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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 10 octobre 2019 15 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsImmigration & asileJustice

AVEC MACRON, BALANCE TON VOISIN (MUSULMAN) | LA CAMPAGNE, C'EST DU CIRQUE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10inconnuFait
    « Une société de vigilance. Voilà ce qu’il nous revient de bâtir. L’hydre islamiste c’était le mot juste. »
  • 0:25inconnuFait
    « Un terroriste que l’on aurait pu sinon écarter, du moins surveiller dès 2015 lorsqu’il avait approuvé les attentats contre Charlie. »
  • 2:30inconnuFait
    « Ce n’est pas sain. La police est aujourd’hui travaillée par des pulsions mauvaises. Il lui faut un vrai patron. »
  • 3:20inconnuChiffre
    « Cet imam a fait l’objet en 2015 d’une obligation de quitter le territoire français, c’est purement factuel. »
  • 3:40inconnuChiffre
    « L’endettement de la capitale tourne autour de 7 milliards. Ce qui la classe dans la moyenne des métropoles françaises. »
  • 4:40Marcel CampionPromesse
    « Il va falloir qu’on rende Paris propre. Si on est élus je peux vous dire que ça va être propre. »
  • 4:50Marcel CampionFait
    « La sécurité, vous vous rendez pas compte, la sécurité il y a des endroits où y’a plus de sécurité. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Une société de vigilance. Voilà ce qu’il nous revient de bâtir. L’hydre islamiste c’était le mot juste.

Il faut avoir des comités de vigilance. On va essayer de regarder les quartiers. En gros on écrase le droit des gens.

On écrase des libertés publiques. Voilà c’est pas open bar. Qu’ai-je dit ?

La vérité. Quand on ne sait pas, il vaut mieux ne pas dire. Je ne réponds que dans la limite de ce qu’il est possible de dire.

Il y a un moment on peut se lever et puis on doit agir. Les conséquences politiques de l’attentat au couteau à la préfecture de police et un reportage sur un nouveau candidat à la mairie de Paris. C’est dans le numéro 48 du P’tit coup de Bourbon.

Et puis vous avez été nombreux à répondre à notre appel à un soutien financier. Soyez-en remerciés. Mais nous ne sommes pas encore tirés d’affaire.

Alors, rendez-vous sur soutenez.lemediatv.fr.

Au cœur de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, il y avait donc un terroriste. Un terroriste qui a tué quatre de ses collègues. Un terroriste que l’on aurait pu sinon écarter, du moins surveiller dès 2015 lorsqu’il avait approuvé les attentats contre Charlie.

Mais voilà, ce signal faible, pour reprendre l’expression en vogue, n’est pas remonté. Un dysfonctionnement tragique. Qui reste, par définition, exceptionnel.

Et voilà que le Président de la République en fait la clé de voûte d’une stupéfiante proposition. C’était lors de l’hommage aux victimes de la tuerie. L’administration seule et tous les services de l’État, ne sauraient venir à bout de l’hydre islamiste.

Non. Une société de vigilance, voilà ce qu’il nous revient de bâtir. Savoir repérer à l’école, au travail, dans les lieux de culte, près de chez soi, les relâchements, les déviations.

Ces petits gestes qui signalent un éloignement avec les lois et les valeurs de la République. La vigilance ! Mesure-t-on la folie de ces propos qui ouvrent la porte à une délation généralisée ?

Une pilosité nouvelle ? Allô la police. Une conversion religieuse ?

Allô la police ? Une sale gueule, un différend conjugal, un voisin bruyant, une jalousie professionnelle, un rival amoureux ? Allô la police !

Notre histoire nous a appris où menait le tri entre les supposés bons citoyens et les autres. Au naufrage de la République. Quant à l’efficacité de cette traque collective de l’ennemi intérieur, les responsables policiers savent bien qu’elle est proche de zéro.

Une avalanche de fausses pistes qui mobilisent les effectifs. C’est ce que rappelait le député Sébastien Jumel après la séance de questions au gouvernement. Il pense que la règle à ça, c’est d’inviter les français à dénoncer, à tort et à travers, des actes qui leur paraissent suspects.

Si c’était aussi simple que ça, ça se saurait. Nous ce qu’on souhaite c’est que l’État dégage des moyens en investigation, en renseignement, en service de sécurité pour que la lutte contre le terrorisme soit une question d’unité nationale. En revanche, le chef du Parti socialiste, Olivier Faure approuve la consigne présidentielle.

Chaque citoyen aujourd’hui est appelé à être vigilant et c’est bien normal. On ne peut pas laisser se propager des crimes de manière… Voilà c’est pas open bar. Donc il faut qu’effectivement, chacun se sente concerné.

Si on a connaissance d’individus qui par leurs comportements, marquent une radicalisation, il faut le signaler évidemment. Éric Ciotti, le Monsieur police de la droite, lui, ne tarit pas d’éloges sur le revirement supposé du chef de l’État. Il semble, en tout cas dans le discours du président de la République, qu’il y ait un changement de ton.

L’hydre islamiste c’était le mot juste. La barbarie islamiste c’était le mot juste. L’islam dévoyé c’était le mot juste.

Donc désormais il va falloir tirer toutes les conséquences de ce qu’il s’est passé. Ce sera l’objet de la commission d’enquête parlementaire que je vais présider. L’Assemblée va en effet se pencher sur l’attaque au couteau de la préfecture, à la demande du groupe LR.

Cependant, dans les couloirs de l’Assemblée, mardi, il flottait comme un air de déjà-vu et de déjà entendu. Si vous avez remarqué une lassitude dans l’hémicycle c’est que malheureusement, je dis bien malheureusement on est en train de vivre les mêmes choses. Les mêmes choses depuis très très longtemps.

C’est-à-dire un hémicycle limite, même avec la République en Marche, partagé en deux. Il y a une droite qui vous dit “il faut faire ce qui n’est pas faisable” en gros on écrase le droit des gens, on écrase des libertés publiques et on fait ce que la droite nous dit de faire depuis très longtemps, c’est-à-dire le risque zéro, on met dehors, on arrête peut-être, qu’ils nous proposent d’arrêter de recruter des fonctionnaires de police d’origine étrangère, pas de musulmans, pas d’autres. Ce n’est pas du tout la société qu’on veut.

Et vous avez une gauche qui dit “circulez il n’y a rien à voir”. Quoi qu’il en soit, c’est, une fois encore, la personne de Christophe Castaner qui a concentré les interrogations. Je fais partie de ceux qui affirment que quand on est chef d’un département ministériel, quand on est ministre de l’Intérieur, on assume évidemment jusqu’au bout ses responsabilités.

Moi je veux bien qu’on nous parle de 2015, c’est ce qu’a fait le Premier ministre. Qu’on nous parle de choses qu’on ne peut pas prévoir ou envisager. Mais nous sommes en octobre 2019.

Il y a un certain nombre de lois, de nouveaux textes qui ont été votés ces derniers temps qui donnent des moyens supplémentaires pour le renseignement, pour la prévention. Monsieur Castaner, de ce point de vue-là, donne l’impression d’une maison qui une fois de plus n’est pas bien tenue, n’est pas politiquement tenue. Que ce soit dans le maintien de l’ordre.

Que ce soit dans la manière dont systématiquement, de manière politicienne il prend la parole en ne sachant pas la vérité mais en tenant à prendre la parole pour faire de la com politique et finalement ne donnant pas les moyens réels aux forces de l’ordre, au renseignement, de travailler, à tel point que ces dysfonctionnements je le répète, à ce qu’un homme manifestement sous influence de cet islamisme terroriste puisse faire les meurtres que l’on a connu. I l faut qu’il rende des comptes et c’est bien que le Parlement, qu’une commission d’enquête parlementaire lui pose des questions. Le député de la FI fait référence à la déclaration du ministre, le jour de l’attentat : Cet homme était connu dans le service, au service informatique, travaillait avec ses collègues de travail, n’a jamais présenté de difficultés comportementales, n’a jamais présenté le moindre signe d’alerte.

Propos imprudents dont Christophe Castaner s’est justifié devant la commission des lois, mardi soir. Qu’ai-je dit ? La vérité.

La vérité portée par les collègues de travail que j’ai pu rencontrer, avec lesquels j’ai pu échanger longuement cet après-midi. Qu’ai-je dit ? La vérité concernant le dossier administratif de l’individu.

Qu’ai-je dit ? La vérité des éléments qui étaient connus au moment où je m’exprime. Et c’est la responsabilité qui est la nôtre.

C’est de dire toute la vérité de ce que nous connaissons. Ensuite, il y a des instructions, judiciaires. Il y a des enquêtes qui peuvent faire apparaître des faits différents.

En l’espèce c’est le cas. Un système de défense testé quelques heures plus tôt dans l’hémicycle. Et qui avait valu au ministre de l’Intérieur d’être renvoyé dans les cordes par la députée Annie Genevard.

Quand on ne sait pas, il vaut mieux ne pas dire. Il vaut mieux ne pas dire et ne pas courir le risque de décrédibiliser la parole publique. C’est ça le sujet Monsieur le ministre.

Et puis il y a cette affaire de la mosquée de Gonesse que fréquentait le terroriste, Mickaël Harpon. Un imam, catalogué comme radical par les services de renseignement y officie. Cet imam a fait l’objet en 2015 d’une obligation de quitter le territoire français, c’est purement factuel.

Cette obligation n’a pas été mise en oeuvre. Plus jamais cela doit arriver. La question qui est posée : comment est-il possible qu’un imam radicalisé qui fait l’objet d’une OQTF ne soit pas renvoyé à la frontière ?

C’est Laurent Nuñez, le secrétaire d’État auprès du ministre, qui s’est attelé à la réponse. Quand au fait de savoir si l’auteur de l’attaque fréquentait cette mosquée régulièrement, les investigations sont en cours. Elles sont en cours, je ne réponds que dans la limite de ce qu’il est possible de dire.

Il y a les investigations judiciaires en cours, il faut savoir les respecter. Par ailleurs, quant à savoir si cette mosquée a été effectivement dirigée par un imam que vous qualifiez de salafiste et de fiché S, là encore les investigations permettront de faire toute la lumière sur cette affaire. Bref, là encore, la place Beauvau est dans les choux.

Et le secret de l’enquête judiciaire a bon dos. Christophe Castaner est une nouvelle fois fragilisé. Ce n’est pas sain.

La police est aujourd’hui travaillée par des pulsions mauvaises. Il lui faut un vrai patron. Un patron qui la ramène entre les rives de la République.

Marcel Campion est en campagne. À 79 ans, le patron des forains veut devenir maire de Paris. Marcel Campion, c’est la Grande Roue, la Foire du Trône, les attractions des Tuileries, la fête à neuneu… Le roi des manèges est fâché avec Anne Hidalgo depuis 2017, année où la maire de Paris a refusé de reconduire le marché de Noël sur les Champs-Élysées, un rendez-vous que le forain organisait depuis presque 10 ans.

La semaine dernière, place de la République, Marcel Campion, aujourd’hui retiré des affaires, tenait son premier meeting. Bien sûr je me présente parce que je ne vois pas grand monde se présenter. Je ne vois pas de Parisiens, je vois beaucoup de Parisiens crier, gueuler sur ce qu’il se passe.

Mais en réalité il n’y a pas de bonne volonté alors je me suis dévoué. Son programme ? Il se résume en trois points : Il va falloir qu’on rende Paris propre.

Si on est élus je peux vous dire que ça va être propre. La sécurité, vous vous rendez pas compte, la sécurité il y a des endroits où y’a plus de sécurité. Il faut réinstaller des caméras, il faut avoir des comités de vigilance.

On va essayer de regarder les quartiers où il y a de l’insécurité, bah de les rendre plus sécuritaires. Il suffit de s’en occuper. On va faire de la mobilité, cette histoire de mobilité qui emmerde tout le monde.

Tout de suite on va rouvrir les berges, on rouvre les berges de la Seine. Les politiques actuelles sont en train de nous faire peur avec la planète. Vous avez vu on sauve la planète.

Il y a eu un incendie au niveau du monde tout le monde a accouru mais quand vous regardez bien c’est pas tout à fait ça. Trump ne dirait pas mieux. Et puis il y a l’argent.

L’endettement de la capitale tourne autour de 7 milliards. Ce qui la classe dans la moyenne des métropoles françaises. Mais c’est encore trop pour Marcel Campion.

Il y a un emprunt qu’on a découvert, quelques milliards et que la ville dit “c’est pas des dettes puisqu’on a 60 ans pour les rembourser”. Moi je pense que quand vous empruntez de l’argent ça devient des dettes. Donc entre les dettes annoncées et les dettes cachées sous le tapis… Ce sont des gens qui ont ruiné la ville et puis qui pensent que vos enfants, vos petits-enfants, vont payer tout ça parce qu’ils s’en tapent complètement.

Marcel, lui, se targue d’être un vrai gestionnaire. Moi je suis un peu surpris que des gens m’ont dit “ah ouais mais Marcel toi t’es forain. Tu veux gérer la ville de Paris ?

Mais tous les guignols qui sont là qu’est-ce qu’ils ont géré avant ? Expliquez-moi ce qu’ils ont géré avant ? La seule qui a un peu travaillé dans toute l’équipe qu’il y a à la mairie, c’est la maire de Paris, et encore a travaillé pour donner des contraventions, vous parlez d’un boulot.

Elle visitait les entreprises pour leur mettre des PV. On donne le pouvoir à des gens comme ça qui pour moi sont des bons à rien. Ce que j’ai vu c’est que c’est des bons à rien qui sont prêts à tout.

Marcel Campion n’est pas tout seul. Principal soutien à avoir fait le déplacement, Jean-Marie Bigard. Il y a un moment où on doit se lever, et puis on doit agir.

Là il faut agir pour Paris et la personne à suivre elle est juste à côté de moi. Elle s’appelle Marcel Campion, mesdames et messieurs. Il y a encore l’acteur Franck Dubosc.

Parce que tu t’es battu, te bats et te battras toujours pour tes idées qui sont les nôtres. Nous t’attendons Marcel. Franck Dubs vous le connaissez tous.

Et quelques gloires anciennes du show-biz comme le compositeur Félix Gray, la chanteuse Nicoletta, et le jet-setteur Massimo Gargia. Sans oublier l’ancien secrétaire général de la Mairie de Paris à l’époque de Chirac, le sulfureux Bernard Bled. Dans la petite foule des supporters, on affichait des motivations parfois contradictoires.

Les voies sur berge, la sécurité tout ça, c’est… Tout ce qu’il a dit c’est vrai quand même il faudrait quand même que ça se fasse. surtout que les berges soient ouvertes parce que c’est vraiment la galère dans Paris sur les berges. D’ailleurs je suis venu en taxi, j’ai pas pris la voiture aujourd’hui parce qu’il y a tellement de voitures parce que c’est vraiment la misère les berges fermées.

On évite de prendre la voiture quoi. Moi je suis assez d’accord sur les voies sur berges, effectivement, parce que je prends beaucoup ma voiture maintenant ça fait un an je fais du vélo beaucoup, et je me rends compte que sur les voies sur berges il y a pas de vélos, très peu. Le dimanche, oui, le week-end on le voit, mais bon ça… Moi je prends plus ma voiture dans Paris parce que je trouve que c’est insupportable on peut plus traverser Paris.

Quand il y a quelque chose à faire il faut compter un minimum d’une heure et demi, deux heures. Remettre la circulation en bords de Seine, je crois que c’est important parce que ça bloque complètement le périphérique. Le périphérique n’a jamais été aussi bloqué depuis qu’il y a cette fermeture, d’autant plus qu’en semaine il y a pas grand monde.

Surtout, n’allez pas dire à Marcel Campion qu’il se situe à droite, voire très à droite. Votre campagne elle est quand même très à droite non ? C’est vous qui le dites, je vois pas ce qu’elle est à droite.

Je suis peut-être surement plus écologiste que n’importe quel écolo. Je connais leur programme, je connais les combines qu’ils montent, c’est pas de l’écologie. Ils se font élire au titre de l’écologie et puis après ils font autre chose.

Je vous ai écouté, vous n’aimez pas Anne Hidalgo mais monsieur Villani non plus. Je le connais bien il était président du comité de soutien de madame Hidalgo, moi j’étais dans le comité de soutien. Je l’ai vu discuter.

Moi on me dit qu’il a gagné une médaille, tant mieux qu’il la garde, je ne sais même pas ce que ça veut dire sa médaille. Mais quand j’ai écouté ses discours, moi je veux bien qu’il soit maire de Paris mais je pense que ça sera pire qu’avec Hidalgo. Les sondages créditent la liste du patron des forains de 1% des voix.

Marcel Campion est poursuivi par la Cour des Comptes pour diffamation et injures après que celle-ci a relevé des irrégularités dans l’attribution de contrats le concernant. Et par Anne Hidalgo et Ian Brossat, son adjoint au logement, là encore pour des injures. Merci d’avoir regardé ce numéro 48 du P’tit coup de Bourbon.

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