Mort de Lyhanna : Marine Le Pen dénonce un État qui a "failli" - 9/06/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le chagrin du peuple français en écho à celui de sa famille et de ses proches à l'annonce de la mort de Liana 11 ans. Assassiné par un homme déjà connu comme pédophile, un prédateur identifié mais jamais interpellé, jamais neutralisé, a laissé place à la colère et elle est justifié. Cette petite fille a été sacrifiée sur l'hôtel de la nonchalance d'un état dont l'appareil judiciaire a failli.
Un état anglu déniis de l'explosion de la criminalité contre les enfants et la culture généralisée du pas de vague. Ce drame s'inscrit dans un tableau d'ensemble qui s'avère révélation après révélation proprement effrayant et accablant. Il intervient après l'affaire du périscolaire parisien qui a révélé une ampleur de mis en de mise en cause qui dépasse manifestement la faute individuelle alors même que le silence a protégé les bourreaux et le laisser faire livrer les jeunes et malheureuses victimes à l'indicible et à l'irréparable.
Et que dire de tant d'autres affaires de aux enfants de l'ASE captives de réseau de prostitution à pensant par l'affaire Betaram. Ce drame a plusieurs causes et qui relève tout du politique. Sa réticence a traité avec une fermeté absolu les atteintes à l'intégrité physique en particulier des enfants.
Son déniis face à l'explosion de la criminalité qui fait renoncer aux moyens supplémentaires pour y faire face. son aveuglement sur la délinquence des mineurs qui embolise les institutions chargées aussi des mineurs victimes. Le manque récurrent de place de prison qui affaiblit toute la chaîne pénale, l'obsession idéologique de la réinsertion des criminels au détriment de la protection de la société.
Et je ne parle pas des idées perverses sur la sexualisation des enfants disyés dans les années 70 dans certains milieux culturels et qui fut relayé par des ps entiers de la pensée dite progressiste. Vous n'êtes pas exclusivement responsable de tout cela parce que ces dérives durent depuis des décennies mais vous avez préféré les camoufler. J'en veux pour preuve le rapport de 2022 de la civise qui a été volontairement caché.
Monsieur le premier ministre, une seule question. Comptez-vous tout remettre à plat pour permettre aux Français de retrouver la confiance aujourd'hui terriblement entamé ? Merci.
La parole est à monsieur le premier ministre. Madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, même la présidente Marine Le Pen, je vous réponds puisqueévidemment vous présidez votre groupe, mais j'en profite pour répondre et rendre compte à l'ensemble de la représentation nationale dans la suite des précédentes questions. Je ne ferai pas commerce de mots.
Inutile de redire les froids, l'émotion et je m'inscris dans les propos que la présidente de l'Assemblée a a donné à l'ouverture de cette séance et par pudeur permettrait de de ne pas y revenir. Au fond de là où je suis, de là où nous sommes. C'est aussi pour ça que je souhaitais que les ministres puissent s'exprimer avant moi.
Seul le résultat compte et donc il nous faut agir vite. Le premier moyen d'agir vite, c'est évidemment de faire la vérité. Et on le voit bien, la séance de question gouvernement, je vais revenir, parle à la fois du drame épouvantable euh qui touche la famille de Liana et Liana et en même temps un fait de société plus large.
Repartons quand même des faits. Euh nous devons la vérité au peuple français sur ce qui s'est passé dans cette affaire et donc c'est le sens de la saisine des inspections, éducation nationale, justice intérieure qui devra, faut bien le reconnaître, expliquer l'inexplicable et rendre compréhensible ce qui semble incompréhensible. Je le dis parce qu'évidemment nous avons déjà des remontées par la voie hiérarchique.
Celles et ceux qui ont été ministres ou premier ministre le savent très bien. Et je vais y revenir dans un instant sur la question de la loi intégrale puisque je pense que il nous faut être précis. J'ai bien peur et nous le verrons peut-être que la question de la loi intégrale ne couvre pas malheureusement le drame là auquel nous devons faire face.
Si, c'est le sujet. Soyons soyons rigourux. Je vais y revenir.
Je vais y revenir mais soyons précis. Je je veux quand même là aussi que la vérité soit faite et dite devant le peuple français. Le 19 juin, les inspecteurs généraux rendront leur conclusion à moi-même, au ministre, à Matignon et comme le garde des saut s'y est engagé le ministre de l'intérieur et le ministre de l'éducation nationale, nous publierons l'intégralité de leur conclusion.
Ce qui permettra même la présidente de l'Assemblée au législateur d'examiner aussi ce qui s'est passé et de le traduire dans un certain nombre de propositions. La deuxième des choses, il faut agir vite. Il faut agir vite.
Euh ce n'est pas très élégant mais il faut le c'est comme ça que techniquement on dit sur le stock. C'est évidemment les 70000 plaintes qui sont actuellement en cours. Le garde des sous a réuni, vous le savez, les procureurs généraux lundi dernier.
Une date a été donnée le 14 juillet, j' reviens pas, tout a été dit. Mais c'est une question de confiance dans l'autorité judiciaire que d'être capable de dire précisément où nous en sommes. Cela va susciter une mobilisation importante des services d'enquête, police, gendarmerie, mais c'est indispensable.
La troisième chose, c'est d'agir vite face à ce qui n'est pas un fait divers. J'en suis intimement persuadé, vous l'avez d'ailleurs toutes et tous redit dans vos propos, mais qui est un véritable fait de société sur une violence qui est endimique, qui ne va pas en s'arrangeant. C'est le moins qu'on puisse dire ces dernières années, j'ai moi-même présidé un département.
J'ai été maire il y a de cela quelques années, forcé de constater que dans mon propre département de l'heure, je vois l'effet s'aggraver et donc par définition, il nous faut nous adapter à cette violence dans la société. Ça m'amène à plusieurs types de réponses. Là aussi pour être précise.
La première des choses, nous avons un projet de loi qui a déjà été discuté et validé par le Conseil d'État et le conseil des ministres visant à la protection des mineurs qui emportaiit déjà la plupart des réponses qu'un certain nombre d'entre vous de manière transpartisane avait demandé de reprendre. Je regarde les députés Santiago et d'autres que nous avons donc repris. Ce vecteur là, il va être inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale le 15 juillet.
Nous allons compléter ce projet de loi pour les Est-ce que je peux m'exprimer ? dans le calme et dans la dignité. [applaudissements] Est-ce que notre démocratie parlementaire, Est-ce que je peux rendre compte au Parlement dans le calme et la dignité ?
Ce qui, me semble-t-il, au regard de la gravité du sujet qui amène notre ordre du jour le mérite et le nécessite ? Allez, s'il vous plaît, ce texte de loi, madame la présidente, lo mesdames, messieurs les députés, va être rectifié par un conseil des ministres qui aura lieu dans 10 jours sur au moins quatre demandes qui nous sommes urgentes et qui correspondent malheureusement directement ou indirectement à l'affaire de la petite Liana. La première question, c'est évidemment l'alourdissement des peines.
Je l'ai dit mais ce sont les associations qui le demandent. Vous en débattrez, vous en débtrez. Mesdames et messieurs les députés, cessez de polémiquer à chaque fois qu'une proposition est mise sur la table, nous cherchons à agir en droit et pas sur le terrain politicien.
Allez s'il vous plaît on laisse le ministre terminer [applaudissements] de réclusion criminelle tout le réagir pour les viol en série. Il vous sera proposé de débattre s'il vous plaît de débattre et de porter de 20 ans à la perpétuité pour les crimes sexuels commis contre les mineurs. Et madame la présidente de l'Assemblée, nous ouvrons la concertation pour aller plus loin que la seule question des crimes sexuels contre les mineurs. car je sais que c'est une demande qui émane d'un certain nombre de groupes transpartisans.
La deuxième des choses, et ça ça répond très directement à l'affaire sur lequel le garde des saut vous a répondu tout à l'heure, nous encadrerons dans un quantum de 3 mois, un quantum de délis de temps qui permettra aux enquêteurs qui obligera et les enquêteurs et les parquets d'effectuer les premiers actes d'enquête qui permet ou non d'emmener un présumé coupable à la garde à vue. En clair, ce sont malheureusement les instructions du garde des sauts par circulaire que nous allons vous proposer de transcrire dans la loi pour faire en sorte que le système soit beaucoup plus protecteur, beaucoup plus rigide. Ça ça répond très clairement malheureusement à notre actualité.
La troisième chose, ce travail n'est pas consensuel, je le sais, mais il faut l'ouvrir. C'est le travail sur les prescriptions. Donc là, il y a un débat important.
Il faut le prendre avec beaucoup de précautions juridiques, beaucoup de précautions constitutionnelles, mais je ne veux pas fermer la porte à cette question des prescriptions. Et donc, j'ai demandé au garde des saut et la ministre Hororberger de vous réunir, de réunir les présidents de groupe, les responsables de texte qui sont engagés sur ces sujets pour essayer de bâtir un compromis qui nous permette dans le cadre de la lettre rectificative d'avancer. Puis la 4rième chose, et c'est une absolue nécessité, vous le savez toutes et tous, c'est la question de la transparence des procédures.
Euh c'est la question des transparences des procédures pour les victimes, parce que on le voit bien, c'est un enjeu majeur. Mais ça nous amène à la question de la loi dite intégrale. Euh, il ne peut pas être seulement question de la mobilisation.
Euh je cherche la la députée Théo Martinez. Euh madame la députée euh la loi intégrale est utile et donc nous allons l'utiliser en cela que elle nous permettra d'aller au-delà des questions liées au ministère de l'intérieur et de la justice. Ça pose la question de la psychiatrie, de la mobilisation de la santé, de la mobilisation des collectivités locales, de la mobilisation de l'éducation nationale, de la mobilisation des collectivités locales.
Mais des moyens s'il faut en débloquer pour les enfants, nous le ferons. Ne mentez pas au peuple français en laissant à penser que ce n'est qu'une affaire de moyen puisque malheureusement vos propos, vous le verrez, vieilliront mal. En tout cas, madame la députée, je vous recevrai si vous en êtes d'accord avec les collègues de votre choix en cette fin de semaine.
La présente de l'Assemblée a saisi le Conseil d'État. Je l'ai fait aussi pour montrer l'engagement de l'exécutif à côté de la présence de l'Assemblée nationale. Beaucoup de mesures, mais vous le savez déjà en bonne professionnel de ce sujet sont réglementaires, ce qui veut dire que nous pourrons également les prendre très en amont d'une discussion de ce texte.
En tout cas, moi je souhaite qu'on avance sans démagogie, sans instrumentalisation politicienne pour apporter une réponse sociétale à un problème de société large. Dernier point et pardon d'être long, mais je manquerai madame la présidente Le Pen, madame messieurs les députés à à mon devoir de chef de l'administration. Je veux quand même, parce que personne ne l'a fait ou presque depuis le début de cette séance, redire ma confiance dans les enquêteurs, les policiers, les gendarmes, les magistrats, l'ensemble de ces métiers de justice qui bien souvent se sont engagés par vocation pour protéger nos concitoyennes et nos concitoyens.
J'ai eu l'honneur de porter l'uniforme de la gendarmerie, de servir dans des brigades. Je sais qu'il y a des gens qui sont engagés pour cela et je ne veux pas qu'on jette l'opre sur celles et ceux qui ont fait vœu de protéger les autres et de rendre le service indispensable de la protection des plus fragiles au nom de la République. [acclamation] Merci beaucoup monsieur le Premier ministre. [applaudissements]
Marine Le Pen