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InterviewFrance 2 — Les 4 Vérités (sur Podcast)· 26 octobre 2024 10 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesSécuritéEurope & international

Budget, triste spectacle à l’Assemblée… Paul Vannier est l'invité des 4V du 26 octobre 2024

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    On va d'abord commencer par Israël qui a annoncé cette nuit le lancement de frappes de précision sur des cibles militaires en Iran.

  • 0:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que le spectacle offert par l'Assemblée nationale, en ce moment, est à la hauteur du moment ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Le projet de loi de finances, il a été largement alourdi ou amputé de pans entiers, parfois même à l'initiative de la propre majorité de Michel Barnier.

  • 1:59RelanceRéponse directe

    Là encore, vous-même, pourquoi avoir décidé d'alourdir ces taux alors que finalement, au départ, cette surtaxe pouvait convenir ?

  • 4:03OuverteRéponse directe

    Mais est-ce que vous pensez que les Français comprennent encore quelque chose à ce budget ?

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Alors, encore une nuit de débat, vous pensez parvenir au bout du texte ? Ou est-ce que vous pensez que, de toute façon, c'est inéluctable, le 49.3 sera dégainé à un moment ou à un autre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Nous alertons depuis longtemps sur ce risque de voir la guerre se généraliser à la région. »
  • 0:29Invité politiqueFait
    « Il faut arrêter le criminel Netanyahou qui commet déjà un génocide à Gaza. »
  • 0:37Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas l'autodéfense, là, par rapport à l'Iran ? »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « En tout cas, les députés du NFP font leur travail pour dégager des recettes au budget de l'État, pour financer nos services publics, pour financer la transition écologique. »
  • 2:07Invité politiqueChiffre
    « Parce que nous avons besoin de recettes. Et je veux être précis, nous avons proposé d'augmenter les taux sur les très grandes entreprises, celles dont le chiffre d'affaires est supérieur à 1 milliard, 3 milliards d'euros par an. »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « C'est une taxe exceptionnelle sur deux années seulement, dans un moment où ces mêmes entreprises ont réalisé des bénéfices absolument records. »
  • 2:37Invité politiqueChiffre
    « Là, ça a rapporté 13 milliards supplémentaires. Oui, ça a rapporté 13 milliards. »
  • 3:37Invité politiqueChiffre
    « Nous avons voté le principe, c'est la taxe Zuxman, c'est un impôt sur les milliardaires, qui va rapporter 13 milliards d'euros en touchant les 10 personnes les plus riches qui ont le plus gros patrimoine dans notre pays. »
  • 3:49Invité politiqueChiffre
    « Exactement. Et vous savez que les principales fortunes françaises, les 500 plus gros patrimoines français, ont vu leur patrimoine multiplié par 2 depuis 2017. »
  • 3:54Invité politiqueChiffre
    « Il est passé de 600 à 1 200 milliards d'euros. »
  • 4:35Invité politiqueFait
    « Nous agissons pour transformer ce budget d'austérité, le pire budget d'austérité de la 5e publique, en un budget de justice sociale. »
  • 4:41Invité politiqueChiffre
    « Jusqu'ici, M. Barnier veut faire peser l'essentiel de l'effort, 40 milliards, sur les classes populaires et sur les classes moyennes, en épargnant les plus riches, qu'il met à contribution seulement à hauteur de 2 milliards. »
  • 5:11Invité politiquePromesse
    « Nous déposerons une motion de censure et nous espérons faire tomber ce gouvernement le plus minoritaire, le plus illégitime de l'histoire de la 5e République. »
  • 6:07Invité politiqueFait
    « Le vrai rendez-vous, c'est le 28 novembre prochain, la niche parlementaire de la France insoumise qui inscrira donc un texte d'abrogation de la réforme Macron de la retraite à 64 ans à son ordre du jour. »
  • 7:42Invité politiqueChiffre
    « Je crains qu'en réduisant le budget de la Sécurité sociale de 15 milliards d'euros, comme le prévoit le gouvernement Barnier, eh bien on laisse ces malades-là aussi dans une situation plus difficile demain que celle dans laquelle ils se trouvent déjà aujourd'hui. »

Temps de parole

  • Paul Vannier66 %
  • Présentateur34 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Place à la politique et au 4V, Cyril Graziani, vous recevez ce matin le député LFI du Val d'Oise, Paul Vannier. Messieurs, bonjour. Paul Vannier, bonjour. On va d'abord commencer par Israël qui a annoncé cette nuit le lancement de frappes de précision sur des cibles militaires en Iran. L'escalade se poursuit.

0:18
Paul Vannier

Oui, nous alertons depuis longtemps sur ce risque de voir la guerre se généraliser à la région. Il faut arrêter le criminel Netanyahou qui commet déjà un génocide à Gaza. Il faut le contraindre à cesser, au fond, d'être dans cette logique de la guerre à outrance. Son but de guerre, c'est la guerre. Ce n'est pas l'autodéfense, là, par rapport à l'Iran ? Je crois qu'il faut le cesser le feu. C'est l'urgence. Et pour l'obtenir, il faut l'embargo sur les armes sur Israël. Il faut la rupture, la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël parce qu'il faut contraindre M. Netanyahou. Il n'entend pas les appels de la communauté internationale à la désescalade.

Il faut maintenant passer aux actes.

0:54
Présentateur

On va parler budget. Est-ce que vous pensez que le spectacle offert par l'Assemblée nationale, en ce moment, est à la hauteur du moment ?

1:02
Paul Vannier

En tout cas, les députés du NFP font leur travail pour dégager des recettes au budget de l'État, pour financer nos services publics, pour financer la transition écologique. Mais c'est vrai qu'on assiste à un spectacle qui est absolument sidérant dans cette Assemblée nationale. On voit le socle commun, cette alliance entre le macroniste et la droite. Elle est en voie d'explosion, de dislocation. Les députés macronistes ne viennent même plus siéger à l'Assemblée nationale. Et ils sont sauvés par les lepénistes qui accourent très régulièrement dans les musiques pour voter, au fond, une à une, les mesures du gouvernement Barnier.

1:32
Présentateur

Alors, vous avez raison. Le projet de loi de finances, il a été largement alourdi ou amputé de pans entiers, parfois même à l'initiative de la propre majorité de Michel Barnier. Et même l'article, vous savez ce fameux article sur la surtaxe temporaire des grandes entreprises prévues pour deux ans, qui devait rapporter 8 milliards en 2025, 4 milliards en 2026, a été supprimé. Mais ça, c'est parce que vous avez déposé un amendement qui levait les taux. Là encore, vous-même, pourquoi avoir décidé d'alourdir ces taux alors que finalement, au départ, cette surtaxe pouvait convenir ?

2:07
Paul Vannier

Parce que nous avons besoin de recettes. Et je veux être précis, nous avons proposé d'augmenter les taux sur les très grandes entreprises, celles dont le chiffre d'affaires est supérieur à 1 milliard, 3 milliards d'euros par an. Il ne s'agit absolument pas de taxer davantage les TPE et les PME. C'est une taxe exceptionnelle sur deux années seulement, dans un moment où ces mêmes entreprises ont réalisé des bénéfices absolument records. Nous avons besoin de cet argent parce que nous avons besoin d'investir dans nos services publics. Nous avons besoin de répondre aux besoins plus d'écoles, plus d'hôpitals des Français. Et malheureusement... Là, ça a rapporté 13 milliards supplémentaires.

Oui, ça a rapporté 13 milliards.

2:40
Présentateur

C'est pour ça que le gouvernement n'a pas voulu s'associer à ce vote et que la majorité a voté contre.

2:45
Paul Vannier

C'est surtout les lepédistes qui sont intervenus pour donner à M. Barnier, à son gouvernement, une majorité. Et je veux dire à vos téléspectateurs que les députés de Mme Le Pen agissent de façon systématique en soutien de la politique de M. Macron. Par exemple, ils ont empêché hier le rétablissement de l'ISF. Par exemple, ils ont empêché l'augmentation de la flat taxe alors que c'était dans leur propre programme.

3:06
Présentateur

Ça s'est fait aussi avec les socialistes. Et d'ailleurs, vous les avez dénoncés, vos camarades socialistes, en disant qu'ils n'étaient pas présents et que ça avait empêché le rétablissement de l'ISF. C'est d'abord le choix des députés du Rassemblement national.

3:15
Paul Vannier

Mais c'est vrai que quand on est député, on est là pour siéger. On le doit à ses électeurs. Moi, j'appelle tous mes collègues du nouveau Front populaire à être à la hauteur au fond du mandat qui leur a été confié. Nous avons gagné l'élection législative. Et donc, nous avons les moyens d'agir. Vous pensez encore avoir gagné ? Je suis même convaincu de cela. Ça se voit dans les votes et dans les victoires que nous avons emportées ces derniers jours à la Soix-et-Stelle. Pas plus tard qu'hier, par exemple.

Nous avons voté le principe, c'est la taxe Zuxman, c'est un impôt sur les milliardaires, qui va rapporter 13 milliards d'euros en touchant les 10 personnes les plus riches qui ont le plus gros patrimoine dans notre pays.

3:47
Présentateur

C'est-à-dire 2% au-dessus d'un milliard.

3:49
Paul Vannier

Exactement. Et vous savez que les principales fortunes françaises, les 500 plus gros patrimoines français, ont vu leur patrimoine multiplié par 2 depuis 2017. Il est passé de 600 à 1 200 milliards d'euros. Et donc, nous proposons de leur prendre 13 milliards pour rétablir les comptes publics.

4:03
Présentateur

Alors, l'Assemblée a aussi retoqué l'article autorisant le gouvernement à taxer l'électricité à un niveau supérieur à la période d'avant crise inflationniste. Mais est-ce que vous pensez que les Français comprennent encore quelque chose à ce budget ?

4:14
Paul Vannier

C'est vrai que c'est compliqué. Mais en tout cas, nous pouvons leur dire avec clarté que les députés du nouveau front populaire ont empêché l'augmentation des taxes sur l'électricité. Et donc, ils sont intervenus pour faire baisser leurs factures demain. Pour aller à l'essentiel, nous agissons pour transformer ce budget d'austérité, le pire budget d'austérité de la 5e publique, en un budget de justice sociale. Jusqu'ici, M. Barnier veut faire peser l'essentiel de l'effort, 40 milliards, sur les classes populaires et sur les classes moyennes, en épargnant les plus riches, qu'il met à contribution seulement à hauteur de 2 milliards. Ça, ça n'est pas vrai.

Et nous, nous agissons dans un sens tout à fait contraire.

4:49
Présentateur

Alors, encore une nuit de débat, vous pensez parvenir au bout du texte ? Normalement, aujourd'hui, vous travaillez encore à l'Assemblée. Est-ce que vous pensez que vous irez au bout ? Ou est-ce que vous pensez que, de toute façon, c'est inéluctable, le 49.3 sera dégainé à un moment ou à un autre ?

4:59
Paul Vannier

On travaillait très tard cette nuit, mais nous ne serons pas au bout. Et donc, à la fin, il y aura un 49.3. Ce sera le moment de vérité. Nous verrons qui est dans le soutien au gouvernement et qui est véritablement dans l'opposition. Pour nous, les choses sont claires. Nous déposerons une motion de censure et nous espérons faire tomber ce gouvernement le plus minoritaire, le plus illégitime de l'histoire de la 5e République.

5:18
Présentateur

La semaine prochaine, l'agenda est bousculé. La semaine prochaine, il y aura ce qu'on appelle une niche qui sera portée par le Rassemblement national avec cette fameuse abrogation de la réforme des retraites. Vous, vous seriez prêt à la voter, cette abrogation de la réforme des retraites, si elle était portée par le Rassemblement national ?

5:37
Paul Vannier

Attendez, d'abord, il faut dire que le Rassemblement national, en la matière, c'est un parti d'escroc. C'est comme au loto avec le Rassemblement national. On ne sait jamais quelle est l'idée que vous. Ils veulent abroger la réforme des retraites. Jordan Bardella défendait encore la retraite à 66 ans il y a quelques mois. Concernant leur niche, en toute hypothèse, aujourd'hui, il apparaît très improbable que la niche du Rassemblement national inscrive à son ordre du jour un texte d'abrogation de la réforme des retraites. On a eu une séance en commission où ils se sont comportés en incapables et leur texte a été complètement vidé de son sens.

Le vrai rendez-vous, c'est le 28 novembre prochain, la niche parlementaire de la France insoumise qui inscrira donc un texte d'abrogation de la réforme Macron de la retraite à 64 ans à son ordre du jour. Et vous savez qu'une fois qu'il sera voté, je l'espère, à l'Assemblée, il ira au Sénat dans une autre niche et reviendra à l'Assemblée pour aller au bout du parcours législatif permettant l'abrogation de cette réforme rejetée par les Français.

6:28
Présentateur

Le Rassemblement national a déjà annoncé qu'il voterait tout texte portant l'abrogation de la réforme des retraites. Vous, vous seriez prêt à associer vos voix à celles du Rassemblement national s'ils viennent en secours ?

6:39
Paul Vannier

Moi, je ne peux rien faire. Je ne contrôle pas les députés du Rassemblement national et je ne cherche pas à le faire. Nous verrons si ce jour-là, ils traduisent leur parole en actes. Je reste prudent parce que jusqu'ici, le Rassemblement national n'a pas voté la censure de M. Barnier. Mme Le Pen a empêché que la procédure de destitution à l'encontre de M. Macron que nous avions engagée aille à son terme. Jusqu'ici donc, le Rassemblement national se comporte comme une béquille, comme un allié du gouvernement Barnier. Nous verrons s'il vote l'abrogation de la réforme des retraites le 28 novembre prochain.

7:10
Présentateur

Alors, il y a un de vos collègues qui est dans la tourmente. C'est Andy Kerbra, le député de l'Ord-Atlantique. Est-ce que vous le soutenez toujours, lui qui a été pris en flagrant délit d'achat de stupéfiants ?

7:20
Paul Vannier

Écoutez, je ne peux pas soutenir le fait d'acheter de la drogue, mais je le soutiens parce qu'il entre dans un parcours de soins. Et je sais que la problématique des addictions, au-delà de mon collègue Andy Kerbra, elle touche des millions de personnes dans notre pays et elle pose des questions en termes de santé publique, en termes de lutte contre le narcotrafic aussi. Mais ceux qui sont malades, ceux qui souffrent de cette addiction, de ces addictions, ils doivent être accompagnés.

Et je crains qu'en réduisant le budget de la Sécurité sociale de 15 milliards d'euros, comme le prévoit le gouvernement Barnier, eh bien on laisse ces malades-là aussi dans une situation plus difficile demain que celle dans laquelle ils se trouvent déjà aujourd'hui.

7:54
Présentateur

Bruno Rotaillot a condamné le député et lui a demandé d'en tirer les conséquences, à savoir de démissionner. Est-ce que vous pensez qu'à terme, il doit démissionner ?

8:02
Paul Vannier

Non, je ne le crois pas. Je crois que les personnes malades, on ne les pointe pas du doigt. On ne cherche pas à les exclure, à les mettre au banc de la société. On les accompagne, on les soutient lorsqu'elles s'engagent dans un parcours de soins et on souhaite leur guérison la plus rapide possible.

8:15
Présentateur

Alors cette semaine, il y a une de vos collègues qui disait « Nous, les Insoumis, nous nous faisons une très haute idée de ce qu'est l'Assemblée. » Quand vous voyez cette histoire avec votre collègue Andy Kerber, une autre histoire aussi est en train de polluer les Insoumis. C'est un collaborateur parlementaire d'une députée qui a appelé à l'intifada dans les rues de Paris. C'est-à-dire l'intifada en arabe, ça signifie le soulèvement. Et il a été interdit d'Assemblée nationale. Est-ce que ça, ça donne une bonne image ? Il a été interdit par Yael Brompivet tout seul.

8:41
Paul Vannier

La présidente de l'Assemblée nationale. Et on la connaît, c'est la spécialiste du deux poids, deux mesures. Parce que je voudrais dire qu'il y a des collaborateurs de députés du Rassemblement national qui se saisissent de symboles nazis, qui ont appartenu à des groupuscules néo-fascistes violents qui ont été dissous par le ministère de l'Intérieur et qui parcourent l'Assemblée nationale. Il y a un plaît à l'intifada dans les rues de Paris. Ce n'est pas une expression que moi j'utilise. Mais je veux condamner les pleins pouvoirs que Mme Yael Brompivet s'arroge systématiquement.

C'est qu'il y a un bureau à l'Assemblée nationale, qu'il peut y avoir des décisions qui sont collectives et que l'autoritarisme de Yael Brompivet a trop duré. C'est véritablement la pire présidente de l'Assemblée nationale de l'histoire de la Ve République. Et j'aspire à ce qu'elle se comporte différemment et en tout cas qu'elle cesse ce deux poids, deux mesures permanentes qui ne visent que les insulines.

9:29
Présentateur

Merci beaucoup Paul Vannier. Bonne journée et donc bon débat à l'Assemblée nationale encore une fois pour cette journée. Merci beaucoup à tous les deux. Merci à Isabelle Lombard qui a traduit cette interview en l'indécin. Merci à tous les deux.