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interviewRMC — Face à Face· 12 mars 2024 21 min

Face à Face : Marion Maréchal - 12/03

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Vous écoutez RMC, face à face. Apolline de Malherbe. Il est 8h32 sur RMC et BSM TV. Bonjour Marion Maréchal. Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions. Vous êtes la vice-présidente de Reconquête et vous êtes la tête de liste pour Reconquête aux Européens. Vous avez lancé la campagne dimanche soir, un grand meeting à Paris. On va parler d'Europe, même si de vous-même, vous en parlez assez peu. Mais je voudrais qu'on commence par parler d'Ukraine parce qu'il y a ce vote aujourd'hui, débat et vote à l'Assemblée nationale sur l'aide à apporter, à poursuivre en faveur de l'Ukraine. Vous voteriez la poursuite de cette aide ou non ?

0:41
Marion Maréchal

Je tiens à préciser vote symbolique. Ce qui est scandaleux dans cette histoire, c'est que le président de la République a engagé la France pour 10 ans, sans l'avis du Parlement et qu'après avoir pris cette décision, il demande son avis au Parlement, un avis qui ne sera que consultatif et qui ne pourra pas s'imposer au gouvernement. Ce qui en dit long d'ailleurs sur l'opinion et le respect que le président de la République a à l'égard de notre représentation nationale. C'est assez habituel. Pour en venir sur le fond, moi j'ai toujours dit les choses très clairement. Je souhaite que la France puisse accompagner l'Ukraine dans sa reconstruction.

D'ailleurs, notre eurodéputé Nicolas Bey a voté ses crédits au Parlement européen. Je souhaite également que l'Ukraine puisse défendre ses frontières, sa souveraineté, ses territoires. Maintenant, il y a selon moi des lignes rouges. Et ces lignes rouges, elles sont celles d'une intégration de l'Ukraine dans l'Union européenne, pour une raison simple qui est celle d'une intégration au marché commun qui signerait littéralement la mort de notre agriculture.

Pour des raisons de concurrence déloyale, dont on voit déjà les effets aujourd'hui, par exemple sur la volaille, sur la betterave, sur le blé, avec l'ouverture actuelle des frontières, dont même certains pays, très soutien de l'Ukraine, comme la Pologne, sont aujourd'hui très critiques de l'ouverture de ces marchés. La deuxième ligne rouge, évidemment, c'est l'envoi des troupes.

Parce qu'il n'est pas question que la France mette le doigt dans l'engrenage d'une participation directe à une guerre, qui serait potentiellement un engrenage nucléaire, et qui pourrait encore pousser davantage l'alignement de plusieurs pays, notamment, on le voit d'ores et d'ores aujourd'hui, de la Russie, puissance nucléaire, de la Chine, puissance nucléaire, de l'Iran, qui est une puissance potentiellement en phase de devenir nucléaire, et même de la Corée du Nord, qui est déjà un pays nucléaire. Mais qui entraîne qui,

2:19
Présentateur

Marion Maréchal ?

Quand vous voyez qu'au fond, il y a eu hier cette cyberattaque de très grande ampleur contre les ministères français signés par des proches de la Russie, quand vous voyez les mots de Dimitri Medvedev, et je vais les lire ici, même s'ils sont assez immondes, il faut quand même le dire, c'est l'ancien président, ancien premier ministre, désormais vice-président du Conseil de sécurité de Russie, qui écrit en français sur les réseaux sociaux cette phrase, Macron s'apprête à se rendre à Kiev, mais c'est un trouillard zoologique, quoi qu'il en soit, je recommande à son bureau de prendre plusieurs paires de caleçons, ça sentira très fort, PS, j'ai écrit ça ce matin, je n'ai pas eu le temps de le publier, mais le soir, il s'était déjà chié dessus pour la France.

3:02
Marion Maréchal

Non mais c'est évidemment extrêmement grossier, et ce qui est évident et provocateur et humiliant pour la France, mais ce qui est évident, c'est qu'aujourd'hui, de toute façon, nous avons basculé dans un bloc contre bloc, et l'Europe en général, vous avez l'air de dire

3:17
Présentateur

que c'est presque aujourd'hui la faute d'Emmanuel Macron. Non mais quand vous écoutez ça, qui entraîne qui ?

3:22
Marion Maréchal

Madame, lorsque l'intégralité des pays européens et les Américains eux-mêmes vont à l'encontre de la déclaration d'Emmanuel Macron, c'est qu'il y a quand même à un moment donné une rationalité et une raison géopolitique et je ne crois pas que... Vous êtes plutôt allemand que vous français. Non mais je ne crois pas que les allemands d'ailleurs, il y a de nombreux dirigeants européens qui ont pris position et les Américains eux-mêmes ont dit depuis longtemps déjà d'ailleurs qu'ils ne souhaitaient pas l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN et qu'ils n'enverraient pas de troupes. Or, on ne peut pas, je crois, dire que ces différents pays n'ont pas été très clairs dans leur soutien à l'Ukraine.

Eux-mêmes ont envoyé de l'argent, ont participé, ont parfois envoyé des armes. Donc, si tous ces pays ont cette position, c'est bien qu'il y a une raison. Voilà. Et qu'à un moment donné, si on peut bien sûr souhaiter la victoire de l'Ukraine, l'aider dans la mesure du possible, ça n'est pas non plus à la France. On peut le déplorer, mais c'est ainsi de faire cette guerre à la place de l'Ukraine avec le risque, une fois de plus, d'un engrenage, d'une accélération, d'une aggravation encore de la conflictualité avec la Russie. Je vous reprends la question

4:14
Présentateur

sur ce risque d'engrenage. Qui risque quoi ? C'est-à-dire, est-ce que vous estimez aujourd'hui qu'Emmanuel Macron est lui-même le coupable

4:23
Marion Maréchal

de cet engrenage ? Non, mais je ne dis pas cela, madame. Ce que je veux dire, c'est qu'Emmanuel Macron se lance quand même dans des aventures irréfléchies sur le plan diplomatique. Ça n'est pas la première fois puisque déjà, souvenez-vous, Israël, il avait annoncé un blocus militaire, une coalition militaire sur le modèle de ce qui avait été fait. Une coalition ? Oui, une coalition, plus exactement. Exactement. C'est espéré. Une coalition militaire sur le modèle de ce qui avait été fait face à Daesh pour que la France, donc, si on comprend bien ce qu'il a voulu dire, s'engage militairement sur la question palestinienne et de Gaza et de lutte contre le Hamas.

Alors que la plupart des pays, évidemment, ça n'a pas été suivi, mais c'est la démonstration, si vous voulez, que le président de la République, me semble-t-il, dans cette affaire, semble vouloir instrumentaliser la question ukrainienne et la question russe dans le débat et dans la campagne européenne. Il veut, je ne sais pas, manifestement apparaître comme un chef de guerre. Il veut mettre ce sujet au cœur de la table pour peut-être diaboliser les uns et les autres, pour créer des clivages, pour créer des polémiques.

5:23
Présentateur

Il y a un clivage,

5:24
Marion Maréchal

on est bien d'accord. Non, mais il y a un clivage. Quoique, non, je crois qu'il y a quand même une relative unanimité dans la classe politique pour condamner, pour l'occurrence, condamner la Russie. C'est après-midi, vous voteriez oui, non ? Moi, je considère qu'en l'occurrence, on ne peut pas s'engager sur 10 ans. Je crois que c'est excessif, me semble-t-il. Et une fois de plus, je crois qu'il faut qu'il y ait des lignes rouges parce que dans cet accord, il y a aussi la volonté manifeste d'Emmanuel Macron de vouloir intégrer l'Ukraine à l'Union européenne. Et ça, je pense que ça n'est pas possible. Marion Maréchal, vous voteriez non ? Ou vous atteindrez ? Je voterai.

Ça dépend exactement quel est le contenu du texte. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que moi, je ne participerai pas à l'idée qu'il puisse y avoir une intégration de l'Ukraine. Je crois qu'aujourd'hui, on ne peut pas engager la France sur 10 ans. Ça me semble excessif. Il peut y avoir des crédits, en effet. Mais il faut voir exactement ce que contient également cette participation militaire. Moi, je veux avoir exactement le détail de ce que contient cette participation militaire parce que là, pour l'instant, on a des grands engagements mais qui sont relativement floues.

Je veux dire, entre ce qui est dit aujourd'hui dans ce texte et ce qu'affirme Emmanuel Macron dans le cadre diplomatique et militaire, les choses ne sont pas parfaitement claires. Donc, on verra exactement dans le détail. Mais moi, je vous ai dit mes lignes rouges, elles sont très claires. Ce qui ne veut pas dire, une fois de plus, que je ne souhaite pas la victoire de l'Ukraine.

6:30
Présentateur

Le président ukrainien, qui d'ailleurs a répondu hier aux questions de BFM TV, il nous le dit, pour l'instant en tout cas, pas question que l'on aille mourir en Ukraine. Écoutez.

6:40
Locuteur non identifié

Tant que l'Ukraine est là, tant que l'Ukraine tient, l'armée française peut rester sur le territoire français. Vos enfants ne vont pas mourir en Ukraine. Mais si Poutine parvient à aller et attaquer un autre pays de l'OTAN, eh bien, ce sont des pays de l'OTAN qui seraient amenés à décider comment devraient-ils envoyer ou pas leur armée pour la guerre sur le territoire de ce pays membre de l'OTAN.

7:09
Marion Maréchal

Poutine est-il aujourd'hui l'ennemi de la France ? Ce qui est sûr et que c'est terrible, c'est qu'il est aujourd'hui de fait devenu un ennemi de l'OTAN au centre large. On ne va pas refaire l'histoire, mais indéniablement, les propos que vous avez relevés démontrent qu'il y a une extrême opposition et adversité.

Pour autant, me semble-t-il, à l'heure où on parle, l'intégrité territoriale de la France n'est pas menacée par ce conflit, même si une fois plus, on peut avoir de la compassion tout à fait et du soutien vis-à-vis de l'Ukraine, ne serait-ce que pour le respect du droit international, puisque c'est ça quand même l'objet de départ, c'est de dire qu'il y a une violation du droit international, il y a une violation des frontières. Donc rien que sur ce principe, quel que soit ce qui a pu se passer avant, c'est normal que la France soit du côté de la défense du respect

7:47
Présentateur

de ce droit international. Marion Maréchal, vous êtes donc tête de liste pour les élections européennes, pour le parti Reconquête. J'ai écouté votre discours dimanche soir. Il n'y a quasiment rien sur l'énergie, sur l'écologie, sur la crise agricole. Vous dénoncez majoritairement la question du péril de l'islamisation qui vous apparaît aujourd'hui comme la menace principale. Sur les questions d'énergie, d'écologie, de crise agricole,

8:14
Marion Maréchal

vous estimez que... Ce n'est pas vrai. En réalité, j'ai toute une partie sur la vision européenne qui sera la mienne, mais évidemment, dans sa philosophie, dans ses grands ensembles, il y aura un moment posé et détaillé sur le projet en tant que tel, thème par thème, mais évidemment, on ne se précipite pas. On sait qu'une élection européenne, ça se joue évidemment toujours dans la dernière ligne droite. Que dites-vous aux agriculteurs, par exemple ? Moi, je dis des choses très claires.

Je dis que, par exemple, je suis pour la défense de la priorité locale dans l'accès à la restauration collective, qui est aujourd'hui une priorité qui n'est pas permise par le droit européen et qui serait un marché, on va dire, naturel et évident pour nos agriculteurs qui leur permettraient de sortir la tête de l'eau. Je leur dis que je suis pour le refus de cette fuite en avant de votes, de traités de libre-échange dans lequel est mise systématiquement la question agricole. Je pense que la question agricole doit être sortie de ces négociations de traités de libre-échange et être traité à part parce qu'évidemment, il s'agit là... Mais est-ce que ça veut dire aussi qu'on n'exporte plus ?

Il s'agit là de souveraineté ? Non, il ne s'agit pas cela. Vous savez, on peut avoir des accords bilatéraux sans que ce soit nécessairement systématiquement porté par des accords de libre-échange. Et une fois de plus, l'agriculture peut être mise, me semble-t-il, à part. Je leur dis qu'il faut évidemment faire un moratoire sur ce qui existe déjà puisqu'aujourd'hui, l'Union européenne n'assure pas le respect de la réciprocité du respect des normes et des réglementations dans les produits qui arrivent. Donc peut-être faut-il se poser la question déjà du respect des traités actuels.

Je leur dis également que je souhaite revoir les objectifs de la politique agricole commune qui sont aujourd'hui des objectifs avant tout écologiques là où il me faudrait, semble-t-il, d'abord mettre la question de la souveraineté alimentaire.

Donc on va dire le fait de correspondre les besoins alimentaires de l'Europe avec ce qu'elle produit aujourd'hui, ce qui n'est malheureusement pas le cas et donc je leur dis tout ça mais en revanche je dis également dans ce discours et vous avez raison de le rappeler qu'il y a selon moi malgré tout un enjeu particulier à l'occasion de ces élections européennes c'est le fait de savoir si on veut que l'Europe reste un continent de culture européenne ou est-ce qu'on veut que demain l'Europe soit totalement à la fois submergée par une immigration extra-européenne et avec cela qu'on bascule vers un changement culturel et notamment une islamisation du continent de plus en plus accélérée.

On le voit en France et j'espère qu'on en parlera et qui pour moi est l'enjeu vital qui doit conduire les Européens à faire un grand choix de civilisation aujourd'hui et c'est un enjeu ici mais aussi ailleurs c'est un enjeu dans l'ensemble de l'Europe alors à des degrés plus ou moins importants selon d'ailleurs la situation migratoire qui est la l'heure mais c'est un enjeu

10:38
Présentateur

qui nous empêchait de maîtriser nos propres frontières qui restent ou non sur le territoire quand on regarde les deux exemples récents des deux imams l'imam Iqusen l'imam Majou Majoubi qui ont tous les deux été expulsés qui ont tous les deux saisi la justice mais la justice a confirmé leur expulsion je vais y revenir donc au fond ce que je veux dire c'est que ce que vous dénonciez à une époque comme nous empêchant d'avoir les outils en tout cas de maîtrise il semble aujourd'hui que ce soit derrière nous

11:07
Marion Maréchal

je vous dis simplement que c'est un enjeu brûlant et vous allez voir nous allons à partir de lundi depuis lundi nous allons vivre à l'heure islamique puisque c'est le lancement du ramadan donc le ramadan maintenant est partout nous avons des publicités dans l'intégralité de l'espace public nous allons avoir des élus qui vont souhaiter un bon ramadan nous allons avoir des élus qui vont aller rompre le jeûne c'est le cas à Lyon à la guillotière qui arrête des travaux pour ne pas gêner les commerces qui fêteraient le grand marché dans la rue

11:34
Présentateur

dans la rue dans laquelle se trouvent en effet les marchés

11:35
Marion Maréchal

et moi ce que je veux vous dire c'est que ça va au-delà de ça parce que nous sommes quand même dans un pays où il y a à peine quelques années de cela une marque une grande marque Evian pour ne pas la citer c'était quand même excusé d'avoir incité à boire de l'eau au moment du ramadan on est quand même dans un pays et j'aimerais que le maire de Lyon se soucie peut-être davantage de cela que du marché du ramadan où un jeune de 13 ans à Lyon d'ailleurs toujours a été lynché parce qu'il avait mangé une sucette pendant le ramadan où un homme de 45 ans avait été lui également lynché parce qu'il avait bu un café en terrasse où une jeune fille à Nice a été giflée pour avoir simplement servi de l'alcool donc si vous voulez moi ce qui m'inquiète et c'est pour ça que j'ai envie que les français prennent conscience de cet enjeu c'est qu'à travers l'immigration à travers la faiblesse de notre état face à ce phénomène d'islamisation parfois la soumission de certains élus parfois même le proséctisme d'organisation comme les frères musulmans extrêmement puissants en France les salafistes qui eux sont dans une logique de domination revendiquée et d'islamisation revendiquée et bien petit à petit c'est un peu comme la grenouille dans l'eau chaude avec l'eau de plus en plus chaude on se rend compte que l'islamisation s'installe dans notre pays avec des conséquences d'application de la charia qui ne vont pas dans le sens me semble-t-il de la liberté de conscience de la liberté de la charia

12:46
Présentateur

les exemples que vous donnez pour vous c'est une application de la charia

12:48
Marion Maréchal

pour moi c'est une explication de la charia de fait et d'ailleurs ce qui est en train de se passer d'origine immigrée voire de culture musulmane ont peur ont peur du rejet ont peur de la violence bah elles se calent voilà sur l'heure islamique et donc ce que je veux dire et c'était l'enjeu en effet de mon discours c'est de dire que c'est le grand enjeu de ces européennes parce que évidemment il y a une réponse nationale à avoir mais il y a aussi une réponse européenne qui est absolument déterminante

13:13
Présentateur

Mais quand vous dites par exemple vous avez cité tout de suite les publicités en disant que c'était mis à l'heure à l'heure du ramadan est-ce que vous au pouvoir vous interdiriez des publicités enfin je veux dire les publicités ont toute une vocation tout simplement de vendre ces produits je veux dire que pendant la période du ramadan et en effet en moyenne moi j'étais chez Franprix et c'est vrai que ça j'entendais les publicités pour la viande halal moi je vais vous le dire je suis ça vous l'aurait interdit je vais vous dire je pense qu'il faut pouvoir c'est une question d'économie c'est une question de marketing c'est leur fait la demande quoi

13:44
Marion Maréchal

moi je pense qu'il faut pouvoir se poser la question de toute interdiction de manifestation de la charia islamique dans notre pays je vous le dis c'est franchement j'ai pas la réponse juridique mais je vous répondrai précisément y compris d'ailleurs sur les publicités

13:56
Présentateur

quand un épicier fait une pub pour une promo pour la madame c'est pas de la charia

14:00
Marion Maréchal

je vous le dis pardon madame moi je suis contre le changement de culture de notre pays je refuse que la France devienne un pays de culture islamique je refuse que les manifestations de la charia islamique soient mises au même niveau que d'autres traditions culturelles chrétiennes qu'il s'agisse de Noël ou de Pâques qui elles font partie de l'identité de la France je refuse cela une fois de plus ça ne veut pas dire que je me positionne contre des personnes il s'agit quand il s'agit bien évidemment de personnes y compris de confessions musulmanes de nationalités françaises qui se plient intégralement à la culture européenne et chrétienne de la France il n'y a évidemment aucun sujet moi j'en ai contre ceux aujourd'hui qui veulent opérer un changement de culture française et donc imposer des cultures étrangères et islamiques sur le sol français et donc je pense

14:39
Présentateur

qu'il faut bloquer cela on le bloque comment ? je vous repose la question extrêmement concrète tous les gens qui nous écoutent et qui nous regardent font leur course en ce moment ils voient bien qu'effectivement il y a des promos en ce moment et c'est l'offre et la demande c'est très concret sur la viande halal est-ce que vous empêchez ces promos ? est-ce que vous interdisez ces pubs ? est-ce que vous empêchez même que cette viande halal se retrouve sur du rayon ?

14:58
Marion Maréchal

je vous ai répondu c'est-à-dire que je pense que oui je pense qu'il faut pouvoir se poser la question de l'interdiction de cette pression permanente des publicités du ramadan dans l'espace public je pense qu'on ne doit pas s'arrêter là il faut regarder toutes les manifestations aujourd'hui de la charia islamique mais si bien sûr que si c'est la charia alimentaire c'est la charia alimentaire et la conclusion d'ailleurs de cela c'est que dans cette pression permanente on a aujourd'hui au sein même d'ailleurs de nos écoles des enfants qui ne sont pas d'ailleurs spécialement musulmans il y a régulièrement des polémiques tous les ans sur le sujet et qui n'osent pas consommer ou qui se font rejeter ou malmener parce qu'ils consomment justement parce qu'ils ont une alimentation au moment du ramadan ils ont peur d'être vilipendés

15:39
Présentateur

rejetés vilipendés

15:41
Marion Maréchal

mis de côté voilà on voit bien aujourd'hui qu'il y a une radicalisation d'ailleurs de la jeunesse musulmane malheureusement qui est subvertie par des courants radicaux on pense aux frères musulmans on pense aux salafistes c'est pas si vous voulez il y a des chiffres qui sont

15:53
Présentateur

est-ce que les pubs

15:54
Marion Maréchal

pour les oeufs de Pâques pardon

15:55
Présentateur

mais dans le même temps et je vais reprendre mon exemple tout bête hier en faisant mes courses j'entends ça mais aussi des pubs pour les oeufs de Pâques est-ce que les pubs

16:02
Marion Maréchal

pour les oeufs de Pâques on les laisse ? vous faites une comparaison qui n'est pas justifiée c'est-à-dire que pardonnez-moi

16:06
Présentateur

mais le fait au moment même où je fais mes courses je vous le dis

16:10
Marion Maréchal

je considère qu'aujourd'hui la France est un pays de racines chrétiennes et qu'à ce titre la culture chrétienne fait partie intégrante de l'identité française et qu'à ce titre elle a un droit de prééminence sur le route nous ne sommes pas un pays musulman nous n'avons pas vocation à le devenir le rayon cachère pardonnez-moi madame et aujourd'hui jusqu'à preuve du contraire il n'y a pas d'imposition communautaire du cachère dans de nombreux territoires français au point que certaines personnes aujourd'hui se fassent mâmenées ou rejetées parce qu'elles ne consomment pas du cachère donc me semble-t-il la problématique n'était pas du tout la même donc à un moment donné j'aimerais qu'on arrête de mettre toutes les religions aussi dans le même sac et qu'on regarde aujourd'hui quel est le problème en particulier maintenant en ce qui concerne le gouvernement vous nous dites c'est formidable il travaille bien il a expulsé un imam je note quand même qu'il a fallu c'est formidable vous n'avez pas dit formidable mais je raccourci ce que j'ai précisé

16:56
Présentateur

et c'est important de le dire c'est que les obstacles juridiques à l'expulsion de ces imams n'ont pas fonctionné pas tous

17:05
Marion Maréchal

mais sur ce sujet sur ce cas en particulier vous avez raison c'est le cas maintenant je note quand même sur l'imam qui a été expulsé qu'il a fallu attendre qu'il y ait une polémique médiatique pour qu'une action de l'état soit prise c'est à dire que manifestement les services de renseignement savaient que cet imam était islamiste ils savaient qu'il l'enquête était en cours il faisait des prêches islamiques à plusieurs reprises le préfet lui-même semble-t-il s'était vanté de dire bah oui oui on l'avait parfaitement identifié mais donc s'il n'y avait pas eu de polémique que serait-il arrivé on se pose la question maintenant je vois que Gérald Darmanin va dans le sens de la fin du salariat par des états étrangers des imams étrangers ce qu'on appelle les imams détachés très bien il aura fallu attendre longtemps pour avoir cette mesure de bon sens mais j'aimerais quand même dire que nous sommes très loin de ce qu'il faudrait faire parce qu'il y a aujourd'hui des imams nés en France qui sont de nationalité française qui sont formés à l'étranger près de 1900 par an nous avons des imams y compris formés notamment dans des écoles coraniques comme l'Institut européen des sciences humaines qui est proche des frères musulmans et qui donc évidemment participe d'une lecture radicale de l'islam nous avons des états étrangers qui peuvent toujours financer des mosquées donc ça ne règle pas le problème nous avons des fichiers étrangers toujours pas expulsés nous avons des djihadistes qui sont encore rapatriés de Syrie nous avons 119 mosquées salafistes qui sont toujours ouvertes selon les renseignements généraux donc moi je veux juste que les français ne soient pas totalement dupes cette mesure est totalement insuffisante pour lutter contre l'islamisme dans notre pays

18:25
Présentateur

Marion Maréchal Ayana Kamoura qui chanterait Edith Piaf à la cérémonie d'ouverture des JO c'est quoi le problème ? pourquoi pas ? pourquoi pas ? parce que c'est un choix politique

18:36
Marion Maréchal

et revendiqué comme ça

18:37
Présentateur

c'est-à-dire quand Mireille Mathieu chante avec Nicolas Sarkozy c'est un choix politique

18:40
Marion Maréchal

quel est le choix politique ? le choix politique c'est de dire on veut représenter donc la France multiculturelle on veut représenter pardon mais excusez-moi la France qui ne chante pas français parce que cette chanteuse on aime ou on n'aime pas mais elle ne chante pas en français et vous voyez pour moi cette polémique elle recoupe la polémique de l'effacement de la croix sur le dôme des Invalides c'est-à-dire que chaque fois que la France le monde regarde la France donc en l'occurrence à l'occasion des JO mais c'est la laïcité

19:03
Présentateur

on fait tout on fait tout on ne peut pas faire une affiche pour les Jeux Olympiques avec des signes religieux je vais au bout de mon raisonnement par contre il faut quand même se mettre d'accord sur les règles je veux bien que vous changiez les règles des JO

19:16
Marion Maréchal

je vais au bout de mon raisonnement d'ailleurs même des étrangers s'en sont offusqués même des Italiens d'ailleurs se sont offusqués du fait qu'on ait effacé cette croix sur le dôme des Invalides c'est toujours la même chose ça veut dire qu'en fait chaque fois que le monde nous regarde on donne l'impression qu'on n'assume pas ce qu'on est qu'on n'assume pas d'être un pays de race une chrétienne qu'on n'assume pas d'être un pays de culture européenne c'est parce qu'elle est noire non pardon madame ça n'a rien à voir pardon excusez-moi mais quand Joséphine Baker par exemple elle représente la culture française et pardon c'est une femme noire moi j'ai aucun problème mais là en l'occurrence cette femme ne chante pas en français ne chante pas en français elle ne représente pas et à un moment donné

19:54
Présentateur

est-ce qu'on est obligé c'est pas un argument pour vous ça ?

19:56
Marion Maréchal

bah non c'est pas un argument excusez-moi et d'ailleurs c'est pas un argument pour les français manifestement parce que le seul sondage qui a été fait démontre qu'ils sont une très large majorité à ne pas vouloir être représentés de ne pas être celle qui les représente à la série

20:08
Présentateur

mais simplement cet acharnement quand j'ai écouté la série qui explique qu'en gros les français seraient sensibles à la musique de Mozart mais pas à celle d'Ayana Kamoura

20:18
Marion Maréchal

ce qui est sûr c'est que la culture musicale française c'est d'abord une culture oui symphonique aussi un style particulier d'ailleurs je vois bien que les français dans ce sondage révèlent qu'ils préféraient avoir Jean-Jacques Goldman Florent Pagny et d'ailleurs vous voyez bien que c'est pas du racisme parce qu'ils citent même d'ailleurs Sofiane Sofiane en l'occurrence chante en français donc vous voyez bien que ça n'est pas ce sujet là le sujet c'est est-ce que ça représente la culture française est-ce que ça représente la langue française est-ce que ça représente l'élégance française et les français ne se retrouvent pas là-dedans et ils se retrouvent de tout moins qu'une fois de plus ça n'est pas un choix anodin c'est-à-dire éternel historique, traditionnel on veut cette France multiculturelle cette France issue de l'immigration cette France qui ne chante pas français et qui a plein d'apports extérieurs et ça n'est pas apprécié par les français et je le comprends

21:06
Présentateur

Marion Maréchal vice-présidente de Reconquête tête de liste aux européennes merci d'avoir répondu à mes questions

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