Le gouvernement vient d’annoncer un dispositif massif, il fait vivement réagir
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« Dès le soir du 17 octobre, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a demandé au procureur une réponse extrêmement ferme face aux violences. »
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« Il leur a aussi demandé de faire appel des condamnations qu'ils estimeraient trop clémentes au regard de ces instructions. »
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« Certains craignent une justice expéditive et des peines prononcées pour l'exemple. »
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« Et ce type de déclaration relance aussi le débat sur l'indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs. »
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« La plupart des prévenus ont été condamnés à du sursis, souvent en dessous de ce que réclamait le parquet. »
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« Le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé que ces couvre-feux ont contribué au calme. »
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« Emmanuel Macron a déclaré que la situation actuelle en France ne requiert pas l'état d'urgence. »
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« Une bonne partie des mesures permises par l'état d'urgence peuvent déjà l'être sans l'instaurer. »
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« La dernière fois qu'il a été instauré en France hexagonale, c'était après les attentats de 2015 à Paris. »
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« Avec le réchauffement climatique, ce type d'événement pourrait devenir plus fréquent et plus intense. »
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« Le parquet de Paris a requis 10 mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité contre l'eurodéputé LFI Rima Hassan. »
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« Kozo Okamoto, un membre de l'armée rouge japonaise qui a participé à un attentat en 1972 à l'aéroport de Lod, près de Tel Aviv, en Israël. »
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« Cette citation était accompagnée d'une courte biographie de Kozo Okamoto et d'une photo de lui portée par des combattants palestiniens lors de sa libération en 1985. »
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Le gouvernement affirme vouloir rétablir l'ordre. Après les violences du 17 octobre, en marge de manifestations très majoritairement pacifiques, le gouvernement a instauré plusieurs mesures sécuritaires. Certains politiciens appellent aussi à l'instauration de l'état d'urgence. On va faire le point factuellement sur ces mesures et sur toutes les controverses qui les entourent. Salut c'est Samy, j'espère que vous allez bien. C'est le sujet à la une de ce format d'actu du jour, disponible sur Youtube et en podcast audio sur toutes les plateformes.
Alors que les syndicats et les manifestants estiment toujours ne pas avoir obtenu de réponse concrète sur la vie chère et les moyens mis dans l'éducation. Le gouvernement a lui instauré de nombreuses mesures pour limiter les débordements en marge des mobilisations de ce week-end. La première réponse est les judiciaires. Dès le soir du 17 octobre, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a demandé au procureur une réponse extrêmement ferme face aux violences. Il leur a aussi demandé de faire appel des condamnations qu'ils estimeraient trop clémentes au regard de ces instructions.
Cette déclaration, saluée par certains comme une réponse symbolique au casseur, a aussi suscité des critiques, notamment chez des avocats. Certains craignent une justice expéditive et des peines prononcées pour l'exemple. Pour rappel, le ministre peut donner des orientations générales au procureur, mais il ne peut pas leur dicter les décisions à prendre dans une affaire précise. Et ce type de déclaration relance aussi le débat sur l'indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs. Alors dans les faits, lors des premières audiences, la plupart des prévenus ont été condamnés à du sursis, souvent en dessous de ce que réclamait le parquet.
Le sursis, ça signifie que la personne est bien condamnée, mais qu'elle n'effectuera la peine qu'en cas de nouvelle condamnation. Ici, ça témoigne donc d'une forme de décalage entre la fermeté affichée par le gouvernement et comment la justice traite réellement les affaires au cas par cas. Maintenant, il faudra bien analyser avec du recul comment la justice a traité l'ensemble de ces affaires. Au-delà de cette réponse judiciaire, une autre mesure qui a été instaurée est la mise en place de couvre-feu dans certains quartiers de plusieurs grandes villes, comme Paris, Lille ou encore Lyon. L'objectif affiché est de prévenir de nouvelles violences.
A Paris, des vidéos assez marquantes montrent par exemple un hélicoptère de la gendarmerie qui a survolé la capitale de nuit avec un puissant projecteur braqué vers le sol. De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé que ces couvre-feux ont contribué au calme, avec dans les faits une impossibilité pour les casseurs et les pilleurs de se rendre dans les zones concernées grâce à la présence des forces de l'ordre. Et pour autant, là aussi, ces couvre-feux ne font pas l'unanimité. Déjà, on peut souligner qu'un couvre-feu est une réponse sécuritaire à l'instant T, mais que c'est une mesure qui ne répond donc pas aux revendications de la mobilisation.
On est donc sur une réponse qui permet en quelque sorte de temporiser les choses, mais qui est très loin de calmer véritablement la colère. Certains estiment aussi qu'une forte présence policière dans les zones à risque aurait suffi à limiter le désordre sans pour autant instaurer un couvre-feu qui vient en quelque sorte dramatiser encore plus la situation. Il y a aussi l'enjeu des libertés publiques. De nombreux représentants de la gauche critiquent notamment cette mesure parce qu'elle limite les droits et les déplacements de personnes qui n'ont commis aucune violence. Ils dénoncent une forme de punition collective qui doit rester très exceptionnelle.
Et en plus de ces couvre-feu, les interdictions de manifester dans ces zones précises soulèvent aussi des questions. De nombreux élus et ONG dénoncent notamment une stratégie qui, au lieu de calmer les tensions, risque de mener à l'escalade. Pour l'ONG Amnesty, le gouvernement chercherait à désigner un ennemi pour détourner sa véritable responsabilité dans les violences. En tout cas, pour revenir aux réponses sécuritaires, l'État dispose d'autres solutions encore plus drastiques. Parmi elles, on retrouve l'état d'urgence que les candidats à la présidentielle Gabriel Attal ou encore Bruno Retailleau appellent à utiliser.
Cette mesure, elle permettrait notamment d'interdire totalement les cortèges, les défilés et les rassemblements de personnes sur la voie publique ou encore d'autoriser plus facilement des perquisitions. Mais ce mercredi, Emmanuel Macron a déclaré que la situation actuelle en France ne requiert pas l'état d'urgence, ajoutant que si la situation le justifiait, alors la décision pourrait être prise. Factuellement, une bonne partie des mesures permises par l'état d'urgence peuvent déjà l'être sans l'instaurer. C'est par exemple le cas des couvre-feu.
Pour beaucoup d'analystes, le déclarer sera avant tout un signal politique qui renverrait à la fois à une image de fermeté, mais aussi à une forme d'aveu de la perte de contrôle de la situation. La dernière fois qu'il a été instauré en France hexagonale, c'était après les attentats de 2015 à Paris. Et pour finir, on vous en a déjà parlé, mais Gabriel Attal a aussi appelé à bloquer temporairement et de manière ciblée l'accès à certains réseaux sociaux. Il les accuse de faciliter la communication entre casseurs. Mais là aussi, ce serait compliqué à mettre en place et impopulaire, car ces restrictions toucheraient également des personnes qui ne sont pas responsables des violences.
Enfin bref, au-delà de la condamnation des violences, qui est largement partagée, le débat politique porte aujourd'hui surtout sur la réponse à apporter. Une partie du centre et de la droite appellent majoritairement à plus de fermeté, tandis que la gauche dénonce des mesures trop répressives qui ne répondent pas aux revendications des manifestants. Il y a aussi la question de l'article 16 de la Constitution, qui permettrait au président d'obtenir en quelque sorte temporairement les pleins pouvoirs. Mais on va pas s'attarder là-dessus, car même si certains médias l'évoquent, ce n'est pour l'heure pas du tout envisagé ni envisageable.
Et concernant la mobilisation de ce samedi, il est aussi prévu que l'armée soit déployée à Paris pour des missions précises, mais on reviendra en détail là-dessus dès demain. On continuera donc de suivre tout ça, et en attendant, je vous laisse avec Léa, pour le reste de l'actualité importante du jour. Merci Samy, et bonjour à toutes et à tous. On commence avec cette actu. On voulait revenir sur les fortes pluies qui ont touché le sud-est de la France et la Corse ces derniers jours, alors que deux hommes ont été retrouvés morts après avoir été emportés par les eaux. C'est ce qu'ont annoncé les autorités. Alors le premier, c'est un homme de 65 ans, à Gisonaccia, en Haute-Corse.
Mardi, son 4x4 a été emporté par un torrent d'eau. Il est sorti du véhicule, mais il a été emporté à son tour. La personne qui était avec lui s'en est sortie. Et donc l'homme de 65 ans a finalement été retrouvé mort vers minuit, a annoncé la préfecture ce mercredi. Mardi, le département avait été placé en vigilance rouge, pluie-inondation par Météo-France. Et je le disais, un autre homme de 75 ans cette fois-ci a lui aussi été emporté par les eaux, mais à Saint-Mitres-les-Rampart, dans les Bouches-du-Rhône, qui avait été placé mardi matin en vigilance orange. Il a ensuite été retrouvé mort à Istres, une commune voisine. La personne qui l'accompagnait a pu être sauvée.
Ces intempéries ont également provoqué d'importants dégâts matériels, avec des voitures déplacées par les eaux, des rues et des maisons inondées. Plusieurs communes ont aussi dû procéder à des évacuations, et dans certaines d'entre elles, des records de précipitations ont également été enregistrés. A noter qu'avec le réchauffement climatique, ce type d'événement pourrait devenir plus fréquent et plus intense. Deuxième actu, le parquet de Paris a requis 10 mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité contre l'eurodéputé LFI Rima Hassan, qui est jugée depuis ce lundi pour apologie du terrorisme.
Elle est poursuivie pour un tweet qu'elle a publié le 26 mars dernier, supprimé depuis, dans lequel elle citait Kozo Okamoto, un membre de l'armée rouge japonaise qui a participé à un attentat en 1972 à l'aéroport de Lod, près de Tel Aviv, en Israël. Cet attentat avait fait 26 morts et plus de 80 blessés. Dans ce tweet, on peut lire, je cite, Cette citation était accompagnée d'une courte biographie de Kozo Okamoto et d'une photo de lui portée par des combattants palestiniens lors de sa libération en 1985. Le parquet accuse Rima Hassan de, je cite,
«
banaliser un massacre » et de, je cite toujours,
«
valoriser l'auteur de l'attentat, ce qui constituerait, selon lui, une apologie du terrorisme ». De son côté, Rima Hassan a dénoncé ce lundi une tentative d'intimidation et une mise sous silence d'une élue de l'opposition. Le verdict final sera rendu le 30 novembre, on suivra ça. Troisième actu, Steve Witkoff, l'émissaire de Donald Trump, s'est rendu ce mercredi à Saint-Pétersbourg, en Russie, pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine et tenter de faire avancer les négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Cette visite intervient au lendemain d'un entretien entre Steve Witkoff et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en Norvège.
Un responsable américain a évoqué auprès de l'AFP des discussions très productives et constructives, constatant désormais, je cite, « un fort alignement entre les États-Unis, l'Ukraine et l'Europe sur les prochaines étapes ». Et ce mercredi, Vladimir Poutine a annoncé, lors d'un échange avec Steve Witkoff, la libération de Stephen Hubbard, un Américain de 75 ans, condamné à près de 7 ans de prison en Russie, pour avoir participé à la guerre en Ukraine et qui est emprisonné depuis 2022. Un conseiller diplomatique de Vladimir Poutine a également indiqué ce mercredi que la Russie était en principe prête à reprendre les négociations à Troyes avec l'Ukraine et les États-Unis à la mi-novembre.
Mais malgré ces efforts diplomatiques, les combats se poursuivent sur le front entre la Russie et l'Ukraine. A noter également que l'OTAN, donc l'alliance politico-militaire de pays occidentaux menée par les États-Unis, a annoncé qu'elle allait déployer des moyens supplémentaires en mer Noire après plusieurs attaques de drones attribuées à la Russie contre des navires marchands, notamment au large de la Bulgarie et de la Roumanie. On suivra ça. Quatrième actu, au Brésil, le président Lula et son rival à l'élection présidentielle, Flavio Bolsonaro, qui est le fils de l'ancien président d'extrême droite, Jair Bolsonaro, cherchent à faire disqualifier l'un l'autre à 4 jours du second tour.
Alors concrètement, Flavio Bolsonaro accuse Lula d'abus de pouvoir en lui reprochant d'avoir diffusé massivement sur WhatsApp des contenus mettant en avant les actions de son gouvernement pendant la campagne. Ses avocats ont déposé un recours devant le tribunal supérieur électoral du Brésil. De son côté, l'équipe de campagne de Lula accuse Meta, donc la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, de manipuler l'algorithme au profit de son rival. Elle a annoncé mardi vouloir elle aussi déposer un recours au tribunal supérieur électoral pour annuler la candidature de Flavio Bolsonaro.
A noter que lundi, la justice électorale brésilienne a d'ailleurs donné à Meta 24 heures pour démontrer qu'elle garantissait un traitement équitable aux deux candidats sous peine d'une lourde amende. Meta, de son côté, affirme avoir pris des mesures tout en contestant les accusations. L'entreprise avait cependant reconnu la semaine dernière des problèmes comme la désactivation par erreur d'annonces de campagne de Lula et avait évoqué, je cite, « des incidents techniques qui n'affectaient pas seulement le Brésil ». En tout cas, les résultats du second tour sont attendus ce dimanche. On suivra ça.
Cinquième actu, le taux auquel la France emprunte sur 10 ans a dépassé le seuil symbolique de 5% ce mercredi, une première depuis 2002. Ce taux reflète notamment la confiance des investisseurs dans la capacité de la France à rembourser sa dette et plus il est élevé, plus la France doit payer cher pour emprunter. En fait, les violences du week-end du 17 et 18 octobre auraient renforcé les doutes des investisseurs sur la capacité du pays à redresser ses comptes alors que la dette publique française atteignait était à 3,41% ce mercredi matin.
Et donc, sans trop entrer dans les détails, cet indicateur pourrait avoir des conséquences sur le coût de la dette publique et pourrait aussi faire grimper les taux des crédits immobiliers et des prêts aux entreprises. Et on termine avec cette actu. En France, le Parlement a voté ce mardi la suppression officielle du Code noir qui organisait l'esclavage dans les colonies françaises. Il s'agit d'une ordonnance royale de 1685 promulguée par Louis XIV. Ce texte, considéré notamment les esclaves, je cite, comme des biens meubles pouvant être achetés ou vendus. Il prévoyait aussi des sanctions extrêmement violentes en cas de fuite allant de la mutilation à la peine de mort.
Bon alors, dans les faits, le Code noir ne s'appliquait plus depuis l'abolition de l'esclavage en 1848 mais il n'avait jamais été formellement supprimé du droit français. C'est donc dorénavant chose faite après un vote à l'unanimité du Sénat confirmant celui de l'Assemblée nationale en mai. A noter que la proposition de loi prévoit aussi que le gouvernement remette un rapport sur les conséquences du droit colonial notamment en matière de racisme ainsi que sur la manière dont l'histoire de l'esclavage est enseignée à l'école. En revanche, la question des réparations qui étaient réclamées dans plusieurs territoires ultramarins n'est pas abordée.
Plusieurs sénateurs souhaitent que le débat se poursuive sur ce sujet. On suivra ça.
Merci
beaucoup Léa pour ces actualités et on termine avec cette bonne nouvelle. Le vaccin thérapeutique anti-cancer UCP-VAX développé à Besançon affiche des résultats prometteurs. Ce traitement expérimental qui a commencé il
y
a 15 ans a pour but de renforcer le système immunitaire des patients atteints de cancer. C'est donc un vaccin thérapeutique et non préventif. L'idée c'est qu'en renforçant le système immunitaire des patients ça contribue à prolonger leur espérance de vie même dans les stades les plus avancés de la maladie. Et donc les chercheurs ont dévoilé les derniers résultats de leur essai clinique ce mardi. Le vaccin fonctionne dans plus de 80% des cas pour différents types de cancers. Une première version du vaccin contre un cancer du cerveau pourrait voir le jour d'ici 2028. Les équipes comptent lancer une autorisation de mise sur le marché en 2032.
Pour atteindre cet objectif l'équipe de Besançon lance une levée de fonds de 6 millions d'euros afin de mener à bien ses recherches. Et voilà c'est tout pour aujourd'hui. Merci encore de me suivre chaque jour sur tous nos réseaux sociaux et aussi dans notre format newsletter. Comme d'habitude n'hésitez pas à vous abonner pour les soins de vous pour les soins de vos proches et à demain.