Des centaines de milliers de personnes manifestent, le gouvernement répond
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« 90% des universités de France se seraient aussi jointes au mouvement, accompagnées de différents syndicats comme la CGT. »
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« plus de 5000 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début du mouvement, dont 4400 mineurs selon le ministère de la Justice. »
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« En comparaison, lors du mouvement des Gilets jaunes, 10 000 personnes avaient été placées en garde à vue en l'espace d'un an. »
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« Depuis le début de la mobilisation, plus de 700 membres des forces de l'ordre, une centaine de personnel de l'éducation et plus de 200 élèves ont aussi été blessés selon le gouvernement. »
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« Au total, 10 enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN, la police des polices, pour de potentiels actes de violence policière. »
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« le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geoffray, a annoncé ce mardi sur France Info l'ouverture d'une consultation sur Agora, une plateforme du gouvernement. »
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« Il a aussi promis d'apporter une réponse dans les huit jours à tous les lycées confrontés à des difficultés de remplacement de professeurs absents. »
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« 450 000 manifestants ont été recensés dans toute la France, selon l'Union étudiante. Le ministère de l'Intérieur en dénombre 256 000. »
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« 90% des universités étaient mobilisées en France, sans compter les universités d'Outre-mer et en Corse. »
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« L'Éducation nationale parle de près de 900 lycées dont les cours ont été suspendus, soit totalement, soit partiellement. »
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« la ministre déléguée au numérique a saisi la justice contre Bricshub, une plateforme qui donne accès à des milliards de données personnelles issues de fuites en France, en Suisse et en Belgique. »
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Cette mobilisation est en train de devenir historique, alors que de nombreux lycéens ont de nouveau manifesté dans toute la France. 90% des universités de France se seraient aussi jointes au mouvement, accompagnées de différents syndicats comme la CGT. Mais alors, quelle était l'ampleur du mouvement ce mardi et à quel point ce mouvement va-t-il durer ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien, c'est le sujet à la une de ce format d'actu du jour, disponible sur Youtube et en podcast audio. Ça fait maintenant une semaine que les lycéens se mobilisent massivement à l'échelle nationale.
On a déjà fait le point là-dessus dans ce format, ils réclament surtout plus de moyens pour l'éducation nationale, mais leurs demandes sont bien plus larges. Ils demandent notamment une rénovation des établissements scolaires, une embauche massive de personnel éducatif, de santé, d'accompagnement et d'orientation, ou encore une réforme de parcours sup et des rythmes scolaires et universitaires. De plus en plus de manifestants appellent aussi désormais à la fin des violences policières contre la mobilisation. Selon un bilan de ce lundi, au total, plus de 5000 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début du mouvement, dont 4400 mineurs selon le ministère de la Justice.
En comparaison, lors du mouvement des Gilets jaunes, 10 000 personnes avaient été placées en garde à vue en l'espace d'un an. Depuis le début de la mobilisation, plus de 700 membres des forces de l'ordre, une centaine de personnel de l'éducation et plus de 200 élèves ont aussi été blessés selon le gouvernement. Au total, 10 enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN, la police des polices, pour de potentiels actes de violence policière. On vous avait notamment déjà parlé la semaine dernière d'un jeune garçon à Tours qui aurait reçu un tir de flashball et qui a perdu l'usage de son oeil. Mais depuis, d'autres cas ont été relayés.
À Lens, un autre jeune a eu la main arrachée après l'explosion d'une grenade. À Saint-Ouen-Lomone, un lycéen a reçu un tir de lance-grenade à bout portant au visage et souffre depuis d'une double fracture de la mâchoire et a plusieurs dents cassées. Il s'agit évidemment d'une liste non exhaustive et des enquêtes sont en cours. En tout cas, la Ligue des droits de l'homme et plusieurs organisations syndicales ont dénoncé des dérives en reprochant aux forces de l'ordre d'être particulièrement brutales et répressives face aux manifestants, qui sont mineurs pour la plupart. L'ONG Amnesty France a également dénoncé ces violences.
De son côté, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, assure que les interventions policières se font, je cite, « dans la quasi-totalité des cas » de façon proportionnée. En tout cas, pour en revenir précisément à la mobilisation de ce mardi, en plus des lycéens, les étudiants ont aussi appelé à une grande mobilisation. Une intersyndicale de l'éducation nationale a également appelé à se joindre au mouvement, tout comme plusieurs syndicats comme la CGT et la CFDT. De son côté, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geoffray, a annoncé ce mardi sur France Info l'ouverture d'une consultation sur Agora, une plateforme du gouvernement.
Chaque lycéen peut, je cite, y exprimer ses difficultés et ses attentes. Il a aussi promis d'apporter une réponse dans les huit jours à tous les lycées confrontés à des difficultés de remplacement de professeurs absents. Mais les manifestants réclament des réponses concrètes du gouvernement. Résultat, 450 000 manifestants ont été recensés dans toute la France, selon l'Union étudiante. Le ministère de l'Intérieur en dénombre 256 000. Selon l'Union étudiante, ce mardi matin, 90% des universités étaient mobilisées en France, sans compter les universités d'Outre-mer et en Corse. Mais des manifestations ont aussi eu lieu en Outre-mer.
L'Union syndicale lycéenne a, elle, revendiqué 1 800 lycées perturbés ou fermés préventivement par l'Éducation nationale, sur les environ 3 700 que compte la France. L'Éducation nationale parle de près de 900 lycées dont les cours ont été suspendus, soit totalement, soit partiellement. En réponse aux mobilisations, le Premier ministre Sébastien Lecornu a également annoncé que les cours dans les lycées seraient suspendus dès mercredi et jusqu'à la fin de la semaine pour un temps de démocratie interne. On a contacté l'Éducation nationale pour en savoir plus et les cours ne sont pas suspendus pour autant.
En fait, une demi-journée sera banalisée pour permettre le dialogue entre lycéens et personnels lors de la reprise des cours en présentiel. Cette demi-journée devrait se tenir pour la grande majorité des lycées ce mercredi ou autrement dans la journée de jeudi ou vendredi en fonction de quand les lycées rouvrent. Très concrètement, la situation ne change pas spécialement par rapport à ce qu'il se passe déjà aujourd'hui.
C
'est au cas par cas, selon l'établissement, avec un temps de dialogue en plus. N'hésitez pas à contacter vos lycées pour en savoir plus. En tout cas désormais, beaucoup de manifestants soulignent une forme de coalition des colères où différentes revendications pourraient se rejoindre. On l'a vu dans un premier temps avec les étudiants qui ont rejoint le mouvement avec globalement les mêmes revendications. Le syndicat de la Confédération Paysanne a aussi appelé les agriculteurs à rejoindre les blocages entre acteurs.
C'est pourquoi de plus en plus de personnes estiment que ce mouvement, qui était initialement lycéen, pourrait prendre encore plus d'ampleur en fonction des réponses apportées par le gouvernement. Comme on l'a analysé il y a quelques jours, ce mouvement s'inscrit dans un contexte plus global en France. On retrouve des tensions qui sont donc liées à l'éducation, mais aussi plus largement à la crise environnementale ou encore à une forme de crise de confiance envers la politique, le tout dans un contexte de crise économique et sociale en France.
Certains soulignent donc que ce mouvement pourrait aussi évoluer vers une forme de ras-le-bol général de la population, à l'image du mouvement des Gilets jaunes en 2018 et 2019, avec la volonté d'élargir la contestation au maximum. Aujourd'hui, certains manifestants évoquent d'ailleurs l'idée de poursuivre la mobilisation jusqu'au samedi 17 octobre, date à laquelle des appels à se mobiliser contre la vie chère ont été lancés avec justement un potentiel retour des Gilets jaunes.
En tout cas, une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, Force Ouvrière, l'UNSA et la FSU a aussi appelé ce lundi les salariés du privé et du public, les retraités et les jeunes, à une journée de grève et de manifestation d'ampleur, le jeudi 5 novembre cette fois-ci. On continuera évidemment de suivre tout ça. Si vous voulez en savoir plus, on vous renvoie également vers les unes qu'on a déjà eu l'occasion de faire sur le sujet. Je vous laisse avec Léa pour le reste de l'actualité importante du jour. Merci Blanche et bonjour à toutes et à tous. On commence avec cette actu.
En Russie, une employée de laboratoire est morte vendredi dernier dans la région d'Irkutsk en Sibérie et ça pourrait être à cause de la peste. Il s'agit d'une maladie très contagieuse qui peut être mortelle si elle n'est pas traitée rapidement, selon l'OMS. En fait, cette femme de 28 ans, Daria Shipilova, travaillait pour l'Institut de lutte contre la peste d'Irkutsk. Et selon le site Peuple du Baïkal, un média indépendant russe qui vient de la région, mais dont la rédaction s'est exilée, elle aurait été infectée par la peste soit pendant un séjour en Thaïlande, soit en cassant par accident un tube à essai avec le bacille, donc la bactérie de la peste.
De son côté, le gouverneur de la région parle pour le moment d'une pneumonie à l'origine indéterminée qui ne serait pas liée à son travail. Selon lui, la situation est stable et sous contrôle. Mais selon le site Peuple du Baïkal, près de 200 personnes ont été placées en quarantaine, des secteurs de l'hôpital où elle est morte ont été bouclés et les autorités sanitaires russes se sont rendues sur place. De leur côté, les Etats-Unis ont annoncé surveiller de près la situation, ajoutant, je cite, qu'il n'y avait pas lieu de s'alarmer.
Pour le moment, l'OMS, donc l'Organisation Mondiale de la Santé, estime que le risque lié à la peste est faible pour la Russie et très faible pour la région européenne. A noter que la peste est apparue en Russie en 2013 après 34 ans sans signalement. En France, il n'y a plus eu de nouveaux cas depuis 1945. On vous tiendra au courant si on en sait plus. Deuxième actu, au Canada, au Québec, c'est le Parti québécois, un parti indépendantiste qui a remporté les élections provinciales ce lundi. Ces élections servent à élire les députés qui siégeront à l'Assemblée nationale du Québec et à choisir le gouvernement qui dirigera la province.
Et c'est donc Paul Saint-Pierre Plamondon qui va devenir le nouveau Premier ministre du Québec. Mais il devra former un gouvernement minoritaire car son parti a obtenu 59 sièges alors qu'il en faut 64 pour avoir la majorité. Il devra donc trouver des accords avec les autres partis pour faire adopter ces lois. Alors l'une de ses principales promesses justement, c'est d'organiser un référendum sur l'indépendance du Québec pour que la province se sépare du reste du Canada. Mais il a précisé que ce référendum n'aurait pas lieu avant le départ du président des États-Unis, Donald Trump, de la Maison Blanche afin que le débat puisse être, je cite, serein.
Il fait notamment référence aux tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada. Mais on peut aussi penser aux déclarations de Donald Trump qui a déjà évoqué l'idée de faire du Canada le 51ème État des États-Unis. On a déjà eu l'occasion d'en parler dans ce format. A noter qu'un référendum sur l'indépendance avait été organisé en 1995. Le nom avait gagné de peu avec seulement 50,6% des voix. En tout cas, si vous voulez en savoir plus sur l'actualité au Québec, vous pouvez vous abonner à notre compte hugodécrypt.quebec sur Instagram et TikTok. Troisième actu, les outils du Yémen ont annoncé avoir frappé l'aéroport de Riyad en Arabie Saoudite ce lundi.
Alors, on vous en parlait hier, les outils, ce sont des rebelles du Yémen soutenus par l'Iran qui sont en conflit avec le gouvernement officiel qui est lui soutenu par l'Arabie Saoudite. Et ce dimanche, le président du Yémen a annoncé une offensive pour leur reprendre l'ensemble du pays après de nombreux affrontements qui ont fait plus de 70 morts ce week-end. Les forces gouvernementales ont d'ailleurs revendiqué ce lundi soir d'importants gains territoriaux sur le littoral de la Mer Rouge à l'ouest du Yémen.
Et donc, suite à ça, les outils ont annoncé ce lundi avoir frappé plusieurs sites en Arabie Saoudite, dont l'aéroport de la capitale Riyad donc, mais aussi une raffinerie du géant pétrolier Aramco dans la ville de Rabig ainsi que plusieurs sites dans le sud du royaume. Alors, face à ça, la Turquie et le Pakistan ont annoncé un renfort militaire à l'Arabie Saoudite alors que les trois pays sont liés depuis août par un pacte de défense mutuelle. On continuera à suivre tout ça. Quatrième actu, aux Etats-Unis, l'armée va pratiquer une exécution et c'est une première depuis 1961. En fait, Donald Trump a autorisé l'armée à mettre à mort
c'est
-à-dire par des tirs d'armes à feu, l'auteur d'une tuerie sur une base militaire. La personne condamnée,
c
'est Nidal Malik Hassan, un homme qui avait tué 13 personnes dont 12 soldats et fait plus d'une trentaine de blessés sur la base militaire de Fort Hood au Texas en 2009. Cet ancien psychiatre de l'armée américaine avait ouvert le feu pour empêcher les soldats de participer à une guerre qu'ils jugeaient illégale en Afghanistan et en Irak. La guerre en Afghanistan avait été lancée après les attentats du 11 septembre 2001 tandis que celle en Irak avait commencé en 2003. avait été présenté comme un loup solitaire d'Al-Qaïda, donc quelqu'un qui s'inspirait de l'organisation terroriste sans en recevoir d'ordre direct. Il avait finalement reconnu les faits et a donc été condamné à mort en 2013.
Il est aujourd'hui détenu dans un centre pénitentiaire de l'armée dans le Kansas. On ne connaît pas encore la date et le lieu de son exécution. Et on finit avec cette actu. En France, la ministre déléguée au numérique a saisi la justice contre Bricshub, une plateforme qui donne accès à des milliards de données personnelles issues de fuites en France, en Suisse et en Belgique. Alors ce site, il fonctionne comme un moteur de recherche sur lequel il suffit de taper un prénom et un nom pour avoir accès à des données qui ont fuité sur une personne, y compris des personnalités publiques.
Selon la ministre, elles proviennent, je cite, de « probables piratages de systèmes de traitement automatisés de données à caractère personnel de sociétés commerciales ». De son côté, Bricshub affirme que les 11 milliards de données présentes sur la plateforme sont issues de fuites de données déjà rendues publiques, françaises et internationales. Il peut s'agir par exemple de numéros de téléphone, d'adresse, de numéros de sécurité sociale ou encore de RIB. Le site propose ensuite aux personnes concernées de payer pour faire retirer leurs données. De son côté, la ministre déléguée au numérique appelle à ne surtout pas payer et accuse le site de gagner de l'argent avec des données piratées.
Merci beaucoup Léa, on termine avec cette bonne nouvelle. Le prix Nobel de médecine a été décerné ce lundi à l'américain Karl Desseroth et aux Allemands Peter Hegemann et Georg Nagel pour leur travail sur le cerveau. Alors on va difficilement pouvoir entrer dans les détails ici mais leurs travaux ont notamment permis de démontrer comment les cellules nerveuses façonnent les souvenirs, les émotions et les comportements dans le cerveau vivant. Pour faire au plus simple, ils ont développé un moyen très perfectionné pour mieux cartographier les cerveaux.
Et ce mardi, Francis Halzen, un chercheur belgo-étatsunien, a reçu le prix Nobel de physique pour avoir permis de détecter des particules venues de l'espace grâce à un immense observatoire installé dans la glace du pôle sud. Ces particules s'appellent des neutrinos et elles sont considérées comme les particules les plus discrètes de l'univers. Ces travaux devraient permettre de mieux comprendre l'univers justement. Dans les prochains jours, d'autres prix Nobel seront décernés et notamment le très attendu prix Nobel de la paix qui sera annoncé ce vendredi. On suivra tout ça et des liens sont en description si vous souhaitez en savoir plus. Je crois que j'ai tout dit pour aujourd'hui.
Si jamais vous voulez suivre plus en temps réel tout ce qui se passe avec la mobilisation lycéenne, sachez qu'on est très présent sur le terrain. On publie énormément de contenu, notamment sur Instagram et TikTok. Les noms des comptes, c'est HugoDécrypte, donc n'hésitez pas à aller vous abonner. Je crois que j'ai tout dit, prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et je vous dis à plus tard.