ALEKSANDAR NIKOLIC : « On doit être prêt pour prendre le pouvoir ! » (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 1:30OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que les électeurs qui veulent voter Rassemblement National vont écouter Jean-Luc Mélenchon ?
- 2:33RelanceRéponse partielle
On en parlait tout à l'heure avec Damien Floreau, vous êtes les modérés.
- 3:27RelanceÉludée
On ne parlera pas de la technique avec les milliards d'euros dans les nucléaires aussi.
- 5:58RelanceÉludée
Alors on prend un débat technique parce que vous mélangez un peu tout.
- 6:54OuverteRéponse directe
Est-ce que vous n'avez pas finalement intérêt à vous retrouver face à Jean-Luc Mélenchon au second tour ?
- 9:02OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous n'avez pas la trouille, parce que c'est toujours plus compliqué quand on est au firmament ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Invité politiqueFait
« Il est bon. C'est un bon orateur et il arrive à fédérer la gauche. »
- 1:37Invité politiqueFait
« Vous avez vu, il s'en prend au préfet aussi. »
- 1:49Invité politiqueFait
« Je vais demander au préfet de faire des saluts militaires, c'est ce qu'ils doivent faire de manière réglementaire. »
- 1:51Invité politiqueFait
« Devant les députés. Devant les députés insoumis. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Quand il les qualifiait d'abrutis, de menteurs, ou quand les forces de l'ordre étaient venues dans son QG et qu'il avait été condamné ensuite parce qu'il les avait intimidés en disant « la République, c'est moi, il est au-dessus des lois ». »
- 3:19Invité politiqueFait
« Jean-Luc Mélenchon, il veut arrêter de manière unilatérale de rembourser une partie de la dette. »
- 3:35Invité politiqueFait
« Lui, il disait, il parle d'empoisonnement écologique. »
- 3:44Invité politiqueFait
« On peut parler du nucléaire, et on voit que lui qui veut abandonner le nucléaire. »
- 4:31Invité politiqueChiffre
« Le coût des éoliennes qui est 46% plus élevé. »
- 4:45Invité politiqueChiffre
« Le plan Mesmer sur le nucléaire, dans les années 70, on a mis 93 milliards sur la table. »
- 4:52Invité politiqueChiffre
« On a mis près de 100 milliards d'euros sur l'éolien et le photovoltaïque depuis le début des années 2000. »
- 5:20Invité politiqueChiffre
« 51% des émissions de gaz à effet de serre sont dues aux importations. »
- 7:42Invité politiqueChiffre
« Elle est à 55-45 face à Ador Philippe et 68-42 face à Jean-Luc Mélenchon. »
- 12:13Invité politiqueChiffre
« En termes de dépenses liées à l'immigration, pourquoi pas sur la préférence nationale, par exemple, qui serait dans l'ensemble une économie de 18 milliards d'euros. »
Temps de parole
- Aleksandar Nikolic57 %
- Présentateur12 %
- Invité9 %
- Invité 28 %
- Invité 37 %
- ?5 %
- Invité 42 %
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Voilà, j'accueille Alexandre Nicoli qui est porte-parole du Rassemblement National et député européen. Merci d'être avec nous. Merci pour l'invitation. Et puis Damien Fleureau du service politique d'LCI est avec nous. Damien, on est où là
? Qu
'est-ce qui se
passe ?
C'est l'université d'été de la France insoumise. Pardon, excusez-moi. C'est
pas tout à fait l'héber. On n'a pas encore fusionné
les deux parties à Châteauneuf-sur-Isère, pardon, dans la Drôme. C'est le lancement de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Beaucoup de monde chaque année. Et cette fois-ci, parce que la campagne électorale a démarré, Jean-Luc Mélenchon a voulu écraser ses adversaires avec ce coup de force, ce meeting devant 10 000 personnes.
Alexandre Nicoli, il est bon, Mélenchon.
Il est bon. C'est un bon orateur et il arrive à fédérer la gauche. Donc ça va peut-être le servir sur le premier tour avec une radicalité qui est assez terrifiante dans tout ce qu'il peut dire. Parce que j'ai écouté son discours. Son but, là,
j'ai l'impression, il est clair, c'est vous rediaboliser. Il vous appelle les fachos, au rassemblement, il dit les fachos. Et puis Marine Le Pen, la délinquante, ça va être tous les jours. Marine Le Pen. Et je me demande si vos 35% d'aujourd'hui, dans les sondages, qui est quand même pharaonique, rarement vu dans la Vème République, juste dix mois avant un premier tour de présidentiel, je me demande si ça ne
va
pas s'effriter sous les coups de boutoir d'un homme qui sait faire admirablement, sur le plan technique, de la politique.
Est-ce que vous pensez que les électeurs qui veulent voter Rassemblement National vont écouter Jean-Luc Mélenchon ? Enfin, Jean-Luc Mélenchon, il s'en prend à tout le monde. Vous avez vu, il s'en prend au préfet aussi. D'ailleurs, je remarque qu'il parle souvent de caste privilégiée pour les riches et tout. La vraie caste privilégiée dans son esprit, je pense que c'est lui et les parlementaires et les filles. Parce que je ne sais pas si vous avez vu, il a dit « les préfets ne sont pas nos copains ». Je vais demander au préfet de faire des saluts militaires, c'est ce qu'ils doivent faire de manière réglementaire. Devant les députés. Devant les députés insoumis.
Il faut que les préfets se mettent au pas, parce qu'ils sont une caste peut-être privilégiée, je vous le disais, un peu supérieure. Ça rappelle ce qu'il disait sur les journalistes qu'il critiquait quand il les qualifiait d'abrutis, de menteurs, ou quand les forces de l'ordre étaient venues dans son QG et qu'il avait été condamné ensuite parce qu'il les avait intimidés en disant « la République, c'est moi, il est au-dessus des lois ». D'ailleurs, on voyait même Manon Brie, vous avez vu, ça avait fait la lune de l'actualité sur les réseaux sociaux, qui donnait sa valise comme ça à un chauffeur.
En réalité, ces gens-là n'ont souvent que du mépris et se sentent en réalité comme une caste privilégiée.
C
'est quand même pittoresque,
parce que maintenant, Alexandère Nicolique, c'est pittoresque, on en parlait tout à l'heure avec Damien Floreau, vous êtes les modérés. Alors, Rassemblement National, pour nous, c'était des radicaux, c'était des extrémistes, enfin si on s'en tient à ce qu'on disait dans le discours politique, le débat politique pendant des années, et maintenant, on a parlé tout à l'heure d'économie, parce que Manon, que vous venez de citer, Manon Aubry, évoquait ces milliardaires qui seraient selon elle des nuisibles et qu'il faut interdire. Eh bien, on disait dans le débat que des patrons du CAC 40 avaient dit, oui, bon, face à ça, même le Rassemblement National, c'est mieux.
Écoutez, on est juste des gens raisonnables, et on l'a toujours été, donc évidemment qu
'on
ne
va
pas plonger notre économie. Vous avez vu, Jean-Luc Mélenchon, il veut arrêter de manière unilatérale de rembourser une partie de la dette, donc je ne
sais
pas comment on va faire pour emprunter de l'argent et à quel taux, mais surtout, vous avez vu ce qu'il disait sur l'écologie, par exemple, c'est intéressant, parce qu
'il
en a beaucoup parlé dans son discours, donc quand je vous parlais qu'on est raisonnable. Lui, il disait, il parle d'empoisonnement écologique, mais non seulement ce que lui évoque d'un point de vue programmatique, conduit à beaucoup plus d'émissions de gaz à effet de serre.
On
peut parler du nucléaire, et on voit que lui qui veut abandonner le nucléaire,
on
voit que notre nucléaire nous permet, sur la production électrique, d'émettre 8 à 15 fois moins de gaz à effet de serre que l'Allemagne qui a
abandonné le nucléaire. Oui, mais il est plus sur
les énergies renouvelables.
Bien
sûr, mais qui émettent au final plus de gaz à effet de
serre,
c'est ce qu
'ont
fait les Allemands. Ce que je vous dis, ça les soumet au charbon et au gaz, donc le résultat, il est catastrophique, quand vous avez des énergies intermittentes inefficaces, comme
c'est le cas de
l'éolien. qui coûte plus cher et qui ne peut pas permettre d'alimenter en électricité un pays comme la France ou un pays comme l'Allemagne.
C'est ce qu'il y avait
des investissements comme le fait la Chine.
Parce
que
le tout nucléaire ne
peut
pas marcher.
Vous avez vu que la Chine est mise à fond sur le nucléaire, justement.
Parce que, non,
et sur les énergies renouvelables. Et sur les
énergies renouvelables,
parce que les deux sont nécessaires.
Oui,
mais
en réalité, on voit bien que c'est inefficace. Si vous voulez, on fait un débat technique sur ça, et je vous dis le coût par mégawattheure, le coût des éoliennes qui est 46% plus élevé. On a vu que sur... Je vais faire un débat pareil. Je
finis juste là
-dessus, parce que vous
me parlez d
'un débat technique sur ça. Je vous rappelle juste que le plan Mesmer sur le nucléaire, dans les années 70, on a mis 93 milliards sur la table. Ça produit 70% de l'électricité française. On a mis près de 100 milliards d'euros sur l'éolien et le photovoltaïque depuis le début des années 2000. Ça produit 10% de l'électricité française. Donc vous voyez ce qui est inefficace.
On ne parlera pas de la technique avec les milliards d'euros dans les
nucléaires
aussi.
On
n'a jamais revu la couleur. Si vous
permettez, je vais revenir juste sur Jean-Luc Mélenchon et sur l'écologie, parce que c'est intéressant ce qu'il a dit. Il parle d'empoisonnement écologique. Je vous le dis sur le constat, je vous parle de production électrique plus polluante, mais on peut aussi parler de toutes les normes, les taxes qu
'il
veut rajouter, et ce qui fait qu'on importe beaucoup plus. Et 51% des émissions de gaz à effet de serre sont dues aux importations. Mais surtout, Jean-Luc Mélenchon, il fait tout pour qu
'on
ne trouve pas de remède à ce qu'il appelle l'empoisonnement écologique, parce qu'il ne dit surtout pas ce machin-là, pour les clims par exemple. Les vagues de chaleur qui arrivent font qu'on a des milliers de morts justement à cause de notre retard en matière de climatisation. Il y
a
des écoles qui sont fermées, les entreprises qui ferment par exemple, et vous avez des études qui montrent que ça pourrait coûter 100 milliards d'euros par an si justement on n
'a
pas d'adaptation. On peut parler du retour à la nature qu'il souhaite en refusant les débroussaillements. On a vu les conséquences que ça a en matière d'incendie. On voit les conséquences que ça a quand on refuse les réserves d'eau en termes de difficultés pour les
agriculteurs à trouver
plus.
Alors on prend
un débat technique parce que vous mélangez un peu tout.
Non, je ne mélange pas tout parce qu'on parle d'empoisonnement écologique. Sur des
passoires thermiques, ça n'a aucun sens par
exemple. Et ça,
il
n'y a pas
de
plan au Rassemblement national. Sur quoi
? Sur des climatisations dans des passoires thermiques, on sait très bien que c'est un gouffre. Mais il faut
les deux, évidemment.
Évidemment.
Bien sûr, mais
refuser les climatiseurs
aujourd'hui,
c'est une éneptie. Et d'ailleurs, même les
représentants du GIEC,
parce que
moi,
je les écoute, disent que c'est aujourd'hui évidemment ridicule de refuser la climatisation.
Avec des rénovations thermiques. Oui, bien sûr. Avec des rénovations
thermiques.
Mais c'est ce qu
'on prévoit aussi,
nous,
Madame. Je trouve très intéressant que le Rassemblement national parle des sujets écologiques parce que c'est vrai que pendant des décennies, on vous a beaucoup moins entendu là-dessus. Donc, dont
acte... Mais on ne parle pas,
il est désingue.
Dont
acte.
Mais par contre, là où... Mais je vous
ai dit avec raison, ça ne
sert
à rien d'être dans les slogans.
C
'est vrai.
Il faut être raisonnable sur ces sujets et
concrètement ce qu'on évoque. Il y
a
un sujet que je trouve très intéressant en ce début de campagne, et Eric en parlait un peu tout à l'heure, dans la façon que Jean-Luc Mélenchon a de cibler particulièrement Marine Le Pen, de la diaboliser et d'installer finalement une sorte d'affiche déjà, d'ores et déjà, de sauter le premier tour en disant « ce sera moi ou eux ». Et j'ai l'impression qu'il y
a
une sorte de numéro de duétiste entre vous et la France insoumise puisque l'un et l'autre, vous avez un intérêt stratégique politique à vous retrouver l'un contre l'autre parce que Marine Le Pen est testée à plus de 60% si d'aventure elle se retrouvait face à Jean-Luc Mélenchon au second tour et que Jean-Luc Mélenchon a de minces chances de gagner cette présidentielle, mais ces minces chances, il les aurait face à Marine Le Pen. Par conséquent, ma question est la suivante. Est-ce que vous, vous n'avez pas forcément intérêt finalement à vous retrouver face à Jean-Luc Mélenchon au second tour et donc à vous aussi, comme lui, finalement installer ce match ?
– Si vous regardez le sondage en question,
vous
voyez que dans tous les cas de figure et quel que soit le candidat en face, Marine Le Pen, elle est donnée vainqueur. – Pas dans la même ampleur, elle est à
55-45 face à Ador Philippe
et 68-42 face à Jean-Luc Mélenchon. Mais vous savez, pour nous, c'est très bien aussi d'être face à un candidat macroniste qui devra assumer ce bilan qui, et je reprends les mots de Sébastien Lecornu, qui dit qu'on est face à un mur terrible à cause de la dette et le déficit, mais qui nous a conduits face à ce mur ? Eh bien, ça permettra pour nous d'évoquer ce bilan et montrer que tous les budgets qui ont été passés, les budgets macronistes, soit directement quand ils avaient une majorité à l'Assemblée, soit par 49-3, nous conduit en voie de faillite collective économique.
Et on peut faire un point sur tous les sujets où vous avez un déclin considérable, mais on a vu l'application du programme macroniste. Donc, être dans une adversité face à eux, débat projet contre projet, et qu'on montre que nous,
on
a des solutions et que ce qu'on évoquait déjà dans le passé nous aurait permis d'être dans une situation bien meilleure pour nos entreprises, d'un point de
vue
de déficit public, d'un point de vue de l'insécurité, d'un point de vue des vagues migratoires qui nous submergent, eh bien, je pense que ça peut être intéressant.
Écoutez, moi, en tout cas, Éric, moi, je suis comme vous, j'écoute M. Nicolique, qui est très talentueux, et je me dis que ça y est, le Rassemblement National, c'est devenu le parti des notables. Vous êtes tout propre sur vous, les méchants, c'est la France insoumise, ils ont vraiment que des solutions épouvantables, etc. Mais moi, quand même, il
y
a une question à laquelle vous n'avez pas répondu, c'est celle d'Éric, que je trouve excellente. J'essaye de
rester,
je fais tout pour me maintenir à cette place. Non, mais je trouve très intéressante,
c
'est-à-dire qu'effectivement, Marine Le Pen est extrêmement haut, donc vous êtes les favoris, vous êtes à 35%, lui,
c
'est le challenger. Et à chaque sondage qui passe, Jean-Luc Mélenchon, il gagne des points. Et il n'en gagne pas un peu, il en gagne beaucoup. Est-ce que vous n'avez pas la trouille, parce que c'est toujours plus compliqué quand on est au firmament,
en
fait, de faire une connerie, de dire une bêtise, de faire en sorte que finalement, ça dégringole ? Et au fond, cet été, on ne
l
'a pas entendu, Marine Le Pen. Donc, est-ce qu'il n'y a pas ça aussi, cette trouille, de se dire, bon, parce que là, dans tous les grands débats qui ont été lancés, c'est Jean-Luc Mélenchon, dont vous pouvez dire que tout ce qu'il dit ce sont des bilvesés, très bien, n'empêche que c'est lui qui les lance, ce n
'est
pas Marine Le Pen, ce n
'est
pas votre parti. Et là, vous êtes en défensif en nous disant, bon, oui, il est caricatural, il est ci, il est ça. OK, c'est un peu court, jeune homme, j'ai envie de vous dire. Non,
mais
vous savez, ça fait très longtemps qu'on peut évoquer ce qu'on propose comme alternative en termes de projet. Et Marine Le Pen, justement, vous l'avez dit, vous l'avez peut-être moins entendu cet été, même si elle a pu réagir.
Elle n'a pas peur de dégringoler, Marine Le Pen. Justement,
mais je vous réponds, eh bien, on doit être prêt pour prendre le pouvoir. Et Marine Le Pen, elle s'y prépare, donc sur le fond, sur tous les sujets, pour qu'on puisse proposer une alternative qui puisse améliorer la vie des Français. Et on a déjà, quand beaucoup ont du mal à trouver leur candidat, ont même du mal à trouver le mode de scrutin pour désigner leur candidat, nous,
on
a déjà notre candidate pour devenir présidente de la République, qui est effectivement très haute dans les sondages, mais il faut rester humble face à ça et être les plus sérieux possibles pour que ça se concrétise. Et l'éventuel Premier ministre, qui serait Jordan Bardella. Et à côté, on travaille sur le projet le plus construit, abouti, budgétisé, pour qu
'on
soit prêt, demain, à enfin redresser la situation, parce que ça fait des dizaines d'années qu'on vit, évidemment, malheureusement, un déclin et qui s'est accentué en Macronie depuis 10 ans.
Monsieur
Nicolas, une petite question rapidement. Effectivement, dans cette stratégie,
qu
'Isabelle vient d'évoquer, de respectabilité, d'urgence aussi, c'est votre discours vis-à-vis des Français, est-ce que le budget qui va être présenté à l'automne, eh bien, c'est un budget que vous pourriez voter, pas forcément parce que vous le validez, c'est la politique, a priori, d'un parti qui n
'est
pas le vôtre, mais ne serait-ce que vis-à-vis des Français, pour aller vite, pour pouvoir éventuellement ensuite faire un projet de loi rectificatif, il faut
déjà le voter. Mais si M. Lecornu et le gouvernement nous écoutent sur ce qui pourrait être mieux d'un point de vue budgétaire, ils décident d'appliquer le budget alternatif du Rassemblement national, oui. Vous jouerez le jeu de la discussion. Le vrai sujet, parce que ça va être éventuellement une censure, pour nous, ce qui va être important, parce qu
'on
n'est pas dans un postulat initial, c'est que ce qu'on peut proposer soit entendu. Et qu'aujourd'hui, au regard de l'urgence, qu'il y ait une prise de conscience que ce que notre budget alternatif, en termes de baisse des dépenses publiques, en termes de baisse de la pression fiscale, par exemple, en termes de dépenses liées à l'immigration, pourquoi pas sur la préférence nationale, par exemple, qui serait dans l'ensemble une économie de 18 milliards d'euros. Si tout ce qu'on peut proposer n'est pas peut-être pris en compte à la lettre, mais en tout cas, les pistes envisagées se dirigent vers ce que nous, on peut incarner, eh bien évidemment qu'on pourra l'entendre.
Mais se dire, quoi qu'il arrive, on refusera, alors qu'il peut y avoir une chance d'améliorer la vie des Français, évidemment que ce serait un postulat ridicule. Après, on n'est pas naïfs, et on sait que depuis, systématiquement, malgré notre poids aujourd'hui à l'Assemblée nationale, on voit un Sébastien Lecornu qui ne nous écoute pas, et des macronistes qui mènent une politique aux antipodes de ce qu'on peut proposer.
Merci Alexandre Nicolique, porte-parole du Rassemblement national.
Aleksandar Nikolic