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interviewBFM TV (sur YouTube)· 27 juin 2023 14 min

Refus d'obtempérer à Nanterre: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Invité

Monsieur le préfet Nunez, bonsoir. On est face à une bavure.

0:03
Laurent Nuñez

D'abord, permettez-moi d'avoir évidemment une pensée pour ce jeune homme, sa famille. Comme l'a rappelé le ministre devant la représentation nationale il y a encore quelques minutes, répondant à une question d'actualité, c'est évidemment un drame que ce décès dans le cadre de ce contrôle routier. Peut-être revenir sur les faits tels qu'ils ont été exposés. D'abord, ces deux motards relèvent de mon autorité, ils relèvent de la direction de l'ordre public et de la circulation. Ils sont plus particulièrement affectés dans le département des Hauts-de-Seine.

Et comme je le demande à l'ensemble des effectifs, nous effectuons régulièrement des contrôles pour lutter contre les infractions routières, et notamment les rodéos urbains. Donc ils ont, dans ce cadre-là, repéré un véhicule qui avait commis un certain nombre d'infractions, qu'ils ont tenté de contrôler dans un premier temps. Ce véhicule ne s'est pas arrêté. Alors je précise que ces faits m'ont été évidemment rapportés, et que l'enquête judiciaire qui a été ouverte, comme cela vient d'être rappelée, confirmera ou infirmera.

Donc ce véhicule a commis un premier refus d'obtempérer, et puis il a été bloqué dans le flot de la circulation, où il a pu être, il y a eu une tentative de contrôle à ce moment-là par les deux effectifs. Et c'est à ce moment-là que le véhicule, qui d'abord avait éteint, le conducteur avait d'abord éteint le moteur, a redémarré son véhicule, puis est parti. Et c'est dans ce contexte qu'il y a eu usage d'armes à feu, comme on le voit dans votre vidéo.

Je crois que, vous l'avez dit très clairement, l'IGPN est saisi pour le coup de feu du policier, l'usage de l'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes. Il va y avoir une enquête qui déterminera le contexte précis de ce geste. J'insiste, le parquet a ouvert quand même, et vous l'avez rappelé, pour homicide volontaire par personne dépositaire de société publique. Ce qui n'est pas rien, de la même façon qu'une enquête est ouverte et a été confiée. Donc l'IGPN est saisi pour le tir d'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes à l'armes.

Et c'est la sûreté territoriale qui est saisie pour l'intentitif d'homicide et contre PADAP.

1:53
Invité

Cette vidéo a été publiée sur Twitter, elle fait le tour des réseaux sociaux, Elle est forcément beaucoup commentée. Quand on la regarde, cette vidéo, et on peut peut-être la regarder ensemble, on voit les deux policiers qui sont placés sur le côté du véhicule. Donc l'un d'eux sort son arme. Il ne semble pas, à ce moment-là, menacé au moment où il tire. Il y a simplement, effectivement, ce jeune homme de 17 ans qui redémarre. On se pose la question, fallait-il tirer à ce moment-là ? Ne fallait-il pas interpeller ce jeune homme qui, visiblement, est défavorablement connu des services de police ? Un peu plus tard, ce jeune homme est mort. Pour simplement avoir redémarré son véhicule.

2:28
Laurent Nuñez

D'abord, évidemment, il était à l'arrêt et les policiers pensaient le faire sortir et l'interpeller à ce moment-là. Il redémarre. Il y a un coup de feu. Je ne peux pas vous dire autre chose comme préfet de police. Je suis responsable de ces effectifs. Est-ce que ces images vous interpellent ? Ce geste m'interpelle. Évidemment, ce geste m'interpelle. Elle choque ces images ? Bien sûr, ce geste m'interpelle, me choque. Mais encore une fois, le ministre l'a redit, il y a une enquête qui devra déterminer les conditions dans lesquelles tout ça s'est produit. Attention, il y a encore un auteur qui est en fuite. Moi, je ne sais pas quels sont les gestes. Il y avait un conducteur.

Qu'est-ce qu'il a fait ? Quelle a été sa réaction ? Moi, je ne le sais pas. Donc, il faut rester, évidemment, toujours prudent. Quand on regarde une vidéo hors contexte, évidemment, on est interpellé. On peut être choqué. Moi, je vous le redis, je suis interpellé par ce geste.

3:12
Invité

Est-ce que l'enquête soit ouverte tout de suite pour homicide volontaire ? Ça dit quand même quelque chose de la part de parquets ?

3:17
Laurent Nuñez

C'est souvent le cas et c'est heureux. Il faut s'en féliciter. Il y a une justice dans notre pays qui fait son travail, qui le fait bien. L'IGPN va le faire. Donc, il faut rester extrêmement prudent. Il faudra entendre, évidemment, ces fonctionnaires qui seront entendus et qui livreront leur version. Que s'est-il passé à l'intérieur du véhicule ? Est-ce qu'ils se sont sentis menacés ? La menace ne vient pas uniquement du fait que le véhicule puisse être projeté sur un véhicule. On a retrouvé des armes dans le véhicule ? On a retrouvé quelque chose ? Écoutez, à ma connaissance, non. Mais ça, je laisse le parquer. Je laisserai le parquer le dire. Mais le fonctionnaire a pu se sentir menacé.

En tout cas, vraiment, encore une fois, ce geste, moi, il m'interpelle. Et j'attends, comme le ministre, comme tout le monde, comme tous nos concitoyens, que la lumière soit faite le plus rapidement possible sur cette affaire.

3:54
Invité

C'est la procédure de mettre en joue, comme ça, aussi près du pare-brise et du conducteur, monsieur le préfet ?

4:00
Laurent Nuñez

Ça dépend vraiment des situations. Ça dépend de comment a été ressentie la menace par les fonctionnaires de police. Ils seront entendus par la justice et nous verrons si ces gestes sont appropriés ou pas.

4:10
Invité

Est-ce qu'il y a un problème avec cette loi qui date de 2017 ? Parce qu'à chaque fois qu'il y a un refus d'obtempérer qui se termine par la mort d'un homme, rappelons ce chiffre, 13 morts depuis 2022, on remet en cause cette loi de 2017. On a changé les règles du jeu. Avant, le policier était soumis, comme tout citoyen, au régime de légitime défense, défini par le Code pénal. Là, on leur a permis d'intervenir plus rapidement, plus facilement. Est-ce qu'il y a un problème avec cette loi de 2017 ?

4:38
Laurent Nuñez

La légitime défense, elle reste là. Au bout d'un moment, il faut être extrêmement précis. La loi de 2017, elle a prévu des cas supplémentaires d'usage d'armes, notamment pour éviter des périples meurtriers. Mais la légitime défense existait avant, elle existe toujours. Dans ce cas-là, sauf erreur de ma part, c'est cette disposition sur la légitime défense

4:55
Invité

qui va trouver à s'appliquer ou pas. Lorsqu'ils ne peuvent immobiliser autrement que par l'usage des armes, des véhicules d'embarcation ou autres moyens de transport dont les conducteurs n'obtempèrent pas à l'ordre d'arrêt et dont les occupants sont susceptibles de perpréter dans leur fuite des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celles d'autrui. Voilà ce que dit précisément le texte. Absolument. Donc on est dans ce cas-là ?

5:15
Laurent Nuñez

Je tiens à rappeler que depuis la loi de 2017, il n'y a pas eu une augmentation des usages d'armes administratives. Il faut le rappeler. En revanche, il y a eu une augmentation du refus d'autempérez. Il y a eu une augmentation du refus d'autempérez. C'est plus 13% depuis 2016. On en a eu 27 000 en 2021. Donc il y a un moindre respect effectivement de l'autorité, des forces de l'ordre.

5:35
Invité

Mais monsieur Nunes, si vous me permettez, une partie de la NUPES dit qu'il faut tirer des conséquences de ce qui se passe et par exemple encadrer davantage le recours aux armes des policiers. Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous écartez totalement ? Est-ce que vous dites qu'il faut peut-être tirer des conclusions de ce type de fait qui, encore une fois, ce n'est pas un fait isolé ? On a eu d'autres situations avec aussi des débats sur des refus d'autempérez et des policiers et des gendarmes qui parfois étaient pointés du doigt pour avoir peut-être dégainé un petit peu trop rapidement.

6:04
Laurent Nuñez

Alors, l'usage d'armes administratives est extrêmement minoritaire dans le cadre des refus d'autempérez. Première chose. Deuxième chose, ce n'est pas à moi de vous dire s'il faut revoir le cadre réglementaire. En tout cas, ce qu'il faut permettre, il faut continuer à permettre aux policiers de pouvoir se défendre quand ils font des contrôles. On a énormément de rodéos qui causent énormément de nuisances pour nos concitoyens. On a des refus d'autempérez qui mettent en danger la vie des policiers. Il n'est pas question, à mon sens, de revenir sur l'usage de l'arme administrative.

Il est encadré et quand il y a usage d'armes administratives, évidemment, les policiers doivent répondre de la proportionnalité de l'usage. Encore une fois, dans cette affaire, la justice va faire son travail et toute la lumière sera rapidement faite sur ce geste qui, encore une fois, je vous le conseille, interpelle.

6:46
Invité

Au-delà de l'enquête judiciaire en cours, monsieur le préfet de police, est-ce que vous annoncez ce soir des mesures particulières concernant ces deux fonctionnaires de police de la préfecture de police de Paris ? Est-ce qu'ils sont suspendus ?

6:55
Laurent Nuñez

– Attendez, c'est deux fonctionnaires de police, là, ils vont être entendus par la justice, la justice va faire son travail. Je vous rappelle, le parquet… – Ils ne sont pas en garde à vue, là ? – Ils vont être entendus, ils sont entendus, à ma connaissance, c'est le parquet qui pourra répondre à cela. Moi, je ne suis pas… ça ne relève pas de mon autorité. Mais enfin, le parquet a ouvert une enquête pour homicide volontaire par personne dépositaire de l'autorité publique. Ça n'est pas rien. Donc voilà, la justice fait son travail et il va le faire.

7:24
Invité

– Et au niveau administratif, vous pouvez également prendre des décisions.

7:27
Laurent Nuñez

– C'est l'effet… le parquet s'est immédiatement saisi. Je n'ai même pas eu le temps de lancer une enquête administrative, vous l'imaginez bien.

7:33
Invité

– Vous avez dit vous-même « ce que je vois m'interpelle ». – Oui, je vous redis. – C'est le verbe que vous avez employé, ça. Ça m'interpelle.

7:40
Laurent Nuñez

– Le geste m'interpelle, mais je suis très attaché.

7:42
Invité

– Ce que vous voyez vous interroge sur « est-ce que le policier a bien agi ou pas ? »

7:46
Laurent Nuñez

– Évidemment, ça m'interpelle. Comme tous nos concitoyens, je suis interpellé par ce geste.

7:49
Invité

– Vous avez un doute sur celle-là, sur la légitime défense ?

7:52
Laurent Nuñez

– J'attends évidemment que la justice fasse son travail, auditionne ses policiers. Et j'ai essayé de comprendre, moi aussi, dans quelles conditions il a pu être fait un usage de l'arme administrative.

8:02
Invité

– Donc vous doutez du bien fondé de l'usage ?

8:05
Laurent Nuñez

– Je n'ai pas à douter du bien fondé de l'usage. J'attends simplement que la lumière soit faite par la justice. Je vous dis que ce geste m'interpelle. Voilà.

8:13
Invité

– Il y a une personne qui est plus qu'interpellée, qui est choquée, qui veut toute la vérité. C'est le maire de Nanterre, Patrick Jarry.

8:20
Présentateur

– Ce qui vient de se passer à Nanterre est un drame. Évidemment, on pense à la maman, aux parents, aux proches. Je crois que c'est toute une ville qui est endéillée par ce qui vient de se passer. Évidemment, les images qui tournent en boucle actuellement sur les réseaux sociaux sont accablantes. Mais évidemment, il faut attendre le résultat des enquêtes judiciaires qui sont en cours. Je crois qu'il y a une immense crie de Nanterre, c'est « on veut la vérité ». Voilà. On veut toute la vérité et on la veut vite.

9:08
Invité

– Des images accablantes. Accablantes, c'est le terme employé par le maire. Vous pourriez employer ce terme aussi ?

9:13
Laurent Nuñez

– Non, je n'emploierai pas, je ne reprendrai pas à mon compte ce terme. Encore une fois, il y a une présomption d'innocence, il y a une enquête qui va être diligentée. Voilà. Je crois que je partage évidemment les propos de M. le maire de Nanterre. C'est un drame. Ce qui s'est produit ce matin, c'est un drame. Il faut que la justice fasse son travail.

9:30
Invité

– Est-ce que vous craignez des représailles ce soir à Nanterre ou ailleurs ?

9:33
Laurent Nuñez

– Nous avons un dispositif de sécurisation qui a été mis en place et qui le restera le temps qu'il faudra sur Nanterre. Donc sous mon autorité, évidemment, nous allons mobiliser des effectifs du département des Hauts-de-Seine et évidemment de l'ensemble de l'agglomération. Mais évidemment, j'appelle au calme. Encore une fois, il y a une enquête qui est ouverte contre ce fonctionnaire de police pour homicide volontaire par an.

9:56
Invité

– Vous avez des inquiétudes concernant la soirée ?

9:58
Laurent Nuñez

– Donc voilà, je crois qu'il faut la justice. – Vous avez des inquiétudes concernant la soirée ? – Il n'y a pas d'inquiétude particulière, mais il faut toujours… Vous savez, quand il y a des incidents, des rixes, a fortiori évidemment un tel drame, nous sommes toujours présents en termes de sécurisation et nous le serons ce soir et dans les jours qui viennent, évidemment.

10:14
Invité

– Sur le profil de ce policier mis en cause, est-ce que c'est un policier qui a de bons états de service, quel âge a-t-il ? Est-ce que c'est un fonctionnaire expérimenté ? Est-ce que ça, c'est des informations dont vous disposez ?

10:24
Laurent Nuñez

– Oui, bien sûr, ce sont des informations. Encore une fois, ce sont des fonctionnaires de police qui sont placés sous mon autorité. Un fonctionnaire de police qui a 38 ans, qui est évidemment lui-même très choqué, vous l'imaginez bien, et lui-même très choqué par ce drame, dont les états de service n'appellent pas à ma connaissance d'observation.

10:40
Invité

– Et à quel moment sera-t-il suspendu ? À quel moment de la procédure ? Est-ce que c'est au moment d'une éventuelle mise en examen ? Parce que là, Mathias vous posait la question tout à l'heure, il n'est en l'état pas suspendu, parce qu'il est entendu dans le cadre d'une garde à vue. À quel moment est-ce que cette décision pourrait être prise de le suspendre ?

10:54
Laurent Nuñez

– Écoutez, je verrai, je prendrai ma décision le moment venu. Écoutez, pour l'instant, encore une fois, ces fonctionnaires sont entendus, les faits datent de ce matin. Ces fonctionnaires sont, au moment où on se parle, entendus par la justice. Voilà, donc la justice passera. Et je verrai évidemment les conséquences que j'en tirerai, les conclusions que j'en tirerai.

11:12
Invité

– Est-ce que vous comprenez pour ceux qui nous regardent et pour la famille qu'il y ait une forme de contraste entre ces images qui sont, pour ceux qui les voient, accablantes, épouvantables, et une forme de très grande prudence ? En même temps, on comprend votre rôle, vous êtes le patron de ces forces de l'ordre, mais vous comprenez qu'on puisse être interpellé par cette forme de prudence que vous avez ?

11:28
Laurent Nuñez

– Je vous ai dit que je suis interpellé par ce geste. – Interpellé, le mot n'est pas forcément… – Je suis interpellé par ce geste. Encore une fois, il y a des investigations et la justice passera. La prudence, ce n'est pas celle du patron des policiers. La prudence, c'est celle d'un préfet de police qui s'en remet à la justice de son pays. Et c'est ce que doit être le cas, évidemment,

11:50
Invité

de l'ensemble de nos citoyens. – Le maire a parlé d'images accablantes. Vous, vous dites, je suis simplement interpellé.

11:55
Laurent Nuñez

Vous pourriez être choqué, accablé. – Je suis interpellé et choqué, évidemment, par… Il y a un jeune garçon de 17 ans qui est mort.

12:03
Invité

– On a le fonctionnaire, peut-être, dans toute sa splendeur,

12:06
Laurent Nuñez

le fonctionnaire, le préfet de police, qui coûte plus coûte, protège ce geste. – Il y a un jeune garçon de 17 ans qui est mort, et qui, évidemment, c'est un drame. Évidemment, encore une fois, ce geste doit être… Les fonctionnaires de police doivent être entendus sur ce geste. Le fonctionnaire qui a commis ce geste doit, évidemment, également être entendus. Oui, ce sont des images qui interpellent, qui choquent, mais encore une fois, il faut que la justice fasse son travail, et ça me paraît extrêmement important.

12:34
Invité

– Et il est présumé innocent comme n'importe quel autre…

12:36
Laurent Nuñez

– Absolument, absolument. Et ne voyez pas, M. Duhamel, dans ma prudence, celle du patron des policiers. Je crois que j'ai suffisamment démontré ma fermeté quand il s'agissait en matière disciplinaire et en matière de déontologie. – C'est eu faute, il y aura sanction. – Par contre, la prudence, évidemment, c'est quand on est confronté à des faits aussi graves et que la justice est saisie, il faut laisser la justice dans la sérénité. – Mais s'il y a eu faute, il y aura sanction ? – Évidemment, évidemment, chaque fois qu'il y a eu faute, je crois que j'ai toujours sanctionné les fonctionnaires de police. – Et il faut que ça aille vite, si c'est avéré ?

– Il faut rappeler quand même le contexte des contrôles routiers et de la lutte contre les rodéos, qui est extrêmement compliqué. Vous l'avez rappelé tout à l'heure, c'est très compliqué dans l'agglomération parisienne. Tous les jours, les fonctionnaires de police exposent leur vie. Donc je veux le rappeler, ça me paraît évidemment très important, parce que c'est moi qui leur demande de faire ces contrôles routiers et d'empêcher un certain nombre d'individus de commettre des infractions au péril de la vie de nos concitoyens.

13:30
Invité

– Merci, monsieur le préfet de police, Laurent Nunes. – Merci, chez vous.

13:37
Locuteur

– Merci. – Merci, LISSA. – Merci, L Terra. – Merci, L raurez. – AC soitDE. – Merci. – Sous-titrage ST' 5 – Sous-titrage ST' 5 – khi vous – je vous – Me – Merci. – S' pessoal, je vais que vous rendez-vous je vous – bem, c'est bon.

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