Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 26 juin 2017 11 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesJusticeInstitutions & élections

FACE À LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE, LA LUTTE CONTINUE - Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous attendez la confrontation avec le président de cette banque dans un tribunal ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Et pour vous, il y a une instrumentalisation ?

  • 10:00FerméeRéponse partielle

    Vous avez une date ?

  • 12:00FerméeRéponse directe

    Quelle est la peine encourue par M. Mélenchon ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce sera l'occasion de reparler des Panama Papers, et de reparler du fond du dossier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00MélenchonChiffre
    « Il a dit qu'il n'avait plus aucune activité, ce n'est pas vrai... Il en avait : il avait encore 400 comptes. »
  • 5:00MélenchonFait
    « Ils veulent en faire une affaire d'image, ou de mise en cause personnelle, mais enfin, ce n'est pas moi qui suis allé me parjurer devant une commission parlementaire. »
  • 7:00MélenchonFait
    « Madame Le Pen, j'avais répondu comme ça à l'emporte pièce, dans une manif' "ah ! C'est un fasciste". Je pensais qu'elle allait me faire un procès parce que j'avais dit "un" au lieu de "une", mais non, c'était pour fasciste qu'elle m'avait fait le procès. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bon alors je sors du cabinet du juge d'instruction. Et on m'a demandé si je confirmais les propos qui me sont reprochés par le Société Générale, qui datent de...

Avril 2016. Alors j'ai confirmé. C'est très facile à le vérifier, il suffit d'aller écouter le podcast et on m'entend.

Alors je remets la chose dans son contexte. A l'époque, l'affaire dite des "Panama Papers" avait éclaté. C'est à dire, la révélation des activités de toute sorte de banques, au Panama, où on cachait des bénéfices, et ou il y a avait des activités de cette sorte.

Alors les Panama Papers révélaient ça. Il y a avait une grade ébullition médiatique. Donc on nous demandait à tous ce que l'on en pensait.

Et moi j'ai voulu me situer sur un terrain très concret à l'époque, pas juste sur des condamnations morales en général. Et j'ai dit, dans le cas de la Société Générale, je n'étais d'ailleurs pas le seul à le dire, il y a une situation particulière puisque M. Oudéa qui en est le président, à déclaré sous serment, en 2012, en atteste un rapport du Sénat, donc devant une commission parlementaire sénatoriale, sous serment, "Nous n'avons plus aucune activité dans les pays non-coopératifs", et il précise, "et pour nous, donc, au Panama".

Non, plus aucune activité. Donc, je dis que cet homme fait une déclaration sous serment et quelques mois après, on s'aperçoit qu'il a des dizaines de sociétés qui sont là. Donc c'est un menteur.

Et je me situe immédiatement sur un plan politique, ce n'est pas un plan personnel, ou que sais-je...

Je dis qu'il faut mettre la banque sous tutelle. Mais pourquoi je dis ça ? Parce que cette banque elle a déjà été condamnée une première fois pour avoir mal surveillé ses agents, et là, une deuxième fois, son président ment devant une commission d'enquête parlementaire.

Comme c'est une des dix banques systémiques du monde, c'est à dire une des dix banque qui si elle venait à faillir ferait chuter tout le système bancaire mondial, n'est-ce pas ? J'estime qu'elle doit être mise sous tutelle, et qu'elle doit faire l'objet d'une réquisition, voilà. Donc mon propos est politique.

Il est directement et immédiatement politique. Ils veulent en faire une affaire d'image, ou de mise en cause personnelle, mais enfin, ce n'est pas moi qui suis allé me parjurer devant une commission parlementaire ni allé raconter des choses qui au fond ne sont pas très honorables parce que avoir des activités dans un paradis fiscal en vue de soustraire à leurs obligations des particuliers, et bien, ce n'est pas une activité très honorable. Voilà.

Donc le procès aura lieu, je ne sais pas quand, on verra bien. Mais j'ai l'habitude des procédures qui sont assez longues parce que la justice manque de moyens et quand on vient ici au palais de justice, on s'en rend compte. C'est absolument incroyable, ça vous soulève le coeur.

Il y a de la peinture qui dégringole de partout, les juges ont des conditions calamiteuses...

Tenez, je vais vous montrer - doucement pour que vous puissiez voir - l'état des peintures...

Nous somme ici dans le palais de justice de la 5ème puissance du monde. Voilà dans quel état est l'installation. Alors on me dit que ils vont bientôt quitter les lieux pour aller ailleurs, en attendant je trouve que c'est assez lamentable.

Voilà ce qu'il s'est passé ce matin. C'est donc un feuilleton à suivre et ça fait parti de la lutte, ce n'est pas une affaire personnelle. Si on estime que la Société Générale, non seulement son président peut être parjure, non seulement peut avoir des activités que la morale réprouve avec des paradis fiscaux, mais en plus intimide les gens en leur faisant des procès en diffamation, parce que c'est ce que fait la Société Générale.

Elle essaie d'instrumentaliser la justice pour faire taire, ou pour faire peur à ceux qui la critiquent. Donc nous avons déjà fait deux fois des manifestations devant les sièges de la Société Générale, puisqu'elle s'entête, elle persiste, elle s'endurcie dans l'erreur, et bien nous aussi, nous allons continuer à faire des manifestations et des représentations devant les sièges de la Société Générale qui est une banque à qui, à mon avis, il vaut mieux ne pas faire confiance parce que son président est un parjure. Le même jour, des tas de gens disent pareil, notamment Kerviel qui le dit, mais d'autre aussi...

Alors voilà je rentre chez tranquillement après avoir fait mon émission et ils attendent un an, pas moins, et tout d'un coup, ils disent "Ah non ! C'est insupportable !" Et tchouf, ils me font un procès en diffamation.

Bon et bien le procès aura lieu. Aujourd'hui c'était la formalité intermédiaire : - est-ce que je reconnais que j'ai bien dit ça ? - Oui je le reconnais. -Est-ce que je fais état de mon immunité parlementaire ? - Non, je ne fais pas état de mon immunité parlementaire, quoi que ce soit de la politique.

J'aurais pu dire ça...

J'aurais pu dire "C'est de la politique donc on ne me touche pas." Je sais très bien que ce que veut la banque c'est faire peur, et instrumentaliser la justice. Mais moi je ne me terrai pas, ni cette fois-ci, ni une autre, et puisqu'ils le prennent comme ça, on va continuer à faire de la pub pour cet établissement bancaire comme on l'a déjà fait en allant devant la porte des sièges et expliquer que ce n'est pas normal.

Le président de cette banque a, sous serment, été parjure ! Il a dit qu'il n'avait plus aucune activité, ce n'est pas vrai...

Il en avait : il avait encore 400 comptes. [Journaliste] Vous attendez la confrontation avec le président de cette banque dans un tribunal ? Oui...

J'espère parce que sinon...

Je m'épargnerai le désagrément, plus les frais de justice, mais ce que j'espère c'est que puisqu'ils veulent... euh...

Au fond, c'est eux qui diffament puisqu'ils me traitent de diffamateur, moi je n'ai diffamé personne, je n'ai fait que dire la vérité. Donc je souhaite qu'il y ait une confrontation, que le juge dise "Ah, mais on voudrait bien savoir, est-ce que c'est vrai que vous avez dit, comme le dit M. Mélenchon, ceci et cela..." de manière à ce tous les médias puissent se rendre compte que le menteur, ce n'est pas moi, c'est lui !

Voila. Donc bien sûr le procès a aussi... si vous voulez, la justice est rendue au nom du peuple français, donc il y a volontairement quelque chose de démonstratif, qui va vers l'opinion que les gens se disent "ah bah oui, on pense que oui, on pense que non..." Mais les gens pensent que c'est moi qui suis de bonne foi.

Les gens n'aiment pas les banques de toute façon et ils n'ont pas tort d'ailleurs. [Journaliste] Et pour vous, il y a une instrumentalisation ? [JLMélenchon] Complètement [Journaliste] ... celui qui a été... trainé devant la justice donc vous n'êtes pas le seul à être allé si loin dans vos propos Oui, clairement, je pense qu'ils cherchent à faire un exemple... [Journaliste] pourquoi...?

Parce que je suis le symbole de la mauvaise tête, des gens qui ne s'arrêtent jamais, alors donc, la banque pense que politiquement c'est intéressant de me frapper moi. Et je vois un signe quand même assez intéressant dans le fait qu'ils aient attendu les élections, toute cette ambiance, pour pouvoir reporter plainte contre moi. En quelque sorte, si vous voulez, il y a un coté revanche sociale, ils ont gagné, on a perdu, donc on en profite pour taper Mélenchon et les mauvaises têtes...Voila...

Je peux comprendre mais on va voir, rira bien qui rira le dernier. Parce que la justice de ce pays n'est pas aux ordre ! [Journaliste] Vous avez une date ?

Non, c'est long...

Madame Le Pen, j'avais répondu comme ça à l'emporte pièce, dans une manif' "ah ! C'est un fasciste". Je pensais qu'elle allait me faire un procès parce que j'avais dit "un" au lieu de "une", mais non, c'était pour fasciste qu'elle m'avait fait le procès.

Ca avait pris plus d'un an. 6 ans...

Combien ? [Avocate] 6 ans. De 2011 à 2017, on a gagné en 2017 [Journaliste] Et là vous êtes mis en examen?

Je ne sais pas...

On m'a fait signer un papier donc ce doit être ça... [Avocate] C'est automatique C'est automatique, il n'y a pas de... je n'ai pas à plaider ma cause, c'est à dire, quelqu'un vous diffame ... alors il y a évidemment la chaine de TV ou de radio qui m'a diffusé en quelque sorte, dans le droit de la diffamation je crois qu'ils mangent avec moi non ? [Avocate] Ce sont eux les vrais auteurs du délit.

Toi tu n'es que le complice normalement en droit de la presse. Voila C'était France info ? [rires] C'est vous qui allez aller en prison... [rires] [Journaliste] Quelle est la peine encourue par M.

Mélenchon ? [Avocate] Alors, c'est très variable mais nous allons vers la relaxe donc je n'ai pas envie de me projeter vers une condamnation, je pense que là nous allons plaider la relaxe, et nous gagnerons. [Journaliste] Est-ce que ce sera l'occasion de reparler des Panama Papers, et de reparler du fond du dossier ?

J'espère bien ! C'est pour ça que je n'invoque pas mon immunité parlementaire. Parce que si vous voulez on était vraiment sur le terrain qui permet de se prévaloir de l'immunité parlementaire : vous tenez un propos politique, polémique, bien-sur...

Depuis quelques temps c'est un concours de pudeurs de gazelles alors on ne doit pas dire ci, on ne doit pas dire là...

M'enfin tout c'est pas vrai. Je parle comme quelqu'un de normal. C'est normal qu'il y ait des polémiques dans la politique et des fois ça mord le trait...

Mais tout le monde mord le trait tous les jours...

Donc j'aurais pu dire "C'est de la politique puisque j'ai demandé la réquisition, puisque je fais état d'un témoignage devant une audition parlementaire..." Mais si je fais ça, il n'y aurait pas de procès.

Donc je suis content qu'il y ait un procès puisqu'ils me cherchent, ils me trouvent. Donc je pense qu'en réalité c'est eux qui vont lâcher l'affaire en route, ils ne vont pas faire du zèle parce qu'ils n'ont aucune envie que vous vous remettiez tous à vous intéresser à leurs exploits à Panama et ailleurs. Alors la banque est très puissante, elle se dit "Moi comme je paye tellement de pub, j'ai tellement un gros budget, personne ne va oser..." Mais elle rêve.

C'est la France ici, pas Panama. Donc voila...

Les gens, ici, même si des fois ils sont un peu complaisants, il y a toujours un moment où quelqu'un à quelque chose à dire. Je pense qu'ils vont lâcher prise eux-même. Mais de toute façons, j'espère que non, que l'on va aller jusque dans le tribunal.

Parce qu'ils avaient aussi dit qu'ils allaient poursuivre Kerviel et Koubi. Apparemment ils y ont pris goût à les avoir dans les prétoires. Donc ça va vous faire quatre personnes qui vont être là pour expliquer ce qu'est la banque.

Moi à mon avis, je trouve que ce n'est pas une très bonne pub pour eux...

Il n'y a pas longtemps j'étais à Marseille devant leur siège à recommencer ! [Journaliste] Vous allez recommencer à Paris, à la Défense ? Oui !

Oui ! On va recommencer, on va dire aux gens : "On n'accepte pas ce genre de rapports". Ce n'est pas aux gens qui commentent une actualité politique d'aller dans les tribunaux et à ceux qui mentent et qui sont parjures de rentrer tranquillement à la maison en payant des avocats pour pourchasser les autres.

Non, ça ce n'est pas normal.