Soirée de fin de campagne, avec @rodrigoarenas2075 et @DéputéeObono-v6o
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00DéputéeObono-v6oChiffre
« À Paris, vous avez 50 % des foyers, c'est-à-dire, vous avez plus de 500000 foyers qui vivent avec moins de 2500 € par mois. »
- 8:00DéputéeObono-v6oFait
« Paris n'est pas une ville de riche. La majorité des Parisiens sont des gens qui relèvent en réalité des classes populaires sans même avoir conscience d'être de la classe populaire. »
- 11:00DéputéeObono-v6oPromesse
« Nous allons stopper cinq grands projets immobiliers de bureau à Paris qui sont des projets qui contribuent à la spéculation immobilière. »
- 13:00DéputéeObono-v6oPromesse
« On va prendre les cinq grands parcs de qui représenteront 45 hectares, on va y ajouter encore des centaines d'hectares et si je dois terminer en 2032 ou un mandat de plus, je m'y vois déjà. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir. Écoutez, je suis absolument impressionnée. Je ne m'attendais pas du tout à une réunion avec autant de monde. Je suis scotchée. D'habitude, on dit que les ce qui se passe en fin de campagne, quelques jours avant la clôture de la campagne officielle, c'est-à-dire ce sera vendredi à minuit, on dit que c'est symptomatique du résultat. Donc je crois que nous sommes en pleine dynamique pour la France insoumise et pour le nouveau Paris populaire à Paris. Et cela se voit ce soir, se voit dans l'énorme incroyable diversité des personnes qui sont ici, des habitants du 14e. J'en connais quelques-uns, mais c'est vrai que c'est un arrondissement que je ne fréquente pas beaucoup.
Moi, je suis élu de l'autre côté 11e 20e arrondissement, mais j'ai été heureuse durant cette campagne municipale de venir à plusieurs reprises à votre rencontre et d'avoir rencontré beaucoup de d'associations, de représentants d'association qui sont aussi ici ce soir. C'est vraiment un moment exceptionnel. Vous pouvez vous applaudir [applaudissements] et je suis je suis ravie de vous voir si nombreux, vraiment très impressionné. C'est un moment assez exceptionnel qu'on a vécu avec cette campagne municipale.
C'est une campagne municipale qui euh pour nous dure depuis euh le mois de novembre, au moment où nous l'avons officiellement lancé, mais en réalité nous la préparons depuis euh plusieurs années même. C'est un moment exceptionnel parce que c'est une campagne qui se passe bizarrement. Je sais pas si vous avez un peu le même sentiment que moi. On arrive à la fin de la campagne de premier tour en se disant "Mais qu'avez-vous retenu ? Qu'est-ce que les habitants de Paris, les électeurs de Paris ont retenu de nos programmes et de nos visions pour Paris ? Est-ce que vous êtes en mesure ici de me dire une proposition portée par Rachida Dati ? Oui. Ah ben j'en veux bien en entendre une.
[rires] Pardon ? La PO c'est quoi ? Non non je connais pas. Non non mais en tout cas si je vous pose la question concernant Emmanuel Grégoire une proposition la cantine gratuite mais c'est la nôtre bah oui mais il l'a repris là il y a 3 jours. Mais sinon si je vous dis euh Sarah Knafo ça vous savez bon vous là vous savez là je vous dis Sarah Knafo vous comprenez tout de suite. Je suis sûr qu'il y a plein de gens qui sont ici parce que dès qu'ils entendent Sarah Knafo ils savent de quoi il s'agit. Ils savent que c'est elle a proposé à cette ville que le fascisme.
Et donc contrairement à ce que dit son slogan, comme elle cherche à tromper tout le monde parce qu'elle nous prend pour des lapins de de combien de semaines déjà ? C'est des lapins de [rires] de 6 semaines, on dit des lapins de 6 semaines. Elle elle pense qu'on a pas compris. Elle a son slogan c'est la ville heureuse et nous on a bien compris qu'elle incarne et qu'elle représente exactement le contraire, qu'elle nous propose exactement une ville de malheur où la haine serait le la règle, où notre système tout entier, notre système municipal serait organisé autour de la haine les uns des autres de haine de classe sociale, haine de couleur, de peau, haine de religion et cetera.
Mais vous voyez, on arrive à la fin de la campagne, on se dit "Bon san, on aurait bien aimé les entendre tous ces candidats, débattre et justement pouvoir se faire une opinion, non ?" Et ben, ils se sont débrouillés, ils se sont arrangés entre eux pour empêcher les débats. C'est comme ça que le seul et unique débat que nous avons eu public à la télévision, retransmé à la télévision par le service public, c'était France 3, Île de France. C'était le mercredi 4 mars. Je vous invite à aller le regarder sur YouTube si vous l'avez pas encore fait, sur ma chaîne YouTube à moi. Et donc c'est le seul débat que nous avons eu.
Et lors de ce débat, Emmanuel Grégoire et Rachid Adati étaient absents, ne sont pas venus débattre. Ce sont c'est le seul débat que nous y sinon ils ont refusé le débat pour LCI et le débat de BFM qui était prévu hier soir a été annulé au dernier moment par BFM qui estime que la l'actualité [raclement de gorge] internationale est plus importante. J'ai un aimant ici. [rires] Du coup, j'ai le truc. C'est pas grave, c'est pas grave. Résultat, [raclement de gorge] pas de débat et donc pas de confrontation des programmes, pas de confrontation des visions, pas de confrontation des idées. Et donc, je n'ai pas pu dire quelques vérités à Rachid Adati, pas plus qu'à Emmanuel Grégoire.
Or, Emmanuel Grégoire, c'est quand même le candidat qui incarne le bilan des du Parti socialiste. Et on en dit ce qu'on veut, mais ce bilan il mérite d'être critiqué. On parle pas de démocratie. Si le sortant qui estime qu'il est en mesure de se représenter ne vient pas assumer son bilan face à des adversaires qui lui disent "Nous, on lui dit nous sommes la France insoumise, nous avons été votre opposant, nous n'étions pas d'accord avec vous pendant des années sur votre façon de gérer l'école, sur votre façon de gérer la santé publique, sur votre façon de gérer la culture, sur votre façon de gérer la misère et la pauvreté à Paris.
On s'est retrouvé très souvent dans des manifestations contre votre politique. Voilà pourquoi nous nous présentons. Nous avons rencontré des centaines et des milliers de personnes, comme l'a rappelé Rodrigo au cours de nos nos actions militantes au cours de de ces dernières années. Nous avons rencontré beaucoup de gens et avec eux nous avons élaboré un programme pour répondre aux besoins non satisfaits. Il y a énormément de besoins non satisfaits à Paris.
Le premier d'entre eux, c'est le problème de l'accès au logement, du prix du logement, de ce que le logement consomme de notre revenu tous les mois, qui fait que on travaille pour payer un loyer ou on perçoit une pension de retraite pour payer un loyer.
Moi, j'ai rencontré au cours de cette campagne une personne âgée, une dame qui avait été gardienne d'immeuble pour Paris Habitat qui me disait "J'ai un logement qui me coûte 800 € par mois de loyer, j'ai une pension de retraite de 800 €." et elle m'a dit "Ma retraite passe à payer mon loyer mais Paris Habitat ne veut pas baisser mon loyer." Je lui dis "Bah avec nous, le bailleur social, son rôle n'est pas de mettre un prix à un loyer à des gens qui n'ont pas les moyens de le payer. Son rôle c'est de loger des gens qui ont des revenus modestes.
Donc le rôle de Paris Habitat, c'est de dire à cette dame qui en plus a été une agente de de Paris Habitat de lui dire "On va adapter le loyer, l'appartement à votre revenu et au lieu d'en faire un loyer intermédiaire, on en fait un loyer vraiment social. Donc on transforme ce qui est un logement classé intermédiaire en logement social pour que cette dame puisse avoir un reste à vivre. Et puis nous ce qu'on propose avec la ville de Paris, c'est d'aider cette dame. Je parle d'un cas concret. Je dis bah nous on met en place une APL municipale, on l'invente pas. En réalité elle existe déjà. [applaudissements] Et cette APL municipale personne n'en a jamais entendu parler. Donc pourquoi ?
Parce qu'ils n'en font pas la publicité. Parce qu'ils ne veulent pas que les gens aient accès à ce droit. Nous, on dit bah au contraire, on va en parler, on va ouvrir cet APL municipal, il faut qu'on aide les gens à à vivre correctement et à pouvoir payer leurs loyers parce que sinon c'est les expulsions qui se produisent et il faut anticiper cela. Il n'est pas normal que des bailleurs sociaux expulsent des gens. Moi, je ne suis pas d'accord. Donc demain, je suis maire de Paris, j'ai trois bailleurs sociaux sous ma responsabilité. Je leur dis clairement la politique d'expulsion s'est terminée. On met pas les gens à la rue. On ne mettra pas les gens à la rue à Paris.
Et je dis à ces trois bailleurs sociaux, on va revoir toutes les charges et tous les loyers parce que il se trouve que vous avez quelques problèmes. Vous êtes épinglé par la justice pour des détournements de fond, pour des abus. Et moi, j'ai un certain nombre de collectifs de locataires des bailleurs sociaux qui nous ont averti des augmentations euh insupportables des charges dans euh de nombreux immeubles. Et quand je dis des explosions de de du prix des charges, je parle vraiment de choses où j'ai le cas d'un monsieur qui me dit "J'ai 250 € de loyer après mais j'ai 250 € de charge." Donc vous voyez ce que comme c'est dur pour des familles de qui gagnent très peu finalement.
D'ailleurs, est-ce que vous savez qu'à Paris, les gens n'ont pas conscience que Paris n'est pas une ville riche de riche ? Je veux dire, les gens croient que tout le monde est riche à Paris et les gens sont gênés. Ils se disent "écoute moi, je gagne 2300 € ça va, je peux pas me plaindre." Ben 2300 € à Paris. Bon, pour une personne déjà, vous avez un studio, c'est 900 ou 1000 €. Il vous reste le reste. Euh ça passe vite, hein. Dès que vous avez payé l'assurance, la mutuelle, le transport, ceci, cela, à la fin c'est 600 €. Et puis ensuite, vous avez la la se nourrir à Paris coûte cher, aller manger au restaurant coûte très cher.
Bon, à la fin, si on arrive à économiser 30 40 50 € c'est ça quelqu'un qui gagne 2300 €. Mais à Paris, vous avez 50 % des foyers, c'est-à-dire, vous avez plus de 500000 foyers qui vivent avec moins de 2500 € par mois. Sauf qu'un foyer à Paris, c'est pas qu'une personne. Pour beaucoup, c'est de tr qu personnes. Et donc, vous voyez, Paris n'est pas une ville de riche. La majorité des Parisiens sont des gens qui relèvent en réalité des classes populaires sans même avoir conscience d'être de la classe populaire. On croit que la classe populaire, c'est celui qui gagne le SMIC, mais la classe populaire à Paris, c'est pas quelqu'un, c'est pas le salaire qui vous qui fait votre classe.
C'est plutôt votre façon de vivre, les moyens dont vous disposez pour vivre. Donc c'est pour ça que nous on a voulu faire le nouveau Paris Populaire. Je me tourne du bon côté. Il est où le slogan Rodrigo ? C'est Rodrigo le slogan. Ah, il l'a bien caché hein. Le nouveau Paris populaire. Même là, il est pas inscrit. [rires] [souffle coupé] Nous, on a voulu faire le nouveau la liste du nouveau Paris Populaire pour représenter tout ce qui est ouvriers, employés, retraités, étudiants, jeunes travailleurs, les professions intermédiaires, les auto-entrepreneurs qui sont pas des petits patrons en réalité, qui sont des travailleurs et cetera et cetera.
Et tous ces gens-là qui font vivre Paris, qui travaillent dans Paris, qui sont vraiment des métiers pour beaucoup, des métiers essentiels, qui sont dans les hôpitaux, dans les écoles, dans tous les services public, mais qui sont aussi dans les commerces et dans les entreprises, on s'est dit mais qui pour les défendre ? Voilà pourquoi aujourd'hui on a défendu cette candidature dans cette élection et pourquoi moi j'aurais voulu pouvoir critiquer en face avec Emmanuel Grégoire le bilan du Parti socialiste et leur dire "Vous n'avez pas fait cela. Vous dites la gauche, vous dites que vous êtes la gauche unie, vous dites que c'est vous la gauche. Mais pourquoi vous n'avez pas aidé tout le monde ?
Pourquoi vous n'avez pas travaillé pour cette majorité de Parisiens ? Pourquoi vous avez par exemple laissé construire et autoriser la construction de 1,6 million de mètres carrés de bureau à Paris en 9 ans alors que il y a 1,5 million de mè carr de bureau vid à Paris et que vous savez que c'est ça qui fait la spéculation immobilière, que c'est ça qui permet d'augmenter les prix du mètre carré à Paris qui fait qu'aujourd'hui les gens ne peuvent plus acheter à Paris. Vous savez quand vous gagnez moins de 2500 € à Paris, vous n'avez aucune chance de pouvoir acheter à Paris.
Si vous gagnez 4000 € à Paris, il vous faudra un apport de 50000 € au moins pour pouvoir emprunter à la banque et acheter à Paris. C'est-à-dire qu'aujourd'hui pour acheter à Paris, il faut être un héritier ou avoir un bien à vendre pour en acheter un autre. Sinon, vous ne pouvez pas acheter à Paris. Et là, je parle de ceux qui veulent acheter, ceux qui veulent louer. Aujourd'hui, on vous demande trois fois, voire quatre fois votre revenu pour euh le le le montant du loyer. Vous vous rendez compte ?
Alors, on est en train de nous dire à nous tous qui sommes ici ça si ça continue comme ça et je vous le dis très clairement si c'est Emmanuel Grégoire parce qu'il va rien changer à la politique d'Annie Dalgot. Si c'est Dati, ce sera encore pire mais si c'est eux, beaucoup d'entre nous ici, nous ne pourrons pas continuer de vivre à Paris. Sauf que si le problème c'était juste aller déménager dans la ville voisine, ça irait. Sauf que à Montreuil, ils ont pris plus 10 % en un an de prix de l'immobilier et ça va continuer partout comme ça. Donc je vous assure que nous sommes arrivés à un moment décisif.
Je crois que vous en avez tous conscience parce que sinon vous ne seriez pas aussi nombreux ce soir. Il faut absolument qu'on vote ce dimanche 15 mars et je vais terminer par cet appel à voter parce que ça a du sens avec la démocratie. Si les gens ne votent pas, ils subissent. Je dis pas qu'en votant, on gagne toujours. C'est la démocratie, on gagne pas toujours. Mais voter, c'est déjà agir. Voter, c'est déjà se faire entendre. En juillet 2024, quand les gens sont allés voter, ils ont fait empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir en France et de diriger, d'avoir le gouvernement. Et pourtant, c'était le plan qui avait prévu Emmanuel Macron, he je vous le rappelle.
Et donc, vous avez ce pouvoir là, il faut convaincre autour de vous. J'ai envie de dire à chacun d'entre vous, il y a forcément une deux trois personnes autour de vous qui soit hésitent à aller voter, soit la flemme de se lever et d'aller voter, soit se dit "À quoi bon voter insoumis ? Il faut voter utile. Vaut mieux voter Grégoire, donner de la force. Certes, c'est pas la vraie gauche. Certes, on sait bien qu'ils vont pas bien nous servir mais une fin, on remet 100 balles dans la machine. C'est ça l'idée. Et on repère encore 6 ans. Mais beaucoup d'entre nous dans 6 ans, ils tiendront pas. Les choses vont en s'accélérant. L'explosion des prix est là.
Là depuis 1 an, les prix des de du loyer, les prix de l'immobilier ont encore augmenté de 2,5 %. et ça va continuer d'augmenter. Arrive ce moment-là où beaucoup d'entre nous ne pourront plus. Moi, je vous promets que notre programme, il est là pour dire stop à la spéculation parce que nous sommes les seuls qui n'avons pas peur des oligarques, des milliardaires et des multimillionnaires. On n' pas peur d'eux parce qu'ils ne nous tiennent pas. Ils ne nous tiennent pas parce que on est on dépend pas d'eux pour vivre. On n'a jamais vécu euh et on n'aspire pas à vivre à leur service.
Moi, je j'aurais pu hein, j'ai fait toutes les grandes études qu'il faut faire tout en venant d'un milieu ouvrier, mais j'ai réussi les examens et cetera et cetera. J'aurais pu me faire embaucher par un grand groupe à Paris, me mettre au service d'un milliardaire, que ce soit sur BFM TV, que ce soit sur une chaîne, j'aurais pu. Ça ne m'a jamais intéressé. leur monde ne m'intéresse pas parce que j'ai une conscience de classe premièrement, je sais d'où je viens et aussi parce que je ne sais pas me sentir bien dans un océan de malheur.
Je ne sais pas être heureuse à Paris quand je sors de chez moi, la première figure euh inconnue que je rencontre, c'est celle d'une personne qui a passé la nuit dehors d'un SDF. Ça me rend malheureuse. J'y arrive pas. Tous les matins, je culpabilise. Dans le métro ce matin, c'était trois personnes dans le métro qui m'ont dit. Ça me fait mal au cœur et je peux pas donner à tout le monde et on est tous dans cette situation là. Donc à un moment donné, c'est au pouvoir public de prendre en charge les choses. C'est ce qu'on propose nous de faire. On veut faire un plan de lutte contre la pauvreté massif et on y mettra les moyens.
Voilà, je vais pas parler plus longtemps parce que vous êtes venu pour discuter. Je suis très impressionnée encore une fois par le nombre que vous êtes. J'aurais aimé passer la soirée avec vous mais j'ai pris l'engagement aussi d'aller au côté de Daniel Obonau dans le 18e arrondissement où elle fait bah la même chose. Donc on va aller échanger là-bas aussi. Essayez de convaincre une, deux, trois personnes encore dimanche de voter pour nous. Nous sommes les seuls à porter ce changement-là.
Nous serons la voix de toutes les personnes qui comme vous sont là ce soir, de tous ceux qui disent "Stop, on met un coup d'arrêt à leur monde, que ce soit celui du Parti socialiste ou celui des Macronistes." Merci beaucoup. [applaudissements] Je suis admirative de la campagne qui a été menée dans le 18e arrondissement jusqu'à ce soir, mais c'est pas terminé. Et ailleurs, Oui oui, ça va. La meilleure. Ah oui oui. Ah il y a de la compète. Attention, moi j'ai les résultats tous les lundis en réunion d'équipe qu'on regarde dans chaque arrondissement. J'avoue que le 18e cette semaine c'était les meilleurs. [applaudissements] Non, vous avez fait un boulot extraordinaire. Je suis très heureux.
Je suis venue plusieurs fois dans le 18e. J'ai vu d'ailleurs, on était là hier matin avec Yanis, on a pris la flotte et lui il avait une veste, une toutoune. Elle était trempée enfin vraiment. Mais on a fait le taf, on était une vingtaine, c'était extra. Je salue ce soir les uns et les autres mais je veux quand même saluer Émile Émile Meier qui est le numéro 2 de la liste [applaudissements] dans 18e arrondissement et qui est le numéro 2 de la liste pour le conseil de Paris parce que c'est aussi un apport extraordinaire que celui des verrs populaires dans cette campagne parisienne et je sais aussi dans le 18e parce que l'écologie elle ne peut être que populaire.
L'écologie elle ne peut être que radicale. Vraiment c'est fondamental. L'écologie aujourd'hui c'est bien sûr notre environnement. C'est bien sûr la biodiversité et c'est important pour notre équilibre, pour notre santé, pour tous ces raisonsl mais l'écologie c'est la santé directe. C'est notre santé au quotidien. C'est ce qu'on mange, c'est ce qu'on boit, c'est ce qu'on respire. Et comment pouvez-vous imaginer faire un programme écologique sans faire un programme de rupture avec le monde qui nous construisent ?
Comment pouvez-vous imaginer un seul instant que le capitalisme qui est à l'origine de la destruction de la planète, de notre santé, de notre bien-être, puisse continuer avec une espèce d'écologie saupoudrée par-ci par là ou une écologie de façade, ça suffit. Il faut dire stop à cela parce qu'on a déjà pris un retard incroyable sur l'adaptation au changement climatique mais aussi sur faire reculer toutes les pollutions. Et donc on a travaillé ce programme dans le détail et précisément et c'est la vérité quand on a dû travailler le programme écologique. On en avait un les assoumis. Mais c'est vrai qu'avec Émile Meier, il a fallu tout reprendre point par point.
Il en a rajouté et ça a été formidable. Et c'est comme ça qu'on est arrivé à cette décision que je défends partout avec grande fierté qui est celle de dire "Nous allons stopper cinq grands projets immobiliers de bureau à Paris qui sont des projets qui contribuent à la spéculation immobilière qui sont des projets qui sont [applaudissements] énergivants et même on peut dire écosidèr d'une certaine façon. Nous allons y mettre fin. Ils sont défendus par le Parti socialiste, ils sont défendus par la droite. Nous stopperons cela parce qu'il est encore temps de les stopper.
Et à la place de ces cinq grands projets et vous êtes concernés ici dans le 20e, nous ferons cinq grands parcs naturels comme les Butchumons, comme le parc de Belle-eville. Et ça c'est une des mesures que je défends avec le plus de force parce que je suis intimement convaincue que c'est indispensable et que si on doit laisser quelque chose à la génération d'anis, à tous les jeunes qui arrivent et qui naissent aujourd'hui, c'est cela. Et je dis avec fierté aussi, et c'est une idée d'Émile si je veux être. Attendez, je vais vous dire, c'est une idée d'Émil. On nous pose toujours la question quel genre de maire de Paris serez-vous ? Serez-vous un meilleur bâtisseur ?
arrêtez vos questions des fois vraiment et alors je me dis mais ce sera quoi mon grand projet ? C'est quoi mon grand projet ? À partir du moment où je ne veux pas construire, je dis pas que je veux pas construire de logement, oui, on fera des logements sociaux parce qu'on a besoin de logements sociaux. On a besoin de pouvoir loger les gens modestes dans cette ville. Donc je dis pas ça, je dis mais qu'est-ce qu'on va construire ? Et là, on s'est dit, nous ce qu'on va construire, c'est le 21e arrondissement de Paris et ce sera un arrondissement vert. Ce sera un arrondissement de nature.
C'est-à-dire qu'on va prendre les cinq grands parcs de qui représenteront 45 hectares, on va y ajouter encore des centaines d'hectares et si je dois terminer en 2032 ou un mandat de plus, je m'y vois déjà. [applaudissements] Je m'y vois déjà. C'est comme ça. Il faut 12 ans pour transformer en profondeur une ville. Et bien je me dis il y aura le 21e arrondissement de Paris qui sera un arrondissement naturel qui représentera plus de 300 hactares de nature dans Paris pour les Parisiens pour pouvoir respirer, faire baisser les températures et cetera. Et c'est ça notre grand projet.
Et donc je salue Émile pour cet apport fondamental [applaudissements] finalement à notre programme à notre campagne. Je je traîne pas. Je voudrais juste vous dire une chose, on est en train de vivre une dynamique qui fait plaisir cette semaine. Je reviens du 14e arrondissement où j'étais pour le l'événement de clôture de campagne de Rodrigo Arenas qui est notre candidat là-bas pour la mairie du 14e. [applaudissements] Vous pouvez l'applaudir, c'était incroyable. Il y avait plus de 200 personnes dans la salle, des gens comme ici qui sont venus, des habitants, des militants mais des gens vraiment. Et c'est ils sont venus pour discuter par les démocraties.
Et pendant que nous nous réunissons aussi ce soir pour cet événement que nous sommes si nombreux et bien Dat et Grégoire tiennent meeting ce soir se trouve paraît-il. Et ben je peux déjà vous dire qu'ils sont pas aussi nombreux qu'on l'était lundi soir [applaudissements] parce que il y a bien sûr le bruit médiatique et le bruit des sondages et que toute cette machine extérieure à notre monde à nous décide de raconter une histoire et l'histoire qu'elle veut raconter c'est à la fois le l'extrême droitisation de Dati qui pourrait s'a coquiner avec Knafo. la montée de Knafo qui a été propulsée par tous les médias d'extrême droite, mais pas que les médias d'extrême droite.
Je vous rappelle qu'elle a bénéficié d'un JT de TF1 pour lancer sa candidature. Moi, j'ai pas été invité au JT de TF1, je l'ai demandé hein, j'y suis allée au culot, j'ai dit vous invitez Sarah Knafo et moi aussi j'ai une chance d'être invité au JT de TFA. Ils m'ont dit "Vous n'êtes pas candidate à la présidentielle." Je Ah bon ? Elle est elle ? Bah c'est pas grave. Elle a eu le droit à son GTF. Mais bon, vous voyez le système fonctionne de cette façon-là. il décident de vous raconter une histoire et puis là ils ont décidé de dire aux Parisiens qu'il fallait qu'il vote Emmanuel Gregard, que c'était le vote utile.
Mais la question que vous devez vous poser et chaque fois que vous rencontrez en porte à porte des gens qui vous disent "Mais il y a que Grégoire qui peut battre Tati, c'est ça le vote utile ?" Vous dites utile à quoi ? Une pour quoi faire ? Pour continuer comme c'est là. On ne veut plus de ce monde. On nen peut plus. Vous voyez bien qu'on tous les jours encore là aujourd'hui mais tous les jours, on voit trop de misère dans les rues de Paris.
Tous les jours, il y a trop de gens ici, trop de gens qui vivent dans des conditions indignes de logement qui ne conviennent pas à leur vie, qui ne conviennent pas pour leur santé, qui ne conviennent pas pour leur bien-être, qui ne conviennent pas pour le développement de leurs enfants. Alors, on continue comme ça. Moi, je dis stop. Et je dis que le seul vote qui vous permett de dire stop à leur monde, c'est notre vote. C'est le vote du nouveau Paris populaire. Voilà pourquoi il faut que le vote, le bullin de vote utile, c'est celui-là. Mais je vais vous dire autre chose.
Il n'est pas possible aujourd'hui de euh confier son vote à Emmanuel Grégoire qui a décidé qu'il préférait perdre Paris et laisser la droite gagner plutôt que de faire l'alliance qu'il faut au 2e tour mais par pur sectarisme. Alors, je sais qu'il y en a qui me disent plus jamais PS, je les comprends tout à fait. Moi, je fais partie des gens. Je vous comprends, [applaudissements] je dis pas le contraire. C'est très dur. On a fait la NUPES, on a fait le NFP déception sur déception.
On a l'impression que la dernière en date, Olivier For s'est fait élire sur un programme du NFP qui dit blocage des prix du carburant et là il refuse le blocage des prix du carburant au moment où Total est en train d'augmenter ses marges de façon honteuse. Alors, peut-être que nous les Parisiens, nous ne sommes pas directement impactés quand nous n'avons pas de voiture, mais il y a des millions de Français pour qui c'est vraiment une espèce de taxe sur la misère qu'on leur fait subir avec ce cette augmentation des tarifs. Et donc, je suis d'accord avec vous, je comprends. Mais la question est de savoir est-ce que oui ou non on me porte moi en tête du premier tour ?
Et là, je tends la main parce que la seule façon de gagner un deuxième tour, c'est d'avoir des alliés. Alors bien sûr, les alliés qu'on aura, il vaut mieux qu'ils soient pas trop euh puissants. Donc je préférerais que vous mettiez derrière nous, assez loin derrière nous, le PS et ses amis parce que comme ça, c'est notre programme à nous qui s'applique et [applaudissements] nous sommes suffisamment forts, suffisamment nombreux, suffisamment déterminés avec les têtes dures que vous avez là pour faire respecter notre programme. C'est la seule façon d'y arriver. Il faut pas qu'on soit égalité, il faut surtout pas qu'on soit derrière, il faut qu'on soit devant.
Donc allez-y comme ça demain, il reste demain jusqu'à minuit pour aller convaincre ou encore ce soir si vous sortez, vous essayez peut-être de convaincre une ou deux personnes. Je vous le dis très clairement, si vous arrivez à convaincre encore deux personnes avant le dimanche, on est les rois du pétrole ou les rois de du soja, j'en sais rien, des graines, le roi du vert. Voilà, je vous dis juste ça, on profite de la soirée quand même parce que je crois que le programme a l'air fabuleux. Je vais peut-être pas danser avec vous encore ce soir parce que demain j'ai encore une super journée de campagne qui démarre avec des journalistes dès le matin.
Mais voilà, demain soir en tout cas le QG de campagne sera ouvert. Si jamais vous voulez y passer, n'hésitez pas jusqu'à minuit pour prendre la parole, pour manger et pour se retrouver amicalement. Merci infiniment. P.
Sophia Chikirou