Pourquoi 6 pays de l’UE refusent l'euro ? - François Asselineau
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Chapitres
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« Les Français ont ratifié là aussi, mais sur le fil du rasoir à 51 % des voies, ils ont ratifié le traité de Maastricht. »
- 4:59Invité politiqueFait
« Pour être précis, il y avait un autre pays qui avait au moment des négociations déjà obtenu la même exemption, c'était le Royaume-Uni. »
- 5:43Invité politiqueFait
« On a soigneusement oublié d'écrire l'article qui permet de sortir. »
- 8:38Invité politiqueFait
« Sauf que la Suède, tout en ayant ratifié le traité de Maastrich a demandé a dit que d'un point de vue politique, il ne pouvait pas passer à l'adoption de l'euro sans demander l'autorisation formelle du peuple suédois. »
- 10:51Invité politiqueChiffre
« Les Suédois ont donc organisé un référendum quelques temps après, le 14 septembre 2003 pour demander au peuple suédois que vous êtes d'accord pour adopter l'euro. »
- 11:33Invité politiqueChiffre
« la Suède est toujours tenue juridiquement d'entrer dans l'euro, mais elle a affaire à un peuple rétifé et don et à non à 57 % d'ailleurs des suffrages. »
- 13:46Invité politiqueFait
« Mais on avait un peu caché au peuple le fait qu'on allait changer de monnaie. »
- 17:25Invité politiqueFait
« La Hongrie l'a même inscrit dans sa Constitution en disant que la monnaie nationale de la Hongrie est le forint, c'est-à-dire la monnaie hongroise. »
- 21:47Invité politiquePromesse
« Donald Tusk a dit en 2008 a fait savoir "Oui oui, ne vous inquiétez pas, la Pologne entrera dans l'euro avant la fin de 2012." »
- 23:14Invité politiqueChiffre
« Donald Tusk, lorsque la Pologne est entrée dans l'Union européenne, on estime que son revenu moyen était de 40 % à peu près du revenu de des autres pays de des pays riches de de l'Union européenne. »
- 24:44Invité politiqueFait
« Se réunit la Troica avec le Fond Monétaire international, avec la Commission européenne, avec la Banque centrale européenne, donc les trois institutions financières qui débarquent dans Grèce, qui se rendent compte que la situation est catastrophique et qui vont imposer un remède de cheval en fait à la Grèce. »
- 26:55Invité politiqueFait
« il n'est pas prévu dans les traités qu'un pays puisse sortir de l'euro. La seule façon de sortir de l'euro, c'est de sortir de l'Union européenne en même temps. »
- 29:06Invité politiqueChiffre
« Un sondage eurobaromètre qui a été fait il y a quelques mois indique qu'il y a à peu près 57 % des Polonais qui refusent bec et ongles de l'abandon du zlotiste. »
- 32:00Invité politiqueFait
« Notre économie va clairement mieux que la plupart de celles qui ont adopté l'euro. Nous avons de plus en plus de données, de recherches économiques et d'arguments pour garder le slotti polonais. »
- 33:27Invité politiqueChiffre
« cette dépréciation du slot a d'un seul coup dynamisé les exportations polonaises. C'était devenu 15 % moins cher et donc à limiter la casse, si l'on peut dire, à limiter la récession qui aurait dû découler. »
- 36:22Invité politiqueFait
« Je le signale parce que on ne le dit pas aux français. On ne dit pas aux français que il y a quand même six états de la de l'Union européenne qui ne sont pas dans l'euro. »
- 40:01Invité politiqueFait
« Ce sont des pays qui en terme d'endettement public, en terme de croissance, en terme de chômage, en terme d'inflation battent tous les records, ce sont les mieux placés. »
- 41:30Invité politiqueChiffre
« La Suisse a un petit peu moins de 10 millions d'habitants, 9,5 millions d'habitants. La Norvège a à peu près 4 à 5 millions d'habitants et l'Islande a 330000 habitants. Et ce sont les pays du monde où l'on se porte le mieux, où les gens sont les plus heureux et en Europe, ceux dont toutes les données macroéconomiques sont les meilleures. »
- 44:20Invité politiqueChiffre
« Le Danemark, par exemple, a fait des excédents budgétaires depuis plusieurs années. Il a réduit la dette publique du Danemark à quelque chose comme entre 25 et 28 % du PIB à comparer au 118 % qu'on a en France. »
- 45:46Invité politiqueChiffre
« En Pologne où le taux le déficit a été de l'ordre de plus de 7 % au cours des dernières années au cours de la dernière année, ce qui est supérieur au taux français. »
- 46:28Invité politiqueFait
« On constate que ces 21 pays en fait se portent mal. Ils ont une croissance faible, nettement plus faible que dans les autres pays. Ils ont un endettement élevé et parfois très élevé, un endettement public élevé parfois très élevé. »
Temps de parole
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Le Premier ministre polonais, monsieur Donald Tosk, a informé son pays, ses compatriotes et le monde entier que la Pologne reportait une nouvelle fois son adhésion à la monnaie européenne à l'euro. Pour que vous compreniez bien l'importance de ce sujet dont personne ne parle et notamment dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027, la question de l'euro est complètement passée sous silence alors que c'est une des questions les plus fondamentales quant à l'avenir de notre pays. C'est la raison pour laquelle je vais vous parler de ça. Et pour que vous compreniez bien, je suis obligé de faire un petit retour en arrière pour que les choses soient bien claires dans votre esprit.
Jusqu'en 1992, il y avait 12 États membres de la communauté économique européenne. À la mi-décembre 1991, ces 12 états réunis à Maastricht, une ville qui se trouve au sud-est des Pays-Bas, il y a eu une réunion des chefs d'état de gouvernement à Maastricht le 9 et le 10 décembre 1991 qui sont tombés d'accord sur la version définitive de ce traité de Maastricht. La signature formelle du traité par les plénis potentielles, c'est-à-dire en règle générale, le chef d'état et du gouvernement et le ministre d'affaires étrangères, a lieu le 7 février 1992 également à Mahasticht.
Ce traité de Maastricht prévoyait notamment de transformer la communauté économique européenne en une Union européenne, c'est-à-dire une Europe fédérale qui ne dit pas son nom, prévoyait de créer une politique étrangère et de sécurité commune, la ce qui est devenue la politique étrangère de l'Union européenne et la politique de défense et prévoyait aussi une union monétaire qui devait déboucher sur la création d'une monnaie commune qui devait s'appeler l'écu et qui finalement à la demande des Allemands, c'est appelé l'euro.
Le traité de Marrich ayant été signé formellement par les gouvernement le 7 février 1992, il a fallu ensuite procéder aux ratifications qui peuvent avoir lieu soit par référendum, soit par un vote du parlement. Le premier pays parmi les 12 qui a mis à qui a préparé la ratification, c'était le Danemark.
Il y a eu un référendum qui a eu lieu le 2 juin 1992 et à la surprise générale, la stupéfaction de beaucoup de d'observatoires, les Danois ont rejeté le traité de Maastricht avec une petite majorité de 50, 50,7 % des voies mais ils l'ont rejeté ce qui évidemment a semé la perturbation, la consternation générale parce que le premier des 12 qui devait ratifier ben commence par ne pas le ratifier. Néanmoins, les procè la procédure a continué mais les 12 sont convenus qu'il allait falloir régler le problème du Danemark.
On est arrivé en fait ensuite en France où il y a eu le référendum sur le traité de Maastrich le 20 septembre 1992 où les nos compatriotes ont ratifié dans des conditions de propagande inoui puisque on sait que les partisans du Oui ont tué à peu près 80 % du temps de parole à la télévision. Les Français ont ratifié là aussi, mais sur le fil du rasoir à 51 % des voies, ils ont ratifié le traité de Maastricht. L'ensemble des pays de ce qui était la communauté économique européenne ont ratifié avant le 31 décembre et il s'est trouvé donc qu'il fallait régler le problème du Danemark.
Et donc entre-temps, il avait été décidé que les Danois allaient revoter puisque vous savez que la construction européenne étant une construction fondamentalement tyrannique et totalitaire. n'admetse pas être d'accord. Donc si un peuple vote non, c'est forcément évidemment qu'il a il s'est trompé, qu'il a été trompé, manipulé par des démagogues et cetera. Donc il va falloir le faire voter voter voter jusqu'à ce que Boren suive jusqu'à ce qu'il vote oui. Donc les Danois ont été prié de faire un nouveau référendum mais le gouvernement de Copenhag a commencé à expliquer qu'il ne pouvait pas reproposer exactement le même texte à ses compatriotes.
Le gouvernement danois a fait valoir que si le peuple danois avait rejeté le traité de Maastricht, c'était parce que les Danois étaient très attachés à la monnaie nationale danoise qui est la couronne danoise. Et donc on a fait une exception qui a été définie par un sommet des chefs d'État et de gouvernement. Il a été décidé, ça c'est une exception à se traiter, c'est que le Danemark serait exempté d'adopter l'euro. Pour être précis, il y avait un autre pays qui avait au moment des négociations déjà obtenu la même exemption, c'était le Royaume-Uni.
Puisque je rappelle qu'à l'époque, le Royaume-Uni faisait partie des 12 et le Royaume-Uni voulait pas, mais lui, il l'avait négocié avant toute ratification, avait demandé l'exemption. Pour la petite histoire d'ailleurs, mais ça compte pour la suite. Les autres États membres de ce qui allait devenir l'Union européenne auraient pu refuser cette exemption. La France aurait pu dire au Royaume-Uni et au Danemark, il est hors de question que vous ayez cette exemption, sinon moi je ne marche pas dans la combine, je ne suis pas d'accord. Mais il y a des forces tellement puissantes qui agissent sur les gouvernements des pays occidentaux et notamment sur le gouvernement français.
À l'époque, nous étions avec François Mitteran où vous savez qui est-ce qui était son conseiller spécial ? C'était Jacques Atali qui a énormément œuvré dans les coulisses. Il l'a lui-même expliqué pour que la France adopte cette monnaie. D'abord tous ceux qui non j'ai le privilège d'avoir fait partie ont tenu la plume pour écrire les premières versions du traité de Mastrich. On s'est bien engagé fait en sorte que sortir ça soit pas possible. On a soigneusement oublié d'écrire l'article qui permet de sortir. [rires] C'était pas très démocratique évidemment, mais c'était une grande garantie pour rendre les choses plus difficiles, pour nous forcer d'avancer.
Donc on a fait comprendre à François Mitteran qu'il ne pouvait pas s'opposer à donner ses exemptions au Royaume-Uni et au Danemark parce que sinon l'affaire allait se coincer. Les Danois, une fois qu'ils ont su qu'ils allaient conserver la couronne danoise et bien ils ont voté oui pour le deuxème référendum et donc sont entrés dans le traité de Maastricht. Pour résumer donc, au 1er janvier 1993, tous les États de la Commuté économique européenne avaient ratifié le traité de Maastricht dont deux, le Royaume-Uni et le Danemark, avaient obtenu une exemption qu'il n'entrerait pas dans la monnaie commune.
L'euro est donc entré petit à petit en vigueur, pas tout de suite puisqu'il y a eu une une politique de convergence qui a duré quand même longtemps puisqueen fait le traité de Maasrich est entré en vigueur le 1er janvier 1993 et c'est le 1er juillet 1997. Ça avait été prévu comme ça dans le traité et ça a été reporté de 2 ans au 1er juillet 1999, c'est-à-dire donc un plus de 6 ans après l'entrée en vigueur du traité de Maastricht qu'a été créé l'euro pour les échanges interbancaires. Et c'est le 1er janvier 2002 que l'euro est apparu sous la forme de pièces et des billets pour tout tout un chacun.
Et c'est à partir du 1er janvier 2002 que l'ensemble des prix ont été transformés de franc en euros, deutschmark en euros, de l'IRE italienne en euros et cetera. Suite pendant cette période, on a eu en 1995, on a eu l'adhésion de trois nouveaux États qui n'étaient pas dans la les communautés économiques européennes et qui ont fait porter le nombre d'États de 12 à 15, les trois nouveaux États étant l'Autriche, la Suède et la Finlande.
Et lorsque ces trois pays ont adhéré à l'Union européenne, sont entrés en 1995 dans l'Union européenne, elles ont été contraintes de ratifier les traités existants et donc elles ont été contraintes, ces trois pays, Finlande, Autrich et Suède d'accepter le principe de l'euro. Sauf que la Suède, tout en ayant ratifié le traité de Maastrich a demandé a dit que d'un point de vue politique, il ne pouvait pas passer à l'adoption de l'euro sans demander l'autorisation formelle du peuple suédois.
Et donc ils ont demandé l'autorisation d'attendre un petit peu que l'état d'esprit de l'opinion a évolué puisque le gouvernement de Suédois, le gouvernement de Stockholm savait que les Suédois étaient dans le même état d'esprit que le peuple danois, c'estàdire il voulait conserver la couronne suédoise de même que les Danois avaient conservé la couronne danoise.
D'ailleurs, les Suédois, le gouvernement suédois avait tenté d'obtenir la même exempois, mais à l'époque, il avait été décidé que c'était hors de question qu' on avait fait une seule exemption euh pour euh enfah deux exemptions, une pour le Royaume-Uni parce que les Britanniques c'est britannique et la deuxième pour le Danemark qui qu'on pouvait pas multiplier les exemptions lorsque l'euro est entré en vigueur dans les échanges interbancaires le 1er juillet 1999, et bien tous où les États sont entrés de dans l'euro mais la Suède non puisque la Suède a dit on fera un petit peu plus tard laissez-nous faire le moment venu un référendum lorsque le 1er janvier 2002 les euros sous forme de pièces et de billets sont arrivés dans les portes-monnaies de monsieur madame tout le monde et que tous les prix ont changé la même chose s'est produite c'est-à-dire que sur les 15 états de l'Union européenne de l'époque il y en a eu 12 où il y a eu ce changement et il y en a eu trois où ça n'est pas arrivé, le Royaume-Uni et le Danemark qui ont conservé leur monnaie nationale et puis la Suède qui a conservé sa monnaie nationale, même si la Suède a dit "Ne vous inquiétez pas, ne vous inquiétez pas, on va venir, on va bientôt le faire à notre tour." Il faut comprendre que le gouvernement de Stockholm pensait que à partir du moment où on les Suédois constaterait que en Finlande qui est de le pays de face si j'ose dire que en Allemagne qui est le pays au sud de la la du début de la la mer de la mer Baltique que les Suélois se diraient bon ben on va faire comme tout le monde on va adopter le l'euro.
Les Suédois ont donc organisé un référendum quelques temps après, le 14 septembre 2003 pour demander au peuple suédois que vous êtes d'accord pour adopter l'euro. Tout le monde pensait que ça se passerait très bien. Et puis Patatra, je vous renvoie, j'avais fait une vidéo sur le sujet, les Suédois ont voté non. De telle sorte que la Suède se retrouve est toujours d'ailleurs dans la même situation. Maintenant, c'est-à-dire c'est quand même 23 ans après ces événements, la Suède est toujours tenue juridiquement d'entrer dans l'euro, mais elle a affaire à un peuple rétifé et don et à non à 57 % d'ailleurs des suffrages.
Et les Suédois comme les Danois étant des peuples démocratiques, beaucoup plus démocratiques qu'en France puisque nous quand les Français votent non comme en 2005, on ne tient absolument pas compte de ce qu'ils ont voté. Les Suédois ont dit "Ben, on va reporter à plus tard." Arrivent ensuite les grands élargissements qui ont eu lieu notamment en 2004 où l'on est passé de 15 États à 25 États avec l'entrée de 10 nouveaux États dans l'Union européenne, notamment les pays de l'Est plus Chypre et Malte. Quand je dis les pays de l'Est, c'est la Pologne, les pays Baltes, la Tchéquie, la Hongrie et cetera.
Donc on est passé à 25 États en 2004 et puis 3 ans après, en 2007, on est passé à deux états supplémentaires avec l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie, ce qui faisait 27. Et puis en 2013, on est passé de 27 à 28 avec l'entrée de la Croatie. Et puis en 2020, on est passé de 28 à 27 avec le Brexit. Sur ces 27 états, tous les nouveaux entrants se sont retrouvés dans la même situation que celle que j'avais que j'ai décrit tout à l'heure pour l'Autriche, la Finlande et la Suède. C'est-à-dire qu'ils sont entrés, ils ont adhéré à l'Union européenne, ils ont signé et ratifié des traités et ils se sont engagés juridiquement d'adopter la monnaie européenne.
Le problème qui s'est posé pour ces pays de l'Est a été le même que celui qui s'est posé à la Suède. C'est-à-dire que ces pays-l sont entrés dans l'Union européenne avec l'espoir justifié qu'ils allaient avoir beaucoup d'argent, beaucoup de subventions de fonds dit européens en fait payés principalement par l'Allemagne, la France, les Pays-Bas et puis le Royaume-Uniqu'à ce que le Royaume-Uni s'en aille. Donc ça ça plaisait aux populations. On leur a dit on va avoir plein d'argent. Mais évidemment, il est rare que les gens soient furieux quand on leur dit qu'ils vont avoir plein d'argent. Mais on avait un peu caché au peuple le fait qu'on allait changer de monnaie.
Et puis lorsque l'obstacle arrive là, d'un seul coup, les gouvernements se sont aperçus que c'était beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraissait. de telle sorte que parmi donc on est passé de 15 à 27 excluons maintenant le Royaume-Uni et donc avec ces 12 nouveaux états qui sont arrivés de jusqu'en 2013, il s'est trouvé à l'intérieur de ces états, des États où la population a accepté d'entrer dans l'euro sans trop de problème. Tel a été le cas par exemple de Malte ou de la Slovaquie.
Euh et puis il y en a d'autres en revanche où la population n'était pas du tout d'accord parce que ce sont des peuples, certains de ces peuples sont des peuples qui sont très jaloux de leur indépendance nationale, très jaloux de garder leur monnaie parce qu'ils ce sont des peuples qui ont réfléchi, peuples intelligents qui savent que c'est pas anodin de ne plus avoir une monnaie nationale, que forcément une monnaie c'est un pouvoir et que l'on donne on ne sait pas à qui en définitive. Et donc il s'est trouvé parmi ces nouveaux États qui sont entrés dans l'Union européenne, il s'est trouvé qu'il y a un certain nombre qui dont la population refusait d'entrer dans l'euro.
Lesquels sont ces États ? des États qui ont une longue tradition d'indépendance nationale a commencé par la Hongrie. La Hongrie qui est un peuple peuple magiar un peu descendéen enfin qui est très particulier he qui a une langue spécifique l'ongrois qu'on appelle le magiar qui se rattache aux langues zuraloaltaï qui est un brame mot très particulier et qui a montré d'ailleurs lorsqu'il avait été rattaché au pays de l'Est sous la tutelle de l'URSS dans le cadre du pacte de Varsovie et bien il a donné du filartordre à Moscou. Rappelez-vous la tentative de révolution de Budapest en 1956.
Deuxè pays qui est très jaloux de son indépendance nationale, la Tchéquie, la République Tchèque puisque c'est un pays qui a sa propre langue, qui est un peu incrusté à l'intérieur des pays germaniques, mais qui s'est rendu Slè notamment parce que c'est à Prague avec la défénestration de Prague en 1618 qui a commencé la guerre de 30 ans avec des envoyés du Saint-Empire romain Germani qui se sont fait jeter par la fenêtre du château de Rchani à Prague. Et les Tèqus pareillement ont donné du filart orordre à l'URSS avec le printemps de Prague en 1968. Et le troisème pays particulièrement jaloux de sa souveraineté dans son indépendance nationale et bien c'est la Pologne.
La Pologne qui a une particularité. C'est un pays qui était resté extrêmement catholique. C'est un peu un isolat catholique entouré de pays protestants. pays qui a donné du fil à retordre lui aussi et et au combien au camp soviétique surtout à partir du moment où il y a eu l'élection de Jean-Paul II du cardinal Carole Vchiwa en 1978 au trône de Saint-Pierre et qui avec le pape Jean-Paul II qui a été qui a donné quel peu de temps après le cours de l'envoi au à la révolution de du syndicat solide Arnoche et de proche en proche le début de désagrégation du camp socialiste. Je parle de ça parce que c'est important de bien comprendre l'histoire.
Il se trouve que les trois pays que je viens de de désigner, la Hongrie, la République tchèque et la Pologne sont également trois pays qui ont pour l'instant refusé l'euro. La Hongrie l'a même inscrit dans sa Constitution en disant que la monnaie nationale de la Hongrie est le forint, c'est-à-dire la monnaie hongroise. La République tchèque a refusé d'adopter l'euro alors que la Slovaquie qui avait été rattachée après la première guerre mondiale, on avait créé un pays artificiel qui s'appelait la Tchécoslovaquie. La tradition Slovaque, le peuple slovaque n'est pas le même que les Tchècs. Et les Slovaques eux ont accepté facilement l'euro alors que les Tchqus s'y sont totalement refusés.
La République tchèque a refusé l'euro et enfin la Pologne, c'est l'objet essentiel de cette vidéo, et bien a repoussé l'adoption de l'euro parce que l'adoption n'était pas automatique. Il fallait en fait remplir un certain nombre de critères de nature économique et financier. De telle sorte que les pays entrés nouvellement dans l'Union européenne ont pu en fait tenir un double discours assez facile sur le thème oui oui ne vous inquiétez pas. On va adopter l'euro le moment venu mais vous comprenez pour l'instant on ne peut pas le faire parce que les données macroéconomiques tati nous empêche mais on va bientôt y venir.
On s'est donc retrouvé à partir de ces élargissements dans une situation qui perdure d'ailleurs où en fait et contrairement à ce que pensent beaucoup de nos compatriotes, l'euro n'est pas la monnaie dans toute l'Union européenne. Aujourd'hui, au moment où je parle, sur les 27 États membres de l'Union européenne, il y en a 21 qui ont adopté l'euro. Il y en a six qui n'ont pas adopté l'euro. Je vous les ai quasiment tous dit. Il y a le Danemark, il y a la Suède. Le Danemark, je vous ai dit que c'est en D92, la Suède avec son référendum de 2003. Il y a la République tchèque, la Hongrie et la Pologne qui s'y sont pour l'instant refusé, qui ont reporté à plus tard.
Et enfin, il y a la Roumanie puisque la Roumanie et la Bulgarie sont entrés parmi les derniers et la Roumanie a été jugée par les instances européennes et par les instances de Buchares. Et en plus, il y a aussi un certain irrédantisme du peuple roumain. Il faut pas confondre les Bulgares et les Roumains. Par exemple, les Roumains ont une langue latine. Romanie, Roumanie, ça vient justement de de Rome. C'est un pays qui a été la DACI a été conquise par l'empereur Trajan au 2e siècle après Jésus-Christ. Alors que les Bulgares, c'est un peuple slavisé qui utilise l'alphabet synique et qui est un peuple orthodoxe.
Alors que les Roumains sont orthodoxes mais ont un ont un une langue qui se rattache aux langues romaines. D'ailleurs, si vous entendez des gens parler le roumain ou si vous lisez un texte en roumain, vous trouverez qu'il y a un certain nombre de mots qui ressemblent un peu au français ou à l'italien. Voilà donc les six pays qui ont refusé pour l'instant ou qui n'ont pas encore accepté ou qui ont traîné les pieds d'entrer dans l'euro. Alors on en arrive à la Pologne. La Pologne c'est le plus important de ces six états.
C'est un pays considérable à la fois du point de vue de la géostratégie, de l'étendue, de la superficie, de la population, mais également de l'économie et aussi de la tradition historique, culturelle, civilisationnelle avec une langue polonais qui est une langue bien à bien à bien à elle. Donc c'est le pays le plus important de tous ces pays qui ne sont pas encore entrés dans l'euro. [soupir] En 2000 euh 8, le premier ministre polonais s'appelait Donald Tusk.
Et quand il est arrivé au pouvoir en 2007, les institutions européennes ont dit "Bon bah voilà, vous êtes entré depuis 2004, euh voilà, ça fait 3 ans, faudrait peut-être quand même songer à entrer dans l'euro." Et en 2008, Donald Tusk qui était donc était très qui est toujours très proéen européen au sens de soumission à l'empire américain, Donald Tusk a dit en 2008 a fait savoir "Oui oui, ne vous inquiétez pas, la Pologne entrera dans l'euro avant la fin de 2012." Ainsi, respectant sa promesse et expliquant aux dirigeants européens que la Pologne tiendrait ses engagements.
Donc, une démarche consensuelle, proeuropéenne, très différente de la démarche par exemple adoptée par Victor Orban en Hongrie, qui lui a fait inscrire dans la Constitution hongroise que le forint est la monnaie nationale hongroise, ce qui est un problème vis-à-vis des traités européens.
Donc certains d'entre vous se diront "Mais comment se fait-il qu'ils peuvent piétiner et bafouer les traités européens euh sans problème ?" La réponse que c'est un sujet très compliqué et que comme je l'ai dit tout à l'heure, les institutions européennes ont à la fois envie que tous les États entrent dans l'euro mais sous certaines conditions macroéconomiques veulent pas déstabiliser complètement l'économie des pays en question puisque comme ils sont plus pauvres que la moyenne des autres pays, adopter l'euro c'est une leur faire adopter une monnaie trop chère dans les cours de change sont trop chers sur les marchés internationaux et sont donc ça risque donc de plonger les États dans une récession dans la misère.
Donc la Commission européenne, la Banque centrale européenne essaie de faire une espèce de dérapage contrôlé en disant bon vous pouvez attendre un petit peu parce qu'ils veulent à la fois qu'ils ont mais pas trop vite. De ça que jouent d'ailleurs les États en question. Donc Donald Tusk, lorsque la Pologne est entrée dans l'Union européenne, on estime que son revenu moyen était de 40 % à peu près du revenu de des autres pays de des pays riches de de l'Union européenne. En tout cas, son PIB était de 40 % représenter 40 % de celui de la France, 40 % en parité de pouvoir d'achat. Donc Donald Tusk dit la Pologne va entrer en 2012.
Sauf que voilà, petit problème qui n'était pas prévu tout à fait au programme. À partir de fin 2008 et tout au long de l'année 2009 et des années suivantes va se développer la crise en Grèce, la crise financière de la Grèce avec des déficits commerciaux géants, avec un endettement public en croissance exponentielle et en fait cette crise financière de la Grèce et tous les économistes qui regardent ça de près comprennent que ça vient du fait que la Grèce qui était beaucoup plus pauvre a adopté l'euro alors qu'elle n'était pas n'était pas en état d'avoir cette monnaie qui était trop chère par rapport à la compétitivité de son économie.
Se réunit la Troica avec le Fond Monétaire international, avec la Commission européenne, avec la Banque centrale européenne, donc les trois institutions financières qui débarquent dans Grèce, qui se rendent compte que la situation est catastrophique et qui vont imposer un remède de cheval en fait à la Grèce. ce qui ne s'en est d'ailleurs toujours pas remis pour essayer de limiter l'explosion de la dette. Je vais pas vous parler ici de la crise en Grèce, ça serait un peu hors sujet.
Mais ce qui est dans le sujet, c'est que ces mesures draconiennes qui ont été imposées à la Grèce et qui risquent tout à fait d'ailleurs d'être imposé dans les 2 ans qui viennent à la France puisqu'on se rapproche très de plus en plus du scénario grec. Ces mesures ont semé la consternation dans un certain nombre de pays d'Europe. En Grèce notamment, il y a toute une série de patri de de de d'entreprises d'établissement public du patrimoine national qui ont été vendues à l'encamp à des consortiums bancaires. Le loto national, les chemins de fer, toute une série de ports de toutes les îles grecques.
Il y a eu l'équivalent des caisses des dépôts et consignation, les autres, enfin ça a été un carnage qui a été obligé d'être vendu donc à des banques. Et soitdite en passant, ces mesures draconiennes qui ont été imposées à partir de 2009-2010 vont durer jusqu'en 2018 et elles interviendront même malgré la la l'arrivée au pouvoir de l'extrême gauche de CISA et de monsieur de Cypras qui devient le nouveau premier ministre grec l'équivalent de Mélenchon. Monsieur Deci s'est flanqué d'un monsieur qui s'appelle monsieur Yanis Varoufakis, son ministre des finances. qui considère que il faut absolument sortir de l'euro.
L'Allemagne de madame Merkel dit il faut que les la Grèce sorte de l'euro, c'est plus possible. Sauf qu'il n'est pas prévu dans les traités qu'un pays puisse sortir de l'euro. La seule façon de sortir de l'euro, c'est de sortir de l'Union européenne en même temps. Il n'y a pas de procédure qui permettent de sortir de l'euro.
Et puis fondamentalement, quoi que pouvait dire madame Merkel ou quoi que pouvait dire un certain nombre d'économistes ou quoi que pouvait dire le ministre des finances grecques et bien l'oligarchie qui soutient tout ça qui pilote tout ça de loin a dit qu'il était hors de question que la Grèce sorte de l'euro parce que ça serait un effet domino qui risquerait d'arriver et c'est l'ensemble de l'édifice européen qui risquerait de se désagréger. On a donc forcé les Grecs à rester dans l'euro. Quoi qu'il en soit, ces informations ont été regardé à la loupe par le peuple polonais et Donald Tusk a été obligé d'avaler son chapeau. Il avait promis que la Pologne entrerait avant la fin 2012.
Ben, il n'en a rien fait. Il a été obligé de reporter sa promesse. Ce qui ne lui a pas porté chance.
il était devenu entre-temps très impopulaire l'usure du pouvoir et donc il a été battu par des élections législatives et on a eu à l'arrivé au pouvoir d'une coalition autour du gouver du parti qui s'appelle PIS PIS qui veut dire droit et justice qui est catalogué à droite voir à l'extrême droite d'un parti conservateur avec ses alliés et qui est un parti eurosceptique et qui a été au pouvoir cette coalition de 2015 jus jusqu'à 2023 et à partir de 2023 et bien c'est les forces proeuropéennes qui sont revenues au pouvoir à Varsvie et Donald Tusk est redevenu premier ministre comme il l'avait été en 2007-2008 donc 15 ans après, il est redevenu premier ministre polonais et il s'est retrouvé devant cette équation toujours que lui a rappelé à cette occasion les autorités Bruxelloises et francfortoises puisque C'est également la BCE.
ont demandé à la Pologne alors quand est-ce que vous adhérez à l'euro puisque vous êtes revenu au pouvoir et donc Tusque s'est trouvé confronté à cette ce dilemme entre d'une part les traités européens qui font toujours obligation à la Pologne d'adhérer à l'euro et par ailleurs le refus continu des Polonais d'adhérer à l'euro. Un sondage eurobaromètre qui a été fait il y a quelques mois indique qu'il y a à peu près 57 % des Polonais qui refusent bec et ongles de l'abandon du zlotiste. Amusant d'ailleurs parce que ce 57 % correspond exactement au 57 % de Suédois qui ont refusé également l'adoption de l'euro et qui ont voulu conserver la monnaie suédoise, la couronne suédoise.
Donc Tosque se dit bah je dois faire quelque chose parce que l'Union européenne l'exige mais il y a 57 % de de du peuple polonais qui ne le veut pas. Il s'est donc retrouvé à face à un dilemme. Mais entre-temps, le temps avait était passé. C'est-à-dire que cette fois-ci, il avait le recul du temps pour voir parce que en 2008 l'euro venait encore à peu près d'être entré en vigueur. Pas tout à fait. il est entré vraiment en vigueur à partir du 1er janvier 99, je vous l'ai dit, en terme d'échange interbancaire et surtout dans l'esprit général des gens à partir du 1er janvier 2002.
Donc en 2000 2007 2008 2009, on pouvait encore un petit peu tergiverser tandis qu'en 2023, 2024 2025, bah là ça fait quand même maintenant plus de 20 ans. Ça va bientôt faire en 2026. L'année prochaine, ça fera 1/4 de siècle en 2027 que l'euro est arrivé dans nos portefeuilles le 1er janvier 2002. Et donc euh la différ à la différence de son premier passage au poste de premier ministre, Donald Tusk a pu juger en rationalité qu'est-ce qu'il préférait des deux. et bien il vient de décider de reporter une nouvelle fois l'adoption de l'euro par la Pologne. Et ce qui est important c'est pourquoi alors officiellement il a essayé de noyer le poisson.
il a tenu des propos un peu un peu vaseux, c'est le cas de le dire, en disant que bien sûr la Pologne allait adopter l'euro, mais que dans un premier temps, il fallait d'abord que le niveau de vie des Polonais rattrape celui de l'Allemagne. Bon, que le PIB en parité de pouvoir d'achat se rapproche de de des des des revenus allemands. Et deuxièmement, que la population polonaise accepte le principe. ce qui est toujours pas le cas.
Il a d'ailleurs utilisé le même argument que les Suédois puisque je rappelle que les Suédois qui ont voté non en 2003, il y a toujours pas eu de nouveaux référendum là-dessus parce que tous les sondages en Suède montrent que le peuple suédois est toujours à 57 % vend debout contre l'adoption de l'euro. Et donc Tosk a examiné la situation. Il a donc dit qu'il reportait et il a évoqué ces deux thèmes. Un, il faut que le peuple polonais soit d'accord et de que notre niveau de vie est à peu près à rattraper celui de l'Allemagne. Mais en réalité, c'est pas les vraies raisons. Ça, ce sont des raisons diplomatiques. vraies raisons.
Elles ont été explicitées par le ministre des finances polonais du gouvernement Tusk, gouvernement proe européen, je le signale, qui a dit, il s'appelle André Domanski, il a fait cette déclaration suivante, il faut regarder en lettre de feu si vous voulez. Ça c'est vraiment l'essentiel. Regardez ce qu'il a dit. Le ministre des finances polonais a vient de déclarer : "Notre économie va clairement mieux que la plupart de celles qui ont adopté l'euro." Nous avons de plus en plus de données, de recherches économiques et d'arguments pour garder le slotti polonais.
La Pologne figure aujourd'hui parmi les économies de premier plan et je ne vois aucune raison impérieuse d'abandonner notre propre monnaie. Alors ça c'est quand même ça devrait faire l'objet de débat en France pour la présidentielle. On a quand même un des très grands pays de l'Union européenne dont le ministre des finances pourtant proeuropéens dit qu'il faut pas adopter l'euro parce que ça va nuire à la monnaie. Pourquoi il le dit d'ailleurs ?
parce qu'en 2008-2009, il y a eu une crise et qui a eu lieu en Pologne et que cette crise a été réglé par une dépréciation monétaire du Zlotique a perdu à peu près 15 % de sa valeur par rapport aux autres monnaes et notamment par rapport à l'euro des pays avoisinants puisque la Pologne Zlotti mais l'Allemagne à l'euro puis la France et cetera et donc lors de la crise financière de 2008-2009 cette dépréciation du slot a d'un seul coup dynamisé les exportations polonaises. C'était devenu 15 % moins cher et donc à limiter la casse, si l'on peut dire, à limiter la récession qui aurait dû découler.
Et ce que le gouvernement polonais a bien compris à l'époque en examinant cette période, c'est que s'il s'était trouvé dans l'euro, il n'aurait pas pu avoir cette dépréciation monétaire. Et donc la crise financière qu'il subissait ne pouvant pas être amort dépréciation de la monnaie nationale se serait traduite par des mesures extrêmement douloureuses du point de vue social avec une baisse du niveau de vie et une augmentation du chômage.
Ajoutons à cela que il y a pas que le ministre des finances, monsieur Domanski, il y a aussi le gouverneur de la banque centrale polonaise qui a dit qu'il fallait absolument garder le zloti polonais parce qu'il a expliqué à ses concitoyens qu'il était bien mieux d'avoir sa monnaie nationale pour avoir une gestion des taux d'intérêt de la monnaie nationale. Il suffit d'intervenir sur les marchés financiers pour essayer on se fixe des objectifs sur les marchés financiers pour les taux d'intérêt pour avoir un taux d'intérêt qui corresponde au mieux aux besoins de l'économie polonaise.
Alors que le gouverneur de la banque centrale de Pologne a expliqué que si on était dans l'euro, si la Pologne était dans l'euro, les taux d'intérêt seraient ceux qui découleraaient de la gestion de la Banque centrale européenne située à Francfort et que la le taux de change notamment de l'euro pourrait ne pas correspondre du tout aux besoins de l'économie polonaise. Le gouverneur de la Banque centrale de Pologne avait été nommé par un gouvernement justement eurocritique, mais son successeur va être nommé par le président polonais qui se trouve être lui-même eurocritique puisqu'on est en période de cohabitation à Varsovie.
Et donc le prochain gouverneur de la Banque centrale Pon qui prendra ses fonctions, je crois en 2028 pour un mandat de 6 ans est farouchement opposé à l'adoption de l'euro. Ce qui signifie, si vous m'avez bien suivi, qu'en réalité ce que vient d'annoncer Donald Tusk et si on examine un petit peu les gens qui sont autour de lui, la configuration des personnalités et des forces, ça veut dire que la Pologne n'adoptera pas l'euro au plutôt avant 2035. Il faudra attendre la fin 2034 au plutôt pour que la Pologne entre dans l'euro. Alors que je rappelle que la Pologne est entrée dans l'Union européenne en 2004. C'est que voici un pays qui pendant 30 ans ne sera toujours pas entré dans dans l'euro.
Je le signale parce que on ne le dit pas aux français. On ne dit pas aux français que il y a quand même six états de la de l'Union européenne qui ne sont pas dans l'euro. Et pour certains d'entre eux aujourd'hui, je l'ai dit, ça fait quand même maintenant 23 ans que la Suède devrait être dans l'Euro et que est refusé. Et là, je vous dis que la Pologne, ça fait 22 ans qu'elle devrait être dans l'euro. Elle elle est elle n'y est toujours pas. et elle nous annonce qu'il n'y sera toujours pas en 2044, c'est-à-dire 30 ans après. Alors, je voudrais maintenant conclure conclure cette vidéo en élevant un petit peu le débat et en prenant euh l'ensemble des pays de l'Europe, du continent européen.
Parce qu'en fait dans ce continent européen, vous avez trois types d'État. Vous avez un petit groupe d'États qui ont refusé d'entrer dans l'Union européenne et d'adopter l'euro. Il y en a trois dans l'Europe occidentale. Les trois pays, c'est la Suisse, la Norvège et l'Islande, c'est le premier groupe. On peut y ajouter depuis quelques années à la limite le Royaume-Uni qui vient de se de rejoindre ce groupe. Il y a le Royaume-Uni qui a passé plusieurs années dans la communauté économique devenue Union européenne à partir de 1992. Donc c'est un cas particulier. Il y a un deuxième groupe d'États qui sont entrés dans l'Union européenne et qui ne sont pas entrés dans l'euro.
Je vous l'ai dit, ce sont les six états que j'ai déjà mentionné que l'on peut d'ailleurs subdiviser en deux sous-groupes. Le premier groupe, c'est la Suède, le Danemark et la République tchèque qui sont dans l'Union européenne mais qui n'ont pas adopter l'euro et dont on peut considérer que ce sont des pays qui étaient déjà assez riches et assez développés. Et puis il y a un deuxième sous-groupe parmi ceux qui n'ont pas accepté l'euro tout en entrant dans l'Union européenne, c'est la Hongrie, la Pologne et la Roumanie.
Et puis il y a un troisème groupe, c'est l'ensemble des pays qui sont entrés dans l'Union européenne et dans l'euro et ils sont 21 dont l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Belgique, l'Autriche, l'Italie, la Grèce. Voilà. Alors moi, je me suis intéressé à examiner cette la situation de ces pays avec maintenant le recul du temps puisque comme je l'ai dit, ça fait maintenant plus d'un quart de siècle, un quart de siècle que l'euro fonctionne dans les échanges interbancaires depuis 99, ça fait 27 ans et depuis 2002, c'est la monnaie qui a supplanté les monnaes nationales. Ça va faire 25 ans un/art de siècle l'année prochaine. On a donc le recul du temps.
De même qu'on a le recul du temps sur les bénéfices ou les inconvénients de l'Union européenne puisque en 2027, ça fera quand même 70 ans que on construit l'Europe depuis le traité de Rome de 1957. Quand vous examinez les données macroéconomiques, vous découvrirez que le premier groupe, le groupe des trois pays qui ont refusé d'entrer dans l'Union européenne et dans l'euro, c'est-à-dire la Suisse, la Norvège et l'Islande, sont les pays qui se portent de loin le mieux dans tous les domaines. Ce sont des pays qui en terme d'endettement public, en terme de croissance, en terme de chômage, en terme d'inflation battent tous les records, ce sont les mieux placés.
Et j'y ajouterai, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, que si vous allez consulter le site des Nations- Unies et notamment celui du programme des Nations-Unies pour le développement, vous constaterez que ce sont les trois pays qui sont au firmament de l'ensemble des pays du monde dans le dans le l'indice de développement humain, l'indice IDH qui est un indice multifactoriel, un indice composite qui tient compte de l'espérance de vie à la naissance de je pense la participation des femmes à la vie publique ou je ne sais plus quoi, le niveau le PIB par habitant. Enfin, il y a plusieurs critères pour juger de l'indice de développement général. Ces trois pays donc réussissent les mieux.
Et je me permets de signaler que ces trois pays sont des petits pays. La Suisse a un petit peu moins de 10 millions d'habitants, 9,5 millions d'habitants. La Norvège a à peu près 4 à 5 millions d'habitants et l'Islande a 330000 habitants. Et ce sont les pays du monde où l'on se porte le mieux, où les gens sont les plus heureux et en Europe, ceux dont toutes les données macroéconomiques sont les meilleures. Ça pose quand même un petit problème.
Ça devrait poser un énorme problème même à tous nos idéologues qui depuis 60 ans depuis le traité de Rome nous explique que la France est beaucoup trop petite pour ne pas être dans l'Union européenne qui nous explique que si on est dans l'Union européenne, on va être plus fort que les autres qui nous explique que grâce à l'euro, on va pouvoir tenir tête aux autres. La preuve est faite exactement du contraire et je me permets de dire parce que bien sûr je connais les arguments du style "Oui mais la Suisse c'est uniquement les banques". Mais c'est pas vrai du tout. C'est pas vrai du tout.
L'ensemble de l'industrie financière en Suisse pèse à peu près 9 % du PIB et les banques strictensus et 5 % du PIB suisse. La Suisse est à bord et avant tout une grande puissance de services et pas seulement des services financiers mais aussi une de produits industriels. Vous avez des très grandes entreprises industrielles en Suisse. Nestle ça vous dit tel quelque chose ? C'est le grand géant de l'agroalimentaire mondial, c'est Suisse. Vous avez dans l'optique, dans l'électronique, vous avez des dans la dans l'horlogerie, vous avez des grandes industrie suisse.
Il y a des gens qui disent "Oui, la Norvège, la Norvège, j'ai vu qu' disait certains disaient "C'est un émirat nordique scandinave." Est-ce qu'ils ont du gaz ? Oui, c'est vrai qu'ils ont du gaz mais ils l'ont très bien géré. Ils ont créé un fond pour les générations futures, ce qui prouve justement que c'est un peuple industrieux et intelligent. Et puis la l'Islande l'Islande ils ont rien, ils ont les pêcheries et cetera. Ils ont pas de ressources gazières particulières, ils ont pas une industrie extraordinaire mais en tout cas bah ils se portent très bien. Merci pour eux. Ils ont ils gèrent leur économie dans un optimum collectif pour un pays de 330000 habitants.
Ensuite, le groupe des pays membres de l'Union européenne mais qui n'ont pas pris l'euro. Je vous ai dit qu'il y en a deux sous-groupes. Il y a d'un côté les plus développés, c'est-à-dire la Suède, le Danemark et la République tchèque. Quand on examine leurs résultats macroéconomiques, bien ils sont très bons. Ce sont des pays qui ont globalement une très faible dette. Le Danemark, par exemple, a fait des excédents budgétaires depuis plusieurs années. Il a réduit la dette publique du Danemark à quelque chose comme entre 25 et 28 % du PIB à comparer au 118 % qu'on a en France. et également ce qu'il y a en Espagne, ce qu'il y a en Italie, ce qu'il y a en Belgique et cetera.
Pareil pour la République tchèque, pareil pour la Suède. Ces données sont également flatteuses en matière d'inflation, sont également très bonnes en matière de chômage, un petit peu moins bonne peut-être pour la Suède qui est à 7 % de taux de chômage, mais pour la la le chômage au Danemark ou en République tchèque est de l'ordre de 4 % donc c'est très c'est très faible, l'inflation est contenue et donc on peut dire que globalement du point de vue macroéconomique, ce sont des pays qui se portent relativement bien. Il y a un troisème enfin, il y a le deuxème sous-groupe à l'intérieur de ce groupe des pays de l'Union européenne n'ayant pas adopté l'euro.
Je vous l'ai dit tout à l'heure, c'est la Pologne, c'est la Roumanie, c'est la Bulgarie parce que la Bulgarie est dans l'euro mais depuis quelques mois. Donc euh la Bulgarie étant dans le l'euro que depuis quelques mois et les la l'étude ayant été faite sur les cin dernières années, on a rattacher la Bulgarie au groupes des pays de l'Union européenne hors euro. Il y a donc la Pologne, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie. Dans ces quatre pays, on constate quoi ? On constate qu'ils ont des résultats économiques phénoménaux en matière de croissance. En revanche, des mauvais résultats en matière d'endettement public et d'inflation.
Ils ont du mal à conserver leur dette publique et donc vous avez des taux très importants de d'endettement de déficit budgétaire par exemple en Pologne où le taux le déficit a été de l'ordre de plus de 7 % au cours des dernières années au cours de la dernière année, ce qui est supérieur au taux français. Le tout français pour 2026 est en partie pour être aux alentours de 6 % de déficit. Mais précisons quand même que la dette publique en Pologne, en Hongrie, en Bulgarie, en Roumanie est quand même d'un niveau très inférieur au niveau de la République française. Donc il y a qu'encore de la marge. Le taux de chômage corrélé au taux de croissance est très faible. Et voilà.
Et puis les derniers, ce sont les 21 pays membres de l'Union européenne et de l'euro, dont la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Grèce, la Belgique, l'Allemagne, l'Autri et cetera. Et bien regardez les statistiques que vous donne Claude. Regardez les conclusions que vous donne l'intelligence artificielle. Maintenant, nous sommes un/art de siècle après l'adoption de l'euro. Nous sommes près de un tiers de siècle depuis la création de l'Union européenne et nous sommes 68 ans après le lancement de la construction européenne. On constate quoi ? On constate que ces 21 pays en fait se portent mal. Ils ont une croissance faible, nettement plus faible que dans les autres pays.
Ils ont un endettement élevé et parfois très élevé, un endettement public élevé parfois très élevé. Ils ont une inflation qui n'est pas très bonne et ils ont un slow de chômage. Alors ça dépend desquels. Enfin, il y en a notamment la France qui cumule tous les tous les handicaps. La France a à la fois un très fort taux de chômage sans compter qu'on camoufle un certain nombre de statistiques. Elle a un endettement tout à fait disproportionné, tout à fait exagéré. Elle a une inflation qui n'est pas si géniale que ça en définitive.
Alors que normalement lorsque vous avez du chômage et un faible taux de croissance, vous avez pas beaucoup d'inflation et puis on a un très faible taux de croissance. On est quasiment à la stagnation pour ne pas dire à la récession. Voilà, je termine ici cette vidéo. J'espère que ça vous donnera des éléments de réflexion. Ce que je veux dire par cette vidéo fondamentale, c'est que on a menti au français et que personne ne veut tirer le vrai bilan de l'euro. Il est temps de faire le bilan de l'euro un/art de siècle après son introduction et un tiers de siècle après l'arrivée de l'Union européenne. Il est temps de commencer à faire un bilan et ce bilan n'est pas bon. Il est même mauvais.
Il est même très mauvais, surtout si on le compare à des pays qui ont refusé d'adopter l'Union européenne et l'euro et qui pourtant sont beaucoup plus petits en surface, en superficie, en économie, en population que la France. Au total, j'espère vous avoir apporté la démonstration que depuis que le monde est monde, hein, une monnaie nationale, c'est un peuple et un état, une souveraineté. J'ai eu l'occasion de l'expliquer. On trouve cette notion dans le premier livre des Macabés dans l'Ancien Testament. J'espère vous avoir montré que c'est une nouvelle fois confirmé. Une monnaie nationale, c'est une monnaie au service d'une nation, d'un peuple.
Alors que l'euro qui est une monnaie supranationale n'est pas une monnaie au service des peuples, c'est une monnaie au service d'une idéologie et de la caste de l'oligarchie qui pilote cette idéologie pour son propre profit. Je vous remercie de votre attention. Vive la sortie de cet enfer qui est l'Union européenne et l'euro vive la souveraineté et l'indépendance nationale et vive la France retrouvée.
[musique] [musique]
François Asselineau