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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 16 décembre 2025 27 min

Fabien Genet sur la dermatose : « Le gouvernement prend les moins mauvaises décisions »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Fabien Jeunet, merci d'être avec nous. Vous êtes sénateur de la sonné Loire. On va revenir avec vous évidemment sur les dernières heures de l'examen du budget au Sénat.

C'est jour de vote aujourd'hui. Mais d'abord comme tous les jours, on commence par les une de la presse régionale. On a sélectionné trois titres.

D'abord la une de la dépêche. Horreur à Sydney 16 morts. Une attaque terroriste visant la communauté juive a fait 16 morts dont un français hier sur une plage de Sydney.

Les assaillants étaient un fils et son père qui a été tué. La deuxième une celle du midi libre abattage des troupeaux le nom du monde agricole. Les agriculteurs qui bloquent et exigent de l'État d'autres solutions face au drame de la dermatose nodulaire.

Et puis la dernière, c'est celle de Sud-Ouest municipal. L'écologie nouvel enjeu, les questions environnementales qui constituent une attente des populations et un enjeu du débat des prochaines élections. De quelle avez-vous envie de nous parler ?

Alors, je crois que nous allons revenir sur l'agriculture. Donc, vous me permettrez de prendre la la première une sur l'horreur à Sydney pour dire euh l'effroid que j'ai ressenti hier lorsque j'ai vu les images de cette nouvelle attaque terroriste antisémite dont un de nos compatriotes a été victime, je pense bien sûr à ses proches, à sa famille et à l'ensemble de ceux qui sont blessés ou qui ont perdu la vie. Ça ça fait écho chez moi un déplacement que j'avais pu faire en Israël juste après le 7 octobre pour aller rencontrer les familles des victimes.

Et depuis lors effectivement on sent la montée de l'antisémitisme et je crois que dans notre pays aussi nous devons absolument tout faire pour lutter contre cet antisémitisme galopant qui enuille la communauté juive mais qui enduille plus largement l'ensemble du monde. et quiinquiète, vous l'avez dit aussi en France Laurent Nunes qui demande de renforcer la sécurité autour des lieux de culte juif de juif. Il y a de quoi s'inquiéter.

Je crois oui que au-delà de ces menaces éventuelles, cette montée de l'antisémitisme qui se traduit par un nombre de faits antisémites absolument intolérable doit appeler à la mobilisation de tous, à la cohésion des communautés en France. Je crois que c'est absolument essentiel. Et l'actualité, c'est aussi la mobilisation des agriculteurs qui se poursuit.

On l'a vu dans le journal les blocages notamment dans le sud-ouest après que le gouvernement a décider d'abattre les troupeaux de beauvin touchés par la dermatose nodulaire. Déjà, est-ce que vous êtes d'accord avec cette décision ? Est-ce que le gouvernement gère bien ?

Écoutez, je crois que le gouvernement prend les moins mauvaises décisions. Il fait confiance aux scientifiques, il fait confiance aux vétérinaires et je crois que nous avons la chance en France d'avoir un système sanitaire très efficient avec sur le terrain des vétérinaires ruraux qui connaissent la profession, qui sont en parfait dialogue avec les les agriculteurs. Cette maladie est arrivée très tard en France, elle est arrivée à l'été et je crois que tout est fait pour l'éradiquer sur le le sol français.

Et pour cela, ça passe par les trois piliers de la stratégie qui a été mise en place par le par le gouvernement. Que ce soit le dépe des foyers qui sont touchés, que ce soit la vaccination autour, mais également l'interdiction des déplacements des bovins, l'idée c'est de pouvoir éradiquer cette maladie, ce virus sur le sol français. et et avec euh vous l'avez dit également de la vaccination un million de beauvins déjà vaccinés, un million qui vont l'être la zone vaccinale a été élargie, c'est la bonne stratégie.

Oui, je je crois que vous savez c'est c'est un élément auquel nous sommes très sensibles au Sénat dont on parle souvent, c'est la territorialisation des politique publique. Je crois qu'en l'espèce euh toutes les régions d'élevage ne sont pas les mêmes. Dans le Sud-Ouest, il y a des races avec moins d'effectifs.

Donc, il faut protéger le travail génétique également des agriculteurs. Et je crois que la ministre a eu raison d'étendre à toute la région Occitanie cette politique vaccinale. et la ministre justement de l'agriculture qui est aujourd'hui en Occitanie à Toulouse notamment pour lancer la nouvelle vaccination.

Qu'est-ce que vous vous attendez de ce déplacement ? Est-ce qu'elle devrait aller sur les points de blocage à la rencontre des agriculteurs ? Moi, je crois qu'il faut absolument maintenir le dialogue qui est le sien d'ailleurs avec la profession agricole, avec ses représentants, avec l'ensemble des éleveurs sur le le territoire.

Euh d'ailleurs la politique sanitaire a été négociée également a été informée auprès de ce qu'on appelle le parlement sanitaire. Donc c'est pas la ministre qui toute seule dans son bureau a pris ses ses décisions. Elle s'entoure de tous les avis et je crois qu'effectivement aujourd'hui au-delà de la DNC, il y a d'autres sujets sur la table qui angoissent beaucoup les agriculteurs.

Et comme sénateur de Sonell Warir, moi qui suis né, qui a grandi, qui vit en Charolet, vous imaginez combien ces images d'abattage dans dans les dans les fermes, ça peut me prendre au trip ? Donc je comprends la colère des des éleveurs, je comprends leur désespoir. Je sais aussi qu'ils ont une formidable capacité de résilience, d'adaptation, une envie, une ambition de bien faire leur travail.

Et donc je crois que nous devons les pouvoirs publics être à leur côté pour les accompagner dans cette nouvelle crise. Et justement, on va aller chez vous dans votre département, vous l'avez dit, la région des des vaches Charolaises, on va Chalon sur Saun. Bonjour, merci.

Bonjour Bono Mon Johnny, merci beaucoup d'être avec nous chef des informations du journal de Sonlois. Benoît, avant vos questions, d'abord, est-ce que vous pouvez nous faire un petit point justement sur la situation au Sonéloire mais elle est quelque peu encerclée. On en a au sud, on en a la l'est.

Donc la la rage charollaise, le berceau du charolet dont parlait monsieur le sénateur n'est pas encore directement touché mais les zones d'exclusion nous concernent déjà directement. Benoît, justement, pardon, vous avez des questions, vous avez deux questions pour le sénateur. Bah oui, vous l'avez dit he vous connaissez bien monsieur le sénateur la rage charollaise.

Alors, on l'a dit, pour l'instant, les foyers sont pas encore arrivés jusque chez vous, mais se pose déjà la question des indemnisations. Vendredi, la région Bourgonne Franchecté a voté une aide de 300 € en plus de l'aide de l'État pour les les éleveurs qui sont obligés d'abattre. Euh vous vous savez tout le travail que nécessite notamment sur la génétique le fait d'élever une vache et notamment Charolaise.

Est-ce que l'argent euh qui est mis sur la table aujourd'hui vous semble suffisant ? Pourquoi les régions sont obligées de rallonger derrière ? Bonjour euh Benoît, excusez-moi de vous avoir réveillé si tôt ce matin.

En tous les cas, je je crois que sur les les indemnisations, c'est un sujet que nous avons souvent abordé avec la ministre. on a fait relayer les demandes du terrain. Euh je crois que elle prend en compte à la fois la valeur marchande des des bêtes, mais également leur potentiel génétique, également leur pouvoir de production.

Je crois que ce qu'il faut surtout veiller, c'est que lorsqu'il y a dépe du d'une ferme, il faut absolument aider les éleveurs à retrouver rapidement un cheptel. Et on le voit en Bourgogne Franchecté, ce n'est pas toujours facile puisqu'il faut aller chercher des bêtes dans d'autres exploitations et souvent dans les zones réglementées justement les transferts d'animaux ne sont pas possibles. Donc il y a une période de latence qui est plus ou moins grande et donc on est en train de de voir avec la avec la ministre pour justement peut-être allonger la durée durant laquelle on va prendre en compte le préjudice de l'éleveur.

Donc c'est décalage à à faire mais je crois que là aussi en France nous avons la chance d'avoir un état qui encore aujourd'hui est capable de venir en appui au aux éleveurs lorsqu'ils traversent des crises. Benoît, vous avez une autre question ? Oui, on parlait de la la région Beaug Franche Compté.

On sait que dans cette région ça patine au niveau des aides européennes qui sont versées via l'Europe par la région. Aujourd'hui, c'est c'est très compliqué pour que les les aides arrivent dans les fermes de Bourgogne Franché, de Sonelir notamment. Est-ce que vous pensez que c'est encore aux régions de de gérer ces fonds européens pour l'agriculture ?

Écoutez, vous savez, moi en fond de la décentralisation, j'ai toujours pensé que lorsque les sujets étaient gérés en proximité, il était mieux. Euh et donc c'est pourquoi j'avais plutôt un a priori positif à ce que il y ait transfert de la gestion de ces aides à la région. Effectivement en en Bourgogne Franche Compté, on a eu beaucoup de difficultés ce qui a mis un certain nombre d'agriculteurs et en particulier de jeunes agriculteurs qui venaient de s'installer dans la difficulté.

C'est pourquoi d'ailleurs le Sénat, nous avons envoyé l'un des meilleurs d'entre nous, Jérôme Durin, mon collègue socialiste de Sonelir qui a quitté le Sénat pour prendre la présidence de la région Bourgogne Franchecté. Et euh et bien j'espère que au-delà des différences politiques que nous pouvons avoir, j'ai vraiment l'espoir qu'il pourra améliorer les choses parce que d'ailleurs ces sujets on les avait vu également avec les collectivités locales où la région avait là aussi beaucoup de mal à verser en des temps raisonnables euh les subventions. Je crois qu'il y a vraiment un effort collectif à faire sur le sujet.

Merci Benoît. La une du journal de Sonéloire, autre sujet de son logement prévu à la Fontaine Holo. C'est à la une de votre journal.

Merci Benoît d'avoir été avec nous. On continue à parler de l'agriculture parce que cette semaine, il y a une décision très attendue sur le Mercosour. Décision au niveau européen.

La France le qualifie toujours d'inac. Mais-ton vraiment les moyens de s'y opposer ? Oui, je crois qu'il faut créer un rapport de force.

C'est ce que fait la ministre, le premier ministre, le président de la République qui a déclaré qu'effectivement cet accord ne pouvait pas être signé en l'État. Ce n'est pas toujours simple. Les rapports de force en Europe, il faut trouver des alliés. effectivement euh l'État de la France aujourd'hui euh le désordre politique, le désordre budgétaire fait que notre crédibilité vis-à-vis des pays européens est moins grande et donc je pense qu'on a un peu plus de mal à créer ce rapport de force mais il est absolument essentiel pour défendre notre agriculture et pour rejeter ce mercour qui ne respecte pas et bien l'équité entre les différents modes de production.

Il faut absolument que nous ayons ces clauses de sauvegarde, ces clauses miroir pour que les mêmes normes s'appliquent également aux produits importés et puis également des enquêtes pour qu'à la frontière, on vérifie euh la qualité des produits qui vont être offerts à la consommation de nos concitoyens. Hier, hier soir, la France a demandé le report he du vote prévu des États européens, vote prévu cette semaine. Vous soutenez cette demande ?

Oui, bien sûr. Il faut se donner un peu plus de temps pour obtenir ces résultats. Dermatose, Mercour, il y a aussi la question de la PAC.

Est-ce que vous craignez une crise agricole de grande ampleur ? Est-ce que le mouvement il va il va s'amplifier pendant les prochains jours ? Vous savez la la PAX c'est près de 9 milliards d'euros.

C'est 2 tiers l'équivalent 2 tiers des revenus des des agriculteurs. Pour la France c'est absolument énorme. La l'agriculture française connaît des difficultés.

Nous avons essayé d'apporter au Sénat avec mon collègue Dupl euh un certain nombre de solutions euh qui puissent permettre de soutenir les agriculteur, mais effectivement sur la PAC, il y a il y a de quoi effectivement allumer euh une crise très très importante. Donc vous pensez qu'elle va s'amplifier parce que pour le moment par exemple la FNSEA est pas rentrée dans le mouvement, vous pensez que ce mouvement il va prendre de l'ampleur ? Je crois qu'il faut pour éviter cela apporter les réponses que les agriculteurs attendent.

On va passer à l'actualité du Sénat. C'est aujourd'hui jour de vote pour le budget et Alexandre c'est votre éclairage. La majorité de droite sénatorial qui a remagné ce budget de l'État notamment la fiscalité des entreprises.

Oui, les sénateurs de droite et du centre ont supprimé une mesure phare de ce budget prévu par le gouvernement. une hausse d'impôts exceptionnelles sur les sociétés pour les grandes entreprises qui ont réalisé des bénéfices importants. Résultat de cette de cette de cette suppression au Sénat, et bien cela fait 4 milliards d'euros en moins dans les caisses de l'État.

Mais la droite sénatoriale assume au nom de la stabilité fiscale pour les entreprises. La stabilité fiscale est l'un des premiers sujets de préoccupation des chefs d'entreprise. Tous les entrepreneurs que j'ai rencontré me disent la même chose lors de des auditions.

Il est quelque part incompréhensible que le gouvernement choisisse cette facilité de taxer les entreprises plutôt que de réduire les dépenses. Et toujours sur cette fiscalité des entreprises, la majorité de droite du Sénat a également restreint la taxe sur les holdings familiales, ces sociétés euh dans lesquelles sont parfois placés des biens immobiliers, des objets de luxe tout simplement pour échapper à l'impôt et faire de l'optimisation fiscale. Alors en revanche, le Sénat a voté des hausses d'impôts pour les géants du numérique, notamment les plateformes américaines comme Google qui monopolisent le trafic sur internet et génère d'importants revenus publicitaires avec les données de leurs utilisateurs.

Fabien Jeunet, cette hausse d'impôts sur les grandes entreprises qui font des bénéfices qui a été supprimée par la droite sénatoriale, ça va être un point clé de la négociation en commission mixte par Éther entre sep députés et sep sénateurs pour avoir une version commune de ce budget. Est-ce que les sénateurs LR doivent y renoncer à cette suppression ? Je crois qu'il faut vraiment tout faire pour avoir un budget.

D'ailleurs, le Sénat s'est mobilisé euh pour cela. Nous avons étudié près de 5000 amendements. Je voudrais rendre hommage à à Jean-François Lusson, le rapporteur général du budget qui a passé des nuits et des jours euh cela avec l'ensemble de de mes collègues.

Je crois qu'au s nous avons fait un travail sérieux. Je crois d'ailleurs que les Françaises et les Français le le reconnaissent. Il faut maintenant arriver aux différents calages que nous avons en tête, c'est l'horizon du déficit puisqu'il faut absolument le maîtriser.

Il faudrait arriver à faire à le faire passer sous la barre des 5 %. Euh donc après, ce sont décalages, il faut aussi éviter euh euh l'inflation des taxes, l'explosion des des impôts parce que cela aurait un un effet de euh de de qui pourrait briser euh la croissance qui se maintient à un niveau euh euh assez faible aujourd'hui dans notre pays. Mais quand même, est-ce que ces grandes entreprises qui font des bénéfices, elles peuvent faire un effort pour combler le déficit l'année prochaine ?

Je crois qu'elles l'ont déjà fait l'année passée. À chaque fois, on dit que c'est exceptionnel. Je crois qu'il faut absolument créer de la croissance.

Il faut laisser les entreprises également respirer. Vous savez à Digouin, là où je suis l'élu, j'ai j'ai vu la fermeture d'entreprise et lorsque je rencontrais les chefs d'entreprise qui délocalisaient, il me parlaient souvent des du niveau de de taxe et d'impôts trop important en France. Nous avons perdu comme ça tout le secteur de la céramique dans dans ma commune.

Donc je suis très attentif à ce que effectivement on ne fasse pas n'importe quoi. Moi, je crois que par exemple aller également chercher des recettes sur les les grandes entreprises du numérique qui payent, on le sait, très peu d'impôts à cause de l'optimisation fiscale, là il y a une source de recette tout à fait importante pour que simplement ces entreprises soient au même niveau que le plomblier de de Diin. Et si on regarde les dépenses prévues dans ce budget de l'État romagier par le Sénat, la prime est donnée au ministère régalien.

Oui, puisque le Sénat a voté à la hausse de 6,7 milliards d'euros du budget des armées dans le contexte du réarmement de l'Europe et de la guerre en Ukraine, le budget de la sécurité également, c'est-à-dire les moyens pour nos forces de l'ordre est en augmentation avec une hausse de 371 milliards d'euros pour l'année prochaine, tout comme le budget de la justice qui connaît une augmentation de 266 millions d'euros dans son budget. Des hausses de crédit pour le régalien. En revanche, beaucoup de politiques publiques qui vont voir leurs moyens diminuer l'année prochaine.

Par exemple, l'écologie qui est la grande perdante de ce budget sortie du Sénat avec 3 milliards d'euros en moins pour l'année prochaine, 1 milliard d'euros en moins pour les politiques sociales de solidarité et puis 4000 postes d'enseignants supprimés l'année prochaine. Une coupe qui est justifiée par la baisse du nombre d'élèves selon le gouvernement. Fabien Jeunet quand on regarde ces dépenses qui ont été votées au Sénat dans le budget, des hausses pour les armées, la police, la justice, mais des baisses pour le reste, c'est un vrai budget marqué à droite avec des marqueurs politiques forts sur le régalien.

En tout cas, je crois que ça répond à à une à une nécessité absolue aujourd'hui que de répondre aux urgences, aux urgences régaliennes. Le chef d'état-major des armées devant le Congrès des MES a expliqué l'état des menaces. Vous savez que la la défense en France est assurée pour beaucoup par notre dissuasion.

La dissuasion ça repose aussi sur une crédibilité et il faut que nos armées soient crédibles et pour cela devant les menaces qui augmentent que ce soit du côté russe que ce soit du côté du proche et du Moyen-Orient les la menace terroriste, on en parlait en début d'émission qui est encore très prignante et la situation au Sahel nous inquiète beaucoup. Je crois que nous devons être crédibles et nos armées doivent avoir des moyens comme la justice, comme la sécurité. Et donc si on veut euh euh contenir le déficit, il faut faire des choix.

Ce sont des choix difficiles à faire et je crois que c'est l'honneur du Sénat que que de s'y résoudre. Et notamment un choix qui a été fait, 3 milliards d'euros en moins pour l'écologie. La transition écologique, c'est pas une priorité pour les LR.

Si bien sûr, c'est une transition pour c'est une obligation pour le pays. Il y a tout de même beaucoup d'argent qui est mis sur la table à ce à ce sujet avec également une stratégie qui est un peu défaillante. On attend toujours à la programmation pluriéannuelle de de l'énergie qui pourrait donner un cap.

Euh pour autant l'électrification de notre pays doit s'amplifier. Il y a des vrais sujets qu'avec la commission du développement durable d'ailleurs nous avons nous avons abordé. Mais c'est vrai, je le répète, que la situation budgétaire extrêmement tendue doit nous imposer des choix et les choix, c'est d'ailleurs l'honneur de de la politique que de faire des choix.

Les choix en ce moment sont très difficiles. Sur sur l'écologie parce qu'on va parler des collectivités euh dans quelques instants, euh il y a aussi la question de la baisse du fond vert. Est-ce que c'est judicieux de baisser ce fond vert qui aide les collectivités justement en matière d'écologie ?

Alors, dans un monde parfait, nous aurions aimé pouvoir maintenir euh ce ce fond vert qui vient aider en particulier les les collectivités à assurer leur leur transition. Euh la ministre nous a voulu nous rassurer en nous disant que en 2026, il y a des élections municipales. Donc effectivement, peut-être un peu moins de de projets qui vont sortir sur sur cette année.

Mais effectivement, on l'a bien senti d'ailleurs dans les débats en séance. Il y a des interrogations, on va mettre cette année beaucoup d'argent sur les énergies renouvelables puisque il y a des systèmes d'accompagnement des du photovoltaïque et des éoliens qui fait qu'on va passer de 4 à 7 milliards d'euros. C'est automatiques, sont des contrats signés, c'est quand même beaucoup d'argent mais je pense que on a commencé d'ailleurs à le faire dans le budget. on peut réinterroger un certain nombre de dispositifs de de soutien puisque ces technologies deviennent matures et et pouvoir et bien dans le budget suivant réaffecter des fonds au fond verts.

Il y a eu un vote surprenant ce weekend. La majorité de droite du Sénat a supprimé 1 milliard d'euros pour le programme France 2030 qui finance l'innovation des entreprises. Pourquoi ce coup de drabo si large sur l'innovation ?

Vous savez là encore, je le répète, au regard du déficit, au regard de la menace réelle qui pèse sur notre pays, si les taux d'intérêt augmente et si la charge de la dette venait à exploser, nous devons être raisonnable. Effectivement sur ce budget, c'est plusieurs dizaines de milliards d'euros, plus de 50 milliards d'euros qui sont consacrés, on peut effectivement réinterroger les dispositifs au vu de leur efficacité. C'est ce que le rapporteur général du budget a fait, mais je crois qu'il reste encore quelques quelques euros pour soutenir l'innovation dans notre pays et et heureusement encore un mot le disait sur le budget des collectivités, le Sénat a amoindri he l'effort demandé initialement par le gouvernement aux collectivités.

C'est suffisant, c'est 2 milliards du coup maintenant l'efforts au lieu de 4,7. Oui, je crois que là aussi le le Sénat est dans son rôle de défendre les collectivités. On défend les collectivités parce que les collectivités, ce sont des acteurs de proximité qui sont là pour accompagner nos concitoyennes et nos concitoyennes dans des moments difficile que traverse le pays.

L'effort qui était demandé était beaucoup trop important. Donc nous avons effectivement réduit celui-ci, même s'il reste encore un effort important. D'autant plus que dans ma commune, je le vois bien lorsque je vote le budget, il y a les hausses de cotisation de la CNRACL, il y a l'inflation.

Donc les les dépenses des collectivités euh ont toujours tendance à augmenter alors que les recettes souvent stagnent. Nous avons également soutenu les départements qui sont en très grande difficulté avec l'effet ciseau qu'ils connaissent entre leurs dépenses sociales qui explosent et leur recettes, les DMTO qui pour l'instant n'ont encore pas redémarré. les frais de notaires, hein, le voilà les frais de notaire.

Donc le fond de soutien a été porté à sur proposition du Sénat à 600 millions d'euros. Euh mais effectivement euh il fallait absolument rester raisonnable et je crois que c'est ce que fait la copie du Sénat que nous allons voter cet après-midi. Alexandre l'a rappelé hein, c'est un un budget marqué à droite qui va sortir du Sénat ce soir.

Est-ce que vous pensez que ce sera possible dans ces conditions de faire un compromis ? Est-ce que Sébastien Lecornu a raison de croire encore à un budget au 31 décembre ? Al vous n'arrêtez pas de répéter que c'est une majorité de droite.

Je permettrai moi qui suis rattaché au groupe LR de dire que c'est une majorité de droite et du centre au Sénat. Je crois que nous sommes dans notre rôle de pouvoir être un un aiguillon qui va rappeler un certain nombre de réalités face aux passions politiques qui s'expriment à l'Assemblée nationale. C'est dans notre culture compromis socialiste est possible.

C'est dans notre culture également au Sénat que de rechercher des compromis. Euh tout ce que nous pouvons obtenir, nous ne l'obtenons que par des compromis en commission mixte par terre. Donc c'est notre habitude et j'ai confiance euh au rapporteur général du budget et ses collègues pour négocier cela en CMP.

Et puis je vois que les socialistes et bien commencent eux aussi peu à peu à se mettre au compromis. Ils l'ont fait sur le PLFSS à l'Assemblée nationale. Donc on peut espérer que devant la nécessité absolue de donner à notre pays un budget, il puisse s'y résoudre.

Allez, pour terminer, on retourne dans votre région non loin de la Sonéloire dans le département voisin de la Nièvre. Bonjour Chantal Marie Malus, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes mè sans étiquette de Château Chino.

On va parler d'un tout autre sujet avec vous madame la mère. Votre ville va se doter en 2026 d'un bel observatoire. Expliquez-nous.

Oui, effectivement, on a choisi de redynamiser la ville en ayant un projet sur les sciences participatives avec plusieurs thèmes. Alors, vous avez comme thème l'histoire, la biodiversité, la géologie et le thème phare, ce sera l'astronomie avec la l'arrivée de de trois télescopes. Nous avions à Châteauinon deux anciens bâtiments, celui du qui est au poste mé le poste météo et puis l'usine des eaux.

Donc, on a choisi de rénover ces deux bâtiments. Euh pour ce qui est de l'usine des eaos, elle accueillera un planétarium avec une trentaine de places. Et puis l'ancien poste météo, lui accueillera, ce qui est vraiment une grande première pour notre territoire mais pour la France, un un un télescope d'obson avec 1 m d'objectif euh avec un objectif de de d'un mtre, ce qui est un un sur le nord de la France, ça n'existe pas. plus une grande coupole et deux télescopes en remote.

Le remote, ce sont des télescopes que l'on peut prendre en main depuis son ordinateur, n'importe où en en dans le monde, en France et on sera certainement jumelé avec d'autres télescopes. Donc ça c'est vraiment le le projet phare de la mandature et le projet phare pour Château Chinon. C'est un projet qui va créer, et ça nous le voulions absolument, des emplois et euh des recettes.

S'agissant des emplois, nous avons déjà un premier emploi de créer, c'est celui de préfigurateur. Et sur le fin 2026, euh le fin 2026, nous ouvrirons ces ces cette astronomie et on on compte sur 3 et demis ETP en plus. Donc pour Château Chinon, c'est vraiment euh et pour le territoire hein, parce que euh nous nous pensons aussi territoire qui est un territoire un peu en souffrance comme comme beaucoup de territoires d'ailleurs.

Et justement madame ma mère, on va faire on va faire euh réagir euh Fabien Jeunet à à ce projet et et à l'importance pour le territoire. Oui. Alors, c'est dans le département d'à côté du mien, mais mon collègue Pascal Paumet, le maire de Chissé en Morvent m'en a parlé puisque c'est un astronome et donc il soutient tout à fait ce ce projet.

C'est un très beau projet qui a trait également au classement du site en en réserve internationale de ciel étoilé. Et donc je crois que c'est un très beau projet où on peut effectivement voir les étoiles. Et d'ailleurs, je crois madame le maire que le site que vous voulez installer euh sera installé sur euh la la au lieu dit du calvaire.

Et donc je crois que c'est pour la semaine qui arrive finalement une très belle métaphore que de se dire qu'à partir d'un calvaire, après le calvaire, on peut espérer voir les étoiles. Et donc merci de ce signe d'optimisme madame le maire que vous nous offrez dans un moment difficile que nous allons traverser cette semaine. Pas sûr que les étoiles soient alignées pour le budget.

Si si. Oh, il faut être confiant. Mais mais c'est vrai que ce budget pour les communes et ça vous le savez monsieur le sénateur, c'est quand même source d'inquiétude parce que si je rebondis sur sur notre projet, c'est un projet à plus de 5 millions d'euros.

Donc vous comprendrez que pour une petite commune comme la mienne, c'est c'est beaucoup d'argent. Alors on est soutenu, hein, principalement par l'État. Euh on a été soutenu de dès 2021 par le plan Avenir montagne du Massif Central et et ça c'est important parce que je vous avoue pour une jeune mère puisque c'est mon premier mandat comme moi, signer des montants tel que cela, c'est c'est pas simple.

Madame Alus, un dernier mot parce que évidemment quand quand on pense château chinoon, on pense à à François Mitteran. Juste, est-ce que vous avez prévu dans votre commune quelque chose pour les 30 ans de sa disparition ? Ce sera le 8 janvier.

Alors, c'est c'est effectivement prévu. Le département, le conseil départemental est en est a tout un travail sur le musée François Mitteran et sur l'ancien du musée du costume. Ça s'appellera la cité des présents François Mitteran.

Et le 10 mai 2026, il y aura l'inauguration officielle de de ce musée revu. Alors, ce sera plus trop à fait, c'est plutôt la le musée de de la diplomatie et et de la mode. Mais le musée de la diplomatie bien sûr s'articulera sur tous les objets que François Mitéran a offert à notre département.

Et et c'est vrai, bon ne pas parler de François Mitteran quand on est à China, ce serait quand même un peu même si je suis sans étiquette une aberration parce que c'est pour ça mais du coup évidemment on reviendra, on vous réinvitera hein, vous nous vous raconterez comment justement vont se passer les les commémorations de les 30 ans de sa disparition. Merci beaucoup, merci d'avoir été avec nous depuis Château Chinon. Merci Fabien d'avoir été notre invité.

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