Abaya • Rentrée • Appel à la Motion de Censure : N. Dupont-Aignan sur CNEWS • 05/09/23 - 18h30
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteÉludée
Est-ce que l'autorité paye ? C'était une bonne décision de Gabriel Attal ?
- 0:34RelanceRéponse partielle
C'est-à-dire ?
- 2:29OuverteRéponse directe
Une question de Louis de Ragnel sur l'éducation nationale.
- 2:32OuverteRéponse directe
Je voulais revenir sur la BAYA et le projet de loi immigration. Est-ce que vous le faites ?
- 4:30OuverteRéponse directe
J'aimerais atterrir votre attention sur les questions de sécurité.
- 8:27OuverteRéponse directe
Est-ce que vous partagez l'idée que la France est passée de quartiers de non-droit à des villes entières de non-droit ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14PrésentateurChiffre
« 298 personnes seulement, jeunes femmes, sont arrivées avec ce vêtement à l'école et 67 n'ont pas accepté de se conformer à la règle. »
- 0:50Invité politiqueChiffre
« On a les enseignants les plus mal payés d'Europe. »
- 3:04Invité politiqueChiffre
« Au niveau européen, on va dépasser le million en 2023 de demandeurs d'asile. »
- 10:31Invité politiquePromesse
« Passez-vous de le Conseil constitutionnel. Ça veut dire un référendum. »
- 16:10Invité politiqueChiffre
« 100 milliards d'économies réelles. »
- 16:19Invité politiqueFait
« La France gaspille 12 milliards en empruntant un taux variable indexé sur l'inflation alors qu'on peut emprunter un taux fixe. »
- 16:55Invité politiqueChiffre
« Entre 2 et 5 millions de fausses cartes vitales en France. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan64 %
- ?12 %
- Invité11 %
- Présentateur7 %
- Invité 24 %
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18h37, on se retrouve en direct dans Punchine, CNews et Europe 1. On accueille Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir. Bonsoir.
Président de
Debout, la France. Une rentrée scolaire qui a été marquée par l'interdiction de la baïa, décidée par Gabriel Attal. Le retour de l'autorité semble avoir été payant. 298 personnes seulement, jeunes femmes, sont arrivées avec ce vêtement à l'école et 67 n'ont pas accepté de se conformer à la règle. Est-ce que l'autorité paye ? C'était une bonne décision de Gabriel Attal.
Moi, je le réclame depuis des années. Non, je ne
vais
pas dire que ce n
'est
pas bien parce que c'est Attal. Le problème de fond, c'est que l'arbre ne
doit
pas cacher la forêt.
C'est-à-dire ?
C'est-à-dire que le problème de l'éducation nationale, de l'instruction publique aujourd'hui, ce n
'est
pas seulement la baïa, il ne
faut
pas exagérer. Moi, je suis ravi, très bien, enfin. Mais le vrai problème, c'est qu'il
n'y a
pas d'enseignants devant les élèves. Le vrai problème,
c'est qu'on a les enseignants... Ça, c'était une promesse de Gabriel
Attal,
effectivement. Non, mais on
a les enseignants les plus mal payés d'Europe. Le vrai problème aussi, c'est que le niveau est catastrophique.
Le
niveau de l'instruction. Regardez les classements internationaux. Le vrai problème, c'est que les enseignants ont peur de leurs élèves. Et ça, ça continue. Donc, la crise générale de l'école publique, de l'école de la République, elle est beaucoup plus profonde. Et ce qui m'inquiète, quand je vois les projets, alors on est dans un feu d'artifice toujours pareil, de communication. Moi, je vais vous dire, je suis rentré là... J'ai l'impression que c'est toujours les vieilles ficelles. Alors,
chaque élèves a planté un arbre. Oui, voilà.
Il veut
faire planter un arbre à chaque élèves. Après,
on va faire des enseignants au rabais, post-bac. Le problème de fond, c'est la formation des enseignants. Ça fait des années qu'on a des IUFM qui ont abaissé le niveau. Le problème de fond, c'est de bien payer nos enseignants, c'est d'élever le niveau des enseignants, et c'est ensuite d'avoir des programmes.
Je
vais vous raconter une anecdote. J'étais à ma brocante de ma ville ailleurs, dimanche.
Et
je suis tombé sur un petit livre, 5e, 6e, les règles de français, 5e, 6e. Alors, j'ai vu, il y
avait
l'imparfait du subjonctif.
Quelle année ?
Alors, je me suis dit, tiens,
c'est
1920.
C'est ça.
1930. C'était 1958. Donc, ce que je veux dire par là, c'est que la créée de l'école républicaine,
c
'est qu'on arrête avec cette espèce de descente aux enfers. Parce qu'en Asie,
les
élèves en maths, ils sont bons. Et si on ne comprend pas que l'avenir du pays est là, donc, très bien la BAYA, mais qu
'on
ne fasse pas un contre-feu avec la BAYA pour casser un modèle républicain d'école fondamental. D'accord.
Alors, une question de Louis de Ragnel, peut-être, sur la question de l'éducation nationale.
Et
moi, je voulais revenir justement un petit peu sur la question de la BAYA et le lier au projet de loi immigration. On ne sait pas du tout à quel moment il sera présenté, voté. Mais il y a quand même un lien entre les deux sujets. Est-ce que vous, vous le faites ? Est-ce que cette présence de la BAYA à l'école est le reflet aussi d'une immigration qui n
'a
pas été maîtrisée ? Et donc, ça justifierait le fait qu'il faut réduire l'immigration légale
en France
? Mais attendez, écoutez, ça fait des années que je répète la même chose. C'est-à-dire qu'en vieillissant, j'ai l'impression de répéter toujours pareil. Je voyais les chiffres, là. Au niveau européen, on va dépasser le million en 2023 de demandeurs d'asile. Un million de demandeurs d'asile supplémentaires au niveau européen.
Et l'Allemagne
est le premier pays. Il
y a deux fois plus de demandes d'asile en Allemagne qu'en France. On est en pleine
folie. On
est
en pleine folie. Et la seule réponse du gouvernement, c'est de répartir les migrants dans toute la France.
C
'est-à
-dire,
cachez-les.
Non,
mais moi, je demande à ce que les migrants soient mis dans le 6e arrondissement de Paris, dans le 16e arrondissement de Paris, dans le 8e arrondissement de Paris. Et là, vous allez voir que ça va changer. C'est comme quand il y
a
des actes de violence dans les tribunaux. Tout d'un coup, il y
a
des peines exemplaires. Le problème de fond de notre pays, c'est qu'il est aveugle. Donc, on sait ce qu'il faut faire. Rétablir les contrôles aux frontières. On sait ce qu'il faut faire. Traiter les demandes d'asile à la frontière. On sait tout ce qu'il faut faire. Mais vous ne le ferez jamais
dans
le système européen actuel. C'est tout. Et ça, il faut dire la vérité aux Français. On ne peut pas aller en vacances et passer les frontières comme ça, et en même temps dire on ne
veut
pas d'immigrés.
Ce
n
'est
pas possible. Ça ne marche pas comme ça. Il faut rétablir nos frontières nationales. Il n
'y
a que cette solution de base, plus l'expulsion des délinquants étrangers, plus... Moi, j'ai retrouvé notre programme, mon programme présidentiel, retrouvé ceux des autres, d'ailleurs, parce que c'est un domaine où Républicains, Debout la France, reconquête, Rassemblement national,
tout
le monde est d'accord. Donc,
voilà.
J'aimerais aussi atterrir votre attention sur les questions de sécurité, qui sont très fortes et préoccupations très importantes pour les Français. À Marseille, les habitants de certains quartiers ont décidé de traduire l'État en justice pour tenter de l'interpeller et de ramener la sécurité dans leurs rues. Écoutez le président d'une des associations et puis vous allez réagir ensuite.
Aujourd'hui, le quotidien des habitants, c'est d'assister à des scènes de guerre. Concrètement, c'est ça. C'est de voir par sa fenêtre des gens se faire tirer dessus. Les 30 dernières années, on a manifesté, on a fait des tribunes, on a fait des textes, on est parti manifester devant les mairies, devant les préfectures, mais jamais on n'a pris l'État dans ses responsabilités par le biais de la justice.
On est obligé d'attaquer l'État
en
justice.
C'est
complètement fou. Alors, j'ai lu un article extravagant ce matin dans un journal, du matin, que je ne citerai pas, qui explique, très intéressant. L'article explique pourquoi à Marseille,
il
y
a
eu 40 morts depuis le début de l'année, colossal. Pourquoi ce sont des zones de non-droit ? Alors,
il
dit trois choses, que je répète là aussi depuis des années. Ouverture des frontières, ça a commencé au moment de la suppression des frontières, l'acheminement de la drogue, beaucoup plus facile. Deuxièmement, poli-judiciaire affaiblie, manque de recrutement, manque de paiement, un gros problème de poli-judiciaire. Et troisièmement, des décisions de justice, laxistes, et surtout des procédures, du code de procédure pénale, trop complexes.
L
'article est parfait, il explique très bien. Et puis alors, il
y
a un édito à côté,
et
un interview de l'autre côté, qui disent, bon, on a perdu la guerre, il faut légaliser la drogue.
–
Donc c'est tout ce qu
'il
ne
faut
pas faire,
selon
vous,
évidemment.
–
Mais oui,
et ça veut dire
qu
'il y a une guerre à mener. – Mais une guerre, ça se mène avec des armes. – Mais Nicolas Dupont-Héan, ça veut dire aussi
que l'état de droit que vous défendez, aujourd'hui, affaiblit le travail des policiers.
Parce qu'il y a un tel encadrement
que le législateur a voulu. Vous n
'avez
peut-être pas voté
tous ces textes-là,
mais on en est rendu là. – Mais on revient toujours, alors vous allez dire, je suis un obsédé de l'Union européenne, mais on revient aux règles de l'Union européenne, migratoires, à la Cour de justice, pas seulement l'Union européenne, la Cour européenne des droits de l'homme, à un ensemble de règles délirantes. On revient aussi à la question de la prison, on revient à la question de la peine. Il faut des peines, mais dix fois plus sévères pour les trafiquants. Je ne sous-estime pas la bonne volonté du ministre, il fait des grandes déclarations, les policiers agissent.
Moi, dans ma circonscription,
les policiers me racontaient, ils ont passé un an sur un trafic, un an. Mais les condamnations ont été dérisoires, six mois, deux mois, avec sursis. Mais d'un côté, vous avez des policiers qui travaillent d'arrache-pied, qui n'ont pas les moyens pour le faire, et de l'autre, vous avez une justice qui laisse aller. Donc il faut tout faire, il faut peut-être même une police spéciale, comme dans certains pays où il
y
a des narcotrafiquants, parce qu'on en est là. Une police
spécialisée.
C'est ce qui avait été annoncé, ça s'appelle l'OFAST. Oui, mais regardez
quand
Clémenceau a voulu lutter contre les brigades du Tigre. Il y a eu une volonté, des moyens. Je remarque d'ailleurs qu'on est en train, et c'est très grave de la part de Darmanin, de détruire la police judiciaire. Vous savez que la réforme de la police judiciaire va être dramatique, parce qu'il n
'y
aura pas la même action. Il faut simplement tripler les effectifs, durcir les peines, faire du combat contre la drogue. Une priorité, mais il faudra peut-être aussi voir d'où vient la drogue.
Il
faudra peut-être voir
où
sont certains trafiquants. Il faudrait peut-être traquer certains
yachts
dans certains ports du trafic
de drogue. On voit bien
que la France, et tous les indices le montrent, est devenue une plaque tournante importante de la drogue. Les villes moyennes sont gangrénées. Tout à l'heure, je ne
sais
pas si vous partagerez ce point de vue, mais je disais que j'ai l'impression qu'on est en train de passer de quartiers de non-droit à des villes entières de non-droit. Est-ce que vous partagez ? Mais bien sûr. Et regardez
ce qui était écrit dans ce journal ce matin. C'était sur, je crois, Carpentras, où il n
'y
a pas d'officier de police judiciaire. Nîmes, qui est devenue une zone de non-droit, où ils sont trois. Mais allez un jour, venez dans les commissariats. Les moyens de nos policiers sont dérisoires.
D
'un côté, vous avez des trafiquants armés, donc il faut une vraie priorité, il faut mettre les crédits, il faut reconstruire l'État.
Mais il
y a 50 rapports
du
Sénat, de l'Assemblée, où tout est écrit.
Mais
ça veut dire quoi ? Ça veut dire à un moment qu'il y
a
un responsable politique qui ose dire aux Français la vérité.
Mais il y en a beaucoup de responsables politiques. Vous les avez cités
tout à l'heure, mais si. Éric Ciotti dit à peu près
le même
discours. Jordan Bardella, Marine Le Pen, chez Reconquête, et même au sein du gouvernement. Il y a beaucoup de
gens au sein du gouvernement qui tiennent le
même discours que le vôtre. Vous avez raison. C'est pourquoi je réclame l'Union.
Ce que
je comprends
toujours pas. Oui, mais du coup, ça donne l'impression pour
les Français qu'il y
a
une forme d'impuissance, qu'on n'y arrive pas. Parce qu'il y a aussi... Quand vous discutez avec ceux qui... Par exemple, les gens du ministère de l'Intérieur, alors ils sont d'accord avec le diagnostic que vous posez. Et de l'autre côté, ils vous disent également, on fait face à une masse tellement importante, c'est quasiment la puissance d'un État. Aujourd'hui, le trafic de drogue. Et si, parce que ça se compte en milliards d'euros. Oui. Avec des gens qui ont des moyens extrêmement sophistiqués. Peut
-être.
On
vous répond ça aussi. Mais ce que je vous réponds, c'est que nos commissariats sont dans la misère, nos effectifs de police judiciaire sont dans la misère, c'est que les condamnations sont dérisoires. Donc je ne vous dis pas qu'avec mes recettes, il n
'y
aura plus de trafic de drogue, c'est pas vrai. Je vous dis simplement qu'on est tellement loin des moyens que se donnent certains États.
Est
-ce que vous trouvez normal qu'un trafiquant ait 5 ans de prison
? Mais
il devrait en avoir 20 ans. Est-ce que vous trouvez normal qu'il y
ait
une faiblesse
telle ? Oui, mais ça veut dire avoir le courage
politique. Oui,
oui,
oui. Attendez,
ça
veut dire avoir le courage politique, par exemple. Rentrons dans le dur. Rentrons dans le dur. Ça
veut dire quoi ? Ça veut dire, par exemple, passez-vous de le Conseil
constitutionnel.
Ça
veut dire un référendum, pour un moment dire, aux Français, le Conseil constitutionnel refuse ça, mais moi, Président de la République,
je
vous demande de m'aider, Nicolas Dupont-Aignan.
Et donc, ça, ça veut dire... Demandez aux
Français un mandat, précise
sur une question précise. Éric Revelle. Je
voulais vous
poser une question
politique, si vous permettez. Il y a des diagnostics justes que vous avez posés il y a plusieurs années. C'est indéniable. Mais aujourd'hui, quel est votre espace politique ? Quelle espérance vous pouvez avoir dans l'avenir politique ? Parce que, comme le disait Louis Ragnel, ce constat, il est partagé par des formations qui ont pignon sur rue, qui ont des électeurs. Quel est aujourd'hui votre... Non,
mais
je vous pose une question.
Je vais
vous répondre.
Je pense sans doute, mon espace politique. Mais non, vous n'en foutez pas. Mais non,
vous voulez vous parler franchement ? Vous
voulez continuer à être égul, député, vous voulez... Mais attendez, quel est votre espace politique ? Mon espace politique, c'est de
contribuer
à
une alternance pour sauver la France. J'ai suffisamment œuvré, et je pense être utile, avec ceux qui m'aident. J'ai eu un million d'électeurs à la dernière présidentielle, ce n
'est
pas beaucoup, vous direz,
mais c'est un million. Si, si, si,
oui, oui.
Et je crois savoir,
mais je n
'ai
jamais dit que j'y arriverais seul, à chaque réunion politique, je demande aux différents patrons de boutique d'arrêter leurs esprits de boutique. Bon,
donc... Vous voulez les
rassembler derrière votre
bannière
? Mais j'en suis même pas là, mon pauvre, j'en suis pas là, j'en suis... Par exemple, je regrette qu'ils aient tous été comme des cons, pardonnez-moi, je vais être vulgaire. Rencontrer Emmanuel Macron ? Oui. Comme des... Ah oui. Ce sont les cocus magnifiques. D'ailleurs, je vais vous dire... Si vous leur dites ça, l'union est difficile,
il y a
quand même des positionnements
qui sont divergentes. Alors, attendez,
vous n'y seriez pas, vous n'avez pas
été invité. Moi, je n'ai
pas été invité,
vous savez pourquoi je
n
'ai
pas été invité ? Dites-moi. Parce qu
'ils
savaient très bien que je n'irais pas.
Parce
que j'aurais dû être invité. Mais
je
représente un parti à
l'Assemblée.
Mais je vais vous dire une chose.
Vous avez entendu la réponse de l'Église ? Il les a manipulés.
Pendant
12 heures. Et les Français, pendant 12
heures, et les Français, ce qui était terrible dans ce qui s'est passé,
les Français se sont dit...
Les Français se sont dit... Non,
non,
pas idiots les Français. Les Français
se sont
dit... En fait, tout ce petit monde travaille ensemble. Et deux jours après, Mme Borne dit, au budget, on passera par 49,3. Moi, je demande aux Républicains, je demande aux Rassemblements nationals qui sont à l'Assemblée, de censurer ce gouvernement.
Je
veux une dissolution. Je veux qu'il
y
ait de nouvelles élections. Je suis convaincu, convaincu, que s'il y avait une dissolution et de nouvelles élections, RN, les Républicains qui sont clairs, pas ceux qui sont macronistes, Zemmour, Debout la France, tous ensemble, si on présentait des candidats uniques,
dans
les circonscriptions, on aurait une majorité absolue, et on pourrait commencer à sauver la France, sans attendre 2027. En
imposant une
cohabitation.
En imposant une cohabitation. Ça, c'est
précis. Regardez, concret. Il y a une élection... Parce que les Français ne
vont pas attendre 4 ans. Nicolas
Dubonion...
Attendez, pas tous en même temps. Ma question vous intéresse... Bien sûr, elle est... Oui, elle m'intéresse. Je veux
contribuer, c'est tout.
Mais regardez,
je
trouve que parfois, vous laissez entendre que c'est possible, alors qu'en réalité, les divergences sont telles que ce n'est pas possible. Il y a une élection qui est bien plus simple, beaucoup moins compliquée que les législatives, c'est les élections européennes. Vous avez présenté une liste en septembre. Oui. Et il s'est dit... Pourquoi est-ce que...
Attendez
la suite. Alors, non, non, mais j'ai une question à vous poser. Pourquoi est-ce que vous n'apportez pas votre soutien ? Vous souhaitez l'union des droites ? Oui, mais l'union... Je ne sais pas, au LR, au RN, à reconquête,
à l'aile droite de la maille univers sur les européennes.
Bien évidemment, j'ai dit, je présente une liste et un projet, créère, parce que la politique, c'est des projets. Et ensuite, je suis tout à fait prêt, au contraire, puisque je ne
veux
pas être de liste en plus, d'avoir le rôle. Je veux simplement qu
'on
se mette autour d'une table et qu'on voit les points précis qu'il faut changer en Europe avec une vraie rupture avec cette Union européenne, parce que, j'entendais tout à l'heure, vous parliez du prix de
l
'électricité, je veux revenir au prix national de l'électricité. Il faut arrêter avec ce marché européen. Ce sont des choses concrètes. Et la politique, et les Français attendent de nous, l'union, autour d'un compromis programmatique. Et du
coup, il y aura qui sur votre liste, celle que vous avez... Mais moi, ce que j'espère, j
'espère qu'il y aura une union des patriotes le plus large possible sur un projet clair pour les Français, parce que la politique, c'est des changements concrets. Pour réhabiliter la politique, il faut dire qu'est-ce qu'on fera ? Et c'est ce à quoi nous travaillons. Le 30 septembre, Debout la France, va sortir un texte. Je suis prêt à l'amender en fusionnant ma liste avec d'autres. Moi, je ne souhaite qu'une chose,
c
'est qu'on ne traîne pas pour sauver la France.
C'est un appel que vous lancez aux Républicains, par exemple
? Non, les Républicains sur l'Europe, ils ne sont pas clairs. Ils ont signé tous les traités.
Oui,
mais
donc, avec
ce que vous voulez, l'union des droits, mais pas l'union biblique. Le ERN, vous
avez tant
fait,
vous étiez premier
ministre de
Marine Le Pen.
Je veux
sur l'Europe qu'on soit clair sur le fond. Je pense que Zemmour, l'ERN, Philippot et moi, déjà, on a des positions suffisamment proches pour que si chacun met de l'eau dans son vin, on ait un beau projet européen. S'il y a des LR qui ont changé d'avis, eux qui ont ratifié tous les traités, et qui veulent remettre en cause les traités qu'ils ont signés, je les accueille volontiers. C'est le point créé. Je crois qu'il faut de la clarté. Mais je vais vous dire, avant, les Européennes, moi, je ne
vois
pas comment on va continuer avec la hausse des prix, les Français qui ne peuvent plus vivre. Vous
aviez écrit un livre qui s'appelle «
Où va le pognon ?
»
Il faut un changement de
politique.
Nicolas
Dupont-Aignan, vous
avez
écrit un livre qui s'appelle «
Où va le pognon ? »
Parce qu'il n
'est
pas mal. Les Français se demandent
où il va leur argent.
Ils
n'en
ont pas. Oui, mais si vous voulez, j'avais écrit ce livre avant la présidentielle et je l'ai relu cet été.
Et
en fait, il
y
a tout dedans. 100 milliards d'économies réelles. Fraude sociale, coût de l'immigration, raquette des autoroutes, raquette du prix de
l
'électricité, les taux d'emprunt, taux variable. Vous savez que la France gaspille 12 milliards en empruntant un taux variable indexé sur l'inflation alors qu'on peut emprunter un taux fixe. C'est un scandale d'État. Bref, et ces 100 milliards, je les répartissais en trois tiers. Un tiers pour le pouvoir d'achat, taux zéro de TVA sur les produits première nécessité, augmentation de 10% du salaire net
par
la baisse des charges salariales, pas patronales, etc. 10% pour relocaliser, baisser les charges des entreprises qui réinvestissent en France et 10% pour nos services publics, l'école, la santé. C'était un projet très clair. Mais pour ça, il faut avoir aussi le courage politique.
Est
-ce qu'on va avoir le courage politique de dire qu'il y a entre 2 et 5 millions de fausses cartes vitales en France
? Est
-ce qu'on a le courage politique de donner un coup de pied dans la fourmilière ? Et on le fait par référendum.
Et
là, vous verrez qu'on aura 80
% des Français avec nous. Alors, il faut modifier la
Constitution pour pouvoir élargir le champ du référendum.
Bien évidemment.
Et en général, les Français
ne répondent pas forcément à la question. Le général de Gaulle n'a pas eu
besoin de modifier la Constitution pour faire un référendum large. Et il
n
'y a pas à suivre le Conseil constitutionnel. Il y a à rétablir la souveraineté du peuple. Mais
le problème de fond est là...
Simplement sur le référendum. Oui. Que vous disent aujourd'hui les responsables politiques par exemple des LR, d'URN, même de Reconquête ? Tout le monde veut un référendum.
Tout le monde veut un référendum. Et vous ? Tout le monde
dit finalement oui, il faut le faire. Mais c'est plutôt une mesure de début de quinquennat. Les conditions politiques aujourd'hui ne sont pas réunies. C'est ce qu'on nous dit. Et
globalement, c'est ça que dit les Français
? Oui, mais je suis d'accord.
C'est cette espèce de... Vous savez bien... Peut-être bien que non.
Mais est-ce qu'aujourd'hui les conditions politiques sont réunies en France, notamment à l'Assemblée nationale, pour qu'un référendum soit possible
?
Dernière question, Nicolas Dupont.
C'est la responsabilité. Vous demandez à
quoi je servais
?
Non, je n
'ai
pas...
Eh bien c'est mon rôle. Mon rôle, c'est d'être une sorte d'aiguillon dans la fesse des éléphants. Allez-y, Nicolas Dupont. Mais
l'espace politique,
ce
n'est pas ça qui est intéressant.
Ce
qui est
intéressant, c'est la... Mais pourquoi vous voulez
pas... Pourquoi vous voulez
me mettre...
Non,
mais sur une petite...
Je me soucie de votre avenir politique.
Je me
soucie. Mes électeurs m'aident à chaque élection et me réalisent. Ça fait de la peine à certains, mais moi, ça me fait plaisir parce que j'ai leur confiance. Et ce qui m'intéresse,
ce
n
'est
pas ça. Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est qu
'on
ne perde pas 4 ans.
Et
avec Macron,
on
perd du temps. Et je ne supporte plus en cette rentrée, ce feu d'artifice, des effets de com', ces vieux bouts de ficelle de cette vieille classe politique. Et je dis à mes collègues députés,
à
l'automne, il faut une motion de censure. Et chiche ! Macron dissout. Et chiche, on s'unit tous. Et là, vous verrez qu'on a une majorité et qu'on peut commencer à sauver le pays. Et puis après, il y aura la présidentielle.
L'appel de Nicolas Dupont-Aignan. Merci beaucoup
d
'être venu
ce soir dans Punchline, sur CNews et sur Europe 1. Merci Eric Revelle. Merci Louis de Ragnet. Dans un instant sur Europe 1, vous retrouvez Hélène Zélanie pour un pinceau.
Nicolas Dupont-Aignan