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Discours / meetingLe Groupe Écologiste au Sénat · 18 février 2025 7 minAutoproduitActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

« Ce texte est à contresens de l'histoire ! » Daniel Salmon sur la #LOA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:05Daniel SalmonFait
    « on peut travailler 70 heures par semaine pour gagner moins d'un SMIC »
  • 3:05Daniel SalmonFait
    « le texte issu du Sénat est contraire à la directive européenne sur la protection de l'environnement »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

permettez-moi déjà dans un premier temps de déplorer le calendrier soudainement accéléré du travail parlementaire qui ne permet pas l'examen final de ce texte dans de bonnes conditions il consacre un véritable passage en force juste pour quelques effets d'annonce du président au salon de l'agriculture et c'est bien regrettable pourtant les attentes sont fortes car le constat est clair population agricole et biodiversité s'effondre en même temps cette crise agricole est structurelle et révèle les limites d'un modèle insoutenable et c'est votre bilan ce projet de loi aurait dû être le texte fondateur d'une refonte de notre modèle vers la transition agroécologique une transition indispensable qui assurerait un accompagnement des agriculteurs face au défis immenses qu'induisent le changement climatique l'effondrement de la biodiversité et la chute sans fin du nombre d'agriculteurs mais cette loi s'emploie à détourner la colère des agriculteurs à la détourner des véritables responsables elle aboutira sans nul doute à un échec car elle ne répond pas aux vrais problèm de la filière elle ne répond aucunement à la question centrale des prix rémunérateurs pour cette profession où l'on peut travailler 70 heures par semaine pour gagner moins d'un SMIC elle ne relève ni le défi de l'accès au foncier et de l'accaparement des terres ni le défi majeur de l'élevage fragilisé elle renvoie ses sujets fondamentaux à de futures lois ce texte ne répond pas non plus à l'aggravation des inégalités entre les mondes agricoles où il n'y a pas grand-chose de commun entre les grands céréaliers exportateurs qui captent la majorité des aides publiques de la PCT et les petites exploitations en policulture élevage les maréchés qui nourrissent nos territoires entretiennent les paysages et se partagent ce qu'il reste des aides en refusant de donner un cap vers la transition en refusant le pluralisme vous renforcez en vérité l'évolution l'agroindustrie vous nous emmenez dans une impasse en effectuant une lecture fallacieuse des données agricoles enant les fait scientifiqu vous prenez une lourde responsabilité quant à l'examen en séance du texte nous déplorons l'absence manifeste de volonté de compromis pendant ces 6 jours de débat aucun apport réellement structurant venant de la gauche n'a été adopté c'est assez rare que les propositions des groupes d'opposition soient aussi peu considéré et nous le regrettons quasiment tous nos amendements ont été rejetés qu'il s'agisse de mieux réguler le foncier mise à l'attrappe par le coup près arbitraire de l'article 45 qu'il s'agisse de mieux former les agriculteurs de demain notamment sur les enjeux de transition agroécologique d'assurer un vrai soutien à la bio de garantir au secteur une gouvernance pluraliste et plus démocratique ou encore nos propositions concernant le revenu ou la relocalisation de l'alimentation une seule éclairc l'intégration de la proposition de loi en Faur Faur de la gestion durable et de la reconquête de laa adopté à l'unanimité il faut le souligner concernant l'article 1er votre définition de la souveraineté alimentaire ne se fait que sous le prisme de la compétitivité une souveraineté biaisée qui en renforçant une volonté exportatrice ne respecte pas la souveraineté des autres pays une souverenté en trompe l'œil car sous dépendance aux engrais importés azote phosphate potasse sous dépendance au soja importé et demain aux technologies toutes les références et objectifs relatif à l'agroécologie et à la bio ont été supprimés dans les orientations des politiques publiques comme dans les objectifs de la formation et de l'enseignement professionnel agricole cette loi ignore donc les grands défis du 21e siècle l'agriculture doit faire sa m pour s'inscrire dans la stratégie nationale bacarbone elle émet 19 % des gaz à effet de serre et doit faire sa part dans les impératifs de réduction rien de dans cette loi ne traduit cette ambition plutôt que d'agir vous propagez la défiance des agences de l'État dont l'expertise scientifique et l'indépendance sont fondamentales en C temps troublé je pense bien sûr à l'aness dont le rôle et l'expertise sont méprisés dans ce texte en inscrivant le principe du pas d'interdiction sans solution pour les pesticides c'est une attaque délibérée contre la biodiversité et la santé humaine qui se mett en place un dispositif qui ne devrait d'ailleurs pas tenir devant le Conseil constitutionnel quant à enseignement enjeu central pour assurer le renouvellement le cap n'est pas le bon les moyens ne sont pas au rendez-vous le bachelur àro que vous souhaitez axer sur les compétences manageriales et ent entrepreneurial pour formater des futurs agriculteurs à une vision concurrentielle et productiviste de l'agriculture c'est un anentonnoir vers l'endement l'endettement et l'agrandissement création et la reprise d'activités agricole sont pourtant de formidables opportunités pour engager la transition du secteur mais le texte ne fait l'objet d'aucune mesure concrète pour soutenir les dynamiques d'installation actuell d'abord agroécologique car en cohérence avec les attentes d'une majorité de futurs agriculteurs la priorité d aurait dû être d'établir un vrai pluralisme au sein d'un futur réseau France installation transmission et dans la composition des instances associées à la gouvernance mais vous êtes resté sourd à cette nécessité tout comme pour le diagnostic modulaire outil initialement dédié à la transition que vous avez dévoyé désormais centré sur le modèle économique des exploitations mettant de côté les aspects sociaux et environnementaux sur l'article 13 nous sommes toujours sidérés par ce qui ce qui constitue l'une des pires régressions en matière de droit de l'environnement de ces dernières années en allant vers une véritable dépénalisation pour la destruction des ESP protégé qui de plus ne concerne pas que le champ agricole le texte issu du Sénat est contraire à la directive européenne sur la protection de l'environnement les plus hautes instances juridiques censureront vraisemblablement ce dispositif compé sur notre vigilance et notre mobilisation quant à l'article 15 c'est la concertation le débat qui sont amputés pour mieux industrialiser le monde agricole avec ce test nous sommes à contesens de l'histoire et de l'urgence écologique mais en phase avec le plan social en cours c'est pourquoi avec le groupe écologiste solidarité territoire nous voterons résolument contre ce texte non les décisions politiques ne peuvent être influencé par les voies les plus bruyantes ou les intérêts d'une minorité au mépris du pluralisme et de la démocratie face aux réalités climatiques sanitaires et environnemental nous continuerons à défendre l'intérêt général et des réponses structurelles pour la rémunération des paysans pour la préservation de notre capacité à produire demain sur des sols vivants merci [Applaudissements]