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Audition parlementaireActu France 🇫🇷· 27 juin 2026 4 minContradictoireActualité / polémiqueLogementImmigration & asileInstitutions & élections

"Les Français passent après !" : Ce député RN recadre Laurent Nuñez ! #politique #clash

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03RelanceRéponse directe

    Monsieur le ministre, assumez-vous d'avoir fait de la préférence étrangère une priorité en matière de logement au détriment des Français ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Avec Marine Le Pen, nous assumons la préférence nationale.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:50Laurent NuñezFait
    « Il s'agit simplement de veiller à ce que des situations administratives de personnes qui sont dans le parc d'hébergement d'urgence que ces situations administratives soient réglées lorsqu'elles en remplissent les conditions. »
  • 2:26Laurent NuñezFait
    « Elle ne fait que mobiliser des dispositifs de droit existants. Elle n'est absolument pas créatrice de droit. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Monsieur Théo Bernard pour le groupe Rassemblement national.

0:03
Non speech

[applaudissements]

0:03
Locuteur

Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'intérieur. Monsieur le ministre, le 26 mai dernier avec le ministre de la ville, vous avez signé une circulaire que les Français n'ont pas vu passer mais dont ils pont le prix. L'objet de cette circulaire est clair. Régulariser plus vite les étrangers bénéficiaires de l'hébergement d'urgence pour je cite faciliter leur accès au logement. En clair, vous ordonnez au préfet de traiter en priorité les dossiers de titre de séjour des étrangers hébergés afin de les régulariser au plus vite dans le but de désengorger les hébergements d'urgence.

Et comme la régularité du séjour est la clé d'entrée dans le parc social, vous ouvrez mécaniquement à ces personnes la porte du logement HLM et même la file prioritaire, celle qui passe devant 2,8 millions de ménages déjà inscrits sur les listes d'attentes, un record historique pour notre pays. Près de 5 millions de personnes, des français modestes, des mers seuls, des jeunes couples, des travailleurs qui patientent, qui rappellent et qui espèrent. Et eux, monsieur le ministre, eux attendent des années parce qu'aujourd'hui dans notre pays, à peine une demande de HLM/ 10 est satisfaite. Voilà l'état réel de notre parc social, saturé, à bout de souffle, incapable de loger ceux qui ont droit.

Et face à ce constat, après 9 ans de macronisme, deux plans logement d'abord et des milliards d'euros d'argent public, votre seule solution, c'est d'orienter ce parcl en priorité aux étrangers. Même la France insoumise n'y avait pas pensé. Alors que la France n'a jamais autant délivré de titres de séjour, qu'elle n'a jamais autant compenté de clandestin sur son sol, non content de les laisser entrer, non content de les laisser rester, vous signez désormais une circulaire pour les loger. Vous ne sublissez plus l'immigration irrégulière, monsieur le ministre, vous l'encouragez. Vous envoyez au monde entier un message limpide, entrez sans titre, restez sans droit.

L'État vous régularisera et la République vous logera. Alors, monsieur le ministre, assumez-vous d'avoir par une simple circulaire et sans aucun débat devant la représentation nationale fait de la préférence étrangère une priorité gouvernemental en matière de logement au détriment des Français ? Merci monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de l'intérieur. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député. Alors, j'assume d'avoir signé cette circulaire avec mon collègue le ministre de la ville et du logement. Vous vous en doutez bien, vous en faites une lecture qui est quelque peu erronée.

Il s'agit non pas il s'agit non pas de favoriser l'accès au parc de logement social. Ces personnes vont déposer leur dossier comme tout le monde, comme tout le monde. Il s'agit simplement de veiller à ce que des situations administratives de personnes qui sont dans le parc d'hébergement d'urgence que ces situations administratives soient réglées lorsqu'elles en remplissent les conditions. Donc vous citez cette circulaire, je pense que vous l'avez lu avec beaucoup d'attention. Elle ne fait que mobiliser des dispositifs de droit existants. Elle n'est absolument pas créatrice de droit.

Elle prévoit qu'il faut, conformément au plan que nous avons lancé, éviter des ruptures de droits pour les étrangers en situation régulière dans le renouvellement de leur titre. Elle prévoit pour ceux qui sont dans l'exercice de métier en intention conformément à la loi qu'avait fait adopter à l'époque Gérald Arman, un ministre de l'intérieur qui puisse travailler quand ils sont dans les métiers en tension. Donc tout ça, ce sont des régularisations qui sont légales prévues par les textes. Elle prévoit pour les bénéficiaires de la protection internationale la possibilité d'avoir le titre dans les délais qui sont fixés par la loi.

Et enfin, pour ceux des étrangers en situation irrégulière, il est prévu qu'on puisse mobiliser l'aide au retour volontaire. Et l'idée, c'est de fluidifier le parc d'hébergement d'urgence car vous savez que nous avons de grosses difficultés et il y a chaque semaine, malheureusement, des personnes qui ne peuvent accéder à cet hébergement d'urgence. et l'idée c'est de le fluidifier. Mais il ne s'agit pas de régulariser comme vous le dites. Il s'agit d'appliquer des dispositifs légaux qui ont été prévus par les textes et que on demande simplement au préfet d'une part, d'autre part aux opérateurs de l'hébergement d'urgence de les mobiliser. Voilà monsieur le député, ce que je pouvais vous dire.

C'est une lecture un peu différente que celle de celle que vous venez de donner. Merci beaucoup monsieur le ministre. Monsieur le député, monsieur le ministre, les conditions c'est vous qui les assouplissez. Avec Marine Le Pen, nous l'assumons. Nous nous sommes pour la préférence nationale. Je vous remercie, monsieur le ministre. Merci beaucoup madame la présidente. Il s'agit pas de préférence nationale. Franchement là vous faites des polémiques politiques. C'est un sujet c'est un sujet presque d'humanité d'humanité. Monsieur le député, vous en êtes manifestement très éloigné.