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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 6 février 2018 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergieEurope & international

PS : "Je ne peux pas cautionner ce Congrès", estime Delphine Batho

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Comment vous analysez, vous expliquez ce résultat Delphine Bateau ?

  • 0:29RelanceRéponse directe

    Vous avez l'impression que le gouvernement ne le fait pas ?

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Donc le conseil c'est faites attention à ces élections. Pourquoi ?

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Pour parler de la gauche, puisque vous en parliez, entre les deux tours, la gauche, tous les partis de gauche ont été extrêmement discrets.

  • 1:38OuverteRéponse partielle

    Alors, c'était ma question. Les Républicains et La République En Marche, pour vous, c'est la même chose ou c'est pas la même chose ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Donc ça c'est dit et je voulais vous soumettre cette phrase que Benoît Hamon a prononcée hier, il a présenté des voeux un peu tardifs tout de même, mais c'était des voeux hier et il a dit à propos d'Emmanuel Macron, la nouvelle classe politique, donc celle qui entoure le président de la République, est tout autant parasitaire que la précédente.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Invité politiqueFait
    « Il y a toujours un discours de relativisation en disant que c'est impartial, il y a eu beaucoup d'abstention, mais même l'abstention veut dire quelque chose. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « Il y a une double alerte. Il y a d'abord une alerte grave sur l'effondrement de la gauche, éparpillée façon puzzle, qui renvoie un certain nombre de débats que je pose, mais qui est éliminé sèchement. »
  • 1:09Invité politiqueFait
    « c'est-à-dire élire Emmanuel Macron, lui donner une majorité parlementaire, en fait les buts sont atteints et La République En Marche ne porte pas de projet de société. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Moi je pense pas que Wauquiez et Macron ce soit la même chose. »
  • 1:53Invité politiqueFait
    « Et je pense pas qu'on puisse mettre un signe égal entre ce que représente Laurent Wauquiez comme droite réactionnaire et la version ultra-libérale d'Emmanuel Macron sur un certain nombre de questions de société. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « Parasitaire ? Ce n'est pas un terme que j'aurais employé, mais sur le fait qu'il y a un profond sentiment d'inégalité, qu'alors que la croissance revient, elle n'est pas équitablement répartie, je pense que c'est un élément de l'explication du score de la République en marche aux élections législatives, un élément fondamental. »
  • 4:39Invité politiqueFait
    « Oui, mais considérer que le changement dans la fonction publique, c'est supprimer 120 000 fonctionnaires, ou à contrario, considérer que dans la fonction publique, rien ne doit changer. »
  • 5:07Invité politiqueFait
    « Est-ce qu'il y a trop de fonctionnaires ? Les mêmes qui disent ça en général sont bien contents de trouver des enseignants dans les écoles, dans les universités, des policiers, des gendarmes, de se faire soigner dans les hôpitaux. »
  • 5:21Invité politiqueFait
    « Je vais prendre un exemple qui est très significatif, c'est l'affaire Lactalis ou l'affaire Volkswagen. On a par exemple sur l'affaire Volkswagen un bureau de 26 agents qui fait du contrôle de procédures bureaucratiques, donc qui contrôle des formulaires, et par contre personne ne vérifie ce qui sort au pot d'échappement de la voiture. »
  • 6:05Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas ma position. Ma position n'est pas de dire rien ne doit changer. Je pense que la vraie question, c'est celle des redéploiements. »
  • 6:12Invité politiqueFait
    « On est au XXIe siècle avec le réchauffement climatique. Est-ce qu'on ne pense pas que toutes les questions liées à l'écologie, à la vigilance des crues, à la météorologie, à la gestion des événements climatiques extrêmes, comme on l'a vu avec Irma, ça veut dire que c'est une nouvelle mission régalienne de l'État et que donc on a des redéploiements à opérer ? »
  • 6:43Invité politiqueFait
    « La question qui est posée, c'est de bouger, c'est de moderniser l'État et pas d'être conservateurs ou libéraux en pensant qu'il suffit de supprimer des fonctionnaires pour régler les problèmes. »
  • 9:16Invité politiqueFait
    « La direction actuelle du Parti Socialiste, que j'ai qualifiée de petite mafia, qui est un terme que j'ai utilisé à bon escient. »
  • 11:08Invité politiqueChiffre
    « Il y en a déjà eu sur le vote qui a eu lieu le 18 janvier dernier pour changer les statuts du Parti Socialiste qui s'appliquent au congrès, où la participation a été gonflée pour atteindre le chiffre de 23% de participation. »
  • 21:23Invité politiqueFait
    « Et ça fait des années que je plaide pour un changement de statut d'EDF. Parce que notre politique énergétique ne s'accommodera jamais de la loi du marché. »
  • 22:11Invité politiqueFait
    « On n'a pas le choix. Donc, c'est la solution de référence. »
  • 23:39Invité politiqueFait
    « Mais moi, je suis pour la reconnaissance d'une spécificité de la Corse dans la Constitution. »

Temps de parole

  • Delphine Batho59 %
  • Présentateur21 %
  • Invité10 %
  • Présentateur 23 %
  • ?2 %

9,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

L'invité politique de France Info ce matin est l'ancienne ministre et actuelle députée socialiste des Deux-Sèvres, Delphine Bateau, Jean-Michel Apathy. Bonjour Delphine Bateau. Bonjour. Territoire de Belfort, Val-d'Oise, la République En Marche a perdu les deux élections législatives partielles qui se sont déroulées dimanche. Comment vous analysez, vous expliquez ce résultat Delphine Bateau ?

0:25
Delphine Batho

D'abord je pense qu'il faut toujours prendre au sérieux les résultats d'élections législatives partielles.

0:29
Présentateur

Vous avez l'impression que le gouvernement ne le fait pas ?

0:31
Delphine Batho

Il y a toujours un discours de relativisation en disant que c'est impartial, il y a eu beaucoup d'abstention, mais même l'abstention veut dire quelque chose.

0:38
Présentateur

Donc le conseil c'est faites attention à ces élections. Pourquoi ?

0:41
Delphine Batho

Il y a une double alerte. Il y a d'abord une alerte grave sur l'effondrement de la gauche, éparpillée façon puzzle, qui renvoie un certain nombre de débats que je pose, mais qui est éliminé sèchement. Et puis il y a effectivement une alerte pour le pouvoir, pour la majorité gouvernementale, comme si au fond ce que les Français avaient voulu faire au printemps dernier, c'est-à-dire élire Emmanuel Macron, lui donner une majorité parlementaire, en fait les buts sont atteints et La République En Marche ne porte pas de projet de société. Donc oui c'est une alerte sérieuse et sévère pour le gouvernement.

1:22
Présentateur

Pour parler de la gauche, puisque vous en parliez, entre les deux tours, la gauche, tous les partis de gauche ont été extrêmement discrets. Je ne crois pas qu'il y ait eu de consigne de vote pour le second tour. Ça veut dire que...

1:31
Delphine Batho

Ah c'est pire que ça. Dans l'esprit des... Il y a eu consigne, pas de consigne.

1:35
Présentateur

Pas de consigne, pas de consigne.

1:36
Delphine Batho

Moi je suis contre cette indifférenciation.

1:38
Présentateur

Alors, c'était ma question. Les Républicains et La République En Marche, pour vous, c'est la même chose ou c'est pas la même chose ?

1:42
Delphine Batho

Moi je pense pas que Wauquiez et Macron ce soit la même chose. Malheureusement le problème c'est l'élimination de la gauche au premier tour. Mais une fois qu'elle est éliminée, qu'est-ce qu'elle fait ? Et je pense pas qu'on puisse mettre un signe égal entre ce que représente Laurent Wauquiez comme droite réactionnaire et la version ultra-libérale d'Emmanuel Macron sur un certain nombre de questions de société. Et surtout je suis contre les discours d'indifférenciation politique qui ont conduit par exemple dans les élections législatives à ce que Jean-Luc Mélenchon ne fasse pas la différence quand il y avait des candidats socialistes face à La République En Marche.

Donc c'est une règle, c'est un principe pour moi qui est important aussi en termes de pédagogie vis-à-vis des citoyens. C'est quand on est éliminé, on doit prendre ses responsabilités et on n'appelle jamais à l'abstention ou à ne pas choisir.

2:31
Présentateur

Donc ça c'est dit et je voulais vous soumettre cette phrase que Benoît Hamon a prononcée hier, il a présenté des voeux un peu tardifs tout de même, mais c'était des voeux hier et il a dit à propos d'Emmanuel Macron, la nouvelle classe politique, donc celle qui entoure le président de la République, est tout autant parasitaire que la précédente. Emmanuel Macron, ses amis, ceux qui l'entourent, mettent tout en œuvre pour capter l'essentiel de la richesse et la redistribuer au plus aisé. Vous êtes d'accord avec ces formulations ?

2:54
Delphine Batho

Parasitaire ? Ce n'est pas un terme que j'aurais employé, mais sur le fait qu'il y a un profond sentiment d'inégalité, qu'alors que la croissance revient, elle n'est pas équitablement répartie, je pense que c'est un élément de l'explication du score de la République en marche aux élections législatives, un élément fondamental.

3:14
Présentateur

Et spontanément, pourquoi le mot parasitaire vous fait tiquer ? C'est un peu violent, c'est un peu... Non ! Qu'est-ce qu'il fait ? Oui, allez-y.

3:24
Delphine Batho

Je sais... Enfin, comme ça, spontanément, il ne m'inspire pas. Voilà, je ne le ferai pas bien, mais... Parce que dans le... Je veux dire, la démocratie a parlé, donc dans l'idée de parasitaire, il y aurait quelque chose qui serait induit, qui serait illégitime. Bon, hélas, il y a des choix politiques forts qui ont été faits par le gouvernement, mais ce n'est pas leur caractère démocratique ou illégitime qui est en cause. C'est le fait que ce sont de mauvais choix.

3:52
Présentateur

Alors, parce qu'il pense justement qu'il est légitime, le président de la République poursuit ses réformes, celle qui est devant nous. Une réunion aura lieu aujourd'hui entre les syndicats de fonctionnaires et le gouvernement. C'est la réforme de la fonction publique en plan de départ volontaire, a annoncé le ministre des Comptes Publics, Gérald Darmanin, serait envisagé. On écoute le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui défense dès dimanche sur France 3 la réforme de la manière suivante.

4:16
Invité

On n'a pas été élu pour rester les bras croisés. Si à chaque fois qu'on met un sujet sur la table et qu'il y a des contestations, on ferme le sujet. Le budget en fait, c'est ce qu'on fait depuis 30 ans. On nous avait dit sur les ordonnances travail, ce serait impossible, ça n'a pas été le cas. On nous avait dit que le budget, ce serait impossible, ça n'a pas été le cas. A force de penser que tout est impossible, on ne change rien dans le pays.

4:34
Présentateur

Ça, c'est un plaidoyer pour le changement. La fonction publique a besoin d'être changée ?

4:39
Delphine Batho

Oui, mais considérer que le changement dans la fonction publique, c'est supprimer 120 000 fonctionnaires, ou à contrario, considérer que dans la fonction publique, rien ne doit changer. Excusez-moi, mais c'est le degré zéro du débat politique sur la réforme de l'État qu'il faut engager. Est-ce qu'il y a trop de fonctionnaires ? Les mêmes qui disent ça en général sont bien contents de trouver des enseignants dans les écoles, dans les universités, des policiers, des gendarmes, de se faire soigner dans les hôpitaux. Ensuite, pour moi, la vraie question, c'est la bureaucratie en fait.

C'est un État vertical, centralisé, qui ne fonctionne plus, qui désespère ses agents, qui produit de la maltraitance administrative des citoyens, qui doit se redéployer aussi vers de nouvelles missions. Je vais prendre un exemple qui est très significatif, c'est l'affaire Lactalis ou l'affaire Volkswagen. On a par exemple sur l'affaire Volkswagen un bureau de 26 agents qui fait du contrôle de procédures bureaucratiques, donc qui contrôle des formulaires, et par contre personne ne vérifie ce qui sort au pot d'échappement de la voiture. Donc il y a des redéploiements à opérer vers une fonction publique qui est capable d'exercer des contrôles et d'être moins tatillonne, moins bureaucratique.

Il y a beaucoup de changements à faire, mais là, considérer que le seul débat, c'est un débat de chiffres, c'est très ringard en fait. C'est une approche très datée. Quand il dit ça fait 30 ans, en fait, ça fait 30 ans qu'on nous raconte la même chose sur la fonction publique.

6:02
Présentateur

Il ne doit pas y avoir de suppression de postes dans la fonction publique selon vous ?

6:05
Delphine Batho

Ce n'est pas ma position. Ma position n'est pas de dire rien ne doit changer. Je pense que la vraie question, c'est celle des redéploiements. Je vais prendre un exemple. On est au XXIe siècle avec le réchauffement climatique. Est-ce qu'on ne pense pas que toutes les questions liées à l'écologie, à la vigilance des crues, à la météorologie, à la gestion des événements climatiques extrêmes, comme on l'a vu avec Irma, ça veut dire que c'est une nouvelle mission régalienne de l'État et que donc on a des redéploiements à opérer ? A contrario, on fait par exemple aujourd'hui nos déclarations d'impôts en ligne sur Internet.

Il y a de multiples secteurs dans lesquels on peut faciliter les démarches et donc redéployer des forces vers de nouvelles missions. La dépendance des personnes âgées, l'allongement de la durée de la vie. Dans ma circonscription, on peut créer 250 emplois dans la prise en charge et l'accompagnement de nos anciens. Donc la question qui est posée, c'est de bouger, c'est de moderniser l'État et pas d'être conservateurs ou libéraux en pensant qu'il suffit de supprimer des fonctionnaires pour régler les problèmes.

7:03
Présentateur

Il y aura sans doute des grèves, des manifestations, probablement ce soir, une intersyndicale se réunie, vous les soutiendriez ?

7:08
Delphine Batho

Parce qu'il y a un certain nombre de décisions qui se sont accumulées. Donc c'est logique que les syndicats expriment un mécontentement et je pense aussi une souffrance au travail dans la fonction publique. Parce que le système vertical et bureaucratique que je décris, il déresponsabilise les agents et produit beaucoup de souffrance. Pour les citoyens mais aussi pour les fonctionnaires.

7:28
Présentateur

Vous restez avec nous, 8h40, l'essentiel de l'info de Vichcoupès.

7:32
Invité

4 cm de neige fraîche ce matin à Chartres, 3 à Roissy, 1 à Orly. Des chutes de neige qui vont s'intensifier au fil de l'après-midi jusqu'à 25 cm demain dans les Yvelines. Au total, 35 départements sont en vigilance orange des Pays de la Loire, aux Vosges, en passant donc par l'Île-de-France. L'assassinat du préfet Erignac, c'était il y a 20 ans. Cérémonie d'hommage à 10h30 tout à l'heure à Ajaccio. La veuve du préfet prononcera un discours juste avant Emmanuel Macron. Le président inaugurera ensuite une place, Claude Erignac. Et puis dans la soirée, il rencontrera les dirigeants nationalistes corse. Une semaine de 28 heures pour les ouvriers allemands de la métallurgie.

Après des semaines de négociations, un accord est sur le point d'être conclu. Les salariés pourront travailler donc à temps partiel pendant 6 à 24 mois, avec la garantie ensuite de retrouver leur poste à plein temps. Mais il n'y aura pas de compensation salariale. Un vent de panique a soufflé hier soir sur Wall Street. Après des mois d'euphorie, le Dow Jones a tout simplement dévissé. Moins 1600 points en une seule séquence, c'est la plus forte baisse de son histoire. Les investisseurs craignent en fait le retour de l'inflation et la hausse des taux d'intérêt. Chutent dans le sillage des bourses asiatiques. Moins 4,73% pour le Nikkei tout à l'heure à Tokyo.

8:52
Présentateur

France Info. Delphine Bateau, ancienne ministre, députée Nouvelle-Gauche des Deux-Sèvres et l'invité de France Info, Jean-Michel Apathy. Nous allons parler du Parti Socialiste, Delphine Bateau. Enfin, vous, quand vous parlez du Parti Socialiste, vous ne choisissez pas cette appellation. Vous en avez une qui est bien particulière pour désigner votre parti. On vous écoute sur France Inter.

9:09
Delphine Batho

La direction actuelle du Parti Socialiste, que j'ai qualifiée de petite mafia, qui est un terme que j'ai utilisé à bon escient.

9:19
Présentateur

Petite mafia, le mot a effectivement retenu notre attention. Il a été confirmé d'une certaine manière par François Rebsamen, le maire de Dijon, ancien ministre, qui sur RTL expliquait que des tricheries... Ah bah oui, il y en avait eu.

9:31
Invité

Il n'y a pas de triche, je crois, au Parti Socialiste maintenant.

9:35
Delphine Batho

Avant, oui, mais maintenant...

9:36
Invité

Oui, il y en a eu, bien sûr, vous savez, dans toutes les grandes formations, il y a eu de la triche. Il y a toujours des triches au Parti Socialiste ?

9:41
Delphine Batho

Hélas, oui, mais je pense qu'il faut bien comprendre qu'il faut faire une différence...

9:44
Présentateur

C'est terrible ce que vous dites.

9:45
Delphine Batho

entre les adhérents, les militants du Parti Socialiste sur le terrain et la petite direction qui est à la manœuvre. Et en fait, la confiscation...

9:54
Présentateur

Non, excusez-moi, s'il y a des triches, c'est qu'il n'y a pas que la petite direction. Il y a des relais locaux, départementaux... Enfin, s'il y a une triche, il y a une triche, elle est organisée dans tout un parti. Ce ne sont pas trois personnes qui trichent en haut de la pyramide.

10:06
Delphine Batho

On peut avoir le même problème à un certain nombre de directions fédérales. Mais en fait, il y a un système de confiscation de l'outil Parti Socialiste par un système de clans et de courants qui entretiennent d'apparentes divergences sur le plan des idées, mais qui sont en réalité d'accord pour que le système continue. C'est ce que j'ai dénoncé. C'est-à-dire qu'on est dans une sorte... Quel système ? Ce système de confiscation, ce système de vote, ce système surtout où il n'y a pas de changement sur le fond. C'est-à-dire qu'on est dans l'auto-reconduction d'un appareil qui est de plus en plus une coquille vide.

Et ça, ça ne correspond ni à ce qu'attendent les adhérents et les militants du Parti Socialiste, ni à ce qu'attendent un certain nombre de citoyens qui peuvent être déçus des choix qu'ils ont faits dans l'élection présidentielle et qui attendent une nouvelle espérance crédible à gauche.

10:59
Présentateur

Il va y avoir de la triche dans ce congrès ? Le congrès qui arrive ?

11:01
Delphine Batho

Il y en a déjà eu sur le vote qui a eu lieu le 18 janvier dernier pour changer les statuts du Parti Socialiste qui s'appliquent au congrès, où la participation a été gonflée pour atteindre le chiffre de 23% de participation. Donc ça veut dire que plus de 75% des adhérents du Parti Socialiste aujourd'hui n'adhèrent pas, si vous voulez, à ce qui est en train de se passer.

11:22
Présentateur

Pourquoi vous restez dans ce parti ? Si vous en faites un constat aussi désolant ?

11:26
Delphine Batho

Parce que tout à l'heure je vous ai parlé de l'émiettement à gauche et donc à ce stade je ne crois pas que la solution soit que chacun crée son micro-parti ou sa petite boutique. Il y a un problème d'unité, il y a un problème de crédibilité et à mon sens il y a toujours un espace aujourd'hui pour une formation de gauche moderne, progressiste, écologiste, féministe, républicaine, laïque. Et donc ça veut dire que je continue la bagarre pour ne pas laisser tomber ceux qui attendaient, qui m'ont fait signe aussi par rapport à la démarche que j'ai engagée.

12:00
Présentateur

Mais vous envisagez, vous avez envisagé ou vous envisagez toujours éventuellement de partir ?

12:04
Delphine Batho

Je n'ai pas envisagé ça, non. En général quand j'engage une bataille, je ne laisse pas tomber. Je sais qu'il peut y avoir des revers, des rebondissements. Vous restez à l'intérieur de la mafia pour essayer de la combattre de l'intérieur. Non, non. Ce que je dis sur le fond est incontournable. Il peut y avoir toutes les manœuvres d'appareil que j'ai décrits. À un moment donné, il y a un principe de retour au réel et de retour aux citoyens et à la réalité des territoires. Donc voilà, on va voir comment les choses vont évoluer. Mais à ce stade, je ne laisse pas tomber ceux qui attendent autre chose.

12:40
Présentateur

Le congrès a lieu en avril, c'est ça ? Je ne sais plus où d'ailleurs. En région parisienne, je crois. À Aubervilliers. À Aubervilliers, voilà. Vous allez être sifflés quand vous allez rentrer dans la salle du congrès. La petite mafia.

12:50
Delphine Batho

On verra.

12:50
Présentateur

Puisque vous restez au Parti Socialiste, vous allez devoir choisir entre les quatre candidats qui ambitionnent de le diriger, Luc Carvounas, Emmanuel Morel, Olivier Faure et Stéphane Le Foll.

12:59
Delphine Batho

Certainement pas, non.

13:00
Présentateur

Comment ça, non ? Aucun des quatre ?

13:01
Delphine Batho

Non.

13:02
Présentateur

Vous ne voterez pas ?

13:03
Delphine Batho

Non, puisque...

13:04
Présentateur

Vous disiez tout à l'heure, je suis contre l'indifférenciation en politique. Ils sont tous pareils là les quatre ?

13:09
Delphine Batho

Mais s'ils n'étaient pas tous pareils, quel aurait été le besoin, pour moi, d'annoncer un projet et d'annoncer une candidature ? C'est un principe de réalisme ? Mais s'ils incarnaient le féminisme, l'écologie, une certaine modernité, un changement radical de l'appareil Parti Socialiste, quel aurait été le besoin que moi, je me déclare candidate ? J'aurais soutenu tout de suite un candidat qui aurait incarné ça. Donc non. D'autant que, quand même, ces candidatures sont le résultat d'une manœuvre qui est sans précédent dans l'histoire du Parti Socialiste.

13:41
Présentateur

Qui est sans précédent dans l'histoire du Parti Socialiste. Moi, je ne conteste pas le constat. Oui. Mais si vous dites qu'ils sont issus d'une procédure malhonnête, biaisée et truquée, qu'ils ne sont ni écologistes, ni féministes, ni réformistes, bah, qu'est-ce que vous faites là ?

13:58
Delphine Batho

Je continue la bagarre. Ah ben oui. Parce que vous aimez la bagarre. Parce que je pense qu'il y aura d'autres rendez-vous, d'autres échéances.

14:05
Présentateur

Et vous n'allez donc voter pour aucun des quatre ? Et vous allez dire aux gens qui se passent dans votre entourage ou font confiance ?

14:11
Delphine Batho

Chacun fait ce qu'il veut, mais moi, je ne cautionne pas. C'est un constat terrible. Je ne cautionne pas. C'est un constat terrible. Je ne peux pas cautionner ce congrès.

14:21
Présentateur

Vous donnez raison aux gens qui disent que le Parti Socialiste est mort.

14:24
Delphine Batho

J'aurais aimé donner une espérance qu'il était en train de bouger. C'est le sens de ma démarche, à laquelle je ne renonce pas. Mais, effectivement, les décisions qui ont été prises récemment concourent à creuser davantage le fossé entre les Français, les citoyens de gauche et ce qui est en train de devenir le Parti Socialiste.

14:46
Présentateur

C'est pas le fossé que vous creusez, là. C'est la tombe du Parti Socialiste. Pardon de revenir sur ce qu'a dit Jean-Michel Appétit.

14:51
Delphine Batho

Mais, effectivement, la mort du Parti Socialiste, vous, quelque part, vous l'enterrinez ? Il y a une logique, normalement, chaque fois qu'on subit une défaite électorale. Là, ce n'est pas une défaite électorale qui a été subie, c'est une déroute. La logique, à chaque fois, c'est de s'ouvrir, d'écouter les citoyens, de rechercher de l'oxygène dans les combats et les basculements qui sont à l'œuvre dans la société. Là, on assiste à la logique inverse.

Et c'est pour ça qu'en fait, la déroute électorale s'aggrave de la façon dont fonctionne cette direction collégiale du Parti Socialiste depuis la défaite électorale, qui est une logique d'enfermement et de bongérisation, alors qu'il faudrait faire l'inverse. Exactement l'inverse.

15:29
Présentateur

Vous avez évoqué tout à l'heure, Delphine Bateau, la possibilité que les partis de gauche, les groupes travaillent ensemble. Vous vous sentez plus proche de qui aujourd'hui ? De Jean-Luc Mélenchon ou d'Emmanuel Macron ?

15:39
Delphine Batho

Déjà, ça vous fait sourire ? Oui, parce que je pense qu'il y a le problème de démocratie, de féminisme, se pose à tous les appareils politiques existants. Et y compris aux nouvelles marques, aux nouveaux mouvements, qui sont conçus en fait comme des marques et non pas comme des organisations démocratiques. La France Insoumise a dit d'ailleurs, non, nous ne sommes pas démocratiques, nous sommes un mouvement collectif, mais nous ne sommes pas démocratiques. Moi, je pense qu'il ne peut pas y avoir de construction d'une nouvelle espérance à gauche sans démocratie. Voilà, c'est une question fondamentale. Et on a le même problème à La République En Marche.

16:15
Présentateur

Il n'y a pas de démocratie à La République En Marche ?

16:17
Delphine Batho

Non, il n'y a pas de démocratie à La République En Marche. Il y a eu un patron désigné, il n'y a pas de démocratie. Ce n'est pas une organisation politique avec des débats internes, avec une démocratie interne. Non, ça, ça ne l'est pas.

16:29
Présentateur

À la France Insoumise, la parole est libre. Il y a beaucoup de gens qui parlent. Et qui ne sont pas d'accord, forcément. Peut-être dominés par la personnalité de Jean-Luc Mélenchon. Il semblerait. Oui, mais c'est une domination intellectuelle ou ça vous semble une domination qui relève plus de l'appareil, de l'autoritarisme ?

16:44
Delphine Batho

Écoutez, je trouve ça surprenant au XXIe siècle d'assumer qu'une organisation n'est pas démocratique. Voilà, c'est une forme de centralisme démocratique qui, moi, n'est pas dans ma culture. Je pense qu'un mouvement progressiste de gauche doit être démocratique comme il doit être écologiste, comme il doit être féministe. Et que ces points-là sont incontournables. Parce qu'en politique, les moyens déterminent la fin.

17:06
Présentateur

Vous n'allez pas vous faire beaucoup d'amis. Vous restez avec nous, 8h50, l'essentiel de l'info de Viche Coupez.

17:10
Invité

Il est possible de régler définitivement la question Corse. Et pour cela, chacun doit être à la hauteur des enjeux. C'est le message de Jean-Guy Talamoni ce matin sur France Info. Le leader indépendantiste sera reçu ce soir par Emmanuel Macron avec l'autonomiste Gilles Simeoni. Le président qui doit dévoiler sa vision de la Corse. Ce sera demain dans un discours à Bastia. De la neige sur presque la moitié de la France. Une large bande qui va des Pays de la Loire au Vosges. 35 départements au total en vigilance orange. Chute des températures aussi. Le plan grand froid est déclenché dans 22 départements. 650 places d'hébergement supplémentaires sont ouvertes en Ile-de-France.

Et 110 dans un gymnase à Lyon. Une nouvelle journée de mobilisation dans l'éducation. À l'appel des syndicats lycéens, étudiants et enseignants. Il s'agit de dénoncer la future réforme du bac. Les modalités d'accès aussi à l'université. Manifestations à Paris, Toulouse ou encore Strasbourg. Et puis des assemblées générales dans plusieurs facs parisiennes. 27 moteurs. Imaginez comme 18 Boeing 747 réunis. SpaceX lance ce soir de Cap Canaveral en Floride. Sa Falcon Heavy décrite comme la fusée la plus puissante du monde. Un pari risqué pour la société du millionnaire Elon Musk. Qui vise à terme des vols vers Mars.

18:30
Présentateur

France Info. Delphine Bateau, députée Nouvelle-Gauche des Deux-Sèvres. Et l'invité de France Info, Jean-Michel Apatis. Un livre publié chez Flammarion conteste l'idée selon laquelle les centrales nucléaires en France seraient dans une situation de sécurité acceptable. Il est écrit par deux journalistes. Et l'un d'entre eux était l'invité de l'émission C'est à vous sur France 5 hier soir. Il s'appelle Thierry Gâteau. Et il décrit des situations qui peuvent être inquiétantes dans les centrales nucléaires françaises. Notamment celle de Tricastain qui l'évoque.

18:58
Invité

Les documents que nous, nous avons obtenus montrent que les fissures qui étaient connues pour certaines d'entre elles à la fabrication de l'or de la fabrication de la cuve et d'autres qui ont été découvertes depuis, notamment lors de la troisième visite décennale atteignent les limites, les marges de sûreté. C'est-à-dire que si elles s'aggravent, il y aura un accident. Il peut y avoir un accident extrêmement grave qui entraîne une fusion du cœur et qui entraîne un accident comparable à celui de Fukushima.

19:26
Présentateur

Thierry Gâteau, vous êtes insensible au problème de l'environnement. Vous en avez été la ministre il y a quelques années. Vous découvrez quelque chose où on a l'impression que tout ça, on le sait un peu, mais au fond, on ne sait pas ce qu'on sait.

19:37
Delphine Batho

D'abord, moi, je fais confiance à l'autorité de sûreté nucléaire.

19:39
Présentateur

Ah.

19:40
Delphine Batho

Qui est une institution...

19:41
Présentateur

Mais qui est citée dans le livre, d'ailleurs.

19:42
Delphine Batho

Qui est une institution indépendante.

19:44
Présentateur

Oui.

19:45
Delphine Batho

Que dit l'autorité de sûreté nucléaire ? Elle dit qu'il y a matière à préoccupation.

19:51
Présentateur

Exact.

19:51
Delphine Batho

Elle dit qu'elle manque de moyens pour faire son travail depuis plusieurs années. Il y a eu une petite rallonge de moyens, mais ce n'est pas suffisant par rapport au vieillissement de notre parc nucléaire. Et donc, c'est la raison pour laquelle nous avons soutenu la création d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur la sûreté et la sécurité nucléaire. Parce que, oui, il y a matière à préoccupation et que, dans ce domaine, la démocratie, la transparence démocratique fait avancer la sûreté. Mais clairement, oui, aujourd'hui, il y a un problème de moyens de l'autorité de sûreté nucléaire.

Et il y a un problème aussi de retard des réponses de l'exploitant, et en particulier EDF, aux demandes de l'autorité de sûreté nucléaire.

20:32
Présentateur

Jusqu'où faut-il aller ? Parce que la sécurité, évidemment, ça n'a pas de prix. Mais en même temps, pour employer une locution à la mode, EDF est dans une situation financière très fragile. Ce qui est répertorié là, ce sont des défauts de fabrication, pas forcément de vieillissement. C'est-à-dire que toute la filière nucléaire se trouve contestée. Et ce genre de transparence, ça peut entraîner des déboires importants, un cours en bourse qui chuterait. Et ça peut mettre en difficulté l'un des principaux employeurs du pays.

21:01
Delphine Batho

La sûreté nucléaire n'est pas une option. Donc, ce n'est pas une variable d'ajustement. Donc, si les investissements doivent être faits, ils doivent être faits. Et tant qu'un réacteur fonctionne, il doit être en condition de sûreté tant qu'il continue à produire et à fonctionner. Donc, ça, ce n'est pas quelque chose de négociable. Ensuite, oui, il y a une situation d'EDF aujourd'hui qui est préoccupante. Et ça fait des années que je plaide pour un changement de statut d'EDF. Parce que notre politique énergétique ne s'accommodera jamais de la loi du marché. Avec les règles actuelles et le statut actuel d'EDF, on n'aurait jamais construit le parc nucléaire.

Et aujourd'hui, on doit faire la transition énergétique. Et ce n'est pas la loi du marché qui peut faire la transition énergétique. Et donc, ça veut dire un changement. En fait, de reprendre les capitaux privés qui sont aujourd'hui au sein d'EDF, sous une forme moderne. Donc, ce n'est pas la nationalisation à l'ancienne. En transformant cette part de capitaux en société coopérative détenue par les salariés et par les consommateurs pour sortir EDF de cette logique de marché qui lui fait tellement mal.

22:07
Présentateur

Êtes-vous favorable à le fin de bateau au centre d'enfouissement de déchets nucléaires à Bure ?

22:11
Delphine Batho

On n'a pas le choix. Donc, c'est la solution de référence. J'y suis allée quand j'étais en responsabilité au gouvernement. On n'a pas le choix. Donc, là aussi, sur Bure, il y a des remarques de l'autorité de sûreté nucléaire sur un problème très précis qui est celui d'un risque d'incendie auquel il ne faut pas tergiverser. Il faut respecter toutes les prescriptions de l'autorité de sûreté nucléaire. Mais qu'on soit pour ou contre la sortie du nucléaire, les déchets existent. Et donc, il faut bien que la nation fasse face à ce problème. Et je suis aussi pour la réversibilité complète de cet enfouissement des déchets nucléaires.

C'est-à-dire que toutes les générations futures puissent prendre la décision d'autres solutions si d'autres solutions sont trouvées.

22:55
Présentateur

Il y a déjà des zadistes sur place, encouragés par le recul à Notre-Dame-des-Landes. Il va falloir aller leur expliquer qu'il n'y a pas d'alternative. Il faut le faire.

23:04
Delphine Batho

Ce n'est pas le même problème et c'est la solution de référence. Mais ce n'est pas un problème qui est de la même nature que Notre-Dame-des-Landes.

23:12
Présentateur

Puisque vous êtes parlementaire, Emmanuel Macron est en Corse. Oui. L'unité de la République serait-elle atteinte si on reconnaissait dans la Constitution la particularité, la singularité de la Corse à votre avis ?

23:23
Delphine Batho

Deux choses. D'abord, aujourd'hui, c'est la journée d'hommage au préfet Claude Erignac.

23:27
Présentateur

20 ans.

23:28
Delphine Batho

Donc c'est un moment d'unité qui est très important et très fort pour la République.

23:32
Présentateur

Jean-Guy Talamoni ne sera pas présent, donc le moment d'unité, il est particulier.

23:36
Delphine Batho

Par respect pour la famille, compte tenu de ses positions passées. Mais moi, je suis pour la reconnaissance d'une spécificité de la Corse dans la Constitution. Dans la clarté, c'est-à-dire que je ne suis pas pour l'amnistie, par exemple. Ça, c'est quelque chose qui, à mes yeux, ne peut pas être acceptable, ne peut pas être entendu. Mais la reconnaissance d'une spécificité de la Corse, j'y suis favorable.

23:59
Présentateur

Et le rapprochement des prisonniers corse ?

24:02
Delphine Batho

Le rapprochement des prisonniers, vous avez vu que la garde des Sceaux a dit qu'elle l'examinait au cas par cas. Et donc, oui, il doit être possible. Mais il n'est pas possible, vous le savez, pour les détenus qui font l'objet de mesures de sécurité particulières. Ça a été encore confirmé par le Conseil d'État dernièrement pour Yvan Colonna.

24:21
Présentateur

On va écouter votre président, Delphine Bateau, François de Rugy.

24:25
Invité

Je proposerais que l'on applique strictement les règles de sanctions financières pour celles et ceux qui, en effet, seraient des multirécidivistes de l'absence. S'il y a une absence à plus de deux tiers des scrutins, à ce moment-là, ce sera 4 320 euros d'amende.

24:42
Présentateur

Ça va coûter cher de ne plus aller siéger à l'Assemblée nationale au moment des votes, par exemple.

24:46
Delphine Batho

Il a raison.

24:47
Présentateur

Il faut appliquer les sanctions.

24:49
Delphine Batho

Elles sont prévues. Donc, si elles sont prévues, c'est pour être appliquées.

24:52
Présentateur

Et jusqu'à présent, elles ne l'étaient pas.

24:54
Delphine Batho

Non, elles ne l'étaient pas.

24:55
Présentateur

Il faut souhaiter qu'elles le soient pour qu'il y ait moins d'absence à l'Assemblée nationale. Merci beaucoup, Delphine Bateau. Bonne journée à vous.

24:59
Delphine Batho

Merci.

24:59
Locuteur

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