"Nous avons fait des propositions qui changent la vie des Français•es et les protègent" - O. Faure
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] La grande matinale 7h49 sur Benjamin Duamel, vous recevez le premier secrétaire du Parti socialiste. Bonjour Olivier Fort. Bonjour Benjamin Duamel.
Merci d'être avec nous ce matin sur France Interre alors que l'on s'approche enfin du dénouement de ce jour sans fin budgétaire. Le premier ministre qui va recourir aujourd'hui au 493 pour que le le volet recette de ce budget soit adopté. Vous aviez fixé deux conditions pour ne pas censurer le gouvernement.
Un transparence sur la copie finale. De que les économies ne soient pas faites je cite sur le dos des Français. Euh question simple, est-ce que pour vous ces ces deux conditions sont remplies ?
Est-ce que vous nous dites ce matin, on ne censurera pas. Les socialistes ne censureront pas le gouvernement. Bon, on n' pas encore vu la copie finale, mais de ce que je comprends, de ce que nous dit le Premier ministre, effectivement ces conditions seront remplies.
Donc vous ne censurerez pas le gouvernement. Donc nous ne censurerons pas le gouvernement. Ça va être la question posée ce matin au groupe parlementaire, mais effectivement c'est ce que je plaiderai auprès d'eux.
Donc grâce à vous, Sébastien Lecnu va pouvoir se se maintenir. L'étape d'après, c'est quoi ? C'est faire partie de la majorité, rentrer au gouvernement.
En fait, vous êtes c'est vous le nouveau premier ministre ? Non, Olivier Fort, vous êtes sympa mais enfin la réalité c'est que je ne le suis pas et que ce budget n'est pas le mien. Simplement, vous connaissez la situation, nous n'avons pas de majorité absolue pour quiconque depuis la dissolution.
Et je vais pas reprendre les ditau de Patrick Cohen pour expliquer pour expliquer ce qui se passe. Mais enfin, la réalité c'est ça, c'est que quand personne n'a une majorité, il faut un changement culturel. Ce changement culturel, c'est d'accepter de négocier, y compris avec des gens qui vous font face.
Moi, je ne suis pas devenu macroniste. Le Premier ministre n'est pas devenu socialiste, mais il y avait la nécessité pour les uns et pour les autres de composer avec une majorité qui n'est pas celle enfin avec une majorité, vous êtes devenu la béquille du macronisme, mais les mêmes mots que Marine Le Pen qui quand même relève d'une forme de convergence sur la forme au moins qui marier par de naïveté. Vous concer Mais la naïveté c'est de penser que on peut à par le biais d'une dissolution arriver à obtenir une majorité de gauche dans 20 jours.
Moi ce que je crois c'est que les Français ont fait un choix il y a un an et demi. Ils ont donné de majorité à personne et ils nous ont dit au fond débrouillez-vous avec ça. Et bien on se débrouille avec ça et donc on cherche à obtenir le maximum.
Et ce que je dis ce matin aux françaises et aux Français, c'est qu'il y a un parti qui s'est montré utile dans la période. C'est le Parti socialiste qui a accepté sur la loi de financement de la sécurité sociale et sur le budget de l'État de faire avancer un certain nombre d'idées qui protègent et qui changent la vie des Français. Et on va parler du fond dans un instant, juste avant sur le 493.
Je voudrais Olivier Fort vous citer les grands auteurs. Ouvrez les guillemets, l'abandon du 493, c'est une revendication que nous avons posé depuis longtemps et qui correspond à une évolution de la pratique constitutionnelle qui permet que le parlement et lui seul aura le dernier mot. Est-ce que vous savez qui a dit ça ?
Oh, ça aurait pu être moi. Et ben, c'est vous Olivier Fort octobre 2025, quand pendant des années, on a assimilé le 493 à un passage en force quand on a vanté, je cite la recherche du compromis contre la pensée paresseuse et là on fait comme si de rien n'était. Et donc engager sa responsabilité, utiliser le 4933, ça passe.
Mais c'est bien pour ça que je vous ai parlé de changement culturel. Ce qui s'est passé, c'est qu'il y a des gens qui ont préféré depuis le mois de décembre, même avant, appeler à l'usage du 493 pour éviter d'avoir à se poser la question de savoir quel compromis il devait faire pour permettre à un budget de passer. Quand vous avez une foultitude de groupes parlementaires qui vont jusqu'à refuser même le dialogue, qui ne veulent même pas continuer à dialoguer avec le gouvernement, comment voulez-vous qu'on arrive à Est-ce qu'il y a pas un sujet de crédibilité de la parole publique ?
Bien sûr. Et là, on est au mois de janvier. Pour qu'il y ait un budget, vous dites "Bon bah, écoutez, finalement on passe ça par perte des profits." Mais bien sûr qu'il y a un problème de crédibilité évidemment qui vous mais qui tout le monde, toute la classe politique parce que y compris ceux qui vous disent et qui vont dénoncer le 493 maintenant, ce sont ceux qui précisément ont poussé au 493.
Quand vous ne négociez pas, quand vous refusez même de dialoguer, bah ça forcément, vous savez très bien ce qu'il se passera à la fin. Vous savez très bien que ça se passera par un 493 et vous y contribuez et ensuite vous le dénoncez. C'est le problème des postures.
Il y a trop de gens aujourd'hui qui sont dans la posture. Ce que nous avons refusé nous, c'est d'être dans la posture et de chercher des solutions là où d'autres entretiennent des illusions. C'est ça la grande différence entre les uns et les autres aujourd'hui.
Prenons deux points précis de ce de ce budget Olivier Fort. D'abord sur la fiscalité. Il y aura bien une surtaxe de 8 milliards d'euros pour les grandes entreprises comme c'était le cas dans le budget 2025.
C'est 300 grands groupes qui sont concernés. Je voudrais vous lire ce que dit ce patron français de la tech cité dans le dans le Parisien. Il va payer 100 millions d'euros avec cette surtaxe.
Voilà. Voilà ce qu'il dit. ouvrez les guillemets, ça ça correspond à 10 ans de budget de recherche dans le quantique.
Quand vous dites "On veut pas que des économies soient faites sur le dos des Français, les grandes entreprises, c'est pas des des Français qui travaillent, des sous-traitants qui sont impactés par ces augmentations d'impôts." Non, mais on parle là d'une surtaxe sur des entreprises, 300 entreprises, les plus grandes de France. En gros, si on devait aller vite le CAC 40.
Ah bah 300, c'est plus que le CAC 40. Oui, d'accord. Mais enfin essentiellement des entreprises qui ont le niveau du la 40, qu'elle soit côté ou pas.
Et vous avez là en fait des gens qui se sont distribués l'an passé plus de 100 milliards d'euros de dividende et de rachat d'action. Vous pensez qu'on peut pas prendre 8 milliards ? Vous pensez que c'est forcément sur les autres qu'il faut piocher.
Je vois ce matin les éditoriaux dans la presse économique qui travait des gens qui disent il aurait mieux valu pardon je vais finir ma phrase des gens qui nous disent il aurait mieux valu multiplier par de les franchises médicales. Il aurait mieux valu faire en sorte que les personnes de retraite ne soient pas réindexé sur l'inflation. leur mieux value.
Mais moi je prétends le contraire. Je dis que même les entreprises si elles veulent un jour gagner de à nouveau gagner de l'argent, il faut aussi que les Français puisse consommer. Et ça c'est pas possible de continuer à avoir un discours qui est celui qu'on connaît depuis trop longtemps d'une politique de l'offre exclusive qui a mené le pays là où on sait, c'està-dire à plus de 3000 milliards de dettes.
Autre mesure Olivier Fortu, ce sont les repas à 1 € pour tous les étudiants. Euh aujourd'hui les repas à 1 € c'est pour les les étudiants boursiers, les étudiants précaires qui même s'ils ne sont pas boursiers peuvent peuvent demander à en bénéficier. Cette nouvelle mesure, elle coûte 90 millions d'euros.
Donc là, encore si je résume Olivier Fort, grâce à vous, un étudiant dont les parents paient l'impôt sur la fortune immobilière va pouvoir payer son repas 1 €. Est-ce que c'est vraiment ça une conquête de gauche ? Mais euh vous avez été étudiant ?
Oui. Voilà. Bon et pu et je suis pas sûr que j'avais besoin dans le cas d'espèce de payer un un repas.
Et je doute, je vais vous dire une chose. Je doute vraiment que un enfant qui a un papa milliardaire mange grosse pour 1 €. Voilà.
Je pense que ça n'est absolument ceux qui peuvent se payer autre chose que le repas à 1 € iront se payer autre chose qu'un repas à 1 €. Arrêtons de nous faire prendre les vess pour des lanternes. C'est une c'est pas des vess pour des lanternes Olivier.
C'est dans un moment où il faut faire des économies. Est-ce que quand on est de de gauche et vous on ne choisit pas on choisit pas combattre ce qui en a mais est-ce que vous trouvez normal que dans les rues de Paris vous ayez des que devant les soupes populaires avec des étudiants qui viennent parce qu'ils ne peuvent pas manger ? Ben moi, je crois que effectivement le mieux qu'on puisse faire c'est de dire que ces étudiantsl pourront désormais manger pour 1 € demain qui voit à la soupe populaire aujourd'hui bénéficient déjà de ces repas à 1 € dans les crouss mais non la preuve c'est que vous avez des étudiants qui sont toujours devant les soupes populaires.
J'ai été faire les que avec eux, j'ai été j'ai été discuté avec eux et je vois bien de quelle population il s'agit. De gens qui sont parfois justes auudess du niveau des bourses, soit des gens qui ont redoublé et qui n'ont plus accès à leur bourses et qui donc n'ont pas aujourd'hui la possibilité de manger à leur fin normalement. Si vous voulez demain un pays qui soit un pays prospère qui puisse continuer à être parmi les premiers dans la compétition internationale, vous avez besoin d'étudiants qui étudient dans de bonnes conditions, pas des gens qui se posent chaque jour la question de savoir comment ils mangeront le soir.
Donc oui, je prétends que cette mesure est une bonne mesure. Donc universelle, une aide pour tous les étudiants, quel que soit le revenu de leurs parents et quel que soit leur revenu. Bien sûr, mais la réalité c'est que vous savez très bien que ceux qui les enfants de monsieur Arnaud n'iront pas manger au Cru à 1 €.
H ça c'est ce que vous dites vous. Et bien écoutez, ils sont si peu nombreux que de toute façon c'est pas eux qui coûteront le plus cher.
Olivier Faure