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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 26 mai 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & électionsRetraites

Présidentielle 2027, bilan du Macronisme : Élisabeth Borne dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous dites aux Français d'habituer notre futur à une essence à 2 € le litre ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    À court terme, faut-il se préparer à des aides indispensables pour les ménages et entreprises ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce parce que votre gouvernement a trop donné hier que les caisses sont vides aujourd'hui ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Où faut-il couper et combien de milliards économiser selon vous ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Que peut faire la France seule aujourd'hui face au dérèglement climatique ?

  • 9:30OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui reste aujourd'hui de la convention citoyenne pour le climat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Élisabeth BorneFait
    « On est finalement victime depuis maintenant des décennies de tous les chocs pétroliers qui peuvent intervenir. »
  • 1:15Élisabeth BorneFait
    « À moyen terme, la solution c'est évidemment d'arriver à sortir des énergies fossiles. »
  • 2:15Élisabeth BorneChiffre
    « Le gouvernement dit qu'il promet des aides pendant 3 mois, quoi qu'il arrive dans ce quoi qu'il arrive. »
  • 16:00Élisabeth BorneFait
    « On a un modèle social qui repose largement sur des actifs et tout ça finit par amputer le pouvoir d'achat et la compétitivité de notre économie. »
  • 22:00Élisabeth BorneFait
    « Il y a un risque d'avoir un deuxième tour entre RN et LFI. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Ellisabeth Born, bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info. Bonjour Paul, bonjour à tous.

On va parler de votre livre Réveillons-nous chez Robert Lafond, du droit d'inventaire que vous dites vous autoriser vous l'ancienne première ministre d'Emmanuel Macron. Vous ne direz d'ailleurs si c'est le livre d'une candidate, mais d'abord les répercussions de la situation au Moyen-Orient en France, la crise de l'énergie notamment. Vous connaissez bien euh ces sujets.

Euh vous étiez à Matignon en 2022. Est-ce que vous dites aux Français ce matin habituons-nous notre futur ? C'est une essence à 2 € le litre ?

Ben, je pense qu'on est finalement victime depuis maintenant des décennies de tous les chocs pétroliers qui peuvent intervenir. On a des problèmes géopolitiques assez loin de chez nous et ça se répercute très directement dans la facture des ménages. Donc à moyen terme, la solution c'est évidemment d'arriver à sortir des énergies fossiles.

Il faut aussi des solutions de court terme et c'est ce à quoi le gouvernement. Mais quand le gouvernement dit qu'il promet des aides pendant 3 mois, quoi qu'il arrive dans ce quoi qu'il arrive, il évidemment même si un accord est trouvé entre l'Iran et les États-Unis, vous nous parlez d'un moyen terme trouver des solutions, mais à court terme, il faut se préparer à des aides indispensables. Alors, pour être élu d'une circonscription rurale, je peux vous assurer que tous ceux qui doivent prendre leur voiture pour aller au travail ont besoin de ces aides.

Beaucoup d'entreprises aussi qui réalisent beaucoup de transport ont besoin de ses aides et donc je pense que mettre en œuvre, mettre en place des aides ciblé, c'est indispensable. Vous étiez première ministre en 2022, je disais en pleine crise énergétique déjà après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. À l'époque, vous aviez mise en place une ristourne à la pompe pour tout le monde sans distinction.

Est-ce que c'est parce que votre gouvernement a trop donné hier qu'aujourd'hui et bien les caisses sont vides et qu'on peut plus le permettre ? Alors la ristourne, elle avait été mise en place avant ma nomination et on a essayé, vous savez quand on quand j'ai présenter un projet de loi d'urgence pour le pouvoir d'achat à l'été 2022 de baisser ses aides qui avaient vocation à s'éteindre à la fin de l'année 2022. Il se trouve qu'à l'époque on avait pas la majorité mais vous avez assumé.

Il se trouve qu'on était on était amené à composer avec à l'époque les républicains qui avaient souhaité augmenter cette riston de carburant. Je pense que en terme de dépenses publiques, c'est naturellement mieux d'avoir des aides ciblées sur ceux qui en ont le plus besoin. Et quand aujourd'hui Sébastien Lecnu, le premier ministre défend ses aides ciblées en disant je cite ne pas pouvoir reproduire, ne pas vouloir reproduire les conneries de ses prédécesseurs, est-ce que vous avez le sentiment d'avoir fait des conneries ?

Je vous dis, moi, j'ai été dans la continuité de ce qui avait été mis en place en 2021 début 2022. Je pense qu'à l'époque sans doute, on n'imaginait pas que ça allait durer aussi longtemps. Malheureusement, on n' pas pu mettre ces aides en extinction suffisamment vite et j'ai pas de doute sur le fait que c'est mieux de mettre en place des aides ciblées comme le fait le gouvernement.

Mais que feriez-vous de plus ou de mieux ? Écoutez, moi je pense que cibler sur les personnes qui ont des trajets en voiture, c'est l'aide de gros rouleur qui je crois que le cliché s'ouvre précisément demain. Cibé sur les professions qui en ont le plus besoin, c'est important.

Moi je note, je l'ai dit au ministre des transports que parfois il faut aussi être attentif au fait que notre territoire il est divers. Et voyez les taxi avec qui j'ai pu discuter auquel on dit bah acheter une voiture électrique et on vous aide dans une circonscription rurale où les taxis font des grands trajets, ils préférent comme les transporteurs routiers, comme les les chauffeurs de car avoir une aide aussi au carburant. Donc c'est pas le très pertinent euh de dire au taxi on va vous aider à acheter ou louer une voiture électrique ?

Ben je dis que dans certains territoires euh ça paraît difficile à court terme de passer à une voiture électrique et donc c'est important aussi de les aider. La mesure la plus importante du plan du gouvernement, c'est la prime carburant qui repose sur les entreprises. Elle passe de 300 à 600 € pour les salariés qui se rendent au travail. euh une aide qui repose en bonne partie sur les entreprises et un pays, la France, qui a été un des derniers à agir euh euh dans l'Union européenne quand d'autres pays baissaient déjà euh les taxes.

Qu'est-ce que ça dit ? Est-ce que la France est déclassée ? Enfin, ça dit d'abord qu'on avait une inflation générale qui était plus faible qu'ailleurs.

Ça dit aussi qu'évidemment on doit être attentif à l'état de nos finances publiques qui a eu beaucoup d'aide pour accompagner les Français, les entreprises pendant la crise Covid. avec aussi l'inflation suite à la sortie du Covid, avec la crise énergétique qu'on a pu connaître en 2022 et qu'aujourd'hui on est amené à cibler les aides et qu'on n pas effectivement une des finances publiques qui nous permettent d'avoir des aides très larges parce que ce bouclier tarifaire, il a coûté 70 milliards d'euros. Ellisabeth B, est-ce qu'aujourd'hui maintenant que vous avez du recul rétrospectivement vous vous dites c'était ni fait ni affaire ?

Non, je dirais pas ça. Je pense qu'on a voulu protéger très fortement les Français et je vous rappelle qu'à l'époque quand on disait aux Français, "Vous savez euh votre facture augmente de 10 % sur l'électricité, ça aurait pu être 50 ou 100 % s'il y avait pas eu euh ce bouclier tarifaire. Les Français trouvaient déjà que c'était beaucoup.

Donc je pense que simplement il y a une réalité sur les finances publiques qui amène à mettre en place aujourd'hui des aides ciblées. Je pense que c'est une bonne chose et c'est une bonne chose aussi de garder des ressources précisément pour préparer l'avenir et accompagner l'électrification des usages. Et c'est ce que le gouvernement souhaite faire.

À propos de finances publiques et du prix de ces aides. Le gouvernement a donc annoncé 6 milliards d'euros d'annulation de crédit. Mais pour Philippe Juvin qui est député LR et rapporteur général du budget à l'Assemblée qui était invité vendredi de France info.

L'État doit aller plus loin. J'avais dit il y a 2 mois au début de la crise qu'onéchappera pas à à 8 milliards d'annulation de crédit avec la crise qui continue maintenant on est plutôt sur une tendance de faire 10 à 12 milliards. Donc je suis très favorable moi à ce que le gouvernement annule 10 à 12 milliards de cette dépenses pour franchir le cap.

Où faut-il couper et combien de milliards faut-il économiser selon vous madame B ? Oui, en fait, on a toujours beaucoup de personnes qui s'expriment pour dire il faut supprimer davantage de dépenses. Ensuite, quand on balait dépenses par dépense, là il y a moins de il y a moins d'idées en général.

Non, je enfin le gouvernement appréciera la les économies nécessaires pour tenir l'objectif qui a été fixé de 5 % de déficit. Vous savez, on est dans une situation et je pense que c'est un vrai sujet pour les prochaines élections dans lequel finalement nos dépenses sociales consomme une part de plus en plus importante de nos ressources et du coup ça nous prive de marge de manœuvre pour préparer l'avenir. C'était assez visible quand on a pu voter le budget de la sécurité sociale et puis qu'on s'est retrouvé face au budget de l'État.

Là où on peut investir dans l'innovation, dans la recherche, dans la protection des Français avec la défense, dans la formation, dans l'éducation. B une fois qu'on a les dépenses sociales qui filent, évidemment on a moins de marge de manœuvre pour préparer l'avenir. Et je pense que ce débat, il faut qu'on l'ait avec les Français à l'occasion à l'occasion des prochaines élections.

Moins de marge de manœuvre pour préparer euh l'avenir, euh pour la transition euh écologique aussi. Euh la météo euh bah des records, record de température pour un mois de mai battu hier et ce n'est pas fini. Vous avez été ministre de la transition écologique, vous avez planché sur la planification.

Que peut faire la France seule aujourd'hui ? Que peut faire le politique ? Alors, je pense que c'est très important de poursuivre la planification écologique que moi j'ai porté comme premier ministre.

Je vois que aujourd'hui, il y a moins de d'enthousiasme, on va dire, pour cette transition écologique. C'est-à-dire qu'on voit que la jeunesse est moins mobilisée sur ces sujets, hein. On se rappelle qu' il y a eu des marches pour le climat.

Aujourd'hui, les jeunes les jeunes sont moins mobilisés sur ces sujets. Pour autant, le dérèglement climatique, il est là, il a des conséquences catastrophique. Pourquoi les gens sont moins mobilisés sur ce sujet ?

Je pense que sans doute ils sont sur d'autres sujets. Par exemple, le conflit au Prochrient qui les mobilise davantage, mais le dérèglement climatique, il est là. Est que les jeunes manifestent plus pour Gaza pour la planète.

Bah, je note qu'aujourd'hui, c'est plus le cas. Pour autant, le dérèglement climatique, il est là. Je pense qu'on peut se réjouir d'avoir doublé le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre dans le premier quinquen c'est qu'il faut à nouveau doubler ce rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre et donc si on veut être sur une planète vivable il faut absolument poursuivre et ça peut ça ne peut se faire qu'à l'échelle européenne.

C'est ce que j'évoque dans mon livre. Il faut absolument poursuivre cette transition écologique. Quelle échelle européenne ?

Mais il y a un gouvernement et un président élu en France. Qu'est-ce qui reste aujourd'hui de la convention citoyenne ? euh sur le climat, à part un grand mal-entendu entre le président et les Français sur ce sujet.

Alors, je pense qu'il reste des choses. Alors, vous avez vu notamment que certains ont voulu euh supprimer les zones à faible émission ou le zéro artificialisation net qui était une deux propositions de la convention citoyenne pour le climat. Il se trouve que c'était ce qu'on appelle des cavaliers législatifs.

Donc ça n'avait pas sa place dans le projet de loi de simplification dans lequel certains les avaient introduites. Et je pense que c'est une bonne chose de permettre aux collectivités de mettre en place ces zones à faible émission. Et puis je note que la nécessité de ne pas consommer des terres agricoles, d'être économe sur le foncier, euh toutes les collectivités avec lesquelles je discute maintenant en sont convaincus.

Donc je pense que c'est une bonne chose finalement que cette disposition n'ait pas été supprimée. Il faut assumer de bousculer les citoyens et parfois aussi les collectivités parce qu'on voit que c'est ces mesures, elles ont été très mal accueillies dans différents endroits. Ça se fait dans la ces mesures, elles ont été mal accueillies au départ.

Il y a eu notamment avec le ministre de l'écologie de de l'époque Christophe Béchu une adaptation de ces mesures. Moi, je vois beaucoup d'intercommunalités puisque c'est elles qui sont concernées qui ont désormais fait des documents d'urbanisme qui tiennent compte de cette nécessité de sobriété foncière et donc je pense qu'il faut tenir ce cap. Ellisabeth Borne avec vous ancienne première ministre.

Dans un instant, on va parler de votre livre Réveillons-nous et de tout ce que vous dites dans ce livre pour 2027 ou sur le président de la République, mais pour l'instant, il est 8h44 et c'est l'info en une minute avec Sarah. L'épisode de chaleur se renforce h départements de l'Ouest placé désormais en vigilance orange canicule. C'est inédit.

En mai, dans les écoles, le ministère de l'éducation donne des consignes sans fermeture à ce stade. Le gouvernement délivre un bilan ce matin, sep décès dont cinq noyades en France lié directement ou indirectement aux températures élevées. Les États-Unis frappent de nouveau l'Iran.

Des frappes d'autodéfense ciblé selon l'armée américaine sur des sites de lancement de missiles, les premières de cette ampleur depuis le début du cesser le feu en avril. Mais le chef de la diplomatie américaine l'assure ce matin, un accord de paix avec l'Iran est toujours possible. Un animateur d'une école du 11e arrondissement de Paris devant la justice aujourd'hui pour agression sexuelle sur des élèves de maternel.

C'est le premier procès depuis qu'a éclaté le scandale de violence sexuelle dans le périscolaire à Paris. Du tennis, fin du premier tour de Roland Garos. Aujourd'hui neuf français et françaises sur les cours avec les premiers pas en grand chelem de Moïse Coamé 17 ans et le retour très attendu de Loïse Boisson 1 an après avoir atteint les demi-finales.

France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Ellisabeth Borne ancienne première ministre aujourd'hui députée du Calvados vous publiez réveillons-nous appel à un rassemblement républicain et démocrate aux éditions Robert Lafond un livre dans lequel vous appelez républicain et démocrate à se rassembler autour d'un projet commun en 2027 mais avant cela, vous vous autorisez un droit d'inventaire Paul Oh que oui Agat dans ce livre madame la première ministre vous écrivez Je cite que les intuitions de 2017 étaient justes mais que la pratique du pouvoir était inadaptée. Je vous cite encore, vous parlez d'un pouvoir évidemment jupitérien, mot très à la mode, mais aussi de mépris, de distance. Est-ce que vous parlez du président la Plique, de sa personne Emmanuel Macron ou du macronisme dans son ensemble dont vous ?

Écoutez, je parle effectivement notamment de la pratique du pouvoir euh du président de la République. Je pense que c'est très important dans un pays qui est fracturé, dans lequel beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment de ne pas être considérés, d'être très attentif au mots qu'on emploie et au fait de marquer qu'on comprend les difficultés que vive une partie de nos concitoyens. Je pense aussi que c'est très important, moi je pense nécessaire de travailler avec les corps intermédiaires, avec les organisations syndicales et patronale.

Je pense que c'est très important de travailler avec les collectivités locales et puis je crois et moi j'ai eu l'occasion de le faire dans une majorité relative de savoir trouver des compromis parce que finalement si on veut démontrer que la démocratie est efficace, il faut absolument de la constance et de la continuité dans l'action. Et ça ça suppose de savoir trouver des compromis. Et ça Ellisabeth Born, pardon, mais c'est un manuel anti Jupiter que vous êtes en train de nous réciter là.

Vous êtes resté 7 ans dans cet exécutif. Est-ce qu'on peut vous croire aujourd'hui quand vous dites tout cela ? Bah écoutez, c'est ce que moi j'ai pu pratiquer par exemple pour euh proposer la loi d'orientation des mobilités où il y a eu énormément de concertation.

On a fortement changé la politique des transports. Quand j'étais ministre du travail, on a eu aussi beaucoup de discussions avec les organisations syndical et patronale avec un accord sur la santé au travail, avec un accord sur le télétravail. Et donc, je pense que c'est très important d'écouter ces corps intermédiaires, de les responsabiliser.

Vous savez, moi je je l'écris aussi dans le livre. Moi, je ne crois pas à un homme providentiel qui va régler tous les problèmes du pays et je pense que c'est très important de pouvoir associer des enfin donner de la capacité d'agir au niveau local au plus près des réalités. Vous ne croyez pas à un homme providentiel mais c'est aussi la Constitution de la 5e République que vous proposez de réformer.

Vous voulez revenir à un septenat non renouvelable et faire présider le conseil des ministres par le premier ministre. Est-ce une façon de dire qu'Amel Macron a eu trop de pouvoir ? C'est une façon de dire que depuis la réforme de 2000 avec le quinquen avec l'inversion du calendrier avec des élections législatives qui finalement apparaissent comme l'accessoire de l'élection présidentielle, je pense qu'on a perdu les équilibres de la 5e République.

Et la 5e République, c'est bien un président qui préside et qui à ce titre incarne l'unité du pays. Euh et le garant de la Constitution, de la continuité de l'action publique. Mais c'est pas un président qui gouverne.

Ça c'est le rôle du premier ministre de déterminer et de conduire la politique de la nation. Et ça tombe bien parce qu'il est responsable devant le parlement. Donc il est en contact permanent avec le parlement et ça peut permettre de trouver des compromis.

Vous savez, en majorité relative, moi j'ai fait voter plus de 60 textes avec la droite, parfois souvent même, et aussi avec la gauche. Et donc, je pense que cet apaisement de notre démocratie est indispensable et ça passe effectivement par le fait que chacun soit dans son rôle. Juste oui ou non.

Est-ce que vous considérez aujourd'hui qu'Emmanuel Macron a eu trop de pouvoir ? Je pense que n'importe quel président de la République ces dernières années a eu trop de pouvoir. Vous savez, on essaie des de trouver l'homme providentiel.

Et puis au bout de quelques mois, on est déçu et en général les quinquenas se terminent en rejet et ça a été le cas pour Nicolas Sarkozi, pour François qui n'a pas pu se représenter. Donc je pense que c'est vraiment nos institutions qui doivent être adaptées. Avant de passer à votre rivalité avec Gabriel Nathal, une question de fond sur la retraite.

Vous vous défendez encore ce matin la réforme des retraites et l'idée qu'il faudra travailler plus longtemps. Mais quand vous croisez ce matin une infirmière, un artisan, une aide soignante qui vous dise "On est épuisé". Qu'est-ce que vous leur répondez concrètement ce matin ?

Ah mais je leur réponds que je regrette que le conclave qui avait été engagé par François Baïou n'ait pas pu aller à son terme parce qu'il y a déjà un certain nombre de métiers dont la pénibilité est prise en compte pour le départ à la retraite mais il y a aussi d'autres d'autres métiers pour lesquels ça n'est pas le cas. Et je pense que c'est très important que tous ceux qui ont eu des métiers pénibles, tous ceux qui souffrent d'usure professionnelle puissent en effet partir plus tôt. C'était les discussions qui ont été menées dans le cadre de ce conclave et je pense que c'est important d'avancer sur ce sujet.

Vous y revenez justement euh dans votre livre, vous qui avez porté euh les retraites à 64 ans et dans la douleur. Comment sauver notre système ? Est-ce qu'il faut faire contribuer les plus aisés ?

C'est ce que propose Raphaël Gluxman. Alors, c'est autre chose, enfin moi je pense qu'on doit avoir le débat euh et vous savez malheureusement, il a pas pu déboucher dans la dernière discussion sur le budget de la sécurité sociale sur l'indexation des retraites. On aurait pu imaginer que les retraités qui ont les pensions les plus élevées, ben on aurait pu leur demander de d'accepter une non indexation de leur retraite.

Malheureusement, on l'a pas fait. Ce qu'on voit, c'est que finalement on a un modèle social qui repose largement sur des actifs et tout ça finit par amputer le pouvoir d'achat et la compétitivité de notre économie. Donc je pense qu'à un moment donné rééquilibrer le financement du modèle social, demander moins aux actifs et peut-être un peu plus sous retraité, ça me semble nécessaire.

Vous dites pas non à la proposition de Raphaël Gusman qui veut aussi comme vous euh faire contribuer les plus fortunés les haut patrimoines. Vous vous proposez un impôt de 15 % minimum sur les plus riches. Finalement, est-ce que vous qui avez commencé votre carrière à gauche, est-ce que vous vous sentez plus proche aujourd'hui dans ce débat d'un de la social-démocratie de Raphaël Gluxman que de certains de vos collègues au centre ou au centre droit ?

Moi, je vois que à la fois dans une gauche réformiste et dans une droite modérée, on partage beaucoup. Et c'est pour ça que je pense que enfin que je fais cet appel au rassemblement sur cet arclà. Ça peut être Bernard Casneuve, Raphaël Buxman, ça peut être aussi Xavier Bertrand, Michel Barnier.

Je pense qu'on dans cet espace, il y a beaucoup de personnalités politiques qui peuvent se retrouver sur de nombreux sujets et c'est ce que j'essaie de tracer dans ce livre. Et dans ce livre, vous écrivez "Ne pas avoir compris votre remplacement par Gabriel Atal." Vous ajoutez, je le cite, qu'il était talentueux mais sans expérience du terrain.

Honnêtement, avec 2 ans de recul et en nous répondant "Franchement, s'il vous plaît, est-ce que vous pensez que Camel Macron a sacrifié la stabilité du pays ? Donc vous, pour un paris de com politique, de communication politique ? Écoutez, moi je suis pas dans la tête d'Emmanuel Macron, donc je sais pas ce qui a guidé son choix.

Je le dis, on avait passé les réformes les plus difficiles de ce quinquena et c'est vrai, je je je le disais hein, je suis convaincu qu'il faut de la continuité dans l'action. Je note qu'après mon départ, il y a beaucoup de sujets qui avaient été lancés et qui n'ont pas été menés à bien. Par exemple, il y a quelque chose qui me paraît fondamental et comme j'ai pu être ministre de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ça ça me conforte dans l'idée que c'est nécessaire, c'est notamment d'offrir plus de solutions d'accueil des jeunes enfants de place de crèche.

Il y avait le service public de la petite enfance qui avait été voté fin 2023. Je je note qu'il n'a pas été déployé et donc je pense que on aurait gagné, notre pays aurait gagné à avoir de la continuité et de la stabilité. Vous appelez au rassemblement en vue de 2027.

C'est pas vraiment ce qui se passe pour l'instant. Il y a une nouvelle candidature, notamment celle de Gabriel Atal. Qu'est-ce que vous inspire cette nouvelle candidature et est-ce que est-ce que vous pensez qu' qu'il a raison quand il dit que lui à 37 ans, il sait comment il faut présider la France ?

Ce que je note, c'est qu'il y a beaucoup d'aventures individuelles qu'on est dans des logiques personnelles et tactiques. Et quand on regarde les sondages, évidemment on va pas prendre forcément les sondages au pied de la lettre. On voit que l'hypothèse d'un deuxième tour entre les extrêmes est loin d'être écarté, enfin difficilement écartable.

Et donc dans ce enfin voyez moi je regrette je regrette qu'on ne sache enfin qu'on ne puisse pas se rassembler ne serait-ce que pour faire au moins le bilan de ce qui a été fait ces dernières années. Mais se rassembler commentabeth Born primaire ou se rassembler autour de la table et discuter ? Ben je pense que déjà de se dire queon pourrait porter ensemble un bilan, ça ne veut pas dire dire que tout a été bien fait.

Ça veut dire justement dire ce qui a bien marché, ce qui n'a pas marché, ce qui aurait dû être fait différemment et puis proposer construire ensemble des solutions pour les Français. Euh je pense que ça serait très utile et que en tout cas la division entre les extrêmes nous expose à un risque important d'avoir un 2e tour entre RN et LFI. Justement si ça arrive, si dans un an Marine Le Pen ou Jordan Bardella affronte Jean-Luc Mélenchon, pour qui voterez-vous ?

Non, moi je l'ai dit, je suis enfin aucun de ni un candidat RN ni un candidat LFI, je ne peux pas voter pour pour ces deux candidats. Vous votez blanc ? pas sans doute.

Il y a un dernier sondage au Doxa sur les intentions de vote à la présidentielle de 2027 dans lequel Édouard Philippe chute et se retrouve au coude à coude avec Jean-Luc Mélenchon. Il est un point devant Jean-Luc Mélenchon seulement. Euh est-ce que cela vous euh inquiète et est-ce que quand vous voyez que Gabriel Atal et Édouard Philippe se sont mis d'accord sur un pacte de non agression, c'est nature à vous rassurer.

Moi, je ne suis pas rassuré. Quand je vois que on nous dit tout va bien se passer, vous allez voir, chacun va mener sa campagne et à la fin on se retrouvera de façon extrêmement harmonieuse. Vous croyez pas à la compétition apaisée ?

Ben, je ne crois pas à une compétition apaisée et toute l'énergie qu'on peut passer à effectivement se être en compétition au sein de ce bloc central, c'est de l'énergie qu'on ne passe pas pour proposer des réponses aux Français et pour dénoncer la les réponses qui sont présentées par les extrêmes. Donc voilà, je pense qu'il faut pas se tromper de combat. Il y a un risque d'avoir un deuxième tour entre RN et LFI et on devrait tous se concentrer et se rassembler pour éviter cette hypothèse.

Est-ce qu'il y a un club des matcho comme le dénonçait Elbr Pivet la présidente de l'Assemblée nationale et est-ce que vous vous pourriez être candidate pour féminiser un peu tout ça ? Je crois qu'il y a assez de candidats. Vous voyez aujourd'hui vous aurez compris que mon objectif c'est d'abord de rassembler.

Je note que curieusement effectivement il y a beaucoup de messieurs. Il y a assez peu de place qui est laissé aux femmes. Il est 8h57 sur France info.

C'est l'heure. Vous l'attendez peut-être de la question qui aujourd'hui la question qui veut désarmer l'IA. Le pape Léon XIV a lancé hier un appel à désarmer l'intelligence artificielle pour l'empêcher de dominer l'humain.

Vous en parlez dans votre livre. Vous souignez tous les deux le rôle crucial de l'éducation pour apprendre à en maîtriser maîtriser les risques. Quel est votre rapport personnel à chat GPT ?

Est-ce que vous avez déjà utilisé l'IA pour un discours dans votre vie privée ? Alors moi, j'utilise Chat GPT ne serait-ce que pour comprendre et puis aussi Mistral et et Claude pour comprendre puisque vous voyez quand on essaie d'expliquer à des jeunes que euh il faut faire attention que il peut y avoir des biaiss, qu'on doit pas prendre au pied de la lettre les réponses de l'IA, bah c'est important de regarder dernière fois vous l'avez utilisé concrètement c'était pourquoi par exemple je pense que de temps en temps moi voyez je pose des questions pour voir si LIA répond correctement mais du coup vous savez que moi j'ai demandé que il y a une formation euh pour tous les élèves du collège et du lycée précisément et obligatoire en 4e et en seconde, je pense que c'est très important qu'on que chacun puisse se saisir du potentiel mais aussi des limites de l'IA enfin qu'on est bien en tête que ça ne dispense pas d'acquérir tes connaissances, que ça ne dispense pas d'apprendre à raisonner. Au contraire, ça nous oblige à développer l'esprit critique chez nos jeunes.

Et c'est dans cet esprit là que moi j'ai porté le sujet en tant que ministre de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur. Merci beaucoup Ellisabeth Borne, ancienne première ministre d'avoir répondu aux questions de France info. Merci Paul.

À demain. Vous restez avec nous tout de suite les informer avec Renault Dav.