Femmes sans abri : conférence de presse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 18:00OuverteRéponse directe
Question sur la compatibilité de la circulaire Vals avec la ligne politique du gouvernement Barnier
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Fait
« comment on accouche donc dans la rue en France aujourd'hui en 2024 »
- 4:00Chiffre
« 40 % des personnes sont domicile aujourd'hui sont des femmes »
- 6:00Chiffre
« chaque nuit environ 3000 femmes et près de 3000 enfants passent la nuit dans la rue »
- 8:00Chiffre
« 36 % ont été victimes de violence dans leur enfance »
- 16:00Chiffre
« 203000 places dans le parc généraliste »
- 17:00Chiffre
« 11000 places d'hébergement dédié spécifiquement aux femmes victimes de violence intrafamiliale »
- 18:00Chiffre
« la moitié des femmes et des familles qui appellent le 115 n'obtiennent pas de place d'hébergement »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ce rapport qui est venu en fait de constat que nous avions pu faire et à titre personnel lorsque j'ai rencontré une accoucheuse de rue et je me suis dit mais comment on accouche donc dans la rue en France aujourd'hui en 2024 et très sincèrement je ne l'avais pas imaginé avant de la rencontrer et vous le verrez on va vous le raconter je l'avais pas imaginé et pour une bonne cause une bonne raison c'est que les femmes qui sont à la rue ne se montrent pas et donc nous avons souhaité nous leur donner plus de visibilité d'où ce rapport ce rapport d'une dizaines de mois ce rapport où nous avons entendu une cinquantaine de personnes où nous avons fait des déplacements que ce soit à la maternité de Saint-Denis à Marseille pour rencontrer une équipe de l'hôpital psychiatrique qui suivait ces femmes à la rue que ce soit à Paris dans des associations donc nous sommes allés à leur rencontre mais je ne vais pas déflorer plus le sujet sinon pour vous dire en tant que présidente de la délégation que je suis très fière de ce rapport je suis très heureuse que nous ayons réussi à trouver un consensus je vais quand même vous présenter les corapporteurs par ordre d'ailleurs de prise de parole nous avons agès évren donc du groupe LR au Sénat euh alors ce sera aussi ses parents de prise de parole Laurence Rossignol donc du groupe PS Olivia Richard du groupe Union centriste et Marie finera h du groupe RDPI et vous avez aussi à la fois des parisienne de la région parisienne et des et et la Guyane et et la la province et la ruralité en ce qui me concerne mais je donne maintenant la parole àen merci madame la Présidente alors je vais moi commencer par vous faire un état des lieux de la situation donc des femmes sans abri alors il est vrai que le premier objectif de notre rapport est donc de lancer un cri d'alerte de sensibiliser l'opinion publique à aux difficultés en fait des femmes sans abri aux violences auxquelles elles sont confrontées et comme l'a dit notre chère Présidente c'est de rendre visible l'invisible et il est vrai que la réalité est dramatique et faut-il le rappeler la rue abîme elle blesse et elle tue également et toutes ces femmes ont régulièrement été désignées pendant toutes nos auditions comme invisible ça a été dit par Dominique ou comme la face cachée de la rue elle se cache pour échapper aux violences de la rue elle se fonde dans la masse pour pour ne pas être répéré pour ne pas être identifié parce qu'il faut le savoir la rue c'est la Cour des Miracles évidemment elles sont une proie pour tous les autres pour les hommes comme pour le reste de la vie tout simplement et donc aujourd'hui les femmes à la rue se planquent elles se planquent dans des parkings elles se planquent dans des squats elles se planquent dans des caves elles se planquent dans des aéroports certaines nous racontaient qu'elles se baladaent toute la journée dans des aéroports avec avec une fausse valise encore une fois pour se fondre dans la masse et ne pas être identifié et donc on les voit peu on vient de le dire mais hélas elles sont de plus en plus nombreuses depuis 10 ans et cette recrudiscence des femmes à la rue il faut le dire c'est une situation absolument inédite et même historique je donne un chiffre 40 % des personnes sont domicile aujourd'hui sont des femmes c'est un phénomène nouveau il y a une dizaine d'années très peu de femmes passaient la nuit dans la rue et à forciorie aucun enfant n'était laissé à la rue il faut imaginer qu'à l'époque de la création du Samu social par Xavier emmanuelu et Jacques Chirac il n'était pas concevable qu'en France on puisse laisser une personne à la rue on appelait le Samu social et immédiatement cette personne était abritée aujourd'hui malheureusement parce que c'est un principe de réalité l'hébergement d'urgence est saturé tout est plein comme un œuf et on estime donc que chaque nuit environ 3000 femmes et près de 3000 enfants passent la nuit dans la rue alors très brièvement qui sont ces femmes elles sont bien plus diverses qu'on le croit souvent ce sont pour beaucoup des femmes qui ont été victimes d'une vraie spirale de précarité et de violence et de ce point de vue- làà c'est très important de dire que la parole s'est libérée aprèsmou et qu'il y a beaucoup de femmes qui ont quitté leur appartement et c'est hélas malheureus le début du toboggan infernal c'est la perte du logement qui fait qu'on tombe dans la précarité et hélas qu'on s'expose à la rue et à toutes les violences et parmi les femmes sonans domicile qui sont nétes en France 36 % 36 % ont été victimes de violence dans leur enfance et retenez bien ce chiffre 25 % ont connu un passage à Laer l'aide sociale à l'enfance et 15 % ont perdu leur logement à la suite je le disais d'ailleurs de violence intrafamiliale on retrouve égal de nombreuses femmes qui ont fuit leur pays c'est environ 50 % des femmes sans domicile qui sont donc d'origine étrangère elles sont évidemment exposées particulièrement à des risques d'exploitation domestique et sexuel enfin on rencontre également dans la rue des femmes avec des troubles psychiatriques lourds souvent non traité avec en plus des problématiques d'addiction et c'est vrai qu'on avait fait notamment une maraude à Marseille et et les les les personnes qu'on a rencontré ça a été en tout cas pour moi extrêmement poignant douloureux et j'y pense encore aujourd'hui au moment où je vous parle là la vie à la rue expose ses femmes et elle les expose à de multiples facteurs de risque et de pathologie je tiens à les rappeler les difficultés d'accès à l'alimentation et à l'hygiène parce qu'une femme elle a aussi sa dignité son intimité le contact avec des nuisibles les risques d'infection au VIH et aux hpat ti les violences sexuelles mais malheureusement c'est devenu même une banalité de le dire et les retards de prise en charge et aussi et aussi les grossesses à risque alors ça peut surprendre oui grossesse parce qu'aujourd'hui hélas dans notre pays il y a des femmes enceinte ou accompagné de bébés qui passe la nuit à la rue c'est vraiment comment dire c'est c'est indigne et et aberrant et quand on s'est rendu en scè saintis en mai dernier le soir même dans ce même département il y avait 63 femmes enceintes qui n'étaient pas mis à l' bris en dépit d'un appel au 115 et ce même soir toujours dans ce même département 281 enfants dont 112 de moins de 3 ans passaient également la nuit dans la rue vous le savez le préfet de la région Île-de-France avait créé des critères de vulnérabilité si on est enceinte de 7 mois on a la priorité mais quand on est enceinte de 6 mois on a plus la PR priorité si vous êtes un bébé de 3 mois vous avez la priorité pour trouver un bergement d'urgence veut dire moins de 3 mois au-delà de 3 mois vous n'avez plus la priorité voyez c'est des critères qui sont totalement inhumains indignes et qui sont même je trouve d'une violence assez insupportable mais en effet le préfet de la région Île-de-France nous a dit qu'il n'avait pas de choix que de trier en fait de mettre ses publics en concurrence parce que il fallait prioriser pour pouvoir héberger et bien malgré ces critères de priorisation il n'y a pas de place pour ces femmes qui euh pour le coup parfois sont enceintes de 7 mois je précise également que les femmes à la rue ne dorment pas la nuit elles sont sur le qui vivent en permanence puisqu'elles doivent se rendre invisibles pour échapper à la violence à toute forme de violence et comme je le disais elle s'expose évidemment à toutes ces agressions physiques et sexuelles et beaucoup c'est important aussi de le dire parce qu'on a entendu ces témoignages accepte parfois un toit contre des prestations sexuelles et elles sont donc en proie évid à des réseaux de proxénet et de traite des êtres humains et tous les interlocuteurs que nous avons rencontrés ont fait ce témoignage après quelques mois passés à la rue toutes les femmes ont subi un viol ou des agressions sexuelles alors pour finir quelles sont nos préconisations moi j'en donnerai deux tout d'abord et ça c'est essentiel c'est de systématiser des analyse genrée et un questionnement des violences subies avec des chiffres pour adapter nos politiques public puisque comme elle s'invisibilise c'est très très difficile en fait de connaître d'avoir un chiffrage parfait ou complet et donc c'est pour nous une condition cnéquanome de la prochette enquête Inc de 2025 sur sur les sansabris c'est d'avoir pour le coup une analyse genrée ça c'est la première chose nous recommandons également d'améliorer la détection la prise en charge et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en sensibilisant les travailleurs sociaux et les forces de l'ordre qui recueillent les plaintes mais aussi de manière très concrète en permettant aux associations de fournir aux femmes sans abri des moyens d'autodéfense avec discernement évidemment nous sommes bien évidemment très vigilants enfin les places d'hébergement doivent-elles être aussi adapté aux femmes et c'est pourquoi je laisse tout de suite la parole à Laurence pour développer donc nos analyses et nos préconisations sur la politique d'hébergement et et de mise à l'abri je vous remercie merci agès bonjour alors étudier les la situation des femmes à la rue c'est aussi se livrer à une comparaison entre l'offre et la demande et il est clair que en ce qui concerne l'offre des progrès énormes ont été fait au cours des 10 dernières années puisque le nombre de place d'hébergement a été multiplié par 2 en 10 ans je peux vous donner les chiffres si vous voulez sinon vous les trouvez dans le rapport 203000 places dans le parc généraliste 110000 dans le dispositif des demandeurs d'asile et 11000 places d'hébergement dédié spécifiquement aux femmes victimes de violence intrafamiliale qui semble-t-il semble-t-il je le dis assez prudemment mais je le dis quand même semblerait répondre à la demande en fait l'offre d'hébergement est est insuffisante sinon si elle n'était pas insuffisante il n'y aurait pas autant de femme à la rue pour trois raisons principales d'abord sur le plan quantitatif il n'y a pas assez ette place d'hébergement aujourd'hui la moitié des femmes et des familles qui appellent le 115 n'obtiennent pas de place d'hébergement je vais vous donner un autre chiffre la veille de la rentrée scolaire 6500 personnes sont restées sans abri parmi lesquelles 1934 femmes et 2073 enfants 2073 enfants étaient à la rue à la veille de la rentrée scolaire avec leur maman parfois aussi avec leur papa d'ailleurs faut avoir cette faut avoir ça en tête nous avons des femmes des enfants mais aussi des familles à la rue je dis ça parce que parfois on dit il y a qu'à sur sur sur prioriser les femmes seules avec enfants oui mais on veut pas non plus casser les familles et éloigner les pères de leurs compagnes ou de leurs enfants ce qu'il faut savoir aussi c'est que on a un peu de difficulté sur les chiffres parce que quand vous avez appelé le 115 une fois ou deux fois et puis que vous n'avez jamais de place au bout d'un moment vous arrêtez d'appeler le 115 donc les chiffres qu'on a sur les renoncements d'appel au 115 sont aussi important c'est pour çaoi nous avons comme principale première proposition sur le volume de place d'hébergement la création de 10000 places d'hébergement supplémentaire le Sénat est en la matière assez cohérent avec lui-même puisque l'an dernier à l'occasion du vote du PLF 2024 nous avions voté au Sénat la création de 10000 places d'hébergement ces 10000 places d'hébergement se sont perdus dans le 493 à l'Assemblée nationale ça c'est la première chose et Agnès l'a évoqué il y a un instant les critères de vulnérab ité qui sont devenus des surcritères de survulnérabilité aboutissent à ce qu'aujourd'hui un enfant de plus de 3 mois n'est plus considéré comme étant prioritaire un bébé de plus de 3 mois hein c'est quand même et une femme enceinte de moins de 6 mois n'est pas non plus prioritaire et de toute façon même parmi ceux qui sont surprioritaires tous ne trouvent pas de place en hébergement donc de première première revendication première préconisation préconisation dans les rapports du Sénat revendication si on parle le langage des associations sur le le sansabrisme c'est 10000 places supplémentaires deuxième chose il y a un aspect qualitatif aussi dans les places d'hébergement c'est pas simplement que du quantitatif je il faut transformer les nuit hôtelières en place d'hébergement pérenne vous savez on a été vraiment mais marqué par les parcours de ces femmes qu'est-ce que qu'est-ce que la vie d'une personne sans abri à la rue il faut aller dans un lieu d'hébergement alors vous étiez dans scinemarne parce qu'vidment ils sont loin de Paris vous étiez en scinemarne hier et puis là vous êtes passé quelques jours à la rue parce que l'hébergement c'est ça s'est arrêté et puis on vous envoie dans les ivelines mais entre-temps il faut aller chez l'assistante sociale entretemps il faut aller remplir des papiers les femmes à la rue passent leur temps à se déplacer pas simplement dans Paris à se déplacer dans toute la Grande Île de France et c'est ça c'est un phénomène assez francilien par ailleurs ce qu'on a observé c'est que les les sujets de de de sansabrisme sont souvent des sujets métropolitain c'est des sujets de grande ville il est sûr on en parle parce que beaucoup de nos collègues sont élus dans des départements de ville moyenne dans les villes moyennes ou dans les petites villes quand il y a une femme sans abri bah j'ai poséour la question à un maire qu'est-ce que vous en faites B on la loge parce que il y a possibilité dans une petite ville de de de de loger mais sur les les métropoles c'est c'est un autre sujet donc les hôtels les les les hôtels sont en plus des lieux de violence de de très très difficile et surtout des lieux transitoires et en plus il y a pas d'accompagnement social or ces personnes pour sortir de la rue ont besoin d'un accompagnement psychosocial qui n'existe pas dans dans les hôtels nous préconisons également de développer les places non mixtes c'est-à-dire que les femmes sans abri AG Sven l' dit la présidente Dominique veren l' dit aussi d'autres collègues le rediront après le sansabrisme est souvent quand même une conséquence des violence sexuelle que ce soit celle subie dans l'enfance que soit celle subie sur les pendant les parcours migratoires ou que ce soit celle subie ou que ce soit celle qui ont conduit violence sexuelle violence intrafamiliale qui ont conduit à la perte du logement et il y a des femmes qui refusent d'aller dans des lieux d'hébergement mixte elles ont trop peur parce que leur histoire leur a appris qu'elles avaient des bonnes raisons d'avoir peur enfin il faut aussi étudier ce que nous avons fait quelle est la raison de l'embolie de notre système d'accueil et travailler un peu sur les places de logement en naal c'estàdire que le système est embolisé parce que des femmes ne partent pas de centre d'hébergement parce qu'elles n'ont nulle part ailleurs où aller deux pistes quasi évidentes la première c'est la politique du logement plutôt retrouver une politique du logement je le dis je n'engage que moi nous n'avons plus de politique du logement et surtout pas du logement social dans ce pays depuis maintenant de nombreuses années et évidemment les plus vulnérables dans les demandeurs de logements sociaux sont ceux qui restent à la porte et Don les demandes ne sont pas satisfaites donc nous avons besoin d'une véritable politique du logement avec des solutions particulières et adaptées aux personnes qui quittent la rue et reviennent progressivement dans un logement enfin deuxème sujet c'est la question du traitement administratif nous avons rencontré bon nombre de femmes qui sont maintenus dans les centres d'Héber dans les centres d'hébergement dans les sacheresses parce que elles ne peuvent pas postuler à un logement parce qu'elles n'ont pas de titre de séjour régulier elles sont là elles vont y rester elles ne partiront jamais elles y sont depuis parfois plusieurs années mais elles sont interdites d'accès au logement social parce que elles sont en situation irrégulière c'est pour ça que nous savons avec nos collègues parce qu'on avait on faisait toutes le même constat sur le la raison et chacune avec sa sensibilité propre nous avons effectivement élaborer une recommandation que je considérons qui importante c'est celle de demander au gouvernement de donner des instructions au préfet pour que dans le cadre de la circulaire Vals et du traitement au cas par cas des personnes en situation irrégulière un effort particulier soit fait à l'égard des femmes sans abri voilà deux des 22 préconisations que je voulais partager avec vous et maintenant Olivier Richard sénatrice des franceç et et de l'étranger va poursuivre vous savez com on fait les choses bien la ddfin merci laurentorchestre très très très organisé en effet il me reste à vous dire l'évidence à savoir que pour sortir les femmes de la rue il faut du logement et il faut du logement péren évidemment c'est ce que souhaite la quasittalité des personnes que nous avons interrogé donc un logement abordable auquel elles peuvent accéder et comme vous l'a déjà dit Laurence Rossignol elle n'y arrive pas pour de raisons que nous avons identifié assez facilement la crise du logement en France partout sur tous les territoires qui bloque les personnes à la rue quand elles sont hébergé dans les solutions d'hébergement elles peuvent y rester plusieurs années nous avons rencontré des femmes qui même ont un titre de séjour et travaill mais qui sont bloqués euh dans l'hébergement d'urgence et on comprend bien que donc ça relise un système et que celles qui sont à la rue ne peuvent pas accéder à une mise à la prix rapide euh donc on avale la crise du logement et ensuite nous avons en effet constaté un problème de plus en plus important qui est la présence en France de femmes sans titre de séjour l'OFI les estime à 60 % euh on a auditionné Lyon qui chez eux audition estimé à 40 % le nombre de femmes en situation irrégulière elles n'ont pas vocation pour beaucoup d'entre elles à repartir dans leur pays ni à être expulsé parce qu'ell bénéficient d'une protection en raison des menaces qui pèsent sur elles dans leur pays d'origine ou alors elles ont des enfants elles les ont eu en France et ils sont scolarisés donc dans le cadre du droit actuel elles ne sont pas expulsable mais elles n'ont pas pour autant un titre qui le permettrait de sortir de l'hébergement d'urgence et donc encore une fois ça contribue à à une embolisation donc de façon très concrète et pragmatique il faut examiner au cas par cas les dossiers de ces femmes qui doivent pouvoir euh postuler à un logement et notamment un logement social puisque c'est donc une condition d'accès au logement social le titre de séjour et donc il faut aussi insister outre euh cette préconisation sur laquelle nous sommes mis unanimement d'accord dans le cadre de la circulaire Vals comme l'a dit Laurence Rossignol il nous faut aussi souligner euh un certain nombre d'autres dispositifs qui permettraient de stimuler un petit peu euh le le logement en France et qui paraît particulièrement adapté à la situation des femmes à la rue car égard aux violences qu'elles subissent au quotidien ou qu'elles ont subi lors de leur parcours migratoire il est nécessaire de développer un accompagnement et cette accompagnement on l'a notamment rencontré à Marseille dans une pension de famille qui permet à certaines femmes de trouver un abri pérenne euh entre elles avec des travailleurs sociaux avec un soutien et ce genre de dispositif sauve des vies ça permet une réadaptation progressif et adapté à des femmes qui sont euh déstabilisées abîmées euh et qui ont besoin d'une transition ou d'un d'un plan euh collectif euh où elles ne sont pas abandonné euh comme ça et donc nous avons euh euh souhaité euh souligner les ces formes de logement qui doivent être particulièrement soutenu donc les pensions de famille l'intermédiation locativ les beaux glissants les logements intermédiaires et souligner enfin que la logique d'escalier qu'on a pu observer qui consiste à dire qu'une personne à la rue doit d'abord être mise à l'abri puis un hébergement un peu plus pérenne puis un hébergement peut-être un peu plus adapté puis qui va retourner à la rue un petit peu parce que tout ça comme l'a souligné Laurent se fait en pointiller pour enfin se voir si elle le peut obtenir un logement plus pérenne cette logique là ralentit et contribue à l'embolisation du système et donc il faut soutenir des dispositifs qui ont permis à 550000 personnes depuis 2017 d'accéder à un logement pérenne qui s'appelle le logement d'abord et donc toutes ces initiatives là doivent être favorisées et maintenant je vais laisser la parole à Marie Laur merci merci Olivia bonjour à tous alors moi je vous parler de trois recommandations une qui concerne l'accès au soins médicaux une qui concerne les la situation des enfants sans domicile et la troisième concerne les travailleurs sociaux l'accès aux soins médicaux et la prise en charge des violences sexistes et sexuelles doivent constituer une priorité le déploiement de dispositifs adaptés à ces profils précaires est indispensable pour lutter contre le fortau de nonreours ou de renancement au soins des femmes à la rue ce phénomène de nonreours est également observé s'agissant des dispositifs généraux d'accompagnement psycho-ocial en raison notamment d'une segmentation des lieux de l'assistance de la mixité de certains lieux d'accueil tels que les accueils de jour ou encore des difficultés de déplacement entre les multiples lieux dans lesquels elles doivent se rendre pour effectuer leur démarche surtout lorsqu'elles sontenceintes ou accompagnées de nourrissants et d'enfants en basagege c'est pourquoi nous recommandons de développer les accueils de jour réservés aux femmes centralisant service et accompagnement pour une prise en charge stable et continue dans un même lieu et de financer les titres de transport des mères avec des enfants de moins de 3 ans par exemple le Pass Navigo des 1000 premiers jours je souhaite ici m'attarder davantage sur la situation des enfants sans domicile dont le nombre a explosé au cours des 5 6 dernières années d'ailleurs il y a donc à peu près 3000 enfants sans domicile le fait d'être sans domicile expose les enfants à des conditions de vie dégradé qui engendreront d'importantes répercussions sur leur développement leur santé physique et mentale et leur scolarité c'est pourquoi nous proposons notamment de renforcer les moyens dédiés à la médiation scolaire pour garantir l'inscription scolaire sans exigence d'un justificatif de domicile et pour limiter le décrochage scolaire engendré par les expulsions habitatives par ailleurs alors qu'un quart des personnes sans domicile est passé par la zeœu et que les jeunes femmes qui on sont issus sont particulièrement exposés au risque de prostitution nous souhaitons engager la responsabilité des départements qui ne mettent pas pleinement en œuvre les contrats jeunes majeurs enfin nous souhaitons rendre hommage aux travailleurs sociaux à 65 % des femmes qui accompagne au quotidien ce public très fragile alors queeux même se trouent dans des Sit situation précaire en raison de faible rémunération de manque de reconnaissance sociale et d'une perte de sens professionnelle faute de solution durable à proposer au public prise en charge cette profession est marquée par un important turnover et une usure professionnel souvent précoce c'est pourquoi nous proposons de revaloriser la profession et le statut de travailleur social et de développer la formation continue dans le domaine de l'accompagnement social de favoriser les démarches pluridisciplinaires de prise en charge des femmes à la rue en développant les financements croisés et les partenariats en tracteurs locaux et enfin de renforcer les soutiens financiers pluriannuels aux associations qui accompagnent les femmes sans domicile voilà nous sommes bien sûr à votre disposition pour développer davantage l'une ou l'autre des recommandations merci est-ce qu'il y a des questions éventuellement je de quoi qu'on passera la la la question la plus politique c'est celle des de la réforme de la circulaire Vals on sait que monsieur rotaillot veut aussi une une réforme effectivement et qu'il a aussi réuni les préfets dans dans ce sens est-ce que vous avez le sentiment que la ligne politique du gouvernement Barnier est compatible avec cette cette recommandation ou est-ce que vous avez pas une crainte que la ligne politique de Monsieur reotaillo soit pas exactement celle de ce rapport alors je vais répondre du coup euh pour dire que effectivement nous pensions être très sages en dans notre préconisation en disant finalement il y a une circulaire Vals qui permettrait d'aider ces femmes à condition que on considère qu'effectivement elle soit prioritaire et on se rend compte d'ailleurs que la circulaire Vals n'est pas appliqué partout et en tout cas euh pas partout de la mme même façon selon les départements il y a des préfets qui s'en saisissent réellement et des préfets qui ne s'en saisissent pas et donc nous menensions très raisonnable en disant Vals rien que Vals mais tout Vals au cas par cas voilà euh aujourd'hui on se rend compte que certains du gouvernement Barnier ne sont pas sur cette ligne mais on le voit bien pour l'instant c'est une préconisation du ministre de l'intérieur nous n'avons eu qu'un écho dans la presse de ce que souhaitait faire le ministre de l'intérieur on ne sait pas s'il est soutenu aujourd'hui totalement par son gouvernement et donc nous allons voir les choses pour autant on parle là de femmes qui de toute façon sont en France et vont y rester puisque on voit bien qu'on a aussi un devoir et qu'on ne renverra pas un certain nombre de femmes dans leur pays et donc si on veut et là j'ai bien écouté le Premier ministre Michel Barnier dire qu'il voulait rendre les publique plus efficace et une politique publique efficace ce serait de faire que lorsqu'il y a qtf ça se passe bien et vite et lorsqu'il n'y a pas au qtf alors on essaie d'aider ces femmes entre autres mais pas que à être régularisé rapidement aussi puisqu'on se rend compte qu' il y a une embolisation de services de la préfecture et que des gens dont on sait qu'ils vont être régularisés un jour ou des gens qui ont besoin simplement d'avoir un renouvellement de leur papiers parce que ils sont jusqu'à présent en règle peine à avoir ne serait-ce qu'un rendez-vous ou à avoir ensuite un traitement de leur dossier donc moi je suis plutôt un grand soutien du Premier ministre en disant rendons ces politiques efficaces allons plus vite on aura moins de problèm ensuite si quand on décide d'accueillir on accueille correctement et quand on décide de ne pas accueillir on le dit tout de suite et on met tout de suite en place une politique de d'qtf ça vous va bien sachant que notre rapport a été adopté hier notre rapport a été adopté hier on a découvert le on a découvert et on n pas encore toute découvert mais voilà donc je je pense être à peu près dans la ligne et peut-être que moi ce que j'espère c'est que notre rapport c'est voilà moi j'espère que notre rapport ces observations ces constats ça marche pas plus he euh je pense qu'on t'entend làre rapport plutô ceux qui sont en oui ah oui ben viens te mettre ici de mots moi ce que j'espère c'est que notre rapport ses observations ses constats et ses préconisations va être un élément du débat qu' ne manquera pas d'y avoir dans ce pays et probablement même au sein du gouvernement sur la question de la circulaire Vals et je considère et je n'engage à ce titre que moi la présidente a été formidablement rassemblée use dans son propos et avec tout en tout en gardant les fermement les principes ce que j'espère c'est que notre rapport est de nature à faire douter de la pertinence de d'abroger laticulire Vals dont par ailleurs j'ajoute à titre personnel que un certain nombre de préfets font déjà un usage très maltusien d'autres questions je sais pas s'il y a des questions en ligne éventuellement non bon ben il me reste à vous remercier en conclusion je dirais que vous aurez compris que notre rapport finalement est à l'intersection de tas de choses donc on on ne réinvente pas les choses mais on voit bien ce qui fonctionne et là encore quand on parle de politique publique efficace euh le logement mais nous irons rencontrer Valérie lettard pour cela euh le la prise en charge des violences l'aide sociale à l'enfance on n pas énormément insisté mais 25 % des gens qui sont à la rue c'est l'aide sociale à l'enfance et donc comme moi j'ai un lre motif que j'aime bien répéter un contrat jeune majeur en plus et un RSA en moins là encore faire de la pré prvention parce que toutes les personnes à la rue vont développer des tas de maladies chroniques qui vont nous coûter très cher au niveau de notre service public de santé donc faire de la prévention prendre en charge les enfants en amont c'est s'éviter un des gros coups de fonctionnement ensuite donc pour une politique publique efficace faisons de la prévention voilà juste parce je vois bien hisoire excuse-moi jeent honteuse de reprendre la parole juste mais je vais pas que vous pensiez que nous n'avons rencontré dans les personnes à la rue que des en ce qui concerne la parti étranger femmes étrangères des femmes en situation irrégulière nous avons vu beaucoup de personnes en situation régulière et à la rue voilà le sansabrisme n'est pas une conséquence exclusivement de de la migration et de l'irrégularité de séjour même les gens en situation régulière sont à la rue excuse-moi parce que oui oui tout à fait oui oui c'est pas
Agnès Evren