Philippe de Villiers - La France en face / 8 décembre 2025 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que signifie pour vous l'impôt du sang ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette brûlure de la disparition d'un peuple ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous que l'Europe soit née dans le bureau oval ?
- 25:00OuverteRéponse directe
L'Europe a-t-elle échoué à se doter d'une souveraineté militaire ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Comment améliorer la sécurité et la situation des familles ?
- 45:00OuverteRéponse directe
Une guerre civile est-elle possible en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Philippe DevilierFait
« J'appartiens à une vieille famille française, pauvre et glorieuse de soldats, de chevaliers, d'officiers français qui selon la coutume ne payait pas l'impôt de la Gabelle, mais payait l'impôt du sang. »
- 35:00Philippe DevilierFait
« Cette guerre n'est pas notre guerre. L'Ukraine n'est pas en Europe. »
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Bonsoir à tous et bonsoir à toutes. Bonsoir ma chère. Bienvenue sur C News et sur Europe 1 pour ce deuxè numéro de la France en face.
On prend le temps dans cette émission pour interroger en profondeur les invités afin de mieux comprendre leur réflexion, leur vision de la France et leur vision du monde. Et notre invité est un ancien ministre écrivain. Il est notamment l'auteur de Populicit chez Fillard, déjà écoulé à plus de 135000 exemplaires, véritable succès de librairie.
Il est le fondateur depuis du fou. Bonsoir Philippe Devilier. Bonsoir Sonia.
Évidemment, les téléspectateurs et auditeurs vous suivent tous les vendredis avec Iliot de Val et Geoffre le jeûne que l'on salue chaleureusement. Et ce soir, comme l'a dit Laurence à travers votre livre Philippe Devilier, on va vous interroger sur votre diagnostic précis de la France, sur l'état de notre pays et les remèdes. Bien sûr, on a besoin d'espoir et de solutions.
Mon cher Philippe, dans ce livre, on croise une galerie de personnages. Une grande partie de ces personnages sont liés à votre enfance, au berceau de votre famille. L'enfance c'est la terre, c'est la vendé.
Et puis on dit toujours que pour savoir où l'on va et qui on est, il faut savoir d'où l'on vient. C'est cela que vous racontez aussi dans Populicide. Al vous faites allusion à ma généalogie, donc elle est vendéenne mais en fait pas tout à fait.
Et je vais vous faire une confidence. Hm hm. Le berceau de la famille, c'est le Cotentin dans la Manche dans une commune qui porte ce nom Villier Fossard.
C'est là que qu' né la famille Villier il y a fort longtemps. Mon père était leurin. Il servait sous les ordres du colonel de l'âtre au 15 ans, le fameux régiment du 15 ans.
Il il s'est évadé à quatre reprises pour le rejoindre et puis il a fini par le rejoindre après la guerre, après avoir subi les preuve de du camp de représaille de Lubec où il s'est comporté comme un héros de la résistance et il a été invité chez le colonel de lat devenu maréchal de lat à Mouilleron pareil. Et là il a rencontré une jeune fille catalane qui était ma mère. Donc je suis un un Vendéen h par le droit du sol mais un vendéen passionné de ma terre.
Euh j'étais un petit gars qui courait la campagne en cueillant sans savoir des fleurs de civilisation et je vous raconter un détail qui peut paraître dérisoire mais pour moi c'est très important. Chaque matin à mes persiennes, je sentais monter le coq, l'enclume et l'Angélus. Et en fait, pour définir mon enfance, je dirais ce fut une symphonie.
Alors, vous parlez souvent de votre ascendance, Philippe Devilier, de générations qui ont payé, dites-vous, l'impôt du sang. C'est d'ailleurs avec cette idée que vous êtes entré en politique et que vous en êtes sorti. On en parlera.
C'est quoi ça ? D'impôt du sang. En fait, j'appartiens à une vieille famille française, pauvre et glorieuse de soldats, de chevaliers, d'officiers français qui selon la coutume ne payait pas l'impôt de la Gabelle, mais payait l'impôt du sang.
Vous venez d'y faire allusion. Qu'est-ce que ça veut dire l'impôt du sang ? Ça veut dire être capable de se sacrifier pour son pays, de donner son sang pour son pays, le sang reçu, le sang versé.
Et quand on regarde la généalogie de ma famille depuis Astins 1066, Guillaume le joli qui accompagne Guillaume le conquérant, on voit deux phrases qui reviennent tout le temps. La première est entrée au service en telle année au service au service de la France service des armes de la France. Et la deuxième phrase qui est plus poignante et même parfois déchirante, c'est tomber au champ d'honneur en telle année.
Donc si vous allez à Roix, si vous allez dans n'importe quel endroit où la la France s'est battue, il y a des parents. Et en fait, vous m'avez posé une question sur moi par rapport à l'impôt du sang et je vais vous dire quand j'étais petit donc j'étais je me sentais trop heureux. très vite, je me suis dit en fait je suis un débiteur de ce bonheur que je l'ai pas mérité dans cette France que j'aime et qui m'aime.
Et je me souviens ma mère nous nous récitait le château brillant. Oh que j'ai douce souvenance du cher pays de mon enfance ma sœur qu'ils étaient beaux les jours de France. Oh mon pays soit mes amours toujours.
Et en fait je récitais ça et un jour je me suis dit faut que je paye ma dette. ma dette morale, ma dette d'honneur. Et donc je me suis dit ma manière à moi de payer l'impôt du sang, ça sera la vie publique et puis le puit du fou, mais la vie publique sous un angle différent, sous un angle sacrificiel, sous un angle oblatif, c'est-à-dire offrir ce que j'ai de meilleur, offrir à mon pays euh dont je suis le débiteur, passant, on va dire, à Spart, comme ces soldats sont morts ici pour obéir à ces lois.
Et cette tradition militaire, cette tradition du service, cette tradition de l'oblation, j'ai essayé de la transposer dans le milieu politique et alors j'ai payé l'impôt du sang. Et en fait [rires] en en fin du sens, je me dis mais oui, j'ai payé vous savez comment les les guignoles parce que je suis sorti lacéré et viicéré tailladé par les guignoles. C'estd qu'en fait ce que je vous raconte là, cette francité euh qui est aujourd'hui accepté par les Français, au contraire même revendiqué par les temps qui courent, à l'époque ça me valait des colibés et en fait je pouvais pas rentrer sur un un plateau sans avoir ma créelle de l'épreux, la lèpre conservatrice.
On disait voilà. Philippe Devilier, vous écrivez aussi dans ce livre qui est absolument passionnant, populide. Depuis ma prime jeunesse, je vis avec une brûlure.
D'où vient cette brûlure qui vous marque au fer rouge est celle de la disparition d'un peuple ? Alors, en fait, c'est plus simple et plus compliqué à la fois. Euh, j'appartenais à une petite nation, mon bocage, mon bas bocage monden dont je ne sortis pas. entre les Chirons de granit et les jeunesses en fleurs.
Et et j'ai vu tout à coup cette nation euh disparaître. la fantaisie des dentelières, le la liturgie des préveils, le dariolage. J'écoutais au loin les toutes sortes de bœu et j'entendais Lunau, Calo, Verdin, Domon.
En fait, c'était les noms de leur blessures en 1914. Et donc euh c'était une formidable allégorie, une formidable en luminure qui s'est installée en moi et euh et puis je parlais pas toi, c'était ma première langue. Et ma brûlure, je vais vous dire ce que c'est.
C'est 15 jours, j'ai compris au bout de 50 ans que cette langue là, elle était morte, elle a disparu. Or, c'était un art de dire, un art de rire, un art de pleurer jusqu'à une manière sublime d'apprivoiser l'intime. Et moi, je voyais des gens rudes, des gens simples qui mettaient dans chaque pas et dans chaque interjection une poésie disparue.
Et alors, pourquoi je vous parle de ça ? Parce que je me suis dit quand j'ai eu 13 ans, 13 14 ans, en fait ce petit monde, mon monde à moi, il s'en va. ce pays ce petit pays ce petit pays qui est à moi, il s'en va.
Ce peuple ce petit peuple ce petit peuple qui est à moi, il s'en va. Et j'ai eu peur et j'ai eu peur et je ne cessais d'avoir peur pour le grand peuple, pour le grand monde, pour le grand pays. Philippe Devilier sans doute ceux qui nous regardent ce soir sur ce news et nous écoutent sur Europain vont vous redécouvrir de nouveau ou découvrir certains aspects de votre vie, de votre parcours, de votre enfance comme l'a rappelé et grainé Laurence Faré.
Si on devait vous classer beaucoup tant de vous classer en ce moment, qu'est-ce qu'on pourrait dire ? Certains pourraient dire qu'il est que vous êtes des clinologues, que vous êtes contre réévolutionnaire, conservateur à tout le moins. Que choisissez-vous ?
Ça c'est le piège. Oui. Vous acceptez l'étiquette ?
Alors euh je dirais pessimiste actif et je vais vous expliquer pourquoi. En fait je suis un conservateur au sens étymologique du terme. Conservateur ça veut dire sauver.
Et mon père quand nous étions petits nous disait toujours soyez des conservateurs mais des sauveurs et des sauveteurs. Qu'est-ce qu'un conservateur ? Quelqu'un quand il se réveille le matin qu'il ouvre ses volets se dit "Je veux encore boire un bol de crapau." C'est-à-dire qu'un conservateur, un vrai conservateur, il s'indigne.
S'il s'indigne pas, ça va devenir rapidement un ravi des centons de la crèche, c'estàdire coupeur de citron de la vie, quoi. Euh, exilé de l'intérieur. Mais il suffit pas de s'indigner ajouté mon père.
L'après-midi, il faut construire, faut prendre le piolet et le mettre contre les éboulis. En d'autres termes, un un un conservateur, c'est quelqu'un qui s'indigne parce qu'il faut être lucide, voir le monde tel qu'il est, sinon on ne fait rien. Et en même temps, quelqu'un qui crée à contre-courant.
Et en fait, j'ai forgé une devise quand j'ai eu 18 ans qui m'a servi beaucoup à commencer par le plus du fou. Une société se sauve non pas par des mise en garde mais mais par des réalisations qu'on accroche à contrepente. Et j'ajoute pour être complet, je suis pas qu'un pessimiste actif, je suis aussi un souverainiste.
Toujours. Ouais. Un souverainiste, ça veut dire vous savez ce que quand mes profs de de droit constitutionnel disaient la souveraineté c'est la compétence de la compétence.
C'est génial. En fait, la la souveraineté, c'est le caractère d'une puissance qui ne relève d'aucune autre. Et comme je suis souverainiste, c'est pour ça que je suis là avec vous.
C'est pour ça que j'écris. Parce que un pays qui perd sa souveraineté, il meurt. Parce qu'un pays qui perd sa souveraineté, il perd finalement son identité, il perd tout.
Pourquoi ? Parce qu'un pays qui perd sa souveraineté, il perd le pouvoir. Et quand je vois autour de nous, y compris sur ces news tous les jours les gens qui disent "Oh là, encore une nouvelle norme, encore de sel, argent liquide, machin, ils vont nous emmerder et cetera." Et mais ils savent pas qu'il y a que 15 % des lois qui sont autonomes.
Le reste, ça vient de Bruxelles. Donc, j'espère qu'on va en parler. Voilà, je suis souverainiste et je pense que l'avenir est au souverainistme.
C'est le souverainisme ou la mort. Il est 21h12, on est en direct sur C News Europain. Notre invité exceptionnel, c'est Philippe Devilier.
Dans un instant, des téléspectateurs, des auditeurs ont des questions à vous poser sur cette euh évidemment euh cet item. Vous dites, Philippe dans ce livre Populicide, ne pas avoir votre plume pour écrire. En quoi consiste donc un populide et comment expliquez-nous cette loi de gravitation par laquelle tous les peuples meurent ?
Alors euh vous vous rappelez ce que je dis effectivement que je n'ai pas ma plume et je vais expliquer pourquoi. Tout simplement parce que je suis hanté par la disparition du peuple auquel j'appartiens. Donc j'ai plus de raison de brider ma plume.
Euh alors un populcide c'est un génocide par substitution de peuple. C'est une substitution de peuple qui s'ajoute à l'effacement du peuple originel. Si bien qu'on se retrouve avec deux populations déracinées, les déracinés de l'extérieur qui savent pas où ils arrivent et les déracinés de l'intérieur qui savent plus d'où ils viennent.
Et vous parliez de la loi de gravitation. En fait, je me suis dit en écrivant ce livre, je vais aller à la recherche de tous les grands peuples de l'histoire de l'humanité et je vais voir comment ils sont morts. C'est fascinant de voir les traits communs par-delà le temps, par-delà le lieu, les très communs.
Cette loi de gravitation, on pourrait l'exprimer ainsi. D'abord, tous les peuples qui meurent ne se voient pas mourir. C'est très curieux.
On dit que pour un homme la décomposition suit la mort et que pour une civilisation c'est l'inverse. La décomposition la précède. Donc on doit le voir et on le voit pas.
À Rome, il disait la félicitace mourir en s'amusant. le le mot d'ordre des sociétés expirantes. Donc on va au circ, on est heureux, on se voit pas mourir.
Deuxièmement, et là, on retrouve partout ce trait commun, en fait quand un peuple commence à négliger son récit fondateur, il est aspiré par le vide, aspiré par le noir, par le trou noir. Et troisièmement et surtout comme l'ont dit les historiens notamment polre, aucune civilisation ne cède à une agression extérieure si elle n'a pas d'abord développé un mal qui l'arronge de l'intérieur. C'est la haine de soi.
Suivez mon regard. la haine de soi. Parlons justement de ce mal qui ronge de de l'intérieur, vous expliquez aussi comment Philippe Devilier, l'islam s'impose, dites-vous, à la chrétienté flagolante, s'impose à à à la Byzance éternelle, à une hésidente Byzance éternelle.
C'est aussi ce qui se passe actuellement selon vous. Est-ce que pour vous l'offensive islamique n'est importante et possible que par la faiblesse finalement de la chrétienté ? Oui, je vais être plus précis. la faiblesse euh l'insouciance de nos élites.
Dans mon livre, je dis ceci : "Accrocher la ceinture". Je dis ça pour la macronie, la mélanchonie parce que les élites, c'est ça en fait, c'est les élites mondialisées, ceux qui sont de la postfance ou de l'antifrance. En fait, les élites composent une branchitude Avachi qui ne se sent plus capable de porter son récifondateur, qui en fait rêve euh de sortir de soi, rêve de s'abolir dans une histoire nouvelle, rêve de se donner à une civilisation virile, rêve euh de de se donner à une religion où on retrouverait la différenciation sexuelle, le combattant au feu et la femme au foyer.
Et donc finalement, l'hédonisme consumériste de tous ces laiks euh achève là sa trajectoire en venant par une sorte de rus hypnotique se fonde dans son exacte contraire. Philippe Devilier, voyons comment ces populicides. Il faut des personnalités éveillées, nous dites-vous.
Sol généicine que vous avez connu, vous vous rapprochez aussi de Boisem Sans sal. Ce sont des vigis comme vous face au populcides. Vous faites le rapprochement entre sol généine et bonhomm sal et vous avez raison.
Euh sur Gen un jour, il était à une émission avec apostrophe avec Jean Daniel nouvel observateur et et elle a sorti Jean Daniel elle dit ce ce le mouique mystique vous rendez compte en d'autres termes en fait il y a des points communs entre eux premièrement ils nous ont prévenu les deuxièmement on les a pas cru et troisièmement On attend qu'il soit trop tard pour les saluer. Et en fait, Soline nous a prévenu sur les dangers du communisme, sur ce qu'il a appelé le goulag. On s'est moqué de lui.
La gauche s'est moqué de lui. D'ailleurs à son enterrement, j'étais tout seul avec Dominique Touché pour représenter la France. Les autres, ils étaient aux Jeux Olympiques ou à défiler dans la rue Bernard Henry Leville et tous les autres là, il y avait plus personne.
Bon, quand à Bem sans salle, vous avez vu euh comment les choses se sont passées. Voilà. Et on s'est raté cet après-midi, un nouveau numéro de téléphone.
On il' il m'a rappelé, il m'a envoyé un message, on se voit vite et cetera et cetera. J'aime cet homme, il est extraordinaire et en plus il est plein de tendresse et de douceur. Et en fait, il avait dit une chose un jour, il m'a dit "Tu sais Philippe, tu parles du choc des civilisations, mais il y en aura pas parce que vous allez vous coucher." C'est une longue histoire et dans cette longue histoire, il y a un grand tournant Philippe Devilier, une véritable bascule avec Mastrich.
Alors, je vous ai entendu dire à de très nombreuses reprises que le mur de MAS allait tomber, que l'Union européenne c'est une création américaine. Ça ça fait vraiment polémique en tout cas ça fait beaucoup réagir. Est-ce que ça veut dire vraiment est-ce que vous pouvez nous expliquer ce soir que c'est une idée qui est née dans le bureau oval ?
Autrement dit, l'Europe n'a pas écouté de Gaulle. Elle est née, l'Une est née dans le bureau oval et elle y est morte. Ah oui, elle est morte là cet été quand il y avait les Roignons là, vous savez, ils étaient tous là avec Xelinski, Macron et cetera.
Fait oui oui à Trump. Et je reviens à la question à votre question initiale. Le bureau oval en fait c'est ça se passe en 1943.
Il y a tous les détails. J'ai écrit un livre là-dessus. Personne ne m'a contredit. 1943, le président Roosevelt accueille dans son bureau son chargé de mission euh et il lui donne un ordre, c'est de faire un marché européen complémentaire en fusionnant les États.
Ce charlé de mission s'appelle Jean Monet. Jean Monet passe sa guerre aux États-Unis en fait, il est banquier. L'Europe de la résistance et et c'est tellement vrai que l'Europe va sointer dès le début de toute la sémantique américaine, c'est-à-dire commission vraiment l'Amérique, haute autorité, discours sur l'état de l'Union, père fondateur, poule charbon acier, poule charbon et cetera.
Bon et en fait, qu'est-ce qui se passe ? Les hommes politiques euh français et européens choisissent de faire dès le départ une Europe euh post politique avec une architecture post-politique, une Europe sous clé américaine, une Europe sans les États et avec un fédérateur extérieur qui est l'Amérique parce que en même temps, il y a l'OTAN. Donc une Europe de l'Atlantique sans l'oural.
Alors une Europe de l'Atlantique oui maintenant jus que Oui, voilà absolument on a échappé à l'Europe de l'Atlantique à l'Arquie donc une une Europe de l'Atlantique sans l'oural et et puis Mastrich est arrivé et là Mastrich c'est l'ané une tentative d'anéantissement du politique. C'est-à-dire on essaie de vivre sans gouvernement. La commission c'est pas un gouvernement c'est un état profond. c'est les fonctionnaires euh sans sans élection et même sans géographie ni frontière.
Ça s'appelle l'espace sans frontière. Voilà. Et donc le mur de Mastrich va tomber.
Pourquoi ? Parce que cette Europe là, cet état profond, ce super état profond, il fonctionne tout seul et il fonctionne comme une broyeuse. Pe donner quelques exemples.
Avec le mercur, on va liquider nos derniers paysans. Avec le marché de l'électricité, on va liquider nos derniers artisans. Avec le pacte vert, on est en train de liquider notre industrie automobile.
Avec le marché unique de la défense, on va liquider notre industrie de défense alors que la France est le seul pays en Europe à avoir une industrie de défense indépendant des États-Unis et cetera. Donc qu'est-ce qu'il faut de plus aux Français qui nous écoutent, qui nous regardent sur ces news et sur européens pour que il brisent le tabou parce qu'on est sur un tabou religieux là. Ah non mais c'est pas possible.
L'Europe c'est la paix, l'Europe c'est la puissance. Ah je t'en foutrais. L'Europe c'est la paix.
Il nous emmène à la guerre. Et la puissance, c'est vous savez ce que c'est aujourd'hui l'Europe à propos de la puissance. Ce que disent les Américains et les Chinois, ils appellent ça un protectorat.
C'est un protectorat numérique des États-Unis. C'est un protectorat technologique de la Chine. On rend compte que Macron est à implorer des John Venture à l'envers avec les Chinois qui nous donneraient leur leur technologie, leur savoir-faire.
Bon, c'est un protectorat démographique de l'Afrique et c'est un protectorat culturel de l'Islam. Pas mal. Philippe Deviller, vous êtes notre invité exceptionnel ce soir sur C News et sur Europin.
Ces questions-là inquiètent beaucoup les Français. Ils sont nombreux à avoir voulu témoigner, vous poser des questions ce soir. Téléspectateurs et auditeurs, je vous propose d'écouter Éric qui vous interroge.
Il est ingénieur et il vous parle de la souveraineté de la France. On écoute Éric. Bonjour monsieur Deiler, je m'appelle Éric, je suis ingénieur et j'aimerais vous poser une question.
L'Europe semble avoir échoué à se doter d'une souveraineté militaire et stratégique et manifestement ce n'est pas auprès de l'OTAN qu'elle la trouvera compte tenu des positions actuelles du président américain. Pensez-vous que c'est à la France d'être la locomotive de cette souveraineté stratégique et militaire ? En a-t-elle les moyens et est-ce ?
Voilà, belle question d'Éric Philippe Devilier. votre réponse. Alors moi je ne crois pas du tout à une Europe de la défense, à une armée européenne.
Pourquoi ? Parce que la France est le seul pays européen, je viens de le dire, qui a une industrie de défense indépendante. La France, en fait, elle a, je réponds à Éric, elle a trois atouts dont elle a seul à disposer.
Premièrement, elle est membre permanent du conseil de sécurité. Deuxièmement, elle a le nucléaire, la protection nucléaire. Et et troisièmement, il a une industrie de défense qui est absolument remarquable.
Qu'est-ce que font les autres ? Ils achètent américains. Et qu'est-ce que fait madame Vanerleyen ?
Elle vient de faire voter un un projet qui a été voté par presque tous les députés français au terme duquel euh 35 % des équipements qui seront fabriqués en Europe pourront euh venir de technologie extérieure. Ça veut dire que c'est mis sous clé américaine définitive. En d'autres termes, on va nous liquider notre industrie de défense euh au profit d'un marché unique de la défense qui va renforcer le pôle américain de l'OTAN par rapport à des pays qui sont soumis à l'OTAN et qui n'ont pas d'industrie de défense.
Et j'ajoute un point important. Le général Do lorsqu'il a créé l'atome, pour lui, c'était clair, euh l'armée défend l'intérêt vital du pays. L'intérêt vital, c'est le territoire national.
On va pas au-delà. Bien sûr, on peut être ambigu par rapport à l'ennemi potentiel, mais on est là pour défendre le pays, le territoire et la population. Faire comme Macron en ce moment. expliquer aux français comme le général Mandon et tout l'étatmajor militaire que on va envoyer des Français se battent en Ukraine et qu'il faut sacrifier nos enfants dans une guerre qui n'est pas une guerre juste.
La guerre juste selon Grossius, la guerre juste c'est la guerre où on c'est la guerre de légitime défense. Voilà, c'est le principe tomiste, c'est la légitime défense. Quand vous êtes en légitime défense, là vous avez le droit de faire la guerre.
Et la légitime défense, c'est quand vous êtes envahi. Là, c'est pas le cas. Mais qu'est-ce que vous répondez Philippe Devil à ceux qui vous disent que tenir ce genre de discours c'est être capitular, c'est être mini c'est avoir un esprit de défaite ?
Alors c'est exactement le contraire, je vais vous dire ceux qui nous font croire qu'on est en 38 se trompent. On est en 14 et par tout un enchaînement d'alliance, on pourrait se retrouver en guerre. Je vous réponds deux choses.
Premièrement, cette guerre n'est pas notre guerre. L'Ukraine n'est pas en Europe Conf l'Europe ? Non, elle n'est pas en Europe pour conf que que qu'on se préoccupe des pays qui sont en Europe euh pourquoi pas ?
Mais elle n'est pas en Europe. Ensuite euh c'est une guerre entre deux peuples slaves qui est d'ailleurs très compliqué, beaucoup plus compliqué qu'on le dit en France. Il faudrait voir quelle est la responsabilité de l'OTAN dans tout ce qui s'est passé.
Et et puis deuxièmement, la Russie n'est pas notre ennemi. Elle est à 2600 2500 km. Euh elle n'a pas l'intention d' d'envahir la France et et donc le moins qu'on puisse faire, c'est que la France retrouve sa vocation.
Sonia Laurence, sa vocation, c'est quoi sa vocation ? Puissance d'équilibre et de contrepoids. C'est ça la France.
Puissance d'équilibre et de contrepoids, ça veut dire que on s'impose pour faire la paix. Normalement la paix devrait être signée à Paris entre l'Ukraine et alors que là on assiste impuissant au saut mouton de Trump qui va chez Poutine et Poutine qui va qui va chez Trump. Mais quelle humiliation pour la France ce grand pays qui qui se qui se traîne aujourd'hui.
Alors, ils sont là à se réunir. Il y avait d'ailleurs dans le journal Le Parisien aujourd'hui un titre qui était magnifique. On voyait on voyait Macron avec l'anglais et l'allemand.
Euh et puis Zelinski euh euh Zelenski euh l'homme de bien entouré de corrompu et et alors le titre c'était euh Zelenski et ses gardes du corps. Vous voyez où on en est. Pour que les journalistes français du Parisien se moquent de Macron, c'est que ça va, on est rendu très loin.
Mais est-ce que la France doit se réarmer aussi bien sur le plan militaire que sur le plan moral ? Philippe Devil. Et c'est ce qui soutent toute votre réflexion.
Évidemment ce livre. Alors alors euh il y a il y a il y a il y a deux questions. Problement réarmement militaire évidemment et d'ailleurs il y a un chef d'étatmajor des armées qui a 8 ans, on ne l'a pas écouté, on aurait mieux fait d'écouter il y a 8 ans euh qu'avait dit ça.
Il a dit "Si on se réarme pas, on tiendra tr 3 jours de munition." Je me souviens de cette expression. Voilà, on aurait mieux fait d'écouter.
Bon d'ailleurs, il sort un livre en ce moment. Le général évidemment Pierre Devillier, il faut le citer, chef d'étatmajor effectivement. Voilà.
Et euh un un un grand officier français. Voilà. Et euh donc pour le réarmement matériel, Oui, bien sûr.
Alors, quant au réarmement moral, euh vous rendez compte ce qui se passe aujourd'hui en France ? On nous dit "Préparez-vous à vous battre pour l'Ukraine." Donc on nous invite à devenir des patriotes ukrainiens.
On nous invite à défendre l'indépendance de l'Ukraine. On nous invite à défendre la frontière de l'Ukraine. On nous invite à défendre la souveraineté de l'Ukraine.
Et pendant ce temps-là, on bazarde la souveraineté de la France, l'indépendance de la France, la frontière de la France et il y a aucun réarmement moral puisqu'on nous explique que la France a vocation à devenir une société multiculturelle. Le réarmement moral Philippe Deviller passe par et bien un diagnostic partagé sur la réalité, sur la situation du pays. Vous en parlez depuis des années à travers notamment un autre livre, les mosquées de Roissie qui a d'ailleurs suscité, rappelons-le à nos téléspectateurs et auditeurs, un véritable tolé médiatico-politique, un livre choc agrémenté à l'époque de de révélation sur l'entrisme islamiste.
Là encore, vous diriez que vraiment les élites n'ont pas voulu voir. Elles ont compris ce qui se passait et elles ont mis toute cette poussière là sous le tapis. En fait, quand j'ai sorti mon livre, le président, le le ministre de l'intérieur allait au bourger devant 100000 personnes à l'époque qui était 2005.
Oui. À Pâqu. H Et euh et la presse m'est tombé dessus en disant "Oh là là, le mot islamisation, c'est la première fois qu'il était utilisé." Et j'expliquais avec des documents qui m'avaient été donnés par les services secrets euh que en fait qui qui m'avait choisi parce que ça bougeait pas, il voulait que ça bouge que il y avait 27 salles de prière sous le tarmac de Roissie et que toutes les salles des bagages étaient complètement infiltrées, gangrenrainées par les fiches S les et les fiches S. et les les terroristes potentiels.
Et en fait là, l'attitude de toute la nomenclature de toute la société de conivance médiatico politique, c'était dire c'est n'importe quoi. Et puis d'ailleurs, on n'utilise pas le mot islamisation. Et donc en fait derrière cette ce déni, il y avait l'idée de faire un Liban occidental déjà très important.
C'est qu'ils ont tous ces gens ont cru. Je leur envoie je leur en veux pas plus que ça parce que c'est une erreur énorme et de bonne foi. Toute la classe politique en fait, elle a cru et elle croit encore ce que croit Mélenchon que c'est simplement un problème de laïcité que si on impose des règles de la République et cetera, on va réguler le problème comme si on arrêtait une lame de feu avec des codes.
Voyez, ils sont complètement à côté de la plaque. Ils veulent faire une société multiculturelle. Il ne voit pas que dans dans le monde entier, les sociétés multiculturelles sont devenues des sociétés multidéculturées et multiconflictuel.
Le danger, le danger, c'est qu'un jour, comme le dit très bien euh le directeur du renseignement territorial le 13 décembre dernier dans une note au président de la République, le danger, c'est que on cède aux frères musulmans qui veulent imposer à la France, tenez-vous bien, il faut le lire et le relire ce rapport pour le comprendre veulent imposer le califat. Philippe de Billier, vous êtes notre invité exceptionnel 21h33 sur C News et sur Europa récemment dénoncé le projet de labellisation des médias. Plus largement, vous évoquez régulièrement la manière avec laquelle la France est gérée ou plutôt ne l'est pas.
C'est un peu le gouvernement par le chaos que vous décrivez dans ce livre populicide. Ah oui, je souris parce que en fait euh je vais vous dire quelque chose qui va peut-être choquer le dernier macronien. Un jour, j'ai parlé avec Emmanuel Macron à l'époque où on se voyait beaucoup au tout début et je lui dis "En fait toi tu es un young global leader." Il me dit "Ah c'est très important pour moi." Je dis bon en fait et donc il m'a expliqué que euh sous la fuerule de ses maîtres, vous inquiétez pas, je réponds à votre question mais je je prends je vais prendre l'élan sous la ferrule de ses maîtres donc Alamin et Chacatali, il avait appris à communier sous les deux espèces du progressisme et du mondialisme. et il m'a parlé des Global Shappers et donc les façonniers mondiaux.
Et là en fait, je me suis intéressé au façonniers mondiaux et j'ai découvert que les façonniers mondiaux préconisaient le spill over effect, c'est le gouvernement par le chaos, c'estàdire ouvrir une crise ou profiter d'une crise qui s'ouvre pour passer de la notion de bien commun à la notion de contrôle. peut prendre quelques exemples. L'Ukraine contrôle d'une population par la peur.
La guerre, la guerre, la guerre. On suit le chef de guerre. Bon, Covid contrôle des corps par l'hygiénisme d'État.
C'est qu'à chaque fois on avance. Ensuite, climat, contrôle de la population par la norme, ZDF, passoir thermique, voiture électrique et cetera. Petit à petit, on sert la vis.
Sécurité, contrôle de la population par la vidéosurveillance, par les portiques et cetera. Et finalement, on arrive à quoi ? La dernière phase, on y est avec la labellisation.
Et ce qui se passe à Bruxelles en ce moment, c'est le portefeuille d'identité numérique où là vous ne serez plus euh citoyen de la France, mais QR code en liberté conditionnelle. C'est-à-dire que vous serez tous les deux des profils algorithmiques et si jamais je suis au pouvoir à ce moment-là, je saurai tout ce que vous faites de vos journées. Je j'aurai accès à tous vos messages privés, à toutes vos correspondances.
Et le projet est déjà à l'œuvre pour vous. Le projet, il est voté et tout le monde a voté. Tout le monde vote au nom de la protection de l'enfant et cetera.
Voilà. Et donc en réalité c'est une machine crantée qui prépare le fichage de masse. Ce que Orwell avait imaginé, ils vont le faire.
Ils sont en train de le faire. Mais vous dites Philippe Devilier contrôle des peuples par la peur et paradoxalement ces mêmes politiques n'ont-ils pas aussi peur justement du peuple ou des peuples ? Parfois, on a l'impression que c'est comme l'orchestre du du Titanic qui continue de jouer en regardant les les canaux de sauvetage s'éloigner.
Malgré tout, est-ce que les politiques ont le choix ? On parle beaucoup, on a beaucoup parlé il y a quelques semaines et quelques mois de dissolution. Est-ce que c'est la dissolution sinon l'autodissolution ?
La dissolution ou l'autodissolution ? L'autodolution dissolution dans l'esprit des gens, c'est fait la classe politique, tout le monde a compris. Toute la classe politique pour vous.
Bah oui, il vote ensemble. H euh il il euh ils s'accordent, ils mangent ensemble, ils dorment ensemble. Euh qu'est-ce qu'ils font pas ensemble ?
De LFI au RN, ben euh le RN un peu moins, mais quand il s'agit de voter des impôts, voilà. Et donc en fait, oui, il y a une conivance en fait. Je vais vous dire pour avoir été député, quand vous êtes député et députés européen, c'est encore pire, petit à petit, vous prenez goût à l'amendement et et vous et vous devenez un amendeur.
Vous devenez voyez, vous vous réveillez la nuit, on dit "Oh, j'ai mon amendement à poser et vous faites avoir finalement." Ou et bon, en plus le député Marie France Gar un jour m'a dit "Faut jamais oublier qu'un député ça va à la gamelle. Et donc là, je réponds à votre question.
C'est une manière de répondre à votre question. Ils vont tous à la gamelle. Ils ont peur de quoi ?
Ils ont peur de l'élection. Donc, ils ont peur de la nouvelle dissolution. Ils ont peur d'une nouvelle élection.
Voilà. Sauf le bon puisque le RN est considéré comme le contrepouvoir. Bon, en fait, pour résumer, je dirais qu'il y a deux choses qui se font face.
La populophobie et le populisme. La populophobie c'est la détestation des élites pour le peuple. Euh et le populisme, c'est le cri d'un peuple qui ne veut pas mourir.
Un peuple qui ne veut pas mourir, ça veut dire trois choses. Ça veut dire qu'il se sent dépossédé de son outil de travail à cause de la mondialisation sauvage. Il y a plus rien l'industrie.
Ils se sent dépossédés de sa mémoire puisqu'on transmet plus la mémoire commune notamment à l'école le roman national et ils se sentent dépossédés pire de ses voisinages. Or le pire exil ce n'est pas d'être rejeté de son pays, c'est d'y vivre et de n'y plus rien trouver de ce qu'on y a aimé. Philippe Deviler, les téléspectateurs, les auditeurs ont des questions à vous poser.
Je vais vous proposer celle de Marie-Louise qui vous interroge sur la sécurité et qui lui parle de la sécurité des familles. Écoutons la question de Marie-Louise. Bonjour, je m'appelle Marie-Louise et euh aujourd'hui ma question porte sur la délinquence juvenil qui prend de l'ampleur et cela aussi est lié pour la plupart à la précarité que vivent les familles.
Donc euh qu'est-ce que vous précazonisez ? Qu'est-ce que vous envisagez pour pouvoir améliorer cette situation des familles et pour apporter la sécurité ? Comment améliorer la sécurité et la situation des familles dans notre pays ?
Philippe de Villier, je réponds à Marie-Louise, elle a tout à fait raison. Il y a la société, il y a l'État. Les deux se sont effondrés, on les a liquéfié.
La société, elle s'est liquéfiée parce que on a fait du sociétal et on a tué la famille. Et donc ma réponse, c'est la suivante. Il faut restaurer la famille.
C'est l'autorité paternelle. La famille c'est un papa, une maman, il faut oser le dire. Voilà.
Au moment où la chute de la natalité est astronomique, puisque cette année, pour la première fois dans notre histoire, le nombre des naissances est inférieur au nombre des décès. Donc la société, la société, ce sont les forces vives, ce sont les entreprises, ce sont les familles, ce sont les associations, ce sont les corps intermédiaires. Aujourd'hui, la société, elle est bouffée par l'État.
La sphère publique mange la sphère privée. Or, c'est la sphère privée qui finance la sphère publique. Et deuxièmement, l'État, l'État régalien.
L'État régalien. L'État a été inventé pour faire un contrat avec Marie-Louise. Je te protège et tu me confies ta protection et tu payes des impôts pour ça.
Aujourd'hui, on paye des impôts mais l'État n'est plus régalien. Pourquoi il n'est plus régalien ? Parce que le premier principe d'un état régalien, c'est la frontière.
Est-ce que vous vous rendez compte que je suis le seul à dire ça en France aujourd'hui ? Prenez la classe politique. Alors là, cette fois-ci de parlez-leur de Schengen, il se signe parce que là on peut pas toucher à ça.
Par exemple, c'est l'ultime tabou pour vous. Comment c'est l'ultime tabou ? Ah c'est l'ultime tabou.
Schengen, c'est l'ultime tabu. Ah oui, donc la frontière. Voyez, vous savez Rugis Debré disait très bien un jour, un pays meurt quand il abandonne ses contours et ses compteurs.
Aujourd'hui, il y a plus de compteur. Roman national, qu'est-ce qu'on raconte aux enfants ? Bon, et euh il a plus de contour.
Il faut pas oublier que la grandeur de la France avec 14, c'est vauban le précarré. Le précarré. La la France un acte politique.
Donc si la France se protège pas, personne ne va la protéger. Et donc euh et donc premièrement la famille, deuxièmement l'entreprise, troisièmement l'État régaléen. Philippe Deviler, je pense à la mère d'Élia ce moment vous nous parlez de protection et de sécurité que Laurence a a interrogé et moi-même récemment et vraiment nos téléspectateurs et audite et au-delà tous les Français ont découvert comme la mère de Lola, comme la mère de Philippine et d'autres un courage, une abnégation incroyable.
Qu'est-ce que vous dites aujourd'hui à ces familles de victimes qui osent dire "On veut des réponses, on veut on veut savoir pourquoi pourquoi ?" Et la mère d'Élias dit "Je veux au contraire tendre la main au magistrat pour avoir des réponses pour le bien de la démocratie". Alors, il faut oser leur dire la vérité.
La vérité, c'est que vous parlez de Philippines, d'Éléas, on peut citer les autres. Il serait encore vivant si la classe politique n'avait pas commu le crime d'ouvrir les frontières et de pas donc de pas pouvoir résoudre le problème des OQTF. S'il y avait pas eu d'OQTF, s'il y avait pas d'OQTF, euh si les frontières étaient vraiment contrôlées, ils seraient encore vivants.
Deuxièmement, Badin Terre est au Panthéon. Mais Badinter, faut savoir que Badinter, il s'est inspiré de la doctrine sociale nouvelle des années 70, je m'en souviens, j'étais étudiant qui disait ceci : "La prison, c'est le mal, le délinquant est une victime de la société. Il faut donc réinsérer le délinquant." C'est ça le premier but de la justice.
Et là-dessus, on a eu le syndicat de la magistrature qui a expliqué qu'il fallait privilégier celui qui vole sur celui qui est volé. Et donc il faut aujourd'hui renverser la pyramide de la justice pour instaurer des peines planché et pour que la justice soit sévère et que la prison soit considérée comme tout à fait normal. Par exemple, perpétuité pour celui qui touche un policier.
Voilà. Et donc c'est à ces femmes, je dis ceci, exiger de l'État qu'il rétablissent les frontières pour qu'il y ait pas d'autres philippines et exiger de l'État qui rétablissent une justice de fermeté et non pas une justice laxis qui est la justice de madame Belloué. En parlant de madame Belloué, je me souviens d'une d'une circulaire quand elle était ministre en plein été où elle a dit il ne faut pas enfermer les délinquants en prison.
Elle l'a dit. Voilà. Quand à Dupont Moritti, son premier geste quand il a été nommé ministre, c'est d'aller visiter une prison.
Et donc ces gens-là sont tournés vers l'idée, les gens qui nous dirigent que euh c'est la société qui est coupable. Ils sont rousseauistes, vous savez. Rousseau qui disait conscience conscience instinct divin immortel, céleste voix, juge, infaillible d'un d'un être intelligent mais borné.
Conscience conscience. Voyez, mais si on fait euh si on on procède si on se liv à cette démagogie qui consiste à dire "Ah oui, mais il a pas eu de chance dans la vie et cetera, euh on fait on ne on ne rétablit pas l'ordre. Il n'y a pas d'ordre sans la justice, il y a pas de justice sans l'ordre." Philippe Deiler, ça rentre vraiment en résonance à ce que avec ce que nous disent les téléspectateurs et les auditeurs euh qui nous écoutent.
Écoutons Philippe. Lui, il vous questionne sur un point très précis l'éventualité d'une guerre civile. Bonjour monsieur Philippe Devidier.
Philippe euh artiste auteur 52 ans. Euh je voulais juste savoir si vous pensez que une guerre civile est possible en France actuellement. Est-ce qu'une guerre civile est possible ou pas ?
Oui, je vais vous expliquer pourquoi et pourquoi on peut l'éviter et pourquoi il faut l'éviter. Oui. Alors, elle est possible parce que aujourd'hui on a euh enfin la terre de France, ce qui caractérise la terre de France, c'est un mal-être qui traverse toute la société.
Paris, on le voit pas, mais en province, on le voit très bien. Qui traverse toute la société, celle des héritiers, celle des arrivants. C'est-à-dire qu'en fait, vous avez deux peuples côte à côte qui qui partagent une souffrance intime.
Quelle est cette souffrance intime ? Le peuple neuf, lui, sait parfaitement d'où il arrive, mais il ne sait rien de l'endroit où il arrive. Et le peuple sédentaire, immémorial aujourd'hui éberlué, exténué, ne sait plus où il habite et ne sait plus d'où il vient.
Si bien que en réalité, on a une société de déraciné de l'extérieur, de déraciner de l'intérieur. On a en fait pour résumer le migrant devant l'homme global. Et j'arrive à le problème de la guerre civile, c'est qu'il y a plus de sol moral commun.
Et quand il y a plus de sol moral commun, c'est qu'on se parle plus. Et comment se parler ? Voilà la question.
Il y a qu'une solution, c'est de dire aux uns et aux autres, voilà, vous êtes en France, nous sommes en France. Et donc ceux qui sont des Français tout neufs, on vous invite à devenir des Français de désir et à ceux qui sont des Français de souche, on vous invite à donner envie qu'on vous ressemble parce que si on veut pour résoudre ce problème de l'absence du sol moral commun s'appuyer uniquement sur l'hédonisme consumériste, sur les valeurs de la République, sur la laïcité et cetera. La nation va se dessécher sur pied.
Il y a qu'une solution, c'est de dire à ceux qui nous détestent, vous repartez chez vous. et à ceux qui ne nous détestent pas, mais qui ne nous connaissent pas, mais qui voudraient nous connaître pour pouvoir nous ressembler, regardez notre trésor. Il faut pouvoir inviter les Français de désir à avoir envie de nous ressembler non pas dans l'hédonisme consumériste, mais dans l'exaltation commune de notre patrimoine vital.
Et face à ce projet de sol moral commun, Philippe Devil, il y a un autre projet et vous en parlez dans votre livre Populide. D'ailleurs, vous parlez de la de l'épiphanie de Jean-Luc Mélenchon, autrement dit le moment de vérité quand il dit que le grand remplacement, c'est lui hein qu'il l'affirme, n'est pas un fantasme ni une théorie conspirationniste de l'extrême droite, mais un changement de composition d'une population. C'est la fameuse créolisation.
La stratégie de Jean-Luc Mélenchon est celle de dire aussi que l'islam est un christianisme finalement comme un autre. C'est peut-être ce qu'on a vu cette semaine lors de la commission d'enquête. Que répondez-vous à Jean-Luc Mélenchon ?
Il a un projet, il est gram chien quelque part, il a réfléchi à cette théorie depuis très longtemps. Alors, il a un mérite, c'est qu'il dit les choses en fait comme d'où les vrais terroristes. Terroristes, dites-vous, les vrais terroristes.
La au sens de bien sûr de la terreur. Bien sûr, j'ai bien compris. Je jeis c'est Robespier en Kéfié.
Bon donc je lui accorde ce privilège. Besper dit quand j'ai vu à quel point l'espèce humaine était dégradé, je me suis rangé à la nécessité de faire un nouveau peuple. Et ben voilà donc c'est un terroriste.
Voilà. Et il a dit un jour, je sais plus où, à Toul, je crois le grand emplacement Éric Zemour c'est pas c'est pas vous, c'est moi, c'est nous. On va faire une Nouvelle France avec un peuple neuf.
Et donc ce que dit Mélenchon, c'est la chose suivante. On va pas changer la toponyémie, on va pas changer le territoire, on va pas changer l'hexagone, on va pas changer le nom même, peut-être un peu la langue. Mais en revanche, on va faire venir une population nouvelle et on va se débarrasser des autochtones des derniers français de souche.
C'est-à-dire qu'on va changer non pas la France, mais on va changer de France. Et pour ça, il s'appuie sur deux vecteurs. Le premier, c'est le vecteur démographique et le deuxième, c'est le vecteur idéologique islamoquiste, l'alliance des universités des banlieux.
Et sur le vecteur démographique, il a très bien vu une chose que les politiciens ne voient pas, c'est qu'on est devant un chasser croisé. Basse pression démographique au nord, haute pression démographique au sud, basse pression démographique basse pression spirituelle au nord, haute pression spirituelle au sud, basse pression économique au sud, haute pression économique au nord. Vous avez tous les ingrédients pour que euh il y a un grand courant de population.
Il a compris, Mélenchon que l'Europe qui fait 550 millions d'habitants aujourd'hui en fera 480 millions dans 30 ans et que l'Afrique va passer de 1ARD4 millions à 2 milliards 800 millions. Il a compris ça et donc en comprenant ça, il se dit c'est du gâteau, il suffit d'attendre. La patience est notre côté de notre côté parce qu'il a compris que la démocratie c'était le nombre.
Philippe Devillier, vous êtes notre invité exceptionnel sur ces news et européens. Sur quoi va se jouer selon vous la prochaine élection présidentielle ? Si tentez qu'elle ait lieu en 2027, quelle est la question centrale, la question de civilisation, c'est là-dessus que nous aurons à nous prononcer.
Alors, la tentation de tous les politiciens, c'est d'évidemment euh d'empêcher la question centrale d'arriver au centre. Euh alors alors il y a des questions, il y a il y a il y a des questions euh immense, la question budgétaire, la question des services publics, la question de l'école et cetera mais en fait elles sont toutes conditionnées par une question la question centrale c'est la question de la migration de masse. C'estàd que si on continue au rythme de 500000 entrées par an qu'on peut pas gérer, on a non seulement des problèmes d'insécurité mais des problèmes insurmontables pour l'ensemble de de la dépense publique et pour la vie en société.
C'estàd qu'à ce moment-là, la France va disparaître et sera autre chose. Et c'est une question maintenant de de le le sablier cool et moi je pense que la question centrale c'est l'immigration. Mais pour résoudre cette question centrale euh il faut passer par une autre question préalable.
Je vous explique. Pour résoudre la question de l'immigration, il faut fermer les frontières. C'est pas nous, c'est Bruxelles.
Pour résoudre le problème de l'immigration, il faut que le droit français soit supérieur au droit européen. C'est pas le cas. Ça dépend de Bruxelles.
Pour résoudre ce problème, il faut qu'on sorte de la la Cour européenne des droits de l'homme et cetera et cetera. En d'autres termes, il faut dire à madame Vlenn et qui osera le faire. Madame, je reprends mes billes, je reprends les manettes, je rapatrie le pouvoir chez moi et si vous êtes pas contente, c'est pareil.
Et donc pour résoudre mon problème de l'immigration, je reprends les manettes. Alors, qui osera le faire justement ? Philippe Devilier.
Quel président faudrait-il à la France après un président jeune ? Faut-il en finir avec le jeunisme comme le disent certains, si vous deviez nous faire le portrait robot du président idéal, celui qui répondrait finalement à tout ce que vous venez de de citer, d'égrainer avec nous ce soir, à quoi ressemblerait-il ou à quoi elle pourrait ressembler ? Vous me permettez de reprendre le début de votre question sur le jeunisme.
Est-ce que je voudrais vous dire ceci dans l'histoire de France ? C'est pas la question. D'ailleurs, j'avais fait un papier un jour m'avz demandé Oui.
Et euh Napoléon euh Napoléon euh il était il avait il avait pas 30 ans, Louis Louis XIV 23 ans quand il règne et cetera. Donc en fait la question de l'âge c'est non c'est pas la question. La question c'est la lucidité et le courage.
La lucidité c'est voir la réalité et le courage c'est euh accepter de s'immoler. Accepter l'offrande de soi. Faut avoir un côté sacrificiel.
Alors donc alors absolument et donc en fait je vous m'invitez à faire un portrait robot donc je vais vous le faire à grand trait. Je pense que le prochain président, si on veut sauver la France, doit être un marin de gros temps. C'est là, c'est l'homme des qui a sa rue au sable qui parle [rires] le fond des globes.
Oui. Donc j'ai une déformation. Moi le marin d'eau douce maintenant, j'ai appris la grandeur de la mer, les 40e rugissants, les 50e hurlants.
Et donc c'est l'image qui me vient. Un marin de gros temps, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire c'est pas un caboteur.
Le cabotage ça consiste à prolonger les problèmes qu'on est qu'on se sent incapable de résoudre. La haute mer, ça veut dire qu'on accepte les murs d'eau et les tempêtes. Pourquoi je dis ça ?
Parce que il va falloir affronter trois féodalités et accepter le banc d'infamille pour le futur président. Les trois les trois états confédérés, on pourrait dire. première euh première féodalité, c'est l'état profond de Bruxelles.
Il faut l'affronter. Vous rendez compte que la différence entre ce qu'on touche, la différence et ce qu'on paye, c'est 15 milliards. Bon, donc déjà on coupe plus vivre et cetera.
L'état profond, faut l'affronter en disant maintenant, je n'oublie plus. Voilà, je suis souverain. Voilà, depuis 1500 ans.
Voilà. et c'est pas vous qui allez changer ça. Deuxièmement, donc premier ban d'infamille, deuxième banc d'infamille, la deuxième fodalité, ce sont les cours suprêmes.
Les cours suprêmes qui en fait, sans se parler ont définit une double préférence qui est mortifère pour nous. La première, c'est le délinquant sur la victime. Première préférence et deuxième préférence, l'étranger sur le national.
Monsieur Fabus, président du Conseil constitutionnel, a dit il y a quelques temps, la préférence nationale est contraire à la Constitution. Donc l'idée qu'on est un citoyen euh avec des droits supplémentaires à l'étranger, c'est plus possible. 2è bande à famille et 3è bande à famille les élites mondialisées qu'il faut affronter qui ont diffusé qui diffusent tous les jours dans la jeunesse de France l'éclipse de la conscience nationale et donc il faut les affronter ça veut dire affronter la société politico médiatique et donc il faut quelqu'un qui est de la vigueur des trips et et le courage français et vous pourriez être ce marin de gros temps Philippe Devilier vous je vous ai vu venir mais avec depuis le début j'ai vu que vous étiez en train de de Est-ce que ce n'est pas vous finalement ce portrait robot d'ouvrir le piège Oui.
Alors euh alors mais je vais vous répondre franchement attendez on va faire durer un peu le suspense. Il nous reste quelques secondes. On imagine que vous ne voulez pas ajouter votre nom à une liste, que vous n'avez pas besoin euh de de d'une ligne en plus sur votre curriculum vité.
Donc, que reste-t-il la France ? Non mais attendez, je vais vous dire simplement, j'ai eu trois vies dans la même. Une vie de créateur, une vie de gouverneur territorial avec une certaine réussite en vendé et une vie de lanceur d'alerte plutôt sonneur de toxin.
Donc là, votre question, vous m'invitez à à ouvrir la voix d'une 4e vie. Oui. Alors euh je dirais votre question est prématurée d'abord parce que on en est on est très loin puis il y a du monde dans le bour déjà mais elle n'est pas hors sujet.
Et attendez, je vais vous dire euh il faudra un président, il faudra donc un candidat qui accepte ce que je viens de dire sur l'immigration et sur la question européenne. Sinon ça sert à rien. Sinon il fera rien et ce sera une nouvelle déception.
Donc il faut arrêter de tromper les Français. Voilà. Et ce que je vous propose à toutes les deux de nous revoir dans alors non, mieux que ça quelques temps euh on on va chercher ensemble cet homme ou cette femme dans les mois qui viennent.
Je suis déjà en recherche. Euh donc moi, j'ai l'émission du vendredi avec Elliot et Geoffroid. Ça grimpe, les gens nous écoutent, donc ils comprennent que je suis en recherche de de cet homme là ou de cette femme qui va peut-être arriver.
Ce que je vous propose, c'est de prendre une poêle à frire et un magnétomètre à proton et si ça sonne, vous me prévenez. Si ça sonne pas, on demandera à Serge Njar avec un immense bandeau présidentiel et on se reverra. Et à ce momentlà, vous me reposez la question, non pas à la fin, mais au tout début.
Pour l'instant, on en est pas là. Euh ce que je veux dire simplement, c'est que il y a un signe quand même euh que les gens sont inquiets, que les gens sont insatisfaits, sinon il serait pas le vendredi. Le vendredi, c'est un très mauvais jour.
Bon, pourquoi ils sont si nombreux à votre avis ? Ça veut dire que il y a une attente, il y a quelque chose. Voilà.
Et donc en fait euh je vais vous dire ce que je pense euh la formule biblique mon Dieu euh éloigné de moi ce calice. Mais en même temps quand je vois la situation de la France, moi je je je me dis et les gens le sentent. C'est pour ça qu'il m'aiment bien.
C'est totalement gratuit ce que je fais. C'est que c'est vraiment euh le dernier cri d'un français qui veut pas partir sans avoir redonné l'espoir à une petite minorité agissante, c'est-à-dire une relève de conscience dressée. On a compris que ce sera une candidature sacrificielle.
J'ai pas du tout dit ça. [rires] Non, je dis c'était c'était prêt. Voilà comment vous êtes [rires] les journalistes.
Non non, j'ai pas du tout dit ça. J'ai au contraire c'est non sauf circonstan exceptionnelle. Ça vous va ?
Parfait. Parfait. Clair.
Merci. Merci 1000 fois Philippe Devilier. Populicide évidemment aux éditions FA.
On recommande remercie parce que lecteur un moment agréable et en même temps je pense utile utile pour nos amis qui nous écoutent et qui nous regardent. Merci beaucoup, c'était un plaisir de vous accueillir ce soir Philippe Deviller. Dans un instant, c'est mal à sur Europa le Bret sur ces News.
Philippe de Villiers