. Macron et de Mme Merkel. Je veux que la France soit présente à Strasbourg. Qu'on ait un beau projet d'une Europe des nations et des projets économiques, sociaux. L'Union européenne ne marche pas.
Je
ne
suis
pas contre l'Europe. Je veux qu'on en change. Eh bien, j'y vais. Après, eux, ils n'ont qu'à travailler un peu. Vous les avez parfois
au téléphone, Marine
Le Pen, Laurent
Wauquiez.
Laurent Wauquiez, vous l'avez vu au téléphone ? Mais je l'ai eu
une fois au téléphone.
Une fois ? Mais il ne sait pas où
il
habite. Une fois quand ? Il y a quelques mois.
Il ne sait pas où il habite. C
'est pas très souvent, ça. Mais j'ai vu certains des siens. Non. Il ne sait pas où il
habite.
Il
y a
des ambassadeurs qui viennent me voir. Je ne
sais
pas. Il ne
sait
pas où il habite. Ben non. Il a écrit un livre, Europe, tout changer, en disant que ça ne marchait pas, comme je le dis.
Et
puis, il veut prendre, d'après ce que j'ai vu, M. Barnier ou Léonetti qui ont signé tous les traités qui nous ont mis en difficulté. Tous. Donc expliquez-moi la politique européenne des Républicains et revenez me voir.
Et Marine Le Pen, depuis vos fiançailles dès l'an dernier, qu'est-ce qui s
'est
passé ? C'est très simple. Marine Le
Pen ne conçoit l'union qu'à sens unique. Je l'ai soutenue loyalement, la présidentielle. Et là où j'ai un projet élaboré avec d'ailleurs d'anciens de chez elle, M. Monod et d'autres, certains des Républicains, beaux projets, elle n
'a
pas de tête de liste, elle ne
veut
pas me soutenir parce que, soi-disant, je suis plus petit.
Mais
on a toujours besoin de plus petits que soi, vous savez, dans la vie.
Alors, hier, pour la première fois, Marion Maréchal a retweeté, c'était à
l
'occasion du 11 novembre, on va voir son tweet. Est-ce que c'est peut-être, selon vous, les prémices d'un retour ? Ce tweet de soutien, d'hommage à nos anciens combattants de Marine Le
Pen,
c
'est
très longtemps que Marion Maréchal n'avait pas tweeté sur Internet. En ce 11 novembre, honneur à nos soldats. Je n
'ai
pas le sentiment que ce soit un message très politique. C
'est un message... Ce n'est pas innocent de revenir sur... Écoutez,
moi,
elle
est la bienvenue, tout le monde le sait. Maintenant, vous savez, il y a deux personnalités dans les sondages
qui
sont aussi populaires aux Républicains qu'au Front National. C'est Marion Maréchal et c'est votre serviteur. Voilà. Moi, je suis pour l'Union. Je suis convaincu que l'escroquerie Macron est notre faute.
Le
faute de l'opposition.
Parce
que l'opposition est trop divisée, qu'elle ne travaille pas assez. Et qu'est-ce que je peux faire ? Je peux simplement travailler et aller à la rencontre, comme je le fais dans toute la France, des électeurs,
qu
'ils soient républicains, debout la France, chrétiens démocrates, Front National ou autres, et leur dire on va construire une alternative sérieuse.
Sérieuse avec des gens intègres. Je vous pose la même question que ce que je vous ai posé tout à l'heure pour Laurent Wauquiez et Marine Le Pen. Est-ce qu'avec Marion Maréchal,
vous
avez des discussions ? Mais je n'en sais rien. Bien sûr, je l
'ai vu une fois. Vous n'en savez rien.
Bien sûr que j'ai des discussions avec tout le monde. Le problème, ce n
'est
pas les discussions des leaders.
C
'est à la base que ça se fera. Moi, je veux faire
l'union à la base.
Il
faut bien qu'à un moment, les chefs
se mettent d'accord.
Vous l'avez vu. Oui, parce qu
'on a eu le sens de l'intérêt national. Mais vous savez, quand les chefs ne
se
mettent pas d'accord au sommet, il faut qu'à la base, les citoyens se prennent en main. Et ils vont se prendre en main déjà samedi. Ce sera, je peux vous dire, une sacrée union à la base de tous les Français qui veulent une autre politique.
Avec
les dirigeants aussi de la France Insoumise à vos côtés. Mais
tous
ceux qui pousseront pour changer de politique seront les bienvenus à une condition, avoir une alternative sérieuse. Et celle de la France Insoumise, pour moi, n'est pas sérieuse parce qu'il veut taxer,
taxer, taxer. C'est
ce
qui s'est passé en Italie avec l'alliance 5 étoiles.
5 étoiles, ce n'est pas
totalement la France
Insoumise.
Pas totalement, mais ça fait partie de ce terreau. Il
faut un programme.
Il
y avait un programme. Moi, je développe un programme, une démarche. Et puis, ce sont aux Français, ce sont les Français qui jugeront le moment venu.
Qui m'aiment me suivant.
C
'est votre
conclusion. C'est
exactement ça.
Merci, dit Nicolas Dupont-Aignan.
Nicolas Dupont-Aignan