Jessie Orvain maire d'Isigny-le-Buat et vice-présidente de l'AMF dans la Manche
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y avait un rassemblement aussi dans votre commune ? Quel message vous souhaitiez envoyer ?
- 0:56OuverteRéponse directe
Ça veut dire aussi que les maires, tous les maires se sont concernés, quelle que soit leur commune ici dans la Manche ?
- 1:40OuverteRéponse directe
Et auprès de ces maires et de ces agents, est-ce que vous sentez peut-être une crainte parce que de nouvelles mobilisations sont annoncées ?
- 2:29OuverteRéponse directe
Vous avez l'impression d'être en première ligne, un petit peu, face à tout ça ?
- 2:49RelanceRéponse directe
On a vu dans les grandes villes comment les forces de l'ordre ont été débordées. Est-ce que vous avez assez de moyens, assez de policiers, sur des communes de la Manche pour gérer une situation si ça venait à se tendre ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Que peuvent faire les maires face à ce sentiment et face à tout ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueFait
« on a organisé ce rassemblement un peu en dernière minute dimanche. »
- 1:12Invité politiqueFait
« tous les maires, mais au-delà en fait, on a vraiment senti aussi, y compris les agents qui travaillent dans nos communes. »
- 1:27Invité politiqueFait
« le maire est attrapé par ses affaires, les agents par autre chose. Et là, on s'est vraiment retrouvé spontanément parce qu'au quotidien, on est au service public »
- 2:38Invité politiqueFait
« De manière générale, par définition, les maires, les élus locaux sont en première ligne. »
- 3:05Invité politiqueFait
« Clairement, au quotidien, on voit que nos forces de l'ordre ne sont pas suffisantes, y compris pour des actes, on va dire, courants d'une vie normale. »
- 3:50Invité politiqueFait
« ce qui est important, c'est que la mobilisation des maires, elle ne vient absolument pas contredire les manifestants, les manifestations, les revendications des Français qui se sont mobilisés ce week-end. »
- 4:02Invité politiqueFait
« essayer d'agir au quotidien auprès des habitants pour essayer de comprendre de quoi ils ont besoin, comment dans la limite de nos moyens, de nos compétences, on peut agir. »
- 4:22Invité politiqueFait
« on est tous dans cette démarche pour essayer. Et c'est pour ça qu'on est très effaré, très triste et certainement en colère de voir les images que l'on a vues à la télévision. »
- 5:06Invité politiqueFait
« on attend aussi un état de droit, de faire respecter la loi, simplement. Voilà, on a le droit de manifester, mais on a aussi le droit de vivre dans un pays apaisé. »
Temps de parole
- Jessie Orvain57 %
- Présentateur35 %
- Présentateur 24 %
- ?4 %
≈ 7,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Ici Cotentin, premier sur l'actu locale dans la Manche, ici Matin. Sarah Seltiel-Rago, on revient sur ces rassemblements maintenant, là devant les mairies, c
'était
hier. Oui, des appels lancés après les dégradations de bâtiments publics en marge des manifestations ce week-end contre la vie chère. En solidarité, une initiative de l'Association des maires de France, sa vice-présidente dans la Manche, également maire d'Izigny Lebois et l'invité d'Issi Cotentin ce matin. Bonjour Gessi Orvin. Bonjour. Alors est
-ce
qu'il y avait un rassemblement aussi dans votre commune ? Quel message vous souhaitiez envoyer
? Alors
oui, on a organisé ce rassemblement un peu en dernière minute dimanche. L'idée de ce rassemblement, en tout cas moi de mon point de vue,
c
'était déjà de se retrouver entre personnes raisonnables
et
de pouvoir aussi analyser la situation et prendre un peu de recul collectivement et pouvoir justement échanger avec les élus, les habitants et les agents qui étaient présents.
Il
y a eu des rassemblements, on l'a vu, dans les grandes villes, dans la Manche, Cherbourg, Saint-Lô ou encore à Vanche, mais aussi dans de plus petites communes comme la vôtre et également Julouville ou Mortin-Bogache. Ça veut dire aussi que les maires, tous les maires se sont concernés, quelle que soit leur commune ici dans la Manche
? Alors
tous les maires, mais au-delà en fait, on a vraiment senti aussi, y compris les agents qui travaillent dans nos communes. Je crois que c'est une des premières fois où je sens une idée collective parce que dans une commune, le maire est attrapé par ses affaires, les agents par autre chose. Et là, on s'est vraiment retrouvé spontanément
parce
qu'au quotidien, on est au service public, on est au service des habitants et on fait en sorte que chacun puisse vivre le plus paisiblement possible.
Et auprès de ces maires et de ces agents, est-ce que vous sentez peut-être une crainte parce que de nouvelles mobilisations sont annoncées dans les prochains jours, dès ce samedi pour les Gilets jaunes, le 5 novembre à l'appel des syndicats ? Est-ce qu'il
y a
une crainte que ça dégénère et peut-être que ces débordements gagnent d'autres villes, y compris dans la Manche
?
Clairement, oui, je pense. D'ailleurs, ce n
'est
pas très loin. On habite entre Caen, Rennes. On a quand même des villes Cherbourg. Enfin, oui, on se rend compte qu'on n'est plus forcément nécessairement à l'abri, y compris dans notre milieu rural.
7h50, ici Cotentin. Jessie Orvin, vice-présidente de l'Association des maires de France dans la Manche, est l'invité d'ici Cotentin. Alors, le gouvernement en appelle aux maires et également aux préfets pour décider des mesures d'encadrement des futures mobilisations qu'on évoquait à l'instant. Vous avez l'impression d'être en première ligne, un petit peu, face à tout ça
? Oui.
De manière générale, par définition, les maires, les élus locaux sont en première ligne. Voilà. C'est l'essence même de notre mandat d'être en première ligne. Mais est-ce que ces maires, ces élus locaux ont
les moyens de faire ce que l'État demande ? On a vu dans les grandes villes comment les forces de l'ordre ont été débordées. Est-ce que vous avez assez de moyens, assez de policiers, par exemple, sur des communes de la Manche pour gérer une situation si ça venait à se tendre chez nous aussi
?
Clairement, au quotidien, on voit que nos forces de l'ordre ne sont pas suffisantes, y compris pour des actes, on va dire, courants d'une vie normale. On voit bien qu'ils sont en difficulté, y compris pour intervenir sur des événements qui sont peut-être moins graves, certainement moins graves d'ailleurs. Mais on voit leur délai d'intervention s'allonger. On attend souvent qu'ils arrivent. Et ils n'arrivent pas longtemps parce qu'ils ont envie, parce qu'ils ont les moyens qu'ils ont.
Avant ces débordements, il y a quand même des revendications à l'origine de ce mouvement et peut-être une certaine colère de ne pas être entendu ou un sentiment de ne pas être entendu. Que peuvent faire les maires face à ce sentiment et face à tout ça
? Alors
déjà, ce qui est important, c'est que la mobilisation des maires, elle ne vient absolument pas contredire les manifestants, les manifestations, les revendications des Français qui se sont mobilisés ce week-end. Ça, c'est important de le dire. Après, qu'est-ce que l'on peut faire au quotidien ? C'est ce que je vous disais en préambule de cette interview, c'est-à-dire essayer d'agir au quotidien auprès des habitants pour essayer de comprendre de quoi ils ont besoin, comment dans la limite de nos moyens, de nos compétences, on peut agir. Et je crois que
100
% des élus locaux, au-delà de nos partis politiques, on est tous dans cette démarche pour essayer. Et c'est pour ça qu'on est très effaré, très triste et certainement en colère de voir les images que l'on a vues à la télévision. Parce qu'à l'échelle où on est, qu'on soit une petite, une grande, moyenne commune, on met tout ce que l'on peut, on y met toute notre vie pour que les Français, les habitants aient une vie la plus tranquille.
Est-ce que ces maires, ici dans la Manche, attendent quelque chose aujourd'hui du gouvernement
?
Déjà, on attend. Enfin, oui, on attend déjà que la question du mouvement qui s'est soulevé il y a quelques semaines puisse être entendue, que des choses puissent être mises en place. Et puis, on attend aussi un état de droit, de faire respecter la loi, simplement. Voilà, on a le droit de manifester, mais on a aussi le droit de vivre dans un pays apaisé.
Merci, Jessie Orvin. Je le rappelle, vous êtes la vice-présidente de l'Association des maires de France dans la Manche et maire d'Izigny Lebois. dans le Sud-Manche. Bonne journée à vous.
Merci à vous. Bonne
journée.
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