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interviewLCP (sur YouTube)· 25 mars 2025 14 min

Olivier Serva : conférence de presse du groupe LIOT - 25/03/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et à tous. Conférence de presse du groupe Lot. Concernant les questions gouvernement, nous en avons traditionnellement deux qui seront posés aujourd'hui par le député Jean-Pierre Bataille sur un sujet important sur la formation agricole et demain sur un sujet non moins important par David Topiac sur la prise en charge des vaccins.

Euh ils vont nous en parler tout de suite et ensuite on dira quelques mots sur le narcotrafic et sur les déserts médicaux. Ensuite, nous répondrons à vos éventuelles questions. Alors, tout d'abord, aujourd'hui, Jean-Pierre Bataille nous dira quoi s'agit-il.

Serge Jean-Pierre, tu as la Merci Olivier. Bonjour à toutes et à tous. J'ai été interpellé par plusieurs directeurs d'enseignement agrico privé qui m'ont fait état d'une disparité de de traitement entre les établissements d'enseignement agricole privé et les établissements d'enseignement agricole public qui date 2000 de 2022 parce que il y a une loi, je vais essayer de simplifier une loi dite loi Rocard du 31 décembre 1984 qui fixait des règles de financement de la part de l'État entre les établissements publics et les établissements privés.

Et dans la dernière convention récente 2022-2026, l'État a uniformément décidé d'exclure de la part de financement qu'elle doit aux établissements privés les financements qui étaient apportés par les régions. Voilà, c'est un petit peu technique parce que les régions hérritées, vous le savez, il y a une quarantaine d'années de la charge de fonctionnement des établissements public et privé sous contrat mais cette charte a exclu les enseignements agricoles privés. Jusqu'à présent, les règles de financement étaient respectées et depuis 2022, unilatéralement, l'État a rompu cet équilibre de de traitement.

Alors, madame la ministre aurait et c'est pour ça que je veux la questionner, aurait promis une commission de conciliation parce que ça peut aller en justice puisqu'il n'y a pas respect des conventions euh légales. Et donc, je veux interpeller madame la ministre pour savoir si cette commission de conciliation prévue fin mars au début avril se tiendra effectivement. Et si les établissements qui sont 180 en France qui représentent 45000 lycéens et une douzaine de milliers d'apprentis, donc 30 % de l'enseignement agricole dans toute dans toute ce son nombre et bien c'est une démarche importante. 40 établissements aujourd'hui sur 180 sont en difficulté d'équilibre de fonctionnement et pourrait être amenés à fermer leurs portes dans les mois qui viennent.

Merci. Merci Jean-Pierre et demain monsieur Topiac. Oui.

Bonjour à toutes et à tous. Bon, on reste dans l'agriculture. Je vais intervenir sur le sujet de la ripavière, de la prise en charge du vaccin qui a été annoncé en baisse donc pour la rentrée 2025 passant de 70 à 40 %.

En rappelant deux enjeux. Le premier c'est la dangerosité du virus. On a vu aux États-Unis il y a quelques semaines et quelques mois que le la grippe avière est passée sur des beau vins.

Hier nous avons une alerte sur le Royaume-Uni où le la grippe avière est passée sur mouton. dont il y a un vrai problème et un vrai enjeu de de santé et de de prise en charge sanitaire. On voit d'ailleurs que la stratégie des États-Unis de ne pas vacciner est en train de les amener sur une vraie dérive et un vrai danger donc de la mutation du du virus.

Donc en France, la stratégie est bonne, mais pour la consolider, on a besoin de continuer à avoir une bonne prise en charge. Et je rappellerai également que si le le vaccin pour le la filière du Canaras a été bien assumé dès le début et rendu obligatoire et donc bien accompagné financièrement, elle est stratégique dans la protection plus globale et des filières avières. Euh, sachez que le poulet n'est pas vacciné, les autres volails ne sont pas vaccinés.

Il n'y a guère que le canard qui est vacciné et qui finalement la vaccination du canard qui est qui est l'animal qui euh qui transite le plus sur nos territoires parce qu'il y a plusieurs ateliers de des euh des couvoirs prêt à gaver au gavage, les canards transitent dans plusieurs ateliers et donc propager plus facilement le virus. Le fait de vacciner le canards protège l'ensemble de la filière avière. Donc on demande à ce que la solidarité nationale s'applique et que l'État assume pleinement la prise en charge à hauteur de 70 % et qu'on revienne pas et qu'on baisse pas à 40 parce qu'effectivement ce que les éleveurs font pour le canard protège les autres les autres volailles.

Donc c'est important aussi d'un point de vue sanitaire et je demanderai à la ministre de garder les engagements qu'elle avait déjà pris au sein de l'agriculture sur les 70 %. Merci beaucoup Paul. Donc deux sujets importants.

Paul Molac va nous parler du narcotrafic. Avant qu'il n'intervienne, j'aimerais vous dire quelque chose en tant qu'ultramarin. On sous-estime la problématique du narcotrafic en France. 1 kg de cocaïne pure sortant euh de Colombie, c'est 1000 €.

Ça transite forcément pour 90 % par la Martinique et la Guadeloupe. Ça fait 6000 €. Ça passe de 1000 à 6000 €.

Et arrivé en Europe, ça fait 36000 € le kilo de cocaïne pur. Ça veut donc dire que ça fait x 36. Les narcotrafiquants ont des moyens colossaux.

Ils s'introduisent dans des familles, ils arrosent des jeunes qui sont souvent en sous-emploi et ils permettent, ils s'infiltrent dans nos familles et ça fait que aujourd'hui et la corruption à tous les étages à tous les étages euh et parfois j'ose le dire sous complaisance passive de l'État qui se dit bon puisque ces jeunes n'ont pas de travail, il vont passer par la case, je trafique, je passe en prison et cetera et je constate que dans cette loi qui va dans le bon sens mais Paul Molac le dira bien mieux que moi, il n'y a quasiment rien sur les autres mères. Donc je crois que j'invite les journaliste à vraiment s'intéresser à cette problématique. Mais enfin Paul Molac va être plus précis que vous.

Non. Alors pour répondre à cette problématique des outremères, effectivement j'avais dans la DG déjà appuyé là-dessus parce qu'en fait évidemment les moyens ne sont pas prévus hein, c'est juste des des moyens juridiques, mais les moyens proprement sur le terrain, on n'y change pas grand-chose et c'est pas cette loi qui va qui va le faire. Euh la seule chose qui puisse être intéressante, c'est le fait que désormais les écoutes sur les les téléphones satellites sont autorisés et rentreront dans la procédure.

Ça c'est dans dans la loi et c'était un un des des problèmes puisqueévidemment quand ils sont sur l'océan Atlantique, quand il y a des communications, elles se font par téléphone satellite. Donc ça c'est un des aspects qui devrait vous aider globalement. Donc euh la discussion de la loi traîne un peu, c'est le moins qu'on puisse dire.

Il nous reste 80 amendements dont une quarantaine de rapports et autres joyeusé. Bon, on aurait sans doute pu aller un peu plus vite. On a on a eu un certain nombre d'amendements qui ont été votés dont celui de l'emprisonnement des gros traficains pendant 2 ans dans des quartiers de sécurité, y compris d'ailleurs quand on peut avoir quand ils sont pas encore condamnés.

Il y avait eu pas mal de discussions. Le gouvernement voulait 4 ans, finalement, on s'est mis d'accord sur 2 ans, ça a été voté. Euh pas mal d'amendements aussi qui est de notre collègue Froget pour l'anonymat par exemple des surveillants pénitentiaires pour éviter évidemment qu'il soi directement sous la coupe et la menace eux et leur famille des trafiquants.

Et pas mal de choses aussi sur les repentis portés par Paul André Colombie puisque on a encore c'est une situation particulière et donc on était particulièrement attentif à ça et puis euh quelques regrets. le le alors le 8 ter n'a pas été lui ça a bien été confirmé, ça a été supprimé en commission, supprimé aussi et le le gouvernement a été battu. Le regret c'est sur le le coffre et le fait qu'un certain nombre de choses ne soient pas à disposition des avocats.

Là-dessus, on a un petit bémol, même si ça a été encadré. Et puis la dernière chose, c'est évidemment les le problème de du déclenchement à distance pour les écoutes. Là-dessus, on était pas spécialement chaud, mais globalement notre avis sur l'ensemble de cette loi reste positif.

Très bien. Merci beaucoup Paul. Et enfin notre président, notre nouveau président Laurent Panifos que je n'ai pas encore eu l'occasion personnellement de féliciter publiquement. ce que je fais.

Les travaux se passent parfaitement bien au sein du groupe Liot avec ce nouveau président qui a pris ses fonctions avec nous et les collaborateurs de façon tout à fait pertinente. Il va nous entretenir sur les déserts médicaux. Cher président, merci Olivier.

Merci pour tes mots. Bonjour à toutes et à tous. Permettez-moi pour commencer de saluer le président Chasseigne qui est qui est passé juste avant nous.

J'ai eu le le privilège de pouvoir euh siéger au côté de lui euh une fois à la conférence des présidents. C'était sa dernière, c'était presque ma première puisque c'est c'était euh c'est ça ne fait que 3 semaines que j'ai j'ai le le privilège d'être présent de ce groupe. Donc voilà, je sais que c'est un moment particulier à l'Assemblée nationale, pardon, en général, le départ de monsieur Chassigne qui est une personnalité forte pour pour toutes et tous, quel que soient nos nos sensibilités politiques.

Ceci étant dit, oui, le texte sur les déserts médicaux qui commence en commission demain matin, c'est un texte important. Beaucoup de beaucoup de députés de notre groupe ont cosigné cette proposition de loi. C'est un texte qui est en travaux depuis maintenant près de 3 ans depuis la législature, la dernière législature, le début de la dernière législature avec ce groupe de travail transpartisan euh 258 cignataires.

Donc je pense que c'est un texte qui sera largement soutenu. Il est en tout cas symbolique puisqu'il envisage la question de la régulation des médecins et qui est le cœur le cœur je crois de ce texte et qui est un changement profond dans la relation de l'installation des médecins à l'installation. Euh je veux juste insister sur un point, je le fais toujours, c'est que c'est quand même la régulation la plus light, la plus soft que l'on puisse imaginer puisqu'il s'agit, il faut le rappeler, euh ce n'est pas une régulation coercitive, il s'agit bien d'une régulation pardon soft.

C'estàd qu'on ne peut pas s'installer librement là où il y a trop de médecins. On peut s'installer librement dans les 87 % du territoire où il y en a pas assez. Faut toujours le rappeler.

Euh je respecte parfaitement celles et ceux qui considèrent que la régulation n'est pas acceptable pour le corps médical. Je veux dire que cette version de la régulation est une version très légère. On peut entendre que pour pouvoir s'installer dans une zone déjà surdotée, il faille alors une autorisation de la RS qui constate qu'effectivement il y a une sortie d'un médecin de la même spécialité.

Je trouve ce texte raisonnable. Encore une fois, je respecte les avis contraires, mais il ne faut pas faire dire à ce texte ce qu'il n'est pas. Merci président. des questions éventuelles, s'il vous plaît madame.

Oui. Rachel Gara Dumond, monsieur Panifous, euh à la conférence des présidents, est-ce que le groupe Liot fait partie des groupes qui se sont opposés au changement d'ordre du jour voulu par le gouvernement avec la fameuse proposition de loi sénatoriale sur les néonicotin enfin pas que sur ça mais [Musique] voilà pas les déserts médicaux du du plan, c'est ça du plan. Euh oui, la réponse est oui.

Euh en fait absolument pas parce qu'on considère que ce texte n'est pas important. Il est il est essentiel. Le gouvernement n'a pas forcément à nous demander notre avis.

C'est la il il est euh il est à la main sur l'ordre du jour des comment dire des séquences qui lui sont réservées à la semaine nationale. Le gouvernement a voulu solliciter les présidents qui très majoritairement n'ont pas souhaité décaler l'ordre du jour parce que ça perturbait non seulement le travail en séance mais aussi le travail en commission à quelques jours des 10 textes qui doivent être travaillés et à titre très personnel ça reporte sinéit le texte sur la fin de vie et pour travailler dessus depuis 3 ans un peu vous ou peut-être beaucoup absolument pas envie que ce texte non plus qui est très important aussi comme le texte sur euh du plomb, pardon. Ces deux textes sont essentiels.

Il y a un ordre du jour qui a été planifié, qui clair euh je ne considère pas. C'est pour ça que moi je je me suis enfin je me suis opposé, j'ai donné mon avis puisque je n'avais pas tranché euh au fait qu'on change au dernier moment l'ordre du jour. Et je je redis, nous considérons que ce texte est essentiel pour la question agricole.

Bien sûr. S'il n'y a pas d'autres questions, nous vous remercions. Oui.

Sur le les narcotraafiquants, le l'ensemble du groupe vote plutôt pour enfin ou plutôt pour. C'est ça. Je pense que il y aura une majorité pour Vous êtes unanime sur le les avocats qui en fait vous êtes un peu l'avocat des avocats.

C'est la remarque que vous avez fait hein sur préserver et cetera. Est-ce que vous avez des divergences là-dessus dans le groupe ? Alors le le pour l'instant on en a pas discuté spécifiquement là-dessus.

J'ai donné le point de vue. De toute façon, ce sera quelque chose de global, hein. On peut pas, il y a toujours des choses dans les lois de toute façon qui nous déplaisent et d'autres qui nous plaisent.

Il y a à un moment donné, faut faut couper. Et alors, on en reparlera puisque le la le vote solonnel, c'est la semaine prochaine. Donc, on a encore le temps d'en reparler dans notre prochaine réunion qui sera mardi prochain.

Merci. Merci à vous.

Olivier Serva : conférence de presse du groupe LIOT - 25/03/2025 — Laurent Panifous · Pourquijevote