DÎNERS SECRETS AVEC LES MACRONISTES : ON A CUISINÉ LE PEN ET BARDELLA
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 29 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteÉludée
Qu'est-ce qui s'est dit réellement au dîner clandestin qu'on a appris hier grâce à Libération ?
- 0:23OuverteÉludée
Vous pouvez répondre à vos questions ?
- 2:34OuverteÉludée
Madame Le Pen, qu'est-ce qu'il s'est dit au dîner clandestin avec le proche de M. Macron ?
- 3:20RelanceÉludée
Qu'est-ce qui s'est dit réellement au dîner clandestin qu'on a appris hier grâce à Libération ?
- 3:54OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous satisfaites malgré d'être barrié au 3ème à l'Assemblée nationale ?
- 4:12RelanceÉludée
On aimerait juste savoir, qu'est-ce qui s'est dit dans ces dîners clandestins, madame ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:42PrésentateurFait
« Hier soir, sur TF1, Édouard Philippe, embarrassé, a promis que c'était pour vérifier qu'ils étaient profondément en désaccord avec le RN. »
- 1:59PrésentateurFait
« La justice soupçonne des financements illégaux de sa campagne présidentielle de 2022. »
- 2:07PrésentateurFait
« elle et 26 autres personnes, dans une autre affaire, celle des assistants du Front National au Parlement européen, pour détournement de fonds publics. »
- 2:24PrésentateurFait
« la farandole de candidats problématiques, si ce n'est clairement néo-nazis »
- 5:26InvitéChiffre
« ils ne peuvent pas écarter de Français, 10 millions de Français, car c'est ce que nous avons fait. »
- 6:01InvitéFait
« Ils ont été confrontés à la violence. »
- 6:04PrésentateurFait
« Les propos tenus par vos candidats ? »
- 8:50PrésentateurFait
« Il est clair que les arrangements électoraux entre M. Macron et Mélenchon nous empêchent d'accéder aux responsabilités dans le cadre d'une cohabitation. »
- 8:57InvitéChiffre
« sans ces arrangements électoraux, le Rassemblement national aura obtenu une majorité absolue. »
- 9:15InvitéPromesse
« on sera sans doute amené à revoter avant 2027. »
- 9:22InvitéFait
« Je vois mal comment est-ce qu'on peut laisser l'extrême gauche aujourd'hui aux portes du pouvoir avec le programme irresponsable qui est le sien. »
- 9:32PrésentateurFait
« de l'alliance entre les LR, héritier finalement de Charles de Gaulle et vous, héritier de M. Pétain. »
- 10:01InvitéFait
« Je suis partie en Martinique. Et je vois aussi la montée des idées racistes, fascistes, sexistes, homophobes là-bas. »
- 10:21InvitéFait
« Il ne faut pas aujourd'hui être raciste, c'est un délit. »
Temps de parole
- Présentateur52 %
- Invité23 %
- Présentateur 216 %
- Invité 25 %
- Invité 32 %
- Invité 42 %
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Le Média à la place de CNews ou BFM ? Oui ou non ? Rendez-vous sur tnt.lemédiatv.fr Oui, de l'alliance entre les LR, héritier finalement de Charles de Gaulle et vous, héritier de Sopétain.
Vous arrivez à l'Assemblée avec un bon soin de temps.
Qu'est-ce qui s'est dit réellement au dîner clandestin qu'on a appris hier grâce à Libération ? Vous pouvez répondre à vos questions ?
Vous pouvez vous comporter de manière civilisée.
Monsieur, vous me lâchez ! C'est quoi cette méthode de voyou, là ? Bonjour à toutes et à tous. Nous sommes le mercredi 10 juillet 2024 et derrière moi, l'Assemblée nationale. J'y étais lundi de la semaine passée pour recueillir les toutes premières impressions des députés, essentiellement issus de la gauche, élus au premier tour. Hier, à l'issue du second, mettant le NFP en tête, c'était la rentrée pour tous les autres. Ma consoeur, Lisa Lap, y était pour clore tendre le micro du Média. Quant à moi, aujourd'hui, ma mission est d'aller au contact des 143 députés d'extrême droite, dont 126 élus sous l'étiquette RN, ex-Front national.
Le reste étant majoritairement des amis d'Éric Ciotti, ex-républicain. Un qualificatif qui lui va désormais comme un gant, lui qui est sorti du fameux champ républicain en ayant fait le choix d'aller faire le mariage entre les héritiers de Pétain et ceux qui se prétendent l'être de Charles de Gaulle. En voici une alliance contre nature et un comble, même, pour ceux-là qui dénoncent la coalition de la gauche. Mais ce n'est pas tout.
Cette rentrée se fait aussi au lendemain des révélations du quotidien Libération qui nous apprenaient hier soir de l'existence de dîners clandestins organisé par Thierry Solaire, un conseiller officieux du président Macron, donc chez lui, où les convives étaient Sébastien Lecornu, le ministre macroniste désarmé, ainsi qu'Édouard Philippe, mais surtout Marine Le Pen et Jordan Bardella. Que se sont-ils dit ? Pourquoi le faire en quatre minutes ? Hier soir, sur TF1, Édouard Philippe, embarrassé, a promis que c'était pour vérifier qu'ils étaient profondément en désaccord avec le RN. Mais en désaccord sur quoi ? La politique du pays ou le choix du dessert ? On va essayer d'en savoir plus.
Et puis, il y a le parquet de Paris qui a fait savoir que Marine Le Pen a été visée par une nouvelle enquête. La justice soupçonne des financements illégaux de sa campagne présidentielle de 2022. Une brique de plus dans le sac déjà lourd de Mme Le Pen, qui sera déjà jugée, elle et 26 autres personnes, dans une autre affaire, celle des assistants du Front National au Parlement européen, pour détournement de fonds publics.
Bref, c'est une rentrée sous haute tension pour le parti d'extrême droite qui peine à maintenir une façade normalisée, fissurée avec cette campagne expresse, la farandole de candidats problématiques, si ce n'est clairement néo-nazis, et la déception d'être arrivés en troisième position à l'Assemblée. Déception, disons-le, partagée avec le camp macroniste à bien des égards. On a plein de questions à leur poser. Vous me suivez ? Madame Le Pen, du coup, qu'est-ce qu'il s'est dit au dîner clandestin avec le proche de M. Macron ?
Non, mais je suis désolée, mais il va falloir que vous arrêtiez de vous comporter comme ça. D'accord ? On veut savoir. Merci de bien vouloir me laisser passer pour aller accueillir mes députés. Merci. Et si j'ai envie, je viendrai vous parler ensuite. Merci beaucoup.
Mais nous avons aussi des questions à vous poser. Attention, il y a une chaîne. Oui, mais je n'ai pas aucune question à vous répondre. Il y a une chaîne.
D'accord ?
Qu'est-ce qui s'est dit réellement au dîner clandestin qu'on a appris hier grâce à Libération ? Avec M. Édouard Philippe.
Vous pouvez arrêter de vous comporter comme ça, s'il vous plaît ?
Vous pouvez répondre à nos questions ?
Vous pouvez vous comporter de manière civilisée. Vous pouvez répondre à nos questions, madame ? Je souhaiterais pour l'instant aller voir mes députés. Merci. Par contre, on ne pousse pas. Victor, s'il te plaît, faire respecter la discipline. Merci.
Madame, la discipline, c'est aussi répondre à nos questions, vous savez.
Excusez-moi. Salut ma belle, salut à tous. Voilà, tout le monde est là. Allez.
Alors, votre sentiment aujourd'hui, madame, madame Le Pen ?
On n'a pas tout le monde, là, dis donc.
Est-ce que vous satisfaites malgré d'être barrié au 3ème à l'Assemblée nationale ?
On l'appliquait, hein ?
On se décale. Allez, s'il vous plaît. Ah oui, ça ne m'étonne pas. Qu'est-ce qui ne vous étonne pas, madame ? Que vous vous teniez mal. Je me tiens très bien, madame. Si vous tenez-vous des parles aux questions. Monsieur le député, on est épinglé. Monsieur le député, on est épinglé. Monsieur le député, s'il vous plaît. On aimerait juste savoir, qu'est-ce qui s'est dit dans ces dîners clandestins, madame ? Et on me tire...
Madame Le Pen ?
Madame Le Pen, est-ce que vous allez vous exprimer, en fait ? Allez-vous vous exprimer, madame Le Pen ? Madame Le Pen, vous parlez de discipline ?
Monsieur, vous n'avez pas le droit de d'enfercher le journaliste de Paris.
Vous me lâchez. Monsieur, vous me lâchez. C'est quoi ces méthodes de voyous, là ? S'il vous plaît.
Il existe un règlement intérieur à l'Assemblée nationale qui indique que les postes de responsabilité doivent être distribués en fonction, précisément, du poids politique de chacun des groupes. Et donc, sauf à violer le règlement de l'Assemblée nationale, mais ils ne sont pas à ça près, compte tenu, encore une fois, de ce que l'on entend aujourd'hui, ils ne peuvent pas écarter de Français, 10 millions de Français, car c'est ce que nous avons fait. Quelles sont les erreurs durant cette campagne ? Ah, on ne va pas rentrer dans le fond des débats. Je crois que Jordan Bardella vous a très clairement répondu. Il a très clairement dit qu'il y avait de grandes victoires, qu'il y avait...
La quasi-totalité de nos candidats se sont comportés de manière remarquable, dans des conditions difficiles. Et la centaine de candidats qui ont eu des problèmes jusqu'à racistes et presque néo-nazies, madame ? Ils ont été confrontés à la violence. Les propos tenus par vos candidats ? La même violence dont on est encore victime aujourd'hui au sein de cette Assemblée. Et encore une fois, ceux qui sont mal comportés seront évidemment traduits devant nos instances. Et comme d'habitude, nous n'avons pas l'habitude de faire preuve de laxisme. Et donc, des sanctions qui peuvent aller, bien entendu, jusqu'à l'exclusion, seront prononcées.
C'est le début de quelque chose qui se construit au fur et à mesure. Un lien de confiance avec nos compatriotes d'outre-mer. Et je suis ravi qu'ils puissent porter la voix de la réunion de Mayotte, mais aussi de l'ensemble des autres territoires au sein de l'Assemblée nationale.
Vous avez dit qu'avec M. Lecornu, vous avez dit quoi M. Lecornu ? Madame Pannier-Runacher ? Oui. Bonjour, une petite question au passage. Juste un sentiment. On vient d'avoir plus de 140 dépides d'extrême-droite qui rentrent à l'Assemblée. Votre sentiment aujourd'hui ?
Un sentiment de responsabilité, puisque ce que nous disent les Français, c'est qu'il faut trouver une coalition de gouvernement. Cette coalition, elle doit se faire sans le Rassemblement national, qui a un programme de destruction de la France. Et donc, c'est à nous de travailler maintenant.
Mais le dîner qui a eu lieu avec M. Édouard Philippe ? Merci monsieur, s'il vous plaît. Et Mme Le Pen ? On est en droit de s'en arriver au pouvoir, tout au moins à l'Assemblée aujourd'hui. Quel commentaire vous avez fait ? Je ne vais pas parler ce matin, je vais bien faire. C'est quand même pas rien, c'est quand même l'information historique. Je vous promets que je vais en parler beaucoup. Attention, on peut les faire rentrer. Mais là, on peut faire des questions de la France. Nous venons de voir le président Hollande dans une rue à côté. Il y a eu, comme vous le voyez, une petite cohue des journalistes présents encore à l'extérieur. Il n'a pas souhaité s'exprimer.
On se demande pourquoi il fait son entrée. C'est pas son jour, c'était hier, son jour de rentrée par l'arrière de l'Assemblée nationale. On n'en saura pas plus. M. Barbella, bonjour. Qui a été dit pendant le dîner à l'Assemblée nationale ? Quand on a appris hier l'existence avec M. Édouard Philippe ? Mais je n'ai pas à vous révéler le contenu des dîners privés que je peux avoir. Si je me mets à révéler un certain nombre de dîners privés, je pense qu'il y a aussi des gens qui sont très mal à l'aise dans vos rédactions. Là, c'est quand même avec M. Édouard Philippe et M. Lecornu. C'est quand même pas rien.
M. Barbella, vous êtes plus nombreux que la dernière fois, mais vous êtes moins nombreux que prévu. C'est une défaite pour le Rassemblement national.
Non, nous triplons par trois notre nombre de voix. Il est clair que les arrangements électoraux entre M. Macron et Mélenchon nous empêchent d'accéder aux responsabilités dans le cadre d'une cohabitation. On n'est pas en cause le caractère démocratique du vote. Je dis que sans ces arrangements électoraux, le Rassemblement national aura obtenu une majorité absolue. C'est vrai que ces alliances contre nature et assez déshonorantes laissent probablement un goût amer à beaucoup de Français. Mais moi, je veux leur dire que l'espérance n'est plus très loin et qu'on va continuer à travailler, à s'améliorer aussi pour progresser, pour préparer l'alternance.
Parce qu'il est clair qu'on sera sans doute amené à revoter avant 2027. Je vois mal comment est-ce qu'on peut laisser l'extrême gauche aujourd'hui aux portes du pouvoir avec le programme irresponsable qui est le sien. Sans doute, cela va fragiliser beaucoup le pays. Pour parler d'attente nature, oui, de l'alliance entre les LR, héritier finalement de Charles de Gaulle et vous, héritier de M. Pétain. Si je n'ai pas héritier de M. Pétain, en revanche, vous n'êtes pas héritier de l'objectivité en matière de journalisme. Vous êtes à vous. Madame la députée, bonjour.
Nous avons vu des profils hautement problématiques du côté du Gros gouvernement national jusqu'à clairement racistes et sénés fascistes. Comment vous, en tant que députée et femme noire aujourd'hui à l'Assemblée nationale, vous vous sentez face à ces personnes ?
Très mal. Mais en fait, j'ai malheureusement grandi dans le 93. Je suis partie en Martinique. Et je vois aussi la montée des idées racistes, fascistes, sexistes, homophobes là-bas. Je crois qu'il ne faut plus rien laisser passer. Et ça, ça sera mon guide, ma tenue de route, ça sera celle-là. Voilà, ne rien laisser passer. Quelle sera la méthode ? Écoutez, se battre pied à pied. Il ne faut pas aujourd'hui être raciste, c'est un délit. Donc il faudra poursuivre ceux qui, ouvertement, toutes les fois ils le font, auront des paroles racistes. Voilà.
Et bien comme vous l'avez vu, il a été très difficile d'obtenir des réponses de Marine Le Pen, des Jordans de Mardella, même pas du tout en vérité. Ils évitent de répondre aux journalistes, aux questions qui fâchent. Et comme vous l'avez bien remarqué, tous les députés du groupe RN se sont abstenus de répondre aux journalistes et ont suivi, tels des Playmobil, Macroniste d'hier et parfois même encore d'aujourd'hui, leur chef de groupe pour monter dans l'Assemblée nationale sans répondre aux journalistes.
Une technique, on l'a observée depuis un long moment, pour tenter de se normaliser puisque plus ils parlent, plus ils montrent et illustrent parfois des problèmes profonds comme on l'a vu durant la campagne avec des propos problématiques comme des propos racistes qui sont plus qu'un problème mais un délit. Donc voilà, on a suivi tout ça en espérant que le reportage vous a plu. On fait un rendez-vous dans quelques jours pour la suite des programmes aux médias. Mais bien sûr, si vous appréciez notre manière de travailler, c'est simple. Rendez-vous sur lemediatv.fr pour vous abonner à partir de 5 euros par mois sans engagement. Et puis vous savez, la TNT peut-être demain, peut-être en 2025.
C'est ce mois-ci que nous sommes entendus en commission par l'Arcom. Donc soutenez-nous, donnez-nous de la force sur tnt.lemediatv.fr. Merci et à la prochaine. Sous-titrage Société Radio-Canada