Lycées bloqués: "On n'est jamais pour la violence", affirme Sandrine Rousseau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:26RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous dites ce soir condamnation sans aucune ambiguïté ?
- 2:08OuverteÉludée
Est-ce que ça justifie ces violences ?
- 2:50RelanceRéponse directe
Ce ne sont pas des violences qui débordent... C'est le professeur qui a été violenté ?
- 3:32RelanceRéponse partielle
Vous ne croyez pas qu'on aurait pu en parler immédiatement s'il n'y avait pas eu tout cela ?
- 4:04RelanceRéponse directe
Est-ce que vous partagez le conflit de Bali Bagayoko sur la légitimité de la violence ?
- 4:36FerméeRéponse directe
Est-ce qu'une élue comme vous doit appeler au calme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:08Chiffre
« Il manque un médecin scolaire sur deux. Il y a des classes qui sont surchargées, et parfois, il y a un médecin pour plus de 40 000... »
- 2:50Fait
« S'il y a eu des blessés, je condamne. »
- 4:04Fait
« Je soutiens ce mouvement lycéen. »
- 4:36Fait
« Je salue les lycéens qui prennent leurs responsabilités et qui dénoncent les conditions dans lesquelles l'éducation nationale se retrouve aujourd'hui. »
- 6:55Fait
« Forcément, les policiers, ils répondent aux ordres des préfets. »
- 7:36Fait
« Je pense qu'il y a des responsabilités auprès du ministre de l'Intérieur. »
- 8:18Promesse
« Dans un gouvernement auquel je participerai j'espère bien qu'une des priorités sera l'éducation nationale. »
- 9:00Fait
« Tous les hôpitaux psychiatriques nous ont dit qu'il y avait des pics d'accueil de jeunes au moment des résultats de Parcoursup. »
- 10:45Fait
« On peut imaginer qu'ils ne se sont pas mutilés eux-mêmes. »
- 11:19Fait
« Les lycéens ont quand même toute légitimité à se rebeller. »
Temps de parole
- ?100 %
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Merci d'être avec nous, c'est une actualité chargée ce soir. Regardez ces images en direct en ce moment même au tribunal à Montpellier où l'audience se poursuit. Place aux réquisitions dans le procès de Robert Ménard, je vous rappelle accusé de ne pas avoir marié, de s'être opposée ou en tout cas de ne pas avoir célébré plus précisément le mariage entre deux individus et en particulier avec une personne frappée par une obligation de quitter le territoire français. Un étranger, un Algérien en l'occurrence. L'audience a été émaillée de plusieurs incidents, de prises de paroles, de tensions comme nous l'ont raconté nos correspondants et Robert Ménard s'il sort à temps de cette audience sera avec nous en direct dans quelques instants mais pour l'heure l l'actualité ce sont ces images,
ces images désolantes de jeunes individus cagoulés, masqués qui s'en prennent à des personnels de l'éducation nationale. A Toulouse est un homme venu avec un extincteur à la main pour éteindre un feu qui s'est fait violenter à terre. A Saint-Denis ce sont des tirs de mortiers qui sont tirés contre des pompiers. Beaucoup d'autres choses qui ont été vues aujourd'hui également, les forces de l'ordre et il y a eu également des lycéens blessés. Bonsoir Sandrine Rousseau, merci d'être avec nous députés écologistes et féministes de Paris. Arthur Berda et Laurent Joffrin nous accompagnent. Il y a des revendications légitimes et il y a malheureusement encore aujourd'hui il y a eu des violences, des tensions, des dégradations, des personnels de l'éducation prises à partie.
Est-ce que vous dites ce soir condamnation sans aucune ambiguïté ? C'est dingue sérieux. C'est toujours ces images-là. Moi, j'ai vu aussi un lycéen avec la tête en sang et une flaque de sang à ses pieds qui avait été tapée. J'ai vu des chevaux courir vers les manifestants. Vous allez refaire encore une fois le récit des manifestants qui sont violents. Ils demandent, ils bloquent les lycées. Alors oui, il y a eu des poubelles incendiées. Il y a sans doute des Et si les débordements, s'il y a débordement, et bien voilà, je le redis, on n'est pas pour la violence, on n'est jamais pour la violence. Mais enfin là vraiment le récit qui s'installe, on le voit tout de suite,
c'est-à-dire que ce sont des lycéens qui sont dans des lycées, qui pour certains sont des bouilloires thermiques, qui ont passé des examens pour certains d'entre eux, dans des conditions absolument abominables pendant la canicule. Les collectivités territoriales n'ont pas les moyens de rénover ces bâtiments. Il manque un médecin scolaire. Il manque un médecin scolaire sur deux. Il y a des classes qui sont surchargées, et parfois, il y a un médecin pour plus de 40 000... Et nous allons en parler. Mais est-ce que ça justifie ces violences ? Je vous le dis, je ne veux pas... Mais à ma connaissance, il n'y a pas eu de blessés. Donc voilà, il y a des poubelles en Oui, dans les manifestations, il peut y avoir des poubelles en feu.
Ce ne sont pas des violences qui débordent... Moi, ce n'est pas la poubelle qui m'inquiète. C'est le professeur et le personnel d'éducation nationale qu'on a vu, qui était avec un extincteur, qui a essayé d'éteindre un Un feu qui a été attaqué et violenté ? Il y a eu des blessés, pardon. Dans ce cas-là, je condamne. S'il y a eu des blessés, je condamne. Voilà, il n'y a pas de sujet. Après, vraiment là, je trouve que cet angle d'entrée est hallucinant compte tenu de la situation dans laquelle sont les lycéens et je rappelle quand même que ce sont des jeunes qui dont on embolise l'avenir parce que quand ils sortent de leurs études et déjà ils sont dans des universités qui manquent largement de moyens, puis après ils sont en concurrence avec l'IA pour trouver de l'emploi.
Là, on a vraiment une perte de chance pour ces gens qui arrivent sur le marché des travails. – Vous ne croyez pas qu'on aurait pu en parler immédiatement s'il n'y avait pas eu tout cela si certains n'avaient pas... Mais en fait c'est vous qui en parlez là, parce qu'il y a eu des blocages depuis maintenant plusieurs jours il y a eu des blocages depuis plusieurs jours et vous n'en parliez pas de la même manière C'est pas vrai madame la députée d'abord il y a une équipe de BFM TV qui a été violentée et à qui je pense qu'on peut adresser tous une pensée ensemble. Et puis ensuite vous dites l'entrée dans le sujet, c'est y compris certains de vos camarades, Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis, une ville qui est concernée ô combien par les difficultés que vous décrivez
et sans doute en partie à raison, mais aussi par les violences auxquelles on s'attache ce soir est sans doute aussi à raison, et qui dit lui-même dans certains cas, la violence peut être légitime. Si je comprends ce que vous dites, vous partagez plutôt son conflit. – Et il a eu un bout de phrase supplémentaire où il disait… – Il faut mieux l Mais il faut mieux l'éviter. C'est pour ça que j'ai essayé de le citer le plus fidèlement possible. Non mais là, moi je ne contrerai pas là-dedans. Non mais je vous le dis, je ne contrerai pas là-dedans. Oui, je soutiens ce mouvement lycéen. Je le soutiens. Parce qu'en effet, leur avenir est compromis. Parce qu'en En effet, ils étudient dans des conditions qui ne sont pas correctes. En effet, ils ont des conditions aussi en
dehors des études, c'est-à-dire tout ce qui est soins, santé mentale, etc., qui est largement défaillant. Donc oui, je soutiens ce mouvement lycéen. Je ne peux pas être plus claire, je le soutiens. Maintenant, évidemment, je ne veux pas qu'il y ait de blessés à l'issue de ce mouvement ni chez les lycéens. C'était la question que l'on vous posait, c'est-à-dire est-ce qu'une élue comme vous doit appeler au calme Est-ce que vous appelez au calme ? Je salue les lycéens qui prennent leurs responsabilités et qui dénoncent les conditions dans lesquelles l'éducation nationale se retrouve aujourd'hui. Voilà, je les soutiens. Je ne peux pas être plus claire. Maintenant, je leur dis de ne blesser personne. Donc, appel au calme, clair ce soir. Non mais...
Mais en tous les cas, je le soutiens vraiment avec force. Est-ce qu'il ne faut pas distinguer la justesse de leur revendication, qui est manifeste. Vous avez tout à fait raison. Et les méthodes employées vont être obligées de mélanger les deux à chaque fois dans le même discours. On peut très bien dire que ces revendications sont parfaitement légitimes, mais ces méthodes sont contestables, on peut dire ça. Par exemple, regardez les blocages. Un blocage. Un blocage, ça veut dire que quelques lycéens empêchent les autres de venir. Moi, quand j'ai fait des mouvements lycéens, ça m'est arrivé il y a longtemps. mais on faisait des grèves non mais moi je ne trouve pas que ce soit
vous n'avez jamais participé à de tel violon ça fait partie des actions militantes c'est pas démocratique mais ce qui n'est pas démocratique c'est de laisser des lycéens dans ces conditions là ce qui n'est pas démocratique c'est de laisser un médecin pour 40 000 l'élève, ça c'est pas démocratique. C'est pas démocratique de laisser les élèves faire des examens dans des salles où ils ont 40 degrés, ça c'est pas démocratique. Ça c'est clairement pas démocratique. Il y a des moyens de se faire entendre quand il y a une situation qu'on critique. Ils l'utilisent, ils le bloquent. Madame Rousseau, souffrez qu'on continue à vous interroger sur ce sujet-là. Quand Jean-Luc Mélenchon dit « ni oubli, ni pardon », ça résonne quand même beaucoup. – Ni oubli, ni pardon ?
Sur quoi il a dit ça J'ai pas vu cette phrase Pour les responsables de la répression Oui, c'est-à-dire par rapport aux policiers Aux forces de l'ordre Mais là on est en train d'envoyer Les policiers délogés J'ai vu une élève aussi Être
C'est la jeunesse, ce sont des mineurs, évidemment, puisqu'ils sont au lycée, la plupart sont mineurs. Comment on en est arrivé à traiter des mineurs de cette manière-là ? Donc – Ce sont des ordres qui ont été donnés pour vous, selon vous ? – Forcément, les policiers, ils répondent aux ordres des préfets. – Donc ils ont eu des ordres de violence sur les… – Je ne connais pas le détail des ordres qui ont été donnés, mais manifestement un policier, il obéit à des ordres de sa hiérarchie, c'est évident, pour évacuer, etc. Donc responsabilité aux ministres de l'Intérieur, vous dites ce soir ? – Je pense qu'il y a des responsabilités auprès du ministre de l'Intérieur. D'ailleurs, je crois qu'il y a Clémentine Autain qui a fait qui a interpellé le ministre de l'Intérieur sur les méthodes qui ont
été utilisées sur sa circonscription. Moi, je suis allée soutenir les lycéens de ma circonscription au lycée Monet. Je n'ai pas vu aucune violence. J j'ai discuté avec les policiers pour faire en sorte qu'il n'y en ait pas. Ils m'ont dit que, pour l'instant, tout était calme et que donc il ne se passerait rien si tout restait en l'état. Bon voilà, mais vous avez vu des individus cagoulés, masqués venir... Je n'ai pas vu ça, en tout cas là où je suis allée moi je n'ai pas vu ça, ça ne veut pas dire que ça n'existe pas mais en tout cas là où je suis allée moi il n'y en a plus. Et si vous étiez au gouvernement est-ce que vous voyez des Les individus qui vont devant un lycée, qui allument un feu de poubelle, pas très grave entre nous, c'est quand même un feu de poubelle, et qui bloque tout.
Est-ce que dans un gouvernement vous sauriez, bon on ne fait rien, ils font ce qu'ils veulent, leurs revendications sont légitimes donc on ne fait rien. Dans un gouvernement auquel je participerai j'espère bien qu'une des priorités sera l'éducation nationale je vais vous dire. Et la La santé et la santé des jeunes. Parce que là, ils manifestent notamment contre Parcoursup aussi, non Parcoursup, pour avoir fait une mission d'information sur la psychiatrie avec Nicole Dubré-Chirac, qui est une députée macroniste, dans l'enquête que nous avons faite à l'occasion de ce rapport, tous les hôpitaux psychiatriques nous ont dit qu'il y avait des pics d'accueil de jeunes au moment des résultats de parcoursup.
Quelle est la société Quelle est la société qui tolère le fait qu'il y ait des pics d'entrées en urgence psychiatrique à des moments où on a les résultats de Parcoursup, sachant que Parcoursup avait été fait à un moment donné, à un moment de pic de population qui rentrait dans les universités, qu'aujourd'hui ça n'est plus le cas et que donc on pourrait très bien revenir sur Parcoursup sans aucun problème. Mais vous n'avez pas répondu à ma question. Je vous dis, il n'y aura pas de manifestation. Si on mettra la priorité sur l'éducation – S'il y a une alternance, peut-être dans quelques mois, attendez M. Geoffroy, il n'y a plus de manifestations, c'est fini. – Ah si, il y aura sans doute des manifestations, mais en tous les cas sur l'éducation nationale, ça fait partie…
– Il y a une alternance dans quelques mois. – Je pense que par exemple la coordination rurale pourrait tout à fait manifester dans le gouvernement dans lequel je serai, par — S'il y a une alternance dans quelques mois, peut-être que vous mettrez en place votre programme. Mais pour l'heure... Je voudrais quand même rester sur les mots qui sont utilisés parce qu'ils ont leur importance également. Vous avez dit à la fois que vous n'encouragez pas du tout la violence, mais est-ce que vous appelez très clairement au calme ? Est-ce que vous dites, pour vous faire entendre les lycéens et en particulier ceux que vous avez vus, faites-vous entendre dans le calme, dans le respect et vous allez voir que les revendications pourraient être entendues ou pas.
Mais je pense que c'est le cas de la plupart des blocages j'en veux pas dire oui je pense que c'est le cas de la plupart des blocages là vous montrez un feu de poubelle voilà débuté si vous le dites vous avez un incident avec un personnel de l'éducation nationale dit je n'ai pas vu mais j j'ai pas eu cette information avant de venir sur le plateau 119 élèves et personnel blessés depuis le début du mouvement j'essaie d'être complet donc faites-moi de démangré et il y a « Trois enquêtes de l'EJPN ouvertes, annonce Laurent Nunez ». Donc voilà, pour être tout à fait complet. Il y a 119 élèves et personnels blessés. Vous avez dit tout à l'heure, il n'y a pas de blessés à ma connaissance. Il y en a 119. On ne sait pas par qui ils ont été blessés.
On peut imaginer qu'ils ne se sont pas mutilés eux-mêmes. Et voilà ce qui s'est passé à Toulouse, madame Rousseau, ce personnel de l'éducation nationale. Ça peut très bien être les policiers qui les ont blessés. Ah mais qu'il y ait eu des policiers qui aient blessé des élèves au moment de maintenir l'ordre, je crois qu'il y a trois enquêtes de l'IGPN qui le démontreront ou pas. Mais 3 sur 119, ça me paraît pas non plus une proportion. Je note quand même que c'est une manie d'Emmanuel Macron à chaque fois qu'il y a des mouvements sociaux, que ça a été les gilets jaunes, les retraites, d'utiliser la violence pour essayer de contenir ces mouvements sociaux. Moi je lui dis vous pouvez utiliser la violence à la fin quand le dentifrice sort du tube, il ne rentre pas facilement
et que là les lycéens ont quand même toute légitimité à se rebeller. Cette image par demande d'un personnel de l'éducation nationale, vous allez voir qui a été arrivé tout à l'heure avec un extincteur et qui se fait violenter et qui tombe au sol. Est-ce que vous allez montrer les images des élèves qui ont la tête ? Il y a eu une enquête, alors vous parlez de cette personne effectivement qui a eu le visage Il y a eu une enquête. Si vous voulez voir toute cette image-là, il faut raconter ce qui s'est passé auparavant également. Est-ce qu'il y a eu des coups qui ont été donnés aux policiers également ? Non mais je vais vous dire, en fait, même s'il y a eu des coups, il n'a pas à être blessé. C'est-à-dire que c'est un jeune, c'est un mineur... Donc on peut frapper la police ?
Vous êtes dans une mauvaise foi qui défie l'entendement. Moi je vous dis, je ne valide pas les violences. Maintenant il y a quand même des jeunes qui ont été malmenés, qui ont été violentés, qui ont été bousculés, qui ont été l'une en tous les cas étranglée par une clé de bras, tout ça est inadmissible. Inadmissible, point, voilà. Et je m'en arrêterai là et je voudrais que nous passions au sujet suivant et vive les lycéens, bravo à vous. Le sujet suivant, c'est-à-dire on va rester quand même sur cette actualité forte parce que demain il y a de nouveaux appels au blocage, en particulier les facultés. Est-ce que vous souhaitez que le mouvement s'étende ? Les universités ont aussi beaucoup de matière pour protester parce
que les budgets des Les universités ont été ponctionnées de manière régulière depuis maintenant plusieurs années. Et que les conditions d'études, et là je suis bien placée pour en parler puisque moi-même je viens de ce monde-là, les conditions d'études des Les étudiants en première, deuxième et troisième année posent quand même une question véritable d'égalité des chances et de capacité à réussir ces études. Aujourd'hui on a un nombre d'étudiants, alors je ne voudrais pas dire de bêtises mais je crois que c'est 40 % des étudiants, mais ça c'est un chiffre à vérifier qui doit avoir un emploi à côté parce qu'il n'arrive plus à suivre des études sans avoir d'emploi étudiant et on sait que des emplois étudiants de plus de 12 heures par semaine entament considérablement
la capacité à réussir de manière linéaire ces années les unes après les autres et donc évidemment qu'il y a sujet. On parle de tout madame Rousseau et de ce qui se passe et des des revendications. Je voudrais également interroger Sandrine Rousseau sur l'actualité. L'actualité ce soir et madame Rousseau l'a vu c'est une audience en cours et un procès d'un élu, d'un maire dont vous ne partagez pas les convictions politiques, ce n'est un secret pour personne, Robert Ménard. Mais j'aimerais vous entendre sur à la fois deux injonctions. L'injonction de mariés et de personnes et c'est la loi qui le demande mais aussi quand l'État délivre une obligation de quitter le territoire français que normalement elle doit être appliquée et Et qu'un élu dit, moi,
je ne peux pas ne pas faire en sorte justement que l'État respecte sa parole. Est-ce que vous apportez votre soutien au Robert Ménard ou est-ce que vous êtes offusqué par sa décision? Non, il avait à marier ces personnes. C'est une liberté, le mariage. après la personne était sous OQTF elle n'était pas expulsée puisqu'elle était juste sous un statut de quitter le territoire mais elle avait le droit de se marier et en fait il n'a pas à faire la justice à la place de la justice elle-même Je sais que ça va choquer quand je vais dire ça et je vois vos regards éberlués Mais la réalité c'est qu'on a encore des lois dans ce pays Et que ces lois doivent être respectées et particulièrement par les maires qui sont les premiers magistrats de France.
La désobéissance civile, en général, c'est plutôt quelque chose de répandu à gauche, y compris chez les écologistes, et y compris sur la question du mariage. C'est-à-dire que lorsqu'il s'agissait de désobéir pour marier deux personnes homosexuelles, quand la loi ne l'autorisait pas encore, je crois que votre camp l'encourageait plutôt. Et là, à l'inverse, vous expliquez qu'il faudrait appliquer toute la loi et rien que la loi. C'est quand même... Non mais là, c'est le best-of. Pourquoi ? Dites-moi. Parce que c'était une action militante de Noël Mamère, pardon, pour faire en sorte que... Mais ça n'avait pas de valeur légale, puisque la loi n'autorisait pas à l'époque le mariage gay. Et il l'a fait pour sensibiliser et pour dire voilà, je m'engage à le faire.
Mais C'est la même démarche que Romain Léna ? Ben non, puisque là il interdit des droits en fait. Noël Mamère est allé pour augmenter le nombre de droits aux personnes, quelles que soient les personnes dont elles tombent amoureuses, en estimant qu'un amour est égal à un amour et qu'il n'y a pas de supériorité de l'hotérosexualité sur l'homosexualité. Et donc, c'était une démarche au contraire extrêmement courageuse ce qu'il a faite. Et d'ailleurs, nombre de personnes l'ont harcelé pendant bien longtemps après avoir fait ce geste, là Robert Ménard interdit un droit qui est autorisé par la République. Donc ça n'est pas du tout la même situation. Les deux sont dans une démarche militante visant à faire évoluer la loi.
Dans un sens que vous approuvez pour l'un et que vous désapprouvez pour l dans un sens qui est illégal pour l'un. – Donc vous connaissez que Ménard fait la loi tout seul ? – Non, non, non, on va laisser Mme Rousseau répondre. – Ménard ne peut pas faire la loi tout seul en fonction de ce qu'il pense, en fait c'est pas possible. – Une question également sur les sondages qui marque, parfois ils se suivent et se ressemblent, Sandrine Rousseau. Il y a une montée des deux extrêmes, un rassemblement national et la France insoumise. C'est de plus en plus un duel qui se profil à sept mois des élections. Comment vous vous positionnez par rapport à cela ? Beaucoup de vos camarades dans le champ élargi de la gauche affirment que
si Marine Le Pen arrivait au pouvoir, il faudrait justement porter ses actions de désobéissance de manière assez forte et virulente. Est-ce que vous êtes dans cet état ? Déjà, moi je ne dis pas les extrêmes, je dis qu'il y a l'extrême droite et que LFI n'est pas d'extrême gauche. Je le repose parce que ça a été quelque chose sur lequel on s'est fait complètement envahir par un espèce de récit qui ne... C'est la nomenclature officielle. Ben non, non, non, non, Non, ça a été modifié par le préfet Nunez quand il est arrivé ministre de l'Intérieur. Ils sont les deux représentés aujourd'hui. Avant, il y avait une décision du Conseil d'État disant que ça n'était pas le cas.
Politiquement, il y en a d'ailleurs, je rappelle quand même, compte tenu de ce que nous savons maintenant, des paroles qui sont attribuées à Jordan Bardella. Je rappelle que dans le groupe parlementaire de l'extrême droite, qui est le Rassemblement national, il y a un monsieur qui s'appelle Bokaliti, qui a tenu une librairie négationniste. Il y a Mme Parmentier, qui a été rédactrice en chef d'une revue, qui tenait régulièrement des propos homophobes, aînés et antisémites, qu'il y a Mme Joncourt dont le mari faisait partie d'un groupe néo-nazi. Ça, c'est l'extrême droite. Et c'est une extrême droite qui peut faire semblant de ne pas être antisémite pendant quelques temps, mais manifestement ça ne tient pas.
Et LFI n'a pas de problème d'antisémitisme en son sens. LFI a-t-il des problèmes avec l'antisémitisme ? La question est légitime, Mme Rousseau ne souriait pas à chacune de mes questions ? Elles sont caricaturales, donc LFI à chaque fois qu'il y a eu des propos qui n'étaient pas convenables en regard de la lutte contre l'antisémitisme qui est une valeur que nous partageons à gauche, eh bien j'ai posé les mots dessus. Maintenant, à ma connaissance, aucun membre de LFI n'est condamné à ce jour pour des propos antisémites, ce qui est quand même le cas de la moitié, d'une grande part en tous les cas des militants du Rassemblement national. Les militants du Rassemblement national sont condamnés ? Il y a eu plusieurs condamnations, il y a eu plusieurs condamnations
et par ailleurs ils viennent du Front national dans dans lequel Jean-Marie Le Pen avait quand même parlé d'un détail de l'histoire. Et ils ont adhéré la plupart du temps au parti politique, au moment où il y avait Jean-Marie Le Pen à la tête de ce parti. Donc ils n'ont pas renoncé, ils n'ont pas tourné le dos à cette idéologie. Au contraire, il l'a trouvé sans doute très attractif puisqu'ils ont pris leur carte et ils ont payé leur adhésion au moment où ces propos étaient tenus. Dernière question. Est-ce que vous seriez prête à sacrifier votre place chez les écologistes, votre parti pour la victoire de Jean-Luc Mélenchon ? Yannick Jadot, votre homologue a lui été suspendu de son parti pour avoir soutenu Raphaël Glucksmann. Eh bien moi j'ai dit que je menais la bataille à l'intérieur
de mon parti pour faire en sorte qu'il y ait une décision émanant des militants puisque nous nous targons d'avoir une véritable démocratie, que cette démocratie nécessite que les militants votent, qu'aujourd'hui les militants n'ont pas voté et que nous avons trois options sur la table, d'un côté le gagnant ou la gagnante de la primaire du Parti Socialiste, de l'autre côté une candidature en autonomie qui est je pense l'option privilégiée en réalité de la direction actuelle et une alliance avec LFI et je ne fais pas mystère du fait que moi je demande à ce que, enfin je ferai la campagne pour qu'il y ait une alliance avec LFI. Merci Sandrine Rousseau, vous allez croiser dans quelques instants Louis Alliot qui va prendre votre place et il n'y a nul doute que vous allez vous saluer,
je vous remercie pour cet entretien et si j'ai bien compris demain de nouveau vous serez sur place en soutien du mouvement des lycéens. Oui parce que les conditions dans lesquelles nous traitons notre jeunesse dit quelque chose de notre société alors en parlant de la société et plus largement est l'un des sujets
Sandrine Rousseau