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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 24 février 2026 27 min

Le député LFI Paul Vannier est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Euh à mes côtés pour notre grand entretien Paul Vanier, bonsoir, député de la France insoumise du Valdoise et Nathalie Saintcr qui est là aussi pour vous interviewer. On va parler des conséquences politiques après la mort de Quentin Derang, ce jeune nationaliste à Lyon. C'était il y a 10 jours seulement et la vie politique française semble totalement bousculée, déstabilisée depuis.

Mais tout d'abord, on voulait revenir sur le travail que vous avez fait avec la commission d'enquête sur Betaram. Vous étiez le corpporteur avec Violette Spielbou de cette commission d'enquête et vous aviez déposé une proposition de loi face à, je cite, l'urgence à agir sur les violences à l'école. Aujourd'hui, on l'a appris, cette proposition de loi ne va pas être inscrite à l'ordre du jour des semaines à venir.

En clair, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que votre proposition de loi, elle est enterrée aujourd'hui. Ça veut dire qu'alors qu'elle était la plus soutenue des propositions de loi discutée aujourd'hui en conférence des présidents par le plus grand nombre de députés 142 issus de 9 des 11 groupes de l'Assemblée qu'elle n'a pas été retenue parce que rejeté passé alors si elle était si largement souten il y a eu un vote et et le Rassemblement national la droite s'est opposé à l'inscription de ce texte à l'ordre du jour qui était soutenu par mon groupe de la France insoumise par les socialistes par les écologistes avec des motivation avec des explications je je n'ai pas connaissance de ces explications.

Je crois qu'il y a simplement eu ce vote et je veux dire que l'abstention du groupe de Gabriel Atal a permis que cette majorité de droite et d'extrême droite se constitue et barre la route à ce texte. Moi je suis je suis scandalisé par cette situation parce que c'est le sort de millions d'enfants qui étaient en question. Cette proposition de loi, elle propose des mesures d'urgence pour prévenir et pour lutter contre les violences en quelqu mot qu'est-ce qu'il y avait qui pouvaiit améliorer vous les soupçonnez d'avoir refusé ?

Pour quelle raison ? C'est-à-dire quels sont les les motifs ? Parce que bah je je crois je crois madame Saint il y a un tabou autour de la question de l'école privée dans notre pays parce que c'est c'est notamment la question des violences dans ces établissement qui qui est posé.

C'est là que elle se concentre. Ces violences, elle touche aussi les établissements publics, mais elle se concentre dans les établissements privés. Il y a il y a un tabou qui qui conduit des des responsables politiques à refuser tout débat et toute modification d'un système qui actuellement est défaillant et conduit à ce que je rencontrais encore il y a 3 jours un représentant d'un collectif de victimes qui évaluait à 100000 le nombre des victimes depuis les années 50 dans le réseau des écoles laaliennes.

C'està dire que il s'agit des de violences de masse de violences qui sont aujourd'hui encore perpétrées dans certains établissements et qu'il faut du contrôle. Il faut du contrôle d'honorabilité, il faut de la formation des personnels et des élèves. Mais Paul Vanier, pour bien vous suivre ce soir, selon vous là une volonté politique de fermer les yeux sur les violences sexuelles à l'école particulièrement dans ces établissements privés.

Il y a la volonté de protéger coûte que coûte des privilèges exorbitants de l'enseignement privé. Mais même au nom de la santé des enfants, je veux dire c'est c'est très c'est très grave comme accusation. Très grave.

C'est très très grave et je ne peux que constater le résultat de ce vote. Alors moi je ne vais pas en rester là. Nous allons continuer à à appeler les députés dire qu'ils sont très nombreux à soutenir ce texte.

Cette loi, elle pourrait être finalement cette proposition de loi, elle pourrait être remise à l'ordre du jour. Quel est votre espè ? Nous allons encore interpeller la conférence des présidents à sa prochaine réunion pour qu'elle revoie sa position et en espérant que d'ici là d'autres de mes collègues parlementaires viennent cigner ce texte pour lui donner un poids plus grand encore.

Mais je ne peux pas moi accepter après tout ce travail un an de travail après une commission d'enquête dont dont le rapport a été adopté après la constitution d'un comité de suivi qui rassemble des fédérations de parents d'élèves, du public, du privé, des orientations syndicales, des chercheurs après un consensus très fort dans la se passe rien pour dénoncer ses violences et lutter contre elle qui ne se passe rien. Ça n'est pas à la hauteur du rôle que l'Assemblée nationale devrait vous préconisiez une beaucoup plus grande surveillance ou mise sous tutelle de l'école des écoles privées de manière à ce que il y a pas des pas entiers qui soient cachés et que dans les écoles notamment sous contrat on ne donne pas de l'argent en gros on les finance pas on échange des moyens mais vous vous étiez suspect vous étiez suspecté de vouloir un peu étouffer l'école privée en considérant c'est pour ça enfin je je vous dis pas que vous vouliez le faire je dis que vous étiez suspect en gros de vouloir asphixier l'école privée en prenant le prétexte de ce qui s'était passé. Qu'est-ce que vous répondez à ça ?

Je vais répondre très simplement à cela. Il y a un texte, chacun peut le lire, il est sur le site de l'Assemblée nationale. Le but de ce texte est de garantir que la loi de la République s'applique partout en République, partout dans tous les établissements, quel que soit leur statut public, privé, sous contrat, privé, hors contrat.

Et pourquoi avons-nous cette ambition avec Violette Speed Boot ? Car c'est le sort d'enfant et non pas du privilège ou du statut de tel ou tel. C'est le sort d'enfant qui est en cause moins de financement.

Écoutez lié au contrôle, c'est plus de contrôle parce qu'aujourd'hui il n'y en a quasiment aucun. Notamment le contrôle de l'honorabilité hein. C'est ça qui fait partie des contrôle au f de la vie des établissements pour garantir qu'il n'y ait pas de de violence physique, psychologique, sexuelle sur des élèves.

La question du financement, elle est différente. Elle est liée au contrat d'association et il est vrai que si des atteintes très graves au contrat, le contrat prévoit des obligations pour l'établissement. Si des atteintes très graves sont constatées, oui, on peut envisager en effet la rupture du contrat.

Mais ça n'est pas le but de ce texte. Ce texte est écrit et déposé et disponible pour protéger les élèves de violence. On va avancer Paul Vanier, je le disais en introduction et parler des conséquences politiques après la mort de Quentin de Ranx au jeune nationaliste à Lyon.

Et on va se se pencher tout d'abord sur la ligne défendue par votre mouvement. La France insoumise, ne rien céder, pas même la mise à l'écart du député insoumir Raphaël Arnaud. dont je le rappelle deux des collaborateurs ont été mis en examen dans le cadre de cette agression mortelle.

Un seul est en examen pour être précis, un autre a été auditionné mais aujourd'hui il n'est pas mis en examen. Alors vous maintenez et il y a un ancien dont le contrat s'est arrêté au mois de de janvier qui était donc un ancien collaborateur qui lui est mis en examen dans ce dans ce dossier. Vous maintenez qu'il qu'il n'y a pas d'exclusion du groupe de Raphaël Arnaud se député insoumite dont on voit que plusieurs des collaborateurs ou anciens collaborateurs sont mis en examen dans cette affaire.

Oui, nous le maintenons parce qu'il y a une question de responsabilité et Raphaël Arnaud n'a aucune responsabilité dans le tabassage qui a conduit à la mort de Quentin dans le choix de collaborateur quoi. Le soir de cet événement, Raphaël Arnaud est dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Il est en train de voter.

Il est à des centaines de kilomètres de cette de cette scène. Il n'en a pas connaissance. Il n'en est pas informé.

Il n'a donc, j'insiste, aucune responsabilité. Voilà pourquoi au sein de notre groupe car il n'a au fond rien à se reprocher. Paul Vanier, Raphaël Arnaud si je ne me trompe n'est pas revenu à l'Assemblée nationale depuis les faits et on peut d'ailleurs se poser la question comment aujourd'hui porter des propositions de loi porter la parole des des des gens de sa circonscription du VauLuse vu la difficulté que vous la trouviez injuste ou justifiée dans laquelle il se trouve ? cette question aussi qui se pose, est-ce que ça ne demande pas une mise en retrait de sa part le temps que l'enquête sur son court ?

Absolument pas. Sinon, ce serait présumé d'une culpabilité et je le redis d'abord, ce serait un principe une inversion de nos principes et je le redis, il n'en a pas. Mais pourquoi Raphaël Arnaud n'est-il pas présent à l'Assemblée nationale ?

Parce qu'il est depuis cet événement sous le coût de dizaines de centaines de menaces de mort qui le contraignent aujourd'hui à se protéger. C'est ça qui l'empêche d'aller à l'Assemblée nationale au Assassemblée nationale. Je veux dire que Raphaël Arnaud est visé par des menaces de mort extrêmement graves qui pleuvent sur lui comme beaucoup de parlementaires de la France insiste.

Je veux dire que des permanences parlementaires ont été des locaux de campagne par dizaines dégradés. Je veux dire privé d'une de nos têtes de liste a été ciblé et je veux euh pointer l'absence totale à cette heure de réaction du ministère de l'intérieur. Je veux dire à ceux qui nous regardent que nous ne sommes pas protégés par les autorités de ce pays qui pourtant vous n'êtes pas protégé par le ministre de l'intérieur.

Vous avez demandé une protection pour certaines personnes en signalant toutes les les atteintes virtuelles que vous. Je crois que les services de renseignement, les service de police peuvent évaluer le niveau de le niveau de la menace, peuvent constater que nous déposons des plaintes, peuvent constater que Jean-Luc Mélenchon par exemple a été l'objet de deux projets d'attentat terroristes avec des personnes qui ont été condamnées à des années, des années de prison et que nous vivons dans cette atmosphère depuis depuis 2022 notamment de Pourquoi Rapha Arnaud n'est-il pas à l'Assemblée nationale ? parce qu'il est seul face à la menace de l'extrême droite qui menace parler quand même parce que sans être on peut très bien imaginer même les personnes les plus en danger sur terre qui ait quand même un député qui soit escorté et qui s'exprime à un endroit en faisant le net sur ce qu'il a fait sa responsabilité et juste qu' se présente aux journalistes même si vous les aimez pas trop en ce moment ou à d'autres gens et je présente je parle je ferai référence à la à l'intervention de Sopia Chikirou hier soir qui à un moment donné on donne on donne pas l'impression qu'il se taire mais qu'il est là et qu'il dit voilà sa il s'est exprimé, il a condamné les actes un message sur il a tiré les conséquence de du fait que son collaborateur parlementaire par la voix de son avocat a reconnu être présent sur cette scène tout en niant avoir directement participer au drame.

Il a rompu contrat. Je voudrais que vous fassiez le l'exercice d'imaginer si jamais un député du Rassemblement national avait un ou plusieurs collaborateurs ou ancien collaborateur qui était mis en examen dans une affaire d'une Rix mortelle, sincèrement, mais les yeux dans les yeux, vous ne demanderiez pas la mise en retrait de ce député du groupe Rassemblement national. de faire un effort d'imagination puisqu'il y a quelques jours au moment d'ailleurs de de cette tragique de Lyon, un collaborateur d'un député du Rassemblement national a proféré des menaces de mort sur les réseaux sociaux contre plusieurs personnalités de la France insoumise dont une eurodéputée Rima Hassan et une députée Sopia chissime je peux vous dire que nous n'avons pas appelé à la ce n'est pas la même chose. de une mise en examen pour homicide volontaire.

Non mais pardon. Soyons press vous m'interrogez sur la question de la responsabilité d'un collaborateur et de son employeur. Moi je vous dis que nous n'avons pas appelé à la démission ou à la mise en rentrée du député du Rassembl national qui est l'employeur de ce collaborateur.

Je réponds absolum non parce que moi je vous disais dans le cas où il y aurait une mise en examen pour homicide, est-ce que vous ne demanderiez pas à ce député Rassemblement national de se mettre en Non de la même façon car j'ai le sens moi de la responsabilité et je je n'ai pas un rapport à géométrie variable sur ces questionsl je ne pas comme Gael Bron Pivet par exemple qui très très vite a pris des mesures concernant le collaborateur de Raphaël Arnaud mais qui n'en a pris aucune contre ce collaborateur qui je le redis profère des menaces de mort contre une députée c'estàd que cet individu peut croiser dans dans les couloirs de l'Assemblée, une députée de la France insoumise euh à propos de laquelle il appelle au meurtre sur les réseaux sociaux. Voilà la situation d'aujourd'hui. Donc moi, je n'ai pas de rapport à géométrie variable.

Je condamne toutes les violences et en même temps, je considère que les individus sont responsables en particulier en matière pénale. Ils sont responsables de leurs gestes, de leurs actes. Et je veux le dire aujourd'hui, je vois que Raphael Arnaud est accusé par beaucoup de journalistes, mais il ne l'est pas par la justice.

Dans cette interview, je ne l'ai accusé de rien. Je je je ne parle pas de vous. Je je vous vous pouvez constater comme moi qu'il y a un déferlement qui le vise et qui appelle à son retrait, son départ, sa démission en induisant une responsabilité qui serait la chaîne.

Il n'en a pas et donc il n'a pas aujourd'hui à renoncer à ce momentl. question s'est posée, c'est probablement que y compris Jean-Luc Mélenchon, fait référence à une forme de dignité régulièrement, à une forme de morale en politique et que la morale en politique peut faire et ça s'est passé très longtemps dans des autres Républiques que même si on n'est pas directement responsable de quelque chose, on assume la responsabilité, on ferme la parenthèse monsieur ministre un principe de morale et d'éthique que de ne pas considérer qu'un individu qui n'est pas responsable d'une chose que les gens qui sont sous vos ordres ont pu faire. Est-ce que la pardon, ça je le conteste totalement.

Personne sous nos ordres, comme vous utilisez cette expression, personne sous nos ordres n'a participé à ce tabassage. Ça je le conteste entièrement. Nous n'avons aucune responsabilité.

D'accord. Le collaborateur par Je vous demande juste si est-ce que vous pensez que la stratégie parce qu'on peut penser que vous parlez franchement honnêtement mais qu'il y a aussi peut-être une stratégie qui est celle de l'agresseur agressé c'est-à-dire de réussir à retourner en une semaine finalement qui est la victime et je crois que c'est vous madame S qui le fait parce que si on veut prendre un tout petit peu de distance à propos de la violence. Est-ce que vous pensez que ça peut marcher auprès de l'opinion ?

Je je je vais je vais vous répondre sur les effets peut-être que nous constatons aujourd'hui de cet épisode, mais je à propos de l'inversion, c'est la violence de l'extrême droite qu'il faut dénoncer. 59 personnes depuis 1986 sont mortes sous les coûts de l'extrême droite, 12 depuis 2022. Je ne vous ai pas entendu aujourd'hui.

Je je veux rappeler, on en a parlé tout à l'heure, on parle pas automatiquement de toutes les autres personnes qui sont mortes. On fait des minutes de silence pour toutes les victimes de l'extrême droite jamais. à aucun moment jamais.

Vous voyez bien qu'il y a un rapport de quoi de voulez voulez que je vous réponde à Clément ? Clément, vous savez comment ça s'est fait ? C'est fait une reprise de séance.

Le président à l'époque Claude Bart 2013 a improvisé unire. Mais c'est vous qui amenez ce point les de l'extrême droite n'ont jamais été honoré par l'Assemblée nationale alors que Quentin Duran l'a été. Je ne le conteste pas.

Mais vous voyez que à propos d'inversion, la voici. La violence, elle vient de l'extrême droite et elle déferle. Aujourd'hui, j'ai parlé de nos permanences parlementaires, j'ai parlé de la situation de nos parlementes.

Vous entend on vous a entendu sur ce point. Je voudrais qu'on avance. Est-ce que vous contestez aujourd'hui encore la dissolution de la jeune garde ?

Mais elle a été dissoute. La jeune garde et si on lit le décret de dissolution à propos d'accusations, de fait de violence qui sont imputés à ce groupe qui sont absolument contestés par l'avocat de cette organisation. Et de ce point de vue, nous avons considéré que des principes nous appelaient à contester cette dissolution aujourd'ui aujourd'hui.

Est-ce que vous contestez encore cette dissolution au vu des derniers faits ? Et puisque l'organisation est dissoute, sa responsabilité ne peut pas être induite hisire des événements. Lon, il y a une enquête sur reconstitution de Ligue Sou qui vient d'être demandé par gouvernement.

F. Vous n'êtes pas clair dans votre épreu clair. Je Mais moi, si vous voulez, s'il y a un jour un un si une démonstration est faite qu'un groupe quel qu'il soit est partilier à un meurtre, je condamnerai de toutes mes forces la responsabilité de ce groupe et je la condamnerai de la façon la plus absolue aujourd'hui puisque la jeune garde est dissoute.

Puisque il y a d'ailleurs je constate que pourquoi aujourd'hui se poseon la question de sa de son éventuelle reconstitution et pas et pas plutôt. Attendez, je vais je vais juste au bout. Si elle est dissoute.

Hm hm. Elle ne peut pas avoir euh été partie prenante des événements de Lyon. Donc je n'ai pas de motif là aujourd'hui matériel de fait qui viendrait démontrer une implication de la jeune garde que ce sont des anciens membres de la jeune garde qui font partie des sets interpellés et mis en examen.

Si j'en crois les informations qui circulent car je n'ai pas accès au dossier et si j'en crois les déclarations notamment du procureur sur les sept personnes incriminées trois seraient d'anciens membre de la Vous voyez que ça dépasse très largement la question de l'affiliation à ce groupe dont je répète qui on va continuer sur les conséquences politiques et notamment la question de Camille c'était est-ce que vous continuerez comme il y a une pétition récemment avec Marine Tondelier à demander à vous opposer à ces dissolution sachant que le conseil d'État n'a pas encore tranché continuer à les défendre au nom d'un principe de présemption d'innocent. Je vais vous dire, nous ne tournerons pas le dos au mouvement antifasciste. Nous avons toujours assumé un lien avec lui, un soutien au mouvement antifasciste dès lors qu'il s'est revendiqué de l'autodéfense, de la nonvolence.

Il est évident que les images de Lyon n'ont strictement rien à voir avec de l'autodéfense, avec de la nonvolence et donc avec le mouvement antifasciste. Mais ne comptez pas sur nous dans ce moment très grave qui voit un moment de bascule fasciste, qui voit les idées de l'extrême droite progresser, qui voit la violence revenir dans l'espace public pour nous détourner, pour condamner des groupes qui se sont constitués pour faire face à une violence qui était dirigée contre des organisations syndicales, contre des partis politiques, contre des associations qui dans l'espace public voulaient faire connaître le paer. Cette ligne aujourd'hui de la France insoumise, elle est très critiquée par toute une partie de la classe politique.

Oui. Par nos adversaires. Par vos adversaires.

Le Rassemblement national, la droit de certains membres du gouvernement aussi. Aurore Berger hier sur une autre une autre chaîne de télévision disait "Si Jordan Bardella veut vraiment mettre en place au cordon sanitaire, il y a une chose très simple à faire. Retirer ses candidats dans les villes où LFI peut gagner et où il sait pertinemment que le rassemblement national a aucune chance." Qu'est-ce que vous leur répondez ?

Aujourd'hui, on voit cet inversement. en effet de la charge et du cordon sanitaire mais est-ce qu'il n'y a pas aussi un lien à faire avec votre ligne ? Est-ce que vous n'alimentez pas finalement cette diabolisation qui vous est retourné, ce mystigerie qui vous est repassé à la France insoumise ?

Alors d'abord s'il y a un cordon sanitaire à installer, c'est autour d'Auror Berger car est extrêmement grave qu'une ministre de la République appelle à passer un accord électoral avec l'extrême droite et c'est ce qui vient de se produire ce qui de mon point de vue la disqualifie entièrement. Elle se fait la propagateur aujourd'hui des pires ragot de l'extrême droite et elle est dans une dérive qui de mon point de vue la condamne entièrement. Maintenant sommes-nous les insoumis isolés ?

Je ne le crois absolument pas. Et je veux d'ailleurs saluer les organisations syndicales, les associations, les partis politiques des présidents de groupe parlementaire. Madame Châtelin, la présidente du groupe écologiste, monsieur Peu, la présidente du groupe communiste qui se sont exprimés de façon extrêmement cl pour réfuter.

On l'a pas entendu, monsieur Fort, monsieur Val, on les a pas entendu. Vous avez raison. pourra en parler juste après.

Mais avant avant cela vous dire que nous ne sommes absolument pas isolés et que je crois qu'il y a dans notre pays une culture antifasciste. Pourquoi ? parce que la gauche, son histoire, ses principes sont antifascistes et que les Françaises et les Français ont compris que de le moment dans le moment très grave que nous traversons, il y avait une nécessité de se regrouper, de se retrouver pour faire face à l'extrême loi.

Et donc je je termine sur quelques éléments. Regardez, hier il y avait un meeting à Buzanson en soutien à notre candidate. Il y avait plus de 1000 personnes à Montpellier il y a quelques jours, les salles débordaient.

Nous nous constatons partout un afflux massif à l'occasion de tout. nos événs public moi je constate et j'appelle à renforcer ce mouvement qu'il y a autour de la France insoumise qui fait face comme organisation il y a des forces qui se dirigent vers nous pour nous aider c'était ma question est-ce qu'au final c'est pas ça que vous cherchez ce face- à faceace avec le rassemblement national Mélenchon l'a dit lui-même mardi dernier il a appelé à cette grande bataille finale entre nous et le Rassemblement national c'est quelque chose qu'il prône qu'il porte depuis longtemps en disant à la fin ce sera nous contre eux est-ce positif pour lui, c'est pas exactement dans cette situation là que vous êtes aujourd'hui et que vous cherchez à vous mettre politiquement. Non, parce que aucun d'entre nous ne pouvait imaginer les événements de Lyon.

Je veux dire mais nous avons toujours considéré que nous allions vers une confrontation politique démocratique à coup de bulletin de vote avec l'extrême droite. Nous y sommes prêts, nous y sommes préparés, nous sommes lucides sur ce qui attend notre pays. Je veux dire à ceux qui ne pas est-ce que cette diabolisation que vous dénoncez finalement vous la cherchez quelque chosequ ?

Parce que moi moi d'être d'être désigné comme antifagiste ça me va très bien. Je ne me sens pas du tout diabolisé quand on me désigne et quand on désigne la France insoumise comme incarnant le camp antifasciste puisque je le redis. On peut demander un examen de conscience sur certaines méthodes et certaines proximités sans pour autant état fasciste.

Quand on vous a demandé tout à l'heure si effectivement la jeune garde devait être soutenu et tout ça veut pas dire que si on s'attaque à la jeune garde on est fasciste. Moi je je dis quand je dis qu'il y a une bascule fasciste, je suis je pas une expression que que je sors là pour faire un effet de plateau. Quand madame Vassal qui est police Attendez mais attendez c'est pas rien. candidate à Marseille candidate les républicains et Renaissance à Marseille on n'est pas à trifouiller les ois dit mais références à moi c'est travail famille patrie quand une ministre berger pour reparler d'elle slogan du maréchalpin allé jusqu'à enfin mais dont elle s'est justifié après en disant que ce n'est pas ce qu'elle avait l'intention de dire pour être la collaboration et l'antisémutisme quand madame Aurore Berger fait référence à l'antirance c'est-à-dire à l'idéologie de Charles Moras un antisémite quand monsieur Nounz autorise laisse laisse s'organiser une manifestation néonazie à l'occasion de la il s'est justifié en disant qu'il avait pas d'ord de trouble à l'ordre public pardon des salut nazi des propos racistes ce sont des troubles madame quand je dis qu'il y a une bascule fasciste la voilà et elle est sous nos yeux et devant elle on peut faire François Hollande Olivier Fort Boris Vallot essayer de façon Raphaël Gluxman vous avez raison nous pas de façon très politicienne et de façon irresponsable de tracer un trait d'égalité entre des extrêmes assumer ses responsabilités face à l'extrême droite sur les bases d'un programme de gauche de rupture.

C'est ce que nous proposons justement vous dites nous ne sommes pas isolés, il y a tout de même une partie de la gauche qui suite à vos prises de position selon eux un manque de clarification ont mis une distance. Raphaël Luxman, François Hollande, Jérôme Gedge, François Hollande par exemple sur une radio cette semaine plutôt que de faire amant d'honorable pour retrouver sur RTL pour retrouver une forme de responsabilité politique, Jean-Luc Mélenchon se met dans une position de tortue. C'est une double faute, il la pera.

Il ne peut plus représenter la gauche. Il est dans une forme de marginalité politique. Il s'y complet, il y restera.

Euh Jean-Luc Mélenchon dans une dans une position de tortue aujourd'hui qu'il paira. Ah la tortue c'était un symbole pour nous en 2022 parce que vous savez la tortue part moins vite que le lièvre et peut-être qu'il y a beaucoup de lièvres parmi ceux que vous avez désigné mais elle arrive elle franchit la bien sûr que je pense à l'élection euh à l'élection présidentielle. Écoutez, personne ne peut croire qu'un parti comme le parti socialiste qui a fait 1,67 % des dernières élections présidentielles sera en situation non seulement et qui plus de remporter la prochaine et au socialistes, je leur adresse un message y compris à monsieur Hollande et à ceux chez qui peut-être il reste un minimum de culture de gauche.

J'ai compris qu'ils avaient beaucoup à nous dire à nous, beaucoup à nous reprocher à nous, mais je leur demande qu'est-ce que vous vous faites une forme de responsabilité morale vous faites face à l'extrême droite ? Qu'est-ce que vous dites de l'extrême droite ? Est-ce que vous vous l'appelez à euh à dénoncer la violence ?

Est-ce que est-ce que à propos de la manifestation néonazie de Lyon, vous avez quelque chose à dire ? Est-ce qu'à propos du groupeuscule Nemmésis dont vos confrères de l'humanité ont révélé identitaire qui est à l'origine de la série d'événements qui a conduit au drame de Lyon dont on a appris qu'il était aujourd'hui spécialisé en guetapan en guetapan violent. Est-ce que le Parti socialiste appelle comme nous le faisons comme j'ai l'entendu ?

Pardon. Ce que vous entendez c'est que le Parti socialiste soutient ses croupuscules d'extrême droite. Non mais soyons clair, c'est c'est les liens que vous êtes en train de tisser.

Je vais au bout et comme ça chacun comprendra. Je pose la question. Est-ce que le partialiste appelle à la dissolution de Némésis ?

Voilà moi ce que je leur demande plutôt que de s'en prendre à nous matin, midi et soir dans leur règlement de compte interne de courant. Quand est-ce qu'ils attaquent de la vous leur rendez bien ? Je voudrais qu'on termine sur ce point sur la stratégie de Jean-Luc Mélenchon face au médias.

Elle a tenu une conférence de presse hier qui a fait polémique. Alors, vous pourrez nous dire chez vous les journalistes blessés peut-être de ne pas être invité. Il y a euh invité ?

Non, je ne l'étais pas. Non, pas particulièrement, j'ai l'habitude aujourd'h Mélenchon. En revanche, j'ai été surprise que des titres comme Libération l'humanité ne le soient pas.

J'ai été surprise si vous me demandez qu'une conférence de presse soit réservée à certains médias et je n'ai pas été la seule. L'ONG reporter sans frontières aujourd'hui estime que Jean-Luc Mélenchon porte atteinte au droit à l'information des citoyens en voulant choisir les journalistes qui suivent ces conférences de presse. Est-ce que aujourd'hui à la France insoumise on fait le trialistes ?

Regardez, je suis avec vous ce soir. Merci merci d'être là. Vous allez continuer à venir parce que c'est pas ce que Jean-Luc Mélenchon disait se passer le plus possible des médias traditionnels.

Je vais vous répondre là-dessus mais règlons un point déjà insoumis vous envoyez sur tous les plateaux et vous continuerez à en voir et répond à tous les journalistes y compris quand c'est très désagréable et et y compris quand quand de fauses information et vous répondez vous rectifiez les informations aussi un mandat c'est un engagement sur le quand on voit la harangue faite hier soir par dans si vous voulez en parler après mais d'abord je voudrais juste répondre sur sur ce point parce que pardon mais mais c'est c'était un beau moment un moment intéressant parce qu'il y avait là des médias très divers des médias qui n'ont pas mais personne ne vous reproche d'ouvrir à des médias c'est l'inverse de ne pas autoriser d'autres à être présent c'est au fond garantir la liberté la pluralité de la presse que d'organiser des moments comme cela ils ne sont pas incompatibles si vous cherchez si vous cherchez quelqu'un qui remet en cause la liberté de la presse et qui porte atteinte aux médias ce sont les milliardaires qui les possèdent he parce que la question de la concentration des médias et des 9 milliardaires Paulier la responsabilité peut-être partagée Nathalie Saint Nathalie Sac nous l'avons dit Jeanl Penchon l'a dit à cette occasion notre première mesure si en 2027 nous sommes au pouvoir ce sera de proposer une loi pour démanteler l'empire boloré voilà tout juste sur la tonalité générale puisque la violence verbale n'a aucun rapport avec la violence physique on se demande la violence verbale et je juste qu'on reprenne les termes de Sofias Chikirou hier soir qui allait parlerang c'est pas péjoratif une arangue mais c'est quelque chose d'assez violent alors on n' pas le probablement très rapidement on en écoute un tout petit morceau non on a pas le temps de l'écouter est-ce que vous est-ce que vous considérez que c'est quand même normal de traiter les les fascises je elle a dit on n peut plus des fascistes des plateaux télé vous n'êtes pas de journalistes rendez la carte elle a cité Simon Veille en appelant qui appelé les nazis à petit pied c'était il y a très longtemps lors d'une conférence où il y avait eu des représentants du Front National qui é constaté qu'il y a des médias d'extrême droite mais elle a elle a globalisé pas vous n'avez pas constaté qu'il y a des médias comme Frontières comme ces news qui sont extrêmement dangereux pour l'avenir de notre pays qui propagent des idées de de non propager des idées de haine organiser des des actions de harcèlement permanent contre la France insommise le mé méia frontière je ne crois pas que ce soit y compris du point de vue de votre déontologie madame Saintcric je ne crois pas que vous versiez vous dans ce type de méthode. Donc oui, malheureusement aujourd'hui, il y a des médias d'extrême droite, il y a des médias qui relaient, qui amplifient, qui propagent les pires idées de l'extrême droite, des idées xénophobes qui font l'apologie de marche néonazi comme nous l'avons constaté dernier dénoncé, condamné, nous ne l'acceptons pas. Nous sommes nous des républicains et la République doit se défendre face au retour du pire face à la peste brun.

Merci [musique] Paul Vanier d'avoir été notre invité ce soir député de la France insoumise du Valdoise. dans un instant, c'est l'heure désinformé mais pour le moment le Jmande.

Le député LFI Paul Vannier est l'invité de "Tout est politique" — Paul Vannier · Pourquijevote