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interviewBFM TV (sur YouTube)· 30 juin 2026 33 min

Fonds européens: Jean-Philippe Tanguy réagit aux perquisitions sur des soupçons portant sur le RN

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour, bonsoir Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national. Vous allez nous détailler précisément le plan climatisation du Rassemblement national. Marie Chantrey, chef du service politique, est à mes côtés.

Bonsoir Marie. Mais d'abord, effectivement, Météo France prévient, il l'a fait en début d'après-midi, qu'il y aura sans doute, je cite un nouvel épisode caniculaire à partir de ce week-end. Anthony Ferry, bonsoir, merci d'être avec nous.

De quoi est-ce qu'il s'agit exactement ? Alors on va tout vous expliquer. Regardez donc effectivement, vous l'avez dit, cette citation de de Météo France aujourd'hui à la mi-journée qui prévient que nous allons sans doute avoir un probable nouvel épisode caniculaire à partir de ce week-end.

Alors très concrètement, à quoi celui-ci va-t-il ressembler ? Eh bien regardez en prenant un petit peu d'altitude, un petit peu de hauteur l'un des modèles que nous avons à notre disposition au service météorologie. Voici le modèle européen qui vous montre cette masse d'air extrêmement sombre rouge foncée qui correspond à peu près, à des températures de 35 à 38 degrés et qui arrivent donc sur le pays à partir de ce week-end.

Alors très concrètement, en quoi cela va-t-il nous impacter ? Eh Eh bien, le début de l'épisode dont nous venons nous le dire, ce sera ce week-end. On attend, vous le voyez, une durée et une étendue qui sont pour l'heure incertaines.

On ne peut pas vous dire combien de temps cette nouvelle vague de chaleur va Voilà ce que l'on attend toutefois, 30 à 35 degrés sur la moitié nord, 34 à 38 sur la moitié sud. Vous le voyez, l'intensité de cette canicule s'annonce légèrement plus faible que la précédente. Mais on risque tout de même d'avoir bien chaud, Guillaume.

Et pour les nuits, ce sera pareil ? Alors justement, je vous ai préparé deux graphiques pour vous présenter donc ce que l'on attend. Voici tout d'abord la première ville que je vous propose à l étude Bordeaux.

Vous avez ici les seuils de canicule pour la nuit, 21 degrés et pour le jour, 35 degrés. Eh bien, vous le voyez, à partir effectivement de ce week-end, on va dépasser justement ces seuils de canicule. Et donc, la ville capitale, Paris.

Et là aussi, vous le voyez, les seuils de canicule en pointillé ici, 31 degrés la journée et 21 degrés la nuit, eh bien, seront dépassés à partir de ce week-end. Mais pour l'instant, nous ne savons pas quand est-ce qu'elle se terminera. – Merci beaucoup, Anthony Jean-Philippe Tanguy.

Dans un instant, on le disait, le plan climatisation du RN, vous allez nous donner les chiffres, en combien de temps on fait cela ? Mais d'abord, est-ce que vous avez le sentiment que l'État est prêt s'il y a un nouvel épisode caniculaire à partir de ce week-end ? – – Malheureusement non, mais les Français sont prêts, les soignants, les aides-soignantes, les pompiers, les forces de l'ordre, les enseignants, tout le monde fait de son mieux.

Donc malheureusement avec l'appauvrissement de notre pays et des services publics qui n'ont pas les moyens de leurs ambitions, malgré un taux d'imposition et des dépenses publiques très importantes. Voilà tous ceux qui sont sur le terrain, qui font tenir la France debout, ils font tout ce qu'ils peuvent. Et bon, le gouvernement, qu'est-ce qu'il fait là-dedans ?

Le groupe écologiste va déposer une motion de censure contre le gouvernement sur ce sujet de la canicule, est-ce que les députés du Rassemblement national la voteront ? Bon écoutez c'est Marine Le Pen et Jordan Bada qui prendront la décision, on n'en a pas encore parlé, j'ai pas la réponse. Vous, vous la voteriez ?

Oh bon vous savez moi je vote comme Marine Le Oui, vous êtes régulièrement quand même enclin à voter ces motions de censure. Oui, régulièrement, mais il faut que ça ait un intérêt quand même. Et là, vous considérez d'un point de vue personnel, j'entends que vous attendiez les indications de groupe données par Marine Le Mais votre inclinaison personnelle irait pour voter cette motion de censure.

Encore une fois, qu'a donné lieu Guillaume aussi à une vive altercation ? Vous étiez là dans l'hémicycle cet après-midi et une colère de Sébastien Lecornu, le Premier ministre vis-à-vis des écologistes. Vous l'entendez aussi cette colère ?

Moi j'ai l'impression que tout ça est un peu une diversion, c'est-à-dire que les Verts sont aussi responsables que M. Lecornu de la situation dans le sens où les Verts ont raconté absolument n'importe quoi aux Françaises et aux Français pendant des années. L'infiltration par des militants écologistes ou apparentés des échelons de l'État, notamment un lobby qui s'appelle le Lière, a visiblement eu des incidences très fâcheuses pour décourager ou empêcher la climatisation des bâtiments publics.

L'ensemble des réglementations qu'on appelle la Réglementation environnementale 2020, fabriquée sous Édouard Philippe et mise en place depuis Jean Castex a complètement découragé voire interdit la climatisation. On l'a rendu d'un coût très important pour revendre son logement ensuite, dans le fameux DPE, le diagnostic d'efficacité énergétique si vous installez la climatisation où vous étiez durement sanctionné. Mais ça c'est votre plan de climatisation, mais juste pour revenir sur la séquence...

Non non c'est leur plan à eux ça. Oui mais c'est ce que vous dénoncez et c'est ce que vous voulez mettre en place. Mais juste sur la séquence Guillaume, je voulais juste revenir sur la colère La colère du Premier ministre et ces chiffres avancés par les écologistes, notamment le sénateur Guillaume Gontard.

Est-ce que d'abord, ces chiffres avancés, la manière dont ils ont été avancés sans doute maladroitement, vous ont choqué Le problème c'est que soit c'est vrai soit c'est faux Soit c'est vrai c'est extrêmement grave Mais j'ai pas l'information de vous non plus Il me semble aujourd'hui ce soir Non absolument on est à 1300 morts J'ai envie de dire Je déplore 1300 morts suffisent au scandale. Suffisent à estimer que ça n'est pas normal. Mais est-ce que vous diriez comme les écologistes que le gouvernement a ses morses sur la conscience ?

Non mais les écologistes...

Non, non, non. Ce qu'on peut déplorer de la part de ce gouvernement et de M. Le Corneau en particulier qui était avec M.

Edouard Philippe à la manœuvre par exemple pour fermer Fessenheim, c'est de être soumis aux écologistes. Ce sont des gens qui sont soumis à la doxa des écologistes, qui sont très mal nommés parce qu'ils ne se sont pas occupés d'écologie, ils ont fait de la décroissance, ils ont appauvri la France et ils n n'ont aucune solution, ni pour lutter contre les gaz à effet de serre, ni pour adapter le pays au changement climatique malheureusement que nous subissons. C'est comme le nucléaire ou les Verts, Madame Chatelain, Madame Tondelier, ils sont en PLS s'il vous plaît.

Je vois quand Madame Tondelier sur les plateaux, maintenant et pour la clim, alors que pendant des années, les écologistes ont été contre la clim. On verra dans quelques instants qu'il y a eu quelques évolutions du côté du RN également. Oui mais ça n'a rien à voir avec ça et puis si vous voulez nous, on n'est pas responsable à aucun moment de politiques publiques qui ont été menées dans le pays.

Les Verts, ils ont été au gouvernement. Je vous rappelle notamment au ministre des Logements avec Madame Duflo et j'avais oublié sa successeur sous François Hollande, pendant 5 ans. Et après, ils ont malheureusement...

Non, c'est une autre qui était encore après, pendant 5 ans, effectivement, qui s'est convertée au macronisme. Mais le rôle de cette pensée décroissante anti-science, anti-progrès, anti-confort de vie, qui veulent toujours punir les Français, qu'on soit dans la pénitence. Vous écoutez, vous entendez bien ce discours.

Ils disent que s'il y avait de la climatisation ou d'autres moyens de rafraîchir, comment dire, le quotidien des Françaises et des Français, les services publics ou le travail, on ne se rendrait pas compte qu'il y ait de de la changement climatique. Donc en fait, pour Mme Châtelain, il faut souffrir, voire mourir, pour qu'on se rende compte de la gravité de la situation. Alors là, vous évoquez notamment la climatisation.

On sait que dès juin dernier, il faut le reconnaître, Marine Le Pen, en juin 2025, avait déjà dit qu'il faut un grand plan de climatisation. Jusque-là, c'était resté un peu nébuleux. Vous le présentez.

Je vois que vous avez le document ici. Avec Marie, on va être très concrets pour ceux qui nous regardent. Qu'est-ce que vous climatisez ?

Combien ça coûte ? Sur combien d'années ? Très Très concrètement, le plan clim du RN, c'est quoi ?

Qu'est-ce que vous climatisez si dans quelques mois vous arrivez au pouvoir ? On climatise en priorité les établissements scolaires, les crèches, les établissements médicaux, les EHPAD. Ça, c'est en moins de 5 ans. un plan de 10 milliards d'euros via des prêts verts.

L'État prend en charge l'ensemble des intérêts et les collectivités et l'établissement de santé prennent seulement le capital et on les accompagnera si nécessaire. Puis dans le deuxième mandat, en tout cas sur 10 ans, l'ensemble des lieux accueillants du public ainsi que les transports publics. Ça c'est l'aspect service public.

Et alors juste pour vous arrêter, sur les écoles par exemple, pour ceux qui nous écoutent, qui ont des enfants dans les établissements scolaires, c'est-à-dire qu'avec le RN au pouvoir, toutes les classes seraient climatisées ou c'est une seule pièce par exemple comme on le voit dans les EHPAD ? Non, non, ce serait juste qu'on ne veut pas refaire l'erreur qui a été faite avec les EHPAD. C'est-à-dire que vous vous attaquez à des rénovations et à l'installation de climatisation ou tout autre moyen de rafraîchir l'air.

Ça peut être les géo-énergie, il y a d'autres technologies dont on utilise climatisation par abus de langage. Tout moyen technologique peut être utile et il faut utiliser la meilleure technologie disponible selon les lieux. Mais qui s'accompagnerait avec vous donc d'un plan aussi rénovation massive du bâti.

Parce qu'aujourd'hui, climatiser des écoles qui sont des passoires thermiques, qui accueilleraient effectivement des appareils de climatisation, mais qui l'hiver par exemple continuerait d'être extrêmement froide, il faut que les deux aillent de pair. Et de ce point de vue-là, est-ce que votre chiffrage est exact ? ce qu'il faut comprendre, je sais que c'est un peu complexe, parce que le sujet est complexe.

Et moi, ce qui m'a interloqué dans certains critiques qu'on a eu pas de la à part forcément ici, mais de nos interseurs politiques. Ils ont dit oui, le plan du Rassemblement National sur la climatisation et la rénovation, il est un peu compliqué. Oui, c'est un sujet compliqué.

Ce n'est pas une baguette magique, ce n'est pas un slogan. Donc on a des processus, si vous voulez, qui se croisent, qui s'entrecroisent, qui se complètent les uns des autres. Un énorme plan parce que le plan qu'on avait appelé 100 % RENOV c'est un encours de prêts verts de 20 milliards d'euros par an.

Donc c'est considérable 20 milliards d'euros par an et la La climatisation, si vous voulez, elle s'inclut là-dedans en plus. Donc c'est deux mécanismes qui sont très complémentaires. Et je trouve que ce plan, conçu grâce à la volonté de Marine Le Pen et Jordan Bardella, sincèrement, c'est un plan sérieux.

Donc premier aspect – Vraiment, on présente les dix prochaines années. – Climatisation des espaces publics, enfin en tout cas des services publics, des écoles. Deuxième aspect ? – Deuxième aspect, c'est la climatisation pour les gens, chez les gens.

Nous on considère avec Marine Le – Vous climatisez gratis pour tout le monde ? – Non, ce n'est pas gratis, c'est 20 euros par mois, donc ce n'est pas le Père Noël. L'État prend en charge une fois de plus les intérêts des prêts verts et les habitants pourront rembourser 20 euros par mois pour se climatiser, évidemment, on ne rase pas gratis, ce n'est pas le Père Noël, sans mauvais jeu de mots, mais c'est important que l'État accompagne et qu'il n'y ait pas de barrière à l'entrée.

C'est-à-dire que vous avez ce préverbe, vous avez la clim très rapidement. Mais qui s'accompagne aussi du particulier, pas uniquement de l installation de la climatisation. Alors là, il y a deux options.

C'est-à-dire que si vous avez les moyens et la volonté de rénover votre logement, vous passez dans ce qu'on appelle 100 % Rénov'. Effectivement, nous on préfère que ce soit possible. Ce qui est ma prime Rénov' version rassemblement national ?

Oui, sans la bureaucratie, sans les critères incompréhensibles et sans devoir avancer d'argent. C'était ça le problème de ma prime Rénov'. Et donc prévert.

Et si vous ne voulez pas refaire votre logement, vous pouvez juste installer la climatisation. Évidemment, on On conseille, avec bienveillance, de rénover son logement si on peut le faire. Mais si on ne peut pas le rénover ou si on n'a pas les moyens, ou si on l'a déjà fait, qu'on n'a pas mis la clim, on pourra juste installer la Mais est-ce que vous entendez ces arguments qui disent que d'un point de vue écologique, rénover ou en tout cas équiper son logement aujourd'hui d'un particulier uniquement de la climatisation sans adapter son logement plus largement et avec des nouvelles normes thermiques.

C'est un non-sens. Il faut que ça aille de pair. Je ne pense pas que ce soit un non-sens, madame Chantré, parce qu'on a la chance en France.

C'est vrai qu'on sera en Pologne ou en Allemagne avec une énergie polluante, une électricité polluante, ce serait un problème. En France, ce n'est pas un problème. On a la chance, la bénédiction, si je puis dire, grâce aux gaullistes d'avoir ce mix nucléaire et hydroélectrique qui nous permet d'avoir une électricité propre.

Donc on peut aussi installer la clim même quand son logement n'est pas à rénover. Et vous savez, il y a un sujet, je sais que ça tient à cœur régulièrement sur vos plateaux, c'est l'accueil des aînés chez eux, le maintien des aînés chez eux. Ils ne sont pas à l'EHPAD, on ne peut pas à la fois demander de maintenir nos aînés chez eux, de ne pas climatiser une ou deux pièces dans les maisons parce que ce n'est pas cohérent.

Il faut climatiser une ou deux pièces et on ne va pas rénover les logements de toutes les personnes âgées, ça les perturbe, vous savez bien que ça les perturbe et ça peut avoir des problèmes sur leur bien-être. Ça ce sont vos propositions Et donc il faut aussi sauver des vies, parce qu'aujourd'hui ce qui est prouvé, au Japon où j'ai vécu, à Tokyo, la climatisation de Tokyo a baissé la mortalité de plus de 60%. Ça ce sont vos propositions quand on prend un peu de recul, c'est toujours bien dézoomer, on a l'impression d'une conversion écologique du Rassemblement national ces dernières semaines.

Il y a un certain nombre de déclarations qu'on peut effectivement retrouver partout, de certains responsables ou députés qui avaient évoqué ces derniers mots ou ces dernières années. Je cite des rapports du GIEC qui faisaient pas l'unanimité de la communauté scientifique. L'un de vos responsables, le GIEC a été toujours trop alarmiste, jugé Marine Le Pen, c'était en 2023.

Regardez par exemple le Philippe Lottiot qui disait, le GIEC, qu'il réfléchisse au problème de surpopulation et après on en reparle. Ou encore regardez Grégoire de Fondache, les inondations à Paris seraient dues au réchauffement climatique, il Il y a donc depuis 1910 ce réchauffement. Qu'est-ce que vous dites aujourd'hui ?

Mea culpa, on m'a raconté des bêtises ? Non mais c'est pas mea culpa parce que si vous voulez, vous pouvez isoler des déclarations. Il y a peut-être des déclarations qui sont maladroites, chacun peut faire des erreurs.

Mais quel était le programme du Rassemblement national, tout à l'heure à la conférence de presse pour présenter nos mesures. J'ai rappelé que dès 2012...

Ce n'est pas de l'opportunisme que vous présentez aujourd'hui ? Non, dès 2012, tout le monde peut vérifier. Marine Le Pen avait mis en haut de sa réflexion politique ce qu'on avait appelé le localisme, la démondialisation, reproduire localement.

Aujourd'hui, 45 à 50 % des émissions de gaz à effet de serre, c'est les importations. Donc le RN s'est attaqué dans l'ordre, si vous voulez, aux grandes priorités écologiques. Quand vous avez 50 % des importations, des émissions de gaz à effet de serre qui relèvent des importations, vous devez traiter ce sujet avant les autres.

Les écologistes et ceux qui nous regardent le savent, n 'ont parlé que du nucléaire pendant 25 ans. Le nucléaire a empêché l'émission de millions de millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère. On n'a parlé que de ça pendant 20 ans.

Nos aperceurs politiques s'attaquent beaucoup aux voitures. Les voitures particulières, c'est 6 à 7 % des émissions de gaz à effet de serre, de l 'empreinte carbone de la France. Donc si vous voulez, nous on s'attaque aux vraies priorités.

Et c'est toujours très étrange que ceux qui s'attaquent avec raison et rationalité et méthode aux émissions de gaz à effet de serre soient critiqués. Moi j'aimerais savoir, à part le Rassemblement National, qui propose la grande relocalisation industrielle. Mais vous entendez aussi vos détracteurs qui disent, dans vos programmes, dans vos propositions, il y a eu aussi le moratoire des énergies renouvelables, le démantèlement des sites éoliens, la baisse.

Et ça, notamment sur la crise des carburants que nous avons traversé et que nous traversons toujours de la TVA sur l'essence de 20 % à 5 ,5%. Toutes ces propositions aggraveraient aussi notre dépendance aux énergies fossiles. Ça aussi, c'est une base programmatique du RN.

Justement, je pense que vous...

Je ne suis pas d'accord avec vos conclusions, si vous voulez. En 2005, la France produisait plus de 550 TWh d'électricité décarbonés, nucléaires et hydroélectriques. Aujourd'hui, on en propose 540 avec 100 milliards investis dans les éoliennes et photovoltaïques.

C'est-à-dire que si pour la Pologne, par exemple, qui produit une centrale à charbon, remplacer une centrale à charbon par de l'éolien ou du photovoltaïque, ça a du sens. En France, ça n'a pas de sens parce que l'électricité était déjà décarbonée. Donc on a gâché 100 milliards d'euros dans le doublonnage d'une énergie qui était déjà décarbonée.

On aurait pu plutôt utiliser ces 100 milliards d'euros pour supprimer, pour remplacer. les chaudières à fioul, pour remplacer les chaudières à gaz, pour inciter les gens à changer de véhicule. Ces 100 milliards d'euros utilisés dans l'éolien et le solaire ont été très mal utilisés.

Et pour la TVA sur le carburant, on n'a pas du tout la même analyse, c'est qu'on pense que les gens ne prennent pas leur voiture pour rigoler. Ils prennent leur voiture parce qu'ils n'ont pas le choix, ils ont besoin de leur véhicule et qu'en fait, les taxes sur le carburant, ça n'a jamais fait baisser la consommation de carburant. Il y a une étude de l'INSEE qui a été faite.

Malheureusement, il n'y en a pas de récentes en 2011-2012, qui montre ce qu'on appelle l'élasticité prix, c'est-à-dire que quand vous augmentez le coût, ça doit baisser la consommation. Ça ne marche pas pour le carburant puisque l'élasticité est de 0 ,25 et quand c'est efficace, ça doit être supérieur Donc ça n'a pas du tout fonctionné, mais c'est vrai qu'il y a beaucoup, nos adversaires ont manipulé l'écologie, on l'avait vu avec les gilets jaunes Vous pas du tout ? Non, sincèrement non.

Par contre, c 'est vrai que nos adversaires ont voulu diaboliser. Là, vous avez raison, c'est peut-être ta dernière La dernière étape de la dédiabolisation du Rassemblement National, c'est aussi de gagner ce combat sur l'écologie patriote. Et je voudrais rendre hommage à Marine Le Pen qui a mené ce combat.

Ce n'était pas facile. On n'est pas tous égaux, vous êtes d'accord en fonction des mythes qu'on exerçait face notamment à cette canicule Dans ces cas-là, pourquoi vous n'êtes pas d'accord pour signer la pétition pour le congé climatique que propose Marine Tondelier ? Parce que c'est de la même démagogie.

Elle fait comment ? C'est drôle parce qu'on nous a demandé de budgéter notre plan clim. Pourquoi pas ?

Nous, il effectivement, il faut être rigoureux et quand on aspire à gouverner, il faut être aussi précis que possible. Mais si vous voulez, là pour le coup, c'est de la démagogie. C'est facile de dire aux gens, il fait chaud, vous partez en vacances.

Mais alors les soignants, ils font quoi On ne peut pas mettre le pays à l'arrêt. Vous reprenez là aussi les mots du ministre du Travail qui pise...

Non mais moi je suis cohérent, si vous voulez Mme Chantret, avec ce que je vous ai dit. J'ai dit que le pays tenait debout parce qu'il y avait des enseignants, il y avait des aides-soignants qui qui bossaient, les enseignants, vous êtes un enfant, votre famille vit dans un HLM, vous êtes à l'école, ce n'est pas terrible. Enfin, vous rentrez dans votre tour au 20e étage, ça ne doit pas être terrible non plus si ce n'est pas isolé.

Juste, pas de démagogie, Guillaume, j'aimerais revenir, juste parce que je l'ai lu aussi, le plan clim que vous avez présenté aujourd'hui. Ce qui est marrant de noter, c'est que vous projetez sur deux quinquennats. Ce plan-là est sur deux mandats successifs.

En matière de politique fiction, vous n'êtes pas forcément le plus friand. Là, vous projetez sur un temps long. Qu'est-ce qui se passe si d'abord vous n'êtes pas réélu en 2032 ?

C'est ça aussi et ça fait tomber peut-être vos projections. Les Français sont juges et arbitres. Les Français sont juges et arbitres évidemment.

On propose effectivement un plan sur 10 ans mais que dirait-on ? Et élu d'abord parce que je vous parle de réélection, il faut d'abord passer le scrutin de l'année prochaine. C'est le jeu d'une élection.

Là, on propose un projet et les gens arbitraux. C'est normal de présenter et de dire que le plan sera appliqué évidemment si on est élu. Mais si vous voulez, ce n'est pas possible de promettre la climatisation de la France, de tous les services que j'ai évoqués avec Marine Le Pen et Jordan Bardella et mon collègue Thomas Ménager en 5 ans.

Ça n'existe pas. Ne serait-ce que les professionnels du bâtiment ou de l'isolation qui nous écoutent, si je leur disais on fait tout en 5 ans, ils récaneraient. Déjà c'est un gros défi.

C'est un défi ce qu'on propose. Je reconnais que c'est déjà un défi important et que ça mobilisera beaucoup d'énergie humaine. Jean-Philippe Tanguy, ça c'est le plan si vous accédez au pouvoir.

Dans une semaine tout juste, on saura si Marine Le Pen peut ou non se présenter à l'élection présidentielle ou si c'est Jordan Bardella et on apprend à l'instant par Jordan Bardella lui-même sur le réseau social X que des perquisitions sont en cours au siège et au domicile personnel de prestataires, dit-il, de communication ayant travaillé pour et avec le Rassemblement national, Jordan Bardella, qui annonce aussi que le canard enchaîné nous apprend ce soir, dit-il, l'ouverture d'une information judiciaire le concernant à la suite d'une plainte d'une association militante. Ce sont les propos de Jordan Bardella à propos, dit-il, d'un emploi de quelques mois occupé au Parlement européen. Je cite toujours le président de votre parti. « Comme à chaque fois, les procédures judiciaires annoncent le calendrier électoral, nous n'avons rien à nous reprocher et nous le montrerons, précise Jordan Bardella.

Qu'est-ce que vous savez de ces perquisitions ? » Je n'annonçais pas plus que les informations qu'a données Jordan Bardella. Je pense qu'il a raison dans l'analyse qu'il fait.

Vous trouverez que c'est quand même troublant qu'à une semaine du délibéré de l'appel de Marine Le Pen et nos autres amis prévenus, co-prévenus, cette affaire ressurgisse avec une association militante. Et moi j'adresse évidemment tout mon soutien à – Mais juste qu'on soit clair, en lisant rapidement ce message posté par Jordan Bardella, on comprend que ce n'est pas au siège du RN que des perquisitions ont lieu. On est bien certains de Il me semble que des perquisitions avaient déjà été menées sur cette affaire.

Mais là, on est chez les prestataires et au domicile de personnel et de communication ayant travaillé pour le parti. C'est bien ça ? À Gélney, comme vous le savez, on avait rendez-vous, donc j'ai été dans la coulisse quand j'ai vu le message de Jordan Martin.

Mais vous voyez une concomitance entre l'arrêt du 7 tellement attendu, qui va quand même pour le parti Rassemblement National déterminer beaucoup de choses et possiblement ce qui est en train de se passer ce soir ? Écoutez, c'est quand même le hasard fait mal les choses. Il y a quand même plus de 55 semaines dans l'année, il se trouve que ça tombe à 7 jours près d'une autre décision importante, quoi qu'on pense une fois plus du Rassemblement National, je pense que tout le monde peut reconnaître que la date du 7 juillet est importante pour les échéances à venir et pour notre démocratie.

Donc je trouve effectivement que tout ça est un peu répétitif et quand vous savez que l'affaire de M. Mélenchon sur exactement les mêmes enjeux que Marine Le Pen a opportunément été classée sans suite dans l'indifférent général, voilà. Ça veut dire quoi pour vous ?

C'est une justice que vous qualifieriez de politique ? Moi, c'est juste que je constate que pour les mêmes faits que M. Béroud et Mme Le Pen, l'affaire de M.

Mélenchon était classée sans suite. Et je n'ai pas trouvé qu'il y avait une demande d'enquête ou d'éclaircissement sur ces classements sans suite. Mais moi, je serais très Vous êtes traité différemment, vous trouvez ?

Pas que nous, M. Bérou aussi. Quand on voit ces éléments qui nous parviennent aujourd'hui, on le disait dans une semaine tout juste la décision concernant Marine Le Pen.

Est-ce que franchement, vous avez encore la conviction que Marine Le Pen puisse se présenter à l'élection présidentielle ? Ou est-ce qu'honnêtement, la page est déjà tournée ? Non mais vous savez, M.

Daré, où vous avez eu la chantillesse et l'amabilité de m'habiter dimanche midi, je vous ai dit que mes tripes de Breton me disaient que Marine Le Pen serait innocentée. Elles sont toujours là, mes tripes de Breton, vous savez, on est du granit, même nos tripes sont en granit. Mais néanmoins, c'est une journée très particulière qui s'annonce.

On est à une semaine tout pile. de cette décision de la Cour d'appel, l'arrêt plus précisément. L'état d'esprit aujourd'hui des troupes au Rassemblement national et votre état d'esprit est lequel ?

Vous vous dites que votre sentiment, Si vous en avez un, est-ce que vous pensez ? Évidemment, Mme Chantré, vous connaissez les hommes et les femmes politiques qui sont quand même sensibles. Nous sommes des êtres humains comme tout le monde.

Donc nous sommes dans l'espérance évidemment que l'innocence de Marine Le Pen soit reconnue. C'est notre chef politique depuis 20 ans. Moi, à titre personnel, j'ai grandi avec elle, l'admirant à la télé.

Après, j'ai eu la chance de la voir comme chef politique directement. C'est un honneur de travailler pour elle. Donc évidemment qu'on est émus.

Je pense aussi à Louis Alliot, à d'autres prévenus qui sont aussi nos amis. Évidemment, vous savez qu'on On est une famille. Le Rassemble national, si on a une petite particularité par rapport à d'autres partis politiques, où tout le monde se déteste, c'est que nous, on est une famille.

Personne ne se déteste au sein du RN ? Bon, c'est l'exception et pas la règle, c'est l'inverse des autres. Parce que vous évoquiez votre passage sur ce même plateau dimanche dernier.

Une petite phrase que vous avez prononcée a été très reprise, voire très commentée, vue comme peut-être, je ne sais pas, une forme de désaffection à Jordan Bardella quand vous dites le bardellisme ne peut pas exister parce que c'est du marinisme. Comment décrypter le Jean-Philippe Tanguy dans le texte, si le bardellisme ne peut pas exister ? Non, c'est qu'on est dans une communauté, une fidélité à Marine Le Pen.

Pour la petite histoire, Jordan Bardella m'a appelé après l'émission et il m'a fait un très gentil message. Je pense qu'on s'est tous parfaitement compris sur le sens de ce que je voulais dire, c'était qu'on s'est engagé pour Marine Le Pen et que forcément Jordan Bardella s'inscrit avec évidemment ses particularités. Moi-même, je ne suis pas un clone à ma petite échelle de Marine Le Pen, mais on s'inscrit dans l'oeuvre politique de Marine Le Pen.

Mais voilà, j'aurais pu trouver des mots plus heureux. Vous savez, nul n'est parfait et sûrement pas moi. Nul n'est parfait et sûrement pas moi.

Mais en tout cas, Jordan m'a fait un très gentil message. Sur la campagne à venir, que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, et c'est pas le genre de la maison et c'est ni le genre de Marine Le Pen ni Jordan Bardella de vous dire Jordan Bardella à 30 ans fera la même campagne que Marine Le Pen On perdrait, puisque c'est pas la même personnalité, c'est pas le même parcours et un programme ne suffit pas. Un programme ne suffit pas, même si c'est le même ou si c'est 99 % le même.

Et inversement, si Marine Le Pen essayait, comment dire, d'imiter les stratégies de Jordan Bardella, ça ne marquera pas. Parce qu'il faut être dans la sincérité, il faut être dans un combat de conviction et il faut que le parcours d'une personne s'inscrive dans le destin de la France. C'est la particularité de la Vème République et je trouve que c'est un bel héritage du général de Gaulle.

Mais néanmoins, vous dites le même programme mais pas finalement la même manière de le faire vivre, de le commenter ou de le défendre. Néanmoins, on s'interroge quand même vis-à-vis des positions de l'un et de l'autre sur des lignes peut-être différentes entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Je pense aux retraites récemment, je pense à la taxation des super profits.

Est-ce que véritablement tout se convergent, tous les deux convergent vers le même projet ? Sincèrement oui, mais je serais hypocrite et je vous mentirais si je vous disais qu'ils ont forcément la même approche, le même parcours sur tous les sujets. Vous savez, moi c'est logique, il se trouve que je suis dans une génération un peu intermédiaire.

Par exemple, moi j'ai connu comme Marine Le Pen, comme Nicolas Dupoignan, le référendum de 2005, la crise financière de 2008. Moi je travaillais déjà à l'époque. Forcément, j'en aborde là pas.

Mais non mais il a une autre expérience. Il a connu d'autres épreuves. Par exemple, dans son livre, le passage, les explications sur sa jeunesse en Seine-Saint-Denis, dans un HLM avec sa maman, sa mère Atsem sont très intéressants et traduisent une autre expérience.

Ce n'est pas une hiérarchie des expériences, c'est que vous avez forcément un rapport différent aux choses. Evidemment, ça conclut sur des aspects différents, mais je trouve que tout ça est enrichissant. Parce que, à juste titre, que dirait-on si Jordan Bardella était juste une imitation pure et parfaite, si je puis dire, de Marine Le Pen ?

À juste titre, on dirait que c'est un jeu d'acteur, qu'il n'y a pas de sincérité. Or, ce qui fait la particularité du Rassemblement National, on le voit dans les études d'opinion. En tout cas, il faut regarder ça avec modestie, évidemment.

En tout cas, on est toujours quand même assez honoré que les Français nous reconnaissent une forme de sincérité, nous reconnaissent une forme de sincérité dans nos convictions, dans une compréhension de leurs problèmes forcément c'est lié à l'expérience différente et donc si on jouait à tous des clones ce serait ce serait un peu triste humainement je pense que vous ennuierait un peu et puis ce serait dommage pour la france il y aura un manque de sincériteur je pense qu'on on a vraiment besoin de sincérité. Il y a cette question de l'écologie, il y a cette question de la justice, évidemment qui seront des thèmes centraux de la campagne présidentielle et aussi la question de la sécurité. On a tous vu ce drame terrible qui a touché ce jeune garçon Louis qui a été victime d'un lynchage ultra-véolent qui a causé sa mort à Narbonne.

On a entendu notamment le témoignage de son papa hier, ici même sur ce plateau avec Apolline de Malherbe. Il y a un certain nombre de personnalités qui ont réagi après ce drame, après ce qui s'est passé pour Liana. C'est le cas notamment de Karine Lemarchand, la présentatrice de M6, qui dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux semble plaider pour le retour de la peine de mort.

Si je ne prends pas la parole sur la petite Liana et sur le petit Louis, c'est parce que je suis radical. Tu enlèves la vie, on t'enlève la vie. Est-ce que vous...

Je n'ai pas de problème à dire pour certaines personnes, ils sont irrécubérables psychiquement, ce sont des malades mentaux. Est-ce que vous, vous êtes favorable, oui ou non, au retour de la peine de mort ? Moi, à titre personnel, non, mais malheureusement, si vous voulez, c'est un constat d'échec de la justice, parce que s'il y a des personnes sincères comme Karine Lemarchand, que les Français, une majorité de Français apprécient dans ce constat-là, c'est qu'ils ont un sentiment que la justice n'arrive pas à protéger les innocents et n'arrive pas à protéger la société.

La perpétuité réelle, malheureusement, n'est pas appliquée dans notre pays, alors que ça avait été promis au moment de l l'abolition de la peine de mort. Donc c'est dommage, voilà. Et donc on arrive à des incompréhensions dans la société, des fractures et des prises de position que je n'ai pas à juger sur le fond, que je ne partage pas mais que je n'ai pas à juger.

Et c'est un échec parce que vous savez, si vous regardez les – Le RN au pouvoir, il n'y aura pas de retour de la peine de mort ? – Non. Marine Le Pen s'est engagée à de nombreuses reprises comme Jordan Bardella dans les grandes réformes de société, que ce soit la légalisation de l'IVG, la légalisation du mariage pour tous, la PMA.

Vous voyez très bien que l'opinion publique s'est très largement convertie majoritairement à ces réformes. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, s'il y avait des référendums sur l'IVG, on gagnerait à 70-80%. Pareil pour le mariage pour tous, pour la PMA peut-être un peu moins.

L'URN ne reviendra sur aucune de ces réformes sociétales ? Ce n'est pas le cas, malheureusement, de la peine de mort. On voit certains sondages, il y a même certaines années où le rétablissement de la peine de mort est majoritaire dans les sondages.

Les sondages ne font pas un résultat électoral mais on voit bien que ça n'a pas suivi parce que là, il y a eu un échec politique, il y a eu un échec presque culturel, presque anthropologique à convaincre une majorité des Françaises et des Français durablement. Parce que la perpétuité réelle pour vous n'est pas effective ? Absolument.

C'est une des raisons qui peut expliquer...

Absolument et que malheureusement, je préférais que ça n'existe pas évidemment parce que ça n'a rien...

C'est tragique. Vous avez des gens qui n'ont rien à faire dehors qui sont libérés. Et ça rend les gens très en colère.

Ils ont raison d'être en colère. Ces gens ne devraient jamais être dehors. Quand on voit ce que vous dites sur la question de la peine de mort, sur la question des réformes de société également.

Il y a certains candidats qui veulent engager de nouvelles réformes. Gabriel Attal par exemple dit qu'il faut ouvrir le débat sur ce qu'il qualifie de GPA éthique. La GPA, oui ou non Non parce que si vous voulez moi sur le papier moi je comprends, moi je suis concerné donc les hommes ou les couples stériles qui souhaitent avoir un enfant c'est la chose la plus précieuse au monde c'est de pouvoir transmettre quelque chose à un enfant, une petite fille ou un petit garçon et préserver l'héritage familial et les valeurs que vous avez par rapport à votre pays et votre conception de la vie mais je connais pas la GPA éthique je vois des gens sans doute sincères mais qui ont recours à des femmes qui ont besoin de cet argent pour vous GPA éthique à coller il ya une forme de contradiction il y avoir des cas rarissimes mais bon on n'a jamais vu une millionnaire porter l'enfant d'une ouvrière quand on voit quand même cette question le disait de la sécurité, de la justice, ces questions de réforme de la société.

On a le sentiment qu'on va avoir, je parle sous le contrôle de Marie, d'une campagne qui va être sous une tension extrême. Comment garantir aux Français qu'il y aura un vrai débat d'idées C'est une très bonne question. Moi déjà je trouve, vous savez que quand j'ai des coups de gueule à dire, je le dis, mais je trouve que dans le débat médiatique aujourd'hui il y a des débats intéressants, qu'il y a une vraie volonté d'ouvrir les idées, de passer enfin on voit bien qu'il y a une fin de cycle avec le Macronisme, mais je trouve que les débats s'engagent d'une manière intéressante.

Le débat sur la climatisation, au-delà de la clim elle-même, il y a un vrai débat sur l'adaptation au changement climatique, il y a un vrai débat sur les filières industrielles, les questions d Madame Chantré, sur comment on fait sur 5 ans, 10 ans, avec une politique industrielle derrière, une politique de formation professionnelle. On voit sur le pouvoir d'achat, on arrive aussi au bout d'un signe, comment on fait pour améliorer le pouvoir d'achat des salariés, le financement des retraites. – Sans opportunisme politique, parce que vous conviendrez, si on revient sur le plan clim, ça correspond à un moment où la canicule s'installe et où les records de chaleur n'ont jamais été aussi important.

Vous comprendrez aussi qu'on vous renvoie finalement au visage, oui, une forme d'opportunisme aujourd'hui en présentant à ce moment-là ce plan clim que vous auriez pu aborder ou présenter un peu plus tôt. Oui, mais vous savez, je veux dire, il aussi être un peu honnête. En coulisses, ça m'arrivait de rire en disant « je suis un homme politique, je ne suis pas mère Thérésa ».

Donc moi j'assume. Évidemment, on est dans un combat politique, on est dans un combat de conviction, on répond aux préoccupations des gens. En plein hiver, si vous parlez de la climatisation, vous passez pour un con.

Vous aurez sans doute point d'écho, oui c'est certain. Mais non mais il faut arrêter. Non mais je veux dire, votre question est légitime.

Franchement, je souhaite y répondre de manière sincère. Mais effectivement, c'est un équilibre entre répondre à des aspirations et des questions qui se posent dans une actualité. Vous-même, entre journalistes, je ne vais pas parler à votre place, mais j'ai l'impression que vous essayez de faire un équilibre entre les sujets de fond et l'actualité.

C'est un équilibre qu'on essaie tous en tant que démocrate, que républicain, de le faire vivre. Oui, il y a une actualité, donc on essaie d répondre et on essaie aussi de porter des sujets de fond. Vous savez, par exemple, je suis très attaché à utiliser la politique monétaire pour financer les grandes transitions.

Ce n'est pas facile d'en parler s'il n'y a pas d'actualité parce que les géris vont se dire « de quoi ils parlent se dingue ». Voilà, bon, donc c'est un équilibre pas facile et moi, je suis assez heureux qu'on rentre dans cette campagne avec des idées de fond. Moi, je suis très impatient de débattre avec mes adversaires et j'espère qu'on ira au fond et qu'on ne sera pas dans le petit théâtre et qu'on fasse barrage et je sais pas quoi.

On saura vous y rappeler à ce débat même pratique. Merci d'avoir été notre invité, Jean-Philippe Tanguy. Merci Marie d'avoir été à mes côtés dans un instant.

Fonds européens: Jean-Philippe Tanguy réagit aux perquisitions sur des soupçons portant sur le RN — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote