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ChroniqueSud Radio (sur YouTube)· 15 octobre 2026 4 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsSécuritéImmigration & asile

Eric Revel : "David Lisnard incarne un libéralisme économique sans tabou"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:31Chiffre
    « 16 % des Français se disent désormais satisfaits à l'idée de voir à l'Élysée Lisnard. En hausse de 4 points »
  • 2:59Fait
    « le poids des intérêts de la dette déjà supérieur au budget de l'éducation nationale »
  • 3:42Chiffre
    « Ça rapporterait 106 milliards de recettes, c'est-à-dire d'impôts supplémentaires avec 82 milliards de nouvelles dépenses publiques. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Non speech

[musique]

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Locuteur

Bonjour Eric Revel. Bonjour Jacques, bonjour à tous. Alors ce sondage, ce sondage est un coup de tonnerre quand même, il faut bien le dire. En tous les cas, il rebat les cartes. Selon les hypothèses au 1er tour de l'élection présidentielle selon ce sondage Ifop Sud Radio LCI Fiducial, et bien il y a une percée de David Lisnard. Oui, alors la petite musique autour du maire de Cannes devient si on en croit ce sondage, devient un véritable refrain. Il se passe quelque chose autour de David Lisnard. Vous savez, c'est le c'est le c'est le mot, c'est la phrase qu'on retrouve sur les réseaux sociaux et qui est animée cette phrase par l'entourage de David Lisnard.

Lisnard dans ce sondage est crédité effectivement Jacques de 6 % alors loin derrière Le Pen, Mélenchon ou Édouard Philippe, mais désormais devant Retailleau ou Gabriel Attal. Alors que la campagne présidentielle de 2027 s'accélère, David Lisnard, maire de Cannes et fondateur de son petit parti hein, il débute, qui s'appelle Nouvelle Énergie, ben Lisnard connaît une dynamique remarquée, un frémissement net sondagé qui interpelle. Longtemps discret dans les baromètres d'intention de vote autour de 3 à 3,5 % il fait une percée donc à 6 % le président de l'Association des maires de France.

Et si on regarde l'indice de satisfaction, c'est ça qui est intéressant aussi, et bien 16 % des Français se disent désormais satisfaits à l'idée de voir à l'Élysée Lisnard. En hausse de 4 points, ce qui le rapproche des figures comme Bruno Retailleau ou Gabriel Attal encore une fois. Sur les réseaux sociaux, le phénomène est encore plus marqué avec des gains massifs d'abonnés et le fameux slogan dont je vous parlais, il se passe quelque chose, qui circule largement. Alors cette visibilité [grognement] alimentée par une stratégie numérique forte tarde quand même à crever un plafond de verre et à se traduire par des intentions de vote encore plus fortes.

Alors les idées régaliennes défendues par David Lisnard mais aussi son libéralisme économique peuvent le servir si une crise sur financière surgissait déclenchée par les marchés financiers, serait-il porté d'une certaine façon par cette ? C'est la question que vous vous posez Eric. Ben oui, parce que Lisnard, il incarne ? En tout cas, quand on l'écoute, il incarne à la fois des réponses à des sujets régaliens, la sécurité, l'immigration mais il incarne aussi un libéralisme économique sans tabou.

Or or bon, c'est une hypothèse, ne la souhaitons pas, c'est une hypothèse mais si la crise une crise de la dette explosait dans notre pays avant la présidentielle, ben l'analyse de David Lisnard risquerait de le propulser encore plus haut dans les sondages. Depuis des mois, le maire de Cannes, je vous le rappelle, alerte sur le surendettement de l'État, le poids des intérêts de la dette déjà supérieur au budget de l'éducation nationale et il alerte aussi Lisnard sur la nécessité de baisser massivement les dépenses publiques plutôt que d' augmenter les impôts.

Donc dans un contexte de tension sur les marchés financiers où la dette publique française serait challengée, ben son discours de rigueur, de désendettement, discours et de recentrage de l'État pourrait être apparaître oui comme le plus crédible et le mieux préparé. En tous les cas, à rebours d'une crise financière qui érode le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, lui veut encore changer et même charger la barque de l'impôt. Mais oui, c'est exactement le contraire précisément de ce que propose David Lisnard. Les propositions économiques de Jean-Luc Mélenchon reposent sur quoi telles qu'elles ont été ?

Elles reposent sur une forte hausse des impôts, ISF climatique, taxe Zuckerman sur les grands patrimoines, suppression de la flat tax, alourdissement des droits de succession. Ça rapporterait 106 milliards de recettes, c'est-à-dire d'impôts supplémentaires avec 82 milliards de nouvelles dépenses publiques. Ça, c'est ce que propose Mélenchon. Mais vu des marchés financiers, cette orientation alimente au contraire le risque de la crise dont je vous parlais. Donc elle accroît le poids de l'État, décourage l'investissement et fragilise la crédibilité budgétaire de la France déjà très endettée.

Et si finalement Jacques, et si finalement crise financière oblige dans les mois qui viennent, pas souhaité mais possible, et si finalement les électeurs français devaient trancher entre une vision libérale de l'économie française au bord de l'asphyxie ou une cartellisation étatique de la société, je mets cette question dans le débat public. C'est signé Eric Revel et c'est de