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interviewBFMTV· 14 juin 2026 45 min

Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, estime "qu'il faut augmenter le Smic immédiatement"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

– Bonjour Manuel Bompard, merci d'être notre invité ce matin à mes côtés Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV et Ludovic Vigon de La Tribune dimanche, le partenaire de notre émission. Alors, on le disait, le terrible drame de l'affaire Liana reste dans l'esprit de tous les Français. En fin de semaine, la jeune fille a été enterrée dans un strict cadre familial.

Mais on voit que cette question, au-delà de ce que certains jugent comme un fait divers, est bien au-delà aujourd'hui un fait de société. C'est ce qu'évoque le Premier ministre Sébastien Lecornu lui-même qui explique à nos confrères du Parisien ce matin que c'est une réponse qui doit être intégrale, que c'est une question nationale, que ce n'est pas un fait divers mais un fait de société et que ce débat c'est un débat désormais au long cours. Est-ce que les réponses qui ont été apportées par le Premier ministre, par son gouvernement vous semblent aujourd'hui à la hauteur de ce qui est donc un fait de société ?

Non, les réponses ne sont pas à la hauteur mais le Premier ministre a raison de dire que ce n'est pas un fait divers et que cette tragédie, ce drame, et je vais avoir évidemment une pensée pour les proches et la famille, doit permettre d'affronter enfin dans sa globalité ce fléau des violences sexistes et sexuelles et des violences contre les enfants. Et si vous voulez, il y a une onde de choc qui traverse la société aujourd'hui. Et la question qui nous est posée, c'est est-ce que face à cette tonte de choc, on y répond par quelques mesures démagogiques où on fait semblant, on utilise des grands mots, des grandes phrases, mais à la fin ça ne changera absolument rien au problème.

Ce qu'a proposé le gouvernement, c'est démagogique pour l'instant ? Là, je parlais en l'occurrence, par exemple, des mots utilisés par Gabriel Attal dans son interview hier ou des propositions telles celles qu'a formulées M. Retailleau ou est-ce qu'au contraire, on prend vraiment à bras-le-corps cette question comme une question systémique qui couvre et qui nécessite des réponses qui, malheureusement, sont à la fois des réponses de prévention, à la fois des réponses d'enquête de police, à la fois des réponses de justice, à la fois des réponses d accompagnement des victimes.

C'est ça la question qui nous est posée aujourd'hui. Et donc c'est la raison pour laquelle, plutôt que d'aller essayer de mettre une mesure choc, je crois qu'il y a déjà des mesures qui ont été formulées. Il y a des associations, des coalitions d'associations qu'on formulées des propositions.

Il y a une commission qui s'appelle la CIVIS, qui a formulé des recommandations. C'était en 2023. Aujourd'hui, 25 % seulement de ces recommandations ont été suivies des faits.

Et vous demandez quoi concrètement ? Moi, je demande très concrètement d'abord qu'on débloque les financements nécessaires. Et ça, il y a une chose, une manière très simple de le faire, on peut le faire demain.

C'est que le gouvernement convoque l'Assemblée nationale pour décider d'un budget rectificatif et qu'à l'intérieur de ce budget rectificatif, on attribue les 3 milliards d'euros demandé par toutes les associations pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, et pour lutter contre les violences sexuelles contre les enfants. Première chose. Mais Emmanuel Macron, comme Gérald Darmanin, ont dit que selon eux, ce n'était pas une question de manque de moyens aujourd'hui.

Emmanuel Macron dit que ce n'est pas une réponse en termes de moyens et il va à l'encontre de tout ce que disent aujourd'hui l'ensemble des associations qui travaillent, que ce soit sur la question des violences sexistes et sexuels, que ce soit sur la protection de l'enfant. Toutes disent qu'il y a un problème de moyens. L'avocat y compris, je ne veux pas parler en son nom, de la famille de Liana dit on a besoin de moyens et d'efficacité plutôt que des mesures qui soient d – Par exemple dans cette affaire qui a avancé par l'entourage du ministre de la Justice, c'est-à-dire par exemple qu'il y avait 4 postes de magistrats à hauche, les 4 postes traités occupés.

C'est plutôt une priorisation des dossiers qui n'a pas eu lieu parce qu'ils se sont rendu compte que je crois un tiers du contentieux qui était traité, c'était du contentieux routier, là où des priorités différentes avaient été données par le garde des Sceaux ? D'abord, le ministre M. Darmanin, quand il dit qu'il a demandé la priorisation de la lutte contre les violences sexuelles contre les enfants, pardonnez-moi, mais ce n'est pas vrai.

C'est ce qu'il a fait dans une circulaire qu'il a diffusée en janvier 2020. Vous avez lu cette circulaire ou pas ? Globalement oui.

Vous voulez dire que c'est bref en termes de...

Non, ce n'est pas que c'est bref, c'est que ce n'est même pas la première priorité de cette circulaire. Dans cette circulaire dont vous venez de parler, la première des priorités est la question de la lutte contre le narcotrafic. Et la deuxième des priorités c'est la question des violences de manière générale et à l'intérieur de ce paragraphe sur les violences de manière générale il y a quelques phrases sur les violences sexistes et les violences sexuelles contre contre les enfants écoutez il ya eu plus de 100 circulaires qui ont été pris par monsieur darmanin donc dire qu'il a demandé une priorisation et que ça n'a pas été suivi des faits franchement c'est oui mais je parlais sur les dernières années c'est absolument absolument faut attendez juste sur la question des moyens parce que à un moment il faut juste regarder les choses telles qu'elles sont aujourd'hui en france par rapport à la moyenne de l'union européenne il ya quatre fois moins de procureur.

Il y a deux fois moins de juges, il y a 15 fois moins de greffiers. Donc vous pouvez me dire que c'est pas une question de moyens, il y a une réalité chiffrée, c'est celle-là, c'est celle que je suis en train de vous donner, et ces chiffres, vous pouvez les vérifier, ils sont incontestable. Donc évidemment qu'il y a un problème de moyens. – Donc vous au pouvoir, vous mettriez le paquet sur les moyens ? – Mais évidemment, évidemment, mais en fait ça serait bien qu'on n'ait pas besoin d'attendre l'année prochaine et les élections présidentielles, qu'on puisse le faire demain.

Qu'est-ce qui empêche aujourd'hui quand on est capable de dégager plus de 40 milliards d'euros supplémentaires, par exemple dans le budget de la défense ? On n'est pas capable de mettre 3 milliards pour protéger nos enfants et protéger de manière générale les enfants et les femmes dans cette société contre les violences Si le gouvernement ne le fait pas, si ces réponses continuent à vos yeux à être insuffisantes pour répondre à ce drame, est-ce que vous pourriez déposer une motion de censure ? Mais des motions de censure, de toute façon, sans doute qu'à la fin de l'année, il y en aura, parce que sur le budget, si le gouvernement s'entête à vouloir passer sa propre politique...

Mais sur cette question, ce serait emblématique. Oui, pourquoi pas ? Mais pardonnez-moi de considérer que la réponse ne peut pas être une réponse uniquement politique ou politicienne.

Et moi, je ne veux pas donner l'impression, pour que les choses soient claires, que sur la base de ce drame ou de cette tragédie, j'essaye de donner du carburant au travail d'opposition qu'on mène contre le pouvoir en place. Je pense que franchement, si on répond comme ça, on répond en dehors de la vague et de l'onde de choc qui frappe la société aujourd'hui. Il y a aujourd'hui la nécessité que tout le monde se mette autour de la table.

Qu'on débloque ces 3 milliards d'euros. Il y a une proposition de loi intégrale. Nous, on a parlé de loi cadre, loi cadre, loi intégrale, peu importe.

Jean-Luc Mélenchon lors du meeting que nous avons tenu à Saint-Denis la semaine dernière disait « il faut une loi cadre pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles Je sais que des députés socialistes, macronistes ont déposé une loi intégrale. Je ne suis pas forcément d'accord avec l'ensemble des mesures. De mon point de vue, il en manque.

Mais ayons ce débat. Inscrivons cette loi intégrale à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. Et puis nous, on fera un travail d parce que, par exemple, de notre point de vue, il manque des choses sur l'accompagnement des victimes, sur le suivi, y compris post-prison, des personnes qui ont été condamnées.

On peut faire mieux, mais déjà, il y a un support à la discussion et on se débat. – Vous avez évoqué Gabriel – Gabriel Attal, proposition qu'il met sur la table. – Voilà, vous disiez ça n'a pas d'intérêt ou c'est de la démagogie.

Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi Gabriel Attal dit qu'il veut aligner le traitement des pédocriminels sur celui des terroristes ? Pourquoi ça n'est pas intéressant pour vous D'abord, qu'est-ce que ça veut dire ? Ben voilà.

Donc en fait, je crois que Gabriel Attal met le mot terroriste dans son interview pour se donner une certaine forme de volontarisme pour lutter contre le sujet, mais et que malheureusement, il ne suffira pas d'un mot pour mettre à terre ce fléau des violences sexistes et sexuelles. prise en compte, prise en charge de la parole des victimes. voire un renforcement des mesures qui permettent de sanctionner les actes. classer sans suite.

Donc là, dans la loi intégrale, il y a des mesures, par exemple, pour rendre obligatoire un certain nombre d' actes, de procédure, pour qu'on classe pas son suite comme ça une procédure parce qu' on doute de la parole de l'enfant. Il faut un travail de formation, il faut des juridictions et des équipes spécialisées dans la police. – Un parquet national, pourquoi pas ? – Pourquoi pas, mais en l'occurrence, nous, la proposition qu'on formule, c'est plutôt des équipes locales spécialisées.

Un parquet national, c'est une équipe nationale, en l en l'occurrence, par exemple, même si on ne peut pas tout renvoyer à cette tragédie, dans la tragédie de Liana, on voit bien que c'est localement qu'il a manqué ses équipes spécialisées pour prioriser le traitement de ce type de cas. Et puis après, il y a la question de ce qu'on on appelle l'accompagnement des victimes. Aujourd'hui, bien souvent, ces violences, et là ça va contre ce que dit M.

Attal en particulier, elles sont dans le cadre familial pour une grande partie d'entre elles, ou en tout cas de proches, des gens qu'on connaît donc évidemment la question de comment on met et comment protège les personnes dans le cadre familial ça nécessite des accompagnements des accès à des logements de pouvoir isoler les personnes bon tout ça vous voyez c'est un peu plus compliqué deux mesures l'interview en en disant terrorisme. Deux mesures qui sont évoquées, pas seulement par Gabriel Attal, mais notamment aussi par Jean-Horald Darmanin. Rendre imprescriptibles les crimes sur mineurs ?

Oui, non ? C'est un sujet compliqué pour être honnête. Je suis assez d'accord avec la manière avec laquelle Edouard Philippe, dans son interview ce matin, pose le sujet.

C'est-à-dire qu'il y a des avantages. Évidemment, on comprend tous, c'est que bien souvent quand on est dans le cadre de violences sexuelles contre les enfants, le moment de la réalisation qu'on a été l'objet d'une violence n'arrive pas forcément à immédiatement. Ça peut arriver très tard dans la vie.

Et donc à ce moment-là, parfois, on se heurte à des problèmes de prescription. Et en même temps, le principe de la prescription, c'est qu'on considère au bout d'un certain temps que ça devient de plus en plus difficile d'enquêter sur la matérialité des faits. Donc sincèrement, moi je souhaite qu'il y ait le débat sur ce sujet.

Je trouve qu'il y a des arguments pour, des arguments pondres. On aura le débat et puis on vous donnera notre position définitive à l'issue de ce débat. Perpétuité pour les récidivistes comme le propose Sébastien Lecornu ?

Mais en fait, ça, ça existe déjà. Mais en fait, ça, ça existe déjà. La perpétuelle et la perpétuité.

Si vous avez un criminel qui viole et qui tue plusieurs personnes, dans le système judiciaire français aujourd'hui, il peut être condamné à la perpétuité. Mais franchement, là aussi, pour aller au-delà des grands mots et des grandes phrases, je pense qu'on a un problème. Et le problème, il se situe aujourd'hui entre la détention et le retour dans la société.

C'est-à-dire que bien souvent, dans l'entre-deux, il y a la nécessité d'avoir des mesures de suivi, d'avoir des mesures de soins. Et que tous les professionnels du domaine vous disent aujourd'hui que malheureusement, ces mesures de suivi, ces mesures de soins, elles ne sont pas suffisamment mises en œuvre parce qu'il n'y a pas suffisamment de moyens, parce qu'il n'y a pas suffisamment de psychiatres, parce que les informations se perdent. Et c'est plutôt autour de ça qu'il faut travailler.

Comment on fait en sorte qu'une personne qui vient d'être libérée parce qu'elle a été condamnée pour une violence sexistes et sexuelles, elles ne se retrouvent pas par exemple au contact des enfants. Voilà à mon avis plutôt les mesures sur lesquelles il faut travailler. Il y a aussi tout le débat sur les fichiers aujourd'hui, avec notamment cette proposition d'Edouard Philippe qui dit que les parents doivent pouvoir avoir des informations sur ceux qui entrent en contact avec les enfants.

Et il cite l'exemple de l'Angleterre, l'Angleterre où les parents peuvent saisir la police pour vérifier l'absence d'antécédent d'une personne qui entre en contact avec leurs enfants. C'est intéressant ça ? Alors je ne suis pas d d'accord avec cette mesure, je vais vous dire pourquoi.

Par contre il existe déjà un fichier des personnes qui sont auteurs d'infractions ou de délits à caractère sexiste ou sexuel. Il faut je pense renforcer ce fichier parce que les inscriptions dans ce fichier ne sont pas automatiques mais pour l'instant ce fichier ne peut être consulté que par la police, la justice ou les responsables d'administration ou dans certains emplois notamment les emplois devant les enfants. Je pense qu'il faut en rester à ce système là mais renforcer les inscriptions dans le fichier je vais vous dire pourquoi parce que si vous rendez public ce fichier c'est d'une certaine manière le rendre public, vous ouvrez la possibilité premièrement à ce que des gens veuillent se faire justice eux-mêmes et ça c'est assez dangereux et deuxièmement je pense que c'est répandre en quelque sorte un mythe, une illusion qui est qu'on connaîtrait toutes les personnes et puis il suffirait d'aller voir s'ils sont dans le fichier ou pas alors que comme je vous le disais tout à l'heure bien souvent c'est dans l'entourage que les les auteurs, les coupables se trouvent et donc le fichier il peut donner une illusion de protection s'il était consultable par tout le monde qui à mon avis ne remplacera pas la nécessité de faire progresser la vigilance de toute la société pour lutter contre les violences sexuelles.

Ludovic, une proposition qui est mise sur la table par un député LR. Oui, qui s'appelle Antoine Vermorel Marques qui propose de créer un fichier AS comme agresseur sexuel sur le modèle des fichiers S et le principe serait que dès que le même nom apparaît deux fois dans des signalements distincts, une fiche AS serait créée automatiquement. Est-ce que vous seriez favorable à une telle proposition ?

Honnêtement, je ne comprends pas la différence avec ce qui existe déjà. Je lui explique qu'en fait les dossiers...

Je lui explique qu'en fait les fichiers qui existent aujourd'hui. Donc qu'est-ce qu'ajoute la fiche AS par rapport aux fichiers qui existent aujourd'hui ? Absolument rien de mon point de vue.

Donc je crains qu'on soit encore dans les mesures qu'on exhibe comme ça pour donner l'impression qu'on va faire quelque chose. Pardonnez-moi, mais je termine. Juste une chose quand même.

Je vois bien que maintenant, pardon, c'est un peu le concours lépine des propositions les plus démagogiques. Je rappelle que les combats dont je suis en train de parler, les 3 milliards nécessaires qui sont demandés par les associations, les mesures d'accompagnement, les mesures de prévention, nous les défendons à l'Assemblée nationale depuis des années et des années. Depuis des années et des années, nous faisons dans le cadre budgétaire des amendements pour consacrer ces 3 milliards à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Et aujourd'hui, vous avez des gens qui ont quasiment tous été ministres, premiers ministres, qui donc ont eu la responsabilité de conduire la politique de la nation. Et qui plutôt que de voir quelles ont été leurs propres responsabilités dans cette situation, pour s'en exonérer en quelque sorte, viennent exhiber des propositions qui sont absolument inefficaces. Franchement, toutes les associations qui ont travaillé sur le sujet, elles n'ont pas mis sur la table ces propositions.

Bruno Retailleau dit qu'il faut la castration chimique obligatoire pour les criminels sexuels, récidivistes les plus dangereux. Aujourd'hui, c'est sur le principe du volontariat. Pour vous, ça, je reprends votre propos, c'est concours lépine des propositions inutiles, c'est ça ? – Écoutez, à peu près toutes les personnes du monde médical vous disent que c'est absolument inefficace parce que maintenant on a un peu évolué, on a un peu travaillé pour comprendre, ça ne veut évidemment pas dire les excuser, mais pour essayer d'identifier les raisons des passages à l'acte et l'idée que ce serait en quelque sorte des pulsions sexuelle et que ce qu'on appelle la castration chimique, c'est un traitement médical qui permet de diminuer la sécrétion de testostérone.

C'est l'idée que les personnes qui passent à l'axe, ça serait pour des pulsions sexuelles. Or bien souvent, malheureusement, c'est d'autres motivations qui rentrent en compte, des rapports de pouvoir, des rapports de domination. Et donc toutes les personnes du monde médical que vous interrogez sur le sujet de la castration chimique vous disent « Mais c'est absolument absurde, ça ne fonctionne pas et ça ne réglerait absolument pas les problèmes.

Donc c'est encore cette idée qu'il va y avoir une mesure magique, qu'on va mettre sur la table et qui va tous nous protéger. » Pour vous, ils ne sont pas incurables comme le dit Gérald Darmanin ? « D'abord si vous dites qu'il y a des possibilités de castration chimique, c'est la preuve qu'on considère qu'il y a des mesures de soins qui sont possibles.

Donc c'est déjà à l'encontre de ce que dit M. Darmanin. Après évidemment qu'une personne qui est multirécidiviste, qui a tué, qui a Violé, évidemment, qui doit être une peine de détention qui doit être extrêmement lourde.

Mais quand on parle du problème des violences sexistes et sexuelles de manière générale, de centaines de milliers de cas, ça recoupe des personnes comme ça et ça recoupe des actes qui sont très graves aussi, mais qui ne sont pas le viol, le meurtre, etc. Et donc la question que vous devez vous poser, c'est quelles sont les mesures que vous avez qui vous permettent d'avoir un suivi pour que précisément ça ne se traduise pas ensuite par un drame parce qu'on n'a pas suivi suffisamment longtemps la personne après sa mesure de détention ou après la peine qu'elle a encourue. Et si on voudrait être intelligent, c'est là-dessus qu'il faudrait mettre le paquet et les moyens.

Par exemple, sous l'impulsion du député Paul Vannier et de Mme Violette Spielbuth, suite à l'affaire Bétaram, on a fait voté une loi à l'Assemblée nationale, dans lequel on a dit par exemple qu'il devait y avoir un meilleur suivi des sanctions à l'intérieur des établissements scolaires. Là en l'occurrence c'était des établissements privés qui permettent d'avoir un suivi pendant plus longtemps du dossier pour dire « Ah là il y a quelqu'un qui a eu des comportements, qui étaient des comportements inacceptables vis-à-vis des enfants. De suivre plus longtemps pour pas après être confronté à un drame.

Bon ça c'est des mesures qui vont dans le bon sens et dans la bonne direction. Mais ouais il y a ceux qui travaillent sur ce sujet pour essayer de régler vraiment le problème et qu'il y a ceux qui essayent en quelque sorte de faire des... une sorte de petit buzz politique que je trouve absolument indécente, je le trouve absolument indécente, vous diriez quand même pas jusqu'à nous dire que si vous étiez au pouvoir malheureusement de telle le drame ne se déroulerait plus. – Celui qui serait capable de dire ça, il serait vraiment bien imprudent, parce que si on considère que c'est un problème systémique, qu'il y a un problème de culture, du viol, du patriarcat, de la culture de la domination, et considérer qu'il suffirait, qu'on réglerait ça d'un revers de la mince.

Je pourrais vous le dire pour faire semblant, mais honnêtement, personne n'y croirait. Par contre, il faut avoir une action qui soit beaucoup plus volontariste pour lutter contre ce sujet. Ils mettent les moyens.

Arrêtez d'inventer des propositions. Toutes les propositions, elles sont sur la table. Et elles sont sur les tables depuis des années et des années.

Alors qu'est-ce qu'on attend maintenant ? Emmanuel Bompayot, il y a aussi la question des magistrats. On n'en a pas encore parlé de leurs responsabilités.

On connaîtra les résultats de l'enquête administratif commandé par le gouvernement le 22 juin pour éclairer les dysfonctionnements qui ont conduit aux mœurs de la petite Liana. Gérald Darmanin a promis des sanctions exemplaires si des fautes ont été commises par des Magitras. S'il y a sanctions, ça vous choquerait ?

Quelqu'un devra payer, a dit Gabriel Attal dans cette affaire. Vous pensez comme lui ? Écoutez, il y a des enquêtes administratives qui sont en cours.

On a beaucoup insisté d'ailleurs sur les enquêtes administratives dans la justice, et c'est vrai qu'il y en a une qui a été lancée. Il y a aussi une enquête administrative dans la gendarmerie qui a été lancée. Si ces enquêtes administratives identifient des responsabilités individuelles, elles peuvent donner lieu à des sanctions, évidemment.

S'il y a Il y a des responsabilités individuelles qui sont établies par ces enquêtes. Je n'ai pas de difficulté avec l'idée de dire que quelqu'un qui n'a pas respecté les règles puisse être sanctionné. Mais si on croit qu'on va régler le problème en ayant un fusible, c'est-à-dire une sanction individuelle contre une personne, et on croit qu'on va avoir réglé le sujet, et c'est bon, on a réglé la question jusqu'au prochain drame ou jusqu'à la prochaine tragédie.

Franchement, sincèrement, je pense qu'on ne sera pas à la hauteur de l'émotion qui est suscitée par la tragédie et le drame de Lyanna. Pourtant, vous, il y a bien un fusible que vous auriez dû faire sauter. C'est le ministre de la Justice lui-même, c'est Gérald Darmanin.

Vous avez demandé son départ. Lui juge que sa démission ne serait pas utile. Il dit à nos confrères du Parisien « Je pense même que ça aurait diminué mon autorité vis-à-vis d'un ministère très difficile à réformer et que j'essaye de changer depuis un an que je suis en fonction. » Il ne partira pas ?

Et qu'est-ce que ça aurait changé ? – D'abord, moi, je ne vous ai jamais dit que le départ de M. Darmanin aurait réglé les problèmes.

Par contre, il me semble normal dans une démocratie qu'un ministre qui a une responsabilité politique. Quand on est face à une situation où il y a manifestement un drame qui met en cause le fonctionnement général de la police, de la justice dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles qui prennent sa part de responsabilité. Et ce que je lui reproche le plus, c'est d'aller être à la télévision pour dire et pour mentir, parce qu'il a menti, j'en ai fait la démonstration tout à l'heure sur les soi-disant circulaires, et pour dire c'est surtout pas de ma faute, c'est de la faute des autres.

Eh ben je trouve, excusez-moi, mais que quand on est à la tête d'un ministère, on assume. On se défausse pas sur les personnes de son ministère. Voilà la raison pour laquelle nous on considérait que son départ, et on considère toujours que son départ serait utile.

Est-ce que son départ réglerait le problème ? Absolument pas. Pour régler le problème il faut les financements et les mesures dont j'ai parlé. – Oui vous dites son départ ne réglerait pas le problème, d'ailleurs c'est ce que pensent à peu près les français puisqu'on a vu qu'un sondage d'Odoxa publié dans le Figaro vendredi, montrait que 39 % des Français seulement souhaitaient son départ et que 59 % pensaient qu 'il devait rester en poste.

Oui mais c'est quand même pas la majorité. Oui si vous voulez mais en fait franchement ça n'a pas beaucoup d'importance la vérité c'est que ce qui importe et préoccupe je pense les gens qui nous écoutent c'est de savoir qu'est-ce qui va permettre demain que nos enfants soient mieux protégés voilà, vous voyez ? Donc moi je tourne pas autour Je considère que, normalement, les ministres devraient assumer leurs responsabilités.

Il ne veut pas le faire, sincèrement, ça ne me surprend pas. C'est dans la droite lignée de ce qu'a été le comportement des ministres sous Emmanuel Macron depuis qu'Emmanuel Macron est au pour avoir cette idée que ce n'est jamais de leur responsabilité et qu'on se défosse toujours sur les autres. Mais vous avez raison, le cœur du débat et le cœur du sujet, c'est pas ça.

Le cœur du débat et le cœur du sujet, c'est qu'est-ce qu'on fait ? À propos de vos responsabilités, puisqu'on parle des violences faites aux enfants et aux femmes, une affaire avait quand beaucoup marqué à la France Insoumise, Adrien Quatennens qui avait mis une gifle à sa femme et qui avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis ensuite. Est-ce que vous avez des regrets ?

Parce qu'à l'époque, vous aviez quand même beaucoup tardé à le suspendre d'une part du groupe de la France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon avait commencé par le soutenir ardemment en disant notamment qu'il était très fier de lui. Est-ce que vous avez fait passer le mauvais message ? Pardonnez-moi de vous dire d'abord que franchement, je trouve que là, dans le contexte dont on est en train de parler, après le drame de l Liana, parler de ce sujet me paraît assez déconnectée.

Mais puisque vous abordez ce sujet, madame, il y a eu en l'occurrence à la France Insoumise une suspension de son groupe parlementaire et il n'a pas été candidats aux élections législatives suivantes j'aimerais bien que dans toutes les formations politiques les personnes qui sont mis en cause dans des problèmes et dans des situations de violence de violences sexistes ou de violences sexuelles aient fait l'objet de même mesure, j'aurais bien aimé, y compris jusqu'au plus haut niveau de l'État, y compris à l'intérieur même du gouvernement. Suivez mon regard. Cette question de la protection des enfants et des femmes plus largement est au cœur de l'actualité.

On l'a vu au travers aussi de l affaire Bruel qui ces dernières semaines marque l'actualité. Il y a deux nouvelles plaintes qui ont été déposées ces dernières heures à révéler BFM dont l'une pour agression sexuelle et tentative de viol. Qu'est-ce que vous dites au maire des villes dans lesquels des concerts sont encore prévus à partir de l'automne parce que c Ce n'est pas annulé, notamment les Zénith.

Qu'est-ce que vous dites aux maires de ces communes-là ? D'abord, je dis aux organisateurs des spectacles que la moindre des choses, ce serait d'annuler ses représentations, y compris dans le contexte dont on est en train de parler. Et Homère ensuite, mais ce n'est pas eux qui ont l'autorité directe d'organisation de ces spectacles, oui je les invite à prendre position, à prendre contact avec les organisateurs de ces spectacles pour demander son annulation, l'annulation de ces spectacles.

Et qu'on auprès, vous voyez bien le message qui est envoyé. Alors après, je veux dire, on a parlé à juste titre beaucoup des représentations de M. Bruel.

Mais quand je vois que dans certaines mairies du Rassemblement National aujourd'hui, on maintient des concerts d'une personne, M. Jean-Luc Laé, qui est mise en examen pour des problèmes ou des sujets de violence contre mineurs, je trouve que là, ça mériterait aussi des mesures qui soient des prises de position claires sur ce sujet. La vigilance de la société, elle nécessite d'être extrêmement claire sur ces sujets.

Et malheureusement, je considère que tout le monde ne l'est pas suffisamment. À l'époque, notamment de l'affaire Depardieu, il y avait eu des associations qui avaient poussé en disant qu'il ne faut plus diffuser ses films, il faut voir les choses différemment, certaines associations poussent aujourd'hui en disant attention à Patrick Bruel il ne faut quasiment plus diffuser ses musiques à la radio ou les films dans lesquels il a pu jouer vous en pensez quoi ? Je comprends qu'on puisse...

Présumé sur l'innocence, il est présumé Vous avez raison. C'est la raison pour laquelle moi j'ai parlé pour l'instant des représentations, parce qu'il me semble qu'il y a quand même un nombre de plaintes aujourd'hui qui font que ce n'est pas une remise en cause de la présomption d'innocence de dire qu'il y a une mesure de prudence et que cette mesure de prudence c'est de dire on n'organise pas ces représentations le temps de l'enquête dans un instant la suite de bfm politique on reviendra notamment sur cette gauche qui est un peu éparpillée façon puzzle et puis pas nous non pas vous et puis on verra aussi que emmanuel macron déroule le tapis rouge à donald trump il va le recevoir mercredi pas n'importe où au château de versailles à tout de Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité ce matin. Manuel Bonpark, coordinateur de la France Insoumise.

Ludovic Vigon et Amandine Attalaya sont à mes Écoutez, Manuel Bompard, les 7 plus grandes puissances du monde seront réunies cette semaine en France à Evian précisément à partir de demain pour le G7. Un G7 à l'issue duquel on a appris Emmanuel Macron recevra Donald Trump mercredi soir pour un dîner au château de Versailles au lieu de l'amitié franco-américaine où fut signé en 1783 le traité consacrant l'indépendance des Etats-Unis. Est-ce qu'Emmanuel Macron en fait trop avec Donald Trump.

En tout cas, il n'est pas rancunier puisque à l'issue du dernier G7 et Donald Trump était parti plus tôt Emmanuel Macron avait dit qu'il partait pour parler d'un cessez-le-fait il lui avait dit qu'il ne comprenait rien et qu'il racontait tout le dans n'importe quoi, donc manifestement ça lui a pas... il lui en tient pas rigard.

Franchement, qu'il parle avec tout le monde, le président de la République, en soi, ça me choque pas. Dérouler le tapis rouge à Donald Trump dans la période actuelle, me choque davantage, mais surtout, je vais vous dire...

Ça, ça vous choque quand même ? Vous dites que ça me choque. Franchement, voyez ce qui se passe en ce moment, par exemple, pour la Coupe du monde de football, avec des gens qui sont des équipes qui ne peuvent pas venir, des personnes qui n'ont pas le droit de venir, envoyer la décision qu'a prise Donald Trump dans la nuit de vendredi à samedi d'interdire l'usage de certains outils d'intelligence artificielle bon donc évidemment que je trouve que le moment est mal choisi mais à la limite ça c'est le symbole, l'image qu'on envoie.

La question qui nous est posée surtout c'est comment on fait en sorte d'avoir des politiques qui coupent nos chaînes de dépendance avec les États-Unis d'Amérique de Donald Trump parce que sinon on est condamné à aller le voir gentiment et à lui demander d'être sympathique avec nous. Donc on vient de parler de la question de l'intelligence artificielle par exemple, qu'est-ce qu'on fait nous pour développer nos propres outils et avoir un numérique qui soit souverain et qui ne soit pas dans les bras des États-Unis ? Qu'est-ce qu'on fait ?

Ma collègue Aurélie Trouvé vient de mener une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur ce qu'on appelle les fonds souverains, ces entreprises qui viennent, ces fonds en particulier américains qui viennent, qui prennent des actifs industriels en France et qui ont contribué à casser absolument notre souveraineté industrielle. Qu'est-ce qu'on fait en manière militaire, en matière de défense pour être indépendant des politiques des États-Unis d'Amérique ? Voilà, à mon avis, la question qu'il faut poser.

Le reste, c'est du symbole. Mais j'ai un G7, ça sert encore à quelque chose à vos yeux ? Moi, je n'ai jamais été favorable à cet outil et je considère qu'il y a un cadre aujourd'hui de la légitimité et de la légalité internationale.

C'est l'Organisation des Nations Unies, c'est ce cadre-là qu'il faut relancer. Plus personne ne l'écoute ? Vous avez l'impression que ça servait à quelque chose ces derniers mois ?

Pas suffisamment, vous avez raison. Il faut dire que quand on a l'impression qu'il y a une forme de double standard permanent, que les décisions à l'encontre de l'Inde ne s'appliquent pas de la même manière à l'encontre de l'autre, évidemment qu'il y a des gens qui commencent à douter de la pertinence de ce cadre. Mais si on n'a pas ce cadre, qu'est-ce qu'il nous reste ?

Donc évidemment qu'une politique internationale de non-alignement et d l'indépendance de la France que l'on porte et que l'on portera dans la campagne présidentielle autour de Jean-Luc Mélenchon, c'est une politique qui nécessite de rétablir les Nations Unies et le droit international. Ça veut dire que si dans un an, Jean-Luc Mélenchon était élu à l'Elysée, il ne participerait pas au G7 – Ça veut dire en tout cas qu'on mettrait toute notre énergie pour relancer le cadre des Nations Unies. Voilà, c'est ça la priorité qui doit être la nôtre.

Et après je vous ai parlé de la nécessité d'avoir une politique d'indépendance. Et cette politique d'indépendance, elle doit se déployer en matière numérique, en matière industrielle, en matière de politique de défense. Est-ce que vous savez qu'on est encore dans un certain nombre de nos ministères aujourd'hui ?

Des contrats qui sont passés avec les grandes entreprises américaines avec microsoft qui détiennent nos données et on trouve ça normal alors après on peut poser le problème de savoir s'il faut aller parler avec donald trump coupa mais quand il a accès à toutes nos données d'éducation qui peut nous couper un certain nombre de nos instruments de défense. Franchement le sujet il devient pas très important. Donc Jean-Luc Mélenchon n'irait peut-être pas au G7 ?

Je sais pas, il faudrait poser la question à Jean-Luc Mélenchon mais en tout cas ce dont je suis sûr c'est qu'il mettrait la priorité sur l'organisation des Nations Unies. La limite justement dans ce que le président français peut concéder ou obtenir avec Donald Trump à Versailles c'est quoi pour vous ? Qu'est-ce qu'il ne faut pas franchir comme limite ?

Je sais pas, je ne sais même pas quels sont les sujets dont ils vont discuter. Moi je peux vous dire ce que je souhaite et la position que de mon point de vue le président de la République doit apporter, c'est la nécessité d'avoir un cessez -le-feu immédiat, inconditionnel sur l'ensemble de la région pour mettre un terme à la guerre illégale qui a été déclochée par Trump et Netanyahou contre l'Iran et contre le Liban. Je pense que la France doit défendre la fin du génocide à Gaza.

Je pense que la France doit On doit agir pour un cessez-le-feu le plus rapidement possible entre l'Ukraine et la Russie. Et la France doit apporter une politique de paix. Voilà, ça c'est ma position.

Question courte, réponse courte, est-ce qu'il faut réintégrer Vladimir Poutine dans le G7 qui reviendra un G8 oui ou non – En tout cas, il faut discuter avec Vladimir Poutine. Si on veut créer les conditions de la paix, il faut bien parler avec lui. – Donc il faudrait le remettre autour de la table de ce G7 ? – Peut-être qu'une fois qu'on a trouvé un accord de paix.

Et une des dispositions de cet accord de paix peut être ça. – Une des dispositions de cet accord de paix peut être ça, mais pas avant, à mon avis, qu'on ait réussi à faire en sorte qu'il y ait un cessez-le-feu et qu'on ait trouvé les conditions d'un accord de paix qui soit acceptable, juste et équitable. Un G7 qui sera bien sûr à suivre en direct tout au long de cette semaine sur BFM TV.

On voit que les grandes manœuvres pour la prochaine élection présidentielle se sont évidemment lancées. La gauche qui a semble-t-il à l'air un peu éparpillée, alors pas chez vous à la France Insoumise effectivement. Hier c'est Raphaël qui a tenu son premier grand meeting, Raphaël Glucksmann qui avant-hier dans une interview au confrère du Parisien disait au sujet de Jean-Luc Mélenchon « L'envoyer au second tour c'est garantir la victoire de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen. » Qu'est-ce que vous lui répondez que c'est absolument faux, que je pense à l'inverse que s'il y a bien aujourd'hui une personne à gauche qui est en mesure de mobiliser suffisamment la population, en particulier celles et ceux qui ne vont pas voter parce qu'ils proposent un programme qui est un programme de rupture avec le pouvoir macroniste en place, qui est donc en capacité de l'emporter face à l'extrême droite, c'est Jean-Luc Mélenchon.

Je pense que c'est le seul aujourd'hui. Les sondages disent l'exacte inverse. A priori, il perd.

Il y aurait 75 % pour Jordan bardella par exemple candidat face à un second tour alors d 'abord on va après on va parler des sondages le met dans un coin mais vous me remarquez que vous m'avez posé la question sur rafael glucksmann le problème c'est que raffaël glucksmann tous ceux qui utilisent cet argument je suis glucksmann monsieur fort tous en fait ils sont jamais sondés au deuxième tour vous savez pourquoi parce qu'ils ont manifestement, en tout cas aujourd'hui pas les chances de s'y qualifier donc je trouve assez surprenant que des voix qui ses revendiquent de la gauche en quelque sorte, si vous voulez se mettre presque à faire la campagne de Jordan Bardella en disant, face à Mélenchon, limite...

Oui, mais on dit souvent que Raphaël Glucksmann fait la campagne de Jordan Bardella. Je dis que tous ceux qui, alors qu'ils ont aujourd aucune possibilité de se qualifier au second tour, passent leur temps à essayer d'affaiblir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui est aujourd'hui la meilleure possibilité pour la gauche de se qualifier au second tour et donc de l'emporter ensuite. Parce que pour l'emporter au second tour, il faut se qualifier au second autour.

Je pense qu'ils feraient mieux, ils seraient mieux inspirés de passer leur temps à concentrer leurs coups contre l'extrême droite, contre le pouvoir macroniste, plutôt d'essayer d'affaiblir Jean-Luc Mélenchon dont la dynamique je crois est assez incontestable. Vous avez vu l'ampleur du meeting que nous avons réalisé la semaine dernière à Saint-Denis. Quant au sondage, madame Atalaya...

Oui attendez, on passe ça juste parce qu'on parle de Raphaël Glucksmann qui a fait son premier grand meeting hier de campagne, 4000 personnes disent-t-il, il dit vouloir vous plier, est-ce que ce premier meeting que vous avez vu de sa part, vous avez fait peur ? Je ne sais pas, vous comparez les deux. Celui que nous avons réalisé à Saint-Denis la semaine dernière, celui de Raphaël Glucksmann la semaine dernière, moi je n'utiliserai pas la brutalisation de la vie politique contre la France insoumise auquel M.

Glucksmann veut participer. Je ne dirai pas qu'on l'appliait, mais en termes d'affluence, j'ai l'impression que la différence était assez majeure et assez manifeste. Quant au sondage, Mme Atalaya, si vous regardez bien les sondages de second tour, vous remarquerez que par rapport au premier sondage de second tour de la fin de l'année dernière, déjà Jean-Luc Mélenchon a récupéré quasiment 10 points au second tour.

Et pour ma part j'ai une mémoire des sondages précédents et je sais que par exemple, pour vous prendre un exemple, quand il y a eu le traité constitutionnel européen en 2005, je me rappelle c'était mes premiers engagements politiques. Au début de la campagne, le oui était annoncé à 70 % et le non à 30%. Finalement, le oui a fait 45 % et le non à 50%.

Donc Raphaël Glucksmann peut remonter la pente. — Et regardez, pour ceux qui sont encore plus anciens que moi, 4 mois avant l'élection présidentielle de 1981, M. Giscard d'Estaing devait gagner 60-40 contre M.

François Mitterrand. — Mais 4 mois avant l'élection présidentielle de 1980. Donc vous voyez, il ne faut pas faire confiance au sondage, et en particulier au sondage de second tour à un an de l'élection présidentielle quand on ne connaît même pas encore le nombre de candidats au premier. — Et malgré tout, ils sont aujourd'hui sans appel.

Et comment vous expliquez que Jean-Luc Mélenchon soit à ce point rejeté, qu'il soit battu à plate couture comme ça par Jordan Bardella. Il progresse, il est en train au contraire de rattraper selon vos propres sondages, auquel je ne crois absolument pas le retard qu'affichait quant à l'idée de dire qu'il serait davantage rejeté, j'ai vu les fameux barèmes de popularité cette semaine-là, par exemple. Cette semaine, les barèmes de popularité, je peux dire que M.

Mélenchon est moins rejeté dans l'opinion que M. Macron, que M. Zemmour, que d'autres figures à gauche qui souvent utilisent cet argument, mais dans les barèmes de popularité, ils sont plus rejetés que M.

Mélenchon. Franchement, arrêtez avec ces arguments. Je pense qu'on a le droit d'avoir, dans la campagne présidentielle qui vient, un affrontement projet contre projet.

Ce n'est pas les sondages qui vont décider. C'est les électrices et les électeurs. Et moi, je leur dis, si vous voulez le partage de la richesse, si vous voulez l'augmentation des salaires, si vous voulez la planification écologique, le passage à la 6ème République, une France indépendante, non alignée, comme j'en ai parlé tout à l'heure, il y a une seule candidature qui porte cette parole, ce programme-là, clair, c'est Jean-Luc Mélenchon et c'est l'équipe que nous formons autour de lui avec la France insoumise et avec toutes celles et ceux qui seront les bienvenus, évidemment.

Fabien Roussel, lui, il dit « je vais y aller ». Clairement, une nouvelle fois, nouvelle candidature du Parti communiste. Écoutez, Fabien Roussel, il fait évidemment ce qu'il veut.

Maintenant, je crois, en tout cas pour ma part, je rencontre beaucoup de militants, d'adhérents, de sympathisants du Parti communiste qui n'ont pas envie de reproduire ce qui s'est passé en en 2022, où il nous a manqué à l'époque 400 000 voix avec Jean-Luc Mélenchon pour nous qualifier au second tour de l'élection présidentielle et où Fabien Roussel avait fait, je crois, de mémoire autour de 700 000 voix. Donc, en vérité, je pense qu'il y a beaucoup d adhérentes, militantes, sympathisants communistes qui veulent le rassemblement, qui veulent travailler avec nous. Parce que la vérité, j'ai entendu ce que dit Stéphane Peux, le président du groupe communiste à l'Assemblée nationale, et il a raison, c'est que dans plus de 95 % des Les cas à l'Assemblée nationale, les députés insoumis, les députés communistes, on a les mêmes votes.

On vote les mêmes choses. On a les mêmes positions de vote. Il peut y avoir des sujets sur lesquels on n'est pas d'accord, mais dans l'immense majorité des cas, on est d'accord.

Donc en vérité, il y a un chemin pour un rassemblement de cette ligne de rupture. Moi, je tends la main aux militants, au Parti communiste, aux écologistes, aux directions mais aussi aux militants, aux sympathisants. Je leur dis qu'on peut faire ensemble parce que c'est notre devoir, c'est notre responsabilité dans la La situation particulière que connaît le pays de proposer une alternative.

Un autre qui semble vouloir se lancer, Manuel Bompard. Le banquier homme d'affaires Mathieu Pigasse qui a une proposition sur les salaires notamment qui dit qu'il faudrait augmenter le SMIC de 20 % soit 1773 euros net, c 'est plus que ce que vous proposez à la France Insoumise, 1700 euros net. 'est bien parce que d'habitude quand je fais le SMIC à 1700 euros, on me dit « c 'est pas possible ».

Bon bah là maintenant c'est C'est M. Pigasse, qui est quand même une personne qui travaille dans le monde de la finance. Et lui, il dit que c'est possible d'aller même au-delà.

Donc, c'est bien la preuve que c'est possible d'augmenter le SMIC. Vous savez, en – C'est une candidature crédible pour vous ? – La proposition d'augmenter le SMIC, elle est absolument crédible. – Quand sa candidature ? – Je ne crois pas qu'il ait déclaré sa candidature aujourd'hui, mais des propositions sur la table. – Ça l'intéresse en tout cas. – Il a raison d'être intéressé par l'élection présidentielle, qui n'est pas intéressé, on devrait tous être intéressés par l'élection présidentielle, ça va décider notre avenir pour les prochaines années.

Mais ça me permet de parler du SMIC et j'en suis très heureux. Oui il faut augmenter le SMIC immédiatement, il faut indexer les salaires sur l'inflation, il faut augmenter le point d'indice de la fonction publique parce que tout simplement avec un SMIC aujourd hui vous ne vous en sortez pas et ceux qui disent que ce n'est pas possible, il va falloir m 'expliquer pourquoi l'Espagne a réussi à augmenter le SMIC de plusieurs dizaines de pourcents sur les 10 dernières années, pourquoi la Belgique a réussi à augmenter le SMIC et pourquoi en France on ne serait pas capable d'aller au au-delà de l'augmentation sur l 'inflation qu'on a chaque année, et qui en vérité fait qu'aujourd'hui si vous êtes au SMIC, vous avez perdu du pouvoir d'achat et vous n'arrivez pas à vous en sortir. Donc évidemment qu'il faut avoir une politique d'augmentation du SMIC, des bas salaires, de tous les salaires, d'indexation des salaires, ça doit être une priorité politique.

Le 7 juillet nous saurons qui est le candidat du RN à l'élection présidentielle Marine Le Pen ou Jordan Bardella, est ce que ça change quelque chose pour vous ? Ce n'est pas le même candidat, je ne sais pas si ça sera le même programme, je me pose de plus en plus de questions quand je vois les déclarations dans la presse des uns et des autres. J'ai remarqué que Mme Le Pen était pour taxer les super profits, M.

Bardella est contre. Que si j'ai bien compris, Mme Le Pen était pour la retraite à 62 ans, M. Bardella était contre, ils pensent qu'il ne faut pas d'âge de départ à la retraite.

Donc je vois qu'il y a de plus en plus de sujets sur lesquels manifestement, ils ne sont pas d'accord. Il y en a un qui est plus dur à affronter pour vous, à vos yeux ? Non, chacun Chacun offrira, si vous voulez, des angles d'attaque politique évidemment qui ne sont sans doute pas les mêmes.

Mais ne vous inquiétez pas, face aux deux, on sera en mesure de les battre. En tout cas, c'est notre objectif et je crois que c'est une nécessité pour le pays aujourd'hui. Aucun des deux, en tout cas, propose un programme qui soit en mesure d'apporter des réponses qui sont crédibles et qui sont à la hauteur des urgences sociale, écologique, démocratique que connaît ce pays aujourd'hui.

Aucun des deux. Aucun de ces deux programmes ne porte ces mesures-là. Et en vérité, de plus en plus, je vois bien que le Rassemblement national essaye d'inscrire sa politique dans la continuité des politiques macronistes, d'être un petit peu si vous voulez la planche de salut d'un système macroniste qui est aujourd'hui à bout de souffle.

Je vois que monsieur Bardella, de plus en plus c'est ça qu'il fait, il passe son temps à aller rencontrer les grands patrons du MEDEF, les grands patrons des grandes entreprises, de Total, etc. En vrai il veut défendre leurs intérêts. Moi je veux défendre les intérêts du peuple, des travailleuses, des travailleurs, des catégories populaires qui souffrent trop dans notre pays aujourd'hui et qui ont besoin d'avoir un bulletin de vote pour les représenter.

Ce bulletin de vote c'est celui de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise dans les sondages pourtant le rassemblement national a beaucoup progressé sur sa crédibilité en tout cas supposé il y a des sondages qui indiquent aussi qu'il fait moins peur à beaucoup d'électeurs vous avez d'autres questions que les sondages ou pas c'est tout ce qu'on a aujourd'hui en termes d'indicateurs de l'opinion est-ce qu'ils ont franchi des barrières en tout cas pour vous de légitimité démocratique aux yeux des français et je pense qu'il ya un phénomène très clair qui est que vous avez aujourd'hui un pouvoir macronis qui depuis dix ans et notamment ces cinq dernières années a repris de plus en plus dans les politiques mises en place des choses directement inspiré du programme du rassemblement national. Là, il y a quelques mois par exemple, quand on a décidé de supprimer ou d'augmenter les frais d'inscription pour les étudiants étrangers à l'université, c'était une mesure qui traditionnellement était dans le programme de Jean-Marie Le Pen. Donc c'est clair que le pouvoir à Macron n'est d'un certain point de vue un peu banaliser le Rassemblement national en reprenant des propositions.

Mais je vous taquinez sur les sondages parce que ce qui me fatigue un peu, si vous voulez, c'est que moi je me rappelle qu'en 2024, au moment des élections législatives, vous savez, en 2024, il y a eu les élections européennes, il y a eu la la dissolution de l'Assemblée nationale. Dans la foulée de la dissolution de l'Assemblée nationale, il y a eu 27 sondages sur les 27 qui ont été réalisés et qui annonçaient que c'est l'extrême droite qui allait gagner les élections législatives. Et ce n'est pas l'extrême droite qui a gagné les élections législatives. – En même temps, vous appuyez aussi sur ces sondages pour dire que Jean-Luc Mélenchon meilleur candidat du premier tour.

Mais non, je m'appuie sur la dynamique que nous avons constituée. C'est 315 000 signataires sur le site Mélenchon 2027 .fr. 'en profite si vous voulez venir nous aider et nous appuyer.

Il faut aller signer sur le site Mélenchon 2027 .fr. C 'est 26 000 personnes que nous avons rassemblées l'année dernière.

Moi, c'est ça, mes indicateurs de campagne. C'est ça qui est important. Écoutez, M.

Daré, si vous allez à la boulangerie et qu'une fois sur deux, le pain qu'on vous sert, il est brûlé. Franchement, vous allez changer de boulangerie. Eh bien vous, les sondages, ils se plantent à une chance sur deux.

Les sondages, ils se plantent une fois sur deux et vous continuez à en faire l'alpha et l'oméga du commentaire de la vie politique. Moi, je crois à la bataille politique, à la nécessité d'un travail de conviction et l extrême droite, on les battra si on est capable de mobiliser les gens. Il y a beaucoup de gens qui s'inquiètent du contexte dans lequel va se dérouler cette présidentielle.

Oui, Sébastien Lecornu a réuni jeudi les partis politiques à Matignon, dont la France Insoumise, pour évoquer le risque d'ingérence étrangère dans la campagne présidentielle de 2027, le Premier ministre craignant des menaces lourdes. Est-ce que vous, vous craignez une présidentielle qui se déroule sous influence d'influence étrangère ? Oui, et je trouve que cette réunion était la bienvenue.

D'ailleurs, nous l'avions demandé, puisque nous-mêmes les Insoumis pendant la campagne des élections municipales avons été victimes, ça a été maintenant documenté, le rapport a enfin été publié cette semaine, d'une opération d'ingérence électorale venant du novice qui s'appelle Black Corps qui est installé en Israël. Donc oui, bien sûr qu'il faut protéger l'élection présidentielle et toutes nos élections de manière générale des influences étrangères. Donc moi je souhaite qu'un certain nombre de recommandations que nous avons mises sur la table, que nous avons écrites d'ailleurs au au ministre Le Cornu cette semaine, puisse être mis en œuvre.

Par exemple, je souhaite qu'il puisse y avoir une instance de suivi de la campagne présidentielle dans laquelle il y a des représentants des candidats et dans lequel on peut être informé de ces ingérences étrangères. Par exemple, je souhaite qu'on renforce les effectifs de Viginium, de la CNIL, de l'ANSI, qui sont les instances de l'État qui sont chargées de lutter contre les influences étrangères, la cybercriminalité, pour la protection des données. Par exemple, je souhaite qu'on ajoute l'intégrité, pardon, du processus électoral dans les intérêts vitaux de la nation pour qu'on puisse mieux sanctionner ces ingérences étrangères.

Par exemple, je souhaite qu'on augmente les pouvoirs des juges, des référés pour qu'on puisse agir en urgence pour supprimer des contenus qui sont mensongers. Par exemple, il faut un cadre de de régulation d'utilisation de l'intelligence artificielle dans le cadre de l'élection présidentielle pour qu'on ne voit pas prospérer des deepfakes, des faux montages, des faux contenus. Voilà, il y a plein de choses qu'on peut faire.

Donc moi je souhaite qu'on puisse avancer sur ce sujet. C'est vital si l'élection présidentielle n'est pas protéger des influences étrangères, alors on n'est plus dans une démocratie. Il y a quelques instants, vous avez évoqué la question de cette Coupe du monde de football qui s'est ouverte il y a quelques jours.

Déjà, vous croyez à la victoire de la France ? Je la souhaite. Après, on verra.

Il faut gagner pour ça. Ensuite, Coupe du Monde effectivement de Donald Trump qui se joue en grande partie aux Etats-Unis même s'il y a des matchs au Mexique et au Canada. Certains avaient appelé à boycotter cette Coupe du Monde américaine.

Vous la boycotez ou vous la regardez Somaliens. Là, par contre, je pense que ça pose de gros problèmes. Et donc entre le boycott de la société, de gens qui ne regardent pas et des mesures qui peuvent être des mesures diplomatiques qui peuvent être prises par la France.

Moi, je considère par exemple que si ces problèmes ne sont pas réglés, alors il me semble que par exemple la participation de la France à la cérémonie de clôture, par exemple, est une question qui est posée. C'est-à-dire, vous dites si les questions ne sont pas réglées, la France ne doit pas participer – Je crois qu'on peut se poser effectivement la question. On ne peut pas accepter comme ça que les principes, les règles de droit élémentaires à l'échelle internationale soient bafouées sans qu'il n'y ait aucune mesure de répercussion. – Est-ce que ça vous choquerait qu'Emmanuel Macron, ce qui est probable, se rende aux États voir les matchs, par exemple, à partir des demi-finales si la France se qualifie ?

Moi, ce que je peux vous dire, c'est que je pense qu'il pourrait aller au Mexique ou au Canada. La Coupe du Monde est organisée par plusieurs pays, non ? Pourquoi forcément aller ?

Oui, mais si ces matchs-là sont aux Etats – Eh bien, il peut y aller à vous, il peut aller en quart de finale. Peut-être que symboliquement, on pourrait envoyer un autre message plutôt que d'aller accompagner ce que fait Donald Trump. – Donc vous appelez Emmanuel Macron à ne pas se rendre aux États-Unis, même si la France se qualifie ? – Je sais que vous voulez que j'appelle plein de gens à faire un truc, mais la vérité c'est que je pense que ça ne serait pas un bon signal qu'on enverrait.

En tout cas vous avez endossé j'allais dire même en matière de communication politique cette Coupe du Monde parce que regardez ce que l'on peut commander sur le site de la France Insoumise il y a un maillot de l équipe de France aux couleurs de Mélenchon, Mélenchon 27. On a regardé très près, c'est marqué fabriqué en Europe. Il est fabriqué où ce maillot ?

On le sait précisément ? Il est fabriqué dans un pays de l'Union européenne. Je crois que c'est en Pologne, je crois.

Pourquoi pas en France ? Honnêtement, on a fait le travail d'essayer de voir s'il était possible d'avoir une production en France. Le problème, c'était que les délais de fabrication étaient très importants.

On risquait d'avoir les maillots après la Coupe du Monde, ce qui n'était pas l'objectif de cette opération. Mais vous avez raison, ça soulève un vrai problème. Je parlais tout à l'heure de souveraineté industrielle et sans doute la nécessité de réintroduire en France y compris une filière de production de textiles.

Donc ceux-ci sont produits en Pologne ? Oui, C'est ce que nous a dit le fournisseur. En tout cas, nous, on a vérifié évidemment qu'ils étaient fabriqués au moins en Europe et pas fabriqués dans le reste du monde.

Ça nous paraissait très important dans le cadre de cette opération. Une fois ceci dit, j'invite tous ceux qui nous Je vous écoute, allez acheter ce maillot. On pensait que vous viendriez avec le maillot sur les épaules ce matin.

Il n'est pas encore arrivé. Mais c'est déjà, je crois, quasiment 10 000 personnes qui ont acheté ce maillot. C'est un super succès.

Prenez-le et portez-le dans les fan zones que nous allons mettre en place dans les municipalités que nous dirigeons et j'espère qu'il y en aura ailleurs. Merci. On va faire campagne aussi pendant la Coupe du Monde, c'est bien.

Merci beaucoup. Merci Emmanuel Bompard d'avoir été notre invité. Je vous retrouve avec grand plaisir ce soir à 20h45 aux côtés d'Alice