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Discours / meetingZinfos974· 26 août 2026 13 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSécuritéOutre-merTravail & emploi

Édouard Philippe : "Je ne suis pas en compétition pour être élu père Noël"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Fait
    « J'ai 55 ans. Je peux vous dire que quand vous arrivez à cet âge, vous savez que vous êtes meilleur quand vous êtes vous-même que quand vous êtes quelqu'un d'autre. »
  • 0:51Fait
    « Je pense qu'elle n'est pas malheureuse que le RSA était recentré recentralisé à la Réunion comme il a été à la Guyane. »
  • 1:26Fait
    « J'ai organisé le premier référendum en Nouvelle-Calédonie qui s'est passé dans des conditions exceptionnelles. »
  • 7:39Fait
    « Quand j'étais premier ministre, j'ai baissé beaucoup les contrats aidés. »
  • 10:24Fait
    « Je me suis engagé en politique auprès de d'Alain Jupé au moment où Jacques Chirac était réélu président en 2002. »

Temps de parole

  • ?98 %
  • non_speech3 %

≈ 8,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Je suis pas en compétition pour être élu père Noël. Je suis en compétition pour être élu président de la République. Donc je dis ce que je crois bon pour le pays. Même quand c'est difficile, même quand ça n'est pas agréable.

0:12
Non speech

[musique]

0:15
Locuteur

Bah, je suis le premier. Je cherche pas à faire une différence avec les autres candidats. Je cherche à être moi-même. J'ai 55 ans. Je peux vous dire que quand vous arrivez à cet âge, vous savez que vous êtes meilleur quand vous êtes vous-même que quand vous êtes quelqu'un d'autre ou que vous cherchez à à faire quelque chose d'autre que ce qui est profondément votre nature. Donc, j'essaie d'être moi-même, de dire aux Françaises [musique] et aux Français ce que je propose pour notre pays. Comment construire une France plus grande, plus belle, plus libre, plus juste, plus solidaire, plus puissante. Voilà.

Et je fais des propositions dans beaucoup de domaines et et je suis le premier candidat à être passé à la Réunion. Ça compte.

0:46
Non speech

[musique]

0:51
Locuteur

Oui. Et d'ailleurs, je pense qu'elle n'est pas malheureuse que le RSA était recentré recentralisé à la Réunion comme il a été à la Guyane. Je ne suis pas sûr du tout qu'elle s'en plaigne. D'ailleurs, j'assume d'avoir fait en sorte d'essayer de développer un certain nombre d'initiatives sociales, d'avoir étudié la question de l'R de mer. [musique] Je dis pas que tout a été fait, je dis certainement pas que tout a été bien fait. Mais quand la première crise des sargas est arrivée aux Antilles, [musique] et ben on a essayé de trouver des solutions avec les collectivités territoriales.

Donc je je dis à madame Bello pour qui j'ai du respect parce qu'elle est une élu de la République, elle est présidente de région, je lui dis que lorsque j'étais premier ministre, j'ai organisé le premier référendum en Nouvelle-Calédonie qui s'est passé dans des conditions exceptionnelles après que la question posée au peuple calédonien a été discutée et adoptée par l'ensemble des forces politiques. Je crois qu'elle peut reconnaître parce que je suis certain qu'elle est objective que c'était un résultat finalement assez intéressant. Donc tout n'a pas été bien fait. Vous savez les gens qui disent que qui font tout bien, c'est des gens qui ne sont pas sérieux.

Mais j'assume parfaitement ce bilan bien entendu. Et il lui faudra à elle assumer le projet de monsieur Mélenchon, c'est-à-dire expliquer aux Français qu'ils peuvent être plus prospères en travaillant [musique] moins, en faisant en sorte que à la fois les dépenses augmentent, que la dette soit sensément écrasée et et disparaîtrait. Un projet qui conduirait, mais je le dis malheureusement avec [musique] beaucoup d'angoisse, la France a sa perte financière. économique international. Donc euh chacun assume ce qu'il est et c'est ça qui organise la campagne électorale.

2:27
Non speech

[musique]

2:30
Locuteur

L'île d'abord, elle est elle est d'une beauté, pardon de commencer par ça, mais au fond c'est c'est probablement ce que je ressens le plus profondément. Elle est d'une beauté qui est à couper le souffle et parfois la première fois on est impressionné puis la deuxième fois on est habitué. Pas du tout. La deuxième fois je suis encore plus impressionné d'une certaine façon. Elle est absolument magnifique. La deuxième chose qui frappe très positif à l'île de la Réunion, c'est cette cette qualité qui est je crois unique en France. Je crois unique en France.

Ce à quoi sont incroyablement attachés les réunionnais dans toute leur diversité, se vivre ensemble, cette capacité à à créer quelque chose d'unique, une façon de vivre qui n'a pas d'équivalent dans dans le reste de notre territoire. C'est c'est très impressionnant même si je sais aussi les remises en cause, les les déséquilibres, les déstabilisations he que cette art de vivre réunionnais ressent notamment à raison des conséquences de la crise migratoire sur Mayotte. Euh ça ce sont les points positifs, il y en a beaucoup d'autres bien entendu [musique] euh les points qui ne marchent pas.

Euh ce coma circulatoire, c'estàd cette circulation [musique] qui est quasiment frappée d'emboli à chaque fois que à chaque fois qu'on se réveille et à chaque fois qu'on va au travail, à chaque fois qu'on en revient. C'est évidemment un sujet. Pourtant, j'ai pu constater que l'état des routes à la Réunion [musique] était plutôt meilleur que dans beaucoup d'autres départements français. Mais la congestion du trafic est quand même quelque chose d'extrêmement angoissant. la charreté de la vie aussi et la façon dont les habitants de la Réunion vivent cette cette chè de la vie. Voilà.

Euh [musique] deux choses qui elles ne marchent pas et encore une fois je ne monnais pas les très autres les très nombreuses autres difficultés euh

4:01
Non speech

[musique]

4:02
Locuteur

auquel la Réunion est est confrontée. Bon, je crois pas qu'il y ait une mesure qui fasse baisser les prix à Elso sinon d'ailleurs probablement elle aurait déjà été prise mais je pense que c'est un ensemble de mesures. Plus de concurrence, plus de production

4:16
Non speech

[musique]

4:17
Locuteur

à la Réunion. C'est très vrai pour les productions agricoles, hein. Plus on produira la réunion, plus on sera capable de maintenir des prix dans des dans des proportions raisonnables. Euh probablement une réforme fiscale en en modernisant, en modifiant l'octroit de ma qui participe, il est pas le seul responsable mais qui participe à la chè de la vie. Donc une modification fiscale en élargissant la base et en veillant à ce que le produit de cette fiscalité revienne totalement et exclusivement aux collectivités territoriales réunionnaises pour financer le développement de la Réunion.

La transparence sur les prix et sur les marges a fait des progrès, mais on doit pouvoir encore aller un peu plus loin. Déjà, si on faisait tout ça, on aurait sans doute quelques éléments positifs à présenter. C'est un ensemble, il faut le prendre à bras le corps, c'est difficile mais c'est indispensable.

5:03
Non speech

[musique]

5:07
Locuteur

J'ai été frappé euh au cours des de jours que je viens de passer à la réunion par le nombre de gens qui m'ont parlé du développement de ce narcotrafic. J'ai d'ailleurs cet après-midi passé un peu de temps avec la BAC territoriale ici à Saint-Denis pour voir comment est-ce qu'il travaillait pour qu'il m'explique au cours d'une tournée quels étaient les enjeux auxquels il devait faire face. Il y a 2 ans, on en parlait beaucoup moins. Aujourd'hui, on sent bien que le développement du trafic est très fort avec le doux dans le sud, avec la cocaïne. Il y a là un sujet majeur.

La lutte contre le narcotrafic, elle passe par des sanctions beaucoup plus fortes s'agissant des vendeurs, beaucoup plus fortes s'agissant des trafiquants. Elle passe par plus de moyens. Un des moyens que je recommande, c'est particulièrement vrai aux Antilles, pardon d'évoquer les antilles, mais c'est [musique] des territoires qui sont encore plus soumis à ce narcotrafic. Mais c'est vrai aussi à la Réunion, ça nécessite une présence à la mer plus forte. Je suis absolument convaincu que nous devons être mieux organisés et plus présents à la mer pour éviter les trafics qui viennent par voie maritime.

C'est peu le cas la Réunion, c'est beaucoup plus le cas dans les Antilles, c'est beaucoup plus le cas à Mayotte. D'ailleurs, nous devons faire attention à ça. Plus de moyens, il y a sur le port du port un scanner, un petit scanner pour vérifier le contenu des containers qui arrivent depuis les bateaux. Euh moi, je suis maire d'une ville portuaire au Havre où on a construit et installé des scanners qui sont beaucoup plus lourds qui permettent de vérifier la totalité du contenu d'un d'un bateau.

Je pense, je dis pas que c'est simple, je sais que c'est cher, mais je pense que il faut réfléchir à doter la réunion de cet instrument parce que ça permettra de contrôler cet aspect là de la marchandise qui rentre sur le territoire et ça me paraît important. plus beaucoup d'autres mesures. J'insiste sur le fait, je le redis, que l'élément le plus faible de la chaîne sécuritaire aujourd'hui, c'est la justice.

Et puis je termine parce que la question de narcotrafic, elle est complexe en disant que j'ai été très impressionné, [musique] très heureusement impressionné par l'initiative que j'ai vu ici à la Réunion euh [musique] de prévention de lutte contre de de contre l'utilisation au fond des produits stupéfiants. Il faut de la répression et il faut qu'elle soit durre, il faut des moyens pour lutter contre les trafics et il faut qu'il soient nombreux.

Mais on ne fera rien si on ne fait pas un énorme travail de prévention pour dire à tout le monde, quel que soient le milieux, quels que soient les âges, que passer au produit stupéfiant, c'est se condamner, c'est détruire sa vie, détruire son foyer, détruire ses perspectives. Et ce combat pour la prévention qui a été engagé par l'ensemble de la société réunionnaise, c'est un très très beau combat et à mon avis, il doit donner des idées à beaucoup d'autres ailleurs en France.

7:37
Non speech

[musique]

7:39
Locuteur

Quand j'étais premier ministre, j'ai baissé beaucoup les contrats aidés. Euh et et c'était pas populaire euh et euh et mais je crois qu'il [musique] fallait le faire. Alors, c'était plus facile peut-être à l'époque parce qu'on était en période de croissance assez forte que donc même si ça même si ça [musique] rallait, même si c'était compliqué, même si ça avait des conséquences parfois difficile, je pense que c'était une bonne mesure et qu'elle a permis d'ailleurs euh euh d'être accompagnée euh et de se traduire par une baisse du chômage, hein. Donc euh voilà, euh ici la situation est un peu différente.

Euh mais je sais aussi qu'avec les contratés, il faut vraiment faire attention à ne pas [musique] tomber dans une forme de d'organisation de la précarité euh et de la sous-employabilité. Alors des mesures ont été prises, elles ont été absorbées [musique] par les communes. Je sais que ça représenta un effort pour elles. Je trouve ça intéressant. On peut sans doute sécuriser un niveau minimum, mais dans l'ensemble, je crois qu'il vaut mieux faire le maximum pour que chacun retrouve [musique] un emploi plutôt que distribuer des emplois aidés qui privent durablement de perspective.

8:37
Non speech

[musique]

8:39
Locuteur

Donc, je vais vous dire quelque chose que je crois profondément. Euh les voyages forment la jeunesse. Partir, ça n'est jamais mauvais quand on peut euh quand on veut. Mais partir, aller se confronter à d'autres choses, ça fait jamais de mal. Euh mais il faut pas partir parce que c'est la seule issue. Et quand on est parti pour voir le monde, pour se former, pour euh découvrir des nouveaux horizons, et ben il faut pouvoir revenir. Et cette question, la réunion, elle est extrêmement importante. Il y a beaucoup de réunionnés qui partent parce qu'ils se disent [musique] qu'ils sont tenus de partir pour réussir.

Et il y a beaucoup de réunionnés qui ont bien réussi, qui aimeraient pouvoir rentrer et qui ont parfois du mal à le faire. Il faut améliorer les deux parties de l'équation.

9:21
Non speech

[musique]

9:26
Locuteur

Bah peut-on gagner l'élection présidentielle en disant ce qu'on pense ou ce qu'on pense juste pour le pays ? Ah c'est sûr hein, je vois plein de gens dans le dans le dans la compétition électorale qui sont capables de dire que des choses très très gentilles et et voilà. Mais je suis pas en compétition pour être élu père Noël, je suis en compétition pour être élu président de la République. Donc je dis ce que je crois bon pour le pays. [musique] Même quand c'est difficile, même quand ça n'est pas agréable euh parce que c'est comme je suis maire du Havre. C'est une ville de 170000 habitants. C'est une ville assez pauvre. C'est une ville industrielle et portuire dans le nord de la France.

Très bien. Bon et ben quand je gère ma ville, je dis [musique] exactement ce que je crois possible et ce que je veux faire même quand c'est moins agréable que ce que propose mon opposition qui est parfois en pris empreinte d'une forme de démagogie. Voilà, je pense ce que je dis, je dis ce que je [musique] pense et l'intérêt d'une compétition électorale, c'est qu'à la fin les Français tranchent.

10:19
Non speech

[musique]

10:24
Locuteur

que il y a encore dans la droite et dans le centre républicain euh tout ce qu'il faut pour faire rebondir le pays. Que je me suis engagé en politique auprès de d'Alain Jupé au moment où Jacques Chirac était réélu président en 2002. Je sais ce qu'il disait sur les extrêmes. Il avait raison. Euh et je sais aussi que on peut parce que nous avons tout en nous croire en l'avenir de notre pays [musique] si nous nous retroussons les manches euh remonter la France lui redonner des perspectives, [musique] la rendre plus forte, plus puissante.

Ça passe pas par euh une espèce d'affaissement, ça passe pas par oh bah il y a pas qu'à faire grand-chose, ça passe par se retrousser [musique] les manches, par travailler plus, par avoir un petit peu plus de sueur dans Alors, il y a des gens qui ont beaucoup travaillé, il s'agit pas de les de les écraser, pas du tout, hein. Les vies sont différentes, les les métiers sont différents. Mais sérieusement, on peut on peut on peut continuer à faire de la France [musique] ce que nous aimons en elle. Un pays fier, un pays prospère, un pays influent, un pays puissant, un pays qui sait défendre sa façon de vivre et ses intérêts.

Et pour ça, on doit travailler un peu plus tout le monde justement pour répartir plus justement les efforts de ce travail.

11:39
Non speech

[musique]

11:41
Locuteur

La première décision d'un président de la République en général, c'est de nommer un premier ministre. Et je propose de ne pas mettre la charrue avant les deux. Ma grand-mère avait pas fait d'études mais elle avait un esprit extrêmement a toujours dit ça. J'ai dit tout à l'heure ce que je pensais très sérieusement, c'est-à-dire prendre en compte ce fait extraordinaire que la Réunion n'a pas voulu mais qu'elle vit aujourd'hui. La Réunion était il y a 100 ans un peu en périphérie du monde. Le monde était c'était l'Atlantique nord le monde he c'était l'opposition entre l'Empire soviétique, les États-Unis, c'était la puissance européenne, c'était l'Atlantique nord.

Aujourd'hui, le centre de gravité du monde a basculé et la réunion se trouve à un endroit totalement stratégique de l'avenir du monde entre l'Afrique, l'Asie, l'océan Indien. C'est incroyablement important. Alors moi, ce que je voudrais dire à la Réunion, c'est que elle est aujourd'hui euh la chance et la condition d'une ambition nationale absolument euh euh absolument essentielle. Il faut être incroyablement ambitieux pour la Réunion. On peut faire de la Réunion le point central de cette nouvelle zone dans l'océan Indien. Et ça demande des investissements publics, c'est vrai. Ça demande des ambitions locales, c'est vrai. Ça demande de l'énergie, du talent, de l'envie.

Moi, j'ai cette envie et je suis certain qu'à la Réunion, il y a plein de gens qui ont envie d'aller dans cette direction. Ah. [musique]