Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingMachina Summit· 22 juillet 2026 26 minAutoproduitFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSanté

Keynote by Bruno Retailleau, President of Les Républicains & Senator of Vendée | MACHINA 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:21Invité politiqueChiffre
    « Les quatre plus grandes entreprises américaines dans le secteur ont englouti plus de 600 milliards d'euros. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « La NTS il y a quelques mois avec pratiquement 10 millions de français qui ont été impactés dont les données personnelles numériques ont été livré sur le dark web. »
  • 8:07Invité politiqueFait
    « On a une efficacité qui est nulle par rapport à la productivité notamment dans l'administration par rapport à tous les autres États européens. »
  • 9:37Invité politiqueChiffre
    « On peut faire à peu près 15 milliards à la fois en masse salariale. L'a appliqué à l'achat de l'État, c'est des milliards, des dizaines et des dizaines de milliards et en même temps à la fraude. »
  • 10:19Invité politiqueChiffre
    « On peut facilement avoir, je l'ai, nous l'avons montré dans un petit document que vous pourrez consulter très précisément, une quinzaine de milliards. »
  • 13:11Invité politiqueChiffre
    « Un médecin passe 7 heures par semaine embourbé dans des tâches administratives. »
  • 13:11Invité politiqueChiffre
    « Pour une infirmière, on pourrait lui redonner là encore pour le soin de ses malades à peu près 2 heures. »
  • 23:22Invité politiqueFait
    « Le classement PISA nous classe dans les derniers rangs maintenant en math. »

Temps de parole

  • Bruno Retailleau100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique]

0:07
Bruno Retailleau

Mesdames, messieurs, bonjour. Je voudrais saluer Adrien qui vient de me présenter qui est l'un des deux confondateurs. Je voudrais aussi saluer l'autre confondateur qui est qui est Henri et puis saluer un certain nombre d'amis, notamment la taxe force IA qui m'entoure pour les propositions que je vais faire dans le cadre de l'élection présidentielle. dans quelques mois, nous y serons.

Et je pense que la révolution technologique représente LIA est tellement importante que elle doit être au cœur des propositions des différents candidats et j'ai saisi justement cette occasion de ce salon pour que on puisse je puisse exprimer la vision que j'avais notamment sur l'IA parce que c'est je pense fondamental pour les prochaines années. Le numérique, c'est un domaine que je connais un petit peu puisque pendant les 10 ans, dans les années 2000, début 2010, j'étais le spécialiste notamment au Parlement du numérique.

Tout simplement parce que je pensais que Internet allait bousculer totalement la société, notre façon de travailler, notre façon de nous informer, notre façon de nous divertir. Et j'ai voulu vraiment être à l'origine de toutes les lois du cadre législatif qu'on a forgé en France et qui existe toujours d'ailleurs et à l'intérieur duquel l'internet français européen a pu se se développer et naturellement de proche en proche j'en suis venu à l'intelligence artificielle. En amou, ce que je voudrais dire, c'est que depuis une dizaine d'années, il y a eu beaucoup beaucoup d'annonces sur l'intelligence artificielle.

Les résultats ont pas toujours suivi et pourtant vous partagez, j'imagine comme moi, cette conviction et cette certitude que l'intelligence artificielle c'est vraiment la grande bataille technologique, la plus grande peut-être de notre histoire, sans présager évidemment de de l'avenir. Et ce que je veux, c'est deux choses. d'abord mettre l'intelligence artificielle au cœur de l'action de l'État et ensuite au service vraiment mais dans un service très concret dans la vie quotidienne des Françaises et et des Français. D'autant que cette révolution, elle est en train de changer de nature. D'un côté, vous avez des investissements qui sont massifs et qui parfois nous effraient.

Nous qui sommes européens, nous qui sommes français. Dans la dernière année, les quatre plus grandes entreprises américaines dans le secteur ont englouti plus de 600 milliards d'euros. Et pendant ce temps-là, nous en France et en Europe souvent on débat et on régule. Et puis de l'autre côté, vous avez des nouveaux modèles qui sont des modèles très puissants qui sont des modèles qu'on appelle frontières qui sont capables de lire des millions et des millions de lignes de codes qui sont capables de raisonner comme les meilleurs esprits et qui sont capables surtout d'exploiter la moindre de vulnérabilité, la moindre de nos failles.

Et c'est la raison pour laquelle je pense que la question de l'IA, elle nous concerne tous et en tout cas, elle doit concerner chaque candidat à l'élection présidentielle. En un mot, l'IA, c'est un peu le nucléaire augmenté. Je pense que c'est encore plus, mais si je devais faire une comparaison puisque on vit notre souveraineté notamment en terme de défense mais aussi en terme d'énergie repose toujours sur cette colonne vertébrale du nucléaire. Et d'ailleurs, grâce à l'énergie nucléaire, aujourd'hui, on a une électricité qui a 95 % décarboné. C'est vraiment on est sur le podium mondial en terme d'électricité décarboné et une électricité qui est peu coûteuse.

Or comme vous le savez l'IA, les data center sont très générévor et d'ailleurs il y a pas de hasard sur le fait que on essaie de mesurer la puissance des data center en gigw en unité finalement de d'énergie et c'est un atout que l'on a. On a d'autres atouts et c'est ce qui est souvent euh le paradoxe français parce que d'un côté on a beaucoup d'atouts euh on a beaucoup de choses pour réussir et de l'autre côté on a sentiment de piétiner. D'abord des atouts pour réussir, je parlais de l'énergie. On pourrait parler de champion Mistral, Chapion et tant d'autres. Certains sont sont d'ailleurs ici. Et aussi on a une école de mathématiques est célèbre.

On est sans doute avec les États-Unis, la nation mais on n pas le même poid démographique, la nation la plus métaillée en médaille field, on a une 13 je crois. Donc on a une vraie puissance, on a de vrais atouts et de l'autre côté malheureusement en terme de faille, en terme de piratage, on est le deuxè pays au monde le plus piraté. C'est même le Premier ministre qui y a quelques semaines l'a reconnu trois vols par jour. Vous voyez la NTS il y a quelques mois avec pratiquement 10 millions de français qui ont été impactés dont les données personnelles numériques ont été livré sur le dark web et du Connec même chose là c'était des mineurs, il y en avait 3 millions et demi.

Donc ces faiblesses, elles sont préoccupantes et et je pense que face à ces atouts et en s'appuyant sur ces atouts, mais en plus de façon très réaliste, en regardant les failles en terme de sécurité, les faiblesses que nous avons, on doit éviter deux écueils à la fois d'être technéa, il faut pas être technobéa, il y a la question de la souveraineté, j'en parlerai tout à l'heure. On peut pas être technac, on peut pas dire jamais Lia parce que Lia va servir l'homme. Il y a elle est là déjà et je pense que il faut la saisir comme n'importe quelle technologie même si c'est pas n'importe quelle technologie comme une opportunité sans d'ailleurs mépriser les menaces qu'elle peut comporter.

Il faut, je pense, c'est mon attitude, être technéaliste tout simplement pour prendre le meilleur de l'IA en essayant vraiment de de contrôler les choses. Ce que je veux faire encore une fois, c'est vraiment vis-à-vis des de nos compatriotes des Français, leur donner très concrètement le meilleur de ce que peut donner Lia, notamment dans la vie quotidienne et je veux aussi là aussi transformer l'État et ça tombe bien, on a un état qui est totalement sclérosé, totalement bureaucratisé et je pense que l'IA vraiment peut nous aider.

Si je commence par l'État, ce que je voudrais faire très rapidement, c'est d'avoir, je l'appellerai Marianne, un agentique, c'est-à-dire un assistement administratif unique qui permettent à tous les Français de façon en terme ergonomique très simple de résoudre des problèmes un peu compliqués, des problèmes beaucoup plus simples pour simplifier tout ce qui est des marches administratives. Mais la mise en place de cet agent, ça veut dire une transformation absolument radicale de l'État. Et croyez-moi, l'État, je le connais. Je l'ai pratiqué comme élu local. J'ai présidé un département, j'ai présidé une région, j'ai été ministre de l'intérieur.

Et quand on est ministre de l'intérieur, bien souvent on est au cœur d'ailleurs en matière de cyberattaque, de souveraineté, on voit les choses telles qu'elles se passent très concrètement et on voit les failles et on voit les failles quotidiennement d'un état qui est aujourd'hui, je vous l'assure, à l'âge de pierre, à l'âge de pierre sur le l'aspect numérique. Moi justement, je pense que on peut combler ces retards qu'on a. Il y a un scandale que constatent tous les Français que vous pouvez aussi constater, c'est que jamais on a eu autant de dépenses publiques. On a une dépense publique est astronomique.

On est parmi les champions du monde occidentale pour lever les impôts et pour autant nos services publics sont fragilisés. Vous prenez la justice, vous prenez l'école, vous prenez les urgences, l'hôpital, il y a quelque chose qui va pas. Il y a quelque chose qui ne va pas parce que cet écart entre les moyens qu'on met et le résultat qu'on a scandalise les Français à juste ce titre. et ce n'est pas les fonctionnaires, les achats publics qui en sont coupables. 40 % de leurs tâches sont des tâches rébarivatives et répétitives. Donc moi, mon souhait, c'est un objectif qui sera un état qui sera efficace.

On soulagera les agents publics, les fonctionnaires et on améliorera le service qu'on donnera aux Français. Et je pense que l' justement parce qu'on est très en retard pour la plupart des pays européens, on a une efficacité qui est nulle par rapport à la productivité notamment dans l'administration par rapport à tous les autres États européens et je pense que l'IA justement peut nous permettre de faire un saut quantique. Souvent quand on a du retard, on peut saisir une opportunité, une nouvelle technologie pour transformer radicalement l'État et ça, j'en suis absolument convaincu. Comment fait-on ?

Très rapidement, c'est pas moi qui le dit, c'est les trois grandes inspections notamment du ministère de l'intérieur, du ministère de Ber et et aussi de Ligas, du ministère de la santé qui ont conclu à ce que sur les 5800000 fonctionnaires, on en avait plus d'130000 qui étaient exposés ALIA au sens du BIT, du Bureau International du travail. Notre idée et le calcul que l'on fait, c'est que on peut sur cette masse là prendre une hypothèse prudente et se dire que entre 1/4 et 1/5 peuvent justement bénéficier et voir leur poste totalement transformés notamment pour les soulager sur les tâes rébarbatives et répétitives.

Et sur ces 250 à 300000, l'idée que nous avons c'est pour la moitié de les remettre sur le terrain. Je peux vous expliquer, je pourrais vous parler de ce que font les policiers, de ce que font les gendarmes. Ils sont le plus souvent occupés sur des procédures qui sont trop très compliquées. Vous avez comme moi peut-être cette image d'un policier, vous allez dans un commissariat, vous êtes arrivé un pépin, il va prendre avec l'index, il va taper et cetera pour peu que la personne parle une autre langue, parle notre langue et cetera. C'est compliqué, c'est long, c'est long.

Donc l'idée c'est d'en mettre la moitié de gagner 250000 postes, d'en mettre la moitié sur le terrain aux vraies tâches, de les rendre à leur métier, ce pourquoi ce métier pour lesquels ils se sont engagés et pour l'autre partie de ne pas remplacer tous les départs à la retraite pour faire des économies. Et en terme d'économie, je pense qu'on aura un état à la fois plus efficace. Et en terme d'économie, je calcule, nous calculons que on peut faire à peu près 15 milliards à la fois en masse salariale. L'a appliqué à l'achat de l'État, c'est des milliards, des dizaines et des dizaines de milliards et en même temps à la fraude.

Bercy d'ailleurs n'est pas en retard mais on a notamment la fraude sociale et on peut facilement avoir, je l'ai, nous l'avons montré dans un petit document que vous pourrez consulter très précisément, une quinzaine de milliards. Ça c'est fondamental. en même temps qu'on améliorera l'administration, qu'on améliorera le service aux usagers, donc aux contribuables, aux français. L'idée c'est d'améliorer tous les services publics. Je vais prendre deux exemples. Un exemple que je connais bien sur la sécurité. Euh, il faudra demain autoriser dans un cadre contrôlé, dans un cadre régoureux des caméras intelligentes.

Vous n'imaginez pas en terme de sécurité les moyens que ça donnera aux policiers et aux gendarmes. C'est absolument fondamental devant l'hyperviolence qui qui est en train de gangrainer un certain nombre de nos territoires, que ce soit rural d'ailleurs ou urbain. Sécurité civile, on parle beaucoup actuellement des feux. Et bien je peux vous dire quand j'étais mise à l'intérieur, j'avais beaucoup poussé un certain nombre d'expérimentations à partir de l'IA sur la sécurité civile notamment pour détecter les feux. Aujourd'hui, on a des miradors. Vous placez des sapeurs pompiers avec des jumelles, c'est long, c'est compliqué.

Et bien demain avec des caméras qui peuvent parfaitement distinguer une fumée de poussière ou une fumée de feu, vous aurez un départ de feu qui sera dont l'alerte sera donnée très vite. Et vous savez que ce qui nous distingue en France par rapport aux autres pays européens et c'est ce qui fait notre force, c'est d'attaquer le feu dans les 10 premières minutes. Parce que quand vous attaquez le feu dans les 10 premières minutes, c'est là que vous allez vous allez arriver à le fixer très vite et même à l'éteindre. Et vous avez des modèles désormais.

Il y a trois ou quatre départements qui se sont lancés plus ou moins loin dans cette modélisation, mais vous avez des modèles qui vont a notamment évidemment alert mais qui sont couplés à une carte, à l'hydrométrie, à la température, au type par exemple de végétation si on a une végétation très verte ou une végétation en souffrance et qui en fonction du vent va modéliser justement la propagation de de l'incendie. Et ça pour les sapeurs pompiers, pour les forces de sécurité civile, c'est capital pour pouvoir attaquer le feu, y compris d'ailleurs euh avec un retour sur les Canadaires et et sur la flotte notamment d'aéronef qu'on a hélicoptère et et canader.

Un exemple rapidement sur la sécurité, un autre exemple sur la santé, je vais être encore plus rapide, mais le grand basculement sur la santé, ça sera la prévention. Il y aura pas de sécurité sociale demain qui tiennent, il y aura pas de système de santé qui tiennent. sont qu'on bascule massivement plutôt d'ailleurs les complémentaires que la sécurité sociale en elle-même, mais qu'on bascule sur la prévention. Évidemment, l'IA prédictive est vraiment un outil fabuleux. Ça pourra aussi vis-à-vis des médecins comme des infirmières leur redonner du temps. Vous savez qu'un médecin passe 7 heures par semaine embourbé dans des tâches administratives.

Et pour une infirmière, on pourrait lui redonner là encore pour le soin de ses malades à peu près 2 heures. Ce qui est absolument là encore fondamental. Un médecin généraliste en plus n'a plus le temps de compiler les milliers, les millions d'articles et là encore, il sera aidé dans son diagnostic, il sera aidé dans sa propre formation au quotidien par l'IA.

Je voudrais simplement terminer puisque je parle de l'IA au service des Françaises et des Français vis-à-vis des entreprises parce que aujourd'hui on a un double retard en France, on est moins équipé en robot en cobo que ne le sont par exemple les Italiens que ne sont les Allemands malheureusement et ça ça a participé de la désindustrialisation française. Et l'autre déficit, c'est quand nous on investit une entreprise en moyenne PME 8 € sur l'IA, une entreprise européenne c'est 10 €. On a 20 % de retard qu'il faut absolument rattraper. et bien on le rattrapera.

Un plan robotique robotique avec un suramortissement qui va permettre en très peu de temps, en l'espace d'un ou de ou de 2 ans, de compter en charge l'investissement pour que ce soit beaucoup plus rentable et ce sera un vrai atout, un avantage fiscal qui sera décisif pour l'équipement de entreprises. L'idée c'est de prévoir pour les PME et les ETI un pack, un statur pack IA pour pouvoir là encore pas seulement les sensibiliser mais leur permettre d' disposer d'un environnement qui les aidera justement à cette conversion, à cette transformation vers l'IA. Et bien entendu, on aura aussi un certain nombre d'autres dispositifs.

Un dispositif auquel on tient et qui vise notamment le statut des cirieants. Il y a énormément de dirigeants qui sont pas mal payés mais qui sont pas les vrais patrons mais qui ont un statut de salarié. Je pense que le statut de salarié comptait encore au 20e siècle, mais il comptera de moins en moins. Il sera de moins approprié évidemment pour les indépendants, mais y compris sur ces dirigeants. Et donc, nous comptons créer un statut de cirie pour que ils puissent avoir un poste, en tout cas un profilage pour leur statut plus adapté en terme de souplesse, en terme d'accès par exemple à des stock option pour qu'on puisse garder les meilleurs talents.

C'est quelque chose d'absolument fondamental. Un mot sur la souveraineté parce que si on veut déployer l'IA, y compris au cœur de l'État, mais partout, je parlais tout à l'heure de la santé, je parlais de la sécurité, sécurité intérieure ou sécurité civile, il est hors de question d'oublier la souveraineté. La souveraineté, c'est quelque chose de fondamental et je pense que la bataille de l'IA, je le dis assez solennellement et ici au cœur de la station F, elle est pas faite pour les idiots du village global.

Elle est pas faite pour ceux qui sont BA devant la technologie parce que derrière les plateformes, il y a des puissances bien sûr financière mais ces puissances financières ont une logique impérialiste. Et s'il faut penser un seul instant, c'est l'ancien ministre de l'intérieur qui vous parle que ces puissances n'ont aucun lien avec des États qui eux-mêmes ont des logiques impérialistes. Mais alors vous vous trompez complètement du côté de l'est et du côté de l'ouest. Donc cette question de souveraineté, elle est fondamentale. Il y a deux enjeux, la sécurité et la liberté.

Un mot sur la sécurité, je parlais il y a quelques instants des modèles frontières qui sont stupéfiants et là aussi il y a un saut quantique et dans quelques temps, je sais pas si c'est dans quelques mois, dans quelques années, les meilleures sécurités, ils pourront les craquer. Je vous ai parlé de la NTS, les 19 millions de français dont les données personnelles avaient été piratées. Je vous ai parlé du connect. On est mauvais, on a malheureusement des failles et on est le pays européen le plus sujet aux attaques et le plus fragile vis-àvis de ces vulnérabilités.

J'ai présenté il y a 8 jours au premier salon, c'était la première édition de la souveraineté numérique, le plan, j'ai appelé le plan va pour l'État qui permettra de reprendre la main sur notre souveraineté. Ce plan c'est plusieurs choses. C'est d'abord un pilotage qui devra partir de Matignon parce que sinon le numérique aujourd'hui il est dispersé dans chaque ministère en silo. C'est le propre de l'État français. Si on veut avoir une action cohérente unifiée, ce sera Matignon qui est la base qui est la tour de contrôle si j' dire interministérielle de l'État. Et je confierai à l'ANSI qui sera si j'ose dire augmenté et qui aura des moyens considérablement renforcés.

C'est elle qui sera le pilote pour la sécurité. Elle sera aidée d'ailleurs du com cyber y compris de l'armée parce que je pense que je me souviens à Bovau, c'était chaque semaine, il y avait des cyberattaques mais demain il ferait être capable de reposter y compris avec les moyens militaires de la Ripost de la Cyber Post. Et c'est pour ça que il faudra que l'ANCY puisse s'adjoindre ce type de compétence, en tout cas ce lien, cette coordination, cette articulation entre l'aspect civil et l'aspect militaire cyber. Deuxième chose, il faudra basculer toutes nos det sensibles, toutes nos données sensibles sur un cloud souverain.

Et ce cloud souverain, il faudra qu'il soit aux meilleures normes de sécurité. On a cette norme-là qui est une norme européenne qui est qui est sûre euh Secum Cloud et ce sera cette norme qui permettra de jauger, de mesurer, d'attester de la sécurité euh du système souverain. Dernier point, il y aura un audit de critique de tous nos systèmes sensibles. Et enfin, et enfin, et ça c'est fondamental, je pense qu'on ne coupera pas à un système de switch off, à un système qui nous permettra de disjoncter par compartiment les compartiments qui un jour pourraient être exposés si on ne veut pas contaminer l'ensemble de notre système.

Et ça, c'est une action de l'État qu'il faudra mener de façon militaire, de façon méthodique, de façon méticuleuse. Ça sert à rien d'avoir une défense, si j'ose dire nucléaire si demain le pays peut être si j'ose dire, mise à bas par des attaques cyber qui seraient des attaques qui se propageraient à l'ensemble de nos systèmes et qui pèteraient la France, la nation, notre pays à terme dans tous ces dans tous ces systèmes. Un mot pour dire que cette question de souveraineté, elle est une question de sécurité, elle est une question aussi culturelle, c'est un combat culturel.

Il faut que nos I soient entraînés avec nos propres Curpus, avec notre langage, pour connaître notre histoire, notre culture. Il faut une IA qui puisse parler le français au sens que aujourd'hui les I portent avec elle une vision du monde. Nous avons nous Français une façon particulière, singulière d'habiter le monde. Et bien cet enjeu sur l'IA sera aussi cet enjeu culturel. Je veux insister. Je termine sur la liberté. J'ai commencé par dire tout à l'heure la bataille de Lia, elle est certainement pas faite pour les BA pour les idiots du village global. Elle est pas faite non plus pour les obséder de la norme, pour les obséder de la régulation.

Et malheureusement en Europe, c'est toujours ce qu'on fait. en France encore plus. En général, on surtranspose et on en rajoute des couches. Mais euh souvent le réflexe notamment à Bruxelles, c'est que avant d'innover, on réglente et et là franchement impossible. ce que je ferai dans le cadre européen bien sûr, ça tombe bien d'ailleurs dans le cadre européen puisque le PPE parti d'ailleurs qui est le mien européen puisque c'est le parti qui est le premier groupe parlementaire au niveau du Parlement et c'est le parti désormais le PPE personne n'en parle qui est majoritaire au conseil de l'Union puisque nous avons déjà 17 gouvernements sur 27 et demain sans doute près d'une vingtaine.

Donc on sera capable de prendre le levier et de faire en sorte de réorienter l'Europe sur des politiques publiques sur lesquelles on voudra investir. Et bien ce que je demanderai c'est une dérogation, une dérogation sur 3 ans sur le RGPD et sur l'IA acte pour des systèmes notamment stratégiques. Ça c'est fondamental. On doit pouvoir euh ne pas être euh ne pas se heurter au mur de la réglementation quand il y va de l'intérêt national ou de l'intérêt européen. Voilà ce que je voudrais dire pour terminer rapidement. Évidemment que si on veut demain une INA souveraine, si on veut demain un IA qui un état qui soit beaucoup plus agile au service des de compatriotes, il faut aussi des moyens.

Les moyens, on en a j'en ai entendu parler tout à l'heure, c'est les moyens en capitaux. Bien sûr, il faudra un compartiment réserver un compartiment de la BPI qui soit un compartiment spécifique IA. Il faut, c'est pour ça que je milite pour une retraite par capitalisation le plus vite possible. Plus on aura de fonds avec la capitalisation et moins on sera dépendant évidemment de fonds qui sont des fonds étrangers, américains ou autres. Tout va ensemble. Il faudra aussi la commande publique.

Il faut un non pas un buy American act mais au contraire un buyan first pour que dans la commande publique qui peut orienter bien entendu l'argent public sur telle ou telle société on puisse acheter européen et français. Ça sera fondamental. Un autre point, ça sera les talents. J'en ai parlé tout à l'heure. Je pense que là aussi on est très dépendant parce que malheureusement nos talents sont en train d'émigrer. Il faudra bâtir un plan retour avec des avantages fiscaux en terme notamment d'impôt sur le revenu, avec des avantages sociaux notamment en terme de retraite et de transférabilité des points ou des systèmes de retraite lorsque ces talents travaillent à l'étranger.

Mais sans ce plan de retour, on n'y arrivera pas. C'est fondamental qu'on récupère des talents qu'on a formé chez nous et dans nos meilleures écoles d'ailleurs et qui sont partis ensuite euh travailler à San Francisco ou ou partout dans dans le monde. Et euh ce que je voudrais dire aussi là pour conclure, c'est que cette bataille de LIA, elle en appelle une autre, c'est celle de l'école parce qu'on ne fera rien sans la formation de nos jeunes de demain. Si les algorithmes ne cessent de progresser et que le niveau scolaire en France ne cesse de régresser, demain on aura des générations qui seront pas des générations augmentées mais qui seront des générations diminuées.

Et c'est pour ça que l'enjeu de l'école est un enjeu absolument central, absolument fondamental pour demain. Il faudra bien entendu revenir sur toutes les erreurs qui ont été faites en matière de mathématiques. Vous savez que le clissement le classement PISA nous classe dans les derniers rangs maintenant en math. Vous savez qu'en lecture pour les élèves qui rentrent en 6e, il y en a un sur 5 un sur 5 qui ne parlent pas correctement français qui n'écrit pas bien. Donc il faudra revenir à une école où on formera d'abord les maîtres d'école. Mais LIA aura sa place mais sa juste place.

Et je pense que la la place de l'IA d'abord à l'école c'est vis-à-vis des maîtres d'école parce qu'ils peuvent gagner du temps pour préparer leur cours pour précorriger les copies pour faire un suivi personnalisé. Ils peuvent gagner près de 10h par semaine. C'est énorme. C'est énorme. Pour les élèves, je suis opposé à ce que on expose les collégiens ali trop tôt. Je pense que c'est à partir du lycée et je voudrais qu'on s'inspire d'une expérience de Singapour où à Singapour, ces élèves de ce niveau-là ont appris non seulement à interroger l'IA, mais surtout à contredire l'IA.

Moi ce que je veux c'est demain des jeunes qui commandent à la machine et pas des machines qui commandent à nos jeunes. Pour terminer vraiment puisque on parle beaucoup d'un très beau film que j'espère vous avez été voir sur le général de Gaulle. Général de Gaulle dit tout en une phrase dans un ses plus vieux bouquins. Il dit "Au fond des victoires d'Alexandre, on retrouve toujours Aristote." Ce que je veux dire, c'est que rien ne remplacera pour l'esprit critique jamais les humanités. Rien ne remplacera jamais justement là encore la culture générale. Et si on veut gagner et on peut gagner demain cette bataille, moi je m'y engage.

Ce sera vraiment un des points importants de mon programme présidentiel parce que l'IA est une architecture de civilisation parce que l'IA c'est beaucoup plus que l'atome. L'atome était un levier de puissance. L'atome était un levier de souveraineté. Mais il y a demain ce sera la souveraineté. Voilà la raison pour laquelle je m'engage dans cette belle bataille avec tout autour de nous un écosystème qui ne demande que cela. Simplement de l'énergie, de la liberté, simplement aussi de remettre les choses à l'endroit dans le bon sens. Merci de votre attention.