Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 7 septembre 2026 88 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSécuritéSolidarités & familleCulture, médias & sport

RAPHAËL ARNAULT : "L'ANTIFASCISME N'EST PAS UN JEU"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32ComplaisanteRéponse directe

    Bonjour Raphaël Arnaud. Merci d'être venu pour cette émission.

  • 1:14OuverteRéponse directe

    Ce livre s'appelle 'Antifasciste' aux éditions de la dispute. Pouvez-vous nous en dire plus ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Ce livre est-il une esquisse de votre histoire militante ou une analyse du mouvement antifasciste ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Vous mentionnez des sociologues comme Alain Chevarin. Pourquoi ces références ?

  • 3:21OuverteRéponse directe

    Comment ce livre s'inscrit-il dans un continuum antifasciste plus large ?

  • 4:02OuverteRéponse directe

    LFI est décrit comme un groupe parlementaire proche de la sociologie française. Qu'en pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:39Raphaël ArnaudFait
    « Ma mère était syndiquée. »
  • 27:52Raphaël ArnaudFait
    « Je suis passionné d'histoire. »
  • 49:33non_speechPromesse
    « il faut créer une nouvelle organisation qui soit capable de mettre à l'ordre du jour, je vous cite, l'antifascisme de masse. »
  • 50:13non_speechChiffre
    « il y avait 50 à 100 personnes nassées directement par la police. »
  • 55:07non_speechFait
    « le mouvement doit s'autodéfendre face à la menace fasciste et c'est certainement pas l'État qui est en train de basculer dans une bascule fasciste qui le fera. »
  • 1:02:34non_speechFait
    « il suffisait qu'un militant extroite passe pour qu'il ait 15 militants d'extrite qui viennent retourner la terrasse et potentiellement j'y passais quoi. »
  • 1:03:41non_speechFait
    « c'est pas drôle d'être confronté à Alexandre Roat parce que ça voulait dire je vais donner un exemple tout bête hein. »
  • 1:05:58non_speechChiffre
    « on a gagné à 4000 voix quand même face au RN. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Moi, les premiers autocollants que j'ai arraché c des autocollants de la VFen SS devant devant la faculté de Lyon 3 et cetera. Ça m'est insupportable. À un moment, c'est devenu un sujet politique quoi. Enfin, on allumait la télé, on parlait plus que de ça. D'ailleurs, j'avais même plus de nom, même plus de prénom, c'était le candidat fichier S. Toutes les lois utilisées contre le terrorist sont aujourd'hui utilisées contre les antifascistes. La dernière fois que c'est arrivé en France, c'est pas compliqué, c'est sous les nazis. Bonjour à toutes et tous.

Il est l'un des deux seuls députés à avoir repris une circonscription au Rassemblement national lors des dernières élections législatives de 2024. C'est aussi le seul des cinq députés du département du Vaclus qui ne soit pas au Rassemblement national. Raphaël Arnaud est l'invité de cet épisode du fauteuil. Bonjour Raphaël Arnaud. Bonjour. Merci. pour l'invitation. Merci beaucoup d'être venu de d'Avignon, je crois, pour cette émission. C'est peut-être la rentrée parlementaire. J'imagine que vous êtes pas venu seulement pour ça. Oui, j'ai pas mal de choses à faire par ailleurs, y compris à l'assemblée.

Alors, c'était l'occasion de faire un épisode du fauteuil autour de vous, ce livre qui s'appelle antifasciste aux éditions de la dispute avec une postface d'un spécialiste, un sociologue spécialiste de l'antifascisme et de la montée du fascisme, Hugo Paletta, que nous connaissons bien aux médias. Euh ça se prête très bien euh à un épisode du fauteuil puisque'en réalité euh ce livre c'est votre itinéraire mais pas pour la petite histoire personnelle même s'il y a des éléments très personnels.

On va y revenir tout de suite euh dans le cadre euh du renouveau euh absolument nécessaire du mouvement antifasciste en France dont vous êtes un des acteurs majeurs en particulier depuis la fondation de la jeune garde à Lyon en 2018 à laquelle vous avez activement participé. Ouais, tout à fait. C'est une esquisse en réalité, c'est difficile de dire c'est toute une histoire militante qui est racontée. C'est une esquise d'une histoire militante. Mais c'est vrai que ça nous sembla important de voilà d'en donner quelques éléments.

Évidemment, il y a un petit peu de d'explication un peu du parcours personnel mais ce qui me paraissait le plus intéressant évidemment c'est le parcours politique et donc voilà. Et les deux centremeles. Ouais. Et voilà, le livre c'est à la fois l'histoire d'un individu qui commence comme militant tout simplement et puis qui tout à coup se retrouve député LFI au terme de de démêlés qui ont qui sont parfois marqués par des tensions, hein, aussi, on va y revenir au sein des groupes auxquels vous avez appartenu.

Il y a aussi une forte conscience dans le livre, et ça je l'ai beaucoup apprécié, bah de la sociologie et de l'histoire du mouvement antifasciste dès dès l'introduction, vous expliquz bah que finalement c'est un combat centenaire et collectif qui se qui se poursuit avec l'antifascisme. On va y revenir et puis bah vous référez régulièrement à des sociologues, à des spécialistes hein, par exemple au spécialiste Alain Chevarin qui a écrit Lyon et ses extrêmes droites. On va voir que Lyon, où vous avez grandi, d'où vous êtes, même si vous êtes député du d'Avignon, du Vaclus, euh c'est pas un endroit comme les autres concernant l'histoire de l'extrême droite.

Je pense au travaux de Stéphanie Pretioso, de Mathias Bouchn, de de Samuel Bouron. Voilà, le livre a a ces deux ces deux dimensions personnell et historique. Mais c'est vrai que ça enfin ça me semblait ça nous semblait très intéressant de ne pas faire seulement le livre de la jeune garde ou le livre de Raphaël Arnaud mais de l'inscrire effectivement dans un continuum antifasciste beaucoup plus large de donner quelques éléments en fait évidemment sur notre notre lutte et ce qu'on a pu vivre une partie de ce qu'on a pu vivre.

Encore une fois, c'est une esquisse et donc de le si possible qu'il soit lié à la fois à l'histoire de l'antifascisme et donner quelques éléments pour la suite parce que évidemment il n'y a pas que la chaîne garde, il n'y a pas que mon parcours, il y a des multitudes de parcours et si possible enrichir l'antifascisme. Voilà, il y a un équilibre hein à cet égard dans le livre, je trouve qui est qui est assez réussi et que la couverture reflète bien finalement parce que euh il y a une une un spectre qui guete, c'est celui de la starisation, hein.

Il y a eu un moment où vous étiez même il me semble en train de devenir une presque une icône au fond parce que vous êtes une figure tout à fait insolite de députés. On va y revenir. Alors LFI, vous le rappelez dans le livre, c'est le seul groupe parlementaire dont la composition sociologique se rapproche disons de la sociologie française. C'est c'est pas la même, loin de là. Certes, mais disons il y a plein de gens qui sont issus de la vraie vie, qui sont pas des professionnels de la politique qui ont eu des vrais métiers, qui sont pas spécialisés dans la com et vous faites partie de cela. D'ailleurs, ça pose éventuellement quelques problèmes d'acclimation. Tout à fait.

Euh et et vous en même temps, vous avez conscience des des des dangers du porte-parola. H vous êtes devenu porte-parole de la jeune garde et il y a eu un débat autour de ça. Et et j'aime bien la couverture parce que finalement elle joue pas du tout sur cette hypothèse de l'icône he de l'icône antifasciste du jeune homme qui est devenu député. Euh euh on vous voit mais on vous voit pas si bien que ça. Euh voilà, vous êtes masqué par le mégaphone et et vous racontez que dans les manifes au départ c'était votre rôle. Ça a été d'ailleurs un débat hein. Même le fait que j'apparaisse ou sur la couverture forcément et ben alors je me trompe pas donc hein. C'est bien un compromis.

Oui oui ça a été un débat c'est un compromis. Bon moi j'étais pas forcément très favorable à la base même si je comprends l'utilité aussi ça permet de marquer quelque chose. C'est ça définit aussi une forme de lutte. Là, on voit avec un mégaphone, ça définit aussi un parcours. Donc c'était pas non plus complètement dérisoire. Et c'est vrai qu'on s'est on a finalement trouvé un accord un peu sur cette couverture, mais oui, la description est est plutôt bonne.

C'est sûr qu'on est sans cesse en train de à la fois jouer avec comment dire les outils à notre disposition possible notamment le porte-parola et cetera qu'on a mis en place qui était pas une évidence et à la fois toutes les en ayant conscience de toutes les limites que ça peut comporter voir même les risques de la personnification de la lutte de la professionnalisation de la vie politique, j'en parle aussi pas mal dans le livre à travers notre parcours mais plus largement d'ailleurs. Mais alors commençons justement pas par le commencement et il y a quatre chapitres dans le livre. Le premier euh il s'appelle comment on devient antifasciste ?

Comment est-ce que un jeune homme de 31 ans, c'est ça ? Vous avez 31 ans, vous êtes si jeune finalement, vous êtes encore jeune le plus si jeune. Euh qui vient euh donc euh je crois au départ du NPA euh la première politisation commence là. Euh on arrive finalement à être un protagoniste de la refondation de de l'antifascisme à partir du milieu des années 2010. Euh d'abord, il y a bien sûr toujours la question du milieu familial euh et ça rentrer dans des détails euh trop personnels. Euh est-ce que vous venez d'un milieu politisé ? Oui euh oui oui, c'est sûr que je viens d'un milieu politisé euh dans ma famille et cetera. Par contre pas forcément militant. Euh bon, ma mère était syndiquée.

Euh la première manifestation que que j'ai faite, il me semble que j'avais 6 ou 7 ans, c'était contre la guerre en Irak. Mais ma mère l'a fait de façon très spontanée. On est enfin de Ouais. de de contre la guerre quoi. Voilà. Euh c'était une manifestation immense. Il me semble qu'on était 40000 ce jour-là dans les rues et c'était très familial. Il y avait beaucoup d'enfants et cetera euh sur un truc très pacifique en fait. Euh et puis après bah de fil en aiguille voilà c'est vrai que bah il y a eu des des phases de politisation par la famille. Euh donc dans une socialisation primaire, on va dire ça comme ça. On parlait des films qu'on voyait.

Il y avait en fait vous êtes un milieu qui a du capital culturel. Oui oui oui qui pas c'est clair c'est sûr que ça ça jouit maises deux parents fait des études euh son cadre et du coup Oui oui il y a eu effectivement une politisation de deux par ce bia mais pas forcément encore une fois militant euh dire je le dis dans le liv dans le livre il y avait pas forcément des ouvrages par exemple de Carl Marx à la maison donc c'était une politisation mais pas forcément directe même moi j'ai le souvenir par exemple d'avoir accompagné mon père et ma mère aller voter ma mère j'avais vu pour qui elle avait voté en 2007 C'est l'élection de Nicolas Arcodi. Donc voilà, tout à fait.

Euh, il y avait fait Solen Royal au second tour et mon [grognement] père il m'a avait pas voulu me montrer, il dit "Non, non, c'est très important, le vote, c'est personnel et cetera." Après bon, il me disait ça mais le lendemain, j'avais des discussions avec je sais pas les amis, on regardait les résultats et puis bon, je voyais les réactions politiques de mes parents et des amis autour. Je comprenais vite dans quel bain j'étais mais euh mais voilà, c'est vrai qu'il y avait pas un militantisme accru dans ma famille. Euh si ce n'est euh peut-être sur les questions féministes un peu plus. Ouais.

Euh ma mère ma grand-mère euh a eu euh a eu des des formes de d'engagement féministe assez prononcé. Euh et ma mère pour le coup à plusieurs reprises est venue me parler directement politique sur ces questions-là euh à plusieurs reprises. À chaque fois, c'était plus des discussions diffuses euh justement par le bien un peu culturel et cetera qui sont passés pas mal d'idées de gauche. Là c'était des fois plus frontal en me confrontant à des choses ouais sur je sais pas quand on dit un ados, comment ça se passe avec les filles et cetera et cetera. Enfin voilà la formation d'un garçon quoi. Tout à fait. Qui a un enjeu politique aussi. Ouais. Absolument.

Euh et alors donc famille qui qui n'est pas sans capital euh euh culturel euh ni économique, mais en même temps en vous lisant, on a le sentiment que vous avez grandi euh dans une sociabilité mixte, dans un quartier mixte. Euh vous racontez à un moment donné, euh je crois que vous subissez une agression, vous êtes un un des seuls euh euh blancs du groupe avec lequel vous êtes. Vous parlez beaucoup aussi de la socialisation, ça m'a vraiment intéressé, par le foot. Ouais. Et ça revient à plusieurs moments dans le livre puisqueil y a aussi un modèle d'organisation euh mouvementiste en quelque sorte issu du du supporterisme qui peut inspirer le mouvement antifasciste. Oui.

Euh bon déjà le quartier dans lequel j'ai grandi euh alors je le décortique aujourd'hui comme ça quand j'étais petit. Évidemment je n'en avais pas les les outils pour pour comprendre ce qu'on avait autour de nous mais euh on était dans un quartier assez mixte. Il y avait aussi des grands ensembles qui étaient vraiment à proximité. J'avais beaucoup d'amis qui venaient euh de citer juste à côté et vraiment mais à on pouvait y aller à pied. Du coup, on sortait de Lyon, c'était à la lisière de Lyon, ça faisait partie de Lyon mais on était à la Lisière. Il y avait des quartiers très riches.

On a parmi les 10 premières communes de France et donc là je le dis un moment dans le livre, il y avait des Ferrari des fois qui passaient dans le quartier parce que ils passaient par là en fait quand ils venaient de Lyon. Ils repartaient dans leur belle villa. Et du coup, il y avait cette espèce de truc. Moi, j'ai toujours habité en appartement. mes parents étaient locataires. Euh donc c'est vrai que c'était euh il y avait un peu cette cette ambiance où il y avait un peu toute Ouais. toutes les classe social qui était représenté un peu à proximité, j'ai envie de dire.

Et bon moi je j'ai été dans l'école publique évidemment mon collège, mon lycée dans le public donc pareil c'était assez mixte. Il y avait des gens qui pouvaient être des fois très riches, des fois d'ailleurs qui étaient exclus de ces établissements privés un peu séparaties, j'ai envie de dire où les riches se retrouvaient entre eux et donc il y avait aussi ces classes là mais c'est vrai que c'était très très mélangé et effectivement par le foot, il y a une socialisation qui a qui a été très forte parce qu'à l'école ça se passait pas forcément très bien pour diverses raisons. Notamment à mon arrivée au collège en école primaire, ça allait encore à peu près.

C'est au collège que ça s'est pas très bien passé. Vous vous ennuyez, vous dites "Ouais, il y a des Ah, ça fait plaisir parce que vous dites je m'ennuyais sauf en histoire comme je suis prof d'histoire. Pas d'oire mais bon euh globalement euh globalement euh voilà, c'était pas c'est un peu facile de dire que je m'ennuyais parce que ça fait un peu prétentieux en disant que bah j'étais un peu auudess de l'école, pas du tout. C'était pas dans ce sens-là. C'est juste que je ne trouvais pas euh j'arrivais pas à trouver de l'intérêt euh euh ouais et puis ouais, pas mal d'ennui. Puis j'avais envie enfin j'étais un élève sans être hyper actif.

J'aimais beaucoup gigoter et le fait d'être 8h d'affilé, c'est bête, mais dans une salle de classe, c'était dur. Euh l'autorité euh l'autorité, j'avais pas forcément de problématique avec, mais que si j'y trouvais du sens, je le dis aussi dans le livre. H et pour le coup au collège, il y a plein de fois où je trouvais pas de sens à l'autorité. Vraiment, il y a il y a plein de fois où je ne comprenais pas. Euh, on nous on nous prenait pour des abrutis. Vraiment, j'avais cette sensation à plusieurs reprises. Et j'en veux pas au corps professoral. Il y a j'ai connu plein de profs extraordinaires, d'autres moins bien. Bon bref, je vais pas refaire tout le top.

Mais l'institution fait que ouais, on nous prend vraiment des fois pour des débile euh assister et des fois on joue aussi de ça. Du coup, on rentre dans cette case là en tant qu'élève et du coup ça crée une dynamique vraiment. Je j'ai vraiment des fois le collège j'ai pas du tout apprécié et c'est par le foot pour le coup que j'ai apprécié. Enfin apprécié pas apprécié mais j'ai beaucoup plus compris euh bah comment on fait collectif. euh comment on construit ensemble parce que en fait c'est pas que le moment le foot c'est pas que le moment du terrain. Alors évidemment j'ai pris énormément de plaisir sur le terrain. Vous avez beaucoup joué au foot voilà en club mais aussi surtout dans la rue.

Vous dites dans la rue mais rien qu'en club en fait j'ai toujours eu des éducateurs. J'ai eu de la chance de croiser ces éducateurs dans le foot à tous les à tous les niveaux. Pareil en avait des plus ou moins bien mais tous nous ont inculqué le fait que cit le collectif avant tout. Il fallait d'une part s'amuser mais en collectif et dès qu'on la jouait trop perso entre guillemets, on était mis sur le banc alors qu'on pouvait être le c'était pas mon cas, on pouvait être par exemple le meilleur joueur de foot sur le terrain.

Tu veux la jouer perso et vas-y va sur le banc, ça nous c'est très actuel dans le foot puisqueen ce moment on se rend compte que c'est pas les équipes qui ont des grands joueurs qui gagnent, c'est les grandes équipes. Absolument. Ça revient d'ailleurs, il y a eu une période dans le foot où ça avait un peu disparu et effectivement ça revient malgré des milliards et des milliards mais ou des millions en tout cas. Mais euh mais donc c'est cette philosophie, il y a un modèle politique, c'est sûr, derrière la passe, le jeu, la construction et cetera. Et puis aussi, c'est de la débrouille hein.

Enfin, en vrai, il y avait des fois fallait trouver des parents pour nous accompagner, aller à l'autre bout. Enfin, le le foot c'était beaucoup du bénévolat. Aujourd'hui, ça a tendance à à évoluer, mais c'était beaucoup de bénévolats. Nos éducateurs n'étaient pas payés, les parents qui faisaient les déplacements pour emmener les petits n'étaient pas payés. Fallait des fois nous qu'on motive les parents pour aller nous emmener je sais pas où peut-être les oins. Enfin vraiment il y avait toute une organisation un peu y compris de la part des jeunes joueurs de foot pour que ça marche. Ouais effectivement il y a la question du foot de rue où là j'ai encore pris plus de plaisir.

Il y avait le foot en club où j'ai allé trois quatre fois par semaine le soir les weekends mon déplacement et cetera et pour le coup le foot de rue c'était tous les jours. C'était à l'école on pesait deux sacs et et voilà. Et c'était aussi au city.

Euh nous on avait un city en goudron dans lequel on allait beaucoup on a grandi, on a commencé à se déplacer dans d'autres cit city c'est les petits terrains 55 et on a se déplacé on a commencé à se déplacer dans d'autres quartiers je pense à la à la duchère à la Daguire à plusieurs quartiers de Lyon et en fait on circulait comme ça et en fait le but c'était de jouer et là aussi c'était toute une éducation mais autonome du coup de l'institution footballistique de la FFF et cetera de comment était structuré le foot et en fait très rapidement c'est fou parce que pourtant on est petit il y a personne qui nous dit comment faire très rapidement On s'est rendu compte que lorsqu'il y avait une équipe qui écrasait trop une autre équipe, alors des fois ça changé hein, il y avait aussi on était plus ou moins en forme selon la journée, bah en fait automatiquement on changé les joueurs.

Un joueur trop de joueurs qui étaient dans la même équipe, on disait "Mais non mais en fait c'est pas drôle, c'est pas amusant, tu mets 14-0 à quoi ça sert ?" Ou quand pareil quand il y avait des grands, des petits bah très rapidement on avait la la vocation à à ouais à tourner quoi, à changer pour que justement ça soit équilibré et que là il y a du jeu et que là ça soit intéressant.

et j'ai grandi là-dedans et notamment avec des grands du quartier qui qui étaient qui pouvaient être impressionnants physiquement par rapport à nous qui étant petit et cetera et qui vraiment enfin il y avait des débiles comme partout mais il y avait des des grands hyper chouettes qui nous ont aussi éduqué dans un sens et qui nous ont appris le foot pas du tout dans la violence au contraire à se faire plaisir à pas se mettre des coups à mais [grognement] justement ça vous en parlez pas moi j'ai un peu je au foot et je sais petite expérience de ça et en fait Le foot c'est un sport très dur. Je Il y a un côté très violent en réalité.

On prend des coups en permanence au foot, des coups à l'épaule et cetera. En réalité, je trouve que ça fait penser aussi finalement à la problématique de de de l'antifiisme à cet égard là aussi puisqu'il y a la question de la confrontation physique. Oui. Euh on peut pas vraiment et même la sociabilité hein, je veux dire des petits clubs, c'est souvent dénoncé d'ailleurs. Euh ça peut être une sociabilité très viriliste et assez violente, excluante aussi. Non, mais c'est vrai que c'est bien de le noter parce que là, je fantasme beaucoup le foot parce que moi j'ai eu la chance de grandir là-dedans et ça s'est bien passé.

J'ai rencontré plein de gens dans mon histoire milittante, avant, j'en avais même pas conscience he mais qui m'ont fait état de potentielles exclusions à travers le sport en général et notamment à travers le foot sur des voilà sur des un peu des conditions viriles du sport. Ouais, il y a plein de garçons qui sont très vite dégoûtés du foot parce que c'est c'est trop brutal parce que il faut s'affirmer disons. On peut pas jouer au foot longtemps sans sans avoir une forme de sans s'affirmer de manière par la force quoi. C'est vrai qu'il y a sans résister aux agressions même les agressions régulières dans le jeu hein. C'est vrai. C'est vrai.

Il y a cette partie bon qui existe par ailleurs dans plein de sports. C'est vrai dans le foot. Euh, j'en avais pas forcément conscience quand j'étais petit que j'y jouais parce que juste je prenais plaisir, je me disais bah il y a des gens qui aiment pas, il y a des gens qui aiment pas quoi. Euh et pour le coup, j'ai eu aussi un rapport au foot qui est particulier, c'estàd que j'ai conscience en ayant côtoyé d'autres clubs plus enfin quasiment à l'âge adulte parce que j'ai beaucoup circulé dans d'autres clubs et cetera. Je me suis rendu compte que c'était pas forcément partout la même mentalité ce que je viens de décrire.

Euh y compris parfois d'ailleurs même dans le monde du de du foot de rue, il y a des fois je suis allé dans des quartiers où c'était pas la même chose non plus. Donc donc c'est vrai que bon, c'est c'est des expériences aussi à la fois personnelles, à la fois qui décrivent quelque chose. Par contre, c'est sûr qu'il y a des limites au foot, notamment dans l'exclusion, les femmes dans le football aussi à quel point alors aujourd'hui ça a tendance à un petit peu évoluer. Mais je pense que sans sans que ça soit de façon consciente et ni individuelle, je pense qu'il y a des fois où il y a dû avoir des formes d'exclusion dans la cours d'école, des filles qui voulaient jouer au foot.

J'ai pas de souvenir très précis, mais j'imagine qu'il a dû avoir ce genre de mécanisme. Évidemment, c'est toutes les limites. Par contre euh comparé à d'autres sports, moi par exemple, j'ai pu essayer des sports de combat quand j'étais petit. Je me souviens à la MJC de mon quartier, il y avait des initiations et euh ma mère voulait absolument que bon, mon père était plutôt foot, mais ma mère était vachement en mode "Faut que tu essayes plein de trucs culturels, sportif et cetera." Et du coup, j'avais essayé d'autres sport combat. Par j'avais pas du tout aimé.

J'ai un rapport au sport combat parce que à l'inverse, j'ai rencontré des profs, c'était peut-être les mauvais profs, mais qui par exemple lors du cours d'initiation et cetera, nous ont fait mal pour nous montrer un peu des prises et cetera. Par volonté de montrer qu'ils étaient forts et cetera nous ont fait mal quoi, véritablement. Et je ne supportais pas ça. Tu peux me montrer quelque chose sans me faire mal, je vais le comprendre tout aussi bien, voire même mieux.

Et pour le coup, du coup, j'ai un peu fui les sports de combat en disant "Ouais, c'est un truc de bourrin, c'est là pour se faire mal, j'aime pas." Et j'ai rencontré d'autres personnes à l'inverse dans les sports de combat qui m'ont expliqué tout l'inverse que justement ils avaient appris à Ouais. à mieux faire confiance en leur corps. Enfin, du coup je je sais pas, c'est vraiment aussi des je pense des expériences un peu propres et et personnelles qui font que mais évidemment dans sport il y a ça et pour le coup comparé à d'autres sports, ouais, il y a quand même dans le foot un rapport à l'évitement aussi.

Enfin, c'est vrai qu'il y a du contact physique mais des fois ce qu'il y a de plus beau dans le football et ce qu'on retient le plus c'est l'évitement du contact physique et notamment à travers le drible. D'ailleurs, en plus, il y a une histoire décoloniale à travers ça, le drible au Brésil, il y a une vraie histoire décoloniale. Je vous invite à lire lire les les ouvrages de Michael Coréa à ce sujet-là.

Euh voilà, c'est vrai que je il me semble que je cite dans le livre, mais vraiment c'est euh Ouais, il y a il y a tout un truc quoi autour du foot de ce point de vue-là, l'évitement du du contact physique qui était d'ailleurs très bourgeois, beaucoup plus violent que ce qu'on a connu plus tard. Et aujourd'hui, moi ce que je préfère dans le foot, c'est ça. C'est plus l'évitement du contact physique. C'est la beauté du geste par l'évitement. Et alors, indépendamment du jeu lui-même, il y a euh le foot comme spectacle et vous racontez qu'il y a aussi une dimension politique à votre expérience du stade dans le public.

H euh avec cette idée et la formule qui est formulée par Eric Hbom, l'historien qui dit que le foot est la religion laïque du prolétariat. H le public c'est aussi l'organisation du tifo par exemple les sociétés de supporters peuvent être très politisées. Vous rappelez vous donner plein d'exemples historiques he et encore actuel par exemple l'équipe de Livorne en Toscane qui est qui est très très marqué à gauche. Il y en a plein d'autres. L'histoire du Red Star évidemment dans les années 30 et est sous l'occupation.

Et ça vous amène à parler du cas Lyonnais, on y arrive, qui bah qui est complètement inverse politiquement au sens où Gerlan, vous le rappelez, le public de de l'OL est très largement gangrainé par l'extrême droite. H alors sur bon déjà un peu sur ce rapport aux tribune, moi j'ai tout de suite été omnubilé par ce qui se passait lorsque mes premières expériences dans des stades de foot et cetera. vraiment j'étais omnubilé par ce qui se passait dans les tribunes.

Je trouvais ça dingue en fait que et là pour le coup c'est un des seuls sports, c'est pas le seul mais c'est un des seuls sports qui où il y a ça, il y a une autonomie du monde du supporterisme par rapport à ce qui se passe sur le terrain qui est absolument génial. Alors avec plein de côtés négatifs hein, il y a plein de trucs dans le foot qui qui me qui me débectent, y compris de ce qui se passe dans les tribunes et cetera. Mais quand même, il y a il y a un truc qui est très intéressant, c'est l'autonomie des tribunes vis-à-vis de ce qui se passe sur le terrain, vis-à-vis de la direction d'un club.

D'un côté, c'est un sport où on arrête, on n pas arrêté de le dire, on n pas arrêté de le décrier, il y a énormément d'argent, il y a un business fou autour de ce sport et cetera. Et de l'autre côté, il y a une capacité de la part d'une partie des supporters à s'autonomiser de ça et même à rentrer en conflictualité directe avec des directions de club, avec un tout business, un football to business et cetera. Donc c'est c'est vraiment un sport très intéressant de de ce point de vue là. et partout en Europe en plus hein. Parce qu'en Allemagne, en Allemagne par exemple, les publics sont extrêmement jaloux, les supporters sont extrêmement jaloux de leur autonomie.

Ils peuvent protester contre par exemple des privatisations, enfin la vente à des actionnaires, des clubs et cetera. Partout en Europe, mais même au-delà. En Amérique du Sud, il y a des histoires complètement dingues. Le les le printemps arabe en 2011, je crois he c'est le mouvement du printemps arabe et cetera. Euh ce qui part notamment en Tunisie mais principalement en Égypte, c'est les mouvements du coup dit ultra de supporters qui sont à la tête des manifestations parce que à cette époque, il y a une telle un tel niveau de répression que c'est les seuls euh mouvements organisationnels qui sont pas dissous, autorisés entre guillemets par le régime.

Et il y a une politisation très forte de la jeunesse dans ces dans ces stades-là. Je pense aussi au Maroc, club du Raja, club de Wed qui vraiment sont en train de renouveler d'ailleurs le monde du supporterisme et cetera. Enfin vraiment le la culture du supporterisme est peut être très politisée, pas que d'ailleurs vient de là, j'en parle un peu dans le livre, mais euh ces allers-retours, il y a beaucoup de supporters aujourd'hui dans le foot qui expliquent que oui, il faut pas surpolitiser, qui se disent à politique, en marque des gens viennent surpolitiser le mouvement ultra et cetera.

Mais en fait, le mouvement ultra est né de la rue, est né de la contestation sociale euh notamment par la gauche italienne à l'époque. Et tout l'animation en tribune, les mégaphones, les tambours, les immenses banderolles et cetera vient du monde de la manifestation.

tout après c'est c'est cette histoire là c'est un peu oubliée et perdu et nous d'ailleurs on a repris certaines fois certains codes livre vous dit que vous avez fait retour en inventant de nouvelles formes avec le mouvement notamment on s'est mis à recopier un peu mais de façon naturelle parce qu'on était beaucoup à venir du monde des tribunes dans le moulier antifasciste pas qu'à la jeune garde et du coup on s'est mis à adopter certaines choses qu'on vivait en tribune à à le l'inscrire entre guillemets dans les manifestations ce qui a déconcerté les autres les autres parties de gauche radical que c'est complètement dingue.

Mais bon ça après peut-être on y reviendra dans il y a eu ces ail retour mais c'est vrai que ça a eu un impact très fort sur sur mon truc. Par contre j'aurais tendance à ne pas surpolitiser non plus les tribunes. Faire attention à pas surpolitiser. Il y a plein de gens qui viennent en tribune qui viennent pas de faire de la politique et quelque part j'ai envie de dire tant mieux. Ils viennent observer du foot comme moi. J'y allé principalement pour le foot. Mais c'est vrai que culturellement, il y a quand même des biais euh politiques. Par exemple, lorsqu'on dit qu'à Gerland ou autour euh du club à Lyon, euh il y a euh une présence de groupusculé Saint-Bite, c'est vrai.

Euh c'est vrai qu'ils ont la main mise aujourd'hui. Euh alors ça a tendance un peu à reculer, mais ils avaient la main mise sur certains groupes de supporters et donc sur une partie des tribunes et c'était les plus forts entre guillemets pour tenir la tribune. Pour autant, ça veut pas dire que l'ensemble de la tribune, loin de là et heureusement était des néofascistes en puissance et cetera. D'ailleurs, il y avait énormément de gens qui n'osaient pas parler mais qui a été extrêmement frustré que le club et les tribunes et l'image de ses supporters absolument bah voilà des hugan violent d'extrême droite au néonazie et cetera. Donc donc faut toujours faire attention à pas surpolitiser.

C'est vrai, ça existe. Il y a une politisation et il y a des fois une politisation qui est absolument immonde. Mais de l'autre côté, ça veut pas dire que évidemment toutes les tribunes sont politisées loin de là. Et c'est des fois d'ailleurs très complexe hein, il y a des clubs en Italie, je vais pas tout citer.

On a des fois une partie de la tribune qui est par exemple d'obédience très à gauche, antifasciste et cetera et une autre partie de la tribune, je dis en talim comme partout d'ailleurs qui peut être parfois d'intance néonazie et cetera et parfois du ça crée d'ailleurs des je pense à Paris à un moment je le cite entre la tribune Boulogne et la tribune Huteuil qui ont des histoires complètement différentes qui ont été à des niveaux de de confrontation extrêmement violents malheureusement euh c'est Hute qui prévu finalement c'est-à-dire plutôt la gauche en tout cas l'extrême droite qui tenait Boulogne. C'est ça je en tout antiraciste, cosmopolite et cetera que c'est fait.

Euh les néonazies aujourd'hui ne viennent plus à Paris. Alors, si on on reprend le fil, c'est si j'ai bien compris surtout en terminal et puis ensuite pendant votre licence que votre politisation se développe et elle se développe d'abord avec une fraction du NPA qui s'appelle l'étincelle hein. Euh dont vous vous êtes éloigné ensuite hein. Ouais. Euh euh mais c'est de là que vous venez et euh je crois encore qu'à votre première candidature à une législative en 2022, c'était à Lyon. Oui. Euh vous étiez candidat à NPA, en tout cas soutenu par le NPA. À ce moment-là, je suis plus au NPA. Euh évidemment, j'ai toujours des acquintances, mais oui, je viens de cette histoire-là.

Par contre, soutenu par le NPA et tout à fait. Ma supplante était était militante au NPA. Et donc voilà, c'est par là, c'est par ce trotskisme là, puisque le NPA est un mouvement trotskis, fait partie de la grande famille du trotskisme que vous avez été politisé et est-ce que vous considérez que c'est toujours quelque chose, c'est toujours une famille, une sous-famille politique qui vous définit ? Oui. Euh oui et non. Je vais mettre un peu de nuance. Bon déjà juste bon je le dis un peu dans le livre, je l'ai beaucoup dit dans d'autres intervent très nécessaire mais on l'antifascisme c'est pas un hobby. J'aim le redire ici. C'est pas un jeu. C'est parce qu'on y est confronté en fait.

Enfin, en fait, l'antifaschisme est une réaction au fascisme. Et là, en l'occurrence, moi mes premières rencontres politiques, malheureusement, j'avais 15 ans, c'était quand on a rencontré des militants d'extrême droite extrêmement violents à Lyon qui nous ont pourchassé, hein. Et donc, en fait, j'ai toujours eu cette vigilance sur l'ext à ce moment-là, je suis pas du tout organisé politiquement. Je sais pas ce que c'est l'antifascisme, manif une manifrait de Sarkozy, hein, en 2010. Tout à fait. C'est extrêmement violent et cetera.

C'est la première fois que je vois des mecs faire des salut nazis dans la rue alors qu'on étudie ça en plus au collège, je me dis qu'à priori le nazisme c'est pas vraiment le le défini ouais le l'idéal politique que que je me fais quoi. Et de voir des gens qui font des salut nazis comme ça dans la rue dans ma tête c'est pas possible vraiment. Il y a aussi un truc d'orgueil en me disant c'est pas possible que des gens puissent faire des salut naasis dans la rue courent après des gens en fonction de leur couleur de peau, leur religion supposée ou leur orientation sexuelle peu importe. Ça m'était insupportable. Mais il y avait vraiment un truc d'orgueil et de dignité. C'est pas possible quoi.

Ce n'est pas Je ne veux plus jamais revivre ça de ma vie. Et [grognement] il y a cette espèce de truc comme ça qui se construit et effectivement plus tard au lycée pour reprendre un peu le fil, je rencontre effectivement cette professeur d'histoire. Alors moi je suis passionné d'histoire. L'école ça se passe pas forcément bien mais l'histoire je suis passionné. J'ai des excellents résultats. Au collège bon j'ai des résultats moyens mais plutôt bons. Effectivement au lycée j'ai des excellents résultats. À mon bac, c'est peut-être la seule matière un peu qui me sauve pour avoir mon bac.

Euh donc je suis passionné d'histoire et euh et cette prof effectivement je sens dans ses dans ses interventions, elle parle notamment de la commune de Paris avec un peu passion et cetera. Alors elle reste historienne hein, elle fait attention à pas avoir un discours militant mais on le ressent un peu dans sa façon de raconter que il y a un peu plus de passion sur d'autres sujets. Donc moi, je me laisse un peu transporter par ça et cetera et puis on finit par échanger plus tard lorsqu'elle change d'établissement. Et effectivement, elle est militante à la fraction étincelle qui est une fraction qui était d'ailleurs dans un premier temps à lutte ouvrière.

Je crois qu'ils ont quitté l'utire ou l'ut ouvrière les a un peu écarté. Je sais plus exactement l'histoire mais il me semble que c'est un peu celle-ci. Et donc ils sont au NPA. Faut savoir qu'à ce moment-là, je vais pas rentrer dans le détail mais je ne sais pas que la fraction étincelle est au NPA. On me parle que de la fraction étincelle. C'est un peu particulier hein, mais on me parle que de la fraction étincelle. Mais bon, moi j'ai pas je m'en fiche un peu en fait pour être très honnête. Il y allit jeunesse communiste qui m'avait approché aussi. Vraiment l'étiquette politique à ce moment-là je m'en fiche royalement.

Euh je veux juste apprendre politique, genre j'ai je j'ai des j'ai des colères, j'ai des j'ai des j'ai des remontées face à des injustices que j'observe, mais je veux des je veux comprendre les mécanismes qui produisent ces injustices, ces inégalités sociales et cetera. Et pour le coup, la fraction étincelle en ça euh même s'il y a des fois on a eu des désaccords sur la compréhension de ce qui se passe et cetera, est une école de formation assez forte. Mais les trotskistes de façon générale, le mouvement trotskistez connu pour ça.

Il y a beaucoup de d'élus de dirigeants de gauche, pas que dirigeant d'ailleurs, de militants à gauche qui sont passés par cette formation entre guillemets trotskistes. Par contre là où donc en ce sens-là, je suis très rattaché à cette école politique et cetera. J'ai encore d'ailleurs beaucoup de liens avec d'anciens camarades, pas forcément de la fraction, même si ça me dérangerait pas de partager des moments politiques avec, mais notamment du NPA. J'ai passé encore d'ailleurs des universités d'été au NPA quelques jours. Ça m'a fait beaucoup de bien. Donc j'ai encore évidemment beaucoup d'inquiétance. Par contre, j'ai jamais été un grand dogmatique.

C'estàd moi me définir comme trotskiste, ça m'a jamais parlé. Déjà parce que je suis pas un un grand intellectuel qui mange des livres à tout va et cetera, même si je suis passé par là dans cette formation. J'ai passé 2 3 ans à peu près la fraction étincelle et en gros toutes les semaines on avait un rencart. On me donnait des choses à lire, à décortiquer et cetera. Puis ensuite, on en parlait la semaine d'après, on me redonnait des choses à lire ou des films à voir. Des fois, c'était pas forcément que que des livres, mais c'était beaucoup par le livre. Euh et ça a été une grosse école de de formation.

On est allé aussi euh deux fois par mois à l'ENS faire des formations entre nous, des topos un peu historiques et cetera d'analyse sur la situation. On m'en a donné d'ailleurs à faire, on m'a aidé à le construire et cetera. Je [grognement] l'explique dans le livre. Donc ouais, c'est une grosse école de formation. Mais c'est vrai que très rapidement, je me suis rendu compte que bah c'est pas là où j'allais militer parce que on me proposait de d'aller tracter par j'avais je sais pas 16 17 ans voire [grognement] 18. On me proposait d'aller tracter devant les usines de la chimie au sud de Lyon. Du couloir de la chimie. Ouais.

Bon euh après, il faudrait un débat stratégique avec l'infraction étincelle pour savoir si si c'est ce qu'il fallait faire. Moi en tout cas, c'était pas vraiment ce qui m'attirait à ce moment-là. Ça correspondait pas vraiment à ce que je vivais aussi dans mes conditions matérielles, dans dans ce que je voulais faire en politique et cetera. Puis après sur des raisons euh sur des questions politiques vraiment propres, par exemple l'antifascisme, l'antiracisme, le féminisme qui à cette époque-là euh m'interrogeit beaucoup et me questionnait beaucoup, il y avait euh pas vraiment de solution qui a été donnée d'un point de vue euh action politique quoi.

C'était en gros après la révolution, on verra ça. Et ça pour le coup ça me plaisait pas trop. Et au NPA pour le coup, j'ai trouvé plus mon pied de ce point de vue-là. Il y a eu un un moment euh que vous évoquez important dans votre itinéraire, je crois. C'est celui où vous êtes arrivé avec une amie qui portait le voile musulman euh et donc je crois à une réunion politique. H h et on on lui a signifié qu'elle ne pourrait pas euh militer euh en étant en portant le en portant le voile. C'est quelque chose que vous avez pas supporté vous raconter.

Euh et d'ailleurs, il y a un fil directeur, je le dis en en passant, ça transparaissait déjà d'après ce que vous disiez euh euh autour de de l'affectif, autour de la de la réaction profonde. Vous commencez le livre en disant euh l'intime est politique hein. Et la politique, c'est d'abord quelque chose d'intime. Euh vous disiez tout à l'heure aussi, pour moi c'est insupportable de voir des gens faire salut nazi dans la rue. En fait, il y a ce fil directeur là et et ce rebondissement important dans votre itinéraire que j'évoqué à l'instant, il ressortit aussi à quelque chose d'affectif et d'insupportable. Ouais, tout à fait. Mais je pense c'est c'est les deux quoi effectivement.

Enfin, c'est c'est effectivement cette phrase au début du livre qui décrit parfaitement ça et sur cette affaire aussi. C'estàd que c'est à la fois quelque chose de très politique. En fait, on m'a fait comprendre qu'elle ne euh que cette camarade que j'ai rencontré en première année de fois que je suis arrivé à la fac euh et à la fois il y avait des liens plus que de la camaraderie, il y avait aussi autre chose. C'était aussi une amie quelque part, même si des fois les frontières sont un peu fou entre camarades, amis, tout ça, mais c'est vrai que je l'appréciais beaucoup. On échangeait énormément politique.

Elle elle était elle est italo-marocaine et [grognement] elle avait passé son bac en Italie, il me semble. elle arrivé en France justement pour pour l'université.

Euh et c'est vrai que c'est vrai que ouais, on a on a eu énormément de discussions politiques y compris sur cette question de l'islamophobie et notamment alors j'avais quelques idées a priori mais c'est vrai que je je ne me rendais pas compte ce que ça pouvait être qu'être une femme qui porte le voile, qui milite dans une avec des convictions, des mêmes convictions au sein d'un groupe social qui des fois peut être excluant parce que islamophobie présente absolument partout dans la société, y compris dans des milieux parfois très à gauche, des milieux qui se prétendaient révolutionnaires et cetera et cetera.

Ces questions-là, on partait un peu de loin et là notamment bah voilà donc on a beaucoup de discussions. Je grandit aussi politiquement avec elle notamment sur ces questions de l'islamophobie euh de l'antiracisme de façon générale et on arrive à cette réunion euh de l'étincelle he de la fraction étincelle et on me fait comprendre la fait cette réunion en mode non c'est super, elle a le droit de venir en réunion et cetera mais par contre elle pourra pas militer avec nous. Elle ne peut pas représenter notre mouvement parce qu'elle Ouais parce qu'elle porte le voile. Excès, un symbole pour nous dépression.

bref, par tous les biais islamophobes qu'on peut entendre et cetera et à mais vraiment je suis choqué quoi. Je me dis mais c'est pas possible. Alors que à la limite il y ait ces discussion qui soit posé bon parce qu'il y a des billets islamophobes dans la société et que on a besoin de de s'éduquer collectivement. J'ai envie de dire ça a traversé toutes les organisations. Pourquoi pas ? et qui est de principe cette exclusion avant discussion ouf c'était rude quoi. Et du coup cette camarade ouais ça a été bah moi pour moi ça a été insupportable et ça a été une des raisons qui ont accéléré mon départ.

Je savais que j'allais pas y militer des années encore une fois comme j'expliquais parce qu'il y avait plein de limites sur plein de questions. Mais là c'est ce truc là ouais m'a vraiment choqué et je suis pas en train de jeter des pierres à la fraction étincelle. Ce serait trop facile de dire regardez la fraction étincelle ils ont fait n'importe quoi à l'époque et cetera. Oui, c'est vrai, je pense c'était une grosse erreur mais ne pas se mettre ne pas se mettre ne pas se se cacher toutes les organisations politiques de gauche d'extrême gauche était traversé par ces par ces questions islamophobes. Donc c'est certainement pas le problème que de la fraction étincelle. [grognement] Voilà.

Et du coup ça a été effectivement un moment de de rupture assez fort et là vous rejoignez le NP en fait c'est vousz pas plus que ça mais vous êtes plus à l'étincelle. C'est ça qui était un peu étrange c'est que la fraction étincelle faisait partie du N. Encore une fois, c'est du détail, c'est la bouille trotte un peu étrange. Mais effectivement, je rentre au NPA, bien que je militais depuis quelques années, en tout cas, je je j'étais dans les cercles de l'infraction étincelle, effectivement, je rentre au NPA en étant à la fac. À ce moment-là, c'est pareil, l'étiquette politique me dérange un peu.

J'ai pas envie de m'engager dans un truc un peu aussi un truc un peu individualiste en mode "Ouais, moi je rentre pas dans une organisation politique, je veux garder mon indépendance et cetera." Aujourd'hui, je le perçois comme ça en tout cas. Euh mais je me dis j'ai quand même conscience de me dire c'est pas possible, faut absolument qu'on soit dans une organisation collective pour s'émanciper collectivement. Je peux pas être dans un truc de moi, je me fais mon parcours politique, qu'est-ce que c'est que cette ce machin ? Et du coup, je fais le pas euh de rentrer au NPA, même si j'ai pas envie d'être tout collé NPA, je fais le pas de rentrer au NPA.

Et euh pour le coup, une organisation où il y a une jeunesse euh aussi euh parfois autonome de la direction du parti qui arrive à faire des choses et beaucoup plus au clair sur les questions de l'antifascisme, de l'antiracisme, du féminisme euh qui ne s enfin qui ne pardon qui ne se détache pas de son histoire du mouvement ouvrier, de la question de la lutte sociale et cetera, mais qui est aussi traversé par ces questions-là, qui liutes sociales euh les questions que je viens de citer, donc qui me parle beaucoup plus et puis aussi, c'est une affaire, je lui dis dans le livre Euh une affaire aussi de aussi de d'esthétique des affiches des tractes de comment se tiennent les militants les militant en manifestation d'Olivier Besancot aussi.

Ouais, ça m'a parlé en vrai. Ça m'a parlé. C'est ce qui a fait aussi que j'ai enjin une paix. Mais il faut pas des fois à gauche, on a tendance à avoir honte un peu de dire que aussi on est on est lié à des questions esthétiques, à des affects voilà du corpus du corpus euh l'xis corporel pardon.

de l'exis corporel, la manière de se comporter, la manière de s'habiller et cetera et je le dis bah Beso il avait des Air Max c'est con je suis pas en train de dire il aurait pas eu d'ir Max serait pas rentré NPA pas du tout ça paraître très bête mais ça m'a aussi parlé ça fait cque quoi ah ouais il vient d'une histoire d'une histoire qui me parle en plus tu un amateur de rap à plusieurs reprises je l'avais vu en photo avec la Scrat Connection et cetera le rap j'en parle pas beaucoup d'ailleurs dans le livre parce qu'on a pas pu tout dire le rap aussi a énormément participé à ma politisation et ouais c'est des codes comme ça qui qui font que ouais tu as des affectes et tu rentres plus ou moins lié à une organisation quoi.

C'est pas que ça évidemment mais c'est aussi ça. Alors vous le disiez tout à l'heure, l'antifascisme c'est pas un jeu. C'est quelque chose qui est bien au contraire absolument nécessaire, qui a qui a sa nécessité. Vous revenez souvent sur l'histoire centenaire euh de cette tradition d'autodéfense des mouvements ouvriers euh entre donc finalement ce choix du NPA Ouais. et 2018, début 2018, la fondation de la jeune garde à Lyon à laquelle vous participez, au sein de laquelle voilà vous allez évoluer.

Il y a il y a un choix qui est lié notamment à la situation lyonnaise et en même temps à la conjoncture nationale des années 2010 de monté de première montée de ces groupuscules fascistes ou disons d'extrême droit de toutes sortes et leur entreprise euh pour le dire en terme gram chien qui ne rraairait pas d'ailleurs d'hégémonie culturelle hein il et vous décrivez ça à Lyon en particulier c'est ça qui vous fait passer à la nécessité de l'antifascisme en En fait, la nécessité de l'antifascisme, je l'ai déjà en amont. Comme je viens de le dire, en 2010, il y a eu cette manifestation.

Il y a eu évidemment la mort Clément Amérique en 2013, qui est vraiment une déflagration pour beaucoup de gens et j'en fais partie. Euh toute une génération de se dire "Ah ouais, l'extrême droite, tu es encore, il y a encore des militants nazis qui qui attaquent dans la rue qui qui provoquent la confrontation et cetera." Donc c'est vrai que ça a été c'est la découverte aussi de l'antifascisme organisé en fait avec Clément Ammérique. Moi à ce moment-là euh parce qu'il était militant de l'action antifasciste Paris Banlieu. Tout à fait. Euh il en existait aussi à Lyon les groupes antifascistes mais vraiment pour le coup je les connaissais pas. J'en avais jamais entendu parler.

Je côtoyais pas du tout le milieu militant à ce moment-là. Du coup si ce n'est par la fraction tercielle mais vraiment dans la formation politique. Du coup c'est vrai que j'en voilà c'est aussi à travers clérique je me rends compte qu'il y a un antifascisme organisé. Bref donc il y a effectivement ce trucl et au NPA je pense que je peux faire de l'antifascisme ce qui est en partie vraie.

J'ai fait de l'antifascisme avec le NPA euh et on a fait des trucs parfois chouettes et cetera, mais il y avait pas mal de camarades qui étaient frileux sur pas mal d'aspects euh parce que à Lyon justement, il y avait une une telle une telle c'est un rouleau compresseur l'extrême droite à Lyon, une telle violence qui était euh présente dans les rues et cetera que tout était misé sur la sécurité des militants et des militantes au NPA et a raison hein, je comprends le je suis pas en train de blâmer les camarades he pas du tout, c'est des histoires différentes et cetera mais du coup il y avait vraiment ce truc de un peu de de mise en retraite sur la question antifasciste.

On pouvait faire des trucs mais de façon hyper sécurisée. Fallait faire attention qu' qu'il y a un un membre du parti de Paris qui vient et qui dit attention à Lyon faut vraiment faut faire l'odoron quoi. un camarade et et encore une fois le quand je dis ça c'est pas pour jeter la pierre parce que c'était ses réalités, c'était son histoire. D'ailleurs, c'est un camarade qui a qui a pu avoir un antifascisme très radical dans son dans son expression, qui a pu être confronté des fois à des choses très dures et cetera.

Je pense c'est aussi son histoire qui a fait que il se disaient ou là là si à Lyon il commence quelque chose vraiment d'affrontement avec l'extrême droite de prendre au pied l'extrême droite et cetera, pied à pied l'extrême droite, ça va être très dur pour les camarades. Et je pense qu'il avait peur en fait, il avait peur pour nous, il avait peur pour le NPA, il avait peur. Et et et quand je dis ça, je suis pas en train de dire que ses camarades parce qu'on pourrait penser que je dis "Ouais, les camarades manquaient de courage et cetera." Pas du tout.

Encore une fois, moi j'ai jamais pensé que les organisations qui à ce moment-là, il y en avait plein et pas que le NPA, il y avait même des camarades anarchistes, des camarades syndicalistes, des camarades d'écolo, des camarades qui avaient peur de l'extrême droite et a raison, on avait raison et moi le premier, on avait raison mais ouais en fait on avait peur mais on avait les chocottes mais a raison. Il y avait pas une manifestation, ils attaquaient pas et ils étaient ils étaient ils étaient violents, ils étaient armés.

Je vous laisse apprécier que que la police voilà était pas forcément très avian la question de la répression sur les mouvements d'extraite était comme Ouais un peu à géométrie variable, on peut dire ça comme ça, très rarement stoppé, très rarement arrêté et cetera vraiment mais il fallait il fallait se rendre compte dans quel moi je me souviens le mouvement au travail et je suis jeune he c'est le premier mouvement que je vis il n'y a pas une manifestation où l'extrême droite se prendent pas une manifestation alors des fois il décide de charger la manifestation extrêmement violemment avec des bares Il il y a des vidéos, il des photos, hein, c'est pas avec des barres [grognement] en fer, des casques, il charge la manifestation plein fer et cetera, notamment les cortèges jeune en priorité, mais pas que aussi des cortèges syndicaux et cetera.

C'est extrêmement violent et il y a des fois juste ils prennent pas trop la peine ou alors des fois ils ont pas forcément les effectifs pour mais ils passent à la fin d'une manifestation, ils agressent des militants et des militants isolés mais toutes les manifestations, il n'y a pas une manifestation où c'est pas le cas. les statistiques que les statistiques que vous donnez sont assez effarantes, hein, les les dizaines et dizaines d'agressions euh en marge des manifestations mais aussi aux terrasses euh enfin voilà dans le tissu urbain lyonnais, c'est c'est quelque chose de régulier quoi.

C'était des fois c'était plusieurs fois par euh par semaine, des fois plusieurs fois dans le même weekend, des fois plusieurs fois dans la même soirée qu'on apprenait qu'il y a eu plusieurs agressions. Euh je sais pas, une fois on apprend qu'un homme noir a fini tout nu et ils l'ont enfin c'est une c'est de fait une agression sexuelle. Ils l'ont frappé, ils l'ont violenté au sol tout nu. Enfin c'est ils l'ont filmé. Enfin, il y a des trucs vraiment très violents quoi. Des couples homosexuels qui se font agresser aussi dans la rue.

Euh des attaques de librairie anarchiste, des sympas, enfin bref, c'est vraiment et il y a une forme de complaisance de la part des autorités lyonnaises, la mairie, le maire Gérard Colomb notamment qui sont euh voilà qui qui considèrent que ça fait partie de Lyon, de la tradition de Lyon finalement et qui s'attaquent pas du tout en réalité au problème. Ouais. Ou ouais. pour plein de raisons.

Euh d'une part, il y avait un truc mais qui est qui est cynique, hein, très stratégique de dire il faut absolument pas que ma ville, parce que là je je prends la parole du maire euh soit décrite comme une capitale de l'extrême droite, c'est pas possible pour une mérite gauche de dire que euh il y a des néonasies partout dans la ville qui font ce qu'ils veulent. Voilà, reconnaître. Exactement.

Donc il y avait cette question cynique, stratégique absolument dégueu euh de manque de courage et aussi une réalité c'est que Gérard Colomb il traînait dans des milieux bourgeois que dans les milieux bourgeois lyonnais il y avait énormément de fils d'eux qui étaient militants à génération identitaire de machin on a appris par exemple qu'un des voisins euh notamment de Gérard Colom pas loin c'était un militant identitaire et cetera à l'époque. Donc enfin je veux dire et a priori les parents s'entendaient bien de ce qu'on a cru comprendre. Enfin bon, je pas voilà vous faites une petite histoire de cette traditione.

Vous dites Lyon ça a jamais fait des très gros scores du français mais en revanche c'est la patrie de l'Union des droites. Charles Millon, vous faites allusion à ce président de région qui avait été élu, qui avait défrayé la chronique à une époque où il fallait pas s'allier au RN, au FN. il avait utilisé les voix et c'est un pionnier de de l'union dans la radicalisation extrémiste des droites. Et et et et Lyon, vous citez d'ailleurs des chercheurs là-dessus aussi hein, c'est pas seulement votre vécu, c'est une une capitale française de l'extrême droite, voir une capitale européenne. Oui. Oui. Absolument. C'est une plaque tournante des extrême droites radicales au niveau français.

C'est une certitude et au niveau aussi européenne, faut savoir qu'à Lyon, il y avait cinq locaux d'extrême droite. Oui. Enfin, quand nous on monte la garde, il y a cinq locaux publics. Même pas des des caves un peu cachées et cera cinq locaux publics. Il y avait les royalistes de l'action française, les néonazies du Gud des compagnie, euh les identitaires qui avaient la Trabou et la Gogé et il y avait aussi les péténnistes alors qui étaient en perte de vitesse. Donc je les mets dans les cinq locaux très rapidement.

il le perdent non pas par antifascisme actif mais plus parce que il y a d'autres dynamiques dans les courants d'extrême droite et du coup les péténistes un peu à l'ancienne notamment du parti nationaliste français sont perdre vitesse et perdre le local mais quand même faut lisser imaginer ce que ça donnait quoi. On avait cinq locaux publics d'extrême droite et pour vous donner un autre d'idée le NPA avait un local associatif dans lequel il pouvait y avoir des réunions du NPA n'était pas publique. C'était trop dangereux pas c'était trop dangereux pour un parti du NPA quand même qui se présentait aux élections présidentielles.

si gropusculaire que ça quand même qui était obligé de se cacher à Lyon. C'est une atteinte très claire aux libertés publiques de toute façon. Absolument. Donc on était dans ce rapport de force politique là à Lyon. Enfin, faut imaginer dans quel rapport de force politique on est. Chaque manifestation euh au aux sorties mais toutes les organisations faisaient ça, hein, pas que le NP évidemment, on nous demandait d'enlever nos autocollants. Oui. Euh, vous savez, les autocollants on disait je sais pas augmentation du SMIC, des trucs un peu de manif et cetera parce que il y avait le risque de croiser les SROT. Mais enfin, faut s'imaginer un peu dans quelle ambiance on était.

Des facultés comme la faculté de l'Union 3, j'en parle aussi dans le livre, euh [grognement] est une plaque tournante de l'essembro depuis même dans son histoire. Rapport et tout à fait. sur ces questions, le Grèce, les études indo-européennes, euh le négationnisme évidemment qui concernait Bruno Gol euh figure de du Front National à l'époque, le GUD qui a une implantation comme un peu Paris Assas qui a une implantation très forte et cetera. Typiquement des organisations comme l'UNEF syndical ne pouvaient pas tracter à Lyon 3 sans avoir un service d'ordre antifasciste. C'était pas possible parce qu' se faisait agresser.

Il y plusieurs fois des militants lunf qui sont fait casser la binette très violemment à Long 3 et cetera. Donc on est dans cette ambiance-là à Lyon et vous faites une petite histoire des dissensions internes euh à cette extrême droite les M qui sont fortes et vous avez pris un malin plaisir même à un moment donné à les utiliser. Ça faisait partie de la stratégie antifasciste notamment euh les les heurs très violents entre j'ai découvert ça entre génération identitaire et bastion sociale. Ouais. Ouais. Bah et lié au Liguean du foot, ça a toujours été les liens sont à la fois très poreux, à la fois c'est différent.

Enfin, mais oui, en fait c'était en fait, je décris ça parce que c'est pour vous montrer à quel point l'extrême droite était forte à Lyon et puissante que il y avait tellement peu plus ou peu d'oppositions en face qu'ils envenaient à se sur la tronche quoi. Alors ça a toujours existé hein à l'extrême droite entre eux qui a de la vi parce que déjà c'est des milieux extrêmement violents. Donc pour régler les problématiques ça généralement ça se règle dans la violence et cetera.

Euh mais mais là, ils étaient tellement devenus puissants et hégémoniques que vraiment ça il y a eu des périodes d'affrontement pendant des semaines et des semaines entre notamment le basson social qui était en pleine ascension et génération identitaire qui a été hégémonique déjà depuis plusieurs années. très très dur quoi et lié avec des questions liées au au supporterisme à Lyon et des houiganes qui en gros commençaient à l'ornier un peu sur le basson social alors que jusqu'ici Génération Identitaire avait un peu la main dessus et réussissait un peu à à surfer un peu sur cette valle houligan cette vague pardon iganéonia à Lyon.

Donc il y avait ces ces trucs et ça a été très violent et Génération identitaire restait l'organisation parfois pas forcément la plus nombreuse, ça l'a été un moment mais en tout cas la plus violente. Euh la plus violente, ouais, il sortait des couteaux, ça a été très très très violent pour génération identitaire. Mais oui, donc tout ça pour dire, pour revenir à notre affaire, les euh Lyon comme capitale de l'extrême droite, [grognement] violente, gropusculaire et à la fois en incapacité de transformer ça en résultats électoraux. Alors, il y a eu des des votes électoraux pour moi, c'est toujours trop hein que l'extrême droite arrive à faire des scores, c'est toujours trop de base.

Mais c'est vrai qu'aré à d'autres villes comme Marseille, comme d'autres villes et cetera, il y a pas eu des résultats à Lyon si forts que ça pour l'extroit et même a tendance à reculer année après année ou en tout cas une gauche qui a tendance à là au au dernièr dans les dernières élections à à grossir. Mais il y a un tissu socioculturel dans la ville hein.

ça qui aussi qui vient de de il y a l'extrême droite, je veux dire voilà de de de certains intégristes catholiques et cetera aussi qui partagent cette histoire de l'extrême droite donc qui enfin tout ça vient se vient se lier puis après c'est des histoires aussi géographiques hein c'est qu' lion c'est tout bête c'est dans c'est dans le couloir est de la France que on sait que l'extrême droite s'est reconstruite autour de la guerre d'Algérie, notamment des anciens de l' cera qui sont principalement implantés en Provence d'ailleurs ce qui explique les scores très Reste très fort dans le mais pas que dans l'ensemble de la province mais aussi couloir ranien et puis qui monte jusqu'à Lille et Lyon de fait est au milieu de tout ça.

Donc c'est un peu on a énormément de militants par exemple lillois de Provence et cetera qui venaient à Lyon faire des petits stages soit d'agression soit de formation politique peu importe. Mais du coup, on a aussi cette histoire géographique euh beaucoup d'Italiens aussi de Casapun, j'en parle aussi à un moment dans le livre, qui sont venus influencer l'extrême droite et inversement l'extrême droite lunes qui est venu influencer l'extrême droite en Italie et dans le Nord principalement mais aussi à Rome et donc qui passait aussi par Lyon parce que c'est aussi géographiquement plus pratique entre guillemets. Donc il y a aussi cette réalité géographique qui a qui a joué.

Ce qui déclenche en 2018 cette décision de de créer la jeune garde, c'est euh vous le racontez un un échec, l'échec du festival euh du GAL, le groupement antifasciste Lyon et environ qui avait été créé après la mort de Clément. Euh si je me souviens bien, en 2017, vous racontez euh que bah vous prenez conscience, vous et sans doute pas mal de gens autour de vous, qu'il faut créer une nouvelle organisation qui soit capable de mettre à l'ordre du jour, je vous cite, l'antifascisme de masse. Ouais. Euh bon, cette histoire du festival en réalité, c'est pas le festival en lui-même parce que je pense qu'il a il a pourquoi on parle de l'antifest.

Je pense qu'il y a eu plein de choses hyper bénéfiques à ce festival. C'est pas le festival en lui-même, c'est juste que euh je cite à un moment donné où autour de ce festival, il y avait l'idée justement de déborder le festival de musique et d'en faire un moment politique avec une manifestation euh notamment portée par le GAL à l'époque euh mais pas que. Euh il y avait aussi d'autres d'autres organisations qui étaient autour de ça, mais c'est vrai que pour nous ça a été un moment d'échec un peu sur Lyon et j'emporte pas la responsabilité que sur le GAL he les veilles. D'ailleurs, je le décris dans le livre, il y a un ensemble de contexte, une situation qui fait que on en est arrivé là.

Il y a aussi tout un tas d'organisations qui pour moi étaient trop frileuses sur plein d'aspects qui ont fait que ça a isolé certains antifascistes et dans cet isolement ce aussi convaincu de leur isolement. Et donc petit à petit, il y a eu un isolement de l'antifascisme. Euh et ça pour le coup pour nous c'était une impasse. C'était une impasse parce que typiquement cette manifestation, je crois qu'il y a une cinquantaine centaine de personnes grands maximum, on attendait des des gens qui venaient de l'Europe entière.

On pouvait s'attendre dans une ville comme Lyon par exemple qui est vraiment occupée par tout un tas de groupes muscul sans droite à ce qui est ça soit une grosse manifestation. Je sais pas, on pourrait imaginer au moins 500 personnes. Peut-être un millier mais au moins 500 personnes. Ça a pas marché. Et ça a pas du tout marché. Ça a été un échec total. Il y avait 50 à 100 personnes nassées directement par la police. Euh donc évidemment ça c'est pas de la faute des antifascistes mais de fait le fait d'être peu nombreux et cetera, bah ça provoque ça.

Euh et une surradicalité de façade qui pour nous pas forcément sur cette manifestation mais de façon générale dans cet isolement de l'antifascisme, il y avait une surradicalité de façade qui faisait que d'une part cette radicalité n'était pas effective, c'est-à-dire contre les personnes pour qui il fallait la mettre en place, c'est-à-dire les milices néonazies violentes. Il y avait pas cette radicalité qui qui se rendait effective et en plus de ça qui effrayait une partie de notre camp sociale au sens large. C'estàd qu'il y avait tout un tas de personnes qui se disaient "Qu'est-ce que c'est que ces uluberlus ? Euh tout en noir euh qui font peur d'aspect et cetera en manifestation.

Quand tu as une manifestation, tu débarques, tu as 50 à 100 personnes et que les 50 à 100 personnes, ils [grognement] sont ils ont pas l'air, même s'ils peuvent l'être, mais ils ont pas l'air très accueillant au moins visuellement dans l'aspect et cetera." Bah, il faut se poser des questions stratégiques en fait. Comment ça se fait queonarrive pas à être plus nombreux ? Et en plus de l'autre côté ce jour-là, il y a eu énormément d'agression de l'extrême droite parce qu'en fait la manifestation nassée est restée dans un quartier plutôt à gauche. On va dire ça comme ça.

En tout cas, là où l'extrême droite n'ose pas trop mettre les pieds, c'est les quartiers de la Guillotier à Lyon et cetera, plus populaire. Bon, mais dans le reste de la ville de Lyon, il y a eu vraiment beaucoup d'agression et c'est sûr que bah on se dit "Ah, il y a eu un peu tout qui a été loupé, il y a pas eu de manifestation importante. Euh donc bof et en plus de ça, les milices d'extrême droite ont pu opérer comme ils le souhaitait." Euh peut-être que d'autres auraient d'autres analyses sur la journée, mais en tout cas nous on en avait cette analyse à plusieurs jeunes et cetera et cetera et on s'est dit c'est pas possible, faut qu'on faut qu'on fasse quelque chose quoi.

D'une part pour si possible éviter qu'il y ait plus d'agression d'extrême droite queil en avait à l'époque. Et puis euh et puis pour tenter de faire des manifestations plus importantes et des moments où on se sent plus en sécurité quoi tout simplement. Vous choisissez le nom Jeun Garde avec une forte conscience de sa dimension historique, du fait qu'il s'agit de renouer un fil la de reprendre la tradition l'autodéfense ouvrière puisque la jeune garde ça a été d'abord dès les années 10 en fait un groupe de défense face à à la milice de l'Ation française en tout cas à au Camelot du Roi qui était un groupe violent lié à l'Ation française.

Et puis ensuite le PCF a repris si je me trompe pas ce nom hein. Euh vous dites il s'agit de renouer le fil d'un antifascisme de classe. H en quoi ça consiste ? Euh concrètement euh je vais encore vous citer vous dites bien sûr on a une formation à l'autodéfense mais cette formation ça passe d'abord par l'étude du mouvement ouvrier comme par des exercices pratiques. Vous dites l'essentiel tient moins au combat physique qu'à l'apprentissage collectif. Hm. se déplacer ensemble, se faire confiance, savoir faire corps. Hm. Ouais. Sur sur cette histoire de la question de l'autodéfense, euh c'est vrai que euh on a eu tendance à gauche à nier cette histoire-là.

C'est qu'on avait un peu la sensation comme ça à moins qu'on aille étudié un peu en plus en profondeur, mais que les fascistes étaient arrivés un peu comme ça au pouvoir presque. Il y avait pas eu de résistance en amont, je veux dire.

Euh et on a trop souvent nié le fait que bah s'il y a eu des résistances extrêmement fortes euh notamment je pense au hardardity del Popolo qui sont un peu les premières vraies organisations antifascistes en Italie là où le fascisme est né là où le fascisme est né évidemment évidemment des années 20 y compris comme l'antifascisme est une réaction au fascisme de fait c'est là où les où les premiers anti-fascistes naissent et il y a eu des exemples de résistance mais extrêmement fort alors il y a la marche sur Rome effectivement où c'est où ça a été plus difficile mais il y a eu des villes comme Parme par exemple où il y a eu des semaines et des semaines de résistance, les fascistes n'arrivaient pas à rentrer dans la ville parce que il y a eu cette résistance justement antifasciste autonome parfois du mouvement, pas que des fois complètement connectés, parfois plus autonome, peu importe.

Mais en tout cas, cette conscience de se dire le mouvement doit s'autodéfendre face à la menace fasciste et c'est certainement pas l'État qui est en train de basculer dans une bascule fasciste qui le fera. Et en fait, c'est l'histoire du mouvement ouvrier ça. Et le nier ou de ne pas le prendre en compte, c'est pour nous ne pas se donner les armes possibles de de rentrer en en résistance face au fascisme qui vient, notamment dans ces périodes où le fascisme repointe le bout de son nez. Et donc c'était tout simplement aussi un le le les roteurs comme comme Ferbunt pardon, je parle pas très bien allemand était aussi des organisation d'autodéfense en Allemagne qui ont été extrêmement puissantes.

Je pense au port d'Amembourg qui sont restés d'ailleurs des villes plutôt antifascistes. Il y a eu des mais je sais pas des des des milliers de jeunes des dizaines de milliers de jeunes qui sont rentrés en résistance. les nazis ne pouvaient pas rentrer euh dans la ville quoi. Euh donc ça c'est et moi quand j'ai appris cette histoire-là mais ça m'a fait vo j'étais rempli de dignité un peu de me dire "Ah il y a des gens qui se sont battus." C'est pas seulement après une fois que les nazis sont arrivés au pouvoir et ont pu mettre en place toutes leurs erreurs et cetera que s'est passé la résistance.

Non, il y a eu des exemples y compris en France avec les jeunes gardes et cetera et qui ont participé d'ailleurs pour nous en partie à l'existence du Front populaire. Cette question de l'unité est née sur les pavés parce que vous savez l'unité on peut la décréter, on peut la on peut la clamer, on peut tenter de la mettre en place dans des interrogants et cetera. On la vivra mieux, pas mieux j'ai envie de dire que face aux fascistes et notamment dans la question de l'autodéfense. Dans des moments où il y a des néonazis armés qui cherchent à vous attaquer, vous en avez rien à faire de savoir si l'autre il est aux jeunesse communiste, l'autre il est anarchiste, l'autre il est insoumis.

Ça n'a plus ça n'a plus de au moment ça n'a plus de sens hein. Le seul sens c'est défendre notre camp et éviter que des néonazies charcle tout le monde quoi. Donc c'est [grognement] vrai que c'est vrai qu'il y a cette question de l'autodéfense qui a été très présente dans nos construction et donc d'un point de vue plus pratique, c'est vrai qu'on fantasme beaucoup l'autodéfense. On aurait l'impression que il faudrait moi il y a beaucoup de gens par exle qui me disaient mais vous faites des sports de combat ? Pas du tout.

Et je dis pas ça là pour faire plaisir, mais on a des camarades qui par ailleurs dans leur histoire propre personnelle, moi c'était le foot, qui sont passés par des sports de combat, peu importe, mais vraiment euh non enfin c'est ça marche pas comme ça en fait et j'en ai rien à faire que l'autre il a fait des sports de combat, pas pas de sport de combat et cetera. C'est d'abord une histoire et la première autodéfense c'est elle est collective et en fait elle est pratiquée à tous les étages. C'est pas que la jeune garde évidemment loin de là l'autodéfense ouvrière elle commence par le service d'ord de la CGT. Elle commence par ça pas que. Il y a plein d'autres exemples d'autodéfense, hein.

Elle commence par ça, par l'idée de se dire que en manifestation ou dans des moments, on doit être en autonomie et en capacité de défendre nos manifestations, de faire attention à que elles tombent pas vinaigre, qu'il y ait pas de violence qui s'exerce sur les gens qui viennent manifester et cetera et cetera. Et euh et là, plus spécifiquement dans le cadre de l'antifascisme, il y a une autodéfense plus particulière parce que on fait face à des gropuscules armé et cetera et cetera. Donc, il faut une connaissance particulière du sujet et cetera. Et ça commence par le collectif. Moi je me souviens par exemple, on a déjà fait des tournois de foot dans cet esprit de l'autodéfense.

Apprendre à vivre ensemble des moments collectifs, sportifs et cetera et cetera et pas forcément des sports de combat. Après, libre aux gens de faire des sports de combat mais c'est pas comme ça qu'on constit l'autodéfense chez nous. Vous insistez là-dessus he sur l'auto-organisation, le collectif donc comme vous le disiez là et donc la discipline. Mais la discipline librement consentie. à plusieurs reprises dans le livre euh vous croisez un petit peu le faire avec les autonomes h avec les fameux Toto euh qui ont un rôle traditionnel euh et un vécu très important euh dans leur dans dans leur dans dans leur imaginaire et dans dans leur style de la manifestation que vous ne partagez pas.

Ouais, [grognement] c'est vrai qu'avec la jeune garde quand on a commencé en amont de la jeune garde du coup mais ce qui a débouché sur la jeune garde, on était plusieurs jeunes à rencontrer par ailleurs d'autres militants antifascistes un peu plus âgés que nous et cetera qui qui avaient la trentaine. À l'époque, nous on avait plus la vingtaine où ils avaient la trentaine. On savait pas exactement ce qu'on voulait faire d'ur à la base, on savait pas enfin à aucun moment on aurait imaginé de de je sais pas déboucher sur une députation, avoir un porte-parola, de être dans plusieurs villes. Vraiment, on avait aucunement cette idée-là.

Par contre, on savait ce qu'on voulait pas par rapport à ce qu'on avait vu sous nos yeux. Moi, je vais donner un exemple très précis. Par exemple, au moment de la loi de travail, du coup, comme je disais, on est attaqué systématiquement par les SBRAT et cetera. 2016 hein. Donc 2016 on discute de façon un peu unitaire à travers différents groupes politiques. Donc à l'époque, il y a les jeunesses communistes, il y a la il y a la coordination des groupes anarchistes donc qui sont les libertaires. Euh nous, il y a le NPA, on n'est pas forcément d'ailleurs les plus majoritaires. Et puis il y a un peu les courants autonomes.

D'ailleurs, les autonomes, ça va un plôt rien dire parce qu'il y a plein de courants, il y a plein d'histoires différentes. Il y a les apellos, il y a les insurrectionnalistes, il y a des antifascistes autonomes, il y a plein de courants. Mais bon, on a des discussions un peu stratégiques de comment ce qu'on fait face à l'extrême droite qui nous attaque en manifestation et cetera et nous naturellement on propose c'était principalement les organisations dites organisées justement euh qu'il soit libertaire JC ou le NPA ont dit bah ce serait bien de se munir d'un service d'ordre. Ouais. Et mais ça veut pas dire que service d'ordre il doit être comme si comme ça.

On en discute ensuite qu'est-ce qu'on met en place ? Quelle limite au service d'ordre et cetera. Un peu on peut s'organiser quoi collectivement tout simplement. se donner des mandats euh et les autonomes, ils en veulent pas ça. Et en fait, on a pas tous les autonomes, mais on a des autonomes qui sont extrêmement virulents qui nous disent "Non, c'est un truc de flic, euh c'est autoritaire. Euh et là, [raclement de gorge] on se dit mais qu'est-ce que c'est ?" Bon, pour nous c'était du gauchisme pas possible.

On s'est dit mais en fait là et la manifestation d'après euh ils disent en gros chacun peut se défendre, il suffit d'y aller puis en plus un truc très viriliste très martial en disant que faut pas avoir peur face au fascistes. Il y avait en plus un truc côté très la mauvaise radicalité pour moi c'est la surradicalité justement de façade de dire en gros presque un peu il y avait un truc ouais vous êtes pas courageux à vouloir organiser un service d'ordre quoi. C'est bon quoi. Ils viennent on est là quoi. Manifestation d'après. Il doit y avoir presque plus d'un millier de jeunes presque dans le corte jeune et cetera. Les faschistes sont une cinquantaine.

Alors oui, ils sont armés, oui, ils sont extrêmement violents. Flouf, tout le monde part en courant. Et c'est pas c'est normal quand tu t'es pas organisé collectivement, tu as des gens armé qui te foncent dessus, naturellement tu pars en courant. Si on avait eu un service d'ordre, ce qu'avait par exemple la CGT, la CGT a bloqué leur leur leur progression dans la manifestation violente et cetera parce qu'ils avaient un service d'ordre, on s'est dit "Ah mais là faut qu'on arrête ça quoi." Et donc là est né un peu l'idée de ça veut dire qu'il faut s'organiser face au violence extro droite et qu'il est possible de les arrêter et qu'il est possible de les faire reculer.

Et là dessus effectivement on avait des différences stratégiques. Là je je fais exprès de c'était beaucoup plus nuancé que ça. On avait des autonomes qui aussi mettaient en place des sortes de services d'ordre, mais je fais exprès de de polariser pour comprendre un peu les dynamiques qu'il avait eu qu' a eu à cette époque. Voilà, vous dites he nous n'avons jamais cru aux vertus de la spontanéité pure, ni souscrit au fantasme de l'émeut. Et ça, toujours dans le même ordre d'idée.

Là, je suis un peu plus cru parce que j'ai eu vraiment là, je le dis avec là, ça va concerner plus les militants et les militantes qui ont aussi ont ont vécu ces histoires-là euh 2016, gilets jaunes plus tard et cetera. Moi, je j'ai vraiment j'ai un ralbol de la surradicalité de façade aujourd'hui. Heureusement, il y a beaucoup de gens qui ont évolué et nous aussi on en fait partie, hein. Il y a beaucoup de de camarades qui sont passés par la jeune garde qui viennent aussi de ces milieux.

Euh, je ne supportais pas cette radicalité de façade, de se prétendre super-héros de la lutte et cetera sans rien mettre en place de façon collective et sans être un peu humble vis-à-vis de de ce qui se passait. Et surtout encore une fois, ce n'était pas un jeu. Moi ça me faisait pas rire que les militants fascistes fassent fuir 1000 jeunes euh linge des jeunes au sol et cetera parce que juste on avait pas mis en place les outils organisationnels pour le faire vraiment. Mais ça me sortait par les trous de nez.

Euh et donc je dis pas qu'on a tout réglé avec la jeune garde loin de là mais en tout cas on a tenté de remédier à ça et de proposer des cadres justement avec de la discipline parce que c'est pas drôle d'être confronté à Alexandre Roat parce que ça voulait dire je vais donner un exemple tout bête hein. Moi je pouvais pas boire des coups en terrasse. C'est pas moi parce que moi individuellement c'est parce que j'étais reconnu par l'extrite en tant que militant antifasciste comme d'autres camarades he c'était pas moi tout seul évidemment mais notamment j'étais très reconnu par l'extr alors quand je suis devenu porte-parole évidemment encore plus je ne pouvais pas boire de coup en terrasse.

Ou alors il fallait un peu c'est à Lyon en tout cas c'était pas possible dans le centreville c'était pas possible. C'est qu'en 5 minutes, il suffisait qu'un militant extroite passe pour qu'il ait 15 militants d'extrite qui viennent retourner la terrasse et potentiellement j'y passais quoi. Donc donc ça demandait une discipline extrêmement forte et un niveau d'engagement extrêmement forte. Et pour ça sans le collectif on n'y arrive pas.

On a besoin de collectif, on a besoin de se fixer les règles et notamment ça passé, je raconte un peu dans le livre, ce qui a beaucoup surpris le milieu militant à l'époque, ils nous ont pris un peu pour du fou furieux à l'époque, par exemple par euh le fait queon disait il fallait pas boire d'alcool dans le dans les moments militants. C'est qu'en manifestation, il fallait absolument que les camarades soient le plus alertes, soient le plus plus lcide possible. Beaucoup plus lucide. Et puis aussi, il y avait un autre aspect, c'est que lorsqu'on se met à vouloir résister aux attaques de l'extrême droite, il peut y avoir un cycle de la violence qui peut commencer à s'enclencher potentiellement.

et donc avec l'alcool potentiellement cré une dépendance et n on voulait absolument que les gens soient lucides et et ne viennent pas pour de la violence, il fallait résister à la violence et justement pas la provoquer. C'est là toute la difficulté et c'est parfois très contradictoire et il faut justement une discipline extrêmement forte collective et c'est ce qu'à la jeune garde on avait réussi entre guillemets à à alors je dis pas qu'on a pas fait des erreurs avec la jeune garde mais entre entre guillemets à à limiter certaines certaines dérives qui peuvent exister lorsqu'on se met à à être confronté à cette violence.

Ça va à l'encontre d'une d'une conception comment dire euh un peu festive, catarctique euh un peu une mythologie de la violence en manifestation qui qui peut qui peut avoir son importance hein auprès de auprès de certains groupes, auprès de certains militants. Et là, on voit qu'effectivement c'est pas du tout ça. C'est pas du tout ça l'idée. Espèce de de moment où on se lâche quoi et où on fait un peu n'importe quoi. C'est pas du tout ça quoi. C'était une fête organisé disons parce qu'en vrai moi j'ai pris énormément plaisir en manifestation. Enfin là enfin on pourra encore retrouver des images en manifestation et cetera.

Justement aussi on vient de cette histoire un peu des tribunes et ça se retranscrit en manifestation.

Euh bon là je suis avec un méga fan de machin et on des fois on s'est retrouvé avec des cortèges de plus de 500 personnes avec des images hyper belles, toutes les mains en l'air qui clappe ensemble euh des des moment de sauter ensemble des moments de communion mais ça doit rester à certains égards mais voilà pour déjà vis-à-vis des fascistes pour notre sécurité il fallait absolument qu'on qu'on mette en place des des choses qui font que les camarades moi je vous savais j'ai j'ai j'ai fait une j'ai fait une séance dédicace là de livre aux anfill il y a une camarade mais elle m'a touché elle elle m'a fait monter les larmes aux yeux que elle elle est elle m'a elle m'a donné un mot d'ailleurs euh à ce moment-là, c'est une camarade qui est lyonnaise, qui est jeune, beaucoup plus jeune que moi.

En fait, elle était lycéenne et les premières manifestations qu'elle a fait, elle les a faites euh à Lyon. Elle avait extrêmement peur. Elle connaissait le compte actionné, elle avait déjà été confrontée parce que lors d'un blocus lycéen, il y avait eu des attaques de l'extremmoite extrêmement violente. Ils avaient lyché notamment des jeunes filles. Enfin, vraiment, c'était terrible. Et du coup, elle avait cette histoire là. Elle avait très peur de venir en manifestation.

Elle est venue en en cortège de la Gengarde, elle s'est sentie rassurée et elle elle en avait les larmes disait "C'est horrible, vous êtes dissous maintenant et cetera." Et et bien évidemment, il y a pas que la jeune garde et il y a plein d'autres organisations qui sont en capacité aujourd'hui à Lyon de mener ce travail là et tant mieux. Mais c'est vrai que c'est pour nous ça ouais ça a été ça a été un changement quoi. Il y a toute une génération de militants et militantes qui sont venus en manifestation qui avaient moins peur. C'est pas qui avait plus peur parce que la menace était toujours là mais qui avait moins peur et petit à petit l'extrême droite n'attaquait plus nos manifestations.

Ça ça a été une grosse victoire. La première étape de de de votre entrée finalement dans la politique traditionnelle, c'est ce choix en 2022 d'être candidat contre un candidat écologiste à Lyon, ce qui a donné d'ailleurs un score tout à fait honorable. Je crois que vous avez fait 7 %. euh et ce qui a ensuite entraîné euh l'idée disons la qui a ouvert cette possibilité d'une autre candidature à dans une circonscription en Avignon qui était pas gagné mais éventuellement gagnable.

J'imagine qu'il y a eu des c'était pas évident de passer de de cette de cette gauche donc mouvementiste au fond de de la jeune garde à la représentation politique dont on sait qu' qu'elle a pas forcément très bonne presse auprès de la gauche radicale. Non non, c'est clair. C'était pas du tout une évidence et en fait c'est toute l'histoire de la jeune garde et là où je pense on a été euh les plus forts, entre guillemets, quand je dis les plus forts par rapport à tout ce qu'on a mis en place, euh le la chose la plus forte, pardon, qu'on a réussi à mettre en place, notre capacité d'adaptation systématiquement.

On s'adaptait à aux nouvelles données, à notre capacité à à se remettre en question, à poser les limites de ce qu'on était en train de faire. Je sais pas, on avait réussi à fermer un local fasciste, deux locals fascistes, trois locals fascistes. Ouais, c'est bien. OK, on a réussi à ça et alors on se repose sur nos lauriers, on essaie d'aller au-delà. Et bah le porte-parola a été aussi un peu dans cette dynamique là. Porte-parola, personne n'imaginait un jour, il y avait déjà eu des formes de porte-parola, non ?

notamment au moment de la mort de Clément parce qu'il fallait une parole antifasciste face à tout ce qu'on pouvait raconter comme fantasme sur les milieux antifascistes mais disons que ça avait pas été organisé penser à long terme c'était sur le coup un peu de façon spontanée et cetera mais on a vraiment voulu organiser ça en disant on va sur le terrain médiatique on décide d'affronter cette questionlà et on décide de le faire pourquoi parce qu'il y avait des militants identitaires qui le faisaient extrêmement violents à Lyon qui avaient des locaux depuis des années qu'on affrontait dans la rue depuis des années et cetera, qui ont décidé de faire ce truc là. Bah nous on fait quoi ?

On les laisse parcourir ce cheminlà et faire comme si Dran était. Non non donc ça restait une démarche antifasciste comme je disais l'antifasciste c'est une réaction a ils vont sur ce terrainlà. Pourquoi est-ce qu'on se refuse d'y aller par dogmatisme ? Parce que c'est pas cool en tant qu'antifaschiste de se dire on a des portees-paroles d'aller sur les médias. Oui encore une fois il y a des aspects négatifs à ça. Il y a des risques à prévenir et faut en discuter collectivement et donner des limites à ce rôle-là. Mais par contre, on se refuse pas d'y aller quoi. Ils y vont, ils se permettent d'y aller.

Eux qui étaient dans des caves encore il y a encore quelques années et cetera, mais on y va, on va les affronter aussi sur ce terrainlà. Et alors à l'issue de ce qui finalement ça et c'est pareil pour les élections, pardon. Mais ouais, à l'issue de ce qui est quand même finalement un succès avec ce score, ce score complètement honorable. Euh il y a des discussions qui se font et alors j'ai noté vous parlez de la rencontre avec Mélenchon euh qui manifeste euh une curiosité particulière et qui contrairement à d'autres représentants politiques éminents, à vos yeux s'adresse à vous à la jeune garde sans condescendance. Ouais.

Ah ouais, ça a été un ça a été un marqueur pour nous parce que on avait beaucoup de fantasmes et de pas que de fantasme mais aussi de comment dire euh de d'a priori sur ce que pouvait être des mouvements plus plus électoralistes et cetera de de la politique professionnelle parce que on vient d'une histoire encore une fois militante où on a beaucoup de réserves, beaucoup de craintes aussi et a raison hein. Je je maintiens cette vigilance encore aujourd'hui, même si je suis député et je suis élu aujourd'hui. Et du coup, c'est vrai qu'on avait beaucoup de réserves. Voilà. Et la chose qui nous a plus surprise et je pense que c'est la plus grande force de Mélenchon, c'est d'être curieux.

Ça peut paraître bête hein, mais des fois on perd un peu de notre curiosité lorsqu'on devient on est militant depuis des années, on a vu plein de choses, on a l'impression de tout connaître sur le bout des doigts, on est parfois lassé, on est parfois un peu cynique en politique et cetera. Il a gardé cette curiosité. Bon, je dis pas tout le temps, mais en tout cas, il l'a gardé notamment vis-à-vis de la jeunesse. Il est hyper curieux et notamment pour vis-à-vis de ce qu'on faisait. Mais qu'est-ce que vous faites ? Racontez-moi.

En manifestation, je vous ai vu avec vos grands drapeaux, avec en plus de ça, on avait des cortèges assez massifs, mais vous faites la fête, vous faites les choses de façon différente, vous avez l'air vachement discipliné. Euh vous renvoyez d'autres codes, euh il était vachement curieux quoi. Et c'est vrai que il y avait aucune condescence.

J'ai pu, je vais pas les citer ici, mais j'ai pu rencontrer des dirigeants syndicaux, des dirigeants politiques, des fois d'organisation qui se prétendaient beaucoup plus radical par exemple que la France insoumise, beaucoup plus révolutionnaire qui était d'une condescendance que je n'ai pas retrouvé par exemple chez Jean-Luc Mélenchon ou d'autres dirigeants de la France insoumise. Beaucoup d'humilité, beaucoup d'humilité. C'est ce qui nous a beaucoup rassuré dans les discussions avec la France insoumise. Mais juste pardon, je me permets de faire un petit retour en arrière sur les élections législatives en 2022.

Ce qui aussi nous pousse à aller dans ces élections, c'est d'une part parce que il y a une anomalie pour nous de la NUPES. On a un ancien macroniste qui se présente sous les couleur des écologistes et donc ce qui se glisse dans la NUPES à ce moment-là, on est en mode c'est pas possible. C'est un ancien élu macroniste a été élu en 2017 sous Macron et on va pas nous la faire. Là c'est fini cette gauche là là qui fait des des allers-retour dans tous les sens. Donc on décide d'y aller un peu pour corriger l'anomalie. Il y en avait quelques-unes comme ça en France, ça en faisait partie. C'était là en plus on militait donc il y avait du sens.

Et aussi c'est Jean-Luc Mélenchon en 2022, on se dit "Ah, peut-être qu'on a loupé un coche." On mène une campagne antifasciste en 2022. Euh, on essaie de lutter contre le RN, contre la campagne de Zemour qui est explosive à ce moment-là. Elle est très violente, elle est très massive et cetera. Et on se disent zut, on a loupé quelque chose parce que avec Mélenchon, on aurait pu éviter Marine Le Pen au second tour et potentiellement même faire gagner la gauche radicale au second. Oui, puisque cette année-là, le NPA, contrairement à l'année prochaine, fait le choix de présenter quand même un candidat. Tout à fait.

Bon là je remettrai pas la pierre sur NPA loin mais en tout cas on dit quelose on dit ah il y avait quelque chose quand même. Puis même dans la société on a senti qu'il se passait quelque chose dans la jeunesse. Il y a plein de gens qui sont mis à croire en quelque chose et cetera. Donc on se dit oui d'un point de vue antifasciste on doit requestionner. C'est à ce momentl qu'on se dit nous aussi on veut intervenir sur cette question électorale et cette première ébauche effectivement en 2022. Quelques mots sur la campagne de 2024 rapidement parce qu'on a on a on a on a plus beaucoup de temps malheureusement.

Ça a été une campagne quand même assez sale en ce qui vous concerne puisque ce choix de LFI de vous présenter a été vécu par le reste de l'échiquier politique presque comme une provocation. En tout cas, a été vu comme tout à fait inacceptable. Euh Fabien Roussell, je crois, est allé jusqu'à demander à ce que on vous enlève votre investiture parce que tout à coup a filtré euh l'information euh dans la presse de droite que vous seriez fichiers s euh c'est-à-dire que donc euh l'objet d'une mesure complètement arbitraire euh décidée, on ne sait dans quel bureau euh par les services secrets ou en tout cas le ministère de l'intérieur.

Bah tout à coup sort du chapeau le fait que ce militant de la June garde qui est présenté par LFI à Avignon serait fichier donc évidemment Fichi ça veut dire terrorist terrorisme. Le canard enchaîné même a participé à à la désinformation à votre égard en essayant de faire croire que vous aviez participé Oui. Enfin en tout cas que la jeune garde avait avait participé à une agression antisémit complètement faux. Euh voilà. Puis ça c'est quand même notre histoire quoi. Enfin on s'est mis à militer parce que justement il y avait des personnes en raison de leur religion supposée antisémites mais pas que qui se faisaient lycher.

Moi les premiers autocollants que j'ai arraché c'était des autocollants de la vafen SS devant devant la faculté de Lyon 3 et cetera. Ça m'est insupportable ça truc de voir un journal comme le canard enchaîné versé dans dans ce genre de dans ce genre de d'intox. En tout cas, cette campagne et une victoire, ce solde ce solde par une victoire mais une victoire qui a été acquise de de haute lutte et finalement contre un mouvement disons de de rejet y compris au sein de d'une partie du camp de la gauche. Ouais. [grognement] Ouais. Ça ça a provoqué pas mal de remou. Bon que l'extrême de Morate de toute façon c'est l'air ambiant actuel.

L'extrême de Morate nous attaque, diffuse à la fois des fake news, à la fois surf sur ce truc de la fichesse pour instrumentaliser ce truc là. Euh bon ça, on on savait que ça allait être violent et que ça allait être dur mais à ce niveau-là, on s'y attendait pas par contre sur ce tel niveau à un moment c'est devenu un sujet politique quoi. Enfin, on allumait la télé, on parlait plus que de ça. D'ailleurs, j'avais même plus de nom, même plus de prénom, c'était le candidat fichier S Avignon.

Bon euh donc c'est vrai que ça ça fait beaucoup de bruit et par contre c'est vrai que pour toute une partie de la gauche, je pas encore reciter tous les noms qui ont flenché mais wou les amis c'est pas bon quoi. Enfin franchement vraiment c'est ça pue quoi. Moi que vous m'aimiez pas, que vous aimiez pas mon histoire politique à la limite on s'en fout et on peut en débattre. J'ai aucun problème avec ça. On n'est pas là pour dire on a absolument raison, c'est parfait ce qu'on fait et cetera, loin de là. Mais par contre, céder aux injonctions d'extrémat, reprendre leurs mots, reprendre leur agenda politique et cetera ou là c'est pas bon là les camarades hein, c'est pas bon.

Et ça et ça profite à l'extrême droite en fait. Et là pour le coup quand on voit et pour le coup, il y a énormément de camarades communistes qui ont été choqués par exemple par cette par cette intervention parce que ça fait partie éminemment de l'histoire politique du parti communiste, la résistance, le fait d'être en autonomie totale vis-à-vis de l'autodéfense. Enfin, je veux dire des personnages comme Isak Manouan qui ont été traités comme des terroristes qui ont été enfermés à la prison de freine. Il y a encore d'ailleurs leur leurs portraits qui sont qui sont affichés et cetera qui ont été derrière fusillés. Enfin, genre c'est pas possible quoi. On peut pas renier cette histoire-là.

Euh et de ce point de vue-là, ouais, c'est vrai que sans leur en vouloir, je suis en train de leur mettre la sonne d'alarme, je m'en fous de moi ou de notre histoire nous propres et cetera. Juste pour l'antifascisme, faites quelque chose quoi. Et pour le coup, on a prouvé le contraire, c'est que personne ne nous disait gagnant. Mais personne. Mais quand je dis personne, c'est personne. Même y compris des camarades de la gauche radicale entre guillemets, notamment du NPA, pas que et cetera.

Si et c'est pas je suis pas en train de leur jeter la pierre après du tout mais si on posait la question et tout le monde était en mode ça va être chaud quand même hein vu l'abattage médiatique et cera bah ça a été tout l'inverse. C'est que les gens ça leur a redonné confiance en se disant dans un moment on nous dit il faut encore faire barrage contre l'extrême droite gagn g ni gn alors qu'on sait très bien qu'une fois au pouvoir ils sont capables de faire passer des lois en commun avec l'extrême droite et cetera. Bah là, on a quelques personnages, évidemment, je suis pas le seul, mais j'en suis une des incarnations où on sait que a priori, ils vont pas c'é face à les sembrates.

C'est bête, hein. Mais juste ça, il y a plein de gens qui étaient en mode "Ouais, on y va et y compris des gens qui étaient pas de la gauche radicale à la base hein. J'ai rencontré plein de gens durant la campagne qui étaient juste en mode il faut des gens qui doutent texte brate aujourd'hui. C'est plus possible à ce qui est en train de se passer." Et oui, un antifasciste forcément ça parle.

Malgré ce battage médiatique et et ce rejet de la part d'une d'une partie de ce qui est censé être Tot Camp, euh localement, vous avez quand même bénéficier du ralliment euh finalement euh au 2e tour euh mon tour de du Parti socialiste, en tout cas des représentants du Parti socialiste euh sur place, il y a quand même eu une forme d'union. Ouais, absolument autour de votre candidature, je pense qu'il y a plusieurs choses qui ont joué. Bon, d'une part, il y a le contexte. J'espérais qu'il y a encore des personnes quand bien même elles sont capables de flancher à certain moment de quand il y a l'extrême droite qui peut arriver au pouvoir, on se repose quand même les bonnes questions.

Donc d'une part, il y a ça. D'autre part, on a mené une campagne et là aussi, j'en appelle à des camarades qui des fois rentrent d'un peu dans un tunnel de on a le droit d'être en colère certaines fois de certaines positions, d'une certaine gauche et cetera qui flanche et cetera, mais pas rentrer dans un tunnel, notre ennemi c'est pas celui-là quoi. C'est ça reste l'extrême droite. On a passé une campagne à répéter ça. Il y a notamment à des camarades qui allaient s'enfermer dans ce tunnel là notamment parce qu'on avait une candidature dissidente au NFP.

Donc porté par le Parti socialiste et cetera, on était en mode mais en fait on s'en fout qu'il fasse leur campagne, c'est pas notre problème. Notre notre problème c'est l'extrême droite et de sans cesse rappeler ça, c'est con mais ça a joué aussi. Du coup, ça a été une campagne nous en tout cas de nos côtés plutôt propre de ce point de vue-là. On n pas passé notre temps à taper sur d'autres gauches et cetera. Donc ça a joué et puis aussi le festival d'Avignon, je pense a pas mal joué aussi dans ce sens-là. une effervescence politique à ce moment-là contre l'extrême brade qui fait que bon bah tout le monde s'est retrouvé dans le même bateau et et voilà quoi.

Mais ouais en plus on a bien gagné, on a gagné à 4000 voix quand même face au RN. C'était pas une petite victoire à tel point avec l'extrême droite mais je me souviens des des premiers instants. On n pas encore nous on n pas encore les résultats officiels. On sait qu'à priori on se dirige vers une victoire mais on n pas encore les résultats officiels. Ils font fuiter sur internet qu'on serait battu à plat de couture dès le premier tour mais encore plus au second tour on serait battu à plat de couture arna éliminé bla bla blabla 60 40 % pour le RN. Moi, il y a ça qui sort, toute l'extrême droite le reprend.

Mais toute l'extrême droite euh, ils reprennent ça, tout va parce que dans leur tête, c'était impossible qu'on puisse gagner. H on a bien gagné en vrai. Euh alors pour moi, c'est toujours trop ce qu'a fait le ce qu'a fait le RN comme score et cetera. Mais ouais, et c'était une très belle victoire de ce point de vue-là. Il a un beau pied de nez à beaucoup de gens qui nous disaient perdant et disaient que ça allait être impossible avec une candidature comme la mienne, avec la campagne qu'on a mené et cetera. On a prouvé tout le contraire et en restant ferme sur nos positionositions, généralement ça peut faire ça peut ça peut faire des bons résultats.

Et alors, c'est comment d'être d'être député quand on vient pas de ce monde ? Ça vous a fait quel effet d'arriver là ? Et quoi ? Ça fait un peu plus de 2 ans maintenant. Euh quel bilan rapidement ? C'est pareil, je le raconte aussi un peu dans le livre. Alors forcément pas forcément en détail mais lorsqu'on arrive dans cette institution, tout ce que ça peut comporter, les dorures, les les plafonds qui font 18 m de haut. Euh ouais, en vrai, on n'est pas à l'aise he au début. Au début, on n'est pas à l'aise. Il y a toujours ce truc de la légitimité qui se pose.

Mais même encore aujourd'hui, en réalité, hein, je pas vous dit vous trouviez vous aviez du mal à trouver votre place, que vous avez parfois le syndrome de l'imposteur. Euh, j'ai toujours ce tru-là euh de façon un peu moins forte forcément parce qu'on prend aussi des habitudes, on se rend compte qu'il y a des choses qui se décantent. Mais oui euh enfin je vais pas vous mentir euh dans rien que le fait que je sois jeune euh voilà que que c'est con mais j'étais assistant d'éducation juste avant d'être d'être député. Euh j'ai pas de capital en possession. Enfin le seul capital que j'ai d'ailleurs je le dis dans une interview, ça fait beaucoup rire mais j'ai un scooter.

D'ailleurs, ils ont même pas mentionné tellement ça paraissait petit par rapport au respect. Normalement, c'est la fonction de la la représentation nationale. L'Assemblée nationale représente la population. Normalement, on n'est pas beaucoup et ouais, du coup, je le sens même dans les interactions. Il y a des fois des il y a il y a plein il y a plein de de gens qui sont qui sont pas forcément méchant qui ont de mauvaise intention. Je le sens bien comment on me parle, comment on comme on me regarde, comme Ouais, il y a toujours ce truc de légitimité qui se pose.

Et par contre à l'inverse qui peut être contradictoire mais en fait qui finalement n'est pas beaucoup, c'est lorsque je me suis mis à croiser pour les premières fois parce que dans un premier temps, je suis arrivé à l'Assemblée nationale qu'avec les camarades de la France insoumise et cetera. J'ai découvert l'Assemblée nationale dans ce contexte-là et finalement de croiser des Français Hollandes, Gérald Armanin, Marine Le Pen et cetera, tous des gens qu'on a combattu dans nos mouvements sociaux dans les mesures et en fait et là de réaliser, je me dis ils sont là, on est à côté et en fait ce sont vos officiellement on est au même statut. Bah oui et franchement ils ont les boules.

Fallait voir comme ils me regardaient au début tous ces gens-là en mode "Mais qu'est-ce qu'il fait là celui-là ? [rires] J'étais pas le seul mais en partie aussi." Et du coup ce et ben finalement ça m'a remis dans un truc de ou je suis fier d'être là, je vais je viens mener le combat au cœur du au cœur du tourbillon politique quoi. J'ai envie de dire. C'est c'est incroyable. C'est incroyable ce truc là. Et d'ailleurs, c'est le bug un peu dans la matrice parce que toutes ces institutions sont faites pour éliminer les gens comme nous entre guillemets. La façon dont c'est fait et cetera bug dans la matrice, on est là. Bah du coup c'est violent médiatiquement parce qu'ils nous en veulent.

Quand je dis médiatiquement, c'est évidemment la presse bourgeoise qui appartient au milliardaire et cetera. Donc vous équez ce politiste qui a parlé d'un sens caché, sens censs, c'est-à-dire le fait que la démocratie est censée être celle du suffrage universel, mais qu'en réalité on est dans une forme de démocratie sensitaire parce qu'il y a pas d'accès réel à travers le sens pour participer, c'est ça à des gens, j'allais dire ordinaires comme vous, comme beaucoup d'autres députés de la France insoumise à ces institutions et ils ont pas à se retrouver finalement à côté des personnages que vousquez comme j'ai pu en parler pas mal avec d'autres députés.

bien ce truc de la légitimité et c j'en ai parlé avec plein de députés notamment je pense à Sébastien des LGU euh qui se fait aussi beaucoup attaquer pour pour sa place en fait juste parce qu'il est parce qu'il inc taxi il a vécu dans la rue aussi il a grandi dans un quartier enfin forcément il vient d'un milieu social où on lui fait comprendre qu'il a pas sa place dans sa façon s'exprimer et cetera souvent il est il est attaqué pour ça et c'est vrai que d'avoir des personnages comme Sébastien qui qui Sébastien de L qui me disent "Oh on est chez nous [rires] on est chez nous ici. Genre ouais, ça fait du bien. Ça fait du bien. Il faut qu'on termine.

J'avais envie de dire que ce que vous décrivez là, ça rappelle quand même beaucoup aussi le sentiment de certains certains députés à l'Assemblée nationale ou à la convention au moment de la Révolution française, au moment où la nation se retrouve investie tout à coup de la souveraineté et donc les représentants de la nation qui sont réellement issus de de la population sont en position d'être tout à fait d'être d'avoir une partie du pouvoir les fascistes ne supportent pas ça effectivement puisque puisque voilà ce qui est consistantiel à cette vision là fasciste c'est notamment les hiérarchies he les hiérarchies sociales.

Euh mais il faut qu'on termine malheureusement et malheureusement sur la dissolution de la jeune garde qui est intervenue en 2027 2025 pardon. Euh vous racontez comment il y a manifestement un numéro de duettiste qui est fait entre le député RN du nord Sébastien Chenu et le ministre Bruno Retaillot. C'est-à-dire que le premier demande à la tribune cette dissolution et le second va la lui accorder. Euh on a le sentiment aussi qui qui a peut-être un fil directeur entre cette campagne contre vous parce que vous seriez fichiers donc terroriste pendant la campagne.

Euh le caractère insupportable de votre élection quelqu'un qui a votre pédigré se retrouve le père des hommes politiques professionnels. C'est insupportable et qui a un fil directeur entre tout ça et finalement cette dissolution. Ouis. Absolument. entre autres, il a un fil directeur. Euh, on est aussi dans une situation où bon d'une part effectivement le numéro là de jeu entre Sébastien Chenu et Bruno Rota il est ridicule, c'est préparé à l'avance, on sait ça se voit c'est vraiment c'est vraiment de la c'est des courbettes quoi. C'est très voilà.

Donc on sait de toute façon la proximité de Bruno Rutaille avec l'extrême euh et on sait que l'extinat demande de dissolution maintenant depuis des années. Et on a un on a une petite surprise, c'est qu'on se dit qu'ils vont pas la tenter parce que en réalité ils étaient quasiment sûr de perdre cette dissolution devant le Conseil d'État au vu des éléments que il y avait sur la jeune garde. Enfin je veux dire la jeune garde tout ce qui a été reproché était vraiment fait recours donc puisque c'était une décision du conseil des ministres he complètement arbitraire et vous avez fait recours et vous expliquez à quel point d'ailleurs ça coûte cher c'est compliqué. Tout à fait.

C'est c'est très c'est pas c'est pas évident quoi. Contre l'arbitraire de l'exécutif. Tout à fait. Mais on savait que on pouvait gagner quoi. Euh que normalement on devait gagner d'ailleurs au vu du dossier, au vu de ce qui s'était passé. On se disait que les Macronistes n'allaient pas retenter. D'ailleurs, on sait que dans le camp macroniste, ils étaient pas à l'aise avec cette dissolution parce qu'ils se disaient qu'ils allaient perdre.

Euh pas tant sur parce qu'il voulait sauver la Garde hein, loin de là, mais parce qu'il disait "Ouh là, on a déjà perdu contre les soulèements de la terre, on va pas se remanger euh euh une contre disissolution entre guillemets avec la jeune garde." Donc c'est vrai qu'il y avait ce truclà et puis bon comme tout le monde le sait, il y a eu l'affaire des rank au milieu de tout ça qui fait que notre conseil d'état d'ailleurs a été on était censé avoir une audience puis les repoussé.

C'est dans ce lapse de temps qu'il y a cette terrible affaire et qui vient déchaîner les passions médiatiques et cetera et qui donne lieu aussi à une à une tempête médiatique absolument incroyable et un premier temps de désinformation complète puisqueon présente la victime euh comme une innocente victime et puis euh on se rend compte au bout d'un moment qu'en réalité c'est un militant néonazie ce Oui, tout à fait. Il y a plein de choses. Bon, d'une part, il y a Alexandrat qui raconte tout et n'importe quoi. Au départ, ils disent que c'est un un jeune homme qui se fait lych par 50 antifas qui sortaiit de nulle part machin.

Bon, finalement, on se rend compte que c'est beaucoup plus complexe que ça, qu'il y a une confrontation autour d'une conférence de gauche et que ces militants d'advenaient armé quand même attaquer cette conférence de gauche. Donc bon, il y a plein de choses qui qui ressortent. Mais je vais pas revenir forcément sur sur tout ça, mais c'est sûr que forcément ce rapport de force médiatique et politique pèse sur la décision du Conseil d'État et fait que à la fin on a une dissolution.

Bon maintenant le fait c'est que forcément elle fait du mal cette dissolution parce que ça offre une jurisprudence pour attaquer tous les antifascistes et ça rentre dans quelque chose de beaucoup plus large que notre petite situation en France avec la jeune garde et cetera. C'est euh ce que je dis dans le livre, c'est enfin la la partie qu'on a nommé comme ça, c'est anti-antifascisme. C'est qu'on est dans une situation où on a euh une volonté et en fait quand je dis anti-antifascisme, c'est la répression sur l'ensemble de notre temps social et ses outils organisationnels et en l'occurrence antifasciste et que ça ça veut pas rien dire dans l'histoire euh de notre pays.

Et plus généralement, lorsqu'on se met à faire de l'anti-antifascisme, généralement c'est qu'il y a du fascisme qui est derrière tout ça. Et d'ailleurs, il y a des pays où les fascistes sont déjà au pouvoir. Je pense à la Hongrie, les États-Unis, ça y est qui ont décrété que les antifascistes étaient terroristes. Oui, c'est l'idée bien sûr, c'est toutes les lois utilisées contre le terroristes sont aujourd'hui utilisé contre les antifascistes. Le RN d'ailleurs demande ça dans le moment de la for des rang dit il faut considérer les antifascistes comme mouvement terroriste. Wou ! La dernière fois que c'est arrivé en France, c'est pas compliqué, c'est sous les nazis.

La dernière fois que des antifascistes ont été considérés comme terroristes, notamment Missac Manouian et cetera, c'est sous les nazis. Donc on se dit "Ah, il y a peut-être quelque chose quand même qui pue" et et donc oui, effectivement, il faut résister à d'une part, c'est des solutions, mais [grognement] là où je suis enfin, il faut résister dans le sens où il faut poursuivre l'antifascisme et là où je suis confiant, c'est que on a une nouvelle génération militante qui arrive, qui va certainement mieux faire les choses que nous, qui va arriver avec de nouvelles dispositions et surtout qui est qui est forte quoi.

Enfin franchement, on a plein de jeunes militants et militantes qui ont qui ont faim, qui ont conscience de ce péril fasciste et qui ont certainement pas envie d'y plonger les deux pieds, loin de là, qui sont prêts à résister. Et encore une fois, notre jeunesse, si elle est aussi traversée par des courants réactionnaires et y compris par l'extrême droite, elle est majoritairement politisée à gauche et même de plus en plus radicalement à gauche. Principalement d'ailleurs genré hein, c'est principalement les jeunes femmes mais pas que. Et ouais, il va se passer un truc. Moi je pense dans les années à venir là, les années elles vont secouer, ça va être dur.

On a déjà les sciences de 2027 si possible. On espère vaincre l'extrême droite et gagner cette élection évidemment. Mais dans les années à venir, ouais, je pense qu'il y a des choses très intéressantes qui vont se passer parce que notre jeunesse, elle est elle est très marquée à gauche, quoi. Merci beaucoup Raphaël Arnaud pour cette conversation autour de votre itinéraire personnel, jeune militant antifasciste qui aujourd'hui est à l'Assemblée nationale dans les rangs de LFI et autour de ce livre qui paraît début octobre antifasciste avec une préface d'Hugo Payeta aux éditions de la dispute.

Le signal qu'il faut particulièrement les défendre ces éditions indépendantes, notamment les éditions de la dispute car elles traverse des difficultés financières particulières avec la faillite d'un partenaire. Merci beaucoup pour cette discussion et bon courage pour la suite. Merci à vous pour l'invitation.

1:28:09
Non speech

[musique]

1:28:11
Locuteur

[sifflotement]