Émeutes, Motion de censure : Nicolas Dupont-Aignan sur CNEWS • 07/07/2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron parle d'un retour au calme après les émeutes. Est-ce que c'est également votre sentiment ?
- 0:52OuverteRéponse directe
Comment est-ce que vous analysez ce qui s'est passé et qu'est-ce que vous avez vous-même vu et constaté ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Mais déjà, sur votre constat de ce qui s'est passé, est-ce que la France a été en danger à un moment ?
- 4:39OuverteRéponse directe
Regardez ce sondage Opinion Way pour CNews qu'on révèle ce matin. En qui avez-vous confiance pour régler la situation actuelle ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Il y a un besoin de fermeté ?
- 8:35OuverteRéponse directe
Quel est le rôle de l'immigration dans ce qui s'est passé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28Invité politiqueFait
« Alors moi je m'en réjouis, je ne vais pas me plaindre que ce fut un peu plus calme. »
- 0:33Invité politiquePromesse
« j'ai proposé la semaine dernière 20 mesures, 20 décisions immédiates à prendre que je prendrais si j'étais au pouvoir dans le domaine de la sécurité, de la justice, de l'école, de l'immigration. »
- 1:39Invité politiqueFait
« le fichier des salles de sport ont été volés avec les adresses des policiers. »
- 2:20Invité politiquePromesse
« bloquer l'immigration pour une pause complète, fermer les frontières, on peut le faire tout de suite, fermer les frontières, construire des places de prison en utilisant les casernes désaffectées pour que la chaîne judiciaire reparte. »
- 2:37Invité politiqueFait
« il n'y a pas de condamnation, il y a l'impunité dans notre pays. »
- 3:47Invité politiqueFait
« J'ai été lucide depuis 15 ans, 20 ans, en tant qu'élu de banlieue. J'ai vu, dans ma circonscription depuis 20 ans, et dans le département et dans d'autres départements, en tant qu'hommes politiques, la désagrégation progressive de notre école qui n'inculque pas ce qu'est être français. »
- 4:06Invité politiqueFait
« La destruction de notre démocratie. Puisque, en fait, c'est l'Union européenne qui décide tout. »
- 8:43Invité politiqueChiffre
« notre pays n'a pas les moyens d'accueillir 500 000 personnes légales par an sans compter les dizaines de milliers de clandestins. »
- 12:43Invité politiquePromesse
« J'avais proposé à la présidentielle 40 000 places de prison, c'est l'évidence. »
- 12:51Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Macron en avait promis 15 000. Vous savez combien il en a fait ? 2 000. Quelques milliers. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan76 %
- Présentateur17 %
- ?7 %
≈ 56,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Romain Desartes. Merci d
'être
avec nous ce matin sur le plateau de la matinale de CNews. Emmanuel Macron parle d'un retour au calme après les émeutes. Est-ce que c'est également votre sentiment
? Un
retour au calme temporaire puisque rien n'est traité. Alors moi je m'en réjouis, je ne
vais
pas me plaindre que ce fut un peu plus calme. Mais la vraie question, la seule question importante, c'est est-ce qu'on en tire des leçons
?
Est-ce qu'on change de politique
? Moi
j'ai proposé la semaine dernière 20 mesures, 20 décisions immédiates à prendre que je prendrais si j'étais au pouvoir dans le domaine de la sécurité, de la justice, de l'école, de l'immigration. Si on n'agit pas, mais globalement,
par
quantité de leviers, mais très vite,
mais
ça recommencera en bien pire. Donc la situation n'est pas grave, elle est dramatique.
Comment est
-ce
que vous analysez ce qui s'est passé et qu'est-ce que vous avez vous-même vu
et
constaté
?
Ce
que j'analyse, c'est que ce ne sont pas des émeutes, ce ne sont plus des émeutes.
C
'est une guérilla urbaine. Une guérilla urbaine où la police, la gendarmerie, toutes les forces de l'ordre auxquelles je rends hommage, ne pouvaient que défendre l'essentiel.
C
'est-à-dire dans mon département l'Essonne,
le
seul objectif, c'était de protéger des attaques de commissariat et de gendarmerie.
D
'éviter que des stocks d'armes soient volés par les émeutiers. Donc quand on en est là, à ce point de faiblesse, quand vous pensez que dans mon département, ce sont les délinquants, les émeutiers, qui filtraient le retour des policiers sur leur lieu d'habitation.
Que
le fichier des salles de sport ont été volés avec les adresses des policiers. Bref, c'est une guérilla, ce ne sont pas des émeutes, c'est une guérilla. Une remise en cause
de
la France, de nos institutions, par une population en état de sécession. C'est ça la réalité. Et donc,
c
'est beaucoup plus grave que ce qu'on a dit.
Et
c'est beaucoup plus dangereux, car la prochaine étape, c'est quoi ?
C
'est le passage de la guérilla à la guerre civile, parce qu'il y
a
un moment
où
on va tirer à balle réelle.
Que
ce soit les émeutiers
ou
ceux qui vont réagir. Et donc, l'urgence, pour moi, c'est de prendre des mesures radicales, au sens réfléchi, mais radicales. Par exemple, bloquer l'immigration pour une pause complète, fermer les frontières, on peut le faire tout de suite, fermer les frontières, construire des places de prison en utilisant les casernes désaffectées pour que la chaîne judiciaire reparte.
C
'est-à-dire qu'actuellement, il n'y
a
pas de condamnation, il y
a
l'impunité dans notre pays. Reconstruire l'école, je vois les profs, là, il
n
'y
a
pas de profs, le niveau baisse tous les jours, reconstruire l'école. Bref, vous trouverez sur mon site de Boula France ces 20 mesures, 20 décisions, mais que le gouvernement devrait prendre là, dans les jours qui viennent.
On
va aller sur les mesures. Mais déjà, sur votre constat de ce qui s'est passé, est-ce que la France a été en danger à un moment ? Oui, au bord d'une
révolution,
tout simplement. Puisque vous ne pouvez pas mettre un policier derrière chaque Français.
Derrière
chaque jeune, c'est impossible. Donc,
qu
'est-ce qui s'est passé face à une éruption volcanique
? L
'État a tout fait pour protéger l'essentiel. Mais moi, je suis inquiet. Pourquoi ? Parce qu'il n'y
a
pas eu de tir à balles réelles. Heureusement. Oui, mais
qui
vous dit que demain,
il
y
a
une Kalachnikov, ou une arme qui vient d'Ukraine d'ailleurs, qui va
abattre...
On
a vu des tirs en l'air.
Voilà, mais qui va abattre 10
personnes. Mais heureusement pas de tir. Et qui vous
dit qu'il
n
'y
a
pas un commerçant qui est excédé, va tuer 3 personnes
? La
prochaine étape, c'est ça. Je ne la veux pas pour mon pays. Je ne cherche pas à faire du catastrophisme. J'ai été lucide depuis 15 ans, 20 ans, en tant qu'élu de banlieue. J'ai vu,
dans
ma circonscription depuis 20 ans, et dans le département et dans d'autres départements, en tant qu'hommes politiques, la désagrégation progressive de notre école qui n'inculque pas ce qu'est être français. La démission des élites aussi, qui ne sont plus fiers de la France. La destruction de notre démocratie. Puisque, en fait, c'est l'Union européenne qui décide tout. Et donc, les dirigeants ne servent à rien. Et donc, quand vous avez ça, l'idéologie rampante de la magistrature,
qui
fait qu'on ne condamne plus,
c
'est cet ensemble qui a créé ce chaos. Donc, il faut retirer les fils.
Et
sur chaque point, agir avec détermination, avec des mesures précises, avec des mesures cohérentes, pour reprendre le terrain. Ça ne se fera pas en un jour.
Mais
moi, ce qui m'inquiète,
c
'est qu'on ne peut pas continuer comme ça.
Les
Français veulent de la fermeté. Regardez ce sondage Opinion Way pour CNews qu'on révèle ce matin. Il va apparaître. En qui avez-vous confiance pour régler la situation actuelle ? 32% ? Aucune de ses personnalités. 27% Marine Le Pen. 22% Jordan Bardella. 20% Emmanuel Macron. Vous apparaissez dans la deuxième page qu'on va voir.
Bon,
quelle est votre analyse ? Il y
a
un besoin de fermeté ? Mais c'est
une évidence. Ça saute aux yeux.
Mais il n'y
a
pas besoin
d'avoir... C'est une évidence. Il y
a
un bon sens populaire,
heureusement.
Mais moi, il y a une chose qui m'inquiète dans ce sondage. C'est le faible score de toutes les personnalités.
C
'est qu'il
y a
75% des Français, les trois quarts, qui ne croient pas en ces personnalités. Qui sont les meilleurs, entre guillemets
? Il
y a une crise
du politique. Il y a 32%
de Vendée qui disent « personne ».
Vous vous rendez compte de la gravité ? Un tiers. Et ce qui m'inquiète le plus encore, très bien, c'est sondage qui donne raison à ceux qui avaient dit les choses avant les autres. Mais ce qui est beaucoup plus grave,
c
'est qu'on nous parle de sondage
comme
si on allait attendre 4 ans.
Et
moi, je me refuse, intellectuellement, politiquement,
à
attendre 4 ans. Je pose deux questions aux Français. Est-ce que vous avez l'impression que ce gouvernement a tiré les leçons
?
Non. Évidemment. Ils n'ont rien compris. Puisque c'est leur politique qui a amené à ça. Ça fait 6 ans qu'ils gouvernent. Et bien avant la même politique. Donc, ils ne tirent pas les leçons. Donc, cela veut dire quoi
?
Que rien ne va changer. Deuxième question que je pose aux Français qui m'écoutent. Est-ce qu'on va laisser pourrir la situation encore 4 ans
? C
'est impossible. Donc, moi, je dis aux gens de l'opposition, à toutes ces personnalités,
qui
font chacun cuire leur petite soupe sur leur petit feu, avec leur petit parti,
je
leur dis,
il
faut voter une motion de censure à la rentrée. Parce que si les Républicains qui nous ont répété,
pendant
des mois, on va voter une motion de censure quand la situation sera grave, ben là, elle est grave. C'est le chaos. Donc, je demande solennellement aux Républicains de voter la motion de censure au Rassemblement National, à Debout la France. Je demande à toutes ces personnalités de s'entendre.
Parce que j'ai écouté... A la gauche également ?
Ben, la gauche, elle est discréditée. Donc, je demande
à ceux Mais pour voter la motion de censure ? Ils
font ce qu
'ils
veulent, bien sûr. Mais il faut qu'il y ait une dissolution à la rentrée. Il faut qu
'il
y
ait
une nouvelle majorité. Et il faut que Marine Le Pen, Éric Zemmour, Éric Ciotti, moi-même et d'autres,
ait
la capacité de faire une coalition pour présenter une majorité et prendre le pouvoir dès la rentrée à l'occasion d'une dissolution. Si on ne le fait pas,
si
chacun est sur ses sondages, ah, j'ai 27%, ah, j'ai 13%, ah, j'ai 7%, ah, je suis le meilleur, qu
'est
-ce qui va se passer ?
On
va attendre 4 ans. Et les Français vont pleurer parce que ça va passer de la guérilla à la guerre civile. Et j'estime, et je le dis, j'ai demandé un rendez-vous à Marine Le Pen,
j
'ai demandé un rendez-vous à Éric Zemmour, je demande un rendez-vous à Éric Ciotti, je leur dis qu'on a une responsabilité historique. Puisqu'on a dit la même chose dans cette crise, j'étais surpris. Enfin, surpris, tout le monde a compris. Éric Ciotti a dit exactement la même chose
qu
'Éric Zemmour ou moi-même ou M. Bardella.
Et
alors, on va continuer les petits jeux pendant 4 ans
et
laisser la France crever
?
J'appelle à la responsabilité des leaders politiques qui signent qu'on prenne
pas. Et à
l'union des droites. Mais à l'union des Français, des patriotes. Ça va au-delà de la droite. Des patriotes. Si ceux qui sont en tête
de
ce sondage ne sont pas capables de s'unir dès maintenant
et
de voter une motion de censure pour prendre leur responsabilité, ça veut dire que tout leur cinéma, tout leur discours ne valent rien. et que dans un an, deux ans, trois ans, ces sondages seront bien pires.
Vous
appeliez tout à l'heure un moratoire sur l'immigration. Quel est le rôle de l'immigration dans ce qui s'est passé ? Il est clé.
Parce
que notre pays
n'a pas les moyens d'accueillir 500 000 personnes légales par an sans compter les dizaines de milliers de clandestins.
Ça
fait des années que je le répète. C'est la ville de Paris
tous
les quinquennats
qui
arrivent sur l'autre sol
avec
une école qui n'intègre pas, avec une économie ubérisée de petit boulot et avec une justice qui ne punit pas.
Vous
savez, ce sont les quatre points cardinaux de l'action que je propose.
Des
peines de prison, des frontières contrôlées, la fin de l'immigration et une école qui apprend l'histoire, qui apprend les valeurs, qui exclut quand on ne respecte pas la discipline, qui soutient ses
profs,
qui élève le niveau voilà. Sinon, vous pouvez mettre un policier derrière chaque jeune, mais on n'y arrivera pas.
Est-ce que, comme Bruno Retailleau, vous constatez que des jeunes issus de familles immigrées de troisième ou quatrième génération se sentent de moins en moins français ? Certains, oui, mais attention,
il y en a aussi, heureusement,
qui
se sont assimilés, qui s'intègrent et qui sont de bons français. Donc, je crois qu'il faut faire la différence entre ceux qui sont renvoyés à leurs origines ethniques comme l'a très bien dit Bruno Retailleau, mais ne pas généraliser non plus. Et c'est le rôle justement de l'État d'être très ferme, souvenez-vous de la phrase de Clémenceau,
très
ferme vis-à-vis des mauvais citoyens et de protéger les libertés des bons citoyens. Or là, qu
'est
-ce qu'on fait ? On s'attaque aux libertés des bons citoyens, mais on ne s'attaque pas aux mauvais citoyens.
Vous
dites, il
y a
des Français point barre. Il y
a
des Français point barre, il y
a
un problème d'immigration évident, il y
a
une population totalement sur une autre culture, une autre civilisation qui est arrivée, qu'on n'a pas intégrée et qui est arrivée trop nombreuse. Eh bien, il faut faire quoi maintenant ? Moi,
je
m'occupe de l'avenir. Il faut bloquer. Mais je suis le seul à demander le rétablissement des frontières nationales et à sortir de Schengen.
Parce
que toute cette classe politique qui nous dit qu
'il
faut être ferme vis-à-vis de l'immigration,
ils
ne veulent pas sortir de Schengen.
Il
faut rétablir des frontières nationales. Ça sera l'objet des élections européennes, mais j'espère qu'il y
aura
des élections législatives avant. Il faut, à un moment, dire la vérité aux Français.
On
ne peut pas avoir des frontières ouvertes Schengen et ne pas avoir des meutes. Il
va falloir choisir maintenant.
Quand Gérald Darmanin parle des Kevin et des Matteo qui se sont fait arrêter pour dire qu'il n
'y
a pas que
des enfants issus
de l'immigration. Il
n
'a plus aucune crédibilité. Vous savez, c'est Gérald Darmanin qui avait vu des supporters britanniques sur les grilles du Stade de France et qui nous a fâchés avec toute la nation britannique. Bien évidemment qu'il y
a
un problème migratoire central. Central. Voilà pourquoi il faut bloquer l'immigration et s'en donner les moyens. Voilà pourquoi il faut rompre les accords de l'Union européenne. Demain matin, pas dans 4 ans, ça sera trop tard. Mais j'insiste, ce sera trop tard. Or, la classe politique, je trouve, n'a pas conscience
comme
si on était dans une sorte de
jeu
traditionnel. Mais
on ne peut pas attendre 4 ans. Après ces émeutes, un débat revient à la surface. L'État doit-il continuer de subventionner les banlieues ? 10 milliards d'euros chaque année uniquement avec la politique de la ville et 100 milliards, disait Agnès Verdier-Molinier dans Le Figaro cette semaine qui était à l'instant sur le plateau de CNews, 100 milliards si on compte les APL, le RSA et d'autres aides.
La
question majeure n'est pas ça. C'est que d'un côté on donne 10 milliards mais de l'autre, et j'en sais quelque chose, on supprime des professeurs. Il y a une école qui n'inculque pas ce qu'est la France, son histoire, le français, la langue, des valeurs communes. Donc, en fait, l'État a fait de la charité pour les banlieues. On donne de l'argent mais on a retiré les services publics. Donc, moi, il n
'y a
pas besoin d'avoir une politique de la ville excessive. Donnons moins d'argent mais en revanche, mettons l'argent là où c'est essentiel. La police, la gendarmerie, la justice, vous savez que nous sommes à des pays qui n'ont pas construit les places de prison nécessaires. J'avais proposé à la présidentielle 40 000 places de prison, c'est l'évidence. On m'a rionné en disant Emmanuel Macron en avait promis 15 000. Vous savez combien il en a fait
?
2 000. Quelques milliers. Il
n'y a
pas de chaîne judiciaire. Il faut rétablir la dissuasion de la peine. Il n'y a pas de sécurité publique possible, de paix civile si on libère les délinquants et qu
'ils
ne sont jamais condamnés. J'ai l'impression de dire des choses tellement évidentes mais qui ne sont pas faites.
Quel
est votre point de vue sur le rôle de la France insoumise qui est notamment de Jean-Luc Mélenchon qui n'a pas voulu appeler au calme au tout début des émeutes ? L'incendiaire, il a
contribué, il
s'est
décrédibilisé. Voilà pourquoi j'appelle à une dissolution. Voilà pourquoi j'appelle à une motion de censure. Voilà pourquoi je veux de nouvelles élections pour que les Français,
après
cette année, rebattent les cartes et donnent une majorité à ceux capables de s'entendre pour proposer un plan de redressement national clair, serein, calme. Il ne s'agit pas de partir dans le décor mais on doit être capable de proposer aux Français le plus vite possible un plan de sauvetage du pays. Et cette gauche insoumise s
'est
décrédibilisée et
les Français ont ouvert les yeux. Est-ce qu'elle est encore dans le champ républicain pour utiliser le terme d'Elisabeth Borne qui accuse la France insoumise de ne pas
être dans le champ républicain ? Je ne tomberai
pas dans ce piège de Mme Borne.
Vous savez,
M. Macron et Mme Borne jouent
depuis
le début avec d'un côté le RN, de l'autre la France insoumise et se maintiennent au pouvoir en jouant des peurs fantasmées des uns ou des autres. On est en démocratie, tout le monde est légitime par l'élection. Simplement, notre démocratie a besoin d'être ouverte. Ça veut dire qu'il faut de nouvelles élections sinon on va subir ça quatre ans. Et je mets en garde, on ne peut pas laisser pourrir la situation. On n'a pas le droit.
Le calme précaire, vous nous avez dit, est revenu. On craint de nouvelles violences autour du 14 juillet.
Est
-ce qu'il faut interdire des célébrations, des feux d'artifice du 14 juillet dans certaines zones de France ? C'est très délicat, je n'ai pas la
solution parce que si on commence à interdire tout, cela veut dire qu'on vit sous la menace. Voilà pourquoi il y a peut-être des phases provisoires,
il
y
a
certains endroits, mais attention
à
ce grand danger
qui
serait de priver de liberté l'ensemble des Français
parce
qu'on n'est pas capable de punir les responsables.
Et
ça, j'appelle ça les pouvoirs faibles qui dérivent. Et moi, je ne veux pas de dérive.
La
liberté est au sommet et on doit pouvoir punir ceux qui mettent en cause notre République et nos institutions. Et c'est terrible de voir d'ailleurs que plus le pouvoir est faible, plus il est liberticide quelque part. et c'est pourquoi je crois vraiment qu'il faut un nouveau gouvernement, une autre politique. Encore une fois, on n'attendra pas, je vous le dis.
Il faut tout faire pour éviter de passer de la guérilla urbaine à la guerre civile.
C
'est
ce
que vous nous avez dit ce matin. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan. Merci d'être venu ce matin sur le plateau de la matinale.
Merci d
'avoir
regardé
cette vidéo.
Nicolas Dupont-Aignan