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interviewLCP (sur YouTube)· 17 juin 2025 14 min

Arthur Delaporte : conférence de presse du groupe Socialiste à l'Assemblée nationale - 17/06/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Aujourd'hui, nous nous sommes nous avons commencé notre point presse par évoquer la situation internationale qui est extrêmement inquiétante et qui contribue évidemment à fragiliser les équilibres au Moyen-Orient et plus largement dans le monde. Nous condamnons appeler ça évidemment pour commencer les multiples violations par l'Iran du traité de non prolifération des armes nucléaires ainsi que le non respect des engagements pris il y a 10 ans pour encadrer son programme nucléaire et voilà rappeler que l'Iran est évidemment le régime des mol régime théocratique autoritaire une dictature qui écrase son peuple le massacre voilà commet des des exécutions militants politiques et donc Trich là sur son programme d'uranium en Ruchi sans pouvoir rassurer la communauté internationale sur ses fins civiles et pacifiques. Israël serait ément le premier état à menacer si l'Iran parvenait à se doter de l'arme atomique étant donné qu'ils ont déjà exprimé leur volonté de mort à Israël.

Donc on peut comprendre le souci d'Israël d'assurer sa propre défense, mais ces ces frappes israéliennes posent une série de problèmes. Premier, c'est qu'il y avait des négociations qui étaient en cours entre l'Iran et les États-Unis et que ces frappes ont conduit à la suspension de ces négociations et pourraient donc avoir un effet productif contreproductif pardon en forçant notamment la détermination de Miran à se doter de l'arme nucléaire. Ces frappes par exemple par ailleur dit chirurgica ne le font pas puisque elles ont des conséquences sur les populations iranienne civile des traces de femmes d'enfants qui n'aiment pas de lien avec le programme nucléaires qui sont qui ont été touchés et puis aussi en retour des conséquences sur les populations civiles israéliennes avec déjà plusieurs centaines de personnes qui ont été tuées ou qui sont contraintes de se cacher dans les abris.

Donc nous avons des inquiétudes extrêmement vives sur les risques d'escalades et d'escalades déjà en cours. Et puis évidemment les risques aussi des sites nucléaires étaient frappés pour conséquence aussi importante. Ces frappes ont également conduit au report sinétique de la conférence sur la résolution pacifique de la question palestinienne qui devait avoir lieu du 17 au 20 juin à l'ONU alors qu'elle avait pour but de faire progresser l'application des résolutions de l'ONU relatives à la question de la Palestine et la solution à deux états et trac une voie une voie irréversible dans le règlement pacifique de la question de la Palestine à une mise en œuvre de cette solution à deux états et la France avait même déclaré dirait que l'objectif serait d'impulser une reconnaissance collective de l'État de Palestine par tous les pays avec des garanties de sécurité pour tous, même si on peut regretter ici que le président de la République est semblé sur ces derniers jours tergiversé.

Voilà. Donc du coup vous dire que on a deux régimes. L'un l'Iran qui est évidemment contesté par sa propre opinion publique et donc ces frappes qui peuvent tuer des dirigeants quand c'est le cas peuvent donner de l'espoir aux population mais dès lors qu'elle touche des civiles, ça peut aussi avoir un exché contre productif et d'autres Nethanou qui lui aussi est de plus en plus contesté par les conséquences du massacre de la population palestinienne.

Donc nous estimons que la France doit appeler l'ensemble de la communauté internationale à la retenue et on peut pas rester simplement spectateur de ce conflit. Israël doit entendre que c'est par la négociation et la diplomatie que nous sortirons de ces euh ces tragiques. Voilà, on va passer à un autre sujet qui est non moins explosif mais plus nationnel.

Merci. Merci Arthur. Bonjour à toutes et tous.

Je prends le temps aujourd'hui de vous faire un point d'étape concernant l'examen de la PPL Grémilet. En effet, depuis 3 ans, le groupe socialiste réclamait comme la grande majorité des groupes à l'Assemblée nationale l'examen d'un projet de loi de programmation énergie et climat préalable nécessaire à l'actualisation de la programmation pluriannuelle de l'énergie. Après les projets de loi relatifs à l'accélération des énergies renouvelables et aux procédures sur les installations électronucléaires, le gouvernement s'est résolu à enfin inscrire à l'ordre du jour cette semaine de l'Assemblée une proposition de loi poursuivant en partie un tel objectif.

Il s'agit de la proposition de loi sénatoriale dite Gréier qui porte programmation nationale et simplification normative dans le secteur économique de l'énergie. Nous regrettons à nouveau cette méthode, il faut le dire, substituant qui substituant ce texte à un projet de loi Adoc nous prive d'une base de travail couvrant l'ensemble des enjeux de programmation énergétique construite de manière précise, de manière cohérente et complétée d'une étude d'impact exprimant la vision du gouvernement lui-même. Cependant, notre groupe des députés socialistes et apparentés s'est engagé de manière constructive dans l'amélioration et le recentrage de ce texte.

Nous avons notamment le 4 juin dernier présenté notre stratégie énergétique qui fait suite à un travail de longue haleine avec des auditions de professionnels, de chercheurs ainsi que d'associations. Notre stratégie pour être synthétique repose sur trois piliers : souveraineté, décarbonation et compétitivité. Notre souveraineté, la défense de notre souveraineté en matière énergétique, c'est un préalable à la préservation du pouvoir d'achat des Françaises et des Français et à la compétitivité de nos entreprises qui passera de manière croissante par la garantie d'un prix de l'énergie accessible à toutes et tous et plus bas que nos concurrents.

Le nouvel ordre mondial en outre opportunité pour enfin réellement engager la transition énergétique et écologique dans notre pays faisant coïncider au travers de la décarbonation de nos économies priorités climatiques et économiques. Nous souhaitons également faire un point ou préciser le fait que nous considérons que les énergies renouvelables constituent la réponse la plus adéquate à ces enjeux de souveraineté et de décarbonation. Elles sont moins coûteuses que les infrastructures nucléaires nouvelles, plus rapidement et aisément déployables.

Elles assurent une indépendance énergétique en matière de combustible et elles offrent une très faible empreinte carbone. Nous proposons une diversification de ces énergies mais également un développement massif des capacités de stockage d'énergie. Malheureusement, le déploiement de ces énergies renouvelables a pris un retard considérable faisant de la France le seul Étatmembre à ne pas avoir atteint ses objectifs en la matière.

Dès lors, le lancement d'un nouveau programme électronucléaire apparaît nécessaire afin de prévenir la survenue de l'effet falaise que constitue le calendrier de sortie d'exploitation des réacteurs du parc nucléaire historique et d'assurer la sécurité, d'approvisionnement et la stabilité de notre réseau. Nous proposons ainsi la construction de huit réacteurs qui permettent d'apporter des avantages, les avantages du nucléaire à notre mix, à savoir stabilité, prévisibilité et pilotabilité. en laissant les renouvelables former le gros du prix finable avec le nucléaire historique plus récent.

Nous avons décliné ces propositions dans nos amendements à la loi gré en commission et en séance. Euh rappelons également que nous avons des objectifs en matière d'éolien en mer, mais aussi euh euh l'enjeu de prioriser le photovoltaïque plutôt que du solaire au sol ou de l'agrivoltaïme. Cependant, à travers euh cette loi grémilier, plusieurs sujets demeurent en chantier en vue de l'examen en séance publique.

Les droites et l'extrême droite étant tenté de sacrifier les énergies renouvelables pour lancer un nouveau grand programme électronucléaire. Nous avons proposé la semaine dernière une voix de compromis à Antoine Armand, rapporteur de cette proposition de loi assis sur un développement important des énergies renouvelables et la relance d'un programme électronucléaire de transition. La droite et le gouvernement sont désormais face à leur responsabilité pour la séance.

Une majorité de confort avec l'extrême droite sur un mauvais mix sera tout bonnement irréalisable et il faut faire le choix, nous le pensons, d'une majorité exigeante avec nous sur un mix qui répondra aux attentes des françaises et des Français mais aussi de nos entreprises. Je vous remercie. Bonjour à tous.

Veillez m'excuser pour mon léger retard. Voulez-vous faire un petit point sur la commission d'enquête ? Le groupe socialiste a choisi de soutenir la création d'une commission d'enquête sur la santé mentale et le handicap.

Il s'agit d'une commission d'enquête sur les défaillances des politiques publiques de prise en charge de la santé mentale et du handicap. Nous avons évidemment conscience que ce sont deux champs distinctifs, mais nous ressentons et observons un état commun d'abandon, de désengagement des politiques publiques sur ces deux sujets qui nous semblent avoir des conséquences extrêmement graves pour la population. française particulièrement aggravé, vous le savez, depuis la crise Covid, particulièrement aggravé auprès de la jeunesse.

Les chiffres sont à eux seuls très éloquents. En 2023, un français sur 10 a eu des pensées suicidaires. Plus de deux français sur 10 présentent un état anxion anxieux. 7 francs/ 10 déclare des problèmes de sommeil au cours des 8 derniers jours et tout cela vous le savez dans un niveau de consommation de produits psychotropes et anxiolitique parmi les plus hauts d'Europe et cette dégradation de l'état santé mentale est particulièrement forte je l'évoquais chez les populations les plus jeunes que la psychiatrie notamment en hospitalisation connaît une grave une grise une grave crise en France depuis maintenant plusieurs plusieurs années avec une baisse continue des moyens de prise en charge et nous avons également le souhait d'étudier la question de la prise en charge croissante dans le secteur privé à but lucratif avec de sérieuses dérives de marchandisation concernant le handicap évidemment de très lourdes insuffisances en matière d'accessibilité d'inclusion scolaire qui avait fait l'objet de négociation serrée avec le gouvernement la matière lors des derniers débats budgétaires d'emploi des personnes en situation handicap ou encore d'accessibilité à des logements adaptés.

Ainsi, le droit en vigueur est un droit formel, il n'est pas un droit réel et nous considérons que l'ensemble des mesures de sanctions qui sont prévues contre les discriminations touchant les personnes en situation de handicap sont bien trop appliquées pour permettre de porter ces ambitions d'égalité. Et cette commission d'enquête aura pour objectif de se pencher pendant 6 mois sur les causes des défaillances de ces deux grands secteurs de politique publique et feront fera des préconisations pour répondre à la crise qui touche les secteurs de la santé morcale et de la prise en charge du handicap. Merci.

Des questions ? Merci. Moi, j'avais une question sur le le conclave, le fameux conclave euh qui est en train de se terminer.

Euh que ferez-vous s'il n'y a pas d'accord entre les partenaires sociaux ? Que ferez-vous s'il y a un accord mais qui vrais mon ne portera pas sur la question de l'âge ? C'était important pour vous ?

Alors déjà, on peut dire que ce concl est en train de tenter de se terminer, mais on ne sait pas si ce qu'il n'en sera. Le premier ministre avait dit une chose simple. Le parlement en tout état de cause aura le dernier mot et nous avons toujours été extrêmement clair si le parlement n'avait pas le dernier mot, c'était la censure.

Donc ce sujet-là reste sur la table et nous demanderons cet après-midi plus d'explications. Premier ministre sur quoi vous souhaitez avoir le dernier mot ? Exactement. parlement doit avoir le dernier mot à la fois sur l'issue du conclave mais aussi plus largement sur la remise sur le chantier d'une réforme des retraites.

Nous, on n'acceptera pas que le parlement ne puisse pas se prononcer sur les retraites plus largement y compris sur les évolutions d'âge. Mais ça voilà, on verra ce qui aboutit du du concl mais si ça n'aboutit pas de toute façon voilà nous demanderons un retour au parlement. Donc même s'il y a pas d'accord vous demandez Ah oui, on a toujours été extrêmement clair sur ce sujet.

Retour au parlement de quoi ? retour d'une réforme des retraites et d'une capacité à faire évoluer le système. Aujourd'hui, tout le monde a reconnu même le Premier ministre qu'il était profondément injuste et que la réforme borne avait aggravé les inégalités.

Donc nous, on peut pas se satisfaire de la situation existante et nous demandons que le parlement puisse enfin les différer et sinon c'est sens. Et puis on va arrêter les 31 parce que sur le rassemblement national à Dors et déjà dit excuse-moi, vous voulez que je Elisabeth Vin d'agenceur le rassemblement national d'or et déjà dit que lui s'il votait une censure ce serait sur un budget donc en septembre. Donc si vous déposez une censure une motion de censure maintenant, elle est vouée à l'échec.

Depuis quand on prend nos positionosition par rapport au ration ? En tout cas, à quoi servirait le motion de censure maintenant qui qui serait voué à l'échelle ? À quoi ça servirait ?

Euh, je veux dire, à censurer le gouvernement. Voilà. Euh nous on a dit on a on a dit on ne censure pas euh s'il y a un retour au Parlement une capacité à discuter des retraites et de la réforme des retraites.

Mais si c'est pas le cas, on sense. Enfin, je veux dire, on n pas de paroles. On a été assez clair, je crois en janvier dernier.

Donc voilà, je crois que cette clarté qui est la nôtre est aussi une forme de constance et nous pouvons enorer. C'est pas sûr que ce soit le cas du premier ministre, mais on verra ce qu'il peut nous répondre sur ces points et on parlera dehors de la suite. Merci.