A. de Montchalin : "Il y a des mensonges d’apprentis flingueurs qui ne méritent pas de commentaires"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la situation aux États-Unis avec les manifestations vous inquiète ?
- 2:00OuverteÉludée
Trouvez-vous que Donald Trump réalise l'apaisement avec ses déclarations ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Ne va-t-on pas trop vite dans le déconfinement ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment se passe la coordination sur l'ouverture des frontières européennes ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Conseillez-vous aux Français d'aller en vacances en France ou en Europe ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quels sont les détails du plan de relance européen présenté par la Commission ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Amélie de MontchalinFait
« c'est la mort de george clooney est une vraie tragédie »
- 4:00Amélie de MontchalinFait
« il faut remercier les français qui ont fait bon part de beaucoup de civisme beaucoup de responsabilités »
- 6:00Amélie de MontchalinFait
« on s'achemine peut-être vers le 15 juin »
- 20:00Amélie de MontchalinFait
« elle est humaine et sincère et porte une vraie vision »
- 22:00Amélie de MontchalinFait
« on n'est pas dans une logique d'appareil »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] et aujourd'hui j'accueille amélie de montchalin secrétaire d'état aux affaires européennes bonjour amélie montchanin jours alors nous sommes ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale représenté aujourd'hui par sébastien couratin du journal l'écho républicain bonjour sébastien couratin bonjour alexandre tout ça je rappelle que votre journal l'écho républicain couvre l'actualité du département de l'eure et loire et de la région centre exactement alors on va commencer par la situation internationale et les manifestations qui s'intensifie aux états unis après la mort de l'afro américain george floyd lors d'une intervention policière le président américain donald trump a évoqué hier le recours à l'armée il appelle à l'armée est ce que cette situation dans l'une des plus grande démocratie au monde vous inquiète d'abord c'est la mort de george clooney est une vraie tragédie est donc effectivement on est très préoccupé on est en particulier très préoccupée par tout les violences que l'on voit aujourd'hui à l'oeuvre et on voit bien qu'il est nécessaire aujourd'hui de tout faire pour qu'il y ait de l'apaisement pour qu'il y ait de la justice et que cette grande démocratie puisse effectivement retrouvé secours d'un fonctionnement apaisé et justement est ce que vous trouvez que donald trump réalise et bien de l'apaisement dans cette situation avec ses tweets multiples je vais pas commenter ici vous voyez les déclarations des uns et des autres je pense que vraiment une démocratie comme celle des états unis doit pouvoir retrouver avec l'action de tous de l'apaisement de la justice et au fond régler les questions profondes qui se manifeste par des violences aujourd'hui je crois que c'est plus par l'action par le dialogue qu'on peut traverser une telle période qui est une vraie à nouveau tragédie humaine et on voit qu'ils posent beaucoup de questions sociales mais au delà des déclarations le recours à l'armée pour contrôler des manifestations cela pose problème pour une démocratie comme les états unis sur ce la clé c'est stopper les violences et réouvrir une période d'apaisement de dialogue de justice je crois que les etats-unis en ont besoin le monde entier et accompagnera ce mouvement ça c'est possible avec donald trump je crois qu'aujourd'hui il vaut mieux se focaliser sur ce qui se passe plutôt que de faire la politique fiction alors on va parler du déconfinement puisque nous sommes au premier jour de cette phase 2 déconfinement avec des français plus libéré leurs déplacements ne vont plus être limité et d'ailleurs on a appris ce week-end que dans deux semaines eh bien les places dans les trains pourront tous être occupé il n'y aura plus la règle du un siège sur deux est ce qu'on ne va pas trop vite dans ce déconfinement déjà je pense qu'il faut remercier les français qui ont fait bon part de beaucoup de civisme beaucoup de responsabilités qui rendent possible au fond cette ce déconfinement par étapes de plus en plus grande le fait qu'on puisse retrouver progressivement une vie normale après on le voit bien la situation sanitaire reste extrêmement voilà à suivre avec beaucoup de vigilance il faut que chacun puisse continuer à appliquer les gestes barrière il faut qu'on soit tous extrêmement prudent on a fait face à une maladie qu'on ne connaissait pas peut-être qu'on en connaît d'ailleurs pas toutes les mécanismes toutes les conséquences donc on doit être vigilant on essaye de faire les choses par étapes on essaie d'aller faire avec bon sens avec beaucoup de responsabilité donc je crois que ce qui était proposé va dans cette dynamique mais là aussi il faudra qu'on reste vigilant on cherche à permettre aux français de retrouver une vie la plus normale possible tout en étant conscient qu'elle sera toujours un peu différente parce que cette maladie est toujours là parmi nous et cela passe condé confirme qu'elle est parti et je crois qu'il faut qu'on est tous bien ça en tête sébastien une question sur les frontières absolument la question de l'ouverture des frontières entre pays européens on s'achemine peut-être vers le 15 juin ou comment ça se passe on a l'impression que tous les pays qui jouent pas la même partition et tire pas dans le même sens déjà on peut pas avoir une harmonisation totale sur ce sujet parce que le virus n'a pas circulé au même moment n'a pas circulé de manière homogène et donc c'est normal que y est au fond chacun est aussi une situation sanitaire à gérer qu'il soit pas exactement la même quête toujours pas la même aujourd'hui entre ce qui se passe en italie en espagne en france en belgique au royaume uni on est tous dans des situations assez différentes la clé c'est qu'on se coordonnent et que personne ne prenne des mesures qui mettent en danger voyez la progression sanitaire positive des uns et des autres notre objectif avec jean yves le drian avec christophe castaner avec laure nonies et d'assurer une coordination autour de nous avec nos pays voisins et sang il ya beaucoup travaillé pendant les dernières semaines les derniers mois on s'achemine et on aimerait pouvoir effectivement suspendre la plupart la majorité des contrôles notamment effectivement avec ses doigts du 15 juin on reste très vigilant s'il joue au changement il faut qu'on reste voilà souple ce qui est clé pour moi c'est que je vais me rendre voyez vendredi en allemagne et à la frontière franco allemande entre amos et la sarre c'est un lieu d'abord il ya eu beaucoup de solidarité avec notamment transfert des patients qui ont été cueillis en allemagne c'est un lieu où on travaille aussi beaucoup sur le bassin de vie frontaliers notamment les travailleurs puissent passer les frontières que les familles notamment puissent aller rendre visite à leurs proches je pense notamment aux enfants aux personnes âgées de part et d'autre et pour qu'effectivement on puisse le plus rapidement possible coordonner cette levée des contrôles et qu'on retrouve une circulation ça doit se faire avec la coordination maintenant je vous dis c'est normal qu'ils aient pas d'harmonisation parce que le virus ne va pas toujours tous touchés pareil et puis concernant le tourisme et notamment les vacances d'été le gouvernement a beaucoup parlé de vacances bleu blanc rouge est ce que vous conseiller aux français d'aller en vacances en france ou en europe moi je leur conseille déjà d'être prudent parce que la situation sanitaire on l'a dit nous appellent tous à d'ailleurs prudent être aussi flexible parce qu'il ya des choses peut-être qui se passe lorsqu'on pas exactement comme on le pensait d'ailleurs on a tous été surpris par ce qui s'est passé le but sur tourisme et c'est tout le plan qui a été présenté par jean baptiste lemoyne avec jean yves le drian et premier ministre ce à la fois de faire revenir les français dans des lieux touristiques en france c'est de permettre à des européens de venir chez nous c'est permettre aux français de partir à l'étranger c'est que tout le monde puisse passer de bonnes vacances après effectivement il faut qu'on soit prudent il faut qu'on soit vigilant et donc peut-être que certaines destinations et bien ne sont pas tout à fait adapté la situation mais le but c'est quand même qu'on rende sa possible c'est pour ça d'ailleurs qu'au niveau européen on a une stratégie coordonnée des protocoles sanitaires à appliquer partout en europe pour que chacun quand il part un peu plus loin de chez lui mais trouve des choses qui soient harmonisés et qui me donne confiance ça les touristes c'est une part importante de nos économies c'est aussi une part importante de notre rayonnement dans notre attractivité est donc le but c'est que tout ça reparte mais là aussi avec vigilance et prudence est justement de la relance économique on va en parler puisqu'il y a quelques jours la commission européenne a présenté son propre son plan de relance de l'économie européenne alors je vais le détailler brièvement il ya 500 milliards d'euros de subventions aux états membres qui était d'ailleurs à l'initiative du plan franco allemand il est également 250 milliards d'euros de prêts et puis ces fonds vont être intégrés dans un budget européen de lens entre 2021 et 2027 qui s'élèvera à 1850 milliards d'euros ça y'est l'europe est au rendez vous alors il faut reprendre effectivement les choses par étapes et comprendre ce qui se joue aujourd'hui il ya deux en fait grand enjeu devant nous est d'abord effectivement un enjeu de rbo de relance comment on sort de cette crise économique comment on en sort ensemble on est extrêmement interdépendants les uns et des autres ça a fait notre prospérité faut pas que ça devienne une fragilité aujourd'hui nous si en france on continue et on fait beaucoup d'aider nos entreprises on peut pas leur inventer des clients et si ces clients sont en italie sont en allemagne sont en espagne en slovaquie où je ne sais où il faut que leurs clients puissent leur faire des commandes et donc il faut que notre économie dans son ensemble reparte et ce assez le plan de relance c'est au fond sa capacité à nous assurer un rebond et 1 rebond qu'ils soient collectives pour que ce soit un vrai roman parce que si on fait des rebonds chacun de notre côté on va rebondir chacun moins loin que ce qu'on peut faire ensemble et puis ensuite il y aura il ya tout un enjeu ensuite d'investissement qu'est ce qu'on veut faire en européen pour la décennie qui vient comme en face à la chine face aux états unis on s'affirme comment on protège leur agriculture notre autonomie alimentaire comment protège notre industrie dans le numérique comment on met dans la voiture électrique par exemple des moyens tous ces sujets là c'est pas des sujets vous voyez sur 18 mois à deux ans c'est des sujets sur une décennie et donc c'est là où on a effectivement bâtis une ambition avec ce budget européen c'est une négociation difficile que je mène maintenant déjà depuis pas mal de temps parce qu'elles étaient déjà lancés avant la crise elle devient d'autant plus urgente parce que c'est un enjeu de souveraineté il s'impose plus que jamais à nous l'initiative franco allemande qui a eu lieu à ce titre c'est probablement l'un des moments les plus importants du quinquennat c'est un moment où la france et l'allemagne se mettent d'accord non pas sur le plus petit dénominateur commun nappe font pas une synthèse voiliers de leurs différences mais disent voilà voilà la vision qu'on a pour l'europe on veut une europe qui soit souveraine sur la santé on veut une europe qui soit forte et en leader de la transition écologique on veut une industrie européenne depuis s'affirmer mettons-y les moyens et c'est comme ça qu'on est arrivé aux cinq sens bien et aussi à l'idée que ce budget européen jusqu'en 2027 il devait être absolument ambitieux cohérent avec la transition numérique la transition écologique et donc nous amener vraiment à penser en européen notre puissance en crédibilité et une souveraineté pour ça il faut mettre les 27 nombre d'accords c'est vous qui allez mener les négociations être être à la baguette sur ce dossier il ya quatre pays du nord les fameux frugaux pays bas autriche suède danemark à convaincre qu'ils sont pas très chauds sur la partie subventions comment vous allez faire mais nous on cherche à avoir un accord avant début juillet parce que si on parle de relance c'est pas la peine d'arriver une fois que les choses seront finis quand même besoin d'accompagner cette sortie de crise donc il faut que les choses aillent vite il y aura un sommet des chefs d'état de gouvernement le 18 juin et effectivement on a quelques pays aujourd'hui qu'ils sont qui prennent de la distance qu'il faut en dise oui bah si les pays ont besoin on a qu'a donnée à cela seulement je prends un exemple la suède la suisse est un pays vous savez qu'il n'a pas mené de même confinement que d'autres pays qui néanmoins malgré ça va avoir une chute de pib de 7 8% ou peut-être même plus parce que c'est un pic extrêmement exportateurs et donc si les suédois rend heureux consommées ont vécu un hiver peut-être plus normalement peut être que ce que nous qui avons connu un confinement plus plus ferme plus strictes ils ont toujours pas de clients et donc ce que je dis la semaine c'est ne nous lançons pas dans des débats théoriques ne nous payons pas le luxe de prendre du temps sur des débats qui sont objectivement d'une autre époque regardons les faits les faits c'est que vous tout seul suédois vous aurez beau inonder votre économie d'argent si les pays dans lesquels vos entreprises exportent ne repartent pas votre économie ne repartira pas non plus et donc je crois que cette idée qu'on n'est pas on n'est pas chacun une île et il ya des pays effectivement qu'on des moyens mais leurs moyens seul c'est formidable pour eux mais ça ne permettra pas de repartir si leurs voisins ne se porte pas mieux et c'est cette vision notre interdépendance qui aujourd'hui fait que vous avez des pays qui évolue et donc vous avez l'autriche le danemark la finlande les pays bas qui aujourd'hui quand même voit bien que à eux seuls ils ne peuvent pas sortir l'allemagne a fait ce chemin l'allemagne a une grande puissance financière pourquoi il propose de mettre 500 milliards de subventions sur la table parce qu'elle voit bien que l'économie dans son pays ne repartira pas si l'italie ne repart pas si l'espagne ne repart pas si les pays plus à l'est de l'allemagne ne repartent pas non plus et ils ont été très durement touchée par les conséquences de la crise sanitaire qu'on vient de connaître et justement dans la négociation sur ces 500 milliards de subventions est-ce que la france peut faire des concessions et diminuer le montant de ses subventions alors est-ce que la france reste un transit intransigeante mais nous on n'est pas là on n'avait pas à faire des concessions voyez bien on va pas la souveraineté européenne on va pas le faire à 80% on le fait on ne fait pas donc si je vous dis on veut un plan dans l'aéronautique en vain plan pour l'électrification de l'automobile on veut un plan pour la transition énergétique il faut le faire vraiment si on se dit voilà on va regarder les besoins par exemple d'incident comme le tourisme on vient d'en parler il faut y mettre les moyens et donc aujourd'hui on n'est pas voyez dans l'ajustement déjà des chiffres on est déjà se poser le principe selon lequel on est tous bien d'accord que on ne peut s'en sortir qu'ensemble et que s'en sortir ensemble ça veut dire mettre des moyens qu'ils soient vraiment partager la grande révolution si je peux parler comme ça c'est que nous rentrons dans un débat différentes ce qui était jusqu'à maintenant le cas au niveau européen qui était cette logique de du juste retour je mets tant d'euros sur la table parce que je veux retrouver exactement les mêmes montants c'est le fameux iphone my money back de même de margaret thatcher ça a beaucoup beaucoup abîmé la logique européenne parce que dans ce marché intérieur il ya des choses dont on bénéficie qui sont pas exactement lié à combien on met chacun sur la table c'est notre dynamique collective et je crois qu'aujourd'hui on cette crise a nous a montré à combien on est est interdépendant et donc combien on devait mettre ensemble pour repartir réellement économiquement socialement et préparer l'avenir alors cette relance passe par un budget européen plutôt ambitieux entre 2021 et 2027 emmanuel macron veut créer une europe de la santé souveraine sur le plan sanitaire concrètement à quoi elle va ressembler il ya trois étapes il ya d'abord la capacité à faire de la veille à être réactif à suivre les épidémies et on voit bien que cette capacité d'anticipation si on avait pu la voir tous un peu plus au niveau européen je pense qu'on aurait tous été dans de meilleures conditions donc sa première capacité ensuite il est question de réduire indépendance à l'extérieur sur des produits essentiels certains médicaments on apprend notamment beaucoup parlé des médicaments de réanimation les équipements de protection les masques on pense qu'on a besoin de soutenir la relance une vraie économie de production de ces biens en europe pour pouvoir en avoir sur notre continent pour les exporter d'ailleurs mais avoir les capacités chez nous et puis il ya une 3 un troisième volet est un volet de recherche aux êtres voilà un continent qui sur les vaccins sur le cancer sur toutes les maladies de vieillissement eh bien tu un continent qui revient j'ai à dire est déjà très avancé mais devient un vrai leader qui peut aussi proposer des solutions c'est quand on dit que le vaccin on aimerait en faire un bien public mondial contre-courant d'un virus c'est d'autant plus facile à faire que vous avez chez vous la recherche vous avez chez vous les moyens d'offrir ensuite ce genre de choses à des pays qui sont moins moins favorisés l'autre enjeu de ce budget c'est la relance verte concrètement comment ça peut se mettre en place ça se met en place dans tous les secteurs oui l'écologie c'est plus ni l'apanage d'un parti et c'est plus un secteur en soit il faut qu'on réforme comment on produit notre alimentation comment se déplacent comment notre industrie fonctionne il faut qu'on réfléchisse aussi à nos importations c'est pour ça que le président la république et on a fait beaucoup de progrès mais font ce qu'on appelle un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières une taxe carbone aux frontières on peut pas nous mettre des normes extrêmement dure mais souhaitable sur un an ce nombre de secteurs et puis continuer à importer des produits pour lesquels on ferait pas la différence du co2 émis a justement c'est probable qu'il y ait une taxe carbone aux frontières c'est dans le plan de la commission beaucoup de pays nous ont rejoins c'est d'ailleurs un sujet sur lequel dans les derniers mois on a fait énormément d'avancé parce qu'on voit bien qu'ils aient une forme de lucidité ce fait que l'écologie c'est pas un sujet juste de discours il faut maintenant que ça rentre dans tous les domaines économique et donc ce plan de relance on joue pas ce budget européen il a au moins 25% qui strictement dédiés au climat mais l'intégralité ces dépenses doivent être cohérentes avec cette transition et donc c'est dans tous les domaines qu'on va investir fortement mais justement parlons de fiscalité car il va bien falloir un moment financer cette relance et ce budget européen est ce qu'il va y avoir la création d'un impôt européen nous ce qu'on défend c'est qu'on peut pas indéfiniment faire peser l'effort sur les six contribuables entreprises ou particuliers qui paient déjà beaucoup d'impôts et qui vu la situation on va pas les augmenter mais on voit bien qu'on a pas on n'a pas de capacité à augmenter les impôts c'est parce qu'on cherche à faire c'est pas du tout notre vision on voit en revanche que certains ne paient pas assez d'impôts et je pense aux cafards en termes de justice fiscale on a quand même des gens qui vont bénéficier de la relance qui vont bénéficier de tout ce qu on va recréer comme économie est-ce qu'on peut les mettre un peu plus à contribution c'est un objectif qu'on poursuit et on fait des progrès au niveau européen également je vous ai parlé des importations la taxe carbone aux frontières c'est une bonne façon aussi de dire voilà nous on a créé un espace économique de prospérité vous nous apportez des produits pourquoi pas maintenant il faut qu'on puisse regarder si en terme de co2 on est cohérent donc voilà le type de choses sur lesquelles on va pousser ce qui est intéressant aujourd'hui c'est que les lignes ont beaucoup bougé moi je vois la situation il ya un an et demi et aujourd'hui beaucoup de ces débats là sont devenus débat maintenant intéressant la visite et de débat où chacun avait surtout des les positions un peu de principes je crois qu'aujourd'hui tout le monde comprend bien l'importance d'avancer thierry breton commissaire européen au marché intérieur propose lui un impôt européen sur les grandes entreprises sur 0 2 % de leur chiffre d'affaires en gros ça fait 10 milliards est-ce que qu'est ce que le gouvernement pense tout ça donc ça se discute il faut aussi qui nous forme de cohérence parce que voyez en france on a des efforts à faire on le sait sur les impôts de production relocaliser des activités en france il faut que tout ça en arbitre on regarde aussi ce qui est pertinent dans chacun des pays donc ce qui est sur la table aujourd'hui c'est effectivement comment on finance un vrai effort collectif et comment surtout on met à contribution ceux qui vont bénéficier la relance et qui aujourd'hui n'y contribue pas assez et moi j'ai surtout en ligne de mire je vous dis les activités polluantes les cafards et bien sûr les importations de co2 donc sur cet impôt sur les grandes entreprises vous n'avez pas trop l'air d'accord je suis passé passé magazine est d'accord ou pas il faut qu'on comprenne comment ça s'organise il faut qu'on comprenne voilà comment aussi dans notre stratégie nationale ce genre de choses peut fonctionner en étant cohérent avec ce qu'on propose au plan national l'europe elle n'est pas là pour imposer des choses elle est pas là pour contraindre est là pour que ça fonctionne mieux et donc il faut qu'on comprenne comment ça peut s'organiser donc la position de la france n'est pas encore arrêté son exact pensent les arbitrages lequel il faut qu'on travaille mais nous on défend fondamentalement l'idée qui nous faut des ressources propres européennes et qu'on peut pas indéfiniment demande à des gens de paie des impôts si d'autres à côté qui bénéficient de l'europe ne partage pas en font une partie de ma de ce que ça coûte sans fond de faire marcher tout ça correctement alors on va ouvrir la page politique de cet entretien et parler des élections municipales puisque nous sommes le dernier jour pour déposer les listes des candidats au second tour et d'ailleurs il ya des alliances entre la république en marche et les républicains qui sont en train de fleurir dans certaines villes on l'a vu à lyon ça s'est passé également à bordeaux ce week-end c'est une bonne nouvelle selon d'ailleurs je tiens à dire à ce nombre de choses d'aborder les municipales c'est d'abord un projet ancré dans une réelle tu es d'un territoire et donc il ya effectivement des endroits où on a des très bons projets défendus par des très bons candidats qui parfois ne sont pas en capacité d'aller au deuxième tour qui cherche à voir comment leurs projets leurs idées celles qui tombent bâti qui les ont bâties avec eux voilà aussi les forces du territoire les la société civile peuvent être portés et donc projet avec projets parfois des choses qui se qui se rassemblent ensuite les choses qui ne sont pas des alliances que notre mouvement défend ce qui s'est passé à lyon ce n'est celle de guérini a été extrêmement clair ça ne correspond pas à nos valeurs ça ne correspond pas notamment au fait que par exemple une vous la clarté sur l'engagement européen s'il n'y a pas de clarté sur l'engagement européen comment voulez vous qu'on fasse des alliances donc je pense que quand il ya des projets qui peuvent se rassembler et les choses et intéressante qui se font mais on n'est pas dans une logique d'appareil n'y a pas d'accord voyez entre christian jacob et sa licence guérini on n'est pas en train de faire des s'est passé pas de ça qu'on parle on a des très bons projets sur le terrain défendu par des par des hommes et des femmes de conviction qu'on bâtit une vision et on a vu pendant cette crise les français ont bien vu que leur mère était à la fois essentiel que des relais de proximité qu'il y avait des crises d'ailleurs ils étaient des maillons fondamentaux de notre vie collective et donc c'est sur ces projets là que j'appelle d'abord les français à voter et c'est comme ça que des rapprochements éventuels peuvent se faire question sur paris sébastien oui sur paris donc agnès buzyn elle n'a pas accepté l'accord avec d'accord avec rachida dati est ce que vous le regrettez moi je pense qu elle d'abord un programme et un projet d'alternance très fort elle est humaine et sincère et porte une vraie vision et donc je lui souhaite beaucoup de courage je pense que là aussi on n'est pas dans des logiques d'appareil on est dans le vif de terrain justement vous parliez de projets est ce que ces alliances entre la république hors marché la droite pour faire barrage aux écologistes elle n'envoie pas un con tre message alors qu emmanuel macron comme communique sur un nouveau cap écologie n'est là aussi pas d'idéologie du pragmatisme projet avec projet et je laisse les femmes et les hommes sur le terrain décidé alors je parlais de ce nouveau cap d'emmanuel macro on évoque dans la presse un éventuel remaniement du gouvernement pour sortir de cette crise sanitaire amélie nonchalance que vous personnellement vous sentez en danger dans ce remaniement bon moi je veux dire une chose on est dans une période où beaucoup de gens font dire beaucoup de choses au président qui ne l'a pas dit et c'est très grave donc je vais pas me livrer devant vous à des commentaires sur ce que j'appelle des cabales de caniveau vous faites référence au journal du dimanche qui évoquait vos critiques sur le mois téléphone jean marc schoen la république je ne ferai aucun commentaire parce que il ya des mensonges d'apprentis flingueurs qui ne mérite pas de commentaire le président à sa parole et lui faire des choses qu'il n'a pas dites c'est très grave moi je suis pas là envoyé dans l'engagement qui est le mien pour servir le projet du président pour faire ce genre de commentaires et ce qu'ils font je penserai bien réfléchir parce que je suis pas sûr qu'ils servent les français et je pensais pas ça qu'on attend d'eux donc oui je pense que je m'en tiendrai là et ça monsieur ça me paraît suffisamment clair l'engagement qui est le nôtre c'est servir les français servait le président et l'engagement qu'il a pris et donc ce n'est pas de se livrer à ces racontars vous souhaitez rester au gouvernement c'était un honneur d'être au gouvernement c'est un honneur de se battre pour l'europe c'est un honneur de pouvoir porter avec conviction un projet qui est humaniste qui est réformiste qui fait que voilà on a bien de parler de l'europe c'est à cette maille là que la france sera forte et donc évidemment c'est d'abord le premier ministre et le président qui octroie leur confiance et je le vis comme un honneur de chaque instant très bien le message est clair le message est passé merci beaucoup amélie de montchanin d'avoir été notre invité politique dans bonjour chez vous merci beaucoup sébastien cours attend d'avoir mené à cette interview avec moi
Amélie de Montchalin