"Les choses ont énormément changé en 22 ans" estime la présidente de l'association des maires de Meurthe-et-Moselle
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse directe
Comment les maires ressentent-ils le mouvement des lycéens ?
- 1:10OuverteRéponse partielle
Les pouvoirs publics sont-ils débordés face aux débordements des manifestations ?
- 1:54OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur le climat social actuel avec votre expérience ?
- 3:11OuverteÉludée
Ces violences envers les élus, est-ce la chose que vous retenez le plus ?
- 3:51OuverteÉludée
Pouvez-vous expliquer ce qui s'est passé avec le maire de Mervillet ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous une société qui se polarise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiqueFait
« Nous pouvons comprendre totalement la colère des lycéens. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Mais par contre, les Black Blocs, ça nous ne comprenons pas du tout. »
- 1:00Invité politiqueFait
« Oui, je condamne les violences, bien sûr. »
- 2:05Invité politiqueFait
« Je pense que les choses ont énormément changé en 22 ans. »
- 2:13Invité politiqueChiffre
« Nous recevons tous les jours 20 mails auxquels nous devons répondre ou que nous devons tout au moins prendre le temps de lire. »
- 2:51Invité politiqueFait
« Il y a aussi beaucoup de maires qui sont victimes de violences ou d'agressions et que nous, l'association des maires, nous devons aider au maximum. »
- 3:36Invité politiqueFait
« J'ai perdu encore un collègue hier. Le maire de Mervillet est décédé hier après des violences. »
- 4:00Invité politiqueFait
« Son cancer est reparti après qu'il ait été victime de violences. »
- 4:28Invité politiqueFait
« Je crois qu'il y a de plus en plus d'individualisme, que les gens sont très exigeants avec leurs propres problèmes et qu'ils oublient peut-être le bien général, le bien commun. »
- 6:33Invité politiqueFait
« Ce sera Jean-Jacques Pierret, maire de Montigny-sur-Cherre, dans le nord du département. »
Temps de parole
- Rose-Marie Falque68 %
- Présentateur25 %
- ?4 %
- Présentateur 23 %
≈ 10,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le
Réveil 100% local,
ici
matin. 7h45, dans quelques secondes. Une page se tourne dans le paysage politique. Lorrain, après 22 ans à la tête de l'association des maires de Meurthe-et-Moselle, Rose-Marie Falck passe la main. Elle répond à vos questions, Léo Limon. Bonjour, Rose-Marie Falck. Bonjour, France Bleu. Depuis, ici Lorraine, depuis quelques mois déjà. Et depuis quelques jours, les lycéens, le mouvement des lycéens agite. La France, comment les maires des grandes villes et des villes moyennes que vous représentez ressentent-ils ce mouvement
? Eh
bien, nous pouvons comprendre totalement la colère des lycéens. Nous pouvons les comprendre s'ils ont des problèmes dans les locaux, s'ils ont des problèmes d'horaire, s'ils ont toutes sortes de problèmes. Nous les comprenons très bien. Mais par contre, les Black Blocs, ça nous ne comprenons pas du tout. Pas du tout, pas du tout.
Vous
condamnez les violences
?
Oui, je condamne les violences, bien sûr. Tout à fait. Tout à fait. Je ne peux pas accepter les violences. Ça n'est pas du tout entendable à l'heure où nous sommes.
Quand on voit la manière dont on commence ces manifestations dans le calme, la plupart du temps, et quand on voit la manière dont elles terminent par ces débordements, est-ce qu'on peut dire que les autorités, les pouvoirs publics sont débordés
?
Je ne sais pas si on peut dire ça. Je ne pense pas, peut-être pas en Meurthe et Moselle. Non, je ne crois pas. Je ne pense pas que les pouvoirs publics sont débordés. Je pense qu'ils font leur travail, qu'ils font ce qu'ils peuvent pour éviter justement des violences. Mais non, pour moi,
ils
ne sont pas débordés. Non, pas du tout.
On
l'a dit, Rosemarie Falk, ça fait 22 ans que vous êtes à la tête de l'association des maires de Meurthe et Moselle. Vous passez le relais. Quel regard vous portez sur le climat social actuel avec l'expérience que vous avez
?
Alors, écoutez, je pense que les choses ont énormément changé en 22 ans. Aujourd'hui, tout est beaucoup plus compliqué pour une mairie. Nous recevons tous les jours 20 mails auxquels nous devons répondre ou que nous devons tout au moins prendre le temps de lire. Nous n'avions pas ces mails-là il y a 10 ou 15 ou 20 ans. C'est beaucoup plus compliqué. Les habitants sont également différents, plus compliqués. Ils viennent nous voir lorsque nous devons régler leurs problèmes personnels ou les problèmes avec le voisinage. Nous sommes là pour ça, beaucoup plus. Ça nous prend beaucoup plus de temps qu'auparavant. C'est un autre métier, je dirais.
Et puis, il y a aussi beaucoup de maires qui sont victimes de violences ou d'agressions et que nous, l'association des maires, nous devons aider au maximum. Les violences se développent. Nous ne pouvons pas accepter ça. Ça n'est pas du tout normal.
Ces violences envers les élus, c'est la chose que vous retenez le plus après ces 22 années à la tête de cette association ?
Alors,
ce n'est pas ce que je retiens de plus. Ce que je retiens de plus, c'est le climat d'amitié, le travail que nous réalisons tous ensemble à l'association des maires. Mais c'est vrai que nous avons entendu beaucoup de collègues. J'ai perdu encore un collègue hier. Le maire de Mervillet est décédé hier après des violences.
Je
ne peux pas oublier ça.
Vous
dites
qu'il est décédé des suites de ces violences
? Oui. Est
-ce que vous pouvez nous expliquer peut-être ce qui s'est passé
? Non,
je ne vous expliquerai pas. Mais Jean-Luc Demand, j'ai décédé hier. Son cancer est reparti après qu'il ait été victime de violences. Oui, effectivement.
Donc des suites d'un contexte global, si je
comprends bien.
Oui, oui.
D'accord. On parlait de cette société qui se polarise. Comment vous l'expliquez, Rosemary Falck
? Comment
expliquer une société qui se polarise comme ça ? Je ne sais pas. Je crois qu'il y a de plus en plus d'individualisme, que les gens sont très exigeants avec leurs propres problèmes et qu'ils oublient peut-être le bien général, le bien commun.
Est-ce que les élus sont ceux qui sont le plus capables de désamorcer les crises au plus près
? Peut
-être, oui. C'est toujours le
cas
? Oui, peut-être, oui. Parce que nous sommes effectivement les élus de proximité. Et c'est vers nous que viennent nos habitants lorsqu'ils ont un souci, un souci personnel. C'est vers les maires qu'ils viennent. Ils ne venaient pas autant auparavant. Nous ne les voyons pas. Nous ne nous occupions que de notre budget, de nos investissements. Mais de plus en plus, moi, lorsque j'arrive, j'ai un programme de prévu. Et bien souvent, j'arrive au bout de la journée et je n'ai pas pu attaquer mon programme. Parce que les gens sont venus pour que je puisse les aider dans leurs difficultés.
Vous le disiez, il
y
a quelques années, être à la tête de cette association des maires de Meurthe-et-Moselle, c'est votre plus bel engagement. Est-ce qu'au moment de faire le bilan, vous pensez toujours ça
? Ah
oui, oui, je le pense toujours. Oui, oui, c'est le plus bel engagement. Effectivement, être maire,
c
'est le plus bel engagement. Et être à l'association des maires, c'est là qu'on est bien. C'est là qu'on a le soutien des collègues lorsque nous en avons besoin. C'est essentiel pour le soutien des collègues et aussi le soutien des services qui sont là pour nous aider à résoudre tous nos problèmes.
L
'heure est désormais venue aujourd'hui, Rosemarie Falc, de passer le relais. Les élus se réunissent en Assemblée Générale aujourd'hui à Toul. Qui va vous succéder ?
Est
-ce qu'on sait déjà
?
Ah oui, on le sait déjà parce qu'il n'y a qu'un candidat pour la présidence de l'association des maires. Oui, nous le savons déjà.
Et là, ce sera
? Ce
sera Jean-Jacques Pierret, maire de Montigny-sur-Cherre, dans le nord du département.
Dans
le PIO. En quelques secondes, le conseil que vous allez lui donner ?
Je
vais lui dire de profiter. Oui, de profiter pleinement parce que c'est un mandat important, certes, mais c'est un mandat où l'on rencontre tous les services, les services de l'État, tous les partenaires, non seulement tous les partenaires, mais aussi tous les élus qui viennent vers nous pour résoudre leurs problèmes, leurs difficultés. Je vais lui dire oui, de donner pleinement son temps à l'association des maires. Oui.
Merci beaucoup, Rose-Marie Falck. Jusqu'à aujourd'hui, vous étiez à la tête de l'association des maires de Meurthe-et-Moselle. Merci à vous pour votre analyse, votre regard sur la vie politique locale en Meurthe-et-Moselle. Bonne journée à vous.
Je vous en prie, au revoir.