Le parti-pris : Écrits antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart, "Tout cela est faux, c’est une construction, une manipulation" - 30/09
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %
Questions et réponses
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- 0:38FerméeRéponse directe
Est-ce que vous réclamez leur publication des écrits de Jordan Bardella ?
- 1:22RelanceÉludée
Certains issus de vos propres rangs laissent entendre que ça n'aurait rien d'étonnant. Est-ce que ça, vous l'entendez ?
- 1:59FerméeRéponse directe
Est-ce que ça, vous l'entendez ?
- 3:27RelanceÉludée
Est-ce que, dès à présent, vous pouvez dire que si la justice dit que ses preuves sont réelles, vous vous rangerez à l'avis de la justice ?
- 4:16RelanceÉludée
Est-ce que vous reconnaissez la décision de justice ?
- 5:16OuverteRéponse directe
Que pensez-vous des révélations de Mediapart ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« Jordan Bardella a demandé d'ailleurs la publication de ses écrits, de ses soi-disant preuves. »
- 0:51Invité politiqueFait
« Pour l'instant, on parle sur du vent. Pour l'instant, il n'y a rien. »
- 0:54Invité politiqueFait
« On le sait, ça fait de nombreuses années qu'ils veulent la déstabilisation du RN. »
- 2:01Invité politiqueFait
« Non, c'est faux. Ce que dit M. Rochdy est totalement faux. »
- 2:08Invité politiqueFait
« Rochdy est parti en mauvais terme. Il est extrêmement aigri. »
- 2:16Invité politiqueFait
« Mais il ne faut pas confondre Jordan Bardella avec le maire LFI de Roubaix, David Guiraud, qui, lui, a été biberonné à Alain Soral. »
- 2:38Invité politiqueFait
« Tout ça, c'est de la manipulation grossière. »
- 3:18Invité politiquePromesse
« Mais surtout, nous attendons que la justice s'en saisisse. »
- 4:37Invité politiqueFait
« Ils avaient accusé Éric Zemmour de violences sexuelles. Ça ne les a pas empêchés de continuer leur travail de sable. »
- 6:16Invité politiqueFait
« Le Rassemblement National est extrêmement clair dans la lutte contre l'antisémitisme. Il l'est depuis des années, depuis 2010 notamment. »
- 7:11Invité politiqueFait
« Non mais c'est un propos qui est totalement anodin et c'est délirant en fait de vouloir faire de la mousse avec ça. »
- 7:23Invité politiqueFait
« Les réelles menaces, ce sont celles de M. Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, qui légitiment la violence. »
- 7:27Invité politiqueFait
« Jean-Luc Mélenchon qui parle de sauvagerie policière, qui dit que les députés LFI vont s'interposer et qu'il n'y aura ni oubli, ni pardon contre nos policiers. »
- 7:47Invité politiqueFait
« Il faut sérieusement se poser sur la sortie hors de la République de ce parti qui est de plus en plus violent, qui est de plus en plus sectaire. »
Temps de parole
- Jordan Bardella54 %
- Présentateur30 %
- ?9 %
- Invité5 %
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Vous
écoutez RMC.
Il
est 7h13 et vous êtes bien sûr RMC et RMC Story accusé d'acquis antisémite. Jordan Bardella nie, le président du Rassemblement National, dénonce des faux grossiers après les révélations de Mediapart. Bonjour Julien Audoul. Bonjour. Vous êtes député Rassemblement National, vous êtes porte-parole du parti. Jordan Bardella qui assure donc que l'objectif est de l'assassiner politiquement. Hier, même heure, même micro, c'était le journaliste qui signe l'enquête de Mediapart qui était mon invité et qui affirmait être prêt à publier les preuves, les écrits de Jordan Bardella authentifiés, dit-il. Est-ce que vous réclamez leur publication
?
Oui, mais Jordan Bardella a demandé d'ailleurs la publication de ses écrits, de ses soi-disant preuves. Pour l'instant, on parle sur du vent. Pour l'instant, il n'y a rien. Il n
'y
a que les allégations fallacieuses d'un média d'extrême-gauche qui a fait du combat contre le Rassemblement National son obsession. On le sait, ça fait de nombreuses années qu'ils veulent la déstabilisation du RN. Vous savez, tout ça est motivé par un seul sentiment, c'est la haine.
Ils
sont totalement en panique parce qu'ils voient que
le Rassemblement National...
Mais ils, c'est les militants d'extrême-gauche de Mediapart. C'est le système politico-médiatique qui voit que Marine Le Pen va être élue présidente de la République le 2 mai prochain. Ils veulent employer tous les moyens pour empêcher
ça. Julien
Rodoul, certains issus de vos propres rangs laissent entendre que ça n'aurait rien d'étonnant.
Je
voudrais vous citer Julien Rochdy. C'est l'ancien président du Front National de la Jeunesse en 2012-2014.
C
'est-à-dire précisément au moment où le jeune Jordan Bardella adhère à ce moment-là au Front National. Il assure à nos confrères du Parisien, je cite, qu'il n'y aurait rien d'étonnant à ce qu'un gamin de banlieue se soit politisé avec Alain Soral. Il ajoute d'ailleurs que ça ne dit rien de ses idées d'aujourd'hui, mais qu'à l'époque, tout le monde, en quelque sorte, quand on adhérait aux jeunes, au Front National, on partageait ce type d'idées. Est-ce que ça, vous l'entendez ?
Non, c'est faux. Ce que dit M. Rochdy est totalement faux.
Rochdy qui était le président
du FN Jeun.
M.
Rochdy est parti en mauvais terme. Il est extrêmement aigri. Il n
'a
pas eu les postes qu'il souhaitait. Donc c'est normal qu'il ait du ressentiment à
l
'endroit du Rassemblement National. Mais il ne faut pas confondre Jordan Bardella avec le maire LFI de Roubaix, David Guiraud, qui, lui, a été biberonné à Alain Soral, aux écrits et à la pensée antisémite, comme bon nombre d'ailleurs de militants LFI. Ce n'est pas du tout le cas pour le Rassemblement National. Donc essayez de faire des parallèles qui n'en sont pas. Essayez d'imaginer une jeunesse de Jordan Bardella qui n'a jamais existé. Tout ça, c'est de la manipulation grossière.
Vous
parlez d'anciens militants, de l'égris, etc. Mais ça arrive partout. C'est ce que j'allais dire. Est-ce que, par expérience, en fait, les coûts ne viennent pas de l'intérieur ?
Bien sûr. Mais ça, vous savez, c'est vieux comme Périclès. On est toujours trahis en politique par ses plus proches, par des gens qui auraient aimé avoir une carrière, des postes, une
investiture, qu'ils ne l'ont pas eue et qui aujourd'hui se retournent contre le parti. Mais on entend dans cette phrase,
être trahis par ses plus proches, l'idée qu'ils auraient ressorti, en effet, des écrits. Ça ne veut pas dire que c'est faux.
Ah
non, ça veut dire, tout simplement, qu'ils ont pu produire des éléments qui sont totalement insignifiants, qui ont été exploités par Mediapart. Mais on verra, en tout cas, nous, nous attendons la divulgation de ces pièces. Mais surtout, nous attendons que la justice s'en saisisse. Puisque c'est la justice qui
passera et leurs auteurs devront
répondre. Et justement, monsieur le député, c
'est
la question que je voulais vous poser. Donc, on a compris, le RN est convaincu de la bonne foi, Jordan Bardella. Bien sûr. On a compris aussi qu'il y
avait
une guerre culturelle, entre guillemets, entre Mediapart et le RN. Est-ce qu'on peut en sortir une minute ? La justice va s'exprimer, probablement pas avant un an. Il faut que les gens le comprennent bien. Le processus sera long pour examiner tout ça. Est-ce que, dès à présent, vous pouvez dire que si la justice dit que ses preuves sont réelles, vous vous rangerez à l'avis de la justice ? Mais vous voyez,
en fait, tout le problème. Et vous voyez bien la motivation de Mediapart ou de
ce qui est... Oui, mais attendez. Pourquoi vous ne pouvez pas répondre juste à cette question très simple, en fait ? C'est très important.
Ce que
veulent... Non, mais
on sait bien, on
l'a compris sur Mediapart.
Non, non,
non,
attendez. Ce que veulent Mediapart et les auteurs présumés de cette construction et de ces salissures, c'est que la broyeuse médiatique se mette en place. Ils se moquent totalement de la vérité. Et d'ailleurs, Mediapart... Moi, je vous
parle de justice. Est-ce que vous reconnaîtrez la décision de justice ? Je vous mets
un billet, mais je reconnais totalement la vérité. Et la vérité, c'est que Jandar
Bardella n'est pas
antisémite, qu'il n
'a
pas commis dans sa jeunesse de propos antisémites, et que nous n'avons rien à voir avec ces comportements et avec ces propos qui sont intolérables. C'est tout. Et vous verrez que Mediapart, malheureusement, ne sera pas discrédité par tout cela, parce qu'ils n'en sont pas à leur coup d'essai. Ils avaient accusé Éric Zemmour de violences sexuelles. Ça ne les a pas empêchés de continuer leur travail de sable. Ils avaient produit des faux dans l'affaire libyenne, on s'en rappelle, visant Nicolas Sarkozy.
Le palmarès, ce n'est pas mal
quand
même. Ils ont 300 procédures depuis 2008. Ils ont aussi fait tomber
énormément d'articles qui sont mensongers, truqués. De très
nombreux articles qui ont été à l'origine
aussi d'enquêtes. Qui sont toujours
à l'endroit des personnalités droites ou du RL. Vous reconnaissez
tout de même
le
sérieux de Mediapart ?
Non, pas du tout. Pas du tout. Je reconnais l'obsession, le militantisme, voire le fanatisme de Mediapart, et justement de mener un combat politique
et égologique. Au-delà de la question
de Mediapart, Julien Audoul, je recevais aussi hier la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, des Républicains, à qui je demandais, que pensez-vous des révélations de Mediapart ? Elle disait, je ne sais pas si ses propos ont été, oui ou non, tenus par Jordan Bardella, mais elle disait, ce que je sais, vraiment, c'est que moi, Jordan Bardella, il a été mon opposant à la région Île-de-France et qu'il siégeait dans le groupe d'Axel Lousteau, qu'il n'a jamais dénoncé le fait qu'Axel Lousteau soit dans son groupe et qu'Axel Lousteau revendiquait l'antisémitisme au point de sortir de l'Assemblée de la région Île-de-France lorsque le nom de Simone Veil était honoré.
Non,
mais
excusez-moi, mais là, vous me parlez d'un temps déjà extrêmement ancien, vous me parlez de 2015. Vous me parlez de 2015 et Axel
Lousteau n'est plus
membre du Rassemblement National. Il en a été
sorti. À l'époque, Jordan Bardella, c'est dans le même groupe que lui. On peut faire
de la spéléologie, on peut faire de la préhistoire,
on peut
remonter aux origines du Parti Socialiste,
on peut remonter à la France. On peut dire beaucoup de choses, mais ce n'est pas de la préhistoire. Il y a 9 ans, ce n'est pas de la préhistoire. Le
Rassemblement National, il faut que ce soit clair, le Rassemblement National est extrêmement clair dans la lutte contre l'antisémitisme. Il l'est depuis des années, depuis 2010 notamment, où Marine Le Pen avait révélé que dans certains quartiers il ne faisait pas bon être juif. Il l'est depuis le 7 octobre et les attentats du Hamas. Et j'en veux pour preuve que vous avez hier le ministre israélien qui est chargé de la lutte contre l'antisémitisme, qui est le ministre du seul État juif du monde, ce n'est pas rien, qui soutient Jordan Bardella. Donc s'ils avaient le moindre doute, le moindre soupçon sur le début du commencement d'un antisémitisme de Jordan Bardella, évidemment qu
'ils
ne le soutiendraient pas. Et je pense que l'État israélien et ses services secrets sont suffisamment renseignés.
Julien O'Doul, un mot sur cette expression, enfiler son costard en Kevlar. Marine Le Pen qui conseille à Mediapart hier d'enfiler son costard en Kevlar, c'est
-à
-dire la matière dont sont faits les gilets pare-balles. Est-ce que c'est une menace dans le moment que l'on traverse avec la question de la violence en politique ?
Non mais c'est un propos qui est totalement anodin et c'est délirant en fait de vouloir faire de la mousse avec ça. Les réelles menaces, ce sont celles de M. Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, qui légitiment la violence. Les réelles menaces sont celles de Jean-Luc Mélenchon qui parle de sauvagerie policière, qui dit que les députés LFI vont s'interposer et qu'il n'y aura ni oubli, ni pardon contre nos policiers. Les réelles menaces, ce sont celles aussi des élus LFI de Grenoble qui ont violenté les agents municipaux au Conseil municipal
de l'Union
qui est fié autour du coup.
Donc une partie de la menace, une partie de la violence, c'est
LFI. Et d'ailleurs, il faut sérieusement se poser sur la sortie hors de la République de ce parti qui est de plus en plus violent, qui est de plus en plus sectaire et dont les élus aujourd'hui sèment le trouble et le chaos partout. C'est tout.
Jordan Bardella