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InterviewBruno Retailleau· 18 décembre 2025 11 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalInstitutions & électionsJustice

Défendre la France et ses valeurs – Bruno Retailleau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Face à la colère agricole, la réponse du gouvernement est-elle à la hauteur ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Sur le Mercosur, Emmanuel Macron hésite-t-il entre oui et non ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le maire de Chessy a démissionné pour ne pas célébrer un mariage. A-t-il raison ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le problème est-il l'état de droit ou son interprétation ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Que peut faire la France pour Christophe Gless en Algérie ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le budget doit-il être adopté à tout prix vendredi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Bruno RetailleauChiffre
    « Pour la première fois depuis des dizaines d'années, notre balance commerciale va être déficitaire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Adrien, votre invité ce matin, Bruno Rota président des Républicains et sénateur de Vendé. Bonour Bonjour Bruno Rotaillot. Bonjour Adrien Gendre.

Face à la colère agricole, toujours le gouvernement hier soir a annoncé de nouvelles mesures. L'accélération de la vaccination généralisée dans le sud-ouest. 750000 bêtes dans 10 départements vont être concernés.

L'armée va même être mobilisée pour acheminer des doses et vacciner. Est-ce que la réponse de l'exécutif est cette fois à la hauteur de votre point de vue ? Non, il n'est pas à la hauteur parce que il y a non seulement une crise sanitaire mais il y a une crise existentielle de nos agriculteurs.

Vous savez que pour la première fois depuis des dizaines d'années, notre balance commerciale va être déficitaire. Ça veut dire que on n plus de souveraineté alimentaire. Ça veut dire qu'on va être obligé d'acheter beaucoup plus à l'extérieur que ce que nous-mêmes ont produit.

Alors que la France a toujours été une grande puissance agricole. Et on demande toujours plus à nos agriculteurs en matière de santé. C'est normal, d'environnement, de bien-être animal.

Et regardez ce qu'on va faire pour le Mercosour. pour le mercour je rappelle accord de libre échange avec certains pays d'Amérique latine qui est encore en suspend la France dit le compte n'y est pas pour le moment mais mais le compte n'y est pas que veut Emmanuel Macron quel est son choix c'est ce qu'attendent les agriculteurs de sa part de la part du chef de l'État parce que quand il est au Brésil dit oui et quand il est à Paris il dit non vous doutez de sa détermination à faire respecter notre agriculture y compris l'échelon européen et international mais j'en doute parce que on est dans le en même temps on est dans le pur macronisme ce que je veux redire dire, je ne suis pas du tout moi contre a priori les accords de libre échange. À une condition, c'est qu'il préserve nos intérêts.

À une condition aussi, c'est que on n'importe pas par ces produits-là des pratiques des produits qu'on interdit sur le sol national. Exemple pour le maïs, les Brésiliens, les pays du Mercur utilisent plus d'une quarantaine de molécules de pesticides qui sont interdits en France. Hier, le Sénat, votre chambre a adopté une résolution visant demander au gouvernement français de saisir la Cour de justice de l'Union européenne précisément pour empêcher cette ratification du Mercosour.

Ça veut dire que vous doutez de la capacité de la France à se faire entendre sur la scène internationale et européenne. Écoutez, il y a pas que moi, il faut observer. J'étais au sommet de Heidelberg jeudi dernier qui réunissait les députés européens de droite du PPE.

Il y avait Frédéric Mertz, il y avait Antonio Tayani, voilà, vice-président du conseil italien. Mais faut voir un peu ce que euh les États-membres, les autres Étatsmembres posent comme regard sur la France. En réalité, un pays qui ne tient pas ses comptes est un pays qui ne tient pas son rang dont la voix s'affaiblit et on le voit bien aujourd'hui.

Évidemment, il y a pas qu'Emmanuel Macron, il y a une ministre de l'agriculture, Anné Genevard, vous la connaissez bien, elle est issue de votre parti les républicains. Même si vous l'avez suspendu depuis ce son maintien au gouvernement, vous ne lui faites pas confiance pour gérer et répondre à la colère des agriculteurs. La colère des agriculteurs, elle est bien entendu liée à la crise sanitaire.

D'abord, on n'envoie pas des engins blindés avant de dialoguer, avant de négocier. Dites ça parce que la semaine dernière effectivement dans l'AR, j'ai une souhaité faire, j'étais ministre de l'intérieur en juin dernier quand il y a eu les premiers foyers notamment en Haute Savoie et et en Savoie. Je ne remets pas en cause le protocole sanitaire simplement il faut le dialogue et encore une fois cette crise elle a plusieurs formes et il faut écouter la détresse de nos agriculteurs qu'on pointe toujours que les écolos pointent toujours du droit.

Et donc la ministre n'écoute pas assez. Vous m'avez pas répondu sur la ministre. Mais mais parce que je veux pas la mettre en cait personnel.

Simplement ce que j'observe c'est que pour l'instant la colère, elle est là, elle est en train de s'étendre parce que il y a la crise sanitaire mais il y a autre chose que la crise sanitaire et le gouvernement doit avoir une réponse qui est beaucoup plus grblable et beaucoup profonde. Oui. Mais sur le fond, vous dites "Oui, il faut vacciner de façon massive.

Oui, il faut abattre un cptel lorsqu'il y a une bête qui est contaminée. Je répète ce que je viens de dire, Brus Toussin. Je ne remets pas en cause le protocole sanitaire.

Je ne suis pas scientifique. Je fais confiance à la science et à la raison. Simplement, il faut bien entendre que on ne résoudra pas cette crise uniquement en traitant les animaux, en les vaccinant et cetera.

Il y a le Mercosour, il y a tellement d'autres sujets. On voit bien que les agriculteurs euh pourquoi est-ce qu'il y a euh quand vous êtes agriculteur sep fois plus de chances de se suicider ? Ça devrait interroger chaque français.

Les agriculteurs, c'est notre identité, nos racines parce que la France est un grand pays rural, parce que la France était une grande puissance agricole et qu'on a un lien chacun d'entre nous par sa famille, par ce que l'on est. Moi, je suis un rural. Je vis dans la ferme que mon grand-père avait acheté avant la deuxème guerre mondiale.

Donc je crois que on est tous liés à la terre qui nous nourrit. Voilà. Et il faut comprendre que ce sujet-là, il est existentiel.

Bron et j'aurais également vous entendre sur un autre sujet ce matin qui concerne le maire de Chessie en Senémarne. Il refuse de célébrer le mariage d'un homme placé sous EQTF et pour ne pas y être contraint par la justice, il a décidé de démissionner avec ses adjoints. Est-ce qu'il a raison d'aller jusque- là ?

Il a raison. Je l'ai soutenu et je l'ai eu hier. Voilà, quand la loi est mal faite, quand la loi protège des EQTF plutôt que des maires, ça fait près de 30 ans qu'il est maire.

Il doit démissionner parce qu'il a envie que la loi soit respectée. Alors certes, aujourd'hui, je connais les contraintes constitutionnelles, mais je prends l'engagement, c'est qu'en 2027, il faudra changer cette loi-là parce que cette loi plus personne ne la comprend. En 2027, parce que vous serez candidat et élu président. parce que en 2027 parce qu'aujourd'hui il y a pas du tout de majorité, vous le savez parfaitement arithmétiquement politiquement à l'Assemblée nationale mais que 2027 ce sera l'heure du grand débat et l'heure des grands choix pour notre pays.

Toujours cette idée pour vous que le problème c'est l'état de droit ? Le problème c'est une conception de l'état de droit. Vous savez deux grands pays qui sont de gauche socio-démocrates notamment le gouvernement de Kstarmer et le gouvernement social-démocrate danois viennent d'écrire à la Cour européenne des droits de l'homme pour dire attention attention on est en train de dévier totalement par rapport au traités qui avait été signé après la guerre mondiale.

Ce que je dis moi, c'est que l'état de droit aujourd'hui est devenu de plus en plus un cadre idéologique qui protège des biens individuels, y compris quand les individus ont commis des crimes de sang et qu'on ne peut pas les expulser dans d'autres pays au prétexte qu'il n'aurait pas dans ces pays-là des procès équilibrés. C'est un cadre idéologique, c'est pas une protection. Il faut que l'état de droit soit une protection, que cela reste un cadre qui soit un cadre juridique sans contenu idéologique.

Ce que j'observe rapidement, c'est que on a désormais une, comment dirais-je, une rhtorique qui vise à protéger des droits individuels au mépris des droits de la société. Concrètement, je le disais, quand on ne peut pas quand vous avez un individu qui a du sang français sur les mains et que la CEDH, la Cour européenne par France, on parle d'une personne qui a été coupable d'un séjour irrégulier sur le territoire français. On parle pas d'une personne qui a du sang sur les mains, je le précise dans Non mais c'est parce que j'ai dit non téléspectateur non mais votre question elle est plus large, elle concerne l'état de droit.

Et bien moi je pense qu'il faudra changer l'état de droit par exemple changer la constitution française la modifier pour rendre le pouvoir au pouvoir pour rendre au peuple le pouvoir de choisir. Bruno parce que aujourd'hui un mot je l'ai constaté qu'au ministre de l'intérieur il y a une explosion de la violence des mineurs. Or le conseil constitutionnel nous interdit quasiment de changer de politique.

Bien. Moi, je souhaite que le peuple français puisse demain choisir et changer de politique pénale. Un sujet également qui vous tient à cœur Bruno Rotaillot, l'Algérie.

On connaissait votre proximité personnelle avec Boem Sansal, l'écrivain qui a été depuis libéré. Mais notre compatriote Christophe Gless, lui reste emprisonné. Sa mère demande au président algérien sa grâce et elle s'exprimait lundi soir dans le 20h de TF1.

Je crois qu'on aurait écouté un extrait. Tous les jours, je me le dis, je n'ai pas serré dans mes bras depuis octobre 2024. Donc pour une maman euh c'est terrible.

Et même lors du procès, on a demandé si on pouvait juste l'approcher, le serrer dans nos bras et ça a été refusé. Face à l'émotion de cette mère, que peut encore faire la France ? Adopter une ligne de fermeté.

J'ai été beaucoup critiqué pour la ligne de fermeté que j'ai prené euh devant un régime, pas un peuple. Moi, j'estime que le peuple algérien est un grand peuple, mais le régime est un régime autocratique. Il faut une ligne de fermeté parce que sinon on n'y arrivera pas parce que ça suffit de laisser un pays et seulement non seulement un pays mais un régime humilier la France.

Je pose une question d'ailleurs. Depuis que j'ai quitté le ministre ministère de l'intérieur où il fallait absolument renouer à tout prix quoi qu'il en coûte si j'ose dire les liens. Est-ce que la reprise des OCUTF dangereux par l'Algérie a augmenté ?

C'est une question que je pose. Voyez, j'en doute fortement, mais la politique de fermeté visait ce régime dont les services secrets ont tenté d'assiner des opposants sur le sol français. Un régime qui refusait d'appliquer des accords conclus avec la France.

Accord de 94 pour reprendre des individus dangereux. On a eu l'attentat terroriste de Mulouse. C'était, je le rappelle, un algérien toujours pour vous la fermeté.

La fermeté parce que nous sommes un peuple fier. Je respecte le peuple algérien, beaucoup moins le régime et j'entends qu'il y a une réciprocité, c'est-à-dire que on convenablement la France. Un tout dernier mot rapidement, le Parlement doit toujours trouver un compromis sur le budget.

En tout cas, il y aura une tentative vendredi députés sénateurs qui vont tenter de se mettre d'accord. Il faut aboutir à un comprimé vendredi ou peu importe pour vous s'il y a chèque et s'il n'y a pas de budget dans l'immédiat. Les choses sont très claires.

Vous savez que le gouvernement monsieur le cornu gouverne avec monsieur Olivier Fortiste. Le vote d'ailleurs du projet de loi sur la sécurité sociale d'hier, c'est le triomphe de monsieur Fort d'ailleurs. Voilà.

Et bien les socialistes demandent pour le budget de l'État, je le dis, il faut que les Français le sachent, 10 milliards de dépenses supplémentaires et autant d'impôts supplémentaires. C'est non. Évidemment qu'à ces conditions-là qui sont des conditions néfastes, mauvaises pour le pays, c'est ça n'est pas acceptable pour nous.

On veut moins d'impôts et on veut surtout moins de dépenses publiques. C'est le mal français, celui qui appauvritement le pays avec une dette pharamineuse et qui appouait individuellement chaque français. Les Italiens désormais, c'était pas arrivé depuis un siècle, le niveau de vie des Italiens est passé au-dessus du niveau de vie des Français.

Donc s'il y a échec, tant pis. Non, pas tant pis, mais je pense qu'il faut un bon budget qui préserve les intérêts supérieurs de la France. Merci Bruno Rota.

Merci Adrien Gambre.