Le Grand Entretien, l'interview exclusive de Marine Le Pen sur LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Marine Le Pen. Bonsoir. Cet entretien a lieu dans des circonstances exceptionnelles dans l'histoire de la 5e République.
Une des personnalités les mieux placées en vue l'élection présidentielle éligible ou non, ce sera l'arrêt de la cour d'appel le 7 juillet. On va y venir. D'abord l'actualité la tragédie de Louis à Narbon adolescent de 17 ans dont le lynchage est filmé par plusieurs jeunes gens dont plusieurs mineurs.
Les chiffres montrent l'explosion de ce type de criminalité moins extrême souvent mais là on a un cas évidemment épouvantable. Quel exemple a-t-on de mesures que vous prendriez qui changeraient la donne ? Oh, nous avons beaucoup de mesures parce qu'en réalité c'est un ensemble de mesures qu'il faut prendre.
D'abord, il faut assumer le fait de resacraliser l'intégrité physique. C'est-à-dire que il faut prendre des mesures de fermeté, notamment supprimer les aménagements de peine pour tous les délits avec des condamnations à plus de 6 mois qui touchent à l'intégrité physique. parce que en réité on s'aperçoit que on assiste de plus en plus à des violences dont on dit qu'elles sont gratuites mais qui ont pour objectif d'attenter à l'intégrité physique.
Je pense que c'est un élément de de décivilisation, vous voyez ces ces atteintes à l'intégrité physique qui ne sont pas sanctionnées comme elles devrait l'être. Donc ça c'est toute la société qui ne doit plus accepter en réité que les violences soient aujourd'hui le quotidien dans un certain nombre de euh quartiers euh de France. Ça c'est déjà la première des choses.
Deuxièmement, moi je crois beaucoup à la théorie de la vitrine brisée he qui a été la théorie de Giulian à New York. C'est-à-dire que aujourd'hui, on est tellement submergé en réalité par le nombre de délits de crimes que on se dit on ne va s'attacher qu'au plus grave et du coup on laisse dériver euh des délinquants qui de délinquents passent euh à criminel. Il dans certains cas, pardon, on enquête même plus.
On a montré ici les chiffres des cambriolages où on voit qu'il y a seulement 7 % qui sont élucidés après 1 an. Donc de fait, il y a des crimes qui sont des crimes voilà sécurité des personnes et des biens en tout cas des biens qui ne sont pas vraiment sous une enquête. Mais monsieur Remin, c'est pire que ça.
C'est-à-dire que en réalité, il y a des gens qui ne portent plainte que pour déclencher leur assurance parce qu'ils savent pertinemment qu'il n'y aura pas d'enquête et que il n'y aura évidemment aucune résolution de laffaire. Mais mais madame Le Pen, si on reste au cas les plus extrêmes évidemment ce qui est arrivé à Louis, ce qui est arrivé à Liana, est-ce que vous considérez que dans certains cas les suspects de ce type d'affaires sont irrécupérables ? Mais ça, j'ai envie de vous dire, ça n'est pas à moi de le dire. moi comme responsable politique, ce que ce qui est mon obligation, mon devoir impérieux, c'est de faire en sorte que la société soit protégé de ce type de personnage.
Et pour protéger la société de ce type de personnage, il faut que lorsque des peines de prison sont prononcées par des magistrats, elles soient exécutées. Et je crois assez et je le défends depuis très nombreuses années à l'exemple des Pays-Bas, c'est-à-dire dès les premiers délits des peines qui soient courtes mais qui soient sûr et qui soi immédiatement exécuté. parce que je pense que ça évite cette dérive dont je parlais dont je parlais tout à l'heure.
Le problème c'est qu'il faut des places de prison pour pouvoir exécuter les peines. Or cela fait des années et des années que par une impréparation absolument totale les gouvernements successifs n'ont pas tenu compte parce qu'ils sont dans le déni tenu compte du fait que la France est devenue un des pays les plus criminogènes d'Europe. Dit un mot de l'échelle des peines.
Quand le président de la République à quelques jours dénonce ce qu'il considère comme la tentation d'un rétablissement de la peine de mort. Est-ce que vous organiseriez un référendum sur la peine de mort ? Non, parce que je vais vous dire ce que je pense.
J'ai longtemps été moi pour la peine de mort et puis en réalité, je me suis rendu compte que si on mettait en place une vraie perpétuité, une vraie perpétuité réelle, [raclement de gorge] et bien il y aurait beaucoup moins de gens qui seraient pour la peine de mort. Ce qui pousse les gens à être pour la peine de mort, c'est que ils ont le sentiment que des gens entrent en prison pour des faits d'une gravité et d'une brutalité absolument inouie et en réalité en sorte au bout de 15 ans, au bout de 20 ans au bénéfices d'aménagement de peine, au bénéfices de réduction de peine diverses et variés. Mais vous semblez considérer pardon que le débat est fini.
Badinter lui-même disait le débat est pas tabou. éid que ce serait une régression mais les partisans de la peine de mort lui répondent que c'est une sorte de c'est pas statistique c'est une sorte de pierre angulaire d'un système d'autorité implacable les États-Unis la pratique mais mais je vais vous dire ils ont pas tort en sur une chose que j'ai j'ai défendu à une époque d'ailleurs, c'est en réalité que les peines sont une pyramide et que paradoxalement quand vous coupez le sommet ben vous assistez à un effondrement de l'échelle des peines. C'est la raison pour laquelle il e fallu, mais ça n'a pas été le cas, que à la peine de mort soit substitué la perpétuité réelle, celle qui permet de ne plus sortir en réalité de prison.
Et il n'est pas trop tard pour le mettre en œuvre parce que beaucoup de défenseurs de la peine de mort partent du [grognement] principe que c'est un un une peine qui permet définitivement de protéger la société. Il y en a une autre, c'est la perpétuité réelle. Marine Le Pen, entrons dans l'un des principaux sujets, c'est ici, on va voir l'image.
Euh le 7 juillet, la première chambre de la cour d'appel. On connaîtra euh l'arrêt rendu par l'arrêt des trois magistrats euh qui sera de fait l'arrêt du destin. Soit vous êtes inéligible, soit vous semblez assuré d'être au second tour de la présidentielle, peut-être de diriger la 7e puissance de la terre.
Comment est-ce qu'on vit un suspense pareil ? Est-ce que vous dormez ? Oui, oui, oui, j'adors.
Je je suis quelqu'un de calme et de serein. Euh vous savez, moi j'ai vécu euh je sais que la vie politique est une succession d'épreuves, euh une succession euh de coup, parfois de coup bas d'ailleurs. Euh et donc je prends les épreuves comme elles arrivent.
Et j'ai une philosophie, c'est de ne pas m'agacer de quelque chose sur lequel je n'ai pas d'influence. Je n'ai pas d'influence sur la décision qui sera prise par la Cour d'appel. Il n'en demeure pas moins que évidemment selon sa décision, ça aura des conséquences évidemment importantes pour l'avenir de la France pour puisque ça attente directement si vous voulez à à l'élection présidentielle, c'est-à-dire au choix également qui est le choix des des dizaines de millions de Français qui attendent cette échéance avec impatience.
Ça veut dire que vous ne bougez pas. Vous n'essayez même pas de savoir franchement. Vous avez des réseaux [raclement de gorge] des amis avocats, magistrats et cetera.
Vous passez pas votre votre journée au téléphone à dire "Qu'est-ce que tu sais ?" Non, vous savez, j'ai été avocat et [raclement de gorge] je sais euh pertinemment que quand une cour d'appel ou un tribunal d'ailleurs est saisi d'une affaire avec des conséquences potentiellement aussi importantes, il y a rien qui filtre. Donc je ne sais pas ce que vous dis, ce que vous croisez.
Euh mais euh sachez qu'en réalité ils ne savent rien. Vous avez peur ? Non, j'ai pas peur.
La peur est un sentiment euh euh qui ne m'est pas familier. Et encore une fois, quand on mène un combat, comme je l'ai mené et comme je continue à le mener et comme je continuerai, quoi qu'il arrive à le mener, la peur n'a pas sa place. On peut avoir un sentiment d'injustice, on peut avoir un sentiment de de d'être privé d'un combat qui a été et qui reste le combat de ma vie.
Mais à ce point-là, à ce point-là, c'est vraiment c'est une sorte de kit au double. Je sais pas si vous connaissez l'agonie de Richelieu, on lui dit dans 24 heures, vous serez guéri ou vous serez mort. C'est un peu votre cas.
Dans quelques jours, vous serez guéri ou vous serez morte. Crois non, je serai pas morte. Quoi qu'il arrive, je ne serai pas morte.
Quoi qu'il arrive, je continuerai à amener le combat pour mes idées. En réalité euh je me suis toujours battu pour que nos idées soient appliquées si vous voulez. Oui, bien Marine Le Pen, entre être militant et président de la République, c'est pas la même chose.
Non, c'est pas la même chose. Mais mais encore une fois, ça ne dépend pas de moi. Voilà, ça ne dépend plus de moi.
Euh mais je continuerai à me battre et je continuerai à être militante. Et si je ne suis que militante, bah je serai que militante. Et je trouve que c'est déjà une grande chance de pouvoir se battre pour ces idées.
Les magistrats, il faut leur faire évidemment ce crédit, sont en principe impartiaux, mais on a tous en dessus de nous ce cette force qui s'appelle l'esprit du temps. Est-ce que vous pensez que ça joue ? Est-ce que il y a un calcul humain qui est de dire voilà et dans d'autres circonstances notamment dans l'affaire Fillon, il y a eu ses reproches juste ou injustes que ils empêchait le déroulement normal de la démocratie.
Est-ce que ça compte d'après vous ? J'espère. J'espère parce que il y a une réserve d'interprétation qui a été effectuée par le Conseil constitutionnel qui est tout de même un signal qui a été lancé qui dit attention à la liberté constitutionnelle qui est celle du vote qui est celle des Français.
Alors, c'est à eux que je pense euh parce que encore une fois des décisions telles que celles-là peut avoir peuvent avoir des une influence sur le cours des choses. Euh et et quand il s'agit euh euh d'une élection aussi importante que l'élection présidentielle, je mesure le poids qui doit peser aujourd'hui sur les épaules des magistrats de la cour d'appel et je pense que ils en sont partis parfaitement conscients en fait hein. Marine Le Pen, prenons les scénarios. jugement en première instance dans l'affaire des assistants parlementaires était de 4 ans de prison dont de fermes aménagé sous bracelet 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire premier scénario, cette exécution provisoire si controversée d'après ce que je comprends peut en fait se retourner d'une certaine manière en votre faveur puisque une partie de la peine aura déjà été purgée.
La nouvelle peine pourrait faire que elle arriverait l'ligibilité juste avant le début de la présidentielle. Ah, ça dépend quelle [rires] peine. Oui, mais dans cette hypothèse-là, même si c'est un jour avant le le la date de la présidentielle, est-ce que vous y allez ?
Ah oui, bien sûr. Euh l'éligibilité, elle se mesure au jour de l'élection, [raclement de gorge] pas au jour du dépôt des parrainages, pas euh au jour du décret de convocation des électeurs, elle se juge au jour de l'élection. Donc bien entendu, si je peux être candidate et si je peux donc même le 1er mai, en clair, si là si elle arrive jusqu'au 1er mai et qu'ensuite vous êtes de nouveau inéligible, vous y allez.
De nouveau éligible. Ah, il faut quand même l'être euh il faut quand même l'être dès le premier tour quand même. Bon euh mais si je peux être candidate, je serai candidate pour peu que je puisse faire campagne, monsieur Rochba.
Car s'il s'agit de m'autoriser à être candidate mais de m'empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ce sera pas possible. Qu'est-ce que je voulais dire ? Avec un bracelet ?
Bah bien sûr, je peux pas dépendre euh de de d'un d'un magistrat pour m'autoriser à aller faire un meeting euh à Romorentin ou ou aller sur un marché à Enabon. Vous voyez, ça c'est le deuxième cas de figure qu'on comprenne bien. Ça veut dire que sur le terrain de l'éligibilité, les choses tournent bien mais vous avez soit une peine de prison, soit un bracelet qui fait que pendant la campagne, vous auriez le bracelet.
Je sais même pas d'ailleurs où on le met, si c'est au bras ou à Je sais pas non plus, je n'ai pas cette expérience. [rires] Est-ce que vous imaginez, est-ce que vous êtes sûr que vous ne pourriez pas faire des meetings comme l'ont fait certains ? Je veux dire de dire je suis victime, je montre mon bracelet.
Regardez, le système essaie de m'empêcher. Oui. Non non non, je je vois bien le côté cinématographique de l'hypothèse he Trump Trump et son mug.
Euh mais non parce que je pense que quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ces mouvements et ça n'est pas le cas si vous êtes porteur d'un bracelet électronique. Donc je pense que les magistrats sont bien conscients si vous voulez qu'on ne peut pas faire une campagne présidentielle euh avec un bracelet. Prenons toutes les hypothèses.
L'hypothèse de l'inéligibilité en vigueur à la date de l'élection présidentielle. Est-ce que votre discours le jour de l'annonce est déjà prêt du 7 juillet ? Bah, [grognement] si vous me demandez est-ce que j'ai réfléchi à toutes les hypothèses, j'ai évidemment réfléchi à toutes les hypothèses, bien entendu, mais euh si vous voulez, je je me félicite tous les jours, je me réjouis tous les jours d'être fondamentalement, je pense, différente de beaucoup d'autres responsables politiques et d'avoir toujours considéré que je pouvais prendre une balle, y compris judiciaire et et que par conséquent, il fallait à tout prix que s'il m'arrive quoi que ce soit Euh il y ait quelqu'un pour porter les idées pour lesquelles je me bat.
Avant ça, pardon, est-ce que vous contesterez ? Euh si je ne peux pas être candidate, oui, bien sûr. J'erai de l'ensemble des voies de recours qui me sont ouverts et qui me seront fermé dans un certain nombre d'hypothèses où pourtant j'aurais très envie de pouvoir saisir potentiellement la Cour de cassation mais où je serais en réalité interdite de pouvoir le faire.
Donc c'est la cassation dans tous les cas. Non, pas dans tous les cas. Il y a des cas il y a des cas où je ne pourrais pas, même si j'en avais envie où je ne pourrais pas saisir la Cour de cassation parce que cela m'interdirait en réalité de pouvoir me présenter.
Est-ce que vous contesterez dans le discours ? Est-ce que vous direz c'est injuste ? Euh bah c'est-à-dire que si je suis condamné, je trouve que c'est injuste pour 1000 raisons.
Mais est-ce que vous élèverez ? Est-ce qu'il y aura une manifestation ? Est-ce que vous imaginez un trocadéro avec une manifestation avec vos troupes disant non monsieurin que les choses soient claires.
Ce qui a été très contesté lors de cette première instance c'est non seulement la formulation très politique même qu'avait choisi les magistrats de première instance mais c'est aussi l'exécution provisoire. L'exécution provisoire ça consiste à dire au juge d'appel bah on se moque complètement de ce que vous pensez nous avons raison. C'est comme ça et donc nous faisons appliquer la peine que nous avons décidé. non obstant euh la capacité qui est donnée à tout justiciable de pouvoir précisément faire rejuger euh son affaire.
Donc on n'est pas du tout dans les mêmes circonstances. Marine Pen, c'est pas une émission de de portrait personnel mais un lieu commun sur vous hein, tous les biographes qui se sont risqués à faire votre biographie le disent, c'est que c'est un lieu commun. Une part de vous serait soulagé que il y a une part de vous qui n'est pas consacrée 100 % à la politique et que au fond lâcher l'affaire pourrait vous soulager.
Est-ce que c'est vrai ? Non, c'est faux. Non, c'est faux.
Euh mais je je sais que je perturbe un certain nombre de biographes comme vous dites euh parce que j'ai pas les dents qui rayent le parquet que je n'ai pas un ego démesuré et que ce sont vous avez maintenant vous les avez maintenant pour finir le portrait pardon. Ce sont ceux souvent qui disent c'était la Marine Le Pen un peu fait ardre de la jeunesse qui au fond Oui. Oui.
Bah ça fait partie de chacun sa sa sa légende noir ou ou doré. Oui. C'est ce que j'ai dit à Jordan.
J'ai d chacun son tour après. Voilà. Est-ce que est-ce que cette Marine Le Pen là pourrait se dire au fond j'ai bien vécu, j'ai bien profité.
Bon, je passe à autre chose. Non, pas du tout. Non, non.
Je je je toujours considéré le combat que je menais comme un un devoir supérieur à l'égard de mon pays. Donc, si on me prive de pouvoir remplir ce devoir, ce sera pour moi incontestablement une souffrance. Mais encore une fois, comme je n'ai pas un ego démesuré et les dents qui rayent le parquet, tout le monde pense qu'en réalité, je n'ai pas envie de remplir ses responsabilités.
Bien sûr que je veux remplir ses responsabilités pour une raison simple, monsieur Remin, c'est que je pense que si nous ne faisons pas ce qu'il faut faire pour la France, personne d'autre que nous ne [raclement de gorge] le fera. et on va rentrer dans ce dans tous ces points disons de programme un peu un peu davantage. Un mot sur l'autre affaire qui s'ajoute à cela, c'est Jonal Bardella lui-même qui l'a qui l'a confirmé des perquisitions qui ont eu lieu en Europe après des soupçons sur des fonds européens portant du groupe europé de députés où siégait le Rassemblement national et dont aurait bénéficié certains de vos prestataires.
On verra ce que dit l'enquête dans ce cas-là. C'est vraiment le tout tout début. Est-ce qu'il y a eu de votre part disons au sens général ce groupe européen une imprudence voir une faute potentielle ?
Je ne crois pas du tout que cette procédure soit justifiée et je vous le dis très clairement parce que je commence à avoir une sacrée habitude des calendriers judiciaires. C'est quand même drôle. Ça arrive toujours à un moment au moment où potentiellement ça peut avoir une influence néfaste.
À une semaine du rendu de la décision de la cour d'appel que ces perquisitions soient effectuées chez nos prestataires d'ailleurs hein pour moi ne relève pas du hasard. Voilà, je suis quand même pas né de la dernière pluie. Euh voilà, j'y crois plus au hasard [raclement de gorge] dans ce genre de domaine.
Oui, plein de hasards comme ça qui se succèdent [rires] font que on finit par douter. Est-ce que vous avez été imprudent vous et Ren ? Mais je ne sais pas quoi vous répondre.
En plus, c'est un c'est un je n'étais plus député européen moi à l'époque. Euh mais euh voilà, on peut toujours euh être imprudent euh mais entre l'imprudence si vous voulez et et le délit euh il y a une une distance considérable. Moi, je trouve étonnant toujours de voir un peu la différence de traitement qui nous est réservé par rapport à d'autres responsable politique.
Vous m'empêcherez pas, si vous voulez dans mon affaire de m'étonner quand même que pour des mêmes faits, monsieur Bairou a été relaxé, monsieur Mélenchon n'a même pas été poursuivi. Voilà, on nous tombe dessus toujours. On va pas faire une grande émission juridique sur le fond, mais évidemment, il y a il y a des degrés, il y a des paliers.
Moi je peux vous dire, j'ai vu de mes yeux par exemple parce qu'alors il y a parfois des systèmes et il y a parfois des détails. J'ai vu de mes yeux un officier de sécurité de l'ancien premier ministre qui fait la vaisselle ou qui va s'occuper des petits enfants de faire du bibisating. D'une certaine façon, c'est pas au contribuable depuis ça.
Ça n'est pas ça n'est pas ce que nos assistants parlementaires faisaient. [rires] J'ai vu de mes yeux tant et ça existe dans beaucoup de parlements des parlementaires qui utilisent l'assistant à des fins qui sont pas exactement qui va faire les courses et ce chez vous c'est vrai en tout cas d'après le jugement tel qu'il est en première instance ça a été un système très complet. pour beaucoup de gens.
Voilà. Est-ce que [raclement de gorge] encore une fois chacun juger ? On verra ce que je conteste mais surtout si vous voulez excusez-moi mais pour le coup euh ça n'est pas du tout ce qui nous été reproché.
Il nous a jamais Non mais il nous a jamais été reproché que nos assistants parlementaires effectuaient des tâches privées de la même manière qui nous a jamais été reproché d'avoir tiré un bénéfice pécuni à titre personnel de du travail politique en réalité de nos assistants parlement. Mais vous savez l'ambiguïé là-dessus, c'est-à-dire évidemment dès lors qu'on qu'on utilise une destination qui est pas stricte, on peut dire que sinon ça remplace. Vous voyez le problème le problème c'est que la justice ne peut pas être ambigu en réalité.
La justice, c'est la justice. Donc on peut pas dire bon ben alors pour un tel, on va tomber de ce côté-là et puis pour un tel on va tomber de l'autre côté parce que là ça crée une incompréhension chez les justiciables dont je fais bien entendu partie et ça ça ouvre la voie à des interrogations sur ces différences de traitement. Marine Le Pen, on verra on verra bien le 7 juillet évidemment.
Prenons toutes les hypothèses effectivement euh si c'est Jordan Bardella qui y va. Voilà, vous vous l'évoquiez vous-même. Je sais pas si vous avez entendu la gaffe d'un vos lieutenants qui est extraordinaire, c'est euh monsieur Ballard qui a lâché ce mot, c'était sur une chez des chez une consœur.
Euh il dit que vous seriez la tutrice de Jordan Bardella. C'est assez drôle parce que dès qu'il prononce le mot, il se dit "Ou là là la boulette." [rires] Alors est-ce que vous seriez Tant mieux si s'est rendu compte en le disant que c'était Est-ce que vous seriez la tutrice de Jordan Bella entendu que président ?
Bien sûr que non. Euh moi, j'ai toujours j'ai toujours dit d'ailleurs que lorsque je suis devenue présidente du Rassemblement national, [grognement] mon père qui en réalité aurait aimé le rester était extrêmement présent dans les décisions que je pouvais prendre et que je ne ferais pas la même chose à Jordanne. Je pense que quand on acqu une responsabilité, il faut l'assumer et l'assumer de façon totalement libre.
Je crois pouvoir dire et Jordan vous le confirmera que je laisse Jordan absolument totalement libre. Ça veut pas dire que nous ne discutons pas. Nous discutons ensemble régulièrement.
Euh nous avons des conversations euh qui sont quasiment quotidiennes. Nous échangeons sur toute une série de sujets euh et mais jamais de ma vie je ne me vois dans la position d'une tutrice. Enfin madame, vous savez que tous les journalistes de France et de Navar avec raison traquent les différences qu'il y a de fond de forme entre vous et lui.
C'est une évidence. C'est difficile sans vous connaître plus complètement mais il y a quand même une question de fond. Si vous êtes candidate et vous estimez que vous êtes la candidate légitime, c'est bien que vous estimez que vous avez quelque chose en plus.
C'est quoi ? Bon que je suis la candidate naturelle en quelque sorte de mon grande. Mon temps, bah si parce que j'ai été trois fois candidate à la présidentielle, ça ferait une 4è fois.
C'est pas la file d'attente à la poste. Pardon. Si un candidat il va plutôt qu'un autre, c'est qu'on considère qu'il a plus de chance.
Vous avez parfaitement raison. Et je pense que Jordan va évidemment admettre très facilement que j'ai acquis au cours de cette longue vie politique parce qu'en réalité je suis au premier rang de la vie politique depuis maintenant 25 ans. Je suis obligé de le dire bon mais depuis maintenant 25 ans.
Une expérience qui est utile mais surtout nous sommes totalement complémentaires si vous voulez. Je moi je je me suis préparé à être président de la République. Il s'est préparé à être premier ministre.
Le président préside, le premier ministre gouverne. Allez au bout de ce que vous vouliez dire. Il a moins d'expérience.
Bah enfin, ce serait totalement absurde de dire que quelqu'un qui a 58 ans 30 ans a plus d'expérience que quelqu'un qui en a 58. bien entendu, mais mais tout à fait mais encore une fois l'expérience ne fait pas tout sinon la France ne serait pas dans la situation dans laquelle elle est parce que il y a un certain nombre de gens très expérimentés qui ont acquis des très grandes responsabilités dans notre pays et regardz le résultat il est dramatique. Donc nous sommes complémentaires.
C'est vrai que je crois avoir une certaine expérience mais Jordane il a un dynamisme absolument incroyable. Il a la force et le souffle de sa jeunesse. Il a une capacité importante à rassembler.
Ça tombe bien parce que comme premier ministre et chef de la majorité, c'est aussi ce qu'on attend de lui. Allez, une différence, une différence. On pas essayer de faire un jeu un inventaire à la préver mais il y a quand même une différence.
Elle est apparue sur notre plateau. Pardon de faire un peu de patriotisme de de chaîne. Je vous en prie.
C'est quand Jordan Bardella a dit sur les retraites l'âge de départ ne veut rien dire qui n'est pas du tout votre ligne. Est-ce que là il y a une différence ? Objectivement non objectivement vous avez oublié la première partie de la phrase où il disait tout le mal qu'il pensait d'Edouard Philippe et de sa proposition non pas du tout et de sa proposition de rallonger l'âge de départ jusqu'à 67 ans.
Et que dit Jordan Bardella ? dit quelque chose de tout à fait juste. Il dit l'âge tout seul, ça veut rien dire.
C'est l'âge et le nombre d'années de cotisation. Et les deux vont ensemble et c'est sur ces deux éléments évidemment que nous avons fondé notre réforme des retraites. Nous avons je crois réussi à à régler avec cette réforme l'injustice de ceux qui rentrent tôt sur le marché du travail et qui en sortait beaucoup plus tard, en tout cas avec beaucoup plus d'années de cidation que les autres.
Aujourd'hui, nous sommes en train de travailler sur ceux qui ont démarré très tard dans la vie euh et [grognement] dans et sur le et sont rentrés très tard sur le marché du travail et qui euh euh eux aussi bénéficient enfin eux en revanche bénéficient d'un nombre d'annuités inférieures pour pouver pour pouvoir toucher une retraite pleine. Vous voyez donc on travaille sur ces sujets. Madame Le Pen, en politique, l'image compte.
Faut pas nier que l'image est si différente. L'image au sens la pâte y compris la pâte libérale jusque ce qui n'est pas de l'anecdote le l'apparition dans sa vie de Maria Carolina une bourbon quand on connaît l'histoire de France al c'est pas tout à fait la même branche mais il y a l'autre qui a été décapité une Bourbon qui serait première dame à l'Élysée ou à Matignon al avouons que là les les royalistes qui étaient au FN première période avaleraient leur leur leur fleurs de lis. Il se passe quelque chose là quand même.
C'est pas votre Erine mais monsieur heureusement c'est incroyable. L'amour est enfant de Bohème qui n'a jamais jamais connu de loi. Voilà.
Je on peut tomber amoureux de gens qui par définition euh euh euh sont extrêmement divers et vous vous prêtez euh trop au aux hommes politiques une forme de cynisme qui voudrait que l'intégralité des actes de leur vie personnelle en réalité soit commandé par leur intérêt, l'image qu'ils veulent renvoyer. C'est un jeune couple de bah de fête, c'est ça. Oui.
Et euh [rires] ça aurait pu être autrement mais pour le coup ça mar il y a plein de coupes qui se forment pardon il y a des coupes qui se forment chez Carrefou on voit la poste c'est pas voilà c'est une histoire de milieu d'image et cetera c'est leur liberté totale mais bien sûr ça aurait pu le hasard a fait le hasard a fait qu'il est tombé amoureux de Maria Carolina de vi eux voilà et je pense que ce qui serait bien qu'on leur foute la paix en fait [rires] parce que honnêtement ça relève là aujourd'hui moi je vois ce qui se passe. Il y a une forme de harcèlement qui se met en en place autour de Jordan Bardella et c'est pas la gloire en fait des journalistes, je crois que de faire ça. Foutez-leur la paix.
Voilà. Alors, foutons-leur la paix. Mais encore une fois, est-ce que est-ce que cette différence de de style, de pâte et cetera vous sert à l'arrivée ou vous dessert ?
Mais ça me passe, ça me traverse même pas l'esprit. Je n'analyse même pas cette chose là. Monsieur Remin, je trouve que c'est ahurissant. par plus généralement plus généralement beaucoup de choses vous êtes deux personnalités assez diverses assez différentes.
Oui, c'est c'est un homme, je suis une femme, je suis une mère de trois enfants, une grand-mère de bientôt trois petits enfants. Oui, nous avons effectivement des des des différences. Dieu merci.
Dieu merci. Et c'est ce que je vous disais tout à l'heure, nous sommes complémentaires et pourquoi moi j'ai offert en quelque sorte ce ce binôme euh euh dans cette campagne parce que je crois que c'est une véritable une volonté de transparence à l'égard des électeurs, mais qu'il y a aussi entre nous une solidité et une cohérence parce que lorsque les Français vont nous faire la confiance de nous porter aux responsabilités s'ils le font Le travail est tellement gigantesque monsieur. Et on va en parler, on va parler des premières heures du pouvoir g tellement gigantesque que croyez-moi, il faudrait qu'on évite d'être en situation de se convaincre l'un l'autre.
Je sais que nous n'aurons pas à le faire parce que nous sommes absolument sur la même ligne et nous pourrons donc immédiatement nous mettre au travail. Encore faut-il y arriver, Marine Le Penu rassurer ce qu'on appelait la bourgeoisie. Je sais pas si le mot a encore un sens.
Je me rappelle Jean Dormeçon, il travaillait autour de ça. Qu'est-ce que c'est qu'un bourgeois ? Et il disait "Le bourgeois, c'est celui qui s'en fout pas.
Il est ni rageur, ni rêveur, ni utopiste, ni abstentionniste. C'est celui qui a un peu de bien, qui a envie que la maison soit bien tenue." C'est quelque chose la bourgeoisie, hein.
Vous avez eu longtemps un problème avec la bourgeoisie ? Oui, je sais pas. Euh, peut-être.
Non, je enfin j'ai pas le vous savez comme moi. Il y a un problème évidemment de rassurer pardon une partie de la bourgeoisie a voté 80 ça a beaucoup compté pour faire gagner Mitteran. La bourgeoisie a adoré la bourgeoisie progressiste a adoré par exemple Emmanuel Macron à chaque élection.
Vous êtes en train de me dire qu'elle s'est toujours trompée en fait. Comment vous êtes en train de me dire qu'elle s'est toujours trompé ? Trompé ou pas, on en a besoin. [rires] Euh moi je je catégorise pas les gens comme ça.
Monsieur Rejoint. Je suis désolé de vous le dire mais j'ai pas cette vision mathématique de la politique. [grognement] Moi je je considère que le le président de la République doit le président de tous les Français.
D'où qu'ils viennent, quel qu'ils soient, quel que soit le niveau de leur patrimoine comme et comme si vous voulez l'unité pour vous dire aussi par les classes populaires, la bourgeoisie tout ça un sens. Non, parce que ça a été oublié ça, c'est-à-dire que en réalité, on a [grognement] voulu faire de la politique une véritable science ou des sondeurs, des analyses, venez de vous expliquer qu'il fallait obtenir tel électorat, tel autre. Moi, je veux que le peuple de France soit uni et qu'il se disent "Oui, nous avons encore la capacité de redresser notre pays qui va aujourd'hui, il faut bien le dire, particulièrement mal." Allez, je vous pose une question psychologisante.
Vous pourrez, si vous voulez, m'envoyer dans les cordes les deuxè question sur les biographes, il y a un lieu commun sur vous qui est que et plus qu'un lieu commun, tous ceux qui vous connaissent bien disent cela que le fait d'avoir été la fille de Jean-Marie Le Pen rapport à une bonne société bourgeoise et cetera a été difficile pendant longtemps. Est-ce que c'est vrai ? Oui, certainement.
Certainement. Il y avait une forme de tabou moral en réalité au au vote Front National pendant longtemps. ce tabou moral est tombé beaucoup, il tombe de plus en plus et dans les dîners en ville, voilà, je pense que certains considéraient que c'était pas génial de dire que on votait Le Pen, mais je pense que les choses ont beaucoup évolué et que beaucoup de gens d'abord on ont constaté que la politique qui est menée a été dramatique et que les solutions que nous proposons sont probablement les plus cohérentes.
Est-ce que vous avez été [raclement de gorge] blessé ? Marion Maréchal dans cette même émission disait que raconta cette scène à l'université. Je crois le type qui tombe amoureux d'elle puis il découvre qui elle est et il dit "Ah non, je veux plus te voir plus jamais." Oui, c'est Oui, ça peut arriver.
Ça vous est arrivé ? Oh b non, pas pas pas en amour, mais oui, ça peut arriver. Oui.
Vous en avez voulu à des gens ? Voulu, non, je suis pas une rancunière, moi. Je suis pas rancunière.
Je je voilà, j'en veux sur le moment mais le lendemain matin euh je suis passé à autre chose. Aujourd'hui, on est plus aux petites histoires de de collège université ce sont les patrons. Est-ce que les patrons sont prêts à voir Marine Le Pen ?
On a Vous savez qu'on traque les gens du 440 qui acceptent ou non de vous rencontrer. Est-ce que tous acceptent de vous rencontrer Mais ce qui est incroyable en réalité, c'est que c'est qu'on les traque. Ce qui est incroyable, c'est qu'on reproche à des patrons, qu'ils soient d'ailleurs des patrons de TPE PME [raclement de gorge] ou des patrons du CAC 40, de souhaiter rencontrer quelqu'un qui peut demain devenir présidente de la République.
C'est c'est incroyable. Ça fait encore événement. Vous savez très bien quand quand il y a une rencontre Erenne Medv pardon que que ça vous plaise ou non, ça fait encore événement.
C'est un sujet. C'est un sujet. Oui, mais ça m'étonne que ce soit encore un sujet et je pense que ceux qui en font un sujet devraient eux-mêmes s'étonner du niveau de sectarisme qu'en réalité il véhiculent même.
Est-ce qu'il y a déjà des raliers de la victoire, des gens qui vous appellent pour tâter le terrain, pour voir si jamais vous arrivez là qu'il soit pas oublié ? Oui, mais il y en aura. Mais c'est pas grave, je m'en moque pour ça.
Mais bien sûr, tout le monde doit pouvoir venir encore une fois participer, mais tout le monde doit pouvoir venir participer à un travail qui va être, je vous l'ai dit, gigantesque, considérable, [grognement] qui doit être mis en œuvre le plus rapidement possible et et le le grand sujet, ça va être le sujet des priorités, monsieur Remin, parce qu'en réalité, quand la santé est effondrée, l'école est effondrée, l'insécurité explose, l'immigration est hors contrôle, le la désindustrie réalisation n'a jamais été aussi grave dans notre pays. Sur l'intégralité de ce domaine là, il va falloir agir vite et donc toutes les bonnes volontés seront la bienvenue et on ne regardera pas si les gens sont venus il y a 10 ans, il y a 5 ans, si voilà ils sont ils ont couru au secours de la victoire. On s'en moque parce qu'il s'agit du pays.
Voilà, parce qu'il s'agit du pays. Et donc, on fermera les yeux sur tout ça. Le phénomène Mélenchon à cet état de la campagne, c'est un phénomène objectivement, il est extrêmement présent.
Il est talentueux d'après vous. Ah bah, il manque pas de talent euh monsieur Mélenchon, mais c'est ce qui rend d'ailleurs son projet encore plus dangereux et il manque pas de talent mais il est techniquement bon. Bon, en réalité, il utilise comme souvent la gauche d'ailleurs, une technique qui commence à se voir qui est la technique de l'accusation en miroir.
Voyez, c'est quelqu'un qui passe sa vie à parler de la race, à faire référence à la couleur de peau, aux origines des gens et en même temps, il vous traite de racisme. C'est c'est quelqu'un qui passe sa vie à tenir des propos antisémites assumés, quitte à mettre en cause d'ailleurs le caractère terroriste du du 7 octobre et qui vous traite d'antisémite. C'est celui qui fait élire deux fois, c'est celui qui fait élire il fait élire deux fois Macron et il vous traite de Macronisme, vous voyez ? que ça s'appelle l'accusation en miroir.
Ça c'est limite ça. Mais surtout le fond du projet est un fond des est un fond de désunion du pays. C'estàd exactement en réalité l'inverse de ce que nous souhaitons.
Et pourtant Marine Le Pen peut-il gagner contre vous ? Au second tour, est-ce qu'il peut gagner contre vous ? Mais le principe d'une élection que personne ne connaît le résultat de cette élection. [raclement de gorge] Voilà.
À un moment il faut se dire que le le combat n'est jamais gagné d'avance. Même chose si c'est Fabien Rousell ou si c'est Édouard Philippe. Voilà.
Non, le combat n'est jamais gagné d'avance. Et et si euh oui, c'est pas la même chose mais en même temps, il y a quand même très peu de chance que Fabien Rousel arrive au second tour. Donc vous voyez, c'est c'est assez bien fait pour finir.
Euh c'est Mais vous répondez pas. Est-ce que c'est possible à vos yeux dans un second tour ? Parce que c'est évidemment c'est une question essentielle.
Mais absolument tout est possible. Absolument tout est possible. Si votre question c'est de me dire est-ce que vous croyez qu'une partie de la gauche qui aujourd'hui dit tout le mal qu'il pense de Jean-Luc Mélenchon sera capable demain de le raller ?
Je vous dis oui 100 fois. Oui, d'autant que pendant la campagne, ça a déjà un peu commencé, le loup se déguisera en grand-mère. Vous voyez, à un moment donné, tout ça devient tout, il sera pas le seul.
C'est une vieille tactique de campagne. On commence dur, on finit d' C'est classique, doux, tout gentil. Oui, enfin il faudrait pas il faut pas non plus que ça cache le le fond de son projet qui est un projet inquiétant.
Moi, j'ai pas entendu Jean-Luc Mélenchon condamner les propos sur l'insurrection civile de monsieur Bagayoko vraiment qui prendra les armes. Est-ce qu'il y a pas une exagération générale en France sur l'extrémisme ? Je rappelle quand même, il y a eu le Parti communiste qui faisait quoi ? 30 % qui prenait la dictature du prolétariat, la rupture.
D'une certaine façon, c'était autre chose que Mélenchon. C'était plus dur que Mélenchon. Mais même façon d'ailleurs que le FN n'était plus dur que mais c'est plus simple de dire de la part de Jean-Luc Mélenchon bien ramener madame Pan qui a tenu à peu près les mêmes propos et monsieur Bagayouo a la raison leur disant les élections dans une démocratie c'est sacré. celui qui gagne, il est en même temps euh euh euh légalement élu, mais il est aussi légitime parce que la majorité euh des Français ont voté euh pour lui.
Vous voyez, il faut le dire ça. Ce que vous venez de dire il y a quelques secondes est assez fascinant. C'est-à-dire que vous visualisez la scène où le soir du premier tour, on peut imaginer Jean-Luc Mélenchon avec à côté de lui un certain nombre de figure de gauche peut-être du centre qui diront "J'appelle à voter Mélenchon" ou la variante Focu qui dira à titre personnel vous connaissez la formule c'est bar je crois qu' avait fait ça pas une voix pour Oui mais c'est ce [rires] qu' fait c'est ce qu' a fait Jean-Luc Mélenchon la dernière présidentielle il a dit pas une voix pour Marine Le Pen bon ça veut dire voter pour Emmanuel Macron quoi.
Bon qui d'après vous est-ce queedouard Philippe fera ça ? [soupir][grognement] J'essaie de ne pas trop espérer dans les hauts personnages de la vie poétique française histoire de ne pas être déçu. Voilà.
Mais je pense que ces gens à un moment devront penser au pays, à son unité, à à son à sa sérénité. Euh et pardon, Gabriel Natal, il sera qui sera autour de la table d'après vous. Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Gabriel Natal, Olivier Fort évidemment.
Qui d'autre ? Gabriel ATAL, c'est euh c'est sûr, il puisqu'il l'a déjà fait, il a déjà retiré des candidats pour faire élire des députés euh LFI. Donc c'est évident que euh si euh le choix est entre euh euh monsieur Mélenchon et moi-même et là vous pouvez perdre.
Il Non, enfin, il faudrait quand même que Gabriel Atal ait une influence plus importante que celle qu'il a, je le crois. Donc voilà. Donc moi, je ne préjuge pas Ça a marché.
Pardon préppère pas besoin de remonter à Matusalem. Les les dernières législatives, ça a marché le front contre vous pour reprendre la formule du regretter le cabach de quelle couleur sera le mur ? Oui.
Alors en même temps là ils sont allés de la France insoumise euh jusqu'à LR c'était l'éventail était extrêmement large. Cette fois les LR ne le feront pas. Non mais l'élection présidentielle monsieur Remand n'est pas l'élection législative.
L'élection législative, c'est une élection, on fait appel aux forces politiques. L'élection présidentielle, c'est autre chose. Donc moi, je ne veux pas préjuger du positionnement des uns et des autres, mais je veux je m'interdis d'espérer histoire de pas être déçu.
Marine Le Pen, pourquoi paraissez-vous aujourd'hui aussi sulfureux, vous le parti en général ? Je pose une question vraiment du fond du cœur. Quand on voit quand on vous compare un américain de droite à C lambda, il est pro peine de mort.
Vous venez de dire le contraire au début de l'émission. Pro Guantanamo, pro état policier très rigoureux, tous azimut, NSA, espionnage et cetera. Il est du genre à dire manifestation un peu dangereuse pour les policiers en tir dans les jambes.
C'est ça la droite dans un très grand pays comme les les États-Unis. Sur tous ces sujets, par exemple, vous avez vous êtes limé les canines, vous n'avez plus rien de tout ça et pourtant vous restez sulfereux. Alors, premier tour, c'est génial pour vous, vous avez très bon sondage, je crois que vous êtes à 32 % mais deè tour vous n'avez ni le beurre ni l'argent du beurre.
Parce que je pense qu'en réalité tous ces gens émanent des mêmes cercles. Monsieur Rogemin en fait, il gouverne les uns après les autres, les uns avec les autres. Il suffit de regarder le balai d'ailleurs de leur conseillers, de leur directeur de cabinet.
Ils s'échangent les gens, les uns et puis ils ont attendu, ils se disent que bon ben il y a un métronome et que un coup c'est à droite, un coup c'est à gauche. Et nous sommes intervenus comme étant les gêneurs dans cette dans ce jeu bien huilé. Nous sommes les gêneurs et on les a d'ailleurs forcé, vous avez raison de le rappeler en 2024, à se coaliser, c'estàd à montrer en fait le visage de leur unité [grognement] face au Rassemblement national.
Mais mais ça existe encore, pardon, Boem Sansal, je vous donne c Boem Sans sal, il est pas suspect d'être un bobo ou je ne sais quoi. Voilà, était notre invité il y a quelques temps, il disait moi je voterai pas Eren parce que j'ai peur que derrière les le premier rang, il y a un second rang de droite pas raisonnable. Oui, mais enfin pour le coup ce propos n'est pas raisonnable parce que la réalité c'est que on a aucun mouvement n'a été disséqué comme l' rassemblement national.
Il a eu des oaos à part là vous avez sacrés o enfin il y en a partout. Voilà gratin il y en a. Oui.
Non mais il y en a partout et gratiné croyez-moi. Sauf qu'il y en a qui font le 20h de France 2 ou de TF1, il y en a d'autres qui font pas le 20h de France 2 TF1. Donc je pense que ce propos en l'occurrence n'est pas n'est pas raisonnable.
Mais à force d'avoir dit attention attention attention, sûrement il y a des gens qui aujourd'hui de bonne foi encore des inquiétudes à notre égard. Et notre rôle monsieur, c'est de les convaincre que les solutions que nous portons sont les meilleures pour le pays, sont des solutions de bon sens que il [grognement] n'y a aucun danger à les mettre en œuvre et convainc de venir participer à cela. Madame, comment est-ce que vous expliquez que ce front antienne fonctionne néanmoins ?
Encore une fois, que soit justifié ou non, moi c'est pas moi dans juger, moi je vous posais des questions, mais regardez ce qui s'est passé à la pantalonisation de Marc Bloc et j'aimerais avoir votre réflexion sur l'histoire parce que c'est frappant de voir que dans un événement pareil en 2026, le RN porte encore pour une partie de la classe politique sans doute pour une partie du du peuple puisque ça a été le résultat des élections. La tâche de 1940 et j'aimerais vous questionner là-dessus vraiment de façon c'est vraiment pas de la petite polémique hein. Écartons les polémiques faciles.
Il faut rappeler tout. Euh il faut rappeler que beaucoup de gens de gauche ont collaboré, que beaucoup de radicaux socialistes ont collaboré. Euh une des pires ordures qui était Busquet venait de ce côté-là.
Tout ça est vrai et beaucoup se sont très bien recyclés à la libération, y compris d'ailleurs même chez l'égooliste. Tout ça est vrai. Mais il est vrai que vous, le camp nationaliste, l'extrême droite, voilà, appelez ça comme vous voudrez, vous portez une grande partie de la tâche pétin et beaucoup de collaborationnistes, voilà qui ont qui ont fini dans le RN première version.
Monsieur Rougebin, pardon, mais en 40, ça dire mais en 40, disons les choses quand même clairement, mon père avait 12 ans. D'accord. Donc, je veux dire, il y a un moment euh où il faut arrêter aussi de raconter n'importe quoi et et j'ai envie de dire que la réponse est dans votre question.
Est-ce que précisément pour faire oublier leur propre brebis galeuse, ils n'ont pas tous pris la décision de mettre la lumière sur les quelques personnalités dont le parcours était contestable au sein du Front National en oubliant de mettre en lumière d'ailleurs ceux qui ont été des très grands résistants. Il résistant mais il y a eu aussi des très grands résistants y compris dans les fondateurs du Front National. Il serait trop long de tous les citer mais Valette Dosia qui est le créateur de de du maqui des des glières de Camarel, les deux frères d'ailleurs Badji et et pardon mais Bido à la création du Front National il y a celui qui a pris la tête du Conseil national de la résistance après Jean Moulin.
Voyez ? Donc euh je je pense que euh peut-être avait-il encore une fois un certain nombre de choses à se faire à à se reprocher et ils ont trouvé plus facile de venir euh reprocher euh au Front National leur propre faute et leur propre peut-être ambiguïé. Même si, monsieur Rugbin, il faut quand même rappeler à ceux qui nous regardent que à l'époque dans les années 75, en réalité euh euh de Gaul avait fait fi de tout ça.
Les comptes avaient été réglés, les condamnés avaient été condamnés et euh il a fait fi euh euh de tout cela. Il y avait une ambiance de d'unité nationale, de rassemblement en réalité de l'ensemble du peuple français. Beaucoup voulour trop peu épuré.
Non, c'est pas le sujet. Mais beaucoup voulaient tourner la page et d'ailleurs un certain nombre des années plus tard, j' dire Papon euh pour le coup euh euh et et et d'autres et Busquet d'ailleurs hein également donc les uns proches du gaolisme, les autres proches des de de Mitteran. Bon voilà, donc [grognement] il y a une il y a une mauvaise foi en fait à l'égard du Rassemblement national qui est inoui quant à Mark Block pardon mais sa petite fille qui est allée eructer contre le Rassembl national sur tous les plateaux de France et de Navar et est une militante LFI.
Bon voilà, ceci explique cela quoi. Ça n'empêche pas que voilà, évidemment il y a une rémanence dans votre parti beaucoup plus tardive avec le Pen condamné pour antisémitisme. Tout ça est encore présent dans une partie de la population.
Oui, je crois je crois objectivement de de de moins en moins et heureusement d'ailleurs Marine Le Pen de Gaulle vous venez de le citer évidemment on est fasciné par la le fait que De Gaulle comme vous dites a réécrit en partie et dans la grandeur Première Guerre mondiale et aussi guerre d'Algérie. Il a deux événements qui ont beaucoup compté dans l'histoire de la France et dans votre histoire. Vous avez vu le film sur de Gaulle ?
Non, je vais y aller. Je je verrai les deux d'un coup. D'ailleurs la figure de Gaul est fascinante parce que votre parti s'est fait en grande partie contre lui et beaucoup d'anciens de l'OS et de gens de l'OS chez vous à l'époque.
Aujourd'hui, vous êtes gauliste. Je suis golienne. Ça veut dire ça veut dire que je partage les grands la vision que de Gaul avait de la France.
Je partage, je pense le positionnement politique qui était le sien. Mais ça veut pas dire ça veut dire aussi que euh je euh ne me sens pas obligé d'adopter l'ensemble des décisions euh qu'il a prise car je reste heurté, je je le dis très simplement, je reste terriblement heurté par la situation d'quis et et l'abandon dont ils ont été victimes. Quoi qu'on en dise, la guerre d'Algérie, ça reste pour vous visiblement quelque chose qui est pas for C'est pas la guerre d'Algérie qui reste quelque chose.
Ce sont des gens qui ont choisi la France. Voyez les Arquis, ils ont choisi la France et ayant choisi la France, ayant combattu pour elle, on leur a dit "Restez donc on on fait fille en fait de votre engagement." Et ça, oui, c'est quelque chose qui me qui me heurte.
Mais encore une fois, personne n'est parfait dans son parcours. En revanche, ce que de Gaul, la vision que De Gaulle [grognement] a porté de la France, le c'est Marseille gaucher qui parle du mensonge golien. C'est pas une méchanceté, hein.
Oui. Euh, c'est de dire en réalité en réalité de Goli il a fait la méthode qu il a dit au français "La France est une immense puissance. Vous êtes un très grand peuple." La France a gagné alors qu'elle avait perdu.
Nous avons gagné et et vous allez voir ce que vous allez voir. Et en fait, on a vu et le miracle s'est déroulé [grognement] et et je trouve que c'est extraordinaire la puissance de cet homme et la vision encore une fois qui qu'il avait parce qu'en fait de Goli était ni droite ni gauche clairement et il est très dur et il dit d'ailleurs ah si les gens de de droite disent que je suis de gauche et les gens de gauche disent que je suis de droite euh c'est c'est quand il était très critique d'ailleurs sur les bourgeois dont on parlait tout à l'heure hein parce que il considérait que beaucoup est allé Je suis bien parce que je suis pour la France, ce sont des propos que je pourrais compte. Vous venez de parler de cette espèce de mensonge de génie qu'il a eu effectivement de faire d'un pays perdant un pays gagnant la seconde guerre mondiale avec évidemment le courage, le sien, celui des résistants.
Est-ce que cette immense figure golienne masque le déclin de la France ? Quand on regarde à l'échelle d'une vie humaine, 90 ans, la France s'est effondrée en 1940. La France a perdu son empire colonial.
Vous y êtes venu de vous-même la la guerre de décolonisation sanglante de l'Algérie et la décolonisation en général. Tout ça, est-ce que c'est une reculade de fait ? Non.
Un déclin ? Non. Non.
Le déclin il le déclin il est depuis 40 ans. Pardon. C'està-dire vous le datez depuis quand ?
Non, mais le déclin il est depuis 40 ans en réalité. euh 40 45 ans. Le déclin, bah le déclin c'est c'est quand on n plus capable de maîtriser ses frontières, c'est quand euh les enfants savent plus lire, écrire, euh savent même plus nager.
Euh c'est quand on arrive plus à soigner alors qu'on avait le premier euh système de santé au monde. C'est quand on narrive même plus à recruter des professeurs tellement c'est l'angoisse de venir enseigner dans les conditions dans lesquelles ils enseignent. c'est quand la justice n'est plus capable parce qu'elle en a pas les moyens de rendre des jugements avant 2 ans ou 3 ans, c'est quand les il y a l'industrie est en train de s'effondrer sur elle-même, c'est quand on est submergé de produits qu'on importe parce que on n'est plus capable de les produire.
C'est quand nos agriculteurs se pendent dans les dans les les granges. C'est ça le déclin en réalité. Mais il n'est pas mais c'est pas une fatalité le déclin.
Le déclin c'est la conséquence de décisions politiques qui ont été mauvaises. Voilà. Et donc il faut prendre des décisions politiques autres qui permettent d'apporter une réponse parce que ce que de Gaul a vu et il avait tellement raison, c'est cette force du peuple français, ce génie du peuple français.
Il savait et il aimait son peuple et il savait que ce peuple était capable de grandes choses. Et en fait, il lui a dit "Vous êtes capable de grandes choses madame." Et et ils ont fait des grandes choses.
Cette histoire embarque embarque beaucoup de gens. Est-ce que vous comprenez l'ambivalence en revanche des générations de Français d'origine algérienne ? Vous avez cité Derquis, c'est une partie de la réalité.
Mais les Français d'origine algérienne, en général arabe, en général de confession musulmane, vous êtes une patriote française. He si votre pays avait été occupé pendant 130 ans, comme ça a été le cas de l'Algérie, on peut dire ça comme ça, est-ce que vous ne garderiez pas une dent ? Non, mais euh peut-être, mais je viendrai pas du coup pour vivre dans le pays dont je considère qui m'a occupé pendant 130 ans.
Vous voyez, c'est là l'incohérence euh de de comportement, je trouve. très bien qu'il a ce genre d'ambivalence. Bien sûr.
Bah oui, vous les comprenez. Oui, mais c'est c'est problématique. C'est problématique.
Alors, c'est un échec hein, très clairement, c'est un échec de de l'assimilation. C'est un échec aussi de nos responsables politiques parce que en réalité les gens qui viennent en France, on peut se dire ils viennent en France parce qu'ils aiment la France, parce qu'ils ont envie de vivre à la française. C'est pas pour en fait venir vivre en France comme dans le pays qu'ils ont quitté.
Parce que pour le coup, c'est même pas une ambivalence. Ça c'est une contradiction flagrante. Bon et or [grognement] il ils ils ont leur place pour participer à la construction de cet avenir en France, mais ils ne peuvent pas le faire dans une hostilité dont j'ai l'impression qu'elle est de plus en plus importante génération après génération.
Et moi je dis et moi je dis que c'est en partie euh de la faute de nos dirigeants parce que quelqu'un qui vient en France, qui veut vivre en France euh dont la France considère que il a le droit d'y rester parce que il a les qualités pour pouvoir euh rejoindre d'abord le pays et peut-être un jour la communauté nationale. En fait, il sait pas ce qu'on attend de lui. Nos dirigeants politiques ont un discours qui est totalement contradictoire.
On leur dit en même temps surtout restez comme vous êtes, conservez votre culture, vos mœurs euh euh votre langue et cetera. Et en même temps, on leur reproche de ne pas euh euh s'assimiler. Je veux dire, ils ne comprennent pas.
Donc je crois qu'il faut euh qu'il y ait des qu'il y ait des règles du jeu claires. Et il me semble que le discours que nous portons est un discours clair. Quel message leur passez-vous à titre plus personnel ?
Vous avez réussi maintenant à voir la faveur ou en tout cas l'indifférence de certaines minorités qui Naguer étaient très méfiantes à votre égard. On peut citer quelques exemples. Les homosexuels très longtemps les homosexuels en France étaient très méfiants à votre égard parmi les minorités.
Aujourd'hui, je notorité publie ils le disent. Voilà, il y a beaucoup de députés par mes reines homosexuels. Les Français de confession juive on rappelé le passif antisémite de Jean-Marie Le Pen.
Aujourd'hui, il y a beaucoup de français de confessions juives qui qui sont de votre côté. Personne ne peut évidemment compter. ça ne se fait pas et c'est pas comme ça qu'on fait la politique en France.
Mais en revanche, les musulmans euh les Français d'origine arabe, là vous savez très bien le le rubicon n'est pas franchi. Quel message leur passez-vous ? Enfin, vous savez, il y a euh une île qui s'appelle Mayotte, hein.
Euh des Français qui ont voté pour rester français, ils sont à 95 % musulmans, ils ont voté pour moins 60 %. Non mais là vous réfugiez un peu. Vous citez toujours l'exemple de Mayotte.
Vous avez raison. Respect de Mayot. Il y a pas beaucoup le dire de département où euh où il y a 95 % euh de euh de Français musulmans.
Bon mais respect aux gens de maillot. Mais on parle parlons de la France au total de tous les Françaises et les Français. Voilà.
Mais je veux pas les catégoriser mais oui je pense que chez les musulmans de France chez les Français de confession musulmane ça reste la méfiance à votre regard. Ça c'est sûr qu'elle reste bah elle reste parce qu' un certain nombre de gens comme Jean-Luc Mélenchon en réalité ont créé un amalgame entre la religion musulmane et l'idéologie totalitaire islamiste. Et c'est terrible en fait, il porte une très lourde responsabilité parce que lui quand on attaque en fait l'islamisme, il dit "Ah regardez, c'est affreux, vous attaquez aux musulmans".
Non et et en fait c'est c'est lui qui a créé cette amalgame. Moi je ne le fais pas cette amalgame. Donc je leur dis alors je leur dis je suis une amoureuse [grognement] presque transit de la constitution française de la 5e République.
Voilà. Et et donc moi la vision que j'ai de la France euh c'est je ne regarde pas euh ni la couleur de peau, ni la religion, ni l'origine, ni l'orientation sexuelle, ni rien de tout cela. Je me bats pour les Français, tous les Français.
Mais ceux qui sont venus récemment euh [grognement] doivent également comprendre que l'assimilation est une démarche individuelle. Voyez, c'est une démarche, il faut le vouloir. On ne peut pas assimiler de force.
Elle a évolué Marine Le Pen, vous le savez très bien. Je me rappelle, moi j'ai beaucoup pratiqué une Hélène Carrière dans cause dans sa jeunesse. Elle était à patatride, elle était immigrée, elle disait "Nous ancêtres les gaulois, elle disait "Pourquoi pas nous ancêtres gaulois ?" Elle a pas mais ça n'est pas la réalité d'aujourd'hui, vous le savez très bien.
Est-ce que ça n'est pas le génie de Mélenchon quand il dit créolisation, métissage, appelons ça comme on voudra, de dire la France d'aujourd'hui, ce n'est plus comme ça qu'on s'intègre, que vous le vouliez ou non. Non mais c'est pas courant démographique. Je vous pose une question très regardez la démographie qu'elle est aujourd'hui la démographie telle qu'elle est aujourd'hui et l'immigration telle qu'elle est aujourd'hui si elle continue comme ça que ça plaise ou non il y aura toujours plus de musulmans en France.
Voilà. Est-ce que ça vous est-ce que ça vous chiffonne ? Mais encore une fois la religion ne m'intéresse pas parce que moi je suis pour la liberté religieuse et je pense qu'elle doit rester dans le l'espace privé.
C'est une culture. C'est plus général comme moi. Je lutte je lutte contre l'islamisme et non ce que vous dites est faux.
Voilà, ce que vous dites est faux. Tout ce qui nous chauffe, en réalité, tout ce qui nous heurte. Ce sont des manières de faire des des islamistes, pas des musulmans.
Et monsieur Rugemin pour vous dire moi je rencontre beaucoup de gens et beaucoup de gens qui sont français d'origine [raclement de gorge][grognement] étrangère et et je veux vous dire je note une chose tous ceux qui travaillent tous ceux qui travaillent viennent me voir avec des propos extrêmement positifs et me disent "Madame Le Pen, on bosse, on bosse dur, on élève nos enfants, on veut vivre dans la tranquillité, on en a marre de ceux qui mettent le fouttoir et on vous demande à leur égard de faire preuve de faire le f C'est exactement ce que Vous fuyez juste la question sur la culture par c'est plus général que ça pense qu'il faut arrêter l'immigration madame le P j'ai 59 ans avec mes collègues en rédaction je faisais je faisait le constat là on dira toujours plus wesh et voilà wala en France et toujours moins moi j'entendais quand j'avais 20 ans 20 dieux et crénon c'est l'évolution de la culture c'est comme ça non vous croyez pas non je sais que monsieur Mélenchon a a tiré un trait sur la ruralité mais dans la ruralité non vous aurez encore Voilà, chez moi c'est damoui, voyez en Bretagne. Bon, c'est Non, et il faut d'ailleurs on peut dire damoui wesh, c'est pas interdit. Faut Non, mais il faut que que ça reste et vous prenez quelque chose qui est anecdotique, qui est révélateur, qui est anecdotique.
Ce qui est problématique, c'est l'hostilité qui est développée et qui est nourrie par un certain nombre de forces politiques chez les jeunes générations, parfois la 2è, la 3è génération, l'hostilité qui est nourrie à l'égard de la France et ça ça n'est pas admissible. Madame Le Pen, prenons toutes les hypothèses. Tout à l'heure, on parlait de l'hypothèse où vous vous étiez inéligible.
Euh regardons aussi l'hypothèse où vous gagnez. Voilà, vous gagnez. Une pareil de une partie de l'appareil d'État fera obstruction.
Vous savez comme moi, il y aura une forme d'objection de conscience. Euh regardez ce que le Conseil constitutionnel a fait contre monsieur Retaillot. Déjà Retaillot, il le trouvait un peu dangereux.
Ils sont tellement opposés à lui pas rentré avec des kalashnikov à la main au palais royal pour chasser monsieur il a pas été élu président de la République. Oui. Qu'est-ce qui chang un tout petit peu les choses ?
Ils vont vous faire une guerria, vous savez comme moi. Mais qui va faire une guerri ? Conseil constitutionnel, une grande partie de la haute administration à Toro a raison, ils vont vous faire une guerrière.
C'est quand même extrêmement inquiétant ce que vous dites. [rires] Euh ça prouve d'ailleurs une forme de discrédit euh que qui touche le Conseil constitutionnel et je le regrette mais c'est de leur faute. H c'est de leur faute ce discrédit parce que euh ils se prennent pour des législateurs et [grognement] accessoirement de temps en temps ils se prennent pour des constituants.
Or, ils ne sont ni l'un ni l'autre et il faut que chacun soit à sa place parce que pour que la 5ème fonctionne, il faut que chacun respecte la place qui est la sienne. Et j'ai l'impression que de plus en plus, si vous voulez, certains sortent de comment dire de leur couloir. Donc il faut que chacun retourne dans son couloir.
À l'étranger, certains hurleront, certains diront danger, l'Europe va s'écrouler et cetera. Il y a une autre partie avec comme avec ma Mélanie, hein. J'allais vous en parler.
Et pour finir, bon et a tweeté de manière tout à fait favorable à votre égard un tweet de Marion Maréchal en l'occurrence. Est-ce qu'il y a une Europe qui se bâtira avec elle ? Vous, elle euh Oui, certainement.
Il y a il y a il y a des alliances qui devront être cherchées et trouvées en Europe pour changer le fonctionnement de l'Union européenne parce qu'en réalité nous n'avons jamais été contre l'Europe. Nous nous sommes contre le fonctionnement de l'Union européenne. Nous soms nous sommes contre une Commission européenne dont nous considérons qu'elle aspire la souveraineté des nations et s'attribue des compétences que personne, aucun peuple en Europe ne lui a attribué.
Et c'est pareil, chacun dans son couloir que madame Van Derleyen reste dans son couloir. Or, elle ne cesse d'en sortir. Et moi qui suis le la le défenseur de la souveraineté nationale, de la démocratie, je ne peux pas admettre que le peuple se voit retirer sa liberté de choix.
Est-ce que paradoxalement l'Union européenne, cette union là en tout cas peut plutôt vous servir ? On voit dans l'histoire des hubes de renvoi, c'est-à-dire des centres de renvoi de migrants qui seraient situés en de l'Union européenne. Madame Mélonie, les socialistes danois, madame Frérixen, longtemps l'Union européenne a été plutôt contre vous là sur un certain nombre de sujets, elle peut être votre allié si vous êtes au pouvoir.
Oui, mais très bien. Enfin, j'ai pas besoin de l'Union européenne. Ah si, oui, on a toujours besoin.
Non, mais je vais vous dire, normalement, je devrais pas en avoir besoin sur l'immigration pour une raison simple, c'est que l'immigration est une compétence nationale. Ça n'est pas une compétence de la Commission européenne. Voilà encore une compétence qu'ils se sont attribués et parallèlement ce que vous oubliez de dire c'est que ils nous imposent des migrants et si on les refuse dans les villages dans toutes les campagnes si on les refuse on est condamné à je sais plus 20000 € par migrant refusés.
C'est inadmissible franchement la la premier le premier des éléments de la souveraineté c'est la maîtrise de son territoire. Vous gagnez le 2 mai. Euh vous devez ouvrir, vous devez gouverner.
Vous avez déjà dit que bienvenue à ceux-mêmes qui se ralliront tardivement. Il va falloir ouvrir. On chuchote.
Dites-moi si je me trompe, vous allez sûrement dire que que c'est faux. Que notamment chez les chez les partisans de Jordan Mardella, on dit que ce sera le moment d'ouvrir, peut-être même de faire une sorte de d'UMP nouveau genre, peut-être renoncer à ce mot euh RN ancien FN, faire une sorte de nouvelle UMP avec Siotti, avec quelques autres et de partir au législatif comme ça tactiquement, ce serait bien joué. Non, mais qu'il puisse y avoir une plateforme électorale qui se construise avec un certain nombre de d'autres responsables politiques bien sûr, mais nous l'avons déjà faite cette union d'ailleurs avec Eric Chuti avec un nouveau nom avec Eric Chotti ou mais avec un nouveau nom c'est la le nom peut être celui de la plateforme électorale.
Il n'en demeure pas moins que chacun conserve son identité parce que je pense qu'il serait ce serait une erreur en réalité de parce que l'UMP ça a pas été un très grand succès hein quand même hein. à terme. Donc je pense que chaque parti doit conserver en réalité un sacré changement.
Marie votre père employait vous souvenez-vous le mot poupouch serait plus qu'un poupou ce serait un changement majeur de chaque parti doit conserver son identité mais je crois ce que Jordan souhaite faire il a parfaitement raison c'est une plateforme électorale du type de celle que nous avons pu faire en 2024 avec Kikoti avec il faut bien le dire un un succès non négligeable vous ouvrez de quel côté ? On a le droit de faire un peu de popo allez Zemour. Vous prenez mour dans votre gouvernement.
Non mais pardon mais vous pardonnez. Non mais pardon mais c'est absolument pas euh en l'occurrence dans cet état d'esprit qu'il faut l'envisager. Ah Mitéran avait bien pris les ministres communistes.
Il faut ouvrir si vous allez pas être seul. Oui mais voyez il faut pas Moi, je suis tout à fait pour rassembler et d'ailleurs j'ai j'ai j'ai fait voter à mes adhérents le non rassemblement national. C'est pas juste parce que ça faisait joli sur la feuille, vous voyez. c'est parce que ça dit quelque chose de ce que je souhaite faire.
Donc je suis pour le Rassemblement national le plus large possible. Mais il y a une condition, il faut que tout ça conserve quand même une cohérence. Voyez, il faut que sur les grands sujets qui sont importants, euh nous soyons euh d'accord.
Je ne suis pas sûr que sur un certain nombre de sujets, nous soyons en accord avec Éric Zemour, que par ailleurs je respecte parce que je respecte tous ceux qui sont choisis par euh des électeurs. Voyez, c'est la différence de l'ensemble du du reste de la vie politique. Je suis pas sectaire, moi.
Je suis respectueuse et je ne suis pas sectaire. Est-ce qu'un retaillot peut être ministre d'État ? Mais mais d'un gouvernement que vous nommeriez.
Non mais vous allez pas me faire toute la liste. C'est pas c'est pas tout à fait Retaillo, c'est un cas particulier. Vous savez comme moi mais avant les législatives, il y a des présidentiels.
Hm. Moi, j'attends de voir comment se comporteront l'ensemble de ces gens au présidentiel qui sont des présidentiels dont ils savent les uns et les autres qu'elles sont absolument fondamentales pour probablement les 50 prochaines années. Madame Le Pen, 7 juillet, c'est le jour qui fixera votre destin.
Pardon, je veux pas faire je vous ai déjà j'ai morte tout à l'heure, mais je me rappelle ce mot fantastique Giscar qui avait cette espèce de cruauté des grands chasseurs. disait dans la vie politique ça a l'air comme ça à Courtois et puis en fait on on chasse on est chassé ou on est chasseur hein et est-ce que vous serez tué ? Non de toute façon je veux dire j'ai j'ai la peau un petit peu dure donc je sais pas si quelqu'un cherche à me tuer il a intérêt à avoir une lame bien aiguisée. [rires] Voilà.
Euh encore une fois, je pense avoir une certaine résilience, mais c'est la résilience de la conviction, vous savez, parce qu'en fait le confort, je vais vous dire, c'est tellement difficile en réalité que le confort, il pousse à laisser tomber. Moi, je laisserai jamais tomber. Précisément parce que j'y crois, j'y crois dur comme faire et puis parce que la politique, c'est de l'amour.
Si vous aimez pas les gens, mais il faut faire autre chose. Tout vous paraît insupportable si c'est pas l'amour qui vous porte. Mais quand l'amour vous porte, bon ben on prend les coups les uns après les autres et puis on se crée une carapace.
On citait De Gaulle tout à l'heure, le génie de de Gaulle. de Gold dit la l'ambition est une passion enfantine. Il parlait de l'ambition politique hein.
Oui, je suis assez d'accord mais je suis assez d'accord et c'est ça qui perturbe en réalité les gens qui me qui me croisent, les journalistes ou les analystes, c'est que ils pensent que il faut dire "Je rêve d'être président de la République depuis que j'ai 5 ans et au biberon déjà je voulais être président de la République pour être pour avoir une chance de gagner." Je pense je pense qu'ils ont tort. Alors c'est venu quand ?
Bah c'est déjà pas mon cas puisque moi j'ai c'est venu il y a ch mais cher monsieur j'ai passé la plus la plus grande partie de ma vie à à faire les campagnes de quelqu'un d'autre bon voilà donc euh il y a un moment où c'est venu les choses sont très clair preuve en est et et et voilà et il se trouve que un peu le hasard d'ailleurs hein euh a contribué à me mettre sur la voie définitive de la politique un soir de second tour de 2002 Marine Le Pen 5e République se compte en règne. Je vous demande un petit exercice pour conclure un mot sur chacun de ceux qui seraient au prédécesseur si vous étiez élu. Un mot, adjectif, commentaire, ce que vous voudrez sur la cette liste.
Voilà, c'est comme les consules dans la romantique, on compte un peu comme ça de Gaulle, un monument Pompieou euh un visionnaire Giscar. l'américanisation de la vie politique française Mitéron un redoutable roublard h vous l'avez aimé vous savez en réalité on les a tous combattu enfin à peu près j'avais 13 ans moi à l'élection de François Mitteran et mais plus ça va plus on se dit que celui d'avant était mieux C'est paradoxal. Chirac, il vous a combattu et vous l'avez combattu beaucoup. [grognement] Ah, Chirak c'était c'est pas faux que c'était un roi fénéon, mais enfin il portait il portait quand même une image française, dirons-nous.
Voilà. Sarkozy, il s'est perdu au le lendemain de son élection. Et j'en veux moi Nicolas Sarkozy parce que il était porté par un par une vraie vague.
Il aurait pu faire beaucoup de choses et il s'est perdu. François Hollande pense c'est un mandat pour rien. Emmanuel Macron euh c'est la pour le coup c'est vraiment la déconstruction française.
Il veut autre chose. Il veut il a voulu construire autre chose. Il n'a rien construit.
Il l'a juste détruit. Quelle réussite. Pourtant deux mandats consécutifs sans avoir, on verra ce qui se passe mais a priori sans avoir à subir une cohabitation. pas d'opposition interne.
Beaucoup de prédassesseurs en auraient rêvé, hein. Oui, [grognement] mais qu'est-ce qu'il en reste en fait ? Au bout de 10 ans, donnez-moi une grande réforme de de du président Macron.
Les électeurs ont jugé, ils jugeront peut-être en 2032. Vous retrouverez peut-être face à Emmanu Macron. Jugé, mais si on juge le bilan au bout de 10 ans, c'est quand même extrêmement mince.
En tout cas, sur le plateau du positif, c'est quand même extrêmement mince. Marine Le Pen, merci. Rendez-vous en tout cas. le 7 juillet.
Merci beaucoup. Merci à vous pour votre invitation.
Marine Le Pen