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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 5 octobre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSécurité

YOANN GILLET est face à DANIÈLE OBONO sur LCI !

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Est-ce que ça vous fait hurler, Yohann Gillet ?

  • 2:26OuverteRéponse partielle

    Sur le fait que les entreprises soient mises à contribution et que les prélèvements seront en hausse de 17,5 milliards.

  • 2:28OuverteRéponse partielle

    Cette nécessité de demander des efforts aux entreprises : comment embaucher, comment augmenter les salaires dans ce cas-là ?

  • 5:18OuverteRéponse partielle

    La satisfaction des marchés : ce budget qui va arriver, est-ce qu'on doit sauver les meubles ?

  • 11:30OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez de ce mardi 6 octobre ? Les cortèges seront mixtes ?

  • 15:09OuverteRéponse partielle

    Sur les violences : les revendications sont-elles légitimes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11InvitéFait
    « Ils ont totalement ruiné le pays ces dernières années. »
  • 0:33InvitéPromesse
    « Marine Le Pen et Jordan Bardella proposeront, mardi, leur trajectoire budgétaire. »
  • 0:54InvitéFait
    « Je ne crois pas que M. Lecornu prévoit de réformer l'impôt sur les sociétés pour le rendre plus égalitaire. »
  • 1:34InvitéFait
    « Marine Le Pen a fait son coming out ordo-libéral et a décidé que désormais, elle appliquerait l'austérité voulue par Bruxelles. »
  • 1:43InvitéFait
    « La vérité, c'est que nous sommes dans une situation, effectivement, d'extrême inégalité, de difficulté sociale pour la majorité des Français et des Françaises. »
  • 3:30InvitéFait
    « Quelles ont été les économies de l'État ? Ce qui coûte une fortune, c'est l'État. Rien n'a été fait. »
  • 4:14InvitéFait
    « La taxe exceptionnelle, qui devait être exceptionnelle depuis deux ans, est maintenue maintenant. »
  • 5:30InvitéFait
    « Évidemment que les marchés vont sanctionner la France. »
  • 7:04InvitéPromesse
    « Nous présentons des contre-budgets depuis que nous sommes à l'Assemblée nationale. »

Temps de parole

  • Invité31 %
  • Présentateur16 %
  • ?12 %
  • Invité 212 %
  • Invité 311 %
  • Invité 48 %
  • Invité 57 %
  • Invité 63 %

≈ 34,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Est-ce que ça vous fait hurler, Yohan Gillet

0:02
Locuteur

?

0:03
Invité

Ils ont ruiné la France et ils continuent à agréver la situation. Les macronistes, évidemment. Ils ont totalement ruiné le pays ces dernières années. Et là, ils nous présentent un budget dans lequel ils continuent à augmenter la dépense publique. Ça, ils oublient de le dire. Et ils demandent des efforts sans réforme structurelle pour réformer l'État, qui en a bien besoin. Il faut que l'État se réforme. Il faut baisser la dépense publique, la mauvaise dépense publique, évidemment, parce qu'il faut aussi pouvoir consolider la bonne dépense publique. Mais il faut avoir le courage de le dire et le courage de le faire.

C'est pour ça que Marine Le Pen et Jordan Bardella proposeront, mardi, leur trajectoire budgétaire. À mardi aussi ? Et là, ce sera un plan très clair. Le mardi 6.

0:42
Locuteur

Un

0:42
Invité

plan très clair d'économie et également la présentation du contre-budget.

0:46
Présentateur

Daniel Obono, là-dessus, sur le fait que les entreprises soient mises à contribution et que les prélèvements seront en hausse de 17,5 milliards.

0:54
Invité

En fait, quand on donne ces chiffres, il faut regarder dans le détail. Je ne crois pas que M. Lecornu prévoit de réformer l'impôt sur les sociétés pour le rendre plus égalitaire. Puisque vous le savez, aujourd'hui, les très petites et moyennes entreprises prennent la majeure partie de la charge au niveau des entreprises, tandis que les très très grandes ne contribuent pas à la hauteur de leur richesse. Je ne crois pas que ce soit prévu. Donc c'est de cette manière-là que M. Lecornu essaie de donner le change en prétendant que tout le monde contribue alors que ce n

1:24
Locuteur

'est

1:24
Invité

pas

1:24
Locuteur

clair.

1:24
Invité

Oui,

1:26
Locuteur

et

1:26
Invité

en effet, il faut trouver les moyens pour répondre à des besoins. Moi, je ne suis pas d'accord avec M. Lecornu, les macronistes et le Rassemblement national qui sont d'accord là-dessus. Vous avez entendu, Marine Le Pen a fait son coming out ordo-libéral et a décidé que désormais, elle appliquerait l'austérité voulue par Bruxelles. La vérité, c'est que nous sommes dans une situation, effectivement, d'extrême inégalité, de difficulté sociale pour la majorité des Français et des Françaises. Et il faut répondre à leurs besoins sociaux, écologiques, et non pas leur demander à nouveau de faire, soi-disant, des efforts. Mais en fait, ceux qui subissent depuis des années la politique menée par M.

Macron vont encore subir. Et ça, c'est complètement injuste. Nous nous y opposons. Et nous présenterons les propositions qui permettent de trouver des ressources parce qu'on en a besoin. Il y a beaucoup de besoins. Vous allez parler, on va

2:15
Locuteur

parler de l'école.

2:16
Invité

Il

2:16
Locuteur

y

2:16
Invité

a la question de l'hôpital, les services publics en général. On a les moyens. Si on met en place de la justice sociale et fiscale, c'est ce que nous proposerons. Sophie de Menton,

2:25
Présentateur

restons un instant sur cette idée, cette nécessité de demander des efforts aux entreprises. Donc comment embaucher, comment augmenter les salaires dans ce cas-là ?

2:33
Invité

D'abord, on marche sur, je ne sais pas quoi, mais marche sur la tête. En l'occurrence, c'est un budget bidon qu'on va avoir. C

2:41
Locuteur

'est

2:41
Invité

un plan de finance bidon parce que l'Assemblée nationale ne veut pas voter. Personne ne veut voter la même chose. C'est donc invotable. Il n

2:49
Locuteur

'y a

2:49
Invité

pas une mesure qui

2:50
Locuteur

est

2:50
Invité

le consensus. Il faut bien voter,

2:52
Locuteur

il faut bien un budget. Il est bien d'accord.

2:54
Invité

Donc il va mettre un budget, mais personne ne sera d'accord. Donc il va mettre les trucs les plus aberrants pour que tout le monde ait un petit cadeau.

3:01
Locuteur

Un petit

3:02
Présentateur

cadeau, pour le moment, tout le monde doit faire un effort.

3:04
Invité

Oui, tout le monde doit faire un effort. Je ne sais pas ce que ça veut dire, tout le monde. Parce qu'on est en train de prélérer la... Regardez le secteur des pharmacies qui vient d'être touché violemment. Ça va être présenté mardi avec 15% de plus sur les pharmacies qui vont être obligés de déclarer, etc. Donc les entreprises sont les seules ressources du pays. Personne d'autre ne crée de la richesse, sinon d'entreprises. Quelles ont été les économies de l'État ? Ce qui coûte une fortune, c'est l'État. Rien n'a été fait. Et donc ce sont les entreprises qui paient tout.

Alors vous pouvez choisir les entreprises, celles qui paient un peu plus, un peu moins, les méchants riches, ceux qui réussissent, les dividendes qu'on n'aime pas. Très bien. De toute façon, ce sont les entreprises qui paient. Et c'est dramatique parce qu'à chaque centime que vous prélevez dans une entreprise, c'est la croissance du pays qui en souffre. –

3:56
Présentateur

Sylvie Pierre-Brossolette, le président du MEDEF, Patrick Martin, a dit ceci, je le cite, « Les remèdes budgétaires proposés vont aggraver la situation car ils vont affaiblir la production française, donc l'emploi, l'investissement et la croissance. » Donc lui également est plutôt mécontent. – Non

4:13
Invité

mais il est dans son rôle. C'est vrai que la taxe exceptionnelle, qui devait être exceptionnelle depuis deux ans, est maintenue maintenant. –

4:18
Locuteur

Elle n'est plus exceptionnelle. – Elle n'est

4:20
Invité

plus du tout exceptionnelle et elle est assez lourde sur les grosses entreprises. C'est évident, il n

4:25
Locuteur

'y a

4:25
Invité

pas que les petites qui payent, les grosses payent aussi. Non mais ce que je voudrais dire, c'est que ce budget est déjà totalement insuffisant. Quand on regarde les taux sur le marché monétaire auquel la France est obligée de recourir, il est déjà en retard de trois trains, notre budget. –

4:41
Locuteur

Il

4:41
Invité

va falloir évidemment faire des efforts supplémentaires.

4:44
Locuteur

–

4:44
Invité

Donc pour vous, ça n'est pas suffisant ? Les efforts

4:45
Locuteur

demandés ne sont pas suffisants

4:46
Invité

? – Je ne parle pas de jugement sur leur répartition, je dis que globalement, ils

4:50
Locuteur

ne

4:50
Invité

sont pas suffisants aux yeux des marchés et qu'il a fait un gros effort de présentation, M. Lecornu en disant qu'il y

4:56
Locuteur

a

4:56
Invité

54 milliards d'efforts, mais il n

4:58
Locuteur

'y a

4:58
Invité

pas 54 milliards d'économies. Et en réalité, les marchés vont regarder si c'est bidon ou pas, notre budget. Et effectivement, il risque d'abord de ne pas être voté. Et même s'il était voté en l'État, il est déjà insuffisant. Et il repose sur des projections tout à fait optimistes en matière d'inflation, du prix du pétrole, des taux d'intérêt. Et il est déjà obsolète avant d'avoir... – Yohann

5:18
Présentateur

Gillet et Daniel Obono, rapidement là-dessus, donc la satisfaction des marchés. Est-ce que ce budget qui va arriver, et quand même, on doit sauver les meubles ?

5:30
Invité

–

5:30
Locuteur

Non

5:30
Invité

mais, évidemment que les marchés vont sanctionner la France.

5:33
Locuteur

–

5:33
Invité

Oui, donc on sera quoi ? Moins

5:35
Locuteur

crédibles, moins solvables

5:36
Invité

? –

5:36
Locuteur

Les 54 milliards d'euros,

5:36
Invité

effectivement, ne sont pas, en réalité, 54 milliards d'euros d'économies. Tout cela repose sur des chiffres qui sont totalement mensongers, et tout le monde le sait, et tout le monde le commente depuis plusieurs

5:47
Locuteur

années. – Des

5:47
Présentateur

chiffres mensongers ?

5:48
Locuteur

–

5:48
Invité

Ben si, sur les prévisions qui sont celles affichées par le gouvernement, tout le monde sait qu'elles sont fausses.

5:53
Locuteur

– Donc vous pensez

5:54
Invité

que ça sera pire ? – Et ça a été le cas

5:56
Locuteur

ces dernières

5:56
Invité

années, bien sûr que ce sera pire. Et donc il faut, évidemment, un budget qui puisse répondre à la situation. Et un budget qui répond à la situation, c'est un budget qui protège à la fois les Français qui souffrent énormément, qui protège les entreprises, parce que les entreprises, effectivement, ont besoin d'oxygène pour pouvoir davantage se développer, faire de la recherche, et pouvoir également recruter et préserver, tout du moins, l'emploi. Et ce budget doit également prendre à bras le corps le sujet de la dépense sociale. Et la dépense publique de l'État. Je le redis, l'État a prévu, le gouvernement a prévu dans ce budget d'augmenter, encore une fois, de 40 milliards d'euros.

La dépense publique, c'est inacceptable.

6:35
Locuteur

–

6:35
Présentateur

Oui, Daniel Obono. – Moi,

6:36
Locuteur

je

6:36
Présentateur

crois qu'il faut quand même un

6:38
Invité

budget. – Mais

6:38
Locuteur

bien sûr qu'il

6:39
Présentateur

faut.

6:39
Locuteur

– Évidemment. – Il faut un

6:40
Invité

budget, non pas qui réponde au marché, mais qui réponde aux besoins des Français. C'est là toute la différence, moi, par rapport

6:46
Locuteur

à ce que j'ai entendu. – Mais il n'y a pas de baguette magique,

6:47
Invité

Daniel Obono ? – Non, il n

6:48
Locuteur

'y a

6:48
Invité

pas de magie, il

6:49
Locuteur

y

6:49
Invité

a des mesures très simples que nous proposons depuis, j'allais dire, 10 ans,

6:53
Locuteur

que

6:53
Invité

nous présentons des contre-budgets depuis que nous sommes

6:56
Locuteur

à l'Assemblée nationale et

6:58
Invité

que nous proposons des contre-budgets qui montrent qu'on a les moyens d'aller chercher l'argent où il est. Moi, je ne suis pas d'accord avec l'idée que ce seraient les entreprises qui créent la richesse, ce sont les travailleurs et les travailleuses, les salariés, les actifs qui créent cette richesse et qui n'en bénéficient pas à la hauteur de ce que

7:19
Locuteur

les millions de Français

7:22
Invité

qui

7:23
Locuteur

travaillent devraient

7:25
Invité

en bénéficier. Mais la question, encore une fois, c'est que la politique qui a été menée depuis 10 ans, c'est celle qui obéit au marché, qui va totalement dans le sens de faire plein de cadeaux aux très grandes entreprises qui n'ont pas tort de les accepter. Après tout, si les gouvernements décident de

7:40
Locuteur

se

7:40
Invité

mettre à leur service, pourquoi ne pas le prendre ? Mais on voit aussi qu'il y a une inégalité, encore il

7:46
Locuteur

y

7:46
Invité

a quelques semaines, vous avez entendu la nouvelle, grande nouvelle, des dividendes à foison, des milliards sont donnés aujourd'hui, au lieu d'être investis dans le productif, au lieu d'être investis dans les salaires, c'est donné aux actionnaires. On est les champions d'Europe là-dessus, ça ne va pas. Et donc, il faut remettre en cause ce choix qui nous mène évidemment dans le mur, que subissent les Français et les Françaises, qui nous mène dans

8:10
Locuteur

un risque

8:10
Invité

récessif et notre

8:12
Présentateur

politique économique.

8:13
Locuteur

Rester avec nous, bien

8:13
Présentateur

sûr, sur LCI, parce que dans quelques instants, nous allons poursuivre cette discussion qui est déjà animée. Et nous évoquerons bien évidemment cette journée à venir de mardi prochain, le fait que les lycéens ne sont toujours pas satisfaits, même après avoir vu le ministre de l'Éducation nationale. Et on se pose la question de ce qui va se passer éventuellement quand d'autres organisations syndicales seront dans la rue mardi. A tout de suite, restez avec nous. Bonsoir ou re-bonsoir, merci de nous suivre sur LCI. On le sait, les organisations lycéennes et étudiantes appellent à une grande journée de mobilisation nationale ce mardi 6 octobre.

Le risque d'embrasement des cortèges, c'est une question que l'on peut, que l'on va se poser parce que les lycéens, on le sait, ne sont pas satisfaits. Les syndicats professionnels ne sont exaspérés par la politique budgétaire du gouvernement. Donc tout ça forme bien sûr un cocktail explosif. Et disons que la France n'est pas du tout, c'est peu de le dire, Julien, dans un

9:13
Invité

moment serein. Ça c'est sûr, vu tout ce qu'on voit ou tout ce qu'on entend. Là le gouvernement il se dit ce week-end, bon voyons un petit peu si les tensions, si tout ça redescend.

9:24
Locuteur

Je

9:24
Présentateur

crois qu'il faut que tout le monde profite du calme là,

9:26
Invité

c

9:26
Locuteur

'est calme, pour le moment les

9:27
Invité

lycées sont fermés, on est le week-end. Et vous avez effectivement de cocher la date de mardi du 7 octobre.

9:33
Locuteur

Du

9:33
Invité

côté, dans l'entourage du

9:34
Locuteur

6

9:34
Invité

octobre, dans l'entourage du Premier ministre, on explique qu'on aimerait bien qu'il y

9:39
Locuteur

ait

9:39
Invité

des revendications étudiantes, enfin lycéennes, avec un mot d'ordre national, des choses qui puissent, qu'il

9:45
Locuteur

y ait

9:45
Invité

un encadrement, que ce soit avec des mouvements d'ordre, etc. Que tout soit bien cadré en quelque sorte, et éviter tous les dérapages. On le sait, l'exécutif il redoute deux choses quand il est au pouvoir, la rue, la jeunesse dans la rue, et les émeutes urbaines. On voit bien que tout cela peut se rejoindre, donc avec le sentiment, enfin pas un sentiment, c'est l'aspect d'imprévisibilité, et que tout cela peut partir à la moindre occasion, en des choses qui sont incontrôlables. Donc c'est ça aujourd'hui qui est amené le gouvernement, et de ce point de vue là je pense que tous les responsables politiques, à se dire attention, prudence, et essayons que ça ne dérape pas, et

10:24
Locuteur

qu'on ne

10:24
Invité

retrouve pas ces images-là mardi.

10:25
Présentateur

Essayons

10:26
Locuteur

que ça

10:26
Présentateur

ne dérape pas, justement, Jean-Luc Mélenchon, qui était aujourd'hui à la marche des fiertés, a évoqué cette possibilité, et également le service d'ordre qui sera celui du mardi 6.

10:42
Locuteur

Mais

10:42
Invité

c'est une honte, si tout ce qu'on a à dire à la jeunesse de ce pays, c'est de lui envoyer des types qui les tabassent, qui les chargent à cheval, et de montrer des poubelles qui brûlent, c'est vraiment qu'il y a quelque chose qui tourne plus rond. Normalement, le devoir de ceux qui sont en situation de responsabilité, c'est d'accueillir avec bienveillance la jeunesse, ou alors je ne comprends plus rien à ce que chacun doit aux autres. La semaine prochaine, on a la manif du 6 octobre. Moi, j'invite les adultes, les parents,

11:10
Locuteur

à

11:11
Invité

se mettre un casque blanc ou un brassard blanc, et à entourer les manifestations, pour que... On l'avait déjà fait dans les années après la mort de Malik Ousekine, ou dans les années 90, pour protéger. On a un devoir d'abord de protection, à leur égard.

11:27
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon évoque les violences,

11:29
Locuteur

on

11:29
Présentateur

va y venir, mais aussi la possibilité d'organisation, avec des brassards blancs, lors de cette manifestation du 6 octobre. Qu'est-ce que vous attendez de ce mardi 6 octobre, Daniel Obono ? Les cortèges seront mixtes ? Les cortèges seront sans doute intergénérationnels ? Seront-ils massifs ? Seront-ils plus massifs ? Qu'est-ce que vous souhaitez ? Et avez-vous peur de ce débordement de violences ? Parce que Jean-Luc Mélenchon, il le redoute.

11:59
Invité

Tout le monde le redoute. D'abord, nous, nous souhaitons qu'il y ait le plus grand nombre de manifestants et de manifestantes aux côtés des lycéens et lycéennes, des étudiants et des étudiantes qui se sont joints à cet appel. Et désormais, vous l'avez dit, ce sont quasiment toutes les organisations syndicales de salariés qui participeront à cette mobilisation. Parce que d'abord, il faut le rappeler, les lycéens se mettent... Est

12:22
Locuteur

-ce

12:22
Invité

qu'on s'appelle de

12:23
Locuteur

dire ça ? Attendez, on va laisser

12:24
Invité

terminer, Mme Bonneau, je vous donne la parole tout de

12:26
Locuteur

suite. Le

12:26
Invité

mouvement est parti de revendications légitimes, de demandes de moyens pour l'école publique, pour les lycées...

12:36
Locuteur

Oui,

12:36
Invité

mais ça a tourné en

12:36
Locuteur

violence.

12:37
Invité

Non,

12:37
Locuteur

non, non.

12:38
Invité

Ah si ? Non,

12:38
Locuteur

non,

12:39
Invité

Madame Nima, excusez-moi, Rappelons tout de même qu'on parle le 1er octobre de près d'un tiers des lycées mobilisés dans toute la France et la très très grande majorité de ces plus de 1000 mobilisations n'ont pas

12:53
Locuteur

donné lieu... Ce sont déroulées sans violence. Voilà, d

12:54
Invité

'accord. Et effectivement, nous regrettons qu'il y ait eu une escalade et dont nous considérons que la responsabilité est celle du gouvernement parce que, avant tout, la question de garantir l'expression des manifestants et des manifestantes, quels qu'ils soient, et y compris, d'autant plus quand ce sont des lycéens très très majoritairement mineurs, elle repose sur le gouvernement qui a failli. On parle quand même de lycéens qui se sont retrouvés éborgnés, qui se sont retrouvés avec recevoir des balles en plein visage. Et d'un policier également qui a été hospitalisé.

13:31
Locuteur

C

13:31
Invité

'est ça qui devrait, aujourd'hui, tous et tous nous

13:35
Locuteur

choper et nous imprimer. Vous avez raison de dire que la

13:37
Présentateur

majorité de ces manifestations ne s'est pas déroulée dans la violence, mais il y a eu suffisamment de violence pour qu'on en parle, justement. Mais

13:45
Locuteur

parlons aussi des revendications. Avec des vidéos sur les réseaux sociaux.

13:49
Présentateur

Sophie de Menton

13:50
Locuteur

et puis M.

13:51
Invité

Zillet.

13:51
Locuteur

Pardonnez-moi, j'ai

13:51
Invité

complètement irresponsable de dire qu'on veut une manifestation très importante, mardi. On ne veut pas de manifestation très importante.

13:58
Locuteur

D

13:58
Invité

'autre part, je voudrais... Pourquoi ? Ça vous fait peur ? Évidemment, ça fait peur. D'abord, c'est peur pour des enfants. C'est des enfants qui sont dans la rue, en plus.

14:04
Locuteur

C

14:04
Invité

'est-à-dire, vous pensez qu'on ne

14:05
Locuteur

peut

14:05
Invité

pas manifester en France sans violence

14:06
Locuteur

? Ah,

14:07
Invité

mais parce que ce n'est pas les lycéens qui mettent la violence. C'est tout ce qui a été rajouté à cette manifestation. Enfin, écoutez, je suis désolée. Il y a un élu LFI qu'on a vu en train de lancer des poubelles et qui soutenait et

14:20
Locuteur

qui disait « Allez-y ! » Vous ne pouvez pas dire ça. Je finis, c'est de la diffamation. Mais je vous interromps

14:25
Invité

parce que vous dites un mensonge.

14:26
Locuteur

Aucun élu.

14:27
Invité

Aucun élu de

14:29
Locuteur

la France

14:29
Invité

insoumise. Non, non, on n

14:30
Locuteur

'a

14:30
Invité

pas vu ça, Madame de Menton. Ne dites pas des

14:32
Locuteur

mensonges. Le maire

14:33
Invité

de...

14:33
Locuteur

J

14:33
Invité

'ai oublié son nom.

14:33
Locuteur

Bon,

14:34
Invité

si vous avez oublié...

14:34
Locuteur

Mais oui, mais on ne dit pas des choses que... Tout le monde ne le sait pas. Vous dites des mensonges, Madame. Alors, en tout cas de cause... Ça,

14:40
Invité

c'est

14:40
Locuteur

irresponsable. Non. Quand on est sur un média, on ne dit pas des mensonges. Il y a des éléments extérieurs qui sont

14:44
Invité

venus lancer des poubelles et mettre le feu. Ce sont des violences habituelles qui sont rajoutées à tout cela. Donc, ce sont des enfants qui sont en cause, qui, en plus, ont des revendications dont certaines sont certainement légitimes et qui sont mélangées. Ça va de... On a trop de travail le soir et la cantine n

14:59
Locuteur

'est

14:59
Invité

pas bonne. Je me demande aussi...

15:02
Locuteur

Oui, mais enfin, ils ont le droit d'avoir des revendications. Je

15:03
Invité

me demande aussi où sont les parents. Comment est-ce que les parents laissent des mômes dans la rue ? Restons un

15:09
Locuteur

instant

15:10
Présentateur

sur les violences. Monsieur, je voulais

15:11
Locuteur

dire quelque

15:12
Présentateur

chose.

15:12
Invité

Les revendications sont-elles légitimes ? Elles le sont toujours. Néanmoins, ce que nous voyons là, ce n

15:18
Locuteur

'est

15:18
Invité

pas la jeunesse de France qui est dans la rue. La jeunesse de France, elle est la première choquée par ces images, par ces violences, par ces agressions des forces de l'ordre, des personnels enseignants. Ce que nous voyons là, ce sont des émeutes, des émeutes orchestrées politiquement, où certains antifas viennent entraîner d'ailleurs des jeunes lycéens sans repère et viennent les embrigader dans ces violences.

15:42
Locuteur

Donc c'est inacceptable. Les prenez vraiment pour des imbéciles, des lycéens. Moi je vous le dis, je l'ai vu

15:45
Invité

de mes yeux, vous voyez des militants d'extrême-gauche dans ces manifestations qui viennent jeter de l'huile sur le feu. Et pire que cela, vous avez Jean-Luc Mélenchon et d'autres élus insoumis qui jettent de l'huile sur le feu. On l'a entendu il y a quelques

15:57
Locuteur

secondes. Qu'est-ce que vous appelez, je sais, de l'huile sur le feu ? Sur ce

15:59
Invité

plateau, quand Jean-Luc Mélenchon dit que l'on envoie la police pour tabasser les jeunes,

16:04
Locuteur

c'est de la provocation. Vous avez vu les vidéos là pour le coup ? Des accusations

16:08
Invité

très graves.

16:08
Locuteur

Monsieur Gillet, excusez-moi, quand vous voyez un lycéen qui reçoit un coup de LBD en plein visage, ça

16:18
Invité

ne vous

16:18
Locuteur

fait rien à tout.

16:20
Invité

Il

16:20
Locuteur

y a un jeune homme qui est

16:22
Invité

éborgné en fait. Il y a une jeune

16:25
Locuteur

femme qui s'est

16:25
Invité

fait prendre le

16:27
Locuteur

coup

16:27
Invité

par clé d'étranglement. Madame Obono, est-ce que vous avez vu

16:30
Présentateur

la vidéo du policier ? Parce qu'il n'y a pas que le jeune éborgné à tous, comme vous dites. Il y a aussi d'autres vidéos où ce sont des forces de l'ordre qui

16:43
Locuteur

ont été effectivement violentées. Mais n'ayons pas l'indignation à géométrie variable. Et ne mettons pas

16:49
Invité

sur le même plan des jeunes, des mineurs d'un côté, et des adultes qui ont en plus le monopole de la

16:54
Locuteur

violence légitime. Des racailles s'entraînent

16:56
Invité

aux forces

16:56
Locuteur

de l'ordre. Excusez-moi, vous considérez qu'une jeune fille sans défense, qui se fait prendre une clé d'étranglement, et des forces de l'ordre qui

17:03
Invité

font un travail

17:05
Locuteur

remarquable dans des

17:06
Invité

conditions extrêmement

17:07
Locuteur

difficiles.

17:08
Présentateur

Je vais un instant, pour vous départager entre guillemets, ça n'est pas possible, mais écoutez, Cili-Pierre Brossolet. Tout le

17:15
Locuteur

monde

17:15
Invité

est d'accord pour dire qu

17:16
Locuteur

'il

17:16
Invité

y

17:16
Locuteur

a

17:16
Invité

eu des violences assez importantes, tellement importantes qu'elles nous ont beaucoup impressionnés, que ce soit les jeunes...

17:22
Locuteur

Comme il y en a eu en France à d'autres occasions. Non, mais là, spécialement,

17:26
Invité

et comme il y a beaucoup

17:27
Locuteur

de...

17:27
Invité

Notamment la finale de la Ligue des Champions. Beaucoup de mineurs qui ont

17:30
Locuteur

été mis

17:30
Invité

en

17:31
Locuteur

cause dans cette affaire.

17:32
Invité

Plus récent, disons. On se demande qui est le plus responsable. On cherche toujours des responsabilités quand les choses tournent mal. Mais là, il y a quand même, il faut dire de la part de LFI, un peu d'imprudence, je ne dis pas d'inconscience, d'imprudence à vouloir encourager les manifestants, tout en sachant que le risque, c'est cette violence qui peut se retourner contre elles. Le maire de Saint-Denis a dit que cette

17:54
Locuteur

violence

17:54
Invité

était légitime parfois. Il l'a redit après que M. Mélenchon ait dit « Oh là là, attention, surtout pas de lutte violente ». Il a dit que ça reste légitime. C'est un peu imprudent de pousser à ce genre de manifestation quand on sait les risques qui sont encourus de part et d'autre. Nous sommes tout à fait d'accord, et c'est d'ailleurs pour cela que,

18:13
Locuteur

tout

18:13
Invité

le temps, nous disons qu'il ne faut pas faire usage de la violence parce que ça divise tout le monde, ça empêche le plus grand nombre à participer. Et d'ailleurs, nous ne le disons pas que quand il s'agit de mineurs, de jeunes, il faut le dire notamment à ce moment-là, mais nous le disons tout le temps, à chaque mobilisation, et nous sommes toujours en soutien de toutes les luttes. Il y a encore quelques jours, c'était les pompiers qui se mobilisaient, qui se rassemblaient. Quelques temps avant, c'était les agriculteurs et agricultrices. Et certains ont fait des actions coup de poing, de destruction de matériel, de destruction d'infrastructures.

Encore ce 1er octobre, il y a eu des actes qu'on pourrait qualifier de vandalistes. Je ne vous ai pas entendu, M. Gillet, condamner les actions coup de poing qui dégradent des bâtiments publics, des agriculteurs, parce que, comme l'a dit à un moment donné M. Darmanin, il comprenait la colère des

18:59
Locuteur

agriculteurs. Mais

19:01
Invité

pourquoi, ma question c'est, pourquoi on peut comprendre, et moi je comprends tout à fait, par exemple, les actes violents, coup de poing des agriculteurs et des agricultrices. Je comprends leur colère. Et pourquoi est-ce qu'on ne comprend pas celles de lycéens ? Pourquoi on ne comprend pas celles, par exemple, des gilets jaunes ? Pourquoi est

19:19
Locuteur

-ce

19:19
Invité

qu'on ne comprend pas ? M.

19:20
Locuteur

Gillet, les personnes qui s'entraînent à des passants, à des gètes de l'essence, qui frappent des inconnus dans la ronde, qui s'entraînent

19:29
Invité

à des instituteurs,

19:30
Locuteur

à des proviseurs. Ce ne sont pas des lycéens qui manifestent aujourd'hui en réunification. Ce

19:34
Invité

sont des racailles qui

19:35
Locuteur

sont instrumentalisées peut-être, mais ce sont des racailles. Et leur place,

19:38
Invité

elle

19:39
Locuteur

est

19:39
Invité

en

19:39
Locuteur

prison, et c

19:39
Invité

'est

19:39
Locuteur

pour ça que nous réclamons la fin de l

19:41
Invité

'excuse de minorité. M. Gillet, à la différence de vous et de votre parti, nous avons toujours dénoncé les actes de violence qui sont commis, y compris dans les manifestations, y compris dans les rangs de celles et ceux qui manifestent pour des réactions politiques autant que morales. Mais à la différence de vous, nous, nous n'avons pas l'indignation à géométrie variable, et

20:02
Locuteur

nous demandons des

20:03
Invité

comptes quand des personnes qui ont une autorité publique, qui ont une responsabilité publique, commettent des violences. Est-ce que vous condamnez les

20:11
Locuteur

violences policières ? Non, Mme Obonneau, permettez-moi sur ce sujet de prolonger... Est-ce que vous condamnez les violences policières ? Mme Obonneau, permettez-moi de prolonger les violences qu

20:17
Présentateur

'on a vues ?

20:18
Locuteur

Non,

20:18
Présentateur

là,

20:18
Locuteur

vous

20:18
Présentateur

faites une discussion entre vous.

20:19
Locuteur

Si

20:19
Présentateur

vous

20:20
Locuteur

permettez, M. Gillet, et Mme Obonneau, vous permettez que je puisse

20:25
Présentateur

continuer l'émission ? C'est possible ? Merci, je suis obligée de vous reprendre, pardon. Mais ce que je vais vous dire apporte du grain à moudre, justement, à cette discussion, qui ne devienne pas purement politico-politicienne, mais qu'on comprenne des faits. C'est-à-dire que, justement, le gouvernement a décidé, dans ce contexte hautement inflammable, et on le voit bien sur ce plateau, mais le débat est toujours très intéressant, d'avancer l'examen du projet de loi dit « casseur-payeur ». Ce projet de loi qui est relatif à la réparation de dommages, qui résulte, justement, de violences ou de dégradations qui sont commises dans l'espace public.

Il est inscrit, parlez-nous en deux mots, Julien, à l'ordre du jour du Sénat, dès le mois d'octobre.

21:02
Invité

Oui, il était passé en Conseil des ministres il y a quelques temps de cela. C'était avant

21:08
Locuteur

qu

21:08
Invité

'on voit ces images-là, effectivement. Alors,

21:12
Locuteur

c

21:12
Invité

'est une vieille proposition de loi, ça revient très régulièrement.

21:17
Locuteur

Oui, mais là, elle revient de

21:17
Présentateur

façon opportune. Là,

21:18
Invité

elle revient, il y

21:19
Locuteur

a

21:19
Invité

une accélération, c'est aussi pour le gouvernement de montrer, regardez, on ne reste pas les bras croisés et on veut faire quelque chose. Encore faudra-t-il qu

21:26
Locuteur

'on

21:28
Invité

voit concrètement ce qu'il y a dedans et si elle est mise en application. Parce que ça revient au sujet aujourd'hui, qui va payer, etc. Il y a déjà des dispositions, si on fait appliquer la loi, qui sont possibles. Non, elle

21:39
Locuteur

va

21:39
Invité

beaucoup plus loin. C'est une loi qui reprend le texte proposé par le Rassemblement national. Donc, nous nous

21:45
Locuteur

en félicitons, évidemment. Alors, proposé par le Rassemblement national.

21:48
Invité

C'est un copier-coller d'un texte du Rassemblement

21:50
Locuteur

national, effectivement. Ah bon, c'est pas tout à fait la même chose. Le soutenir, c'est

21:53
Invité

un texte qui prévoit...

21:54
Locuteur

Donc, vous le soutenez

21:55
Invité

complètement ? Qui prévoit, tout à fait... Le gouvernement. Sur ce

21:58
Locuteur

point que je vais vous détailler.

22:00
Invité

C'est un texte qui prévoit de faire en sorte que les personnes présentes sur le lieu d'une manifestation interdite soient tous co-solidaires.

22:09
Locuteur

Oui, co-solidaires. Finalement,

22:11
Invité

du coup, des dégradations qui sont plus

22:13
Locuteur

loin.

22:13
Invité

Alors,

22:14
Locuteur

justement, j'aimerais entendre Daniel Obono

22:17
Présentateur

sur ce plateau qui représente les filles là-dessus. C'est-à-dire la responsabilité civile solidaire qui serait plafonnée à 10 000 euros. Qu'est-ce que vous en pensez ? Non ? Vous ne trouvez pas

22:27
Locuteur

que c'est une réponse intéressante ? En fait, on est en train d'aller,

22:28
Invité

effectivement, dans le sens de l'extrême droite, comme l'a fait d'ailleurs le gouvernement depuis 10 ans, depuis qu'il prend des pans. Vous pouvez être satisfaits. Moi, je le déplore, dépend de ce programme qui va à l'encontre de principes fondamentaux du droit. Parce qu'en fait, on ne condamne pas collectivement des gens qui n'ont pas commis de délit sur simplement des

22:49
Locuteur

bases de... Ils sont présentes, illégalement. Et je vais terminer là

22:53
Invité

-dessus. Il existe déjà des dispositifs qui permettent de compenser quand il

22:58
Locuteur

y

22:58
Invité

a des destructions

22:59
Locuteur

de bienes matériels. Et qui sont suffisants, selon vous. Mais pour moi,

23:01
Invité

la vérité dans toute cette histoire, c'est que le premier casseur de l'éducation nationale, des services publics, de notre espace public, c

23:09
Locuteur

'est

23:09
Invité

le gouvernement. Et c'est eux qui doivent payer.

23:11
Locuteur

Et

23:11
Invité

c'est eux qui doivent payer parce qu'ils prévoient encore, et je rappelle quand même, près de 500

23:15
Locuteur

millions de

23:16
Locuteur non identifié

coûts dans

23:16
Invité

l'éducation nationale. Voilà ce que prévoit encore comme casse de services sociaux essentiels le gouvernement, politiquement, moralement, et d'ailleurs pénalement, l'État est responsable quand il y

23:27
Locuteur

a

23:27
Invité

des destructions.

23:27
Locuteur

Que

23:27
Invité

pensez

23:28
Locuteur

-vous ? Sophie de Monton. Je

23:30
Invité

pense qu'il faut arrêter de jouer l'irresponsabilité partout, la possibilité d'avoir des responsables, etc. Et il y avait une suggestion. D'abord, 80% des Français seraient d'accord pour qu'effectivement, il y ait cette loi et qu'on paie lorsque ça a été cassé.

23:45
Locuteur

C'est une

23:45
Invité

responsabilité civile solidaire. Absolument. Et que pensez-vous également de la responsabilité des parents ? Moi, je trouve qu'un mineur qui casse, les parents vont payer. C'est une autre question. Peut-on vraiment

23:55
Locuteur

faire

23:56
Invité

payer les parents pour les enfants ? Allocation familiale. Écoutez, on est responsable de

24:00
Locuteur

ces enfants. Comment peut-on aujourd'hui dire

24:03
Invité

qu'on n'est pas

24:03
Locuteur

responsable

24:04
Invité

de ces enfants ? Et personne ne le dit, madame. Mais

24:06
Locuteur

vous le savez encore

24:07
Invité

que ça existe déjà dans la loi, en fait

24:08
Locuteur

? Oui, mais ce n'est pas appliqué. Ce n'est pas appliqué.

24:11
Invité

Ce n'est pas appliqué.

24:12
Locuteur

Et d

24:12
Invité

'ailleurs, un texte de monsieur Attal.

24:15
Locuteur

Personne n'a jamais payé. Et bien

24:16
Invité

sûr que si, madame Menton,

24:18
Locuteur

excusez-moi, arrêtez de dire n'importe quoi. M. Attal a encore agravé les dispositifs.

24:23
Locuteur non identifié

Ce

24:23
Locuteur

n'est pas appliqué, parce que ce n'est pas appliqué. Ce n'est pas

24:27
Invité

appliqué,

24:27
Locuteur

parce

24:27
Invité

que ce n

24:27
Locuteur

'est

24:27
Invité

pas appliqué. La plupart

24:28
Locuteur

des

24:29
Invité

parents sont insolvables. On

24:30
Locuteur

n'arrive pas à déterminer la réelle responsabilité. La plupart des parents restent insolvables. Effectivement, ça reste à prouver. Et

24:37
Invité

la réponse, en tout cas, la réponse à ce mouvement du 6 octobre ne

24:41
Locuteur

veut pas être juste

24:41
Invité

de la répression.

24:42
Locuteur

Il va falloir que le gouvernement revente quelque chose. Les enfants

24:46
Invité

de petits bourgeois.

24:48
Locuteur

Et alors, ceux

24:49
Invité

qui conduisent les tracteurs qui détruisent les bâtiments publics,

24:52
Locuteur

c

24:52
Invité

'est des enfants de quoi ?

24:53
Locuteur

Parce qu'en fait, vous avez... Oui, oui, non, non,

24:55
Invité

parce qu'on ne vous entend pas

24:56
Locuteur

là-dessus,

24:57
Invité

en fait. Nous,

24:58
Locuteur

on n'a pas justement

24:59
Invité

la dénonciation à géométrie variable.

25:01
Locuteur

Il existe

25:01
Invité

des lois qui permettent de faire payer ceux et celles qui commettent des délits,

25:05
Locuteur

quelle que soit

25:06
Invité

la

25:07
Locuteur

situation de leurs parents,

25:08
Invité

quelle que soit leur situation sociale. Mais ce n'est pas ça, la réponse qu'on attend d'un gouvernement qui est lui-même responsable, en fait, de l'état déplorable

25:15
Locuteur

dans lesquels se trouve aujourd'hui l'éducation nationale.

25:18
Invité

On a mis... Les lycéens vont être consultés. Ils auront le droit de poser deux questions et de faire des suggestions. Super

25:24
Locuteur

!

25:24
Invité

Le problème est résolu.

25:26
Locuteur

Super

25:26
Présentateur

!

25:27
Invité

Merci infiniment pour

25:28
Présentateur

ce débat animé.